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00:00Très intéressant parce que si vous voulez signifier ce qui est extraordinaire dans ce spectacle, c'est qu'il est dans la réalité.
00:10Donc vous en faites partie. Donc vos témoignages à chaque fois, on va les écouter, c'est extraordinaire.
00:16C'est extraordinaire ce qui est en train de se faire.
00:17La quenne est le plus.
00:22Celle-là, elle est pour monsieur le préfet.
00:24Voilà.
00:25Oui, écoutez, nous on est arrivés avec ma bande de copains qui est là et ils nous ont dit d'abord vous allez voir Dieudonné.
00:37On a dit non, d'abord Francis Lalanne.
00:38Après, il nous dit ensuite Dieudonné et on a dit oui.
00:42Francis Lalanne après, il a dit non, non, c'est Francis Lalanne.
00:45Parce qu'on a reçu un message en fait pour nous dire Francis Lalanne.
00:49Et donc voilà.
00:50Ah mais ça, il faut nous dire qu'il n'y aurait que Francis Lalanne et que Dieudonné viendra pour l'assister au niveau technique.
00:55C'est ça. Voilà, il l'assisterait pour la... Voilà.
00:58Voilà, donc Dieudonné viendra, mais après.
01:01Après quand, je ne sais pas.
01:02Et alors qu'est-ce qu'ils vous ont dit ?
01:03Ils nous ont pris la plaque d'immatriculation, le nom, le prénom, où est-ce que le lieu d'habitation, enfin le domicile, tout quoi.
01:10Vraiment tout à total.
01:11Et vous leur demandez si nous étions vaccinés ?
01:13Non, ils n'étaient pas demandé ça.
01:16Mais en partant, on leur a fait...
01:17On était contents.
01:20On était contents de venir, voilà.
01:22Mais est-ce qu'ils vous ont dit que mon...
01:24Ça, c'est très important.
01:25Est-ce qu'ils vous ont dit que mon spectacle était interdit ?
01:28Pas du tout.
01:29Au contraire, nous vous dis d'abord le concert de Lalanne.
01:32Venez, venez.
01:33Ceux à qui on a dit que le spectacle de Francis Alain était interdit, c'est très, très important.
01:38Merci à toi.
01:39On l'applaudit très fort, s'il vous plaît.
01:42C'est très important parce qu'il n'y a pas eu d'arrêté me concernant.
01:46Donc, comment est-ce que des policiers peuvent dire que mon spectacle est annulé alors qu'il n'y a pas d'arrêté ?
01:51Alors, nous, on est arrivés en voiture de Paris.
01:57C'est l'histoire.
01:58On est arrivés, je ne sais plus par où, mais on a eu des gendarmes qui nous ont arrêtés.
02:04Donc, ils m'ont...
02:05Donc, carte grise, plaque d'immatriculation.
02:09Ils ont arrêté, on l'invitait.
02:11Puis, ils nous ont demandé pourquoi on venait ici.
02:15Et voilà.
02:15Et donc, moi, j'ai dit, comme nous l'avait demandé le message, on vient pour le spectacle de Francis Alain.
02:24Et alors, le gendarme répond, il faut que je vous notifie, encore une fois, que par arrêté préfectoral, le spectacle de Francis Alain a été interdit.
02:35C'est ce qu'ils nous ont dit.
02:36Et donc, nous, on a dit, OK.
02:43Donc, après, le gendarme nous a dit, donc voilà, on doit juste vous informer de ça.
02:48Vous pouvez y aller quand même.
02:50Mais il m'a aussi dit, simplement, on vous prévient pour si jamais il y aurait des conséquences.
02:55C'est des menaces.
02:58Voilà.
02:59Et tu es venu quand même.
03:01Quand même.
03:02Ben oui, parce que...
03:03Donc, simplement, là, un petit sondage.
03:12Levez la main ceux à qui on a dit que le spectacle de Francis Alain était interdit.
03:16Arrêtez.
03:17Un, deux, trois, quatre, cinq, six.
03:21Six, d'accord.
03:22Et sept.
03:23Et non.
03:25Quand ils disent, le spectacle est interdit.
03:27Ils ne précisent.
03:29Ni comment dire...
03:30Quand ils disent interdit, c'est-à-dire qu'il est interdit.
03:33Mais c'est un outil, comment vous pouvez interdire.
03:37Donc, on n'a pas répondu.
03:38C'est un outil, mais c'est un billet.
03:41Donc, comme c'est billet, c'est-à-dire qu'il est interdit.
03:44Il a fait des hautes études, le gars.
03:48Mais non.
03:49Il y a encore un, c'est-à-dire.
03:51Est-ce qu'il y en a qui ont été menacés de recevoir une amende
03:54de s'y rentrer dans les lieux ?
03:57Un, deux, trois, quatre, cinq.
04:01Alors, moi, ce que je vous invite, lorsque ce sera terminé, vous rentrerez chez vous,
04:15à filmer tout ça.
04:17Parce qu'on risque d'aller sur le terrain judiciaire, devant le tribunal administratif,
04:24parce que c'est très grave de dire des choses qui ne...
04:27Là, en l'occurrence, nous ne sommes pas dans un établissement.
04:30Il n'y a pas de RP, donc établissement pouvant recevoir du public.
04:33Ce serait à l'intérieur du bâtiment.
04:35Mais à l'extérieur, sur un parking ou dans un champ, vous pouvez faire ce que vous voulez.
04:40Et les issues de secours, elles sont partout, là, ici.
04:42Il n'y en a pas...
04:43Dans le champ !
04:43Oui, on pourrait très bien aller dans le champ.
04:46Mais là, on arrive à un niveau...
04:48On n'a pas l'autorisation des chèvres d'aller dans le champ.
04:51Ah, oui, c'est vrai.
04:52On a des chèvres aussi.
04:53Peut-être, tout à l'heure, vous aurez l'occasion de voir Biquette.
04:55On va peut-être lui faire faire quelque chose.
04:57Non, ça va, ça va, ça va.
04:58Ah, tu seras étonné.
05:02Donc, on va...
05:05Alors, pour terminer cette introduction, qui est quand même importante, merci pour ces témoignages.
05:10Ils sont...
05:10Est-ce que quelqu'un veut témoigner ?
05:12Une autre personne a envie de...
05:15Ah, madame, madame, madame.
05:16Bien, c'est intéressant parce que, tu sais, le spectacle a commencé et il est dans la rue.
05:21Donc, les policiers sont en costume.
05:24C'est...
05:25Il y a un petit escalier, là-dessus.
05:29Bon, ben, écoute, alors, vas-y, on écoute ton témoignage.
