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Personnes
Transcription
00:00:00Ça passe où ça casse.
00:00:02Moi, ça cassait systématiquement, mais je veux dire,
00:00:05je ne suis pas le seul à me mettre en risque.
00:00:07Il y a Pierre Palmade.
00:00:16Ah, il a tenté de se renouveler.
00:00:19Il est allé chercher une inspiration dans des zones encore inconnues.
00:00:23Ah, il a chargé la mule. Il a tout mis.
00:00:26Corte-tel du diable.
00:00:27Il a d'alcool, drogue, chame, sec.
00:00:33Oh, qui m'a !
00:00:35Il s'est éclaté.
00:00:36C'est éclaté.
00:00:43Il a réduit de toute part.
00:00:44Il a explosé en voie.
00:00:47L'objectif, c'était de chercher l'inspiration, faire rire.
00:00:50Il ne fait plus rien de personne.
00:00:51Il a des gens envie de le tuer.
00:00:54Mais lui, il n'a pas de bracelet électronique.
00:00:55C'est ça, la différence.
00:00:57Beaucoup de gens me disent, tiens, c'est bizarre, t'as le bracelet.
00:00:59Et Pierre Palmade, t'as le...
00:01:01Tu sais.
00:01:03Ce n'est pas les mêmes dossiers.
00:01:05Ce n'est pas...
00:01:06Ah, moi, je n'ai tué personne.
00:01:08T'as le bracelet.
00:01:12Il ne faut pas s'énerver.
00:01:14Moi, j'ai fait grincer les dents, c'est vrai.
00:01:20J'en ai pété de l'émail dentaire, crois-moi bien.
00:01:23Mais là, je me suis calmeur.
00:01:26Il y a une époque, j'aurais fait des sketchs que je ne pourrais plus faire.
00:01:29Mais l'époque est tellement propice.
00:01:31Quand j'écrivais le sketch sous bracelet, c'était l'époque de Naël, les émeutes et tout ça.
00:01:37Je m'étais dit, il faudrait que je fasse un sketch là-dessus, toi.
00:01:40Je m'imaginais être dans cette bagnole, les trois gosses qui font les cons, toi.
00:01:45Mais je ne le ferais pas, parce que là, il y a un arrêté.
00:01:49D'accord, chut, calme-toi, je vais faire un extrait.
00:01:55Alors, le personnage central s'appelle Jean-Ouad.
00:01:58Est-ce que je change ?
00:01:59Non, non, mais toute ressemblance avec la réalité serait fortuite.
00:02:05Jean-Ouad est dans une voiture, avec ses copains Djibril et Moustapha.
00:02:16Il a changé tous les noms.
00:02:17Donc là, on ne peut pas reconnaître.
00:02:21Donc ils sont dans une Mercedes AMG louée en Lituanie.
00:02:25Oui, il est où d'abord, en Pologne, parce que là, ils sont moins regardants.
00:02:28Parce qu'ils ont quand même 13, 14 et 12 ans, les gens.
00:02:35C'est vrai que chez Herx, Orly, c'est plus compliqué.
00:02:44On est tous à l'île.
00:02:45T'as quel âge, toi ? J'ai 30 ans, moi, c'est bon.
00:02:47Donc, Gerouane est au volant.
00:02:56Putain, la seclaude, putain.
00:02:59T'as vu, Jean ?
00:03:00L'odeur de cette bonne aussi, si incroyable.
00:03:04Mon père, en passant toute sa vie, il ne peut même pas se lâcher et regarde ça.
00:03:07Tire-toi, elle t'a d'ancien en tué.
00:03:09Espèce de crevard.
00:03:17Quoi, ralenti, je ne peux pas.
00:03:19Je sais, on est à 140, mais je vais dire, 50, tu ne peux pas, tu cales avec ces bagages.
00:03:27Merde, les keufs, tais-toi.
00:03:30Arrête, flippe pas.
00:03:31Mais non, ils ne vont pas te shooter, tu brille.
00:03:33Ce n'est pas parce que tes keufs-là, on n'est pas en Stets.
00:03:37Si tu es des enculés, avec leur petit béretin de pédé.
00:03:42Alors, je n'ai rien à voir, évidemment, avec la trompeau, sur celui-là.
00:03:48La profondeur, je ne peux pas avoir la chaussée.
00:03:54C'est vrai qu'il y a des enculés aussi dans la police, mais un peu plus que les autres.
00:04:00Mais il y a aussi des gens, voilà.
00:04:03Ah, il y a d'un béretin.
00:04:04Donc, euh...
00:04:05Laisse-moi faire du...
00:04:13Mais non, laisse-moi.
00:04:15Bonjour, je suis l'agent, ça va ou pas, toi ?
00:04:16Elle est belle, ta moto, disons.
00:04:21C'est une moto-bécane, c'est quoi ?
00:04:23C'est une barque français.
00:04:24Une BM, toi ?
00:04:25Vous entendez ça, Charlo-Henri ?
00:04:30Mais arrête, simule, dis.
00:04:33Pourquoi tu me braques, espèce de fils de pute ?
00:04:40Non, non, qui te dit que je ne suis pas de la maison ?
00:04:46Bien sûr, je suis de la maison.
00:04:48On est en filature, en filoche, là.
00:04:50Le gangou devant, là.
00:04:54Non, c'est pas un pain, ton Super Mario, c'est un...
00:04:57C'est comme, c'est un dealer de cocaïne.
00:05:00Non, je ne me fous pas de ta gueule.
00:05:02T'es fou, quoi, toi.
00:05:04Coupe, quoi, le moteur.
00:05:06Non, je ne peux pas.
00:05:07C'est des gros cylindrées, hein.
00:05:08C'est pas des voitures électriques, je veux dire.
00:05:12Tu veux rien que redémarrer, je grille ton salaire de garde champette.
00:05:16T'es fou, quoi.
00:05:22Quel âge on a ?
00:05:23On est à la retraite, tous les fois.
00:05:28Retraité, voilà, c'est la profession.
00:05:2967, 68, 68.
00:05:34C'est-à-dire qu'on est de banlieue, tu sais, il faut multiplier par 7.
00:05:38Comme les clébards.
00:05:39Franchement, c'est...
00:05:41On est du siens de la casse, hein.
00:05:43Je veux le croire, de toute façon.
00:05:46Quoi ?
00:05:47Non, je coupe mes papiers.
00:05:50T'es fou, quoi.
00:05:52Que je te donne mes papiers.
00:05:54Il n'y a jamais de la vie.
00:05:56Tu vis dans quel monde, toi ?
00:05:58T'es flic, qui te dit ?
00:06:00Moi, je sais pas qui t'es.
00:06:01On est dans un monde, on peut pas savoir qui, qui, qui, qui.
00:06:05Qui, qui, qui.
00:06:08Qui est un homme ?
00:06:10Qui est une femme ?
00:06:10Qui est une...
00:06:12T'es un trans, qui est un...
00:06:13T'es un flic, on peut pas...
00:06:15Même toi, tu sais pas, fils de pute.
00:06:23Quoi, tu vas tirer, arrête.
00:06:25Tu vas rire.
00:06:26T'as pas les couilles, mon vieux.
00:06:28Ça se voit dans ton regard.
00:06:31T'es couilles, tu les as laissés dans ton casier quand t'as mis ton uniforme de pédale.
00:06:35Je n'ai vraiment rien à voir avec...
00:06:39Non, tu me fais pas peur.
00:06:56Mais non, tu dis, je vais tirer, je vais...
00:06:58Tu tireras pas.
00:06:59N'aies pas peur, Djib, je te dis.
00:07:01Et là, le gars tire, effectivement.
00:07:04Ouais, c'est l'histoire, c'est fini comme ça.
00:07:08Mais bon...
00:07:09On va quand même appeler Djib, on va même appeler Djib, on va même appeler Djib, on va même appeler Djib, parce qu'il est mort, mais dans l'imaginaire, on fait ce qu'on veut.
00:07:20Djib, vous êtes là ?
00:07:21Ouais, ils m'ont tiré dessus, fils de pute.
00:07:24Tu sais, ça fait comme une décharge électrique, il y a le sang qui sort et tout.
00:07:29Là, j'ai dit Djib, il me secouait, j'ai dit arrête, tu fais quoi ?
00:07:32Il me dit...
00:07:33J'ai dit, il était blanc, j'ai dit, j'avais vu un malien, il est blanc.
00:07:39Il dit, reste avec nous.
00:07:41J'ai dit, tu veux que j'aille où ?
00:07:42On va tuer.
00:07:46Tu veux mourir Djib ?
00:07:48Appelle ma mère.
00:07:49Ça se termine comme ça, c'est pas drôle.
00:07:52Mais on doit laisser la parole au flic aussi.
00:07:54Fabien, il s'appelle.
00:07:56Il était en détention, il est revient en liberté.
00:07:59Il n'y avait pas de brasse-lève.
00:08:01Fabien, vous êtes là ?
00:08:03On va dire, c'est un drame qui nous touche, ça.
