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« Tous les chantiers se prêtent à la précision sur des parcelles hétérogènes »
Terre-net
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il y a 2 ans
Modulation d'intrants
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News
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00:00
Bonjour, bienvenue sur le plateau de Ternet.
00:03
Nous parlons aujourd'hui modulation intraparcellaire.
00:06
La technique s'installe doucement, notamment en fertilisation azotée.
00:10
Certains vont jusqu'à moduler P et K, d'autres, leur semis.
00:15
On parle également de modulation intraparcellaire de produits phytosanitaires.
00:19
Pour en parler aujourd'hui, nous accueillons Maxime Poulain,
00:22
qui est le directeur général de l'entreprise.
00:24
Maxime, bonjour.
00:25
Bonjour.
00:26
Jusqu'où peut-on aller techniquement en matière de modulation intraparcellaire ?
00:31
En termes de précision, pour l'instant,
00:34
quand on parle fertilisation de fonds,
00:36
on est surtout sur des dépendants engrais.
00:38
Jusque maintenant, on était sur des largeurs complètes,
00:41
c'est-à-dire du 24-36 m.
00:43
Aujourd'hui, on a des nouvelles technologies
00:45
qui nous permettent d'aller plus loin.
00:47
C'est-à-dire qu'on est sur des largeurs complètes,
00:50
c'est-à-dire du 24-36 m.
00:53
Aujourd'hui, on a des nouvelles technologies
00:55
qui nous permettent d'aller plus précisément
00:57
au niveau de l'épandage, dans le sens où on va avoir
00:59
de la modulation différenciée entre la partie gauche
01:01
et la partie droite de l'épandeur.
01:03
Il va permettre d'être déjà beaucoup plus précis
01:05
en modulation de fertilisation de fonds.
01:07
Au niveau du SMI, ça va être en fonction de la largeur du semoire.
01:11
Là, on va atteindre des précisions qui vont aller de 3 à 6-8 m
01:15
en fonction du semoire de l'agriculteur.
01:18
Et en produits phytosanitaires,
01:21
là, pour l'instant, on est sur une largeur de pulvérisateur.
01:24
Après, c'est 24, 28, 36 m
01:27
en fonction de l'équipement de l'agriculteur.
01:29
D'accord. On module la fertilisation azotée.
01:32
Principalement, c'est vraiment l'élément
01:36
qu'on module le plus aujourd'hui ?
01:38
Entre guillemets, c'est ce qui a été le plus vulgarisé
01:42
au niveau de la fertilisation azotée,
01:44
notamment avec les images satellites,
01:46
avec des cartographies de sol ou des images drone,
01:50
comme on peut le voir actuellement.
01:52
Mais nous, chez Défisol,
01:55
on module surtout la fertilisation de fond.
01:58
Et la fertilisation azotée vient dans un 2nd temps.
02:02
D'accord. Fertilisation de fond, on parle de quels éléments ?
02:05
Là, on parle de phosphore potasse.
02:07
C'est ce qu'il y a de plus facile à moduler
02:09
dans le sens où on va utiliser des pendants engrais classiques.
02:12
Là, on va pouvoir moduler facilement
02:14
sur des engrais simples, donc Super 45, Chlorure 60.
02:17
Ça se module très facilement
02:18
dans le sens où on va avoir une cartographie de teneur
02:21
et on va pouvoir moduler en fonction d'une grille,
02:24
soit une grille CETA, soit une grille chambre d'agriculture
02:28
ou des logiciels comme Epicless.
02:30
C'est la modulation d'apports annuels ?
02:33
Là, c'est de la modulation annuelle ou biannuelle
02:36
en fonction de la technique habituelle de l'agriculteur.
02:40
Avec des écarts intraparcellaires qui peuvent aller de quel ordre ?
02:43
On peut avoir des apports, des différences d'impasse,
02:47
0 apport jusqu'à des apports jusqu'à 500 kg.
02:51
Par exemple, ce soit en Super 45 ou en Chlorure 60.
02:54
De quoi on a besoin pour faire cette modulation de fond ?
02:57
Pour faire cette modulation de fond,
02:59
on réalise des cartographies de teneur minéral,
03:02
donc phosphore, potasse, magnésie, pH,
03:05
à l'échelle de 80 ZAR.
