Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 ans
La ministre de l'enseignement et de la formation professionnels Carole Grandjean est l'Invitée du 13h

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00 Un tiers des lycéens en France sont scolarisés dans un lycée professionnel.
00:04 Mais les résultats ne sont pas à la mesure de ces effectifs.
00:07 Un tiers des lycéens décrochent.
00:09 Moins de 40% des diplômés trouvent un emploi six mois après leur diplôme.
00:14 Alors le président de la République a présenté ce matin une réforme du lycée professionnel
00:18 à Sainte-Encharent-Maritime.
00:20 Elle prévoit cette réforme plus de temps consacré au stage, un changement dans les
00:25 formations et une gratification pour les élèves, pour les stages qu'ils font au fil de leur
00:30 scolarité.
00:31 Les syndicats d'enseignants redoutent que la place faite aux enseignements généraux
00:36 pour des jeunes aux parcours scolaires souvent fragiles ne diminue.
00:39 Pour parler de cette réforme, la ministre qui va la porter est en direct avec nous depuis
00:43 Sainte-Encharent-Maritime.
00:44 Bonjour Carole Grandjean.
00:45 Bonjour.
00:46 Ministre déléguée à l'enseignement et à la formation professionnelle, les auditeurs
00:49 de France Inter peuvent vous interroger et dialoguer avec vous au 01 45 24 7000 et via
00:54 l'appli France Inter.
00:55 C'est une cause nationale, a dit le président de la République dans son discours il y a
00:59 quelques minutes à Sainte-Encharent-Maritime.
01:00 En quoi le lycée professionnel est-il une cause nationale ?
01:02 Ecoutez, cette réforme du lycée professionnel, elle est engagée dans le cadre d'un constat
01:10 qui est effectué sur le lycée professionnel qui est assez engageant puisque de ce tiers
01:17 de lycéens qui sont en voie professionnelle, nous constatons effectivement un taux d'insertion
01:22 et un taux de poursuite d'études qui est très faible avec beaucoup d'élèves qui
01:27 décrochent en lycée professionnel.
01:29 Et donc il s'agit véritablement pour nous de faire du lycée professionnel une voie
01:33 choisie, une voie de réussite, une voie qui soit au fond plus reconnue par la société.
01:39 C'est évidemment un enjeu majeur.
01:42 Au fond, le lycée professionnel a été longtemps invisibilisé dans les résultats au taux
01:48 d'insertion et au taux de poursuite d'études qui ont été évoqués par le président
01:51 de la République ce jour.
01:52 Il s'agit aujourd'hui de s'engager pour faire mieux et de faire en sorte qu'on travaille
01:59 sur la lutte contre le décrochage, qu'on fasse en sorte que chaque jeune trouve une
02:03 solution qui lui soit plus personnalisée, puis faire aussi en sorte que la relation
02:08 entre l'établissement du lycée professionnel et le tissu économique soit plus forte pour
02:13 que de meilleures solutions soient trouvées en termes d'insertion et de poursuite d'études.
02:17 Alors décrochage et absentéisme, 16% d'absentéisme dans les lycées pro, il n'y en a que 5%
02:21 dans les lycées technologiques et généraux et on parlait du décrochage.
02:25 Est-ce qu'il faut revoir la pédagogie dans ces lycées, Carole Grandjean ? Et comment ?
02:28 Écoutez, moi je tiens déjà à dire que véritablement l'engagement des professeurs en lycée
02:33 professionnel est assez extraordinaire.
02:35 C'est souvent des enseignants qui ont l'habitude d'enseigner plusieurs matières, qui non
02:39 seulement enseignent leurs matières mais aussi accompagnent les élèves presque aussi
02:45 dans leur développement personnel, beaucoup plus fortement encore qu'en voie générale.
02:49 Donc je crois que ce n'est pas tant les enseignants, c'est tout un système, c'est des réponses
02:55 globales qu'il faut pouvoir apporter sur le comment est-ce qu'on fait mieux en termes
03:00 d'offre de formation.
03:01 Et on touche à la pédagogie ou pas ?
03:02 Écoutez, on va faire plus de pédagogie, on va dire différenciée, on va faire plus
03:06 de sous-groupe, on va accompagner aussi les fragilités que vous évoquiez tout à l'heure.