00:08:08Il ne faut pas croire que...
00:08:10Moi, ça a changé ma vie, ça a basculé.
00:08:13On a tout perdu dans cette histoire.
00:08:16Enfin, vous avez quand même gagné une cagnotte d'un million et demi.
00:08:21Un million sept.
00:08:27Avec toute une vie de flic, j'aurais jamais pu en laisser une telle fortune, mais...
00:08:33De toute façon, la police, c'est fini.
00:08:36J'en ai parlé avec ma femme, on va acheter un hôtel, un nouvel quai.
00:08:39C'est allait trop loin, cette histoire.
00:08:46Est-ce que vous pouvez nous raconter comment ça s'est passé ?
00:08:49Alors, on était avec le collègue, on était en retour, on avait passé ce bolide, on descendait le boulevard Sionveil, anciennement Champs-Elysées.
00:09:05Et puis, on arrive sur la place du plug, anciennement Concorde, et puis...
00:09:15Et là, ça mouchonne pour rien d'étonner en tenir.
00:09:18Et puis, là, j'arrive à l'alteur, donc on a le règlement.
00:09:23On a l'appliqué de le règlement.
00:09:25Et flot d'insulte, il n'a interrompu.
00:09:27Et là, il débat.
00:09:30Donc, et là...
00:09:33Et là, Fabien, qu'est-ce qu'il se passe ?
00:09:40Et là...
00:09:45Et là, vous tirez.
00:09:51Une balle en plein cœur.
00:09:52Vous pouvez le porter tout seul, hein ?
00:10:05Je vais tuer, ça, attention.
00:10:08Mais on doit faire quoi ?
00:10:10Que c'est traité, de quoi, quand tu l'es, de se faire pisser dessus ?
00:10:14Alors, ça, c'est vrai qu'il y a eu un débat, après cette histoire.
00:10:18Évidemment, les médias, ça se sent...
00:10:20Il y a Eric Zébourg.
00:10:22On y a un débat, avec une question de chérie.
00:10:24Il y a un débat, c'est là, c'est là, c'est là pour tout d'y préciser.
00:10:28Il rime c'est là ?
00:10:31Ja !
00:10:32À parler de Antoine Valle Merleu.
00:10:39Ja, il s'penner prima.
00:10:43C'est là vêt de vue.
00:10:48Nous sommes en état de gœur.
00:10:52Une guerre civile.
00:10:55Notre race est en danger, mais ce n'est pas là.
00:10:59Mais quelle race ?
00:11:01Pas la vôtre !
00:11:04La race pure.
00:11:07La race arienne.
00:11:10Et n'êtes-vous pas vous-même un peu berbère ?
00:11:13Yaaah !
00:11:15Et je pire l'ordre pour ça, arienne berbère !
00:11:18Ariane berbère.
00:11:22Notre espace vital est menacé, monsieur.
00:11:31Nous devons tirer les premiers.
00:11:35Lorsqu'on vous a vu sur cette vidéo,
00:11:37chalité par quelqu'un,
00:11:38vous étiez moins virulent.
00:11:42On vous a vu un peu fuir comme un rat.
00:11:48L'époque était différente.
00:11:52Aujourd'hui, nous sommes acculés.
00:11:56C'est vrai que ce sentiment d'être acculé est partagé par pas mal de gens.
00:12:02Ils ont décidé de convoquer ici, ce soir devant vous,
00:12:06l'association des acculés anonymes.
00:12:08Bon, ben, bon sang à tous.
00:12:16Donc, comme à l'habitude, dans tous les spectacles que j'ai donné,
00:12:21je suis l'animateur de ce groupe de réflexion.
00:12:26Vous vous sentez acculé par tout un tas de choses.
00:12:35C'est ça, acculé par l'État, c'est ça, acculé par la préfecture pour certains,
00:12:42par sa femme ou par je ne sais quoi.
00:12:45Mais vous n'êtes pas seul.
00:12:46Donc, je suis content de vous accueillir.
00:12:49On est là pour s'exprimer et sortir ce sentiment d'être acculé.
00:12:53Donc, on se sent acculé et aujourd'hui, on est là pour en parler.
00:13:08Alors, je vais inviter ce soir Sébastien.
00:13:13Sébastien, vous êtes, je crois, dans l'Université Nobel.
00:13:17Et vous, vous vous sentez acculé par le fisc.
00:13:19Que j'ai l'origine de la Colombie.
00:13:24Je ne savais plus lire, monsieur.
00:13:27Je suis escalé dans le nord de la France.
00:13:32Donc, voilà, j'ai épousé une shti.
00:13:37Parole d'un shti.
00:13:41J'ai monté la fritrie et l'aile.
00:13:46C'est pas vrai, j'ai.
00:13:49Que j'ai fait la plupart de ma carrière dans la fritrie.
00:13:55Et j'ai été contrôlé un jour.
00:13:58Soyez-vous chez moi, il me dit.
00:14:00Bonjour, monsieur, il va déclure.
00:14:04C'est le contrôleur fiscal.
00:14:07Et je me dis, qu'est-ce que j'ai fait ?
00:14:09Il me dit, je vais voir vos factures.
00:14:12Donnez-moi toutes vos factures.
00:14:14Alors, j'ai donné une facture, j'ai fait une facture.
00:14:20Et puis, au bout de quelques semaines, j'ai bien vu une facture.
00:14:25Quelle est-ce que j'ai fait ?
00:14:26Un couteau chez Ikea.
00:14:32Mais j'ai beau faire des frites, il faut un couteau, enfin.
00:14:35Il me dit, je ne sais pas, vous l'avez utilisé chez vous.
00:14:44Fabule de bien social.
00:14:4915 000 euros.
00:14:53Il me dit, qu'est-ce que c'est que cette plaisanterie ?
00:14:57Il me dit, vous pouvez contester.
00:14:59Mais je dis, je conteste, codard.
00:15:04C'est vrai que je lui ai giflé à ce moment-là.
00:15:08Moi, ils sont revenus au social de service.
00:15:11J'ai eu le droit à la totale.
00:15:13Tout le monde en vitre.
00:15:16Tout le monde à grand-mère.
00:15:17Et son épargne.
00:15:19Et sa retraite.
00:15:21Je voulais les couper en deux.
00:15:25Elle me dit, mais va te faire en cul.
00:15:26Elle me a jeté les doigts à pied dans l'offreur.
00:15:29Et ça les a énervés encore plus.
00:15:32Ils sont revenus chez lui, ça s'en prie à ma femme.
00:15:35Et je me fais vivre, je me retiens.
00:15:41Elle n'a pas très bien entendu la fin de votre frère.
00:15:45Je me fais vivre, je me retiens.
00:15:48Ils sont retournés, ma femme, contre.
00:15:51Il y a un attention au bonheur de l'élu.
00:15:54Vous savez que votre mari vous a invité à votre anniversaire
00:15:59avec la carte de société au restaurant.
00:16:02La femme, le sage-jean, elle a dit oui.
00:16:05Elle a dit, c'est crâle.
00:16:09Sept ans de prison, c'est-à-dire.
00:16:11Ah non, la blessure de moi.
00:16:15Elle a dit, je ne veux pas le prison.
00:16:18Elle a dit, je sais bien, mais...
00:16:21Elle a dit, je ne veux pas la nuit.
00:16:24C'est au fur et à mesure de me faire.
00:16:28Tout en maintenant, il a joué à ça.
00:16:36Il crée la solution que vous avez trouvée.
00:16:40Mais il n'y a pas de solution.
00:16:42Il te crée, il te coupe, il te compte,
00:16:44de la banque de France et des lettres de majeuration
00:16:48et de la banque de France.
00:16:51J'en suis venu à la carrière des espèces.
00:16:55Je vais faire mes parties, je vais contrôler en fiscale.
00:17:00Ma fille est le plus contrôlée en fiscale.
00:17:02Je suis à glorifier les actions de ce brocanteur
00:17:12qui a tué son...
00:17:13Vous vous souvenez ?
00:17:15Je sais bien, mais là, dans le cadre de l'arrêté,
00:17:17je ne peux pas en laisser continuer le sketch.
00:17:21Qu'il a tué son brocanteur.
00:17:23Il a sauté son déni sur les chaises.
00:17:26Il a travaillé l'hôpital à peu près de deux ans.
00:17:29Il a travaillé l'hôpital à peu près de deux ans.
00:17:33Il a dit, non, j'enlève le majeuration.
00:17:36Il a dit, non, il n'y a plus le majeuration.
00:17:39Je vais te majeurer ton avis.
00:17:41Il a toutes les factures.
00:17:45Il a un fil dans son cul.
00:17:51Je ne peux pas vous laisser continuer.
00:17:54On laisse vous arrêter.
00:17:55Je vais faire laisser la parole.
00:17:57Donc, un autre personnage.
00:18:01Je vais laisser la parole.
00:18:05Parce que là, c'était grave.
00:18:06Stéphane, quand même.
