- il y a 13 minutes
- #sudradio
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a
##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2026-03-10##
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a
##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2026-03-10##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Vous pouvez donner votre avis 0826 300 300, vous pouvez venir même nous voir dans le studio, même être autour
00:05de la table.
00:07Vous avez envie de commenter l'actualité, on est très content, on vous accueille.
00:12Vous pouvez aussi vous abonner à notre chaîne YouTube si ça n'est pas le cas.
00:17Je dis ça, je dis rien, vous avez 30 secondes, allez-y.
00:21Ok, c'est bon, merci beaucoup.
00:23Et tout de suite, c'est la question du soir.
00:24Qu'il s'entendre avec la Russie est une bonne chose, pas une mauvaise.
00:28Le nouveau président est une personne intelligente.
00:31Le Kremlin a pu contribuer à faire que Trump arrive à la Maison-Blanche.
00:36Trump veut se débarrasser de la guerre, c'est une très mauvaise nouvelle pour l'Ukraine.
00:42Je obtiendrai cet accord en 24 heures.
00:47Avec Donald Trump, on ne peut rien exclure.
00:49Je leur promets le feu et la fureur.
00:54Les vrais voix sud radio.
00:57Est-ce que Donald Trump doit-il, en tout cas, doit-il baisser les sanctions contre la Russie
01:02pour faire baisser le carburant ?
01:03Pour l'instant, vous dites oui, à près de 80%, 0,826, 300, 300.
01:07Sandrine est avec nous, de Florence.
01:10Bonsoir Sandrine.
01:12Bonsoir à tous.
01:13Bienvenue sur Sud Radio.
01:14Quel est votre avis ?
01:15Est-ce qu'il doit y avoir un effort, en tout cas, ou un accord entre Poutine et Trump, selon
01:22vous ?
01:23Pour moi, c'est de la finisserie.
01:25Pour le coup, on a 50-60% de taxes sur le carburant en France.
01:31Donc, si à un moment donné, si on baissait, si notre cher gouvernement arrête de nous taxer aussi fort sur
01:36les carburants,
01:37peut-être qu'on aurait le gazole de nouveau à 1 euro.
01:41Puisque là, le pétrole est redescendu en dessous de 90 dollars.
01:44Et pourtant, on n'a pas vu une seule baisse à la pompe.
01:49Et concernant Poutine et cette espèce d'embargo qu'on a foutu sur la Russie,
01:54c'est sûr que c'est un peu imbécile de ne pas prendre le pétrole à la Russie.
02:01Après, si on baisse les taxes, on perd 1% du PIB.
02:05Et quand même, ça fait beaucoup, beaucoup d'argent.
02:09Mais évidemment, quand on va perdre de l'argent, c'est pour peut-être mieux en gagner derrière.
02:12Vous n'avez pas l'impression que le pouvoir d'achat des Français est en berne depuis des années.
02:16Et encore, quand je dis en berne, c'est catastrophique.
02:19Vous avez pas l'air les courses récemment ?
02:21Comment ils vont me faire pour transporter la marée des marchandises d'un bout à l'autre du pays ?
02:24Avec quel argent ? Ils vont mettre du carburant dans les camions ?
02:29C'est sûr, moi, je pense aux infirmières.
02:31Les prix vont monter encore.
02:33Mais moi aussi, je pense aux infirmières libérales.
02:35Je pense à moi qui me lève à 5h30 du matin pour aller bosser.
02:38Alors, je n'ai pas loin, j'ai 15 kilomètres.
02:40Mais il faut les faire.
02:41Bien sûr, il y a l'air tôt.
02:44Eh ouais, je me fais 30 bornes par jour.
02:46Pour peu que j'ai, dans ma vie privée, un truc ou deux, j'ai vite fait de mettre 150
02:51euros de gasoil dans ma voiture.
02:53C'est par moi.
02:54Absolument.
02:55Il n'y a pas de choix.
02:55Je vis dans Le Gers.
02:56Dans Le Gers, on a besoin de notre véhicule.
02:58On n'a pas de transport en commun.
02:59Comme dans beaucoup de régions.
03:01C'est pas que les grandes villes.
03:02C'est ça, c'est ça.
