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L’ancien premier ministre et ex-ministre des affaires étrangères est interrogé de midi à 13 heures dans l’émission de France Inter, Franceinfo et "Le Monde".

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Transcription
00:03Générique
00:09Bonjour, bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Questions politiques.
00:14Ukraine, Iran, Trump, dans un monde géopolitique bouleversé, les Français apprécient les analyses de notre invité.
00:20Son regard qui balaye à l'échelle de la planète et son verbe, fluide, énergique, brillant,
00:26qui donne le sentiment qu'il est l'un de ceux qui s'est décrypté à défaut de maîtriser.
00:31Justement, s'il était aux commandes, de quoi serait-il capable pour la France ?
00:35Pour arriver à l'Elysée, il faudrait déjà séduire les Français.
00:39Les connaît-il, lui, le diplomate, l'ancien ministre des Affaires étrangères, ancien ministre de l'Intérieur, ancien Premier ministre
00:46?
00:46En tout cas, après plus d'une décennie, loin de la scène politique, ce Chiracien a su revenir, c'était
00:51fin 2023,
00:52et s'attirer les faveurs de la gauche.
00:55Il a aussi créé son parti, la France humaniste.
00:58Aujourd'hui, a-t-il des troupes ? Où en est-il de sa candidature ?
01:02L'affaire des statuettes peut-elle le faire trébucher ?
01:06Dominique de Villepin est en direct sur France Inter.
01:09France Info, c'est le canal 16 de la télévision.
01:11Et c'est une émission en partenariat avec le journal Le Monde.
01:14Nous sommes ensemble jusqu'à 13h.
01:16France Inter.
01:18Questions politiques.
01:20Alexandra Ben Saïd.
01:23Bonjour et bienvenue Dominique de Villepin.
01:25Merci d'avoir accepté notre invitation à mes côtés pour vous interviewer ce dimanche.
01:29Je salue Alex Bouillaguet de France Télévisions.
01:31Bonjour Alex.
01:31Alex.
01:32Bonjour Alexandra, bonjour à tous.
01:33Avec vous tout à l'heure, on fera bien sûr le portrait de Dominique de Villepin.
01:37Oui, votre parcours, Dominique de Villepin, vous emmène du Maroc où vous êtes née,
01:41à New York, mais aussi à Caracas où vous avez étudié.
01:44Mais votre chemin, ce sont aussi des cassures politiques, une traversée du désert et l'envie d'un retour.
01:50Françoise Fressos du journal Le Monde est également en plateau.
01:53Bonjour Françoise.
01:53Bonjour à toutes et tous.
01:55Vers 12h50, vous avez envie de démarrer.
01:58Vers 12h50, la question 2027, celle qui sera au cœur des débats, une de celles qui sera au cœur des
02:04débats.
02:04Françoise, vous avez choisi aujourd'hui de parler avec Dominique de Villepin de la jeunesse.
02:08La jeunesse, comment lui rendre espoir, avec quel discours et surtout avec quelles propositions concrètes.
02:13Ça sera vers 12h50.
02:15Mais d'abord Dominique de Villepin, 5 minutes d'actualité entre 4 yeux et cette déclaration qu'on va écouter
02:20hier soir de Vladimir Poutine à des journalistes.
02:25Les pays occidentaux ont promis leur aide et ont commencé à intensifier la confrontation avec la Russie qui se poursuit
02:31encore aujourd'hui.
02:33Je pense que cela touche à sa fin, mais la situation reste grave.
02:39La guerre en Ukraine touche à sa fin.
02:42C'est ce que Vladimir Poutine dit.
02:44Dominique de Villepin, doit-on croire le président russe ?
02:48Il faut prendre cela avec des pincettes.
02:49Je pense que ça s'adresse d'abord à Donald Trump.
02:52Il veut montrer qu'il est conciliant.
02:53Il veut montrer qu'il ne ferme pas la porte.
02:55Et puis il veut peut-être aussi s'adresser au peuple russe qui commence à rechigner.
02:59Un peuple russe qui, avec la fermeture de l'Internet extérieur, souffre au quotidien.
03:09Un peuple russe qui est aujourd'hui mieux pris en compte par Vladimir Poutine.
03:13On ne le sait pas toujours, mais Vladimir Poutine a commandé au cours de l'année dernière 450 sondages.
03:19C'est ce que Elsa Vidal raconte dans son dernier livre.
03:22Donc il est soucieux de ce qui se passe sur le terrain.
03:24Et est-ce qu'il est affaibli, Vladimir Poutine ?
03:26Et il est affaibli, même si la récente crise du Golfe lui donne un peu de marge de manœuvre.
03:34Son économie est fragilisée.
03:36Son économie, du fait des embargos successifs, est aujourd'hui aussi en difficulté.
03:44Donc il a intérêt à montrer des gestes d'ouverture.