00:18:07Stéphane, c'est ça ?
00:18:08Vous êtes d'origine anti-hiaise.
00:18:11Alors, vous, vous êtes aide-soignant.
00:18:14Vous allez nous raconter.
00:18:15Vous vous sentez acculé, c'est ça ?
00:18:18Par le ministère de la Santé,
00:18:22par rapport à ces histoires de l'accès.
00:18:23Bon, bien, non.
00:18:27Moi, voilà.
00:18:28Je vais dire, j'ai...
00:18:30Je vais dire, à l'hôpital, à votre habite.
00:18:33Voilà.
00:18:35Voilà, votre habite.
00:18:37J'ai été à fond d'une maison.
00:18:40Je vais faire des pires de chasse.
00:18:42Surtout.
00:18:42Mais, le problème...
00:18:46Non, non.
00:18:47J'ai dit, honnêtement,
00:18:48le problème,
00:18:49c'est, c'est à faire le vaccin.
00:18:52Ils sont arrivés,
00:18:53la métropole,
00:18:54ils ont dit,
00:18:55bon, gentil,
00:18:56il faut vacciner.
00:18:58Nous, on a dit,
00:18:59notre vaccin,
00:19:00les blancs,
00:19:01ils ont eu pieds pour foudre.
00:19:05Nous, les anglais,
00:19:06on veut pas.
00:19:07Vaccinez-vous,
00:19:09en clous blanc.
00:19:10Laissez-nous tranquille.
00:19:12Il nous envoie,
00:19:13la fille Ayotte,
00:19:15responsable des vaccins
00:19:17pour les Antilles,
00:19:18descendant des béquets.
00:19:20Voilà.
00:19:20Elle est venue,
00:19:21elle nous a parlé.
00:19:22Vous me levez,
00:19:22s'il te plaît.
00:19:24Ça me tourne.
00:19:25Voilà.
00:19:28L'ancienne,
00:19:29il est cool.
00:19:31Il va jouer,
00:19:32les amis,
00:19:32du bon point.
00:19:34Là, à l'intérieur.
00:19:37Il a envie de croquer,
00:19:42je vais en déçus.
00:19:45Comme au Niger,
00:19:46comme au mal,
00:19:46il est pas en conférence.
00:19:49Mais quand on est pas en conférence.
00:19:52Quand on t'a parlé bien,
00:19:54le vaccin, c'est bien.
00:19:56C'est comme ça,
00:19:57j'entends les coups de fouet
00:19:58sur le dos de ma grand-mère.
00:20:02Votre grand-mère,
00:20:03et elle aussi,
00:20:04j'imagine,
00:20:04elle s'est sentie acculée,
00:20:05c'est ça.
00:20:07Nous, les Indiens,
00:20:08on est historiquement acculés,
00:20:10de voir.
00:20:12Quatre choses.
00:20:16Quatre choses.
00:20:20Allez, allez, allez.
00:20:23Bon, ben,
00:20:24essayez de calmer
00:20:26un peu les choses.
00:20:28Je vais passer la parole
00:20:29à Gislaine
00:20:30sur un sujet peut-être
00:20:31un peu plus calme.
00:20:33Vous, vous vous sentez acculée.
00:20:34Vous êtes du Québec
00:20:35de la copine.
00:20:37Mais c'est correct,
00:20:38nous, c'est un acculé
00:20:41par les anglophones.
00:20:43Comprends ça?
00:20:44Nous, on est
00:20:45fracophones.
00:20:48C'est différent.
00:20:50C'est rien à voir,
00:20:51patate.
00:20:52Et toi,
00:20:53le problème,
00:20:54nous, on est en Amérique
00:20:55du Nord.
00:20:57Puis l'anglophone,
00:20:59puis grignote,
00:21:00là,
00:21:00si.
00:21:03Partout,
00:21:04c'est d'anglais,
00:21:05de l'anglophone,
00:21:05de l'anglophone,
00:21:06de l'anglophone,
00:21:06de l'anglophone,
00:21:07de l'anglophone,
00:21:08de l'anglophone.
00:21:10Nous, c'est pas
00:21:11des hamburgers.
00:21:12C'est pas du lieu
00:21:12passé,
00:21:13puis ça.
00:21:14Nous, on appelle ça
00:21:14du pain à viande.
00:21:20Encore, ça,
00:21:21c'est important pour vous,
00:21:22le pain à viande.
00:21:24C'est l'antidactité
00:21:30pour produire ça.
00:21:33Si on a plus le français,
00:21:34on est comme,
00:21:35on a les vignes
00:21:36des Nord-Américains,
00:21:37là, tu sais.
00:21:38C'est ça,
00:21:39le problème qu'on a.
00:21:42Vous, vous avez un océan
00:21:43avec cette tarée, là,
00:21:45tu sais.
00:21:46Puis nous, on a juste
00:21:46cette langue, là,
00:21:47tu sais.
00:21:48Puis si on a plus de ça,
00:21:49on finit comme les Indiens,
00:21:51on va disparaître.
00:21:53Tu vois encore
00:21:53beaucoup de parallèles
00:21:55douloureux dans l'histoire.
00:21:56Je vais passer la parole
00:21:58à un personnage
00:21:58plutôt sympathique,
00:21:59habituellement,
00:22:00il s'appelle Wang.
00:22:03Il vient du Vietnam
00:22:05ou de Chine,
00:22:06je ne sais pas d'où.
00:22:07D'Asie, en tout cas.
00:22:10Alors, vous vous sentez
00:22:11acculé par le nombre
00:22:12de personnes
00:22:13qui vivent sur la Terre,
00:22:14c'est ça ?
00:22:16Au moins,
00:22:17il y a un rôle
00:22:18d'un collège.
00:22:23d'un collège.
00:22:25C'est-à-dire que
00:22:26c'est la question
00:22:27d'un collège.
00:22:28Il y a un collège
00:22:29de personnes
00:22:29qui respectent
00:22:30comme le monde.
00:22:35Moi, pour moi,
00:22:36les gens...
00:22:38Il y a beaucoup
00:22:40d'un de gens
00:22:41sur le théâtre.
00:22:43Oui, là,
00:22:43il y en a beaucoup
00:22:44beaucoup là.
00:22:46Il y a le miya.
00:22:47Maintenant, en Asièque, nous on fait les enfants, mais l'Afrique est l'enfant.
00:22:58En un siècle, il a passé à 80 millions, à plus de mille.
00:23:05Regarde, déconné, il a combien d'enfants ?
00:23:08Quand vous l'avez déliciteur de ce spectacle, il a écrit une ex-histoire,
00:23:13il n'a pas d'où cet arsommage, il a effectivement cet enfant.
00:23:17Mais c'est trop, c'est criminel, cet enfant, cette personne supplémentaire qui va produire les déchets.
00:23:31Tu sais combien ça produit, cette personne, une tonne de merde de piste, de plastique.
00:23:40Il faut réduire la population, la planète.
00:23:43Comment faire ?
00:23:48On doit faire, comment expliquer, prendre l'exemple sur l'Occident.
00:23:54Eux, ils la diminuent.
00:23:56Parce qu'eux, ils font la propagande LGD.
00:23:59Le couple est cool.
00:24:05Le couple est ouvert.
00:24:08En trois générations, il n'y a plus personne.
00:24:12La matière me pousse.
00:24:14Je voudrais intervenir en tant que personnage sous-arrêté.
00:24:30Je ne me sens pas du tout criminel.
00:24:34Le fait d'avoir sa défendre pour être restitué.
00:24:37C'est vrai qu'il y a un stress dans ce pays.
00:24:39Les gens se sentent inculés de plus en plus.
00:24:41Je pourrais me sortir inculés, j'ai quand même des arrêtés tous les jours.
00:24:46C'est vrai que l'artiste, de toute façon, est toujours un peu se sent inculé.
00:24:49C'est un peu le moteur de l'expression.
00:24:52Allez, ne me réponds pas, tu ne sais pas ce que tu vas.
00:24:54C'est-à-dire, plus tu as de pression, plus tu as cette volonté d'expression.
00:25:00Alors, quand tu es un artiste, on dirait, ce sentiment d'être inculé, tu le ressens.
00:25:04Le trac, tu te sens attiré vers la scène, etc.
00:25:09Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, malgré ce que je préfère,
00:25:13je suis là pour donner des conseils.
00:25:14Vous vous sentez inculé, respiré.
00:25:16Ça, c'est...
00:25:17Ouais, mais c'est peut-être que tu ne sais pas ce que tu dis.
00:25:20Tu mets dans une grande inspiration, quand tu sors du bide de ta mère.
00:25:28Tu ne sais pas encore.
00:25:31Grande inspiration.
00:25:32Et tu finis ta vie.
00:25:36Grand inspiration.
00:25:37Et tu vois, et c'est entre les deux que ça foire.
00:25:41Tu perds le rythme.
00:25:45C'est pour ça qu'il faut respirer, reculer au sens de ça.
00:25:48Tu reviens à l'origine de tout.