03:03Mais oui, oui, mais c'est la diagonale du vide.
03:04Evidemment, il n'y a pas que les grandes villes.
03:06Mais voilà.
03:07Est-ce que j'entendais l'autre jour ?
03:08Mais allez-y à vélo.
03:09Non, mais vous plaisantez, je ne sais pas qui est l'imbécile qui a décidé d'aller
03:14à vélo.
03:15C'est un imbécile.
03:16Je travaille à quelques kilomètres.
03:17Mais je suis sur une route de campagne.
03:20Il n'y a pas de lumière.
03:23Il n'y a pas de visibilité.
03:24Je ne vais pas me faire tuer sur la route à vélo.
03:26Vous avez raison.
03:26Après une demi-due matin pour aller bosser.
03:28Vous voyez ce que je veux dire ?
03:29Je ne vais pas prendre des risques.
03:30Et quand je finis le soir à 21h30, c'est pareil.
03:32Je ne vais pas prendre mon vélo pour entrer en pleine nuit à la maison.
03:36En plus, ça ne se discute même pas.
03:37Il n'y a aucune discussion là-dessus.
03:39C'est débile, complètement, cette phrase.
03:41Oui, complètement.
03:42Je ne sais pas, mais les gens qui disent ça, c'est des gens qui ont vécu toute leur
03:45vie probablement dans des grandes villes, avec des transports en commun, des métros,
03:48des trams et autres.
03:49Et du coup, ils ne se rendent pas compte de ce qu'on subit, nous, au quotidien, dans
03:52nos campagnes.
03:53Oui, c'est clair.
03:54Est-ce que je peux intervenir ?
03:55Parce que la question, c'est est-ce que nous, la Russie, on doit baisser, comment
04:00dirais-je, les contraintes sur la Russie ?
04:02Mais jamais de la vie.
04:03Si on tombe dans ce piège, c'est terminé.
04:05C'est-à-dire que c'est exactement le piège.
04:06C'est fini, c'est-à-dire que c'est exactement le piège dans lequel veut nous entraîner
04:10Donald Trump et Vladimir Poutine, parce qu'ils ont un deal sur les terres rares, sur
04:14l'Ukraine, etc.
04:15On recommence la paix version russe avec les Ukrainiens à terre.
04:20La réalité, si vous voulez, c'est qu'il y a des mécanismes, il y a des mécanismes
04:25gouvernementaux pour, comment dirais-je, servir d'airbag à une hausse du pétrole.
04:30Il y a des mécanismes gouvernementaux.
04:31On peut, la TIPP flottante, on connaît tout ça, on peut faire des chèques énergie,
04:37on peut décider qu'il y a des choses, des transcends en commun.
04:40Après, on a aussi des réserves qui ont été achetées il y a longtemps et dont les
04:42taux sont assez bas aussi.
04:43Je suis d'accord avec vous, mais il y a aussi une lutte, je termine en une minute,
04:46il y a aussi une lutte, si vous voulez, contre la spéculation.
04:49Vous savez comment marche le marché du pétrole, vous avez les super tankers qui tournent
04:52pendant six mois en attendant que ça monte, ils vendent au prix fort et donc ce prix fort
04:56est répercuté.
04:57Il y a aussi ce travail à mener là contre la spéculation internationale.
05:00Allez, 0826 300 300, Samy est avec nous.
05:03Bonsoir Samy, bienvenue.
05:05Oui, bonsoir, bonsoir à tous et merci de nous donner la parole.
05:09Je vous en prie.
05:11Je voulais juste rejoindre, je ne sais pas, excusez-moi, je n'ai pas tout le temps.
05:16Sandrine.
05:17Voilà, Sandrine.
05:19Je pense qu'il est temps de renouer le contact avec la Russie parce que là, si ça continue
05:25comme ça, les contrôles français, on va avoir un peu du mal à joindre les bouts parce
05:32que là, le gazole est monté à 2 euros et ce n'est pas fini.
05:36Les produits derrière vont aussi augmenter à conséquence des transports, des camions,
05:42donc c'est normal.
05:44Et je pense que, voilà, il est peut-être préféré.