03:46Mais on le voit bien, quand il dit qu'il est prêt à rencontrer Volodymyr Zelensky,
03:51il précise, une fois l'accord de paix signé.
03:54À ses conditions.
03:55Voilà, à ses conditions.
03:56Donc il faut évidemment prendre avec beaucoup de précaution ses déclarations.
04:00Mais cela n'empêche pas qu'il faut continuer à se battre pour avancer dans une réflexion
04:06sur ce que pourrait être à la fois un accord de cessez-le-feu, voire le moment venu un accord
04:11de paix.
04:11Est-ce qu'on doit lui parler à Vladimir Poutine ?
04:13Nous les Européens, nous les Français.
04:15C'est la clé de la diplomatie.
04:17On ne fait pas de politique sans parler à tous, quel que soit le sentiment que l'on exprime
04:21et quel que soit le rejet que l'on puisse avoir de l'agression russe.
04:25Oui, il faut lui parler.
04:26Et les Européens ne doivent pas laisser à Donald Trump le seul bénéfice d'un dialogue.
04:35Il faut lui parler de manière appropriée, en choisissant ses conditions.
04:39Mais il faut, oui, s'adresser à Vladimir Poutine, s'adresser au peuple russe.
04:44Et montrer qu'il y a une alternative possible à la guerre.
04:48Je crois que crédibiliser cette possibilité, ça fait partie des devoirs des pays européens
04:53et en particulier de la France.
04:55Autre dossier important ce matin, ce midi, Dominique de Villepin, c'est l'Algérie.
04:59L'ambassadeur français vient de revenir dans le pays, près d'un an après avoir été rappelé par l'Elysée.
05:04Le journaliste Christophe Glez, détenu depuis près d'un an, devrait lui recevoir sa première visite consulaire dans quelques jours.
05:11Bref, on voit que les relations entre Alger et Paris se réchauffent.
05:14Est-ce qu'il faut s'en réjouir ?
05:15Oui, il y a des gestes de part et d'autre.
05:18Alice Ruffeau, la ministre déléguée à la Défense, a participé aux cérémonies de 45 en commémoration des massacres de Sétif.
05:26Notre ambassadeur revient sur place.
05:29Il y a un dégel dans les relations de sécurité tellement importantes entre Paris et Alger.
05:33Quand on voit la situation au Sahel, quand on voit l'engorgement des OQTF qui ne rentraient pas.
05:38Aujourd'hui, les choses reprennent.
05:41C'était dangereux d'avoir des relations gelées avec l'Algérie ?
05:43Oui, c'est un pays clé dans le Maghreb.
05:47Et la coopération dans ces domaines est tout à fait essentielle et stratégique pour les deux pays.
05:52Alors si on parle de politique, c'est Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur actuel, qui a impulsé cette
05:56reprise du dialogue.
05:57Son prédécesseur, Bruno Retailleau, revendiquait lui une politique de fermeté vis-à-vis de l'Algérie.
06:02Et le président du parti LR dénonçait encore il y a dix jours une capitulation d'Emmanuel Macron sur ce
06:08dossier.
06:08Vous n'êtes pas d'accord avec Bruno Retailleau ?
06:10Mais la capitulation de quoi et vers quoi conduit la politique qui était préconisée à l'époque par Bruno Retailleau
06:18?
06:18Si l'on veut rentrer à nouveau en guerre avec l'Algérie, je comprendrais.
06:23Mais nous avons des intérêts partagés.
06:26Nous avons de part et d'autre des rives de la Méditerranée.
06:28Nous avons des hommes et des femmes dont l'avenir dépend de la qualité de cette relation.
06:33Donc il avait tout faux Bruno Retailleau ?
06:35Mais je crois qu'il a une posture politique et diplomatique qui est une posture sans issue.
06:41Qui n'est pas celle d'un homme de responsabilité traitant les dossiers avec le souci de les faire avancer.
06:47Je crois que tout ce qui essentialise une relation avec un pays étranger,
06:51tout ce qui caricature ces relations, ça fait du bien à un électorat.
06:57Je ne doute pas que certains parmi les Républicains sont très heureux de cette posture de fermeté qui veulent en
07:02découdre.
07:03Mais ça ne fait pas avancer les choses et ça ne sert pas en tout cas les intérêts de la
07:08France.
07:08Une question d'Alex Bouillaguet.
07:09Si on vous comprend bien ce matin, vous êtes donc totalement d'accord avec Emmanuel Macron
07:14lorsqu'il traite de maboule tous ceux qui disent qu'il faut se fâcher avec l'Algérie ?
07:18Oui, je pense qu'en matière diplomatique,
07:19Il ne faut pas hésiter à considérer que connaître un pays, avoir la connaissance d'un pays,
07:27avoir une connaissance de sa psychologie, de son histoire.
07:30Nos relations avec l'Algérie sont des relations qui ont été extraordinairement difficiles,
07:34mais aussi très riches.