03:10 Donc on va essayer de faire aussi plus avec moins d'élèves par classe sur certains
03:17 enseignements mais ils savent enseigner nos enseignants, ils ont juste des élèves qui
03:22 ont plus de fragilité.
03:23 Et tout à l'heure le président de la République l'a rappelé, on a des difficultés d'écriture,
03:27 lecture calcul qui sont plus importantes en lycée pro mais on a aussi des élèves
03:31 allophones, on a des élèves en situation de handicap, on a aussi des élèves dont
03:35 l'orientation a été subie.
03:37 Et donc toutes ces difficultés-là font qu'il faut pouvoir trouver des réponses beaucoup
03:41 plus concrètes en prise avec les enjeux économiques mais aussi en prise avec leurs propres difficultés
03:47 à ces élèves pour donc donner aux enseignants plus de moyens pour ajuster la pédagogie,
03:52 pour ajuster aussi les formations à ces réalités.
03:56 Alors sur les élèves et leurs fragilités, question de Vincent au Standard de France
03:59 Inter.
04:00 Bonjour Vincent.
04:01 Ah non Vincent, c'est via l'appli.
04:04 Écoutez, je vais la prendre dans ma voix.
04:05 Difficile de prendre des jeunes dont la formation initiale est de plus en plus faible.
04:11 Pourquoi le bac pro ne revient pas à 4 ans comme auparavant ? Il y a beaucoup de questions
04:16 Carole Grandjean sur le temps de formation générale en particulier qui doit diminuer
04:21 pour des élèves dont vous venez de le dire vous-même, les acquis en matière de culture
04:25 générale, en matière de français, de maths sont déjà fragiles.
04:27 Au fond, de combien va diminuer le temps de formation générale aux enseignements
04:32 généraux ?
04:33 Alors le temps de formation aux enseignements généraux ne va pas diminuer.
04:37 Il s'agit, comme le dit Vincent, de s'adapter aussi à la réalité de ses élèves qui
04:41 sont souvent plus jeunes parce qu'ils ne redoublent plus.
04:43 Ils sont plus jeunes qu'il y a quelques années, ils sont mineurs au lycée et parfois
04:47 ils terminent même leur cursus au lycée en étant encore mineurs.
04:51 Donc avec des vraies questions sur, certes, le niveau scolaire, mais aussi sur des questions
04:55 de mobilité, sur des questions aussi d'ouverture culturelle et encore une fois de projet,
05:01 d'orientation qui n'est pas forcément extrêmement construite et pas avec eux.
05:05 Et donc il s'agit de travailler à cela.
05:08 Le fait de pouvoir accompagner, notamment par des formations en post-bac, les mentions
05:14 complémentaires évoquées par le président de la République fait que ces élèves vont
05:16 avoir certes le bac, mais ils vont aussi être accompagnés après le bac vers des métiers,
05:22 ceux qu'ils auront choisis, pour renforcer leur taux d'insertion professionnelle.
05:26 C'est 20 points qui est gagné par les mentions complémentaires.
05:29 Donc on voit à quel point ces solutions-là accompagnent certes la maturité, mais aussi
05:35 les compétences pour aller mieux s'insérer professionnellement, ce qui est évidemment
05:38 à des enjeux pour des jeunes qui sortent de lycées professionnels.
05:41 Donc ils doivent pouvoir répondre à cet engagement de professionnalisation.
05:46 On le chiffreront, il y a 600 000 élèves en lycée pro, 500 000 préparent le bac pro,
05:49 100 000 préparent un CAP et je crois que c'est, vous parliez des mentions complémentaires,
05:52 c'est à peu près 5 000.
05:53 Je reviens sur la formation initiale avec la question de Muriel, cette fois qui doit être
05:56 au standard avec nous.
05:57 Bonjour Muriel.
05:58 Oui bonjour.
05:59 Nous vous écoutons.
06:00 Je suis Pelletier, lettre Histoire en lycée professionnel à Strasbourg et je reviens
06:04 encore sur effectivement le niveau des élèves qui nous arrivent.
06:07 Toute la réforme est basée sur soi-disant un décrochage trop important des élèves
06:12 sortant de lycées professionnels.
06:14 Donc deux tiers des lycées indécrocheurs seraient issus de lycées professionnels,
06:18 mais on ne parle jamais du niveau des élèves que nous accueillons en fait.