05:47On parle de sanctions, on m'a dit que la France devait retirer les sanctions pour la Russie,
05:53c'est ça ?
05:53C'est ça, c'est ça, c'est ça.
05:55Voilà, mais bon, les sanctions, franchement, la Russie était énorme quand même.
05:59Donc faire un petit pays comme la France, sanctionner la Russie, c'est un peu...
06:03Non, ce n'est pas énorme.
06:05Bougez pas.
06:06Attendez, bougez pas.
06:07Très loin.
06:08Elle est très loin dans les pays.
06:09Bougez pas, Samy, 0826 300 300, Kamel est avec nous aussi.
06:12Bonsoir, Kamel.
06:14Bonsoir, bonsoir.
06:15J'ai tout le temps de vous écouter parler, Poutine, de vos sanctions et des sanctions.
06:21Au plus ça a été sanctionné, au plus il a gagné dans son pays.
06:24Au plus il s'est enrichi, Poutine.
06:26Au plus Poutine se gagne de...
06:28Au plus il est sanctionné, au plus fort il est sanctionné, au plus fort il devient.
06:31D'accord ?
06:32Et la preuve, il a réussi à élargir ses amis à l'extérieur.
06:36Donc les sanctions lui ont permis d'être encore plus forts.
06:40Maintenant, quand on vous dit, nous on est en train de se plaindre, nanana, nanana, nanana,
06:44ouais, ben ça c'est les conséquences de nos...
06:47Excusez-moi, des gens qu'on a mis au pouvoir.
06:50C'est tout.
06:51Ça c'est la cause.
06:51Je suis un électeur, j'essaie de m'intéresser à ce qui se passe dans mon pays, d'abord,
06:57parce qu'il faut parler d'un autre pays.
06:58Il faut arrêter de parler.
06:59A la force de parler de Poutine, qui est le français, qui sait qu'il parle du français,
07:04qui sait qu'il parle tous les jours, qui parle des élections,
07:06qui vont arriver, qui parlent des problèmes qu'on a, qui parlent de ce qui se passe chez nous.
07:10D'abord, il faut régler notre problème.
07:11De Gaulle a dit, il faut travailler avec la Russie.
07:14Maintenant, si nos gouvernants veulent travailler avec n'importe qui, n'importe comment,
07:18ben c'est à nous maintenant, c'est à nous, les électeurs,
07:20de faire en sorte que les gens qui veulent travailler, qui veulent sauver notre pays,
07:23moi je parle de mon pays à moi, de sauver la France et les Français,
07:27c'est que les Français s'intéressent à leur pays, à la politique intérieure.
07:31Parce que qui gère notre portefeuille ?
07:34Nous, on parle du monde de tout, mais notre portefeuille à nous.
07:39On ne sait pas ce qui se passe.
07:41Ah, quand tu es à la banque, tu l'appelles ?
07:43Ah oui, mais il faut voir ce qui se passe.
07:46Vous avez, Camel, ne bougez pas Camel, on va faire réagir autour de nous, Jean Dorédo.
07:51Oui, bien sûr qu'on a des gros problèmes de pouvoir d'achat en France,
07:54pour autant, je rejoins Françoise de Gois, il faut rester extrêmement ferme vis-à-vis de la Russie,
07:59c'est un pays qui a une volonté d'empire, notamment à travers son chef Vladimir Poutine,
08:06il nous déteste, ce qui se passe en Ukraine, c'est gravissime,
08:10et il ne faut surtout pas effectivement rentrer dans leur jeu,
08:13donc oui, il est nécessaire que nos gouvernants fassent le job
08:16pour qu'on puisse s'acheter de l'essence quand même à un tarif raisonnable,
08:19mais il serait très très grave de plier devant la Russie.
08:22Allez, Samuel Bautier.
08:23Plus que ça, c'est une guerre des nerfs qui va se mettre en place,
08:27parce qu'aujourd'hui, Trump et Poutine placent dirigeants européens,
08:30et notamment dirigeants français, directement face au peuple.
08:33Je pense que le témoignage de Camel est éloquent,
08:35c'est-à-dire, on nous parle de pouvoir d'achat,
08:37qui se préoccupe de nos finances, et qui va faire en sorte qu'on puisse continuer à vivre.