07:35Et le fait de considérer qu'à un moment donné, rien ne sert de se parler,
07:40mais qu'il faut se taper dessus, ça ne fait pas avancer les choses, bien au contraire.
07:44Et je pense que nous sommes dans un monde où il faut éviter que les dirigeants,
07:49que les responsables partent ainsi en guerre à chaque occasion.
07:53Il y a suffisamment de difficultés sur la planète pour que nous cherchions au contraire des solutions.
08:00Ça demande de l'expérience, ça demande de l'humilité,
08:05ça demande de la remise en cause de soi-même, d'être capable de tirer le leçon des échecs.
08:11Donc c'est difficile, mais c'est la meilleure solution de toute évidence.
08:15François Sressose.
08:16Mais on sent quand même qu'il y a un tel passif dans nos relations que c'est très difficile
08:22à dépasser.
08:23Est-ce que vous voyez, vous, une clé où on pourrait repartir quand même sur des bases,
08:27avec l'Algérie, un peu moins compliquées que celles qu'on a vécues ces dernières années ?
08:33Nous avons un passé douloureux et très important en commun.
08:39Il faut être capable aujourd'hui de s'inventer un avenir.
08:41Et ce qui nous a toujours fait défaut, c'est cette capacité à penser cet avenir.
08:46Quelle coopération ? Sur quels enjeux géopolitiques, économiques travailler ?
08:53C'est cela qu'attendent de part et d'autre les Algériens, les Français, les Franco-Algériens.
08:58Il y a une attente d'être capable de retravailler ensemble, avec respect, parce que c'est important.
09:05Et vous pensez que c'est possible ?
09:06Et en apurant les difficultés du passé.
09:08Vous pensez que le moment est propice, là, que c'est possible ?
09:10Emmanuel Macron, il arrive en fin de mandat.
09:14Donc, il est en quelque sorte libéré de tout effet de manche.
09:17Il a les marges de manœuvre pour le faire.
09:21Je pense que du côté algérien, il y a un intérêt aussi à agir, parce que nous sommes dans un
09:25monde dangereux.
09:26Et dans ce monde dangereux, on a plus besoin d'amis et d'alliés que d'ennemis.
09:31Donc, je crois que oui, il y a une possibilité.
09:34Ce n'est peut-être pas Emmanuel Macron qui clorera le chapitre.
09:38Un nouveau ou une nouvelle présidente ouvriront ce chapitre.
09:41Mais, en tout état de cause, oui, il peut faire avancer les choses.
09:45Je crois que Laurent Nunez est un homme qui connaît bien ce genre de dossier.
09:49Il a le jeu de balle, la touche, la sensibilité, l'humanité pour traiter ce dossier.
09:55Le ministre des Affaires étrangères est lui aussi mobilisé.
09:59C'est à travers ce travail collectif, ce travail d'équipe, que l'on peut-être sera capable d'avancer.
10:05Et en tout état de cause, il y a une priorité, c'est de faire en sorte que Christophe Gleize
10:09rentre à la maison.
10:10Avec ce changement de contexte ?
10:12Ses parents, sa mère et son beau-père, étaient à Alger.
10:17Ils ont décidé, c'est un choix qu'a fait Christophe Gleize,
10:20ils ont décidé de changer de stratégie sur le plan judiciaire en renonçant à un recours en cassation.
10:27Donc, aujourd'hui, la décision est dans la main du président Tebboune.
10:31La grâce ?
10:32La grâce.
10:33Et vous êtes optimiste.
10:35Écoutez, je veux croire et je le souhaite et je pense que c'est, bien sûr, l'intérêt de toutes
10:41les parties.
10:42Et c'est la justice, par ailleurs.
10:44Et aujourd'hui, nous allons avoir la première visite consulaire qui va être rendue.
10:49Donc, ça veut dire que les choses, peut-être, seront possibles.
10:52Dominique de Villepin, vous parliez d'un monde dangereux.
10:55Alors, le dossier iranien.
10:56La France vient d'envoyer son porte-avions Charles de Gaulle avec les rafales embarquées vers le détroit d'Hormuz.
11:02Cette initiative française, elle s'inscrit dans le cadre de la mission conjointe avec le Royaume-Uni
11:07pour fédérer une cinquantaine de pays désireux de débloquer pacifiquement le détroit
11:12sans attendre un cessez-le-feu complet.
11:15Question d'Alix Bouillaguet.
11:16Est-ce qu'Emmanuel Macron a eu raison d'envoyer ce porte-avions
11:19ou est-ce que vous faites partie de ceux qui disent que c'est une forme d'implication progressive de
11:24la France dans le conflit ?
11:25Je ne ferai pas de procès d'intention à Emmanuel Macron sur des sujets aussi graves.
11:30Ce qui m'apparaît certain, c'est qu'il faut se tenir à très grande distance de tout cela.