05:37Bonsoir.
05:37Alors, moi...
05:39Bonsoir.
05:39Bonsoir.
05:41J'étais...
05:42Alors, bien que je fût prévenue, parce que vous l'aviez écrit, ça m'a quand même assez agacée.
05:48Plus ou moins prévenue.
05:51Ben, si.
05:52Et quand je les ai vus, je les ai regardés, puis je les ai confrontés.
05:56C'est-à-dire que je n'étais pas grossière, j'ai simplement dit bonjour.
05:59Alors, qu'est-ce que vous voulez, en gros ?
06:02J'ai fait exprès de ne pas comprendre.
06:03Ben, il fait.
06:05C'est un contrôle.
06:06Je lui dis, mais pourquoi ai-je commis une infraction ?
06:09Non.
06:10Mais alors, pourquoi vous nous contrôlez ?
06:12Alors là, je ne savais pas trop quoi répondre.
06:14C'est vrai.
06:15Et ils m'ont dit, on a des ordres.
06:17J'ai failli répondre à oui, comme sous Vichy, mais je me suis retenue.
06:22Et j'ai dit, moi aussi, j'ai eu des ordres quand j'étais prof, mais je n'ai pas fait n'importe quoi.
06:26Ah, ben nous aussi, si on nous demande de sauter du troisième étage, on ne va pas le faire.
06:31Je lui dis, ce n'est pas tout à fait ça, mais bon, ce n'est pas grave.
06:33Et alors, il a vu que je faisais un peu ma forte tête parce que je trouvais ça complètement aberrant.
06:38Et j'ai dit, ah, c'est politique.
06:40Et je n'ai pas dit la lame parce que ce n'est pas le…
06:42Je suis désolée, c'est ton nom qui est venu.
06:45J'ai dit, ah, ce n'est pas ce qu'on va chez Diodo, c'est politique, c'est ça.
06:48Ah, j'ai compris.
06:50Et là, le gars, il s'est déplacé.
06:52Il ne m'a absolument pas contrôlé mon identité, rien du tout.
06:55Et il est venu devant le véhicule et il a relevé la plaque, certainement.
06:59Je ne sais pas trop.
07:00Il me dit, ah, ben, puisque, en gros, vous faites la forte tête, ce n'est pas un simple contrôle.
07:04Et en fait, je me suis dit, qu'est-ce qu'ils vont faire ?
07:06Et il a juste relevé la plaque et, à mon avis, il a dû se sentir gêné parce qu'il ne savait pas quoi répondre, en fait.
07:12Et il me dit, ah, mais si vous n'êtes pas content, vous allez à Dreux, vous allez vous prendre un avocat.
07:16Je dis, oui, bien sûr, on va prendre un avocat.
07:18Oui, pour ça, bien sûr, ça, c'est certain.
07:20Et la fille, elle a commencé à me casser les pieds parce que j'avais pris mon GPS, enfin, le portable.
07:26Et quand elle est arrivée très vite sur moi, enfin, vers moi, pardon, elle a dit, ah, mais vous aviez le portable.
07:33Donc, elle m'a cherché des noises.
07:34Vous aviez le portable dans les mains et le moteur n'était pas étend.
07:37Je n'ai pas eu le temps de l'éteindre le moteur.
07:39Ils sont arrivés très, très vite.
07:41Et je lui dis, mais enfin, madame, j'avais le portable là.
07:44Ah oui, mais quand je suis arrivée, vous l'aviez dans les mains ?
07:46Je dis, d'accord, d'accord.
07:47Et j'ai baissé un peu parce que je ne voulais pas qu'elle me colle une amende parce que là, elle est en droit de...
07:53Voilà.
07:55Donc, ils sont pervers.
07:56Bravo, merci à toi.
07:58Par là, c'est pas grave.
08:01Non, c'est de répéter, c'est formidable.
08:03Vraiment, encore une fois, on pensait pas, on savait qu'on était dans une cage au fou, mais pas à ce point-là.
08:09Et puis moi, j'avais dit à Francis, je crois que ce spectacle, il va avoir lieu peut-être pas sur scène, mais autour de la scène.
08:16Et alors, effectivement, le premier acte, c'était devant le tribunal administratif de Paris.
08:22Et là, il y a eu une scène extraordinaire.
08:25J'étais au Cameroun au moment où ça s'est passé.
08:27Et Francis était là avec Maître Ludo.
08:30Et il va vous raconter comment ça s'est passé.
08:33Oui, je vais vous raconter ça.
08:37Enfin, tu n'étais pas là, mais tu étais dans mon cœur.
08:40Et puis partout où je suis, tu es.
08:42Et c'est pareil, voilà.
08:44Merci.
08:46On signe toujours, tu chantes le monde.
08:50Je reste dans la thématique de la soirée, vous voyez.
08:54Tu voulais dire un truc, toi ?
08:55Tu voulais témoigner de quelque chose ?
08:57Je voulais juste savoir s'il allait y avoir des conséquences.
09:00Alors oui, je voulais simplement vous dire, vous êtes en lien avec Dieu donné.
09:04Mais si jamais, par extraordinaire, il parvenait à certains d'entre vous une amende concernant le fait que vous soyez rentrés ici ce soir,
09:14c'est très important qu'on puisse en avoir une copie.
09:16Déjà parce qu'on vous soutiendra sur le plan juridique, mais ça sera la preuve absolue que ce soir,
09:23des personnes ont été menacées d'une amende s'ils veulent rentrer dans ce lieu, ce qui est parfaitement illégal.
09:27C'est totalement illégal.
09:28D'ailleurs, faire pression sur les citoyennes et les citoyens comme ça a été fait ce soir pour les empêcher de se rendre dans un lieu privé,
09:39c'est totalement illégal.
09:41De le faire quand on n'est pas policier, déjà c'est grave, mais quand on est gendarme surtout, c'est encore plus grave.
09:48Et je ne pense pas que ça pèse beaucoup à l'officier de gendarmerie qui est venu nous voir tout à l'heure,
09:53qui est un monsieur très bien.
09:54Et si ça a été de l'initiative de certains de ces hommes, je pense qu'ils vont passer un mauvais quart d'heure.
10:01Oui, reviens tout de suite.
10:04Et donc, je dois vous raconter ce qui s'est passé au tribunal administratif.
10:12Donc, vous savez que dans un premier temps, j'avais réservé le cirque d'hiver pour notre spectacle avec Dieu donné.
10:20Et donc, le contrat a été signé, l'intégralité de l'avance pour la réservation de la salle avait été versée.
10:30Et puis, j'ai reçu un coup de fil de mon ami, Boublion, pour me dire, Francis, notre famille a été menacée.