06:21 Peut-être qu'il serait bon de voir aussi quelle était leur accroche au collège et
06:28 on ne parle pas assez des tests d'entrée que l'on fait en seconde qui montrent que
06:32 nos élèves ont un vrai besoin de matière disciplinaire.
06:36 C'est ce que Madame la Ministre a dit, mais c'est facile de le dire et en fait
06:39 dans les faits on nous dit diminuer nos heures disciplinaires.
06:42 On parle d'augmenter les stages alors que toutes les concertations qui ont eu lieu et
06:48 sur lesquelles de nombreux syndicats se sont opposés d'ailleurs, mais malgré tout,
06:51 on conclut qu'il ne fallait pas plus de stages.
06:53 Et là, Monsieur le Président, la République revient sur l'idée de nous augmenter le
06:57 nombre de stages alors qu'un élève de Bac Pro a déjà 22 semaines de stage en entreprise
07:01 sur les trois années de son cursus.
07:04 Et pour nous, il faut aussi se rendre compte que nous avons un vrai travail sociétal où
07:09 en fait on récupère des élèves qui sont déjà cabossés par leur année collège,
07:13 qui sont souvent en décrochage et nous on les insère.
07:15 Alors effectivement, ils sont lycées professionnels, ils ne s'insèrent peut-être pas dans une
07:19 profession en sortant, mais ils ont un Bac, ils ont repris peut-être le goût à des
07:22 études, ils ont repris pied sur certains domaines et puis après ils refont quelque
07:28 chose un peu plus tard.
07:29 En fait, on veut trop mettre en pied, en fait, en mettre en adéquation lycée professionnel
07:37 et immédiatement insertion dans le monde professionnel, ce qui n'est plus le rôle
07:40 du lycée professionnel.
07:41 Merci Muriel, on va laisser Carole Grandjean vous répondre.
07:43 Carole Grandjean, quelle réponse à cette remarque ?
07:45 Oui, les fragilités, elles sont là et on partage complètement ce diagnostic.
07:49 Très clairement, le niveau des élèves issus de CAP et de Bac Pro en matière d'écriture,
07:56 calcul, lecture est très nettement dégradé par rapport à l'enseignement général.
08:01 28% des élèves issus de CAP et 16% des élèves issus de Bac Pro ont des difficultés à la
08:08 lecture, écriture, calcul, alors qu'il n'y en a que entre guillemets 3,5% en Bac
08:13 général.
08:14 Et pourtant, on va donc un peu diminuer le temps d'enseignement général.
08:17 Encore une fois, je l'ai dit tout à l'heure, non.
08:19 Nous allons encore une fois faire mieux en termes de savoir fondamentaux, puisqu'on
08:23 va faire des sous-groupes justement sur la base des évaluations qui sont faites avec
08:27 les élèves en début d'année, pour permettre aux enseignants d'aller accompagner ceux
08:31 qui ont des difficultés, mais aussi accompagner ceux qui ont un projet de poursuite d'études
08:34 pour les aider à relever le niveau, pour être prêts pour la poursuite d'études.
08:39 Et puis on va organiser cette année de terminal pour que les jeunes qui souhaitent s'insérer
08:44 dans l'emploi aient une augmentation du nombre de semaines de stage en fin d'année, ce qui
08:50 leur permet d'avoir un tremplin pour rentrer dans l'emploi.
08:53 Et puis ceux qui souhaitent pouvoir poursuivre des études, eh bien nous allons mettre 4
08:57 semaines de cours intensifs pour leur permettre de préparer la poursuite d'études.
09:02 C'est majeur parce que si nous voulons faire du lycée professionnel une voie de choix,
09:06 il faut que ces élèves puissent réussir la poursuite d'études.
09:08 Et aujourd'hui, seul un élève sur deux réussit à obtenir son diplôme, puis à s'insérer.
09:14 C'est un enjeu majeur.
09:15 Je prends la question par un autre bout, Carole Grandjean.
09:18 Combien de temps supplémentaires en entreprise dans cette réforme ? Emmanuel Macron avait
09:22 évoqué 50% de temps supplémentaires et puis ça a été revu à la baisse.
09:26 Est-ce que vous avez un chiffre à nous donner ?
09:28 Pour les élèves qui souhaitent poursuivre les études, il y aura donc ces 4 semaines
09:32 de préparation à la poursuite d'études.
09:34 Mais pour les élèves qui souhaitent s'insérer dans l'emploi, c'est bien 50% d'augmentation
09:38 de stage sur la terminale qui seront organisées.