11:36On voit bien que depuis maintenant plusieurs semaines,
11:39Donald Trump veut nous impliquer, nous et les Européens,
11:43nous impliquer dans ce qui est un échec américain à ce stade,
11:47qui est, alors que le détroit d'Hormuz était ouvert,
11:50d'être confronté aujourd'hui à un détroit d'Hormuz qui est fermé
11:54à travers un double blocus.
11:56Donc, éviter une implication.
11:58Par contre, concourir avec tous les autres pays,
12:00nous mobiliser pour essayer de trouver une solution.
12:04Jean-Luc Mélenchon, il dit que c'est une gesticulation, donc pas pour vous.
12:08Une fois de plus, je crois que rien ne sert de faire de procès d'intention à Emmanuel Macron.
12:12Il a décidé d'avoir un dispositif à proximité.
12:16En tout état de cause, nous ne devons être impliqués dans des actions offensives en aucun cas.
12:23Cette guerre n'est pas la nôtre.
12:25Et cette guerre, malheureusement, est une guerre sans objectif et sans stratégie politique.
12:31Et nous sommes à un moment très important, parce qu'il y a une fenêtre d'opportunité.
12:35La difficulté, c'est que les Iraniens ont le sentiment de gagner.
12:39Ils ont le sentiment d'être renforcés dans leur position.
12:42Le régime s'est durci. Désormais, ce sont les militaires les plus radicaux qui sont au pouvoir.
12:47Et donc, ils ne cèdent pas sur l'essentiel, c'est-à-dire aujourd'hui la question nucléaire
12:52et quelques autres questions connexes.
12:55La question, c'est comment on peut séparer cette question du nucléaire
12:58et la question du retour à la navigation, à la libre circulation dans le détroit d'Hormuz.
13:04Et nous savons que les Américains ne sont pas aujourd'hui les meilleurs négociateurs.
13:09Donc, je crois qu'on a besoin de tout le monde.
13:10On a besoin de la Chine, on a besoin des États du Golfe.
13:13C'est la Chine qui a la carte en main pour l'arrêt du conflit ?
13:16Elle a des relations avec l'Iran qui peuvent être précieuses.
13:19Et puis, elle est très concernée par le passage du pétrole et du gaz dans le détroit d'Hormuz,
13:25puisqu'elle est dépendante en partie de ce pétrole.
13:27Et 20% de l'offre mondiale passe par le détroit d'Hormuz.
13:33Donc, c'est un enjeu mondial, c'est un enjeu pour les Français.
13:36Et nous allons le voir, nous le voyons déjà, et nous le verrons peut-être encore plus à l'automne.
13:40Mais je pense qu'il faut être capable, pour la communauté internationale, de se mobiliser avec les États du Golfe,
13:46qui sont très divisés sur cette question.
13:48Donc, il y a un intérêt de sécurité, il y a un intérêt économique mondial.
13:53Et donc, il faut faire en sorte, quelles que soient nos réticences, de concourir à la recherche d'une paix.
13:58Il y a un pays qui a l'impression de jouer sa survie, c'est quand même Israël,
14:01qui se sent vraiment pris en étau et très menacé par l'Iran.
14:05Comment peser sur Israël ?
14:07Est-ce que, par exemple, il faut aller jusqu'à dire que l'Union européenne suspend ses relations commerciales ?
14:13Comment peser sur ce pays-là ?
14:14Aujourd'hui, nous avons une politique du gouvernement Netanyahou,
14:18qui est une politique tout azimut dans la région,
14:21qui consiste à intervenir au Liban,
14:26occuper une partie du sud Liban,
14:30agir contre la Syrie dans le sud de la Syrie.
14:33De la même façon, le gouvernement Netanyahou est à l'origine,
14:39à entraîner Donald Trump dans cette guerre.
14:42Alors, comment peser ? Je crois d'abord que ce sont les Américains qui disposent de la clé.
14:47Les Américains qui, d'ailleurs, s'interrogent sur l'aventure dans laquelle ils sont.
14:51En tout état de cause, la planète Maga ne suit pas aveuglément Donald Trump.
14:57Par ailleurs, on le voit au sein de l'armée américaine,
15:02et le limogé d'un certain nombre de grands dirigeants américains
15:05a montré qu'ils ne partageaient pas la vision stratégique qui a été vendue à Donald Trump.
15:12Et par ailleurs, je crois que les Européens doivent prendre leurs responsabilités.
15:15Nous ne pouvons pas rester sans réagir face à la situation au sud Liban.
15:19Eh bien, nous avons des leviers.
15:22Dans le cadre de l'accord d'association entre l'Europe et Israël,
15:26il est prévu le respect d'un certain nombre de clauses concernant les droits humains.
15:30Quelle est la situation à Gaza aujourd'hui ?
15:32Est-ce que les choses ont progressé à Gaza ?
