00:00 [Musique]
00:14 Bonjour, toujours sur le plateau de l'Opinion La Géphi, au cœur des 31e rencontres de l'AMRAE, ici à Deauville.
00:21 Je suis aux côtés de Kamel Sekai, Risk Manager de Petit Forestier,
00:26 mais aussi responsable de l'antenne régionale des Hauts-de-France de l'AMRAE.
00:30 Kamel, bonjour. Merci d'être avec nous.
00:32 Est-ce que vous pouvez nous présenter un petit peu votre entreprise, votre activité,
00:36 et puis ce que vous faites au sein de l'antenne régionale de l'AMRAE ?
00:39 Avec plaisir. J'ai passé 6 années au groupe Mobiliar.
00:45 J'en ai été le Risk Manager et depuis une semaine, je viens de rejoindre le groupe Petit Forestier.
00:51 J'arrive chez Petit Forestier dans une dynamique de remise en place de la dynamique de gestion des risques et assurances,
00:58 avec de gros challenges pour une entreprise qui est en pleine transformation et en pleine mutation.
01:04 Donc, ça va être des challenges passionnants pour le Risk Manager que je suis.
01:07 C'est un privilège de pouvoir œuvrer dans cet environnement.
01:11 Et dans le même temps, j'ai une casquette de responsable de la région des Hauts-de-France pour l'AMRAE.
01:17 Donc, j'anime une communauté d'une trentaine de Risk Managers qui régulièrement assistent à nos échanges.
01:23 Alors, bien sûr, dans les Hauts-de-France, on est très marqué par le retail.
01:26 Donc, on a beaucoup de Risk Managers dans ce domaine-là et on travaille vraiment très bien ensemble.
01:31 On échange. Il y a vraiment de belles pratiques qui se mettent en place.
01:34 Une belle émulation. Bon, c'est bien ça.
01:36 Exactement.
01:37 Et cette antenne, elle est assez récente ?
01:39 Oui, on a créé cette antenne au mois de septembre.
01:42 Donc, on s'est réunis pour la première fois face à une volonté à la fois de l'AMRAE et de beaucoup de Risk Managers de la région
01:49 qui se sentaient un petit peu seuls dans leur quotidien.
01:51 Et ça a été une belle manière de mutualiser l'intelligence collective et de pouvoir partager et échanger.
01:57 Et alors, j'imagine qu'en ce moment, l'actualité fait aussi que vous devez être bien occupé.
02:02 Et l'intelligence collective doit être utile aussi avec tout ce qui s'est passé dans le nord de la France depuis novembre.
02:08 Les inondations, les tempêtes, etc.
02:11 Comment vous gérez l'après ? Vous êtes encore dans la gestion de crise en ce moment ?
02:17 Tout à fait. Effectivement, on voit que les phénomènes climatiques s'accumulent dans la région des Hauts-de-France.
02:23 Entre les tempêtes et les inondations et le gel, ça a été une période compliquée.
02:28 Il y a beaucoup de mes confrères qui sont encore en pleine gestion de crise avec deux vagues successives de montées d'eau.
02:34 La deuxième a été inattendue. On a les phénomènes de gel.
02:39 Pour une entreprise, c'est devenu extrêmement compliqué.
02:43 On a envie de faire des retours d'expérience sur ce qui s'est passé.
02:47 On a subi la crise de plein fouet. Mais maintenant, il y a l'après.
02:51 Beaucoup d'entreprises qui, fort heureusement, se remettent en place et qui ont été très bien accompagnées par les assureurs.
02:56 Ça se fait qu'on tient à le dire aussi. Ils ont vraiment été très bien.
02:59 Les assureurs ont vraiment joué le jeu pour nous accompagner.
03:04 Maintenant, le but, c'est de mettre en place de la prévention pour faire en sorte que ça ne se reproduise pas.
03:10 Et faire en sorte qu'on soit meilleur demain face à ces phénomènes.
03:14 Quel type de prévention, quel type d'action peut-on mener ?
03:18 Il y en a de différents types. La première, c'est connaître ses risques.
03:22 Ça a l'air simple quand on le dit comme ça. Mais connaître ses risques, c'est un vrai challenge.
03:28 Ensuite, la deuxième action de prévention, c'est se dire que le climat évolue.
03:33 Il va falloir composer avec ces nouvelles données.
03:37 La construction de nos sites, demain, doit évoluer. Nos manières de stocker doivent évoluer aussi.
03:41 Si on veut assurer la pérennité et la continuité de nos activités, ça passe par une meilleure connaissance de nos risques.
03:47 Et d'être capable de s'adapter. Je répète régulièrement, des plans de continuité d'activité.
03:52 C'est crucial pour être efficace et être capable de redémarrer très vite.
03:57 Il y a une crainte de se voir refuser une couverture d'assurance parce qu'on est dans une zone géographique classée rouge ?
04:06 Ou parce qu'on est sur un secteur d'activité trop risqué ?
04:11 On peut imaginer que ça va le devenir. Jusqu'à présent, la France était assez préservée par rapport à ça.
04:17 On avait un régime mutualisé des catastrophes naturelles. Mais on voit bien que le sujet se complexifie.
04:22 D'où la réflexion poussée autour de nouvelles solutions alternatives pour couvrir nos risques.
04:28 Beaucoup d'acteurs arrivent avec les captifs, qui sont une belle solution, ou avec du transfert alternatif, du paramétrique.
04:37 Il y a plein d'assureurs et d'acteurs qui se mettent sur ces marchés.
04:40 Nous-mêmes, en tant que risquomanager, on doit aller chercher des solutions de financement des risques innovantes, nouvelles.
04:47 Ce sont des défis passionnants pour nous d'être capables de trouver de nouvelles solutions pour accompagner nos entreprises et préserver le capital de nos organisations.
04:56 La clé, c'est la diversification ?
04:58 Exactement. La diversification, c'est une manière de se préserver, de ne pas être dépendant d'un acteur ou d'une solution, mais d'avoir un panel de solutions.
05:07 On voit bien que l'avenir va dans cette direction.
05:09 Merci Kamel Sekay d'avoir été avec nous.
05:11 Merci beaucoup.
05:12 [Musique]
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