00:25:51Et c'est pas là.
00:25:52Respire.
00:25:53Alors, quand tu montes sur scène, on te dit, respire, respire.
00:25:55Ça, je donne des conseils.
00:25:58Ça se fait, respirer.
00:26:00Ça ne change rien.
00:26:01Mais c'est-à-dire, ça permet...
00:26:04Tu fais de la garde à vue, tu respires.
00:26:06Tu vois, tu es tout seul, d'entendre.
00:26:08Et tu reviens.
00:26:08Et là, à la fin, tu es bien.
00:26:09Il vient de me chercher.
00:26:10Ah, ça va ? Oui, oui, oui.
00:26:11Je peux rester.
00:26:12Ah, je peux rester.
00:26:13Ça me va.
00:26:15Parce que tu reviens, tu as ta respiration du serre.
00:26:17C'est très important.
00:26:18Bon, c'est des petits conseils que je donne.
00:26:22Mais enfin bon, vous n'êtes pas obligés de les suivre non plus.
00:26:25Être un artiste, c'est être aussi confronté à tout un tas de problèmes.
00:26:29Vous l'avez vu avec ces arrêtés.
00:26:32Et on n'est pas à l'abri non plus.
00:26:34La mort, la mort, c'est un sujet.
00:26:37Donc on va tous croire.
00:26:38Mais je veux dire, l'épreuve de la mort.
00:26:39Un être cher, que tu te pâtes, que tu perds, c'est pas évident.
00:26:43Bon, quand il est plus vieux, ça, et quand il est plus jeune, j'ai perdu une soeur, un frère.
00:26:47Mon frère, je pourrais me permettre de faire du blague parce qu'il est mort d'alcoolisme.
00:26:51Quand même, il a tendu un petit peu la joue pour se faire un petit peu giffrer.
00:26:56Putain.
00:26:56Qu'est-ce qu'il a poussé dans cette connerie d'alcool, putain.
00:27:01Mais c'est vrai que c'est un piège.
00:27:03Au début, je me souviens pas, il était jeune, Cameroun.
00:27:08Non, Dieu, l'eau.
00:27:08J'ai senti que je peux devenir un footballeur.
00:27:15Touche-moi un club, en France.
00:27:18Alors j'ai été allé à Mont-la-Jolie.
00:27:22Ouais, j'ai mon frère au pays, là, franchement, il est bon.
00:27:26Il joue dans quel club ?
00:27:29Amvan, Amvan.
00:27:32Au club, Ayande.
00:27:34S'il joue bien, c'est une question de ça.
00:27:38Il va révolutionner le sport.
00:27:41J'y connais rien, mais...
00:27:43Il a 24.
00:27:44Ah, c'est trop vieux.
00:27:46Vous l'avez fait venir à 12, 13 ans.
00:27:48C'est pas possible.
00:27:49Même en trafiquant un peu le...
00:27:51Pas sport, il a de la barbe, il a des gosses.
00:27:54Donc, le...
00:27:56Non, Dieu, vraiment...
00:27:59J'ai appris la nouvelle.
00:28:02Alors, à ce moment-là, pour moi, une Mercedes 320.
00:28:05Mon frère, envoie ça.
00:28:13Je vais pouvoir me bricoler une petite fille
00:28:15pour que le nom de Mbala Mbala
00:28:18ne soit pas sinonime de Grouchard.
00:28:21Mon frère, dis donc...
00:28:23Envoie.
00:28:27Envoie.
00:28:28Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbala Mbal
00:28:58Merde.
00:29:00Tu sais,
00:29:01j'aurais pu devenir un grand footballien.
00:29:04Ferme-la.
00:29:07Tu vas nous manquer, espèce d'ordure.
00:29:10C'est vrai que l'alcool,
00:29:11c'est vraiment le piège.
00:29:13J'ai décidé de faire un sketch,
00:29:14que je faisais déjà dans Foutu pour Foutu.
00:29:17C'est un sketch où un père
00:29:19alcoolique,
00:29:21enfin un père français, on va dire.
00:29:26On a décidé d'essayer
00:29:27de faire à son fils
00:29:29d'arrêter de fumer son cannabis.
00:29:34Ouais, mais je suis pas content.
00:29:35Tu peux reconnaître, Stéphane,
00:29:37moi ça ne fait pas rien.
00:29:40Mon seul jour de congé
00:29:41à le passer dans ton collège
00:29:43et convoqué par le proviseur,
00:29:45j'ai autre chose à faire.
00:29:47Je crois pas que je suis tombé des nus.
00:29:50Tombé des nus.
00:29:51Mais si t'allais en cours, tu saurais ce que ça veut dire.
00:29:53J'étais sur le cul quand l'autre,
00:29:55il m'a appris que mon fils,
00:29:56la chair de ma chair,
00:29:58la race de...
00:29:59de ma mère.
00:30:02Il était un fumeur de cannabis.
00:30:04Nous m'en bats, putain,
00:30:06on te voit sur les vidéos de surveillance.
00:30:09Un pipoché comme une salope
00:30:10là où il est de la cour
00:30:11avec tes copains du Maghreb,
00:30:14du Mali, je sais pas quoi,
00:30:16dans un nuage de fumée
00:30:17au milieu d'enfants tout à fait normaux
00:30:19qui gambadent,
00:30:20qui jouent à la marée,
00:30:22à la chat-percher.
00:30:22Tu peux pas jouer à chat-percher toi aussi
00:30:26de temps en temps ?
00:30:30Mais c'est toi le ringard.
00:30:33Tu te rends pas compte ?
00:30:35Et alors j'ai rien dit.
00:30:37Quand il m'a dit
00:30:37est-ce que c'est chez vous
00:30:38qu'il fait pousser toute cette merde ?
00:30:40Je vais pas te balancer.
00:30:42J'ai pas balancé mon fils.
00:30:44La chair de ma chair.
00:30:46La race de...
00:30:46La chienne.
00:30:50Crois-moi que j'ai tout de suite compris
00:30:52que les plantes que tu me fais pousser
00:30:54sur le balcon,
00:30:55c'est pas du serfeuil
00:30:56comme t'as osé le dire à ta mère.
00:30:59Mais elle croise, Stéphane.
00:31:01Elle en fout partout dans la cuisine,
00:31:03maintenant.
00:31:05Que tu te drogues,
00:31:06c'est une chance.
00:31:07Mais on ne drogne pas
00:31:07sa famille, en fait.
00:31:08Ça détend, écoute.
00:31:14Oui, ça détend, c'est sûr.
00:31:17Arrivée au dessert,
00:31:18tout le monde me roupille.
00:31:23Je te rappelle,
00:31:24je suis gardien de prison, moi.
00:31:26Et la pénitentiaire,
00:31:27il rigole pas.
00:31:27Si on trouve ça dans mon sein,
00:31:28je suis viré.
00:31:29Il y a qu'un salaire à la maison.
00:31:30Non, je ne l'ai pas dit à ta mère.
00:31:32Ça ne va pas encore.
00:31:33Ça lui arracherait le cœur.
00:31:35Ça reconnaît plus.
00:31:37C'est incoutumé,
00:31:37ta salaire à la famille.
00:31:39Ah, pour moi,
00:31:40elle était pendante.
00:31:41Je ne la reconnais plus,
00:31:42cette femme.
00:31:43Elle qui chialait tout le temps,
00:31:45tu te souviens ?
00:31:46Avec ses médocres antidépresseurs,
00:31:47je ne sais pas quoi.
00:31:48Voilà, elle chialait.
00:31:50Elle était bien, comme ça.
00:31:55En boule, dans son coin,
00:31:56dans la cuisine.
00:31:57Elle ne nous emmerdait pas,
00:31:59elle ne l'emmerdait pas.
00:32:01Maintenant, elle se bat,
00:32:02elle rigole.
00:32:06Fou de ta gueule.
00:32:06Je rentre du boulot,
00:32:08elle me saute au cou.
00:32:10Allez, chérie, ce soir,
00:32:11au-delà, ton cerfeuil,
00:32:13elle me fait.
00:32:16Elle a un fou partout de ta mère.
00:32:20Et c'est des bonheurs artificiels.
00:32:23On est Franzi, Stéphane.
00:32:26Une petite colle.
00:32:27C'est pas tes drogues,
00:32:30on te drogadaire, là.
00:32:32On est une société industrielle.
00:32:33Faut mettre une licence dans la régie,
00:32:35je ne parle pas.
00:32:38T'as pensé à ta petite soeur,
00:32:397 ans et demi ?
00:32:40Eh ?
00:32:41A bouffé de la merde ?
00:32:43Elle était déjà pas vive,
00:32:44c'est un flamme.
00:32:44Et je reconnais tout ce que tu veux,
00:32:52que c'est plus...
00:32:53C'est vrai que ça détend.
00:32:54Non, mais je le reconnais.
00:32:56Même moi, je le vois.
00:32:57Je picole moins.