15:34Gaza est rentrée dans un oubli total, alors que la situation ne s'est guère améliorée.
15:39Le nombre de camions qui passent au quotidien à Gaza,
15:43ce nombre est très inférieur aux besoins de ce territoire.
15:48Et je ne parle pas de la situation de la Cisjordanie.
15:51Je crois que les Européens, s'ils veulent pousser Israël à agir,
15:57il ne s'agit pas du tout de contester l'existence de l'État d'Israël,
16:01ni la sécurité d'Israël.
16:03Il s'agit de faire en sorte que le Moyen-Orient,
16:05qui est aujourd'hui déchiré et dans la guerre,
16:08puisse retrouver un équilibre.
16:10Et cet équilibre, il passe à la fois par des signaux très forts
16:13adressés à la politique israélienne,
16:16et il passe par des propositions de paix
16:19qui doivent ramener tout le monde autour de la table.
16:21Israël ne peut pas rester un pays sans frontières
16:24qui décide au gré de ses désidératas d'intervenir sur tel ou tel voisin.
16:30Donc je pense que le moment viendra d'une grande conférence internationale
16:34dans le cadre des Nations Unies.
16:36Et nous allons voir dans les prochains mois
16:38les Nations Unies solliciter à nouveau.
16:40Pourquoi ?
16:41Parce que sans droit et sans justice,
16:44eh bien c'est le chaos.
16:45Le chaos que nous voyons au Moyen-Orient
16:47et le chaos que nous voyons risquer de se propager ailleurs,
16:51c'est-à-dire le terrorisme, la prolifération,
16:54un désordre international
16:55qui ne fait que le jeu des puissances les plus négatives.
17:00Vous croyez au retour des Nations Unies, Dominique de Villepin,
17:03c'est ce que vous venez de dire.
17:04Je vous ramène sur le terrain français.
17:05La conséquence de ce conflit au Moyen-Orient
17:07qui dure depuis plus de deux mois,
17:08c'est que le prix des carburants a explosé,
17:10on est au-dessus de deux euros.
17:12Pendant que les automobilistes paient,
17:14certains acteurs économiques font des profits
17:16que devrait faire l'État, que pourrait faire l'État.
17:19On écoute la réponse d'Emmanuel Macron.
17:21Aujourd'hui, il n'y a pas des producteurs ou que ce soit
17:23qui sont en train de faire beaucoup d'argent
17:25et qui font monter le prix à dessein.
17:27Il y a surtout un contexte géopolitique par ce blocus.
17:31Et donc la priorité, c'est la réouverture pacifique
17:34et concertée d'Hormuz
17:35et le suivi, la transparence.
17:38S'il y a des profits excessifs
17:39ou des comportements de, si je puis dire,
17:42un peu prédateurs ou spéculateurs,
17:44en effet, les différents pays et les Européens
17:46devront y répondre.
17:47C'est intéressant ça.
17:49Total a vu son bénéfice augmenter de 51%
17:51au premier trimestre.
17:52Ce n'est pas la seule entreprise
17:53qui est en train de très bien se porter
17:54pendant cette guerre.
17:55Est-ce qu'à vos yeux, Dominique de Villepin,
17:57il y a des profiteurs de guerre ?
17:58Et est-ce que la France devrait les taxer ?
18:00Est-ce que c'est l'Europe qui devrait les taxer ?
18:02Alors, il y a des situations très différentes.
18:04Il y a les profits,
18:06et c'est l'objectif de toute entreprise.
18:09Et puis, il y a les rentes de situation
18:11des entreprises qui sont en position de monopole.
18:13On le voit, par exemple,
18:14avec les plateformes numériques.
18:15Et puis, il y a les rentes de crise.
18:18Et il est normal que nous ayons
18:20une attention particulière vis-à-vis
18:22de ces rentes.
18:23Total, en l'occurrence,
18:25qui peut, à partir de là,
18:27racheter un certain nombre
18:28de ses propres actions.
18:29Et nous entrons dans quelque chose
18:32qui n'est pas perçu comme juste
18:34par la plupart de nos compatriotes.
18:36Alors, qu'est-ce qu'il faut faire ?
18:37Alors, d'abord, faisons la lumière.
18:39Parce qu'il ne faut pas faire
18:39de procès d'attention.
18:40Emmanuel Macron a raison de dire
18:42de quoi parle-t-on.
18:44Évaluons exactement la situation
18:46de ces rentes ou de ces super-profits.
18:49Là, sur Total,
18:4950% de plus de bénéfices
18:51au premier trimestre, c'est assez clair.
18:52Deuxièmement, il y a...
18:54Parce qu'il faut être juste
18:55vis-à-vis de Total.
18:56Ces profits ne sont pas faits
18:57sur le territoire français.
18:58Donc, aller taxer des profits
19:00qui sont faits ailleurs,
19:01ce n'est pas forcément
19:02quelque chose de simple.