10:43Des associations qui m'ont présenté comme étant des associations issues de la communauté juive,
10:53ce que je ne crois pas personnellement, mais en tout cas, qui se sont signalés comme ça au téléphone.
10:57Tout le monde peut prendre n'importe quelle identité.
10:59Mais en tout cas, il y a des gens qui m'ont appelé et qui ont dit, si Dieu donné fait son spectacle,
11:06on vient d'imposer une bombe.
11:08Alors, moi, je lui ai dit, écoute, franchement, ce n'est pas sérieux, quoi.
11:12Je veux dire, le gars qui veut mettre une bombe, il ne t'appelle pas avant pour te dire qu'il va la mettre.
11:16Et vraiment, leur famille, ils ont flippé, ils ont flippé.
11:21Et il a commencé à me sortir le Bataclan, etc.
11:24Ils ont vraiment eu peur.
11:25On leur a fait peur.
11:26Et donc, ils ont renoncé et ils n'ont pas annulé le contrat.
11:31Ils m'ont dit, si tu veux, tu nous fais un procès.
11:34Mais nous, on veut appliquer le principe de précaution.
11:39Et ils ont été très corrects.
11:41Ils ont renvoyé l'avance qu'on avait versée intégralement.
11:45Et il y avait vraiment de leur part, au départ, il y avait vraiment une vraie envie de recevoir Dieu donné et moi.
11:51Et puis, après, il y a eu une vraie peur.
11:54Une peur parce que ces gens-là, les gens qui ont appelé, vraiment, ont chargé la mule, quoi.
12:00Et ils leur ont fait peur.
12:02Bon.
12:02Premier épisode.
12:05Derrière ça, j'appelle Daniel Colling, que je connais depuis 40 ans,
12:11que je considérais jusqu'alors comme une personne honnête, loyal et faisant partie, en tout cas, de mon cercle amical.
12:19Et je lui dis, Daniel, voilà, voilà ce qui m'arrive avec le cirque d'hiver.
12:26Est-ce que ça te dirait de recevoir, d'accueillir notre spectacle aux Zéniths ?
12:31Il a été très, très enthousiaste.
12:34Et il m'a dit ceci, en gros.
12:36Il m'a dit, écoute, Francis, moi, je suis un commerçant.
12:39Je n'ai pas le droit de ne pas vendre.
12:40Si vous amenez l'argent et si vous amenez les conditions nécessaires au respect de nos conditions générales,
12:50c'est volontiers que je t'accueillerai.
12:52J'ai pris contact avec ses collaborateurs.
12:55On a cherché une date.
12:56On a trouvé une date.
12:58On a versé le premier à compte, qui était de 17 000 euros.
13:02On a versé le deuxième à compte.
13:05Je l'ai versé avec des amis.
13:08On a pris en charge la deuxième partie de la compte parce que Dieu donné avait été pas mal arrêté.
13:18Il y avait pas mal de ses représentations qui n'avaient pas pu se dérouler.
13:21Donc, il avait un petit problème de trésor à ce moment-là.
13:23Donc, j'ai assuré le relais de la trésor.
13:26Et puis après, il avait rentré les sous qu'il fallait pour payer le troisième versement.
13:33Mais, patatras, la presse nous apprend que, sollicité par le CRIF, le ministre de l'Intérieur avait chargé le préfet de Paris
13:44d'interdire le spectacle de Dieu donné de Francis Lallane aux Zénithes.
13:51Comme on l'apprend et comme il y a un arrêté qui est en passe d'être produit par le préfet.
14:01Parce que ça aussi, on l'apprend par la presse, mais on n'a pas l'arrêté.
14:03Mais la presse l'a manifestement l'arrêté.
14:06Tout ce petit monde agit en réunion.
14:09Il n'y a pas ça, il n'y a pas de complot.
14:10Et donc, j'appelle Colling et je lui ai dit à Daniel, écoute, on va te faire un ordre de virement pour le troisième versement.
14:24On va te faire un ordre de virement au 14 septembre.
14:27C'est-à-dire que le 14 septembre, on joue et donc tu seras payé.
14:31Parce que l'ordre de virement bancaire, il est passé pour le 14 septembre.
14:35Donc, la seule manière d'annuler un ordre de virement bancaire, c'est qu'il y a une raison pour ça.
14:41Et donc, comme la salle nous a été retiré, bien évidemment, le troisième versement,
14:47la banque avait pour ordre de vire l'argent, bien sûr, dans le cadre de l'application du contrat,
14:54si notre co-contractant respectait ses engagements.
15:00Bref, il n'y avait aucun risque pour le Zénith de ne pas être payé.
15:05Il y avait un ordre de virement bancaire pour le 14.
15:08Et quand je parle de ça à Colling, il me dit, non, mais Francis, OK, on va s'arranger.
15:13Il me dit, de toute façon, t'inquiète, je suis en liaison permanente avec le préfet.
15:19Là, j'ai fait, ah, c'est bizarre.
15:22Mais enfin, bon, c'est vrai que comme c'est une salle qui a aussi, comment dire,
15:28dans laquelle l'État est impliqué sur le plan administratif,
15:32ça ne paraissait quand même pas totalement absurde.
15:35Bon, bref.
15:37Et donc, Colling me dit, il n'y a pas de problème.
15:39Et d'ailleurs, le matin même du jour où on a reçu la lettre du Zénith,
15:47les techniciens de Dieudonné étaient en communication avec les techniciens de la salle
15:52pour mettre en place la sono.
15:55Donc, jusqu'au 6 septembre, à l'heure où on reçoit l'arrêté, enfin,
16:01que tout le monde avait, sauf nous, du préfet de Paris,
16:06on était en communication permanente avec le Zénith
16:09pour la mise en place des conditions techniques nécessaires à la réalisation du spectacle.
16:15Donc, il n'y avait absolument aucun signe avant-coureur
16:18d'une lettre de rupture émanant du Zénith.
16:22On a reçu une lettre du Zénith
16:25le 6 septembre,
16:28à la même heure,
16:29à la même minute et à la même seconde
16:32que l'arrêté du préfet.
16:33Et donc, cette lettre nous dit, en gros,
16:38vous n'avez pas versé le troisième à compte,
16:42donc le contrat est résilié de plein droit.
16:45Donc, on ne vous rendra pas l'argent
16:46que vous avez versé.
16:49Non, mais c'est un braquage, hein.
16:51C'est du vol.
16:52Le but, c'est très clairement de taper au portefeuille de Dieudon.
16:56C'est le but, hein.
