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  • il y a 2 ans
Avec Jean-Rémi Girard, président du SNALC, syndicat national des personnels des lycées et collèges

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##C_EST_A_LA_UNE-2024-04-05##

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Transcription
00:00 Le Grand Matin Sud Radio, 7h-8h30, Patrick Rocher.
00:05 7h13, c'est à la une sur Sud Radio.
00:09 Une force mobile scolaire va être déployée dans les établissements.
00:14 A priori, c'est une équipe composée d'une vingtaine d'agents de l'éducation nationale.
00:19 Alors c'est une réponse à ce qui s'est passé dernièrement,
00:22 c'est-à-dire la multiplication des menaces dans les établissements,
00:25 plus de 150 ont été visées par des menaces d'attentats transmises via les ENT,
00:30 ce sont les fameux cahiers de correspondance numériques.
00:33 Nous sommes avec Jean-Rémi Girard, qui est président du Syndicat national des personnels des lycées et collèges.
00:38 Rebonjour à vous.
00:40 - Bonjour.
00:41 - Je viens d'essayer de décrire un petit peu la situation.
00:45 Ça correspond à cela, cette force mobile scolaire ?
00:49 - On verra quand elle interviendra, j'ai envie de dire,
00:52 mais ça nous paraît surtout très très peu.
00:56 Vous venez d'ailleurs de décrire 150 établissements qui étaient concernés par une faille de sécurité numérique, etc.
01:05 Et en face, vous avez 20 personnes.
01:08 Donc vous voyez déjà que pour aller dans 150 établissements, il va leur falloir un petit peu de temps.
01:13 Donc nous, on ne voit pas très très bien ce que ça apporte au-delà d'un effet d'annonce.
01:19 Ça fait en plus doublon avec ce qu'un certain nombre de régions ont déjà mis en place.
01:22 Elles ont déjà à peu près exactement la même chose, les régions, en tout cas certaines.
01:27 Donc je ne sais pas, peut-être que s'il se passe quelque chose dans mon lycée,
01:30 j'aurai la force d'intervention de la région et la force d'intervention de l'État qui vont se déplacer toutes les deux.
01:35 On est de toute façon dans l'après à chaque fois ici.
01:38 C'est-à-dire, il s'est passé quelque chose, on va faire venir des gens.
01:41 Nous, on aimerait qu'on travaille beaucoup plus sur la prévention,
01:44 c'est-à-dire sur l'avance, la sécurisation des établissements.
01:47 À un moment, il y a aussi la police qui vient s'il y a un apprêt.
01:51 Donc on a l'impression un peu qu'on multiplie du saupoudrage de petits trucs comme ça.
01:57 Je ne suis pas certain que ça ait une utilité incroyable.
01:59 Une fois encore, on verra à l'usage.
02:01 - Cette force mobile scolaire, vous estimez que c'est un effet d'annonce, quoi ?
02:05 - Oui, clairement.
02:07 - Pour répondre à ce qui s'est passé, non pas sur les derniers problèmes entre élèves, là,
02:11 on va y revenir, Samara ou Viry-Châtillon hier,
02:14 mais à ces menaces d'attentats dans les établissements avec les ENT qui avaient été visées.
02:21 - Oui, mais là, ce dont on a besoin, ce n'est pas de 20 personnes de l'éducation nationale.
02:25 Ce dont on a besoin, c'est de sécurité numérique, d'avoir des outils de travail qui soient sécurisés.
02:31 Et là, de toute façon, ça dépend des collectivités locales.
02:34 Ces outils-là, je ne vois pas très bien, je ne pense pas même qu'il y ait un lien entre les deux.
02:39 Je ne pense pas que ce soit le domaine d'intervention de cette force.
02:42 - Est-ce qu'aujourd'hui, vous avez des forces régionales d'intervention, c'est ça, qui peuvent venir dans vos...
02:47 - Ça existe, ça existe. C'est pas dans toutes les régions, mais en Ile-de-France, par exemple, ça existe, oui.
02:51 - Et alors, à quoi servent ces personnes, alors ?
02:54 - Eh bien, une fois encore, quand il s'est passé quelque chose, on peut intervenir.
02:58 On peut aussi, entre guillemets, "patrouiller", c'est-à-dire, effectivement,
03:02 si on sait qu'il y a un établissement qui peut être un peu chaud,
03:06 qu'il y a eu des alertes ou des choses comme ça, voilà.
03:09 L'avantage, j'allais dire, de la force régionale, c'est qu'elle est plus près.
03:12 Parce que là, ça nous a été décrit comme pouvant être déployé sous 48 heures sur l'ensemble du territoire.
03:19 48 heures, il peut se passer des choses.
03:21 - Alors, ce n'est pas lié à ce qui s'est passé, je le disais, à Montpellier, avec Samara,
03:27 cette jeune fille qui a été tabassée devant l'établissement.
03:31 Il y a eu la même chose à Viry-Châtillon, et on l'a appris hier soir.