19:04Néanmoins, nous sommes en droit
19:05de demander une contribution
19:07exceptionnelle à Total.
19:09Et puisque nous le voyons
19:10avec le 4,40,
19:11comme avec la situation
19:12des bourses mondiales,
19:13les entreprises font
19:14de très gros bénéfices
19:15dans cette période.
19:16Il est normal qu'il y ait un retour.
19:18Total apporte une contribution
19:19de retour en plafonnant
19:22les prix dans ces stations d'essence.
19:23C'est déjà un effort de guerre ?
19:24C'est un effort de quelques
19:26centaines de millions.
19:27Évaluons le total cumulé
19:29et faisons en sorte que
19:30dans cette période difficile,
19:32des gestes à proportion
19:33soient faits par ces entreprises.
19:34Sauf que Patrick Pouyanné,
19:36le patron de Total,
19:37il a déjà répondu,
19:38c'était la semaine dernière
19:39dans le quotidien sud-ouest,
19:40en cas de surtaxe,
19:42fini le plafonnement.
19:45Vous dites quoi ?
19:46Vous dites qu'il faut
19:46quand même une surtaxe ?
19:47Je dis, évaluons la nature
19:49du coût de ce plafonnement.
19:51À quoi cela correspond-il ?
19:54Est-ce que c'est en rapport
19:55avec l'importance
19:57des profits réalisés ?
19:58Et puis, mettons tout cela
20:00sur la table,
20:00dans le cadre total
20:01comme dans d'autres entreprises
20:03qui peuvent être en situation
20:04de rente ou de profit
20:06exceptionnel lié à la crise.
20:08Et puis, essayons
20:09de faire un effort de justice.
20:10Vous savez, notre pays
20:12traverse d'immenses difficultés.
20:14Eh bien, évidemment,
20:15ce sont les plus vulnérables
20:16qui sont ceux
20:18qui payent les premiers.
20:19Eh bien, que ceux
20:20qui sont les plus aisés,
20:22qui font des bénéfices
20:23exceptionnels,
20:24puissent être taxés
20:24davantage, c'est normal.
20:25Et par ailleurs,
20:26cela pose la question
20:27de la répartition
20:29des bénéfices.
20:30Nous sommes dans un pays
20:31où le partage
20:32entre le capital
20:33et le travail
20:33se fait mal.
20:35Et c'est toute
20:36la proposition
20:37qu'avait fait le général de Gaulle
20:38en son temps
20:38de l'intéressement
20:39et de la participation.
20:40Il est normal
20:41que les salariés
20:42d'une entreprise
20:43qui, aujourd'hui,
20:44sont la variable d'ajustement
20:45parce que les salaires
20:46ne progressent pas
20:47à la hauteur
20:48des profits réalisés.
20:51Les actionnaires
20:52gagnent beaucoup d'argent.
20:53Eh bien,
20:53ce n'est pas le cas
20:54des salariés.
20:55Donc, il faut mettre
20:57sur la table
20:57et je pense que ce sera
20:59un des grands enjeux
20:59de la prochaine présidentielle.
21:00Pour rester sur le pétrole,
21:01certains partis,
21:02comme le RN,
21:03disent qu'il faut baisser
21:04globalement la TVA
21:05sur l'énergie.
21:07Vous dites que c'est
21:08de la gabegie
21:08ou c'est une orientation
21:10possible ?
21:10Je dis,
21:11regardons les chiffres.
21:12Le gouvernement dit
21:14que la baisse
21:15de la consommation
21:16de pétrole
21:17fait que les recettes
21:18ne sont pas aussi importantes
21:19que ce que l'on croit.
21:21Regardons les chiffres.
21:22C'est toujours pareil.
21:23C'est l'opacité
21:24qui nourrit...
21:24Vous n'avez pas
21:25un positionnement quand même
21:26parce que regardons les chiffres.
21:27Ça fait deux mois maintenant
21:28que la crise est là.
21:29Le RN,
21:30c'est la baisse de la TVA.
21:31LFI,
21:32c'est le blocage des prix.
21:33Vous,
21:33entre les deux,
21:34vous dites quoi ?
21:34Mais ce sont des positions
21:35idéologiques,
21:36le blocage des prix.
21:36On sait que ça ne tient pas
21:37cinq minutes.
21:38Ça n'a jamais marché nulle part.
21:40Donc, moi,
21:40je veux bien qu'on ait
21:41la position identique
21:42à celle qu'on a toujours eue.
21:43Moi, ce qui m'intéresse,
21:44c'est de prendre
21:45des mesures utiles
21:46qui vont répondre
21:47aux problèmes des Français.
21:48Moi, ma conviction,
21:48c'est qu'il faut
21:50changer
21:51deux stratégies.