16:57Pas simplement de l'interdire, mais de taper à son portefeuille.
17:00C'est tenu en solidarité avec tous les artistes africains
17:12interdits aujourd'hui par l'État français,
17:14les artistes du Niger, du Mali et du Burkina.
17:18Donc, je me devrais de les soutenir.
17:24Moi, je n'ai pas la tenue, mais je les soutiens également.
17:26Et je soutiens également tout le peuple nigérien
17:28qui mène en ce moment un combat et une lutte
17:30de libération nationale, non pas contre la France
17:32ni contre les Françaises et les Français
17:34qui ne leur veulent pas de mal,
17:36mais contre l'État mafieux qui, à l'heure actuelle,
17:39prétend gouverner la France.
17:41En tout cas, c'est emparé de nos institutions
17:42aux dépens de l'intérêt des Françaises et des Français
17:45et qui osent aujourd'hui engager l'image de la France
17:48dans une agression inacceptable
17:53qu'ont à subir aujourd'hui les habitants du Niger.
17:58Et moi, je soutiens tous les habitants du Niger
18:01en tant que Français, citoyens français,
18:03attachés aux droits de l'homme
18:04et aux droits des peuples à disposer d'eux-mêmes.
18:06Et je les soutiens dans leur lutte de libération nationale.
18:09Et j'espère qu'ils se libéreront
18:10de cette mafia qui, jusqu'ici,
18:14les a grugés de leurs biens,
18:16de leurs matières premières
18:17et de leur vie sociale.
18:19Voilà.
18:22Ah oui, alors je termine.
18:24Tu en étais où ?
18:25J'étais encore à l'introduction.
18:27J'attendais que tu arrives avec ton costume traditionnel.
18:31Et donc, on est le 6 septembre
18:32et on reçoit, en même temps que l'arrêté du préfet,
18:36on reçoit la lettre de rupture du Zénith.
18:39Alors, cette lettre n'a aucune valeur.
18:43C'est-à-dire qu'il y a un accord entre deux commerçants.
18:47Si cet accord doit être mis en cause,
18:49c'est devant la juridiction consulaire
18:53que ça doit se passer.
18:54On va au tribunal de commerce.
18:56Et d'ailleurs, si on veut résumé un contrat,
18:58si on estime que le co-contractant
18:59n'a pas respecté ses engagements,
19:01il y a un protocole qui est prévu.
19:03Il faut faire une première mise en demeure,
19:05une deuxième mise en demeure, etc.
19:07C'est pas un jour parce que
19:09quelqu'un dit « Ah ben finalement,
19:10j'ai décidé de ne pas respecter le contrat,
19:12que le contrat est résilié ».
19:13Ça, ça n'existe pas devant la loi française.
19:16C'est-à-dire, vous allez avec ça
19:17au tribunal de commerce,
19:19le juge va exploser de rire.
19:22Donc, le contrat n'est pas résilié,
19:24il n'est pas du tout résilié.
19:25Il y a une personne qui est dans la personne du Zénith
19:29qui décide qu'elle ne va pas respecter le contrat.
19:33Voilà.
19:34Et en ce qui nous concerne,
19:35on a respecté toutes les clauses du contrat,
19:37même des clauses qui étaient inacceptables.
19:39On les a acceptées et on les a respectées.
19:41Et on a quand même déclenché un référé liberté
19:44au tribunal administratif
19:46pour justement pouvoir jouer.
19:48Donc, si on fait ça,
19:49ce n'est pas pour ne pas se présenter
19:51et ne pas jouer.
19:53Et si on va jouer au Zénith,
19:55bien sûr, ça veut dire qu'on va payer.
19:57Voilà.
19:58Donc, il n'y avait de la part du Zénith
20:00aucune raison matérielle
20:02de refuser de prendre un chèque
20:04de 17 000 euros supplémentaires.
20:07Devant la loi, ça n'est pas tenable.
20:09D'accord ?
20:09Ça n'est pas tenable et pas soutenable.
20:12Donc, nous avons engagé une procédure
20:14au tribunal de commerce
20:15et ça, je vous en reparlerai tout à l'heure.
20:16Qu'est-ce qui se passe au tribunal administratif ?
20:18Alors là, c'est extraordinaire.
20:20Au tribunal administratif,
20:22on a un gars
20:23qui vient plaider,
20:25le préfet ne se déplace pas,
20:28et donc il vient nous expliquer
20:30qu'il faut arrêter le spectacle
20:33de Francis Lalanne et de Dieudonné
20:36au motif qu'il y aurait un risque
20:38de trouble à l'ordre public.
20:42Il manque de bol.
20:44Il manque de bol.
20:44Il y a une jurisprudence
20:46de cour de cassation
20:47qui porte le nom de Dieudonné,
20:49Valam, Valam.
20:51Et c'est la fameuse jurisprudence
20:53Dieudonné
20:53qui dit qu'en aucun cas
20:55on peut estimer
20:57un trouble à l'ordre public
20:58a priori.
20:59Et on ne peut le faire
21:00que a posteriori.
21:02Sinon, vous imaginez où ça va.
21:03Je veux dire,
21:03il n'y a plus de remise de peine.
21:05Un gars qui sort de prison,
21:06on peut le remettre
21:07au cas où il recommettrait
21:08le même crime.
21:08Enfin, ça n'a aucun sens.
21:11Donc, cette jurisprudence
21:12déjà annule le premier argument
21:14du préfet.
21:16Après, il nous dit
21:16que c'est la coupe du monde.
21:19Donc, je veux dire,
21:20à ce moment-là,
21:20il faut arrêter
21:21tous les spectacles.
21:22Pourquoi le nôtre ?
21:23Et maintenant,
21:23si on lui dit,
21:23si c'est ça,
21:24donnez-nous une autre date.
21:26Donc, déjà,
21:26son deuxième argument,
21:27il tombe à l'eau.
21:29Et ensuite,
21:29il nous dit
21:30que
21:31il faut rester
21:33dans le cadre
21:34de l'arrêté préfectoral.
21:35et il nous dit
21:37que c'est antisémite.
21:40Manque de bol
21:40pour le petit substitut
21:42du préfet.
21:44Manque de bol.
21:45Entre-temps,
21:45il y a eu deux échanges
21:46avec le préfet
21:47où on a fait
21:48ce qui ne se faisait plus
21:49en France
21:51depuis la fin de la guerre
21:52puisque la dernière fois
21:53où ça s'est fait en France,
21:54c'était sous Vichy
21:54et où on allait,
21:56quand on voulait jouer
21:56un spectacle,
21:57on allait à la commande
21:58en tour
21:59avec le livret
22:00du spectacle
22:01et on corrigeait
22:03le livret
22:03et la commande en tour
22:05vous disait
22:05oui ou non.