00:32:59Je rentre le soir,
00:33:00voilà,
00:33:00une bouteille de Ricard,
00:33:01ça me suffit.
00:33:02On ne part pas dans des excès
00:33:05comme avant.
00:33:07Puis t'es mieux,
00:33:08au niveau de transit et tout.
00:33:10Je ne chie plus
00:33:11cette pâte à trêve,
00:33:12je ne chie rien.
00:33:19Si tu te réveilles,
00:33:20t'as moins mal au crâne.
00:33:21Mais tu ne te réveilles pas,
00:33:22c'est ça ?
00:33:23T'es moins vif,
00:33:28c'est des drogues pour le tiers-monde.
00:33:30Moi, je le vois,
00:33:31au boulot,
00:33:31t'es pas sur le boulot.
00:33:32Cinq évasion,
00:33:33une semaine.
00:33:36Le vois sur la vidéo
00:33:37de ce rien,
00:33:37je suis comme ça.
00:33:45Un groupe de saints
00:33:46qui me sont passés
00:33:46sous le nez,
00:33:47j'ai rien vu.
00:33:49Des Maliens,
00:33:50moi,
00:33:50j'étais bleu,
00:33:51les gars.
00:33:53Sur fond blanc,
00:33:54tu les loupes pas.
00:33:55Eh bien,
00:33:55j'ai rien vu.
00:33:56Le temps que je redescende,
00:33:58ils étaient déjà revenus
00:33:59au Mali.
00:33:59C'est pas des drogues pour nous,
00:34:05Stéphane.
00:34:06Je suis en train de t'expliquer.
00:34:07Eh ?
00:34:08Moi,
00:34:09si ça va pas,
00:34:09tu picole,
00:34:10tu me demandes.
00:34:11Eh ?
00:34:12T'as 13 ans,
00:34:13j'ai vu ton âge,
00:34:14arrête.
00:34:15T'es mal dans tes baskets,
00:34:16c'est normal,
00:34:16t'es un adolescent.
00:34:18Arrête,
00:34:18ça se voit.
00:34:19Eh ?
00:34:20Avec tous tes boutons
00:34:21sur la gueule,
00:34:21tout ça,
00:34:22c'est vrai que t'es un transformé.
00:34:28Mais comment là ?
00:34:30Tu te demandes,
00:34:32je rentre de l'école,
00:34:33je te fais une bouteille de Ricard,
00:34:34tu vas dans ta chambre,
00:34:35tu t'en feras.
00:34:38Eh ?
00:34:39Tu sais,
00:34:41ton grand-père sera là,
00:34:42il se retournerait dans ça.
00:34:43Tu sais,
00:34:45c'est un héros de la France.
00:34:46Il a son nom sur le monument
00:34:48face à la décheterie.
00:34:58Il a fait verdel.
00:34:59Donc,
00:35:00ils sont partis,
00:35:01la fleur au fusil.
00:35:02Mais c'était pas la fleur de cannabis
00:35:04parce que dans la musette,
00:35:06ils avaient l'agneau,
00:35:06le crois-moi,
00:35:07alcool de patate du 80 degrés.
00:35:10Et ils racontaient,
00:35:11dans les tranchées,
00:35:11ils avaient dit,
00:35:12on n'a pas des souliers de 5 ans.
00:35:13tous les jours,
00:35:18à la nuit,
00:35:18les gens...
00:35:20Parce qu'on est des peuples civilisés,
00:35:24tu vois.
00:35:28Regarde,
00:35:29dans l'Ukraine,
00:35:31les Russes,
00:35:31les Ukrainiens,
00:35:33à Mahmoud,
00:35:34dans la glace.
00:35:40Parce qu'on est la civilisation,
00:35:41mais...
00:35:42C'est vrai que cette histoire
00:35:44de civilisation,
00:35:45on peut en parler.
00:35:47La guerre en Ukraine,
00:35:48on est un peu obligé.
00:35:48Je suis obligé de vous en parler
00:35:49un tout petit peu.
00:35:50C'est la première fois
00:35:51dans l'histoire de l'humanité
00:35:52que nous sommes face à une guerre
00:35:54où il n'y aura ni vainqueur
00:35:55ni vaincu.
00:35:55C'est intéressant.
00:35:57Il n'y en aura pas.
00:35:57On le sait.
00:36:00C'est fini le temps du mail
00:36:01que...
00:36:02Acculé.
00:36:02On peut revenir au...
00:36:04Oui, comme Hitler
00:36:05dans son bunker
00:36:06qui se met une dorager
00:36:07dans la noix de coco.
00:36:08C'est fini.
00:36:08C'est fini.
00:36:09Là, le jour où il y en a un
00:36:11qui se sent acculé,
00:36:12on va tous être acculé.
00:36:16Un jour, il y en a un des deux
00:36:17qui est en russe
00:36:19ou avec de l'OTAN.
00:36:20Attends, je me sens acculé.
00:36:22Alors, ses potes vont dire
00:36:23non, je t'assure,
00:36:24tout va bien.
00:36:27Quand tu vis ta vie,
00:36:28tu me laisses faire.
00:36:30Toi, tu joues du piano
00:36:31et j'envoie la purée.
00:36:32Là, ils vont appuyer.
00:36:35Il paraît qu'on va tout voir
00:36:37de la France
00:36:37parce que ça va se passer au-dessus.
00:36:39C'est entre la Russie
00:36:40et l'OTAN.
00:36:41C'est les premiers.
00:36:43Il paraît qu'il va y avoir
00:36:43un grand flash lumineux
00:36:45dans le ciel.
00:36:46Il ne faudra pas le regarder
00:36:47parce que ça brûle la pupille.
00:36:51La préfecture a dit ça.
00:36:57Ils se foutent de ta gueule
00:36:59que c'est un mot.
00:37:00Ça va tout cramer
00:37:01dans un rayon de 50 kilomètres.
00:37:03Il n'y aura plus de nid-bob,
00:37:04plus de pupilles,
00:37:05il n'y a plus rien.
00:37:06Et ça, jusqu'au bout,
00:37:07même dans la mort,
00:37:07maintenant,
00:37:08t'emmerdes.
00:37:09Tu vas t'écraser en avion.
00:37:10Mettez-vous comme ça.
00:37:16Elle le fait, l'autre,
00:37:17pour que je le prie.
00:37:21Enfin, on démarre.
00:37:22De quoi tu parles ?
00:37:24C'est terrible.
00:37:25C'est vrai que j'avais un sketch
00:37:31là-dessus qui était marrant.
00:37:32C'était le sketch.
00:37:35Tout va être inversé.
00:37:37On sent bien d'une façon
00:37:38la France qui est en train
00:37:39de perdre toutes ces matières
00:37:41premières en Afrique.
00:37:42Tout ça sous la pression
00:37:44des États-Unis.
00:37:45À la faute.
00:37:45Et donc, dans la guerre qui arrive,
00:37:48j'ai imaginé un sketch.
00:37:49On est en 2050
00:37:50et la France a tout perdu.
00:37:51À force de lécher le cul
00:37:52des Américains,
00:37:54la France a payé avec l'Europe
00:37:57à l'époque en Céline.
00:37:58Et donc, la France est devenue
00:37:59un pays du tiers-monde.
00:38:00Dans la fiction,
00:38:01on est en 2050.
00:38:02Mais donc,
00:38:03elle peut...
00:38:04chute de l'euro plutôt
00:38:06et il n'y a plus rien.
00:38:08Mais heureusement,
00:38:09elle peut compter sur
00:38:10la générosité
00:38:13des pays émergents.
00:38:15Des pays pauvres.
00:38:17Enfin, anciennement pauvres.
00:38:18Les pays qui ont des matières premières.
00:38:20Qui auraient dû d'ailleurs
00:38:20être priches.
00:38:21Mais bon,
00:38:22c'était sans compter
00:38:23la civilisation.
00:38:27Donc,
00:38:28c'est le cas
00:38:29de la famille Écambie
00:38:30que je vais vous faire.
00:38:31Je tenais à vous faire
00:38:32ce sketch.
00:38:33famille Écambie.
00:38:35Donc,
00:38:36du cas de Rome
00:38:36qui, touchés,
00:38:37bouleversés par le sort
00:38:39des enfants français,
00:38:40ont décidé d'adopter.
00:38:42On est en 2050.
00:38:44On a décidé d'adopter
00:38:45de ces enfants
00:38:47qu'on appelle
00:38:48les bébés tour et feu.
00:38:53Voyons,
00:38:54ma belle,
00:38:54ma belle,
00:38:58Nesto Écambie.
00:38:59C'est ma femme,
00:39:05Célestine.
00:39:07C'est ma femme,
00:39:08elle me dit,
00:39:10elle regarde
00:39:11les chaînes d'info,
00:39:13toute la journée.
00:39:15Elle me dit,
00:39:16regarde toute cette misère
00:39:17en Europe,
00:39:18regarde tous ces pauvres
00:39:19en France.
00:39:20Je lui ai dit,
00:39:20mais Célestine,
00:39:21on ne peut pas porter
00:39:23toute la misère du monde.