08:41J'aimerais pas être Sébastien Lecornu ou Emmanuel Macron
08:43qui vont devoir répondre à cette fronde,
08:46alors que j'ai presque envie de dire,
08:47on est sur une situation qui est indépendante de leur volonté,
08:49et évidemment, il ne faut pas fléchir une seule seconde face aux Russes.
08:53Il faut réfléchir à savoir ce qu'on fait avec la Russie,
08:56parce qu'ils possèdent des réserves considérables,
08:59en plus, on en a besoin, d'une façon nulle, d'une autre.
09:01Il faut savoir que les Allemands, quand même, bossent avec eux.
09:03Non, non, ils n'ont pas...
09:05Ils ont sur le gaz, c'est fini.
09:07Non, non, non, attendez.
09:09La Russie est sous sanction européenne.
09:11La seule réponse qu'a la France, là, c'est
09:13on va contrôler 500 stations essence en France.
09:15C'est énorme, quand même.
09:16Oui, mais moi, je pense...
09:18Gilets jaunes, moi, quand j'entends Camel.
09:20C'est pour ça que je dis qu'il faut que le gouvernement...
09:22Camel, vous êtes à l'antenne, vous pouvez parler comme vous voulez.
09:23C'est intéressant ce que vous dites tous les trois.
09:25C'est-à-dire que...
09:26Mais il faut que le gouvernement a les moyens,
09:28véritablement, de réguler, vraiment,
09:30et de, comment dirais-je, d'arriver à...
09:32Et de redonner un peu le choc en forme d'airbag,
09:35du choc fétrier, d'amortir.
09:37Camel, est-ce que vous sentez...
09:39Allez-y, Camel.
09:41Déjà, notre pays, il faut qu'il reprenne son aura dans le monde.
09:44Il faut que, déjà, notre pays rétablisse sa position,
09:48sa légitimité.
09:49Parce que notre pays, excusez-nous,
09:52nous, on est devenus...
09:53On pense qu'on est le nombril du monde.
09:55On est devenus comme les Américains.
09:57Voilà.
09:58On nous gabe d'infos,
10:00on nous gabe de trucs,
10:01mais on se dit,
10:02ouais, tout va bien, jusqu'à là, tout va bien.
10:04C'est comme le gars qui tombe du cinquième étage,
10:05et tous les étages, il dit, jusqu'à là, ça va bien.
10:08Mais non, à un moment donné, il faut se réveiller, là, les gars.
10:10Il faut se réveiller, là, les gars.
10:11Parce que là, ça ne va pas du tout.
10:13Et moi, je ne veux pas parler de la Russie.
10:15Parce que, moi, la Russie, c'est...
10:16Si vous voulez parler de la Russie,
10:17ce n'est pas une minute, deux minutes de débat.
10:19Parce qu'en vérité,
10:20si le général de Gaulle a parlé de la Russie,
10:22ce n'est pas pour rien.
10:28C'est pas Poutine qui a menacé le monde.
10:30C'est Trump, il faut le voir.
10:32Mais arrêtez de vous mettre les...
10:34C'est les deux, mon capitaine.
10:36On s'est rabaissés devant Trump,
10:37et on est sur les Russes.
10:39C'est les trucs de malades.
10:40Jamais Poutine vous a mis devant la tête accomplie.
10:43Si, bien sûr.
10:44Mais si, bien sûr, en 2014,
10:46il envahit l'Ukraine, je vous le rappelle.
10:47Et ensuite, il envahit l'Ukraine.
10:48Non, en 2014, il envahit la Crimée.
10:51Il annexe la Crimée.
10:53Je ne suis pas d'accord avec vous.
10:54Ce n'est pas qu'on fait aussi
10:56le procès de Donald Trump.
10:58On fait le procès du retour des empires, Kamel.
11:01Honnêtement, les gens qui disent
11:02que ce n'est pas notre guerre,
11:03bien sûr que c'est notre guerre.
11:04Bien sûr que l'Iran a été meurtrier.
11:07Bien sûr que l'Iran,
11:08si l'Iran a l'arme nucléaire,
11:10ce n'est pas un souci.