22:06Vous jouez ou pas
22:06et vous enlevez ceci ou cela.
22:08La dernière fois
22:08que ce qui nous est arrivé
22:10à nous,
22:11c'est produit,
22:11c'était pendant la guerre,
22:12c'était à la commande en tour.
22:13On est allé à la commande
22:14en tour de Paris,
22:16on est allé voir le préfet,
22:18on lui a donné
22:19le script,
22:20on lui a dit
22:21voilà,
22:21qu'est-ce que vous en pensez ?
22:22Il nous a dit
22:22ben voilà,
22:23ça c'est pas bien,
22:24ça c'est pas bien,
22:25ça c'est pas bien,
22:25j'ai dit très bien,
22:26ok.
22:27Nous on veut l'apaisement,
22:28on veut jouer,
22:29on veut que des choses s'apaisent,
22:29vous voulez,
22:30vous trouvez que ça c'est pas bien,
22:31on l'enlève,
22:32on l'enlève du script.
22:34On l'a enlevé une première fois.
22:36Une deuxième fois,
22:37on reçoit une lettre du préfet
22:38qui nous dit
22:38je veux être bien sûr
22:39que le copyright a été déposé.
22:41Donc il avait été déposé
22:42une première fois
22:43sans qu'on enleva
22:45les passages
22:46qui gênaient le préfet.
22:48On l'a déposé
22:49une deuxième fois
22:50en enlevant les passages
22:51qui gênaient le préfet.
22:52Donc,
22:53l'objection
22:54consistant à dire
22:55que le script
22:56était anticipé
22:57ne tenait plus debout.
23:00Hein ?
23:00D'autant plus
23:01que le seul personnage
23:02du spectacle
23:06qui,
23:08donc,
23:09était un juif
23:10qui s'appelait Eran,
23:12tout le sketch d'Eran
23:13avait été
23:14enlevé du spectacle.
23:16Donc il n'y avait plus
23:16personne
23:18dans le spectacle
23:18de proche
23:20ou de loin
23:20qui puisse être assimilé
23:22à la communauté juive.
23:23Donc il n'y avait plus
23:24de possibilité
23:25de dire
23:28que ce spectacle
23:28était antisémite.
23:29Donc les trois arguments
23:30de l'arrêté du préfet
23:31ne tenaient plus.
23:33Et c'est d'ailleurs
23:33à ce moment-là
23:34qu'on a vu
23:35le substitut
23:36dire
23:36au juge
23:37qui était là
23:38« Oh ben,
23:38finalement,
23:39je propose
23:40une substitution
23:41de motif. »
23:44Vous imaginez ce qu'elle dit ?
23:45C'est-à-dire qu'on a plaidé
23:46pendant deux heures.
23:48Mon avocat a plaidé,
23:49il a plaidé,
23:49j'ai plaidé.
23:49et il nous dit
23:51finalement,
23:51oui,
23:51comme mes arguments
23:52ne sont pas bons
23:53et qu'on ne peut pas
23:55les retenir,
23:55on va en prendre un autre.
23:57Et il nous dit
23:57« Je propose
23:58qu'on arrête
23:58ce spectacle
23:59pour transphobie. »
24:04Non, non,
24:04mais je n'invente rien.
24:06Là,
24:07le juge
24:07commence à lui dire
24:08« Écoutez,
24:09franchement,
24:09là,
24:10je suis désolé
24:10parce que la juge,
24:12elle était en mission
24:13à la pauvre,
24:14je n'aurais pas voulu
24:15être à sa place.
24:16Elle avait vraiment
24:16pour mission
24:17de ne pas suspendre
24:18l'arrêt du préfet
24:19mais elle n'avait aucun
24:20moyen de le faire,
24:20aucun moyen juridique
24:21de le faire. »
24:22Elle se retourne vers le gars
24:23et lui dit
24:23« Écoutez,
24:24vous n'avez pas autre chose
24:25parce que là,
24:26il n'y a plus d'antisémitisme.
24:27Je ne peux pas,
24:28je suis obligé
24:29de tenir compte
24:29de la jurisprudence
24:30sur le trouble
24:34à l'ordre public
24:35qui ne peut pas exister
24:36a priori.
24:37Là,
24:38en plus,
24:38on a eu
24:38non seulement
24:39le préfet
24:40à valider
24:40le copyright
24:42mais en plus,
24:42il y a un huissier
24:43qui a été nommé
24:44pour assister
24:45au spectacle
24:46et relevé
24:47tout ce qui serait
24:47un manquement
24:48à l'accord pris
24:49avec le préfet.
24:49Donc,
24:50elle se retournait
24:52et c'est là,
24:54mais incroyable,
24:56c'est là
24:56que le substitut dit
24:57« Mais de toute façon,
24:59Madame le juge,
25:00je vous mets à l'aise,
25:01vous êtes le juge
25:02de l'urgence,
25:03donc vous devez
25:04rejeter cette requête.
25:05Pourquoi ? »
25:06dit la juge.
25:06« Parce que
25:07le spectacle
25:08est résilié.
25:10Il n'y a plus
25:11de spectacle.
25:12Si Francis Lalanne
25:13et Dieu Donné
25:14se rendent
25:18au Zénith
25:19ce soir-là,
25:20il y aura
25:21porte-close,
25:22le Zénith
25:22n'ouvrira pas
25:23car le contrat
25:26a été résilié
25:26de plein droit. »
25:28Et la juge,
25:28elle dit
25:28« Ah bon,
25:29très bien,
25:30écoutez,
25:31je prends note,
25:32effectivement,
25:32s'il n'y a plus
25:33d'urgence,
25:33et là,
25:33j'arrête. »
25:34Et Maître Ludo
25:35dit à la juge,
25:39« Madame,
25:40excusez-moi,
25:41on est au tribunal
25:41administratif,
25:42vous n'êtes pas
25:43compétente pour
25:43statuer sur la
25:44régularité de la
25:45résiliation d'un
25:45contrat. »
25:46Je veux dire,
25:46ce contrat,
25:47il n'y a aucun
25:47jugement,
25:48il n'y a aucun
25:49acte opposable
25:50devant la loi
25:51qui vous permet
25:52d'affirmer
25:53que ce contrat
25:54a été résilié.
25:55Et là,
25:55la juge dit
25:56« Le préfet me dit
25:57qu'il a été résilié,
25:59M. Lalanne,
26:00le préfet m'a dit
26:01qu'il a été résilié. »
26:01Je lui dis
26:02« Mais moi,
26:02je vous dis
26:02qu'il n'est pas
26:03résilié. »
26:04Ce contrat n'est pas
26:05résilié,
26:06donc vous êtes fondé
26:08à vous prononcer
26:09sur l'urgence.