00:39:24nous les Africains.
00:39:30Elle me dit,
00:39:31mais regarde ces enfants
00:39:32dans les ruines,
00:39:34dans le métro
00:39:35avec le ventre gonflé,
00:39:37les mouches dans les yeux.
00:39:39Arrête.
00:39:39Je lui ai dit,
00:39:40on a déjà nos enfants.
00:39:41Célestine, arrête.
00:39:42Elle dit,
00:39:42nous,
00:39:42je vais adopter.
00:39:44Oh,
00:39:44je lui ai dit,
00:39:44jamais.
00:39:45Mais toi,
00:39:47après,
00:39:47tu connais les femmes.
00:39:50Que ce soit à Paris
00:39:51ou à Yaoundé,
00:39:52ce sont les mêmes.
00:39:53Elle va te répéter
00:39:54une fois,
00:39:55dix fois,
00:39:55un million de fois.
00:39:57À un moment donné,
00:39:59c'est vrai que
00:39:59l'énergie te quitte.
00:40:07Il y a des bonnes,
00:40:08ça va,
00:40:08prends.
00:40:10Prends un.
00:40:12J'ai dit,
00:40:13tu prends un garçon
00:40:14ou une fille.
00:40:15Je ne veux pas
00:40:16un bébé tranchant,
00:40:18un machin.
00:40:20En 2050,
00:40:21il y a beaucoup là-bas.
00:40:24On a un ami
00:40:26qui a pris un enfant
00:40:27tranchant,
00:40:27un gars de douala,
00:40:28il a adopté
00:40:29un enfant tranchant.
00:40:31Non.
00:40:32Ça ne prend pas.
00:40:34Ça,
00:40:34c'est...
00:40:35Non,
00:40:38ça n'a pas fonctionné.
00:40:40En Afrique,
00:40:41à l'école,
00:40:42les enfants sont méchants.
00:40:45À l'école,
00:40:46non.
00:40:46Plants et tranchants.
00:40:47Ils ont bouffé ça.
00:40:56Alors,
00:40:57ma femme m'a dit,
00:40:57non,
00:40:58non,
00:40:59ne t'inquiète pas,
00:40:59on va prendre.
00:41:01Il y a un petit garçon,
00:41:03Peter.
00:41:04Quand je regarde le dossier,
00:41:06je vois,
00:41:06il a deux papas.
00:41:07Je dis,
00:41:07mais c'est comment?
00:41:09Deux hommes.
00:41:10Elle me dit,
00:41:11ah bon,
00:41:13mais comment ça fonctionne?
00:41:14Il y a une touillette,
00:41:17comment ça?
00:41:19Au bain-marie,
00:41:20au micro,
00:41:20comment ça?
00:41:22Elle dit,
00:41:22non,
00:41:23tu es bête,
00:41:23ils ont commandé
00:41:24sur Internet.
00:41:26C'est pas possible.
00:41:29Deux hommes.
00:41:31Deux hommes tranchants.
00:41:33Des hommes qui sont devenus
00:41:34des femmes,
00:41:35ils sont redevenus
00:41:36des hommes.
00:41:38Deux indécis.
00:41:39Ça fait ça.
00:41:43Ils sont tellement indécis,
00:41:44ils n'avaient pas
00:41:45abandonnés.
00:41:47Ma femme,
00:41:48ma femme est allée
00:41:49les chercher
00:41:49à Paris.
00:41:51Elle est revenue.
00:41:52On l'a amenée
00:41:52à l'hôpital central
00:41:53de Yaouné.
00:41:54On a fait le check
00:41:55par exemple.
00:41:56Il était par exemple.
00:41:57Je lui ai fait retirer
00:41:58ses implants,
00:42:00ma mère.
00:42:02Un enfant de trois ans
00:42:03avec deux obus
00:42:04comme ça?
00:42:06Je lui ai dit,
00:42:06non,
00:42:06c'est exagéré.
00:42:08Même ma femme,
00:42:09elle a dit,
00:42:09non,
00:42:10c'est vrai,
00:42:10là,
00:42:10quand même,
00:42:10c'est exagéré.
00:42:11Sans option.
00:42:15Il est bien comme ça.
00:42:16Après,
00:42:17il a eu une enfance
00:42:18tout à fait normale.
00:42:19Oui,
00:42:19c'est un enfant
00:42:20tout à fait,
00:42:21il est content.
00:42:24À l'adolescence,
00:42:25il a commencé
00:42:25quand même
00:42:26à me faire
00:42:26le petit problème.
00:42:27Je lui ai dit,
00:42:29papa,
00:42:29quand même,
00:42:30je suis un peu blanc.
00:42:32J'ai dit,
00:42:33mais non,
00:42:36je vais bronzer.
00:42:37Il m'a dit,
00:42:40non,
00:42:41quand il y avait
00:42:41au soleil,
00:42:41j'ai rouge.
00:42:43Je lui ai dit,
00:42:44c'est joli,
00:42:44le rouge.
00:42:46Mon premier chaperon.
00:42:50Il m'a dit,
00:42:50papa,
00:42:51arrête de te moquer,
00:42:52regarde ma tête.
00:42:55C'est différent.
00:42:56Je lui ai dit,
00:42:57mais tu as deux yeux,
00:42:58tu as deux oreilles,
00:42:59tu as un nez.
00:43:00Il dit,
00:43:00oui,
00:43:00regarde mon nez.
00:43:02Il n'est pas comme vous.
00:43:04Il est pointu.
00:43:05je dis,
00:43:07pas tellement.
00:43:08Alors là,
00:43:09il s'est retourné.
00:43:10Il m'a piqué.
00:43:13Trois points de situe.
00:43:17C'est quand il m'a mis
00:43:18son goût de bec,
00:43:19j'ai dit,
00:43:20j'ai dit,
00:43:23non,
00:43:24je te dois la vérité.
00:43:25C'est un bec,
00:43:26on t'a adopté.
00:43:27Et c'est là,
00:43:27il a dit,
00:43:28je savais.
00:43:29Il a dit,
00:43:30donc je suis blanc.
00:43:31J'ai dit,
00:43:31tu es blanc.
00:43:33Tu es blanc.
00:43:34Tu es blanc de blanc.
00:43:37Tu es cristallin.
00:43:39Ça veut dire que.
00:43:43Il m'a dit,
00:43:44je veux rencontrer
00:43:45mes parents biologiques.
00:43:47Oh non,
00:43:47là je dis non.
00:43:50Je dis,
00:43:51tu n'as même pas.
00:43:53Ces deux hommes,
00:43:54ils t'ont commandé
00:43:54sur Amazon.
00:43:57Il m'a dit,
00:43:58donne-moi mon numéro
00:43:58de référence.
00:43:59j'ai donné,
00:44:03il a retrouvé
00:44:03à moins de cinq minutes.
00:44:06Un était déjà mort.
00:44:07J'ai dit,
00:44:07bon,
00:44:08ça va.
00:44:08L'autre était encore en vie.
00:44:10Je te jure,
00:44:10mon ami.
00:44:12Le gars était à l'hôpital.
00:44:13Il était à sa
00:44:14quatorzième transition.
00:44:18Le gars était devenu
00:44:19un cochon.
00:44:20un transport.
00:44:23Un transport.
00:44:24Ça peut être ça.
00:44:34Quoi?
00:44:36Je dis,
00:44:37ce n'est pas possible.
00:44:39Je regardais la photo,
00:44:40je dis,
00:44:40ce n'est pas possible.
00:44:42Mon fils a dit,
00:44:43papa,
00:44:43je dois aller voir
00:44:44le cochon.
00:44:46Je veux savoir
00:44:48pourquoi je suis arrivé
00:44:49dans ce monde.
00:44:51Il m'a dit,
00:44:51toi,
00:44:52alors,
00:44:52non?
00:44:53Vas-y.
00:44:54Alors,
00:44:54il est allé voir
00:44:55le cochon.
00:44:56Peter,
00:44:56raconte quand tu as rencontré
00:44:57le cochon.
00:45:00Je suis arrivé
00:45:01à Paris
00:45:03à Réputale
00:45:05Saint-Antoine
00:45:06à la chambre
00:45:08412.
00:45:09Je dis,
00:45:09bonjour,
00:45:10monsieur le cochon.
00:45:11Je m'appelle
00:45:12Peter de Cambry.
00:45:14Je viens du Cameroun.
00:45:16J'ai été un docteur.
00:45:18C'est vous qui m'avez commandé
00:45:19sur Amazon.
00:45:23Il y a 20 ans.
00:45:25Je vous ai retrouvé.
00:45:28Je voulais savoir
00:45:29pourquoi vous m'avez commandé.
00:45:33C'est bon.
00:45:35Je voulais savoir
00:45:36si vous m'avez aimé.
00:45:46tu te souviens,
00:46:05toi,
00:46:06Peter,
00:46:08on t'a commandé
00:46:11sur Internet
00:46:12avec ta mère,
00:46:13Jean-Claude.