11:10Et vous dites, pardonnez-moi,
11:12que Poutine a élargi ses amitiés.
11:13Pas du tout.
11:14Et d'ailleurs, il n'aide pas l'Iran
11:15parce qu'il n'a pas les moyens de l'aider.
11:17Vous dites, Poutine s'est enrichi.
11:18Poutine s'est affaibli sur le plan intérieur.
11:21Poutine a besoin de sortir de cette guerre
11:23parce que lui-même, comment dirais-je,
11:25l'économie russe est faible, bien sûr.
11:28Donc, ce sont des gens très dangereux.
11:30Et Poutine et Trump.
11:32Voilà, c'est ce que je crois à moi.
11:33Oui, mais il détient l'énergie quand même.
11:34Beaucoup d'énergie.
11:36Vous n'avez pas d'accord ?
11:37Attendez. Kamel, Sandrine.
11:40Oui, je suis là.
11:41Sandrine, vous l'avez...
11:42Je vous écoute attentivement.
11:44J'entends Kamel qui pète les plombs.
11:47Mais en fait, je crois qu'on est
11:48beaucoup de Français aujourd'hui
11:49à être un petit peu vachés avec tout ça.
11:51En réalité, parce que quand on va faire nos courses,
11:53quand on va faire nos courses,
11:54quand on a besoin de choses,
11:56mais de première nécessité.
11:58Je ne parle pas d'aller acheter
11:59une fringue à 100 balles
12:00ou une paire de plombs.
12:01Non, mais ce qui est fou,
12:01c'est que les auditeurs,
12:03quand ils parlent,
12:03j'ai l'impression qu'ils ne voient pas
12:05d'avenir pour eux.
12:06C'est ça qui nous rend...
12:08Mais moi, vous allez en...
12:09Attendez, je dis.
12:09Mais en réalité, c'est si...
12:11Pardon, excusez-moi.
12:12En réalité, c'est si, là,
12:13en réalité, aujourd'hui,
12:14ce qui se passe,
12:15c'est que quand la classe moyenne
12:17d'il y a 40 ans
12:18avait les moyens de s'offrir une maison,
12:19voire même deux.
12:20C'est vrai.
12:21Et vivait largement,
12:22mais pouvait partir en vacances
12:23avec ses enfants.
12:24En tout cas, mon mari...
12:25Alors, je vous coupe, Sandrine,
12:26parce que j'ai traité le sujet ce matin.
12:28Il y a 30 ans,
12:30il fallait 4 ans
12:33pour obtenir, en tout cas,
12:36un prêt, en tout cas,
12:38pour pouvoir financer une maison.
12:40Aujourd'hui, c'est 10 ans.
12:42Et oui.
12:43Et les dépenses contraintes ont augmenté.
12:45Mais alors, finalement,
12:46c'est une maison,
12:47mais quelles maisons on finance,
12:48en fait, aujourd'hui ?
12:49C'est ça.
12:49Comment on fait ?
12:50Parce que, quand moi,
12:51quand je vais faire une bien-essence
12:52à 80 euros,
12:5480 balles,
12:54je gagne 1 800 euros.
12:57Vous voyez que je veux dire ?
12:58Là, je suis allée faire 4 courses,
12:59j'en ai eu pour 90 euros,
13:01et j'achète ma viande à la campagne.
13:04J'en dirais que j'ai plus
13:05que des produits secs,
13:07ou des produits frais.
13:08Vous m'entendez ?
13:08Oui, vous vous entendez.
13:10Bougez pas, Kamel.
13:11Bougez pas.
13:11Il me plaît,
13:12j'entends un Français parler.
13:14J'entends un Français
13:16qui parle de sa vie,
13:16j'entends ce que dit le Français,
13:19j'entends ce que dit mon pays.
13:21Parce qu'à force de nous avoir éclatés
13:23dans pleines déformations,
13:25on a tellement de déformations
13:26qu'on a oublié,
13:27qu'on s'est oublié nous-mêmes.
13:30Et donc,
13:31là, pour établir,
13:32si vous voulez revenir à ça,
13:34on peut revenir dans notre pays,
13:36dans notre pays,
13:37dans ces zones-là,
13:38comme vous dites,
13:38en 4 ans,
13:39on peut se payer une maison.