26:10Vous êtes le juge
26:10de l'urgence,
26:11il y a un spectacle
26:12dans trois jours
26:12et vous devez vous
26:13prononcer pour
26:15la suspension
26:17de l'arrêté du préfet
26:18puisqu'il n'y a rien
26:18dans l'arrêté du préfet
26:19qui justifie
26:20qu'on arrête
26:21le spectacle.
26:22Elle était vraiment
26:22très très mal
26:23cette juge.
26:24Elle m'a touché
26:26parce qu'elle était
26:27dans une impasse
26:28et c'est là
26:29que finalement
26:30les débats
26:31ont été clos.
26:33Moi,
26:33j'ai bien dit
26:33que le contrat
26:34n'était pas résilié,
26:35l'avocat a bien dit
26:36que le contrat
26:36n'était pas résilié,
26:38le juge a bien entendu
26:39que le contrat
26:39n'était pas résilié,
26:40il savait qu'il n'y avait
26:41aucun élément de droit
26:42qui permettait
26:43d'attester de la résiliation
26:44de ce contrat
26:45et il a quand même
26:47jugé
26:48que,
26:50étant donné
26:50que
26:51le contrat
26:53était résilié,
26:55l'urgence
26:56n'entrait plus
26:58en ligne de compte
26:58et étant le juge
26:59de l'urgence
27:00devait rejeter
27:01la requête
27:02de M. Lalanne
27:03et de M. Mbalambal.
27:05Et ça,
27:06c'est extrêmement grave.
27:07Pourquoi ?
27:07Parce que ça veut dire
27:08deux choses.
27:11Soit le juge
27:12administratif
27:13décide
27:14de s'auto-proclamer
27:15juge du tribunal
27:17de commerce
27:17ce qui est
27:18une.
27:21Si vous dites ça
27:23à des juges,
27:23à des avocats,
27:24ils éclatent de rire.
27:25C'est une chose
27:26absolument impossible
27:27du point de vue
27:28du droit français
27:29et de la loi française.
27:32Soit le juge
27:33tout d'un coup
27:33peut-être,
27:34je ne sais pas,
27:36a été frappé
27:36par la 5G,
27:37je ne sais pas,
27:38et tout d'un coup
27:38il décide,
27:40voilà,
27:40je ne sais pas,
27:41j'aurais voulu être
27:42un artiste,
27:43j'aurais voulu être
27:44au tribunal de commerce.
27:46Elle décide
27:47qu'elle est un juge
27:48du tribunal de commerce
27:49et contre le droit
27:51puisqu'elle est juge
27:52du tribunal administratif,
27:53elle atteste
27:55du bien fondé
27:56de la résiliation
27:56d'un contrat
27:57alors qu'elle n'est pas
27:58fondée à le faire
27:59et n'a pas autorité
28:01pour le faire
28:01ni compétence pour le faire.
28:03Soit c'est encore
28:03beaucoup plus grave.
28:05Soit le préfet
28:06a commis un délit
28:07et ça c'est un délit.
28:11Ça s'appelle
28:12une escroquerie
28:13au jugement.
28:14C'est-à-dire
28:16que le préfet
28:17a dit au juge
28:18le contrat
28:20est résilié,
28:22il a engagé
28:23sa parole,
28:23il a engagé
28:24sa fonction
28:25sur cette affirmation,
28:27donc il a fait
28:28ce qu'on appelle
28:29du trafic
28:30d'influence
28:31pour influencer
28:32le juge,
28:33pour faire croire
28:34au juge
28:35ou pour faire
28:36admettre
28:36ce qui est encore
28:37pire au juge
28:38que le contrat
28:39était bien résilié
28:41et à ce moment-là
28:42il a escroqué
28:44le juge.
28:45Il a fait une escroquerie
28:46au jugement
28:46pour faire arrêter
28:47le spectacle.
28:49Voilà ce qui s'est passé.
28:50Et donc,
28:51là où c'est
28:52diabolique,
28:53cette machination
28:54est diabolique,
28:55c'est que
28:56nous on a
28:57très rapidement
28:58on a dit
28:58on va saisir
28:59le tribunal de commerce
29:01en référé
29:01d'heure à heure
29:02vite, vite, vite
29:03pour faire constater
29:04que le contrat
29:04n'est pas résilié
29:05et revenir devant
29:06le tribunal administratif
29:08en disant
29:08vous voyez,
29:08vous l'avez bien dit,
29:09le juge du tribunal
29:10du commerce
29:11c'est-à-dire le juge
29:11compétent à statuer
29:13il n'y a pas résiliation
29:14du contrat.
29:15On n'a même pas eu
29:16le temps de rédiger
29:17l'assignation
29:17que l'ordonnance
29:19d'appel
29:19était déjà rendue.
29:21L'ordonnance d'appel
29:22je vous le dis
29:22elle a été écrite
29:23en même temps
29:24que le jugement
29:24en première instance.
29:26Et donc on n'a même
29:26pas eu le temps
29:27d'aller devant
29:28le tribunal de commerce
29:29en référé d'heure à heure.
29:31Donc on a été obligé
29:32d'assigner sur le fond
29:33un jour fixe
29:33et on va gagner.
29:34Et d'ailleurs
29:34moi j'aimerais beaucoup
29:36que tous ceux
29:39qui se joignent à nous
29:40dans la procédure
29:41ça c'est une des propositions
29:42que je voulais faire.
29:43Le gilet de Diodo
29:44ça peut être
29:44le gilet de Diodo ?
29:45Voilà.
29:46Oui pas de problème.
29:47Pas de problème.
29:49Et donc voilà
29:49voilà ce qui se passe.
29:51Voilà ce qui s'est passé.
29:53C'est-à-dire que
29:53jusqu'au bout
29:54on a eu en face de nous
29:55des gens
29:56qui ont joué
29:56avec la loi
29:59qui ont joué
30:00avec nos institutions
30:01et qui ont mis en place
30:03une machination
30:03dans le seul but
30:04d'arrêter ce spectacle.
30:06Parce que bien évidemment
30:07on va gagner
30:07au tribunal de commerce.
30:08parce que ce contrat
30:09n'a jamais été résilié.
30:10On va obtenir
30:12que les sommes
30:13qui ont été versées
30:14soient remboursées
30:15y compris des dommages
30:16et intérêts.
30:17Bien évidemment
30:18voilà.