21:52Une stratégie de fond,
21:54d'abord,
21:54et dans la durée,
21:55c'est l'électrification
21:57de la France
21:58parce que
21:59c'est véritablement,
22:00et nous n'avons pas
22:00suffisamment anticipé cela...
22:02Bravo le cornu,
22:02vous dites-là.
22:03Oui,
22:03mais qui le dit bien tard.
22:05Nous aurions dû le faire
22:06et il faut le faire
22:07beaucoup plus intensément.
22:08Deuxièmement,
22:09cette stratégie,
22:11elle est souvent faite
22:12en liaison
22:12avec des grandes plateformes.
22:14Ma prime Renov,
22:16par exemple.
22:16je pense qu'il faut
22:17être plus près
22:18de la vérité,
22:19plus près du terrain
22:19et qu'il faut être capable
22:21avec les maires
22:21de leur donner
22:22la responsabilité
22:23d'avoir un véritable budget
22:26pluriannuel
22:27dans le domaine
22:28de la transition verte
22:30qui leur permettra
22:32d'ajuster les aides
22:33en fonction
22:34des situations
22:35de leur territoire,
22:36à la fois en ce qui concerne
22:37le chauffage,
22:39les pompes à chaleur,
22:40en même temps
22:41en ce qui concerne
22:41l'électrification
22:42et notamment
22:42les voitures électriques.
22:43Donc il faut
22:44des stratégies ciblées
22:46fines,
22:47il n'y a pas
22:47de baguette magique,
22:49nous le savons tous
22:50et c'est pour cela
22:50que les solutions
22:52qui sont aujourd'hui
22:52le plus souvent préconisées
22:54par les partis politiques
22:55sont des solutions
22:56toutes faites
22:57qui sont répétées
22:58depuis des années
22:59et des années
22:59et qui n'ont jamais
23:00changé quoi que ce soit.
23:01Dominique,
23:02Dominique Villepin,
23:03on vous écoute,
23:03on entend ses propositions,
23:04ses idées,
23:05vous parlez de justice fiscale,
23:07de justice sociale,
23:09des questions
23:10qui seront au cœur
23:11de la présidentielle,
23:12c'est quasiment
23:13le discours d'un candidat.
23:14Alors écoutez,
23:15permettez-moi d'abord
23:15de vous citer
23:16Jean-Luc Mélenchon
23:17une nouvelle fois,
23:17c'est dans la tribune dimanche,
23:19il a annoncé sa candidature
23:20il y a quelques jours,
23:21aujourd'hui,
23:21dit-il en substance,
23:22c'est l'heure de ceux
23:23qui ont de l'expérience,
23:25c'est l'heure
23:26des caractères au pluriel.
23:28Alors Dominique Villepin,
23:29est-ce que c'est votre moment aussi ?
23:31Est-ce que vous êtes candidat
23:32à l'élection présidentielle
23:33de 2027 ?
23:35Jean-Luc Mélenchon,
23:36j'étais au Conseil des ministres
23:40quand il était ministre délégué
23:42à l'enseignement supérieur,
23:43j'occupais la petite table
23:44à côté de la table
23:45du Conseil des ministres
23:46où étaient Lionel Jospin
23:47et Jacques Chirac
23:48à cette époque.
23:50Donc ça ne nous rajeunit pas,
23:52c'était presque l'époque
23:53Jurassic Park.
23:55Mais est-ce que c'est un atout aujourd'hui ?
23:58Écoutez, c'est peut-être un atout
23:59pour éviter la sixième extinction planétaire.
24:02L'expérience n'est pas inutile
24:04dans les périodes de crise.
24:05Il faut regarder les choses.
24:06Donc est-ce que vous êtes candidat ?
24:08Je ne quitterai pas cette question.
24:10Est-ce que vous êtes candidat ?
24:11Ma détermination est entière
24:12et tous ceux qui nous écoutent
24:13ont bien compris
24:14que je n'étais pas en ce dimanche
24:17de long week-end avec vous
24:19pour le simple plaisir
24:21de me faire plaisir.
24:23Mais vous vous déclarez
24:24la candidat ?
24:25Non, je pense que nous ne sommes pas
24:29dans ce temps présidentiel
24:30et si vous permettez,
24:31j'aimerais vous expliquer pourquoi.
24:32Alors, allez-y.
24:34Aujourd'hui, la question
24:36qui est posée par les médias,
24:38par les sondeurs,
24:39c'est qui va gagner ?
24:40Et nous connaissons la réponse.
24:42La réponse, c'est
24:43le Rassemblement national,
24:46Mme Le Pen ou M. Bardella.
24:48C'est donc une réponse
24:49mécanique et statistique.
24:50Ce n'est pas la réponse
24:51à la question
24:53que vont se poser
24:54les Français
24:54d'ici à la présidentielle.
24:56Et c'est pour cela
24:56que nous ne sommes pas
24:57dans ce temps-là.