03:36 Là, sur ces faits précisément, Jean-Rémi Girard,
03:42 puisque vous, vous êtes président du syndicat national des personnels des lycées et collèges,
03:46 que peuvent les établissements scolaires sur des règlements de compte qui, souvent, ont lieu à l'extérieur ?
03:54 - Mais une fois encore, on n'est pas la police.
03:56 Donc, ce qui se passe à l'extérieur de l'établissement, surtout quand ça ne se passe pas devant nos yeux,
04:01 ce qui, a priori, correspond à ce qui s'est passé à Montpellier,
04:07 c'est-à-dire qu'il ne s'était pas devant.
04:09 Il ne faut pas imaginer qu'il y avait des professeurs ou des assistants d'éducation
04:12 qui étaient en train d'assister à ce qui s'est passé.
04:16 Ce n'est pas le cas.
04:17 Nous, en tout cas, on en a parlé avec des collègues qu'on connaît de l'établissement.
04:20 Ils nous disent tous que ce n'est pas ça qui s'est passé.
04:23 C'est extrêmement compliqué.
04:24 C'est aussi le poids des réseaux sociaux dans ce genre d'affaires.
04:27 C'est-à-dire que nous, on ne surveille pas les téléphones des élèves.
04:30 On ne surveille pas ce qui s'envoie comme message le soir chez eux.
04:34 Et effectivement, visiblement, ce règlement de compte s'est passé,
04:37 comme souvent, par les réseaux sociaux, par des messages sur les téléphones.
04:44 Il faut absolument une enquête.
04:47 Je parle des professeurs, évidemment.
04:49 J'imagine que Viri Chatti aussi.
04:50 Il faut absolument qu'il y ait une enquête pour établir exactement la matérialité.
04:53 Est-ce qu'il y a une information qui n'a pas été transmise ?
04:55 Dans ces cas-là, il y aura toutes les conséquences qui s'en suivront.
04:58 Néanmoins, on n'est pas des super-man et des super-woman.
05:03 On ne peut pas deviner qu'il va y avoir quelque chose.
05:07 On ne peut pas prévenir des choses qui, une fois encore, ne se passent pas.
05:10 Toujours à l'école, dans l'établissement.
05:13 Il y a parfois du harcèlement dans l'établissement d'élèves sur d'autres.
05:18 Et ça, parfois, vous pouvez être alerté et alerter vous-même.
05:21 Et puis, il y a d'autres choses, comme vous le dites,
05:23 qui se passent à l'extérieur ou qui se passent à travers les réseaux sociaux.
05:26 Et là, ce n'est pas non plus votre mission, votre rôle.
05:29 C'est un phénomène qui s'est énormément développé.
05:32 Beaucoup de choses ne se passent pas dans les salles de classe.
05:34 Quand elles se passent dans les établissements, c'est souvent dans la cour ou dans la cantine.
05:39 Ce sont des endroits qui ne sont pas forcément toujours faciles à surveiller.
05:42 Et beaucoup de choses se passent, effectivement, à l'extérieur.
05:45 Il faut savoir que le collège de Samara avait le fameux programme phare,
05:49 le fameux programme de lutte contre le harcèlement, qui était appliqué dans le collège.
05:53 Là aussi, il faut voir si ça marche bien, finalement, ce programme phare ou pas.
05:57 Nous, au SNALC, on a toujours dit que ce n'était pas toujours efficace pour les harcèlements graves,
06:03 c'est-à-dire les choses qui étaient vraiment volontaires de la part d'élèves.
06:07 Nous, la discussion ne s'allait pas leur faire changer d'avis, très clairement.
06:11 Donc, là aussi, c'est pour ça que nous, on attend vraiment l'enquête,
06:14 parce que pour l'instant, il y a énormément d'émois, ce qui est absolument normal.
06:17 Une enfant qui a été nus dans le coma, c'est absolument atroce.
06:20 On est entièrement d'accord, mais il va falloir quand même qu'on sache exactement ce qui s'est passé,
06:25 les raisons pour lesquelles ça s'est passé. Il y a déjà plein de choses contradictoires qu'on entend.
06:29 Et il faut dire aussi que la communauté éducative de l'établissement, là, elle est très très mal.
06:34 C'est-à-dire, il y a des journalistes qui tombent tout le temps autour de l'établissement,
06:37 ils sont accusés de tout un tas de choses.
06:40 C'est extrêmement difficile à vivre pour eux, il faut s'en rendre compte,
06:43 et ils sont quelque part mis en danger, aussi, avec le dommage médical.
06:47 - Merci beaucoup Jean-Rémi Girard, président du Syndicat National des Personnels des lycées et collèges,
06:52 d'être revenu sur cette force mobile scolaire nationale.
06:56 Est-ce que ça va être efficace ou pas ? Vous dites a priori, non, vous avez quand même...
06:59 Le Grand Matin Sinon
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