03:08
On va avoir une analyse qui va représenter 80 ZAR en moyenne,
03:11
qui va permettre d'avoir une cartographie relativement fine
03:14
de la parcelle en termes de teneur
03:16
et pour ça, on va se baser notamment sur l'historique de parcelle.
03:20
C'est-à-dire qu'on va rechercher les anciennes parcelles de l'agriculteur
03:25
pour retrouver les anciennes parties qui étaient en prairie, en verger, etc.
03:29
Retrouver toutes ces parties et donc pouvoir permettre
03:33
de redéterminer les caractéristiques de teneur minérale
03:37
dans toutes ces zones.
03:39
Une fois qu'on a fait cette cartographie,
03:41
est-ce qu'il faut la refaire chaque année ?
03:43
Non. On va faire vivre l'analyse
03:45
dans le sens où on va enregistrer en continu les apports qu'a fait l'agriculteur
03:49
pour savoir, on va estimer en continu l'évolution de la teneur.
03:54
On va partir de l'analyse de départ,
03:56
on va savoir le rendement qu'a fait l'agriculteur,
03:58
ce qu'il leur a apporté, savoir s'il a exporté des pailles ou quoi que ce soit.
04:02
On va estimer tous les ans la valeur d'analyse.
04:05
Jusqu'à un certain temps donné, qu'on estime pour l'instant à 10 ans,
04:10
on va reprélever pour faire un point beaucoup plus précis de la cartographie.
04:15
Mais on reviendra au bout de 10 ans.
04:18
Les bénéfices attendus pour l'agriculteur d'une telle modulation de fonds ?
04:22
Les bénéfices, sur plusieurs études,
04:25
on est arrivé sur des études où on a des bénéfices
04:28
entre 25 et 50 euros de l'hectare de gains
04:31
en modulant le phosphore, la potasse,
04:34
dans certains cas, la marne ou le chôlage,
04:38
pour corriger les problèmes de pH.
04:40
On n'a pas mis en étude l'aspect magnésie,
04:43
mais il y a la possibilité de moduler la magnésie pour corriger ces problèmes.
04:47
Et les 50 euros dont vous parlez, c'est du gain de rendement ?
04:50
C'est en partie du gain de rendement.
04:52
Dans les zones carencées, on va remonter les problèmes de carence,
04:55
ce qui va permettre de regagner du rendement,
04:59
autant vraiment rendement dû à la carence
05:02
et aussi du rendement dû à l'azote qui sera plus efficient,
05:05
notamment dans ces zones où on était en carence.
05:07
Et aussi des économies d'intrants,
05:09
parce que sur les zones où on était très surfertilisées,
05:11
on va faire des impasses qui vont nous permettre d'économiser de l'engrais.
05:15
Pour accéder à ce type de préconisation,
05:17
est-ce qu'on fait appel directement à Desfisol ?
05:19
On peut faire appel à Desfisol,
05:21
mais en règle générale, on va faire appel à un distributeur,
05:24
qui peut être soit une coopérative ou une chambre d'agriculture.
05:27
On a notamment mis en place un réseau qui s'appelle Pixae,
05:32
qui regroupe différentes coopératives au sein d'Invivo.
05:36
Ces coopératives peuvent faire appel à nous
05:41
pour cartographier les parcelles,
05:45
soit en teneurs minérales ou en cartes de potentiel.
05:48
Cartes de potentiel ?
05:50
C'est des cartes qu'on réalise via la conductivité électrique.
05:54
L'objectif, c'est de déterminer les zones à haut potentiel
05:57
où on sait qu'on va pouvoir avoir du bon rendement,
05:59
où on a de la bonne réserve utile,
06:01
et des zones à faible potentiel,
06:03
où la réserve utile va être beaucoup plus faible.
06:05
On va déterminer les zones où on pourra ne pas être limitant,
06:13
notamment en termes de réserve utile,
06:15
et donc de moduler, par exemple, l'azote, les fongicides,
06:18
les régulateurs, voire les doses de SMI
06:20
par rapport à ce type de carte.
