00:00 [Musique]
00:16 Je m'appelle Eric Loridan, je suis chirurgien digestif dans le Pas-de-Calais.
00:21 [Applaudissements]
00:25 J'ai été empêché d'exercer comme plusieurs milliers de soignants à partir du 15 septembre 2021
00:33 et de cette loi du 5 août 2021 qui, je le rappelle, n'a toujours pas été abrogée.
00:39 Elle est suspendue par un décret, c'est plus nous qui le sommes, c'est la loi,
00:45 mais elle est suspendue comme l'est le coup près d'une guillotine
00:50 qui peut retomber à n'importe quel moment.
00:53 Il suffit d'un peu de bataille médiatique, il suffit d'une décision politique irresponsable
01:00 pour que le coup près tombe à nouveau.
01:03 Donc, il faut le savoir, parmi vous je sais qu'il y a des soignants qui ont été suspendus,
01:09 qui ont été empêchés d'exercer d'une manière ou d'une autre.
01:12 Ils sont très bien au courant de ça, mais si vous posez la question autour de vous dans la rue,
01:17 "Ah bon, c'est pas fini ? Ah, je croyais, t'as pas le droit de travailler ?
01:21 Ah, t'avais pas eu le droit d'un salaire à 1 an et 6 ans, 6 jours ? Ah ouais, ah, je savais pas."
01:26 C'est impressionnant, et même chez des soignants qui sont encore en poste dans les hôpitaux.
01:33 Merci d'abord d'être là pour Amine et aussi pour Louis.
01:38 C'est vraiment une journée historique et j'ai fait les pieds et les mains pour pouvoir venir,
01:43 parce que pouvoir être en même temps là pour ces deux figures absolument emblématiques
01:49 du désordre des conseils ordinaux, ça me paraît indispensable et important d'être là et d'être nombreux.
01:59 J'espère qu'il y a autant de monde à Marseille pour Louis cet après-midi,
02:04 et j'espère qu'il y aura autant de monde dans les différents conseils ordinaux dans les régions
02:08 et devant les ARS aujourd'hui.
02:11 Parce que vous savez que tout à l'heure, il va y avoir une prise de parole aussi
02:16 par des membres du syndicat Liberté Santé, mais des actions ont été entreprises par le SLS
02:22 pour déposer des plaintes aux conseils ordinaux envers les 9 bonimenteurs.
02:29 Vous avez entendu parler de ça ?
02:32 On a tous des noms en tête, on ne les connaît pas nommément,
02:38 mais on en a vu quelques-uns réagir sur les réseaux sociaux,
02:41 et je vous assure qu'ils commencent à faire dans leur froc.
02:44 C'est une bonne chose, la peur change de camp, si tant est qu'on ait peur un jour.
02:49 Je voulais surtout dire qu'au niveau des conseils ordinaux pharmacie, médecine, infirmier, kiné,
02:58 bien sûr c'est des institutions qui fonctionnent comme des institutions, c'est rigide,
03:04 mais à l'intérieur il y a des êtres humains.
03:07 Les médecins qui sont dans les conseils ordinaux sont des êtres humains,
03:11 et on est capable d'injecter un petit quelque chose, un petit doute.
03:15 Et Amine est là, il est en train de balancer le bazooka, je n'ai aucun doute,
03:20 ce n'est plus un petit quelque chose, mais de manière à pouvoir les faire réfléchir
03:24 sur ce qu'ils ont fait subir aux soignants et à la population.
03:30 Parce qu'en ne prenant pas position contre une injection et contre des injonctions contradictoires
03:38 telles qu'on a eu avec le masque, le confinement, tout ce qu'on a connu pendant trois ans,
03:43 le fait de ne pas avoir pris une position ferme de protection de la population,
03:49 c'est une faute lourde, c'est une faute grave.
03:54 Et ça, il va falloir qu'ils se rendent compte, et ils sont en train petit à petit de le réaliser,
03:59 ils sont en train de se rendre compte qu'ils ont fait une connerie.
04:03 Alors c'est à nous de continuer à enfoncer le clou, pas méchamment, ce n'est pas la peine.
04:09 Même vis-à-vis des différents médecins que vous avez, j'espère que vous n'avez pas coupé le lien
04:14 avec votre médecin généraliste, même s'il vous fait la morale à chaque fois que vous allez chez lui
04:20 pour vous faire vacciner. Mais il y a toujours moyen de poser un petit doute.
04:26 Je vais vous donner un exemple très simple, moi je l'utilise assez souvent, surtout pour mes collègues médecins,
04:30 qui sont décidés à aller faire leur quatrième, s'ils ne l'ont pas déjà fait.
04:35 Je leur dis "Mais, est-ce que tu ne voudrais pas, avant ton rendez-vous, la veille,
04:40 on va ensemble chez le notaire, j'aimerais bien t'acheter ta maison en viagé".
04:46 Vous voyez le petit doute que ça met ?
04:50 Avec un peu d'humour sarcastique, vous arriverez à faire passer des mesures,
04:53 mais encore plus facilement que si vous vouliez leur faire la morale,
04:56 plus facilement que si vous mettiez des études devant les yeux,
05:00 et plus facilement que si vous leur balanciez même les chiffres de l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament
05:05 qui montre le nombre de complications graves,
05:09 et encore plus facilement même si vous leur parlez des Twitter Files de Van der Leyen,
05:15 même si vous leur parlez des chutes drastiques des bourses de Pfizer,
05:21 entre nous c'est une bonne nouvelle,
05:23 même si vous leur parlez de tout ça et des reconnaissances par le laboratoire Pfizer des effets secondaires,
05:27 ça, ça ne marchera pas.
05:29 Mais si vous les titillez sur leur amour propre,
05:35 là vous allez pouvoir commencer à toucher des cœurs.
05:38 Je ne vais pas prendre la parole beaucoup plus longtemps,
05:40 je vais juste compléter ce que disait Alexandra,
05:44 il va falloir qu'on reste solidaires, parce que ce n'est pas fini, ça va encore secouer.
05:49 J'espère que vous en êtes conscient, donc ce n'est pas grave.
05:52 Comme disait mon grand frère d'âme que j'ai perdu il y a trois mois et demi, Olivier Soulier,
05:58 comme disait Olivier, on vit une époque formidable.
06:03 Je disais, ça ne va pas être simple, mais on vit une époque formidable,
06:07 et je suis content de la vivre, me disait-il.
06:12 On avait vécu des choses vraiment très fortes ensemble,
06:14 et je vous prie de croire que son héritage, il n'est pas prêt de s'éteindre.
06:18 Il y a un bouquin qui va bientôt sortir,
06:20 sur tout ce que nous a fait Olivier Soulier,
06:22 et je vous invite, si vous n'avez pas encore fait, d'aller voir sur son site,
06:25 "Sens et Symboles", qui est encore disponible,
06:28 mais en termes de médecine intégrative, vous avez une mine d'or impressionnante.
06:34 Olivier, il connaissait bien l'ordre des médecins, il y était allé sept fois,
06:38 le chiffre parfait.
06:40 Sept fois, parce que la plupart des homéopathes, ils y passent.
06:44 L'homéopathie n'est pas bien vue.
06:46 Dès qu'on dépasse un petit peu la case médecine allopathique,
06:51 ça ne se passe pas bien en général.
06:54 Je voudrais juste terminer avec cet hommage à Olivier.
06:57 Et merci de vos applaudissements pour lui.
07:00 Et comme disait Carlo, il n'est pas parti, il est partout.
07:05 (Applaudissements)
07:10 (Générique)
07:15 (Générique)
07:18 [SILENCE]
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