13:40On peut revenir.
13:42Il suffit que,
13:43moi, j'ai dit,
13:43il suffit que les Français
13:44s'en donnent les moyens.
13:45C'est-à-dire qu'il faut
13:47qu'ils s'occupent
13:47de leur portefeuille,
13:49qu'ils s'occupent
13:49de ceux qui s'occupent
13:50de leur portefeuille,
13:51parce que c'est déjà ça,
13:52le premier.
13:53Parce que les Gilets jaunes,
13:54quand ils sont levés,
13:55vous savez pourquoi ?
13:56Ils se sont rendus compte
13:57qu'ils allaient travailler
13:59pour gagner de l'essence
14:01pour retourner au travail.
14:02C'est ça.
14:02Et à la fin,
14:03quand ils ont l'essence augmentée,
14:04ils n'avaient plus de quoi
14:05payer l'essence
14:05pour aller au travail.
14:06pour rendre compte
14:07qu'ils ont mis 40 ans
14:08pour s'en rendre compte
14:09qu'ils étaient en train
14:10de se faire grignoter.
14:11C'est-à-dire qu'on s'est fait bouffer
14:13pendant ces 40 ans-là.
14:15Et puis, à un moment donné,
14:16il y a celui-ci qui a eu
14:17mot pour mot,
14:19personnellement,
14:19il est temps qu'on parle
14:20du français,
14:21de la France et du français,
14:22et de rétablir
14:23la place de la France
14:24dans le monde.
14:24Parce que nous,
14:25on a perdu beaucoup
14:26avec ce qui se passe en ce moment.
14:28On s'est dissipés.
14:29Voilà.
14:30C'est tout ce que j'ai à dire.
14:31Merci en tout cas
14:31pour votre témoignage, Kamel.
14:33Sandrine,
14:33vous vouliez dire un dernier mot ?
14:35Oui, oui, oui.
14:36Donc, du coup,
14:36je vous disais que là,
14:38simplement, aujourd'hui,
14:39on est tous pris à la gorge
14:40et que finalement,
14:40je crois très sincèrement
14:42qu'on fait comme on peut.
14:43Oui, c'est vrai.
14:44Mais vraiment.
14:44C'est vrai.
14:45Je me dis, en fait,
14:46on va bosser,
14:47on a la tête dans le guidon,
14:48on paye nos impôts,
14:50on paye nos taxes,
14:50on paye notre loyer,
14:51on paye notre électricité,
14:5280% d'augmentation.
14:54Merci la privatisation.
14:56Vous voyez ?
14:56Et tout ça.
14:57Et en fait, finalement,
14:58on regarde notre nombril,
14:59on fait ce qu'on peut.
14:59Et je crois qu'on a oublié
15:02cette solidarité
15:03que nos grands-parents avaient,
15:04eux, en revanche.
15:06Merci, en tout cas.
15:09Sandrine,
15:09merci beaucoup
15:10pour ce témoignage.
15:12Merci à vous aussi,
15:13Kamel.
15:15Ça fait du bien,
15:15en tout cas.
15:16Ça illustre, moi,
15:16j'adore parce que,
15:17enfin, c'est très fort.
15:18C'est très fort
15:19parce que ça illustre
15:20tout ce que nous disent
15:21les sociologues,
15:22les sondeurs,
15:23les experts
15:24et les observateurs.
15:25Là,
15:26l'éclipse du politique,
15:28là,
15:29la détestation
15:29et l'incompréhension
15:32terrible désormais
15:33entre les gens
15:34qui gouvernent
15:34et ceux qui sont gouvernés.
15:35Allez, vous restez avec nous.
15:36Merci beaucoup, Samy.
15:37Merci Sandrine.
15:38Merci Kamel.
15:38En tout cas,
15:39pour vos témoignages,
15:41je sais que ça sonne beaucoup
15:41au 0826 300 300.
15:43On fait une petite pause
15:44et on revient dans un instant.
15:46Sud Radio.
15:47Parlons vrai.
15:47Parlons vrai.
15:48Sud Radio.
15:48Parlons vrai.
15:49Sud Radio.
15:50Parlons vrai.
Commentaires