00:00Et nous vous retrouvons depuis la dixième édition de BIG, BPI France a à nouveau privatisé Bercy pour le plus grand événement d'Europe du business.
00:13Olivia Grégoire est avec nous aujourd'hui. Madame la ministre, merci infiniment de prendre un moment.
00:17Qu'est-ce que vous êtes venue faire ce matin ? Vous avez, j'imagine, rencontré pas mal de monde.
00:21J'ai rencontré pas mal de monde et je suis une grande fidèle de l'innovation en général et du BIG en particulier.
00:28C'est la dixième édition, ça fait à peu près dix ans, peu importe la fonction, que ce soit dans le privé ou au sein du gouvernement ou en tant que député,
00:36à la commission des finances ou à la commission des affaires économiques, que l'innovation, le soutien à nos entreprises,
00:42l'accompagnement, le scale-up est au cœur de mon engagement personnel comme public. Donc d'abord je suis venue soutenir, encourager...
00:51Le mouvement.
00:52Le mouvement et puis les équipes de la BPI qui font un job de dingue et qu'on ne voit pas toujours et là on a le plaisir d'échanger avec elles.
00:59J'ai à cœur aussi de passer des messages. Il y a beaucoup d'inquiétudes, de préoccupations dans ce pays pour de multiples raisons.
01:06J'avais aussi à cœur, aux côtés du ministre de l'économie et des finances Antoine Armand, de dire que nous étions des gens sensés et cohérents
01:14et que nous n'allions pas détruire ce que nous avons mis tous ensemble des années à construire.
01:21Certains au Parlement, notamment, pensent que l'attractivité, la compétitivité, ce sont des sujets de seconde zone.
01:27C'est en réalité au cœur du contrat social dans notre pays. Ça crée de l'emploi, ça crée de la fierté.
01:32Regardez ne serait-ce que le chômage des jeunes. Ça fait quand même à peu près 40 ans qu'on n'avait pas vu nos jeunes bosser autant.
01:38Donc oui, on va avoir un budget qui ne va pas être très facile mais j'avais à cœur de passer un message très simple qui est
01:44sachez qu'au cœur du gouvernement, que ce soit Antoine Armand ou Laurent Saint-Martin, que je connais bien,
01:48vous avez des hommes, des femmes qui sont déterminés à maintenir la politique de l'offre et qui sont pro-business
01:55et qui vont continuer à se battre pour que le crédit impôt recherche, le C2I mais aussi nos jeunes entreprises innovantes
02:02soient préservées, ne soient pas reniées. Ça va toujours mieux en le disant.
02:07Le mouvement continue.
02:08Le mouvement continue.
02:09Qu'est-ce que ça évoque pour vous la notion de progrès en 2024 ? C'est le thème du jour.
02:14Je dirais que c'est à la fois la plus grande promesse, me semble-t-il, de notre décennie et des décennies à venir.
02:20Moi, j'ai par chance ou malchance beaucoup fréquenté l'univers médical. Je suis souvent frappé par l'inertie, le temps qu'il faut
02:29entre l'idée, l'époque et puis la mise en œuvre ou l'accès au marché. J'ai le sentiment ici qu'avec notamment le programme
02:37dite PetTech mais aussi tout ce qui est fait en matière de HealthTech.
02:40Et la French Care qui est derrière nous.
02:42Voilà. Et WeCare qui s'exprimait il n'y a pas très longtemps. On a ici une accélération en cours. J'en parlais aussi avec des boîtes
02:51et des entrepreneurs qui ont été accélérés, comme on dit, notamment au sein de l'incubateur PME-ETI. Je pense à NovaCare, par exemple,
03:00que vous devriez inviter sur Bismarck si cela n'est pas encore fait. Magnifique start-up il y a quelques années, PME, enfin PMI aujourd'hui,
03:09ETI demain, basée à Lyon, au cœur des Rhône-Alpes et qui aujourd'hui a créé une poudre qui est très facile à expliquer et qui permet
03:19la régénération osseuse. On l'injecte dans le corps et ça permet sur des ruptures osseuses de régénérer les fractures, les ruptures osseuses.
03:29On a en France beaucoup de talent. Je le pensais bien avant de faire de la politique en matière de modernisation de la santé.
03:36On a des ingénieurs, on a des idées, on a un savoir-faire académique. On a un soutien exceptionnel et un engagement de la BPI.
03:43Je pense qu'il y a là, vous voyez, des solutions intéressantes, d'abord pour les malades, pardonnez-moi, mais l'hospitalisation à domicile, le confort
03:50quand on a une affection longue durée, à rester chez soi, en télésurveillance, avec de la télémédecine, avec son entourage.
03:57C'est du temps de vie gagné. C'est aussi beaucoup moins cher pour l'État. L'hospitalisation à domicile, c'est dix fois moins cher avec ces innovations
04:05qu'une hospitalisation à l'hôpital qui est en plus moins confortable. Et on va avoir, dès les prochaines semaines, dès ce soir à la présentation du projet
04:12de loi de finances, un immense enjeu de réformes structurelles. Il y a là, en matière de santé, un rôle immense à jouer pour l'innovation.
04:20Je veux croire que cette fois-ci soit la bonne et qu'on accélère en matière d'innovation santé.
04:25Le progrès, oui, mais à dessein de soutenir des grands projets de transformation de notre filière santé.
04:30Merci infiniment. On espère vous recevoir également avec les meilleurs industriels que vous aurez soutenus pendant votre mandat.
04:38Et on vous souhaite beaucoup de succès pour la suite.
04:40Et merci à Bismarck de parler d'entrepreneurs, pas que des grands, parfois aussi des turpitudes qu'on peut avoir quand on prend son risque.
04:47C'est une chaîne de vue indispensable. Merci.
04:50Merci infiniment, Olivier Grégoire, Madame la Ministre. Très bonne journée, à bientôt.
04:53Bonne journée, au revoir.
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