06:22
C'est une évolution ou c'est déjà en marche ?
06:24
C'est déjà en place.
06:25
C'est même le 1er outil que Defisol a déployé.
06:29
Un peu plus complexe à mettre en place que la multianalyse,
06:33
parce que la multianalyse est d'une lecture beaucoup plus directe.
06:36
On a des teneurs d'analyse de sol,
06:38
et donc on peut convertir très facilement
06:40
en conseil de modulation phosphore-potasse,
06:44
alors qu'au niveau des potentiels,
06:46
il y a beaucoup plus d'études à faire
06:49
en termes de typologie de sol.
06:51
On fait notamment des profils de sol
06:52
pour savoir quel type de sol on a dans chacune des zones de conductivité,
06:55
et donc plus de travail,
06:57
notamment climatologie, reliquat, tout ça,
07:00
pour arriver à apprécier mieux le sol
07:02
et avoir une étude poussée sur le comportement de la plante
07:07
au niveau de l'azote par rapport au sol.
07:09
La mise en place est plus compliquée pour une carte de potentiel ?
07:12
La mise en place n'est pas plus compliquée,
07:16
mais le conseil de précision derrière,
07:18
on aura besoin d'un appui local
07:21
pour connaître les conditions pédo-climatiques de la région.
07:25
A partir de cette carte de potentiel,
07:28
vous parlez de modulation de eau semi, de fongi,
07:30
de ferti, quels bénéfices attendus ?
07:34
Au niveau des bénéfices,
07:36
on peut estimer en fonction de l'hétérogénité,
07:39
ça va être aussi le coeur du truc.
07:41
Si on n'a pas beaucoup d'hétérogénité,
07:43
les bénéfices seront moins importants.
07:46
Si on a une hétérogénité moyenne à forte,
07:49
on va estimer une économie de 10 à 20 euros par hectare et par an.
07:53
En prenant en compte l'azote, les fongicides, les régulateurs.
07:59
Et des bénéfices rendement également ?
08:02
Des bénéfices rendement,
08:04
dans le sens où on va mieux protéger la plante.
08:07
On va apporter aussi la bonne dose au niveau de l'azote
08:12
dans les différentes zones.
08:14
On va pouvoir réduire l'azote dans les zones de terre superficielles
08:17
et augmenter un peu plus la dose d'azote
08:19
dans les zones de terre profonde
08:21
où on sait qu'on va pouvoir valoriser cet azote.
08:24
Ca concerne toutes les cultures ?
08:26
Pour l'instant, principalement le blé et le colza.
08:29
Le colza est très bien...
08:32
La grille de calcul est beaucoup plus lisible.
08:35
On peut même l'associer à une mesure de biomasse.
08:39
Ce que l'on fait notamment avec des drones ou avec Farmstar.
08:42
On peut associer l'aspect potentiel du sol et biomasse.
08:47
Après, pour l'aspect régulateur, fongicide,
08:52
c'est vraiment l'aspect potentiel.
08:54
On a plus de potentiel à couvrir.
08:57
On protège mieux, notamment en fongicide,
08:59
les zones à haut potentiel.
09:01
Quel est le niveau de déploiement de ce type de conseil ?
09:04
En termes de potentiel, on est sur un bon 15 000 hectares.
09:08
Notamment ciblé Haute-Normandie.
09:12
Au niveau teneur minéral, on est à plus de 60 000 hectares
09:16
en sachant qu'on travaille sur toute la France.
09:19
Haute-Normandie, c'est votre région ?
09:21
C'est la région de base de défis sol.
09:24
On est nés sur Evreux.
09:27
On a surtout déployé cette technologie en Haute-Normandie.
09:30
Même si on a déjà travaillé sur d'autres secteurs comme Toulouse,
09:33
on a déjà fait des cartographies de potentiel.
09:35
Avec des agriculteurs qui vont jusqu'à la modulation...
09:38
Qui vont jusqu'à la modulation de phyto, de semi,
09:42
régulateur, même le soufre.
09:45
C'est déjà bien avancé.
09:48
Merci.
09:49
De rien.
09:50
Retrouvez plus d'informations sur l'agriculture de précision
09:53
sur Ternet.fr.
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