00:46:15t'es une impulsion
00:46:21d'achat,
00:46:21je t'ai commandé
00:46:24en un clic.
00:46:25Quand t'es livrée,
00:46:26je t'avais oublié.
00:46:27Dis-toi.
00:46:29Oh !
00:46:30Quand Peter est rentré
00:46:33au Cameroun,
00:46:34il avait changé.
00:46:36Il était dans sa jambe,
00:46:38il pleurait.
00:46:39Il grognait.
00:46:40On comprenait maintenant.
00:46:41Il a écrit son livre.
00:46:43Moi, Peter,
00:46:44fils de cochon,
00:46:45je ne sais pas.
00:46:47Et quoi qu'il a rejeté
00:46:49vraiment cette affaire
00:46:50de France,
00:46:51tout ça,
00:46:52il a rejeté
00:46:53ses origines.
00:46:54Hein, Peter ?
00:46:56Non, pas du tout.
00:46:58Je suis fière
00:46:58d'être français.
00:47:00J'aime la culture française,
00:47:02la plus belle culture du monde.
00:47:05J'aime le peuple français.
00:47:07Mais je ne comprends pas
00:47:08qu'on soit passé
00:47:09de Jacques Bray
00:47:10à Bilal.
00:47:10Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:47:12Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:47:27Je ne sais pas.
00:47:30Je vais en savoir plus.
00:47:32Je vais inviter mon personnage
00:47:34de peu près de...
00:47:35Savoir un petit peu
00:47:39où est-ce qu'on en est.
00:47:40qu'est-ce qui s'est passé
00:47:41dans la société.
00:47:52Pourquoi tu rigoles ?
00:47:55Moi, je n'en ai rien
00:47:55au fond de ta gueule.
00:47:58Moi, je suis en abanien.
00:48:05À un moment donné,
00:48:06il faut arrêter.
00:48:07Moi, je suis d'accord
00:48:08que je le préfère.
00:48:10je suis détenu
00:48:13et sous-brasser l'électronique.
00:48:16Moi, je l'aurais mis
00:48:17sous plug électronique.
00:48:21C'est ça qu'il faut faire.
00:48:26C'est ça qu'il faut faire.
00:48:27Parce que les barclay,
00:48:28ils ont reçus bien,
00:48:29bien pas.
00:48:29Mais non plug.
00:48:31Il faut leur faire comprendre
00:48:32les règles bien profondément.
00:48:34Moi, je m'en fous de ton rire.
00:48:39Parce que moi,
00:48:39je me sens belle.
00:48:42Je me vois les yeux
00:48:44de bruit.
00:48:49La France est en train de changer.
00:48:51Oh, on se rebelle !
00:48:52Ah, il y a plein de gens,
00:48:58regarde,
00:48:58les transphobes.
00:49:00Il y a plein de gens
00:49:00qui rigolent.
00:49:01Oui, il y a des transpartout
00:49:02maintenant dans les gouvernements.
00:49:04Oui !
00:49:05Parce qu'on est les marqueurs
00:49:06dans les démocraties.
00:49:08J'en parlais avec Emmanuel,
00:49:10le président.
00:49:11Oui, je parle avec lui.
00:49:12Avec le préfet aussi,
00:49:13Doréloir.
00:49:14À un moment donné,
00:49:14je l'ai tué avec lui
00:49:18pendant cinq ans.
00:49:22D'ailleurs,
00:49:23ils m'ont proposé
00:49:24de devenir la nouvelle Marianne.
00:49:26Oui, ça ne fait rien,
00:49:28sorcière hétéro.
00:49:29La bautille, c'est moi.
00:49:30La bautille française,
00:49:31c'est moi.
00:49:34J'ai dit, d'accord,
00:49:35il y aura bientôt mon buste
00:49:36dans les mairies.
00:49:37Il faudra vous habituer.
00:49:39Il y aura ma gueule
00:49:39sur les timbres à postes.
00:49:40Oui, il faudra le lécher le cul
00:49:42et me coller
00:49:42sur des pauvres en postes.
00:49:44Je ne sais pas
00:49:48ce que c'est, toi,
00:49:50d'avoir enfouillé
00:49:51en sorti.
00:49:55Moi, je me suis toujours
00:49:56senti une femme
00:49:57depuis que je suis toute petite.
00:50:01Même à l'adolescence,
00:50:03je faisais déjà 110 kilos.
00:50:05Mais dans ma tête,
00:50:06j'étais une fille de crevettes.
00:50:08Je faisais pipi accropi,
00:50:10je mettais des tampons
00:50:11de ma mère dans les fesses.
00:50:14Père 40 ans,
00:50:19tu vois.
00:50:20Après avoir fait semblant,
00:50:22j'ai dit,
00:50:23je vais vous le voir.
00:50:27Croupez-moi la bite.
00:50:28Oui,
00:50:28il rigole,
00:50:33c'était plus la charge.
00:50:34Moi, j'ai dit,
00:50:43les jeunes,
00:50:44ils sont perdus.
00:50:46Je parlais à Emmanuel Macron.
00:50:50J'ai dit,
00:50:51mais on se réveille.
00:50:53Ils disent,
00:50:53quand même,
00:50:54je trouve qu'en deux quinquennats,
00:50:55j'ai fait avancer des choses.
00:50:57Je lui dis,
00:50:57pas tellement.
00:50:59Vous êtes dans votre tour d'ivoire,
00:51:00toi et Brigitte,
00:51:02enfin Jean-Michel,
00:51:03j'allais bien.
00:51:08Vous vous rendez par contre
00:51:09de ce qui se passe à l'extérieur.
00:51:12J'ai dit,
00:51:12il faut faire bouger les choses.
00:51:13J'ai dit,
00:51:14à quand un pape trans?
00:51:18Elle me dit,
00:51:18c'est quand même un peu tôt.
00:51:19J'ai dit,
00:51:19non,
00:51:19c'est trop tard.
00:51:20Regarde les émeutes
00:51:23en banlieue partout.
00:51:25Bientôt,
00:51:25ils vont nous cramer
00:51:26dans les pneus
00:51:27comme un infurique.
00:51:30On se bouge.
00:51:33Moi,
00:51:33j'ai des idées
00:51:34par rapport à ça.
00:51:35Parce que moi,
00:51:36je vois les jeunes
00:51:37dans les émeutes,
00:51:37tout ça.
00:51:38Je comprends,
00:51:39ils sont en révolution.
00:51:40J'ai dit à Emmanuel,
00:51:42je comprends.
00:51:43Mais en fait,
00:51:44en fait,
00:51:45ce qui se passe,
00:51:47ils refouillent.
00:51:50quelque chose.
00:51:51Leur part de fluidité.
00:51:54On a tous
00:51:55une part de fluidité.
00:52:04Il n'est pas sa foire.
00:52:14J'ai dit,
00:52:15c'est pour ça
00:52:15que je suis venu ce soir.
00:52:17Je lui ai dit,
00:52:17Dieu donné,
00:52:17arrête,
00:52:18t'es fait pas.
00:52:19Il faut qu'on aille
00:52:20dans les banlieues maintenant
00:52:21et que tu fasses
00:52:21la promotion
00:52:22du mouvement LGBT.
00:52:25Oui,
00:52:25il va le faire.
00:52:27C'est ça
00:52:27où la raison est.
00:52:30Moi,
00:52:31déjà,
00:52:31j'ai commencé.
00:52:33Mais le problème,
00:52:33c'est que,
00:52:34bon,
00:52:34ils me tirent dessus.
00:52:35Donc,
00:52:35ils m'ont mis
00:52:37dans une cage en verre.
00:52:39Par base,
00:52:39j'avais le GIGN
00:52:40pour me protéger.
00:52:42C'est pendant les émeutes.
00:52:42J'ai dit,
00:52:43arrêtez de cramer
00:52:43des bagnoles.
00:52:45Arrêtez,
00:52:46les jeunes.
00:52:46j'ai dit,
00:52:49on va te tuer.
00:52:50J'ai dit,
00:52:51arrête.
00:52:53Arrête,
00:52:53la mosquée.
00:52:57Arrête,
00:52:58le Ramadan.
00:53:00J'ai vu une histoire.
00:53:02Mais toute petite jupe,
00:53:03du rouge à lèvres,
00:53:03c'est pas grand chose.
00:53:06Alors,
00:53:06ils ont commencé à tirer
00:53:07à la canade.
00:53:08Et puis,
00:53:09je comprends
00:53:14que tu sois en révolution.
00:53:16Tu comprends pas,
00:53:17mais laisse-toi amener.
00:53:20Qu'il soit glissé.
00:53:23C'est compliqué.
00:53:25Je l'aurais amené
00:53:26à Moustapha.
00:53:28C'est une jeune trans
00:53:28qu'on a,
00:53:29qu'on est en train de former
00:53:30avec le gouvernement.
00:53:32Enfin,
00:53:32il est Xeno Renard.