30:20Mais le problème
30:21le vrai problème
30:22de tout ça
30:22c'est un problème
30:23de fond
30:24et c'est pour ça
30:24que je suis en train
30:25de chercher
30:25une autre salle
30:26pour qu'on se produise
30:27avec Diodonné.
30:29C'est que du coup
30:30le débat de fond
30:32n'a pas pu avoir lieu.
30:34Parce que qu'a dit
30:34l'ordonnance d'appel ?
30:36Elle a dit
30:36dans la mesure
30:37où le juge
30:38du tribunal administratif
30:40ne s'est pas déclaré
30:41compétent
30:42eu égard
30:43à la résiliation
30:44et au fait
30:45que donc
30:45il n'y avait plus urgence
30:46et bien
30:47l'appel
30:48est allé dans ce sens.
30:50Il y a résiliation
30:51il n'y a plus urgence
30:52donc le juge
30:54du tribunal de commerce
30:54rejette la requête
30:56nous confirmons.
30:57Et nous
30:58tout ça
30:58c'est fait
30:59dans un temps record.
31:00On n'a même pas eu
31:01on n'a même pas eu
31:02la possibilité
31:02d'aller de raeur
31:03devant le tribunal de commerce.
31:05C'est pour vous dire
31:06à quel point
31:06tout ça a été combiné
31:08prévu d'avance
31:08et où la trahison
31:10hélas de Colling
31:10a été rédhibitoire
31:12puisque c'est à cause de lui
31:13tout ça.
31:15S'il n'y avait pas eu
31:15enfin à cause de lui
31:16le pauvre
31:17le pauvre
31:18il a obéi
31:19comme les autres
31:19il a fait
31:20où on lui a dit de faire
31:21c'est pas ce qu'on lui a dit
31:22est-ce qu'on l'a corrompu
31:23est-ce qu'on l'a acheté
31:24est-ce qu'on lui a fait peur
31:25mais bon
31:26c'était pas du tout
31:26le même gars
31:31il nous a menti
31:34il a fait semblant
31:35il m'a dit
31:36oui oui
31:36il n'y a pas de problème
31:37tu piras le 14
31:38les techniciens
31:40discutaient avec nos techniciens
31:41mais il a joué
31:43un jeu
31:45qui n'est pas très joli joli
31:46et ce qu'il a fait
31:47c'est pas bien
31:47mais on ne sait pas
31:49ce que ce type a subi
31:50comme pression
31:50on ne le sait pas
31:51ok
31:51mais en tout cas
31:52le débat
31:54sur les motifs
31:55invoqués par le préfet
31:57pour arrêter
31:58le spectacle
32:00de Dieudonné
32:01de Francis Lalanne
32:02n'a jamais eu lieu
32:02il n'a pas pu avoir lieu
32:04il n'a pas pu être pris en compte
32:05à cause de cette fausse
32:07résiliation de contrat
32:08et quand la presse vous dit
32:09quand la presse vous dit
32:11que le conseil d'état
32:13a validé l'interdiction du préfet
32:16c'est faux
32:17c'est faux
32:18c'est une fausse information
32:20le conseil d'état
32:21a enterriné la décision
32:23du juge
32:24du tribunal administratif
32:27qui ne s'est pas déclaré compétent
32:28du fait que
32:30le principe de l'urgence
32:31n'entrait plus en vigueur
32:32voilà
32:33ça c'est la réalité
32:34jamais le conseil d'état
32:36pour l'instant
32:36n'a validé
32:38les motifs
32:38invoqués par le préfet
32:40pour arrêter
32:41le spectacle
32:42de Francis Lalanne
32:43et de Dieudonné
32:43voilà
32:44ça il faut que vous le sachiez
32:45et il faut que vous le disiez
32:46parce que ça
32:47c'est une fausse information
32:48c'est pas important
32:51d'avoir cette précision juridique
32:55en gros
32:56Francis est complètement scandalisé
32:59par la situation
32:59moi j'ai un peu l'habitude
33:00et donc
33:05c'est malheureux
33:06mon avocat
33:07qui me suit
33:08depuis une vingtaine d'années
33:10maître Verdier
33:11me disait
33:12bon là maintenant
33:13c'est terminé
33:14mon travail est terminé
33:16c'est-à-dire que c'est n'importe quoi
33:17c'est-à-dire
33:18Dieudon
33:19je lui demande
33:21je lui dis
33:21qu'est-ce qu'ils veulent exactement
33:23que je reparte
33:24que je m'en aille au Cameroun
33:25ils peuvent pas te le dire
33:27mais c'est ce qu'ils veulent
33:28faut que tu dégages
33:30et donc
33:31je serais bienvenu
33:33d'ailleurs il y a un Camerounais
33:34qui est là je crois
33:35mon ami Jacques Greig
33:37un chanteur
33:38qui
33:38vous voyez
33:39il y a quand même des gens
33:40plus courageux
33:40de chez les artistes
33:41qui sont là
33:43un chanteur lyrique
33:44parmi
33:45Jacques Greig
33:46merci à toi
33:50et puis
33:51bon là
33:53on va continuer
33:54parce qu'on est quand même
33:54des artistes
33:55et que
33:56ce débat
33:57nous dépasse
33:58je vous ai expliqué
33:59que vous étiez
33:59aujourd'hui
34:00par votre présence
34:01acteur
34:02du spectacle
34:04La Cage aux Filles
34:05je vous le dis officiellement
34:05vous êtes acteur
34:07dans ce spectacle
34:07vous faites partie
34:09du spectacle
34:09vous êtes là
34:10il y a la police
34:11qui est autour
34:12qui vous a dit
34:12de ne pas venir
34:13vous êtes là
34:14vous êtes acteur
34:15de ce spectacle
34:15et ce spectacle
34:16il est dans
34:17il est aussi
34:19mené par deux artistes
34:20donc je vais peut-être
34:21laisser
34:21c'est le moment
34:22de laisser aussi
34:23s'exprimer un petit peu
34:24cette fibre
34:25cette émotion
34:26ce sentiment
34:27cette artistique
34:29et puis
34:30Francis comme il était prévu
34:32va vous faire peut-être
34:34quelques chansons
34:34qu'est-ce que t'en penses
34:35moi je suis ici
34:37pour
34:37me produire
34:40dans le cadre
34:40de mon spectacle
34:41Francis Ladane
34:42chante l'amour
34:42mais j'ai apporté
34:43quelques précisions
34:44à ton public
34:45qui n'est pas son public
34:46à des amis
34:48qui sont venus te voir
34:48ce soir dans ta propriété privée
34:50oui parce que c'est vrai
34:51que
34:51c'est vrai
34:52c'est vrai que
34:54Francis
34:54Francis était dans le sud