09:40 Ils passeront donc de 8 à 12 semaines de stage sur cette dernière année.
09:44 Et en capitalisant sur cette dernière période de l'année scolaire, pour essayer d'en
09:52 faire un tremplin pour qu'ils puissent s'insérer directement dans l'emploi.
09:55 Donc ils ne reviendront pas à l'école sauf pour soutenir leur stage.
09:59 Ils auront passé leurs épreuves de bac avant de partir en stage et pourront espérer être
10:05 embauchés notamment dans les entreprises dans lesquelles ils auront fait un stage directement.
10:08 Sur les stages, question d'une maman d'élève de bac pro.
10:11 Bonjour Florence.
10:12 Bonjour.
10:13 Vous nous appelez de Limourne, c'est dur de trouver un stage c'est ça ?
10:15 Oui absolument.
10:16 Je voulais souligner à quel point c'était compliqué de trouver des stages, surtout
10:20 dans des filières telles que artisanat et métier d'art.
10:24 Mon fils est concerné et je sais qu'ils ont un stage à commencer mi-mai et que la plupart
10:30 n'ont pas trouvé.
10:31 Vraiment il faudrait faire en sorte que les entreprises s'impliquent et acceptent de
10:37 prendre des jeunes pour les former.
10:38 C'est très très important.
10:39 Carole Grandjean.
10:40 Nous partageons complètement ce constat, c'est un enjeu majeur et c'est pour ça que
10:45 nous avons annoncé ce jour le bureau entreprise qui sera mis en place dans chaque lycée professionnel
10:50 qui aura pour objectif de développer des partenariats avec des entreprises pour aider
10:54 les jeunes à trouver des stages, pour s'assurer que ces stages soient faits de manière qualitative
10:57 et donc bien en cohérence avec les formations dans lesquelles ils sont.
11:00 Et c'est au fond aussi ce lien pour ceux qui n'ont pas de réseau pour pouvoir effectivement
11:06 développer ce réseau et avoir des opportunités de stage et des mises en lien par l'établissement.
11:10 Et c'est donc…
11:11 Parce que les profs de 3ème connaissent parfois mal les formations qui sont proposées en
11:15 lycée pro dont les intitulés d'ailleurs sont quelquefois assez difficiles à lire.
11:18 Alors les intitulés c'est aussi un des grands chantiers, il y en a de nombreux, vous
11:23 l'entendez.
11:24 Mais cette question effectivement de la meilleure adéquation à la fois des intitulés, des
11:28 formations avec les métiers aussi et avec l'évolution aussi des métiers et cette
11:32 question aussi du stage et du fait de le trouver, d'en faire un de qualité en cohérence
11:37 avec sa formation, c'est un enjeu majeur d'insertion professionnelle qui sera donc
11:41 accompagné dans le cadre de cette réforme par une personne qui dans chaque lycée s'occupera
11:45 de ce sujet.
11:46 La gratification donc 300 à 1000 euros par an pour les élèves qui sont en stage en
11:53 fonction du moment de leur scolarité, quel est le sens que vous donnez à cette gratification ?
11:57 Les critiques qui y sont faites c'est qu'au fond c'est de l'argent qui aurait pu être
12:01 versé par les entreprises et on aurait pu aider des familles à avoir de l'argent
12:06 pour s'équiper en matériel, pour s'équiper en vêtements professionnels.
12:10 Là c'est un cadeau fait aux entreprises peut-on entendre du côté des syndicats ?
12:13 Écoutez, dès cette rentrée prochaine, les élèves auront une gratification de 50 euros
12:18 par semaine en seconde ou première année de CAP, 75 en première ou seconde année de
12:24 CAP et 100 euros en terminale.
12:27 C'est une gratification qui vise à valoriser ce temps d'apprentissage en entreprise.
12:32 On apprend en entreprise, c'est complémentaire à la formation et ces jeunes que nous rencontrons
12:36 aujourd'hui qui viennent souvent de milieux plus modestes voient aussi dans cette gratification
12:43 une reconnaissance, une capacité aussi à pouvoir s'acheter aussi un vêtement pour
12:48 pouvoir aller en stage.