00:53:35Il a des nichons,
00:53:36voilà,
00:53:36une queue de renard.
00:53:36On a décidé
00:53:41d'en faire un imam.
00:53:42Et là,
00:53:48on a été évoqués.
00:53:57Non,
00:53:58vous voyez trop.
00:54:00Non,
00:54:00je suis arrêté.
00:54:06On a le droit
00:54:07de rigoler un peu,
00:54:08quand même.
00:54:10C'est tout ce qui nous reste.
00:54:11Pour combien de temps,
00:54:12on ne sait pas tellement.
00:54:14Là,
00:54:14c'est le bracelet,
00:54:15c'est les arrêtés interdits.
00:54:16De tout.
00:54:17Le bracelet électronique,
00:54:18quelque part,
00:54:20je vous ai toujours considéré
00:54:21mes amis
00:54:21comme m'éco-détruits.
00:54:24Là,
00:54:24plus aujourd'hui
00:54:25que jamais.
00:54:27Ce que vous venez de faire,
00:54:28vous m'époustouflez.
00:54:29C'est extraordinaire.
00:54:31Donc,
00:54:32je ne sais pas
00:54:33où ça terminera.
00:54:34J'en parlais à Francis,
00:54:35même s'il nous fout tantôt.
00:54:36Moi,
00:54:36je m'en ai un foot.
00:54:37Mais je tenais à vous dire
00:54:40que les seuls moments,
00:54:42les moments où je me suis trouvé
00:54:43devant vous
00:54:44sur une scène,
00:54:44ce sont les seuls espaces
00:54:46de liberté
00:54:46que j'ai trouvés
00:54:47en ce bas monde.
00:54:48Merci à vous.
00:54:54Merci,
00:54:55les amis.
00:54:56Merci.
00:54:58Merci,
00:54:58les amis.
00:55:02Merci.
00:55:02Merci.
00:55:13Merci.
00:55:16Merci à Sébastien.
00:55:19Je terminerai une seconde.
00:55:20Après,
00:55:20on verra signer des autographes
00:55:23qu'on va se mettre là.
00:55:23On va signer des...
00:55:25On fera des photos
00:55:26avec tous ceux qui sont là.
00:55:27C'est un moment historique.
00:55:28On est en train de vivre.
00:55:29Vous verrez,
00:55:30quand on va entrer chez vous,
00:55:31on va dire
00:55:31« Ah putain,
00:55:31on va la faire ».
00:55:32on était là. Donc, merci
00:55:34d'être là, merci de me soutenir.
00:55:35N'hésitez pas, normalement,
00:55:37vous avez vu, ça c'est le dieu d'Aubus, on va partir
00:55:40avec le dieu d'Aubus. On l'est
00:55:42interdit déjà, partout. Et avec le dieu d'Aubus,
00:55:44ils vous suivent, les flics et tout, on fait des trucs.
00:55:46Donc, parlez-en autour
00:55:48de vous. On va certainement refaire
00:55:50une journée
00:55:52comme celle-ci, parce que
00:55:53s'il fait beau, c'est quand même assez intéressant.
00:55:57Avec Francis, d'ailleurs,
00:55:58qui s'est là.
00:56:00Donc, merci.
00:56:02Merci de vous soutenir.
00:56:08De citer, en fait,
00:56:11l'élan artistique,
00:56:13c'est un élan qui est un peu...
00:56:14C'est vrai qu'on n'est pas des politiques,
00:56:16on n'est pas des intellectuels, on est des...
00:56:18Je sais pas, des gangsters
00:56:20de la beauté, du rire.
00:56:23Et ça sert peut-être pas
00:56:24à grand-chose, mais c'est gratuit.
00:56:27Et je pense qu'il faut soutenir
00:56:28les artistes et surtout ouvrir la cage
00:56:30aux oiseaux, parce que là, en ce moment,
00:56:32ils sont tous, je vois, tous les copains
00:56:33de l'analyse, on a peur,
00:56:35je sais bien, mais bon...
00:56:37S'il faut aller en tôle,
00:56:38il faut aller en tôle, là.
00:56:39Laissez-lui nous enfermer, ils vont nous enfermer.
00:56:43Là, en tout cas, ils ont décidé,
00:56:44ils ont fait voter une loi
00:56:46où ils disent qu'ils peuvent peut-être nous enfermer.
00:56:48Donc, je dirais, bon, on va y aller.
00:56:50Moi, je vais vous dire quelque chose.
00:56:56Yudo et moi, on a rêvé
00:56:58ce spectacle à cache au four.
00:57:00On a travaillé.
00:57:02Il a écrit des choses.
00:57:04Vraiment,
00:57:05j'ai hâte qu'on joue ce spectacle devant vous
00:57:07parce qu'il a écrit des skates de l'eau.
00:57:10Et
00:57:10moi, ce que je ressens,
00:57:13c'est une frustration d'artiste.
00:57:15On m'a empêché
00:57:19de faire mon métier,
00:57:20ça, c'est une chose.
00:57:21On m'a empêché de faire mon travail.
00:57:23On m'a empêché de gagner ma vie.
00:57:25Mais surtout,
00:57:26on m'a empêché de monter sur scène
00:57:27avec ce mec
00:57:28qui est devenu mon meilleur pote.
00:57:32Et
00:57:32on m'a empêché de ressentir avec lui
00:57:34les émotions qu'il a ressenties ce soir
00:57:36ou que j'ai ressenties moi, tout seul,
00:57:38en me prévisant devant vous.
00:57:40C'est un truc qu'on avait envie de partager
00:57:42tous les deux.
00:57:44On avait envie de monter sur scène
00:57:45et de partager ça ensemble
00:57:46comme on a tout partagé
00:57:47pendant toute cette aventure
00:57:50où on a marché
00:57:51comme des pèlerins
00:57:52vers des théâtres
00:57:54qu'on a refermés devant nous
00:57:55et devant vous.
00:57:57Et
00:57:57on ira jusqu'au bout
00:57:59avec Yodo.
00:58:01On veut jouer ce spectacle
00:58:03à Cage au four.
00:58:03On veut jouer devant vous.
00:58:05Et
00:58:05simplement pour expliquer ce spectacle,
00:58:08pour l'expliquer,
00:58:10finalement,
00:58:10parce que
00:58:11c'est ce qu'on avait mis dedans
00:58:12dans les skets qu'il a écrit,
00:58:13tout ça,
00:58:13mais on nous empêche de le jouer.
00:58:16On s'est dit qu'on allait
00:58:17communiquer à tout le monde
00:58:19le sens,
00:58:21le message qu'il y a dans ce spectacle.
00:58:23Et le message qu'il y a dans ce spectacle,
00:58:26et ça c'est un truc très important
00:58:27pour Yodonné,
00:58:28c'est vraiment ce qu'il avait en tant qu'auteur
00:58:29envie d'exprimer,
00:58:30mais c'est que le monde,
00:58:33par le mensonge,
00:58:35le mensonge qu'on a établi
00:58:36comme étant la vérité
00:58:37aujourd'hui,
00:58:39dans la conscience collective,
00:58:41le monde est devenu
00:58:42une gigantesque salle de spectacle,
00:58:45où tout le monde joue un rôle.
00:58:48Et nous, finalement,
00:58:49on veut nous empêcher de s'exprimer,
00:58:51parce que nous,
00:58:51quand on monte sur cette scène,
00:58:53au lieu de mettre un masque,
00:58:54on enlève notre masque
00:58:55pour dire la vérité,
00:58:56la vérité sur nous-mêmes
00:58:58et la vérité sur le monde.
00:59:01Et donc,
00:59:01on va marcher vers une salle de spectacle
00:59:03que d'on va continuer,
00:59:05on ira voir un directeur de théâtre,
00:59:07rien d'autre,
00:59:07rien d'autre,
00:59:08on retournera devant le tribunal administratif,
00:59:10on reblènera,
00:59:11on défendra la condition d'artiste
00:59:12jusqu'au bout,
00:59:14grâce à vous,
00:59:14parce que vous êtes toujours là
00:59:16pour nous soutenir,
00:59:16et c'est ça qui nous fait tenir le coup.
00:59:18On le fera,
00:59:19mais en attendant de pouvoir le faire
00:59:21sur une scène,
00:59:23on a commencé à le faire aujourd'hui,
00:59:25et on a commencé à le faire
00:59:26dans la vie réelle.
00:59:29Ce soir,
00:59:30c'est la première,
00:59:31dans la vie réelle,
00:59:32d'un spectacle
00:59:33qu'on peut nous empêcher
00:59:34de jouer sur la scène.
00:59:35Merci à vous.
00:59:40Merci.
00:59:40Merci.
00:59:43Le temps de vous restaurer un petit peu
00:59:46et de vous voir un verre
00:59:47et un photo aussi
00:59:48pour faire des photos
00:59:49avec tout le désir.
00:59:51Mes respects à vous.
00:59:52Chapeau.
00:59:55Merci.
00:59:55A tout de suite.
01:00:00A tout de suite.
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