34:56il était en tournée
34:57et puis bon
34:57quand on a annulé tout ça
34:59on s'est dit
35:00il faut quand même
35:00qu'on fasse quelque chose
35:02et donc
35:03je lui ai dit
35:04est-ce que tu peux venir
35:05ce soir
35:07donc il a dit évidemment
35:08et donc il va vous faire
35:10ce que tu fais en tournée
35:12tu chantes l'amour
35:14je crois
35:14ça fait 45 ans
35:17mais
35:17peut-être que maintenant
35:19j'ai plus le droit
35:19je ne sais pas
35:20est-ce que tu vas nous chanter
35:22l'amour
35:23Francis
35:23oui je vais vous chanter
35:25l'amour
35:26je pourrais me tenter
35:31à l'expérience
35:32on a chanté
35:32oh oui
35:34j'étais toujours
35:36née
35:37petit poney
35:39tu es tout grillé
35:43ça je vous en parle
35:44un petit poney
35:44petit poney
35:46tu gambades
35:48dans les chansons
35:49tes soucis
35:49de dessin
35:50tu es tout grillé
35:52tout petit
35:53petit poney
35:54petit poney
35:55vous avez pas honte
35:57en plus il avait fait
36:01ce sketch
36:02pour se foutre
36:02de la gueule
36:02des gens comme moi
36:03en plus
36:03t'imagines
36:04en fait c'était en 2006
36:06et effectivement
36:08dans le sketch
36:09on s'étonna
36:10il y a une personne
36:11qui était morte
36:11et la personne
36:12je ne voyais pas
36:12mon personnage
36:13je ne voyais pas
36:14c'est qui
36:14c'est une grande star
36:16des années 80
36:17oh
36:18qui s'y chantait
36:19et là on balançait
36:20petit poney
36:21mais ça a marché
36:23cette merde
36:2415 milliards de personnes
36:281 milliard et demi
36:29de personnes
36:29sur t-pop
36:301 milliard et demi
36:31de personnes
36:31il va rester de moi
36:33petit poney
36:34c'est une auto-punnel
36:37que je suis appelée
36:38bon Francis
36:42je te laisse
36:42avec ton petit poney
36:43tu te rends compte
36:44à la déchéance
36:44il va rester de toi
36:46petit poney
36:46et tu travailles
36:47avec Francis Lallon
36:48qu'est-ce que tu vas
36:50nous chanter
36:51tu vas voir
36:52mais simplement
36:53je voudrais dire quelque chose
36:54je voudrais que tu restes là aussi
36:54pendant que je vais dire ça
36:55parce que franchement
36:56tout à l'heure
36:56on était dans les coulisses
36:58avec Dieu donné
36:59on vous regardait rentrer
37:01et on s'est dit
37:03waouh
37:04c'est
37:05c'est magnifique
37:07parce que
37:07je veux dire
37:08parce que c'est un permis
37:09vous êtes là
37:10vous êtes là
37:11déjà c'est loin
37:12c'est introuvable
37:13il faut vraiment avoir
37:14envie de venir ici
37:16déjà
37:16et en plus
37:17il y a des
37:18des gendarmes
37:19qui vous empêchent
37:20de venir
37:21qui vous menacent
37:22d'amende
37:23et vous
37:23vous êtes là
37:23franchement
37:24c'est plus qu'un bonheur
37:26pour moi
37:27de chanter
37:27pour vous ce soir
37:28c'est vraiment un honneur
37:29d'être chanté devant
37:30de telle personne
37:31voilà
37:32vive la résistance
37:33et puis peut-être après
37:37si Francis accède
37:38je ferai quelques petites blagues
37:40quand même
37:40merci
37:45bon
37:52je pense que le moment
37:55est venu
37:55taper mon copain
37:58pour vous raconter
38:00quelques blagues
38:00parce qu'il m'en a sorti
38:02quelques-unes dans la voiture
38:03et je me suis dit
38:03tu vois
38:03comme je vais faire un concert
38:06chez toi
38:06ça serait rigolo
38:07dans le cadre
38:08de mon concert
38:09sur l'amour
38:09que tu viens de raconter
38:12deux trois blagues
38:12il m'a dit
38:14Francis
38:14c'est toi le patron
38:16c'est ton concert
38:18si tu veux
38:18je me suis dit
38:23ça peut pas
38:23faire de mal
38:24un thème sur l'amour
38:25que de raconter
38:26deux trois blagues
38:27je pense en fait
38:30peut-être que
38:31je sais pas
38:31peut-être que
38:32enfin la loi
38:33en tout cas
38:36cette chanson là
38:37qui vient
38:37avant que
38:38Dieu nous rejoigne
38:39j'aimerais que
38:42qu'on la chante
38:44tous ensemble
38:44et j'aimerais
38:46que pour ça
38:47on fasse un truc
38:48c'est très très important
38:49très très important
38:50parce que
38:51vous voyez
38:51comme ce soir
38:53je suis censé
38:53faire un concert
38:54sur l'amour
38:55et la fraternité
38:56entre les êtres humains
38:57qu'on puisse montrer
38:59par l'image
38:59que cette fraternité
39:01finalement a découlé
39:02directement
39:03de mon récit
39:04comme
39:06la rivière
39:08ou le de sa source
39:09donc moi je pense
39:13que c'est le moment
39:13de prendre la main
39:15de la personne
39:15qui est à côté de vous
39:16voilà
39:17en même temps
39:18c'est bien
39:18et puis de la lever
39:20comme ça
39:20et puis de la balancer
39:21comme ça dans le ciel
39:22vous voyez ce que je veux dire
39:23voilà
39:24ceux qui ne le font pas
39:25vont recevoir une amende
39:26je me suis arrangé
39:30avec le gendarme
39:31donc vous avez intérêt
39:32à le faire
39:33je vous dis franchement
39:34vous avez intérêt à le faire
39:34et voilà
39:36et peut-être même
39:37vous mettre debout
39:37comme ça on vous verra mieux
39:39dans les images
39:40allez tout le monde
39:43promets-moi
39:45si tu me survis
39:48et bien
39:49d'être plus fort
39:51que jamais
39:52je serai toujours
39:55dans ta vie
39:57et moi
39:59je te promets
40:01et si la mort
40:03ne soit grave
40:05sur son grand
40:07ordinateur
40:09je te perds
40:11je te perds
40:12en plein d'âme
40:13que je te perds
40:15dans ta voix
40:17en sa voix
40:20comme tu t'aimes
40:22et lui me débit d'oie
40:55Musique de générique
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