12:49 C'est aussi une manière d'accompagner des jeunes qui 4 sur 10 sont boursiers en
12:54 lycée professionnel, c'est aussi une responsabilisation du jeune, ce temps en entreprise il doit être
13:01 contributeur à leur formation, c'est aussi une responsabilisation des établissements
13:04 qui doivent s'assurer que les stages soient de qualité et des entreprises qui doivent
13:08 faire tout ce qu'elles peuvent pour que ces temps en entreprise soient bénéfiques
13:13 dans le parcours du jeune.
13:14 C'est à la fois une valorisation et une responsabilisation.
13:17 Je voudrais qu'on entende une proviseure de lycée professionnel qu'on a rencontrée
13:20 il y a quelques mois dans le cadre de Stress 14 à Condorcet.
13:24 Bonjour Laurence Collin, proviseure du lycée professionnel Condorcet d'Arcachon.
13:30 Des gratifications pour les élèves en stage, des cartes de formation revues, on a entendu
13:36 ce qu'a dit la ministre sur le temps de formation initiale, le temps de formation
13:40 professionnelle.
13:41 Quel regard portez-vous sur cette réforme ?
13:43 Alors, vous avez tout mis en vrac dans la même question, donc on va essayer de prendre
13:48 ça morceau par morceau.
13:50 La gratification, je rebondis sur ce que vous avez dit tout à l'heure, ce sera plutôt
13:54 entre 400 et 1 200 euros selon le niveau et selon la poursuite d'études ou le fait
13:59 que l'élève veuille s'insérer.
14:00 La question qu'on se pose et dont on n'a pas parlé aujourd'hui c'est qui paiera,
14:06 comment ça sera mis en paiement, il ne faudrait pas que ça retombe sur les établissements
14:08 scolaires.
14:09 Et puis, il faudra quand même bien penser à croiser avec le regard des établissements
14:16 scolaires par rapport à l'absentéisme et au fait de vérifier qu'un élève est
14:20 bien en stage, puisqu'on a aussi ce problème-là dans les établissements scolaires.
14:25 Et sur la réforme plus généralement ?
14:26 Plus généralement, on va avoir besoin d'un calendrier.
14:31 Il va falloir qu'on ait une priorisation, qu'on sache ce qui va être mis en place
14:35 dès la rentrée 2023 et ce qui est pour la rentrée 2024 ou la rentrée 2025.
14:40 Parce que quand on commence à toucher aux heures de cours et à l'organisation de
14:44 la semaine d'un élève, la rentrée 2023 est déjà bien bien engagée.
14:49 Donc, il va falloir qu'on se penche dessus.
14:52 Il y a des choses qui ne pourront pas être mises en place dès la rentrée.
14:55 La remarque aussi que je me faisais par rapport aux cours en demi-groupe et par rapport aux
15:00 périodes de stage, c'est qu'on aura intérêt, et Carole Grandjean en a tout petit
15:05 peu parlé, intérêt de revoir le calendrier des examens.
15:08 Parce que si on revoit le calendrier des examens qui bloque toute une période en fin d'année,
15:13 il y a moyen de rentabiliser ces semaines-là, en effet, pour que les élèves fassent des
15:17 stages complémentaires s'ils souhaitent l'insérer, et du renforcement pour une
15:22 poursuite d'études.
15:23 Le calendrier, ça va être la dernière question.
15:24 Merci Laurence Collin.
15:25 À Carole Grandjean, vraiment très rapidement, s'il vous plaît, qu'est-ce qui entre en
15:28 vigueur à la rentrée 2023 et à la rentrée 2024 ensuite ?
15:32 Merci Madame Collin pour ce témoignage.
15:34 Effectivement, dès cette rentrée, la gratification sera mise en place pour les semaines de stage
15:38 réalisées.
15:39 On va déployer cet accompagnement de l'engagement des professeurs, ce qui nous permettra de
15:45 déployer tous les sous-groupes pour les matières fondamentales, les options.
15:51 Et on va, pour les premières, rentrer dans cette nouvelle organisation de la terminale
15:57 et puis lutter contre le décrochage, je me permets d'insister sur ce point, qui est
16:01 un élément majeur de justice sociale et sur lequel nous souhaitons pouvoir travailler.
16:05 Chaque établissement portera son projet et c'est véritablement progressivement que
16:10 cette réforme va s'installer dès cette rentrée 2023.
16:13 Merci Carole Grandjean d'avoir répondu aux questions de France Inter.
16:16 Tout de suite, c'est une chanson.
Commentaires

Recommandations