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  • il y a 2 ans
Marché des céréales

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Transcription
00:00Bonjour et bienvenue à tous sur le plateau de la Ternet Web TV. Le plateau où j'accueille Olivier Bouillet. Olivier, vous êtes consultant à Grittel et vous êtes basé à Kiev en Ukraine.
00:14Oui c'est ça, bonjour.
00:15Alors justement on va parler un petit peu de la zone mer noire qui devient très importante sur le marché des grains.
00:22Justement est-ce qu'on peut rappeler les grandes lignes du poids qu'a aujourd'hui cette zone mer noire ?
00:28Qu'est-ce qu'on entend par zone mer noire et quel poids elle a aujourd'hui sur le marché des grains ?
00:33Par zone mer noire on entend le trio Russie, Ukraine, Kazakhstan et on sait que du niveau de production de ces pays là dépendent la formation des prix au niveau mondial.
00:54C'est très important aussi parce que c'est très volatile en termes de production, on peut avoir de très bonnes années, des années catastrophiques.
01:06Donc on l'a vu par exemple en 2010, la Russie par exemple a connu une forte sécheresse et les prix sont partis à la hausse.
01:17On l'a encore reconnu en 2012 avec l'effet conjugué de la sécheresse aux Etats-Unis, de la sécheresse en Russie et on a des prix qui sont repartis à la hausse début juin 2012.
01:34Donc effectivement l'impact du niveau de production de ces pays là est très fort sur la formation des prix au niveau mondial.
01:43Et vous-même vous êtes installé à Kiev parce que c'est compliqué d'obtenir des données dans ces pays là ?
01:50Le but c'est d'être le plus proche possible des zones de production, d'avoir le ressenti des agriculteurs pour anticiper la production du pays pour ensuite passer le message et le retransmettre dans nos analyses à nos clients en France.
02:16Cette zone mer Noire, ça représente quelle part dans les échanges mondiaux de grains aujourd'hui ?
02:23La part est assez fluctuante. Pourquoi ? Parce qu'on a des niveaux de production, on va dire si on prend la totalité de la zone mer Noire, qui peuvent varier d'au moins 30% d'année en année.
02:38Du coup ça va se répercuter directement sur le disponible exportable. Mais pour donner un chiffre, le trio mer Noire par exemple représente entre 30 et 40% du blé échangé chaque année au niveau mondial.
02:56Un petit mot sur la campagne en cours. Comment se déroule cette campagne en Ukraine, au Kazakhstan et en Russie ?
03:05Là on parle des cultures diverses. On va exclure le Kazakhstan. Pourquoi ? Parce que c'est un pays où 95% des cultures sont semées au printemps. Pour le moment on ne le regarde pas beaucoup.
03:22Après on a une situation différente. Dans le cas de l'Ukraine, on a des cultures qui sont en bonnes conditions. On a un niveau de réserve hydrique dans les sols qui va permettre un bon développement végétatif des cultures au printemps.
03:42Par contre en Russie, on a quelques inquiétudes. Notamment dans le district sud-ouest de la Russie où on est sur un niveau de 60% de précipitation par rapport à la normale sur les 6 derniers mois.
04:06Donc là il y a un point d'interrogation qui reste et qu'il va falloir suivre dans les mois à venir.
04:12Un petit mot sur la campagne prochaine. Les potentiels sont meilleurs que la précédente récolte ?
04:21Oui. Tel qu'on peut le voir actuellement, on part sur de bonnes bases en Ukraine. En Russie on part sur des conditions de culture un petit peu en deçà de ce qui se fait de la normale.
04:37Mais le potentiel de production aujourd'hui semble meilleur que l'année dernière.
04:46Olivier Bouillet, merci beaucoup pour ces précisions sur la mer Noire.
04:50Merci beaucoup.
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