00:02Drôle d'époque, Éric Revelle, bonjour.
00:04Bonjour Patrick.
00:05Drôle d'époque parce qu'on fait quelques pas en avant, quelques pas en arrière,
00:11on ne sait pas où on va précisément, et sur le nucléaire notamment.
00:15Parce qu'il y a un sommet à Paris sur les questions énergétiques,
00:19et alors, eh bien, on a reconnu, la présidente de la commission de Bruxelles a reconnu
00:24que, grosso modo, l'Europe s'est plantée sur le nucléaire, le nucléaire civil.
00:28C'est hallucinant. Je vous le dis comme je le pense, c'est absolument hallucinant.
00:32Alors, je vais essayer de rester calme, au début de chronique.
00:35La présidente de la commission européenne, Madame Ursula von der Leyen,
00:38a déclaré donc devant une quarantaine de représentants de pays, d'organisations internationales hier,
00:44elle a déclaré, écoutez bien, accrochez-vous, la réduction de la part du nucléaire était un choix,
00:49et à la réflexion, l'Europe a fait une erreur stratégique,
00:52en tournant le dos à une source d'énergie fiable, économique et peu émettrice.
00:57Alors, comme à chaque fois qu'il y a une crise, ça avait été la même chose lors du début
01:02de la guerre en Ukraine,
01:04la guerre en Iran, dans le Golfe, nous rappelle quoi ?
01:07Nous rappelle la vulnérabilité des pays occidentaux aux importations, évidemment, de pétrole, de gaz, on l'a dit,
01:15entre risques d'approvisionnement, on le voit, augmentation des prix sur les marchés, on le voit,
01:20et tout ça met en lumière quoi ?
01:22Oui, le besoin, Madame van der Leyen s'en aperçoit, d'énergie décarbonée, souveraine,
01:27dont le renouvelable et le nucléaire.
01:29Et de son côté, et de son côté, Emmanuel Macron, président de la République,
01:34lui a indiqué vouloir mobiliser les investissements en faveur du développement du nucléaire civil,
01:39un véritable secteur d'avenir pour nos énergies, nos sociétés, nos pays.
01:43Les deux, donc, aujourd'hui, en 2026, poussent à la construction de petits réacteurs nucléaires.
01:50Oui, c'est vrai, maintenant ça fait quelques années qu'Emmanuel Macron met en avant,
01:54après l'avoir largement condamné, comme van der Leyen d'ailleurs.
01:58Ah ben oui, Emmanuel Macron, Ursula van der Leyen, veulent donc aujourd'hui du nucléaire civil.
02:04Mais les deux, les deux, avaient, il n'y a pas si longtemps,
02:08dit tout le mal qu'ils pensaient du nucléaire civil, précisément.
02:11Pendant sa campagne présidentielle, en 2017,
02:14Emmanuel Macron réaffirme sa volonté de réduire, à ce moment-là, d'ici à 2025,
02:19écoutez bien, à 50% l'électricité d'origine nucléaire.
02:23À 50%.
02:24Le même, en 2018, ferme donc la fameuse centrale de Fessenheim,
02:29qui avait voulu fermer déjà François Hollande, président de la République,
02:32et le même Emmanuel Macron annonce la fermeture de 14 réacteurs nucléaires supplémentaires,
02:39avant de dire exactement le contraire en 2022.
02:42Et puis l'Allemande, van der Leyen, ancienne ministre de la Défense, dans son pays,
02:47suivant la grande tradition des verts allemands, vous savez, les grunelles,
02:50elle, elle avait fait tout pour torpiller le nucléaire français.
02:54Et aujourd'hui, les deux mêmes avouent leurs erreurs stratégiques.
02:58Alors le premier, lors de son discours de Belfort, en février 2022,
03:02alors là, il avait complètement changé son fusil nucléaire d'épaule,
03:06si j'ose dire, Macron devenant pro-nucléaire.
03:09La seconde, van der Leyen, hier, donc, lors de ce sommet à Paris,
03:14assumant l'échec de l'Europe sur le nucléaire.
03:17Oui, bon, ce qu'il faut préciser aussi, Eric, quand même,
03:19c'est qu'à l'époque, on était sous le coup de Fukushima.
03:22Il y avait cette crainte, il y avait la peur d'accidents, en fait, sur le nucléaire.
03:24Mais Fukushima, ce n'est pas un accident nucléaire, c'est un tsunami, c'est autre chose.
03:28Bien sûr, mais qui était arrivé jusqu'à la centrale, en fait, nucléaire.
03:33Et puis, on misait beaucoup sur le tout renouvelable.
03:35Or, on s'aperçoit qu'il faut du renouvelable, mais pas forcément totalement.
03:39Donc, aujourd'hui, en conclusion, Macron et van der Leyen trouvent des vertus à l'énergie nucléaire.
03:46Non, mais c'est hallucinant.
03:48Est-ce que les mémoires, et les Français ont la mémoire courte ?
03:51Moi, je vous parle d'inconséquences.
03:52Alors que la France avait une avance considérable, considérable.
03:56Macron a, en quelque sorte, avant 2022, mis une dernière couche sur le cercueil du nucléaire français,
04:03avant de lever le capot.
04:05La gauche, sous Lionel Jospin, évidemment victime de l'idéologie des grunons allemands
04:11et d'une partie de la gauche allemande, avait arrêté Superphénix.
04:15Et Macron, avec ses erreurs stratégiques, ont hypothéqué notre souveraineté énergétique.
04:20Et vous savez tout ça, pourquoi ?
04:22Parce qu'aujourd'hui, la Chine et les Etats-Unis développent à grand renfort d'investissement le nucléaire.
04:30Et aujourd'hui, on se dit, mais l'Europe est en retard sur le nucléaire civil.
04:34Écoutez, c'est du foutage de gueule.
04:35Bon, dites donc, vous êtes cash.
04:38Tiens, moi, ce sera peut-être une question que vous allez poser, Jean-François Attelier,
04:41à votre invité politique exceptionnel.
04:45Marine Le Pen, sur Sud Radio ce matin, nous parlerons aussi, évidemment, de la guerre en Iran,
04:51des municipales et de son destin présidentiel personnel.
04:55Et puis, vous nous appellerez tous au 0826 300 300 pour poser vos questions avec vous, Patrick Roger,
05:02avec Marine Le Pen, donc jusqu'à 9h.
05:04Jusqu'à 9h, 0826 300 300, Manu attend vos appels au standard pour Marine Le Pen.
05:09C'est ça, la démocratie en direct.
05:11La démocratie aussi, dans un instant, avec le Maillot réveil.
05:15Régis Maillot, comme chaque jour.
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