24:58La vraie question, c'est
24:59qui est le mieux placé
25:02pour rassembler
25:03le plus grand nombre
25:04de Français
25:05et
25:09sortir
25:10la France du blocage,
25:12de l'humiliation,
25:13de l'empêchement
25:14où nous sommes aujourd'hui
25:15placés.
25:16Partons du départ.
25:17Nous sommes dans des
25:18circonstances exceptionnelles.
25:19Nous ne pouvons pas imaginer
25:20que dans des circonstances
25:21exceptionnelles,
25:22sur le plan intérieur,
25:23blocage politique français,
25:25blocage de l'action publique
25:26et sur le plan extérieur,
25:27le risque de guerre
25:28que nous voyons partout,
25:30nous ne pouvons pas penser
25:31que ces élections
25:32vont se dérouler
25:32comme les autres élections
25:34que nous avons précédemment
25:35connues sous la Ve République.
25:36– C'est-à-dire ?
25:37– Eh bien, pourquoi ?
25:39Parce qu'il ne s'agit pas seulement
25:41d'avoir un président élu
25:43à 50% plus une voix.
25:45La question fondamentale,
25:47c'est de savoir
25:47si ce ou cette présidente,
25:49ne préjugeons de rien,
25:51sera en mesure
25:52de redresser le pays.
25:53Et qu'est-ce que ça veut dire ?
25:55Ça veut dire qu'il faut
25:55construire un chemin.
25:57Et construire ce chemin,
25:59c'est un,
26:00être capable d'exercer
26:01la fonction présidentielle.
26:02La fonction présidentielle
26:04a été, à mon sens,
26:05mal exercée
26:06exercée depuis 4 mandats.
26:08Puisque nous nous sommes trompés.
26:09– Depuis Jacques Chirac ?
26:10– Depuis Jacques Chirac,
26:12depuis 2007.
26:13Nous avons perdu
26:14le président arbitre indispensable,
26:16nous avons perdu
26:16le président garant,
26:18nous avons perdu
26:18le président stratège.
26:19– C'est le quinquennat, ça.
26:20– Et en échange,
26:21pas seulement,
26:22et en échange,
26:23nous avons eu l'hyper-président
26:25qui n'avait autour de lui
26:26que des collaborateurs.
26:27Ça ne peut pas fonctionner.
26:28La République française
26:29ne peut pas fonctionner comme ça.
26:30Donc il faut un chemin.
26:32Ce chemin,
26:33c'est avoir un président,
26:35un candidat
26:36qui est capable
26:37de faire converger
26:38des forces politiques
26:39et de rassembler
26:41le plus grand nombre
26:42des Français.
26:42Et c'est ce qui va se passer.
26:44Qu'est-ce que nous voyons
26:44aujourd'hui ?
26:45Tous les partis politiques
26:46sont en train
26:47de se fragmenter.
26:48La plupart des partis politiques
26:49sont en train
26:50de contester
26:53les candidats
26:54qui ont été choisis.
26:56On le voit chez LR,
26:57on le voit
26:58du côté de Renaissance.
27:00Il y a donc
27:01une multiplicité
27:02de l'offre.
27:02À un moment donné,
27:03il va bien falloir
27:04se poser la question
27:05qui est le mieux placé
27:07pour éviter
27:07la victoire
27:11du Rassemblement national.
27:13Et puis,
27:13il faut bien comprendre
27:14que si nous nous contentons
27:17de jouer mécaniquement
27:18et de laisser faire
27:19cette élection présidentielle,
27:22Marine Le Pen
27:22ou Jordan Bardella
27:23seraient à l'Élysée.
27:24Que vont-ils faire ?
27:25Est-ce qu'ils auront
27:25une majorité
27:26pour agir ?
27:27À l'évidence, non.
27:28Ils vont dissoudre.
27:30Ils vont dissoudre.
27:31Ils se retrouveront
27:32dans la même situation
27:33d'un Parlement bloqué.
27:35Et c'est pour cela
27:36que je veux qu'on aille
27:36jusqu'au bout
27:37de la réflexion.
27:38Ça veut dire
27:38qu'au lendemain
27:39de l'élection présidentielle,
27:40il n'y a pas de fatalité
27:41à dissoudre.
27:43La clé,
27:44c'est de poser
27:45la question
27:45d'une majorité de projets.
27:46Et donc,
27:47le président élu
27:48ou la présidente
27:49doit convoquer
27:51les deux assemblées
27:52en congrès
27:53pour les placer
27:55devant leurs responsabilités.
27:55Mais pourquoi
27:56vous l'auriez-vous
27:56cette majorité,
27:57Dominique de Villepin ?
27:59Chercher sur
28:00l'échiquier politique
28:01l'homme ou la femme
28:03qui est capable
28:04de travailler
28:04avec tout le monde.
28:06C'est ça la clé.
28:07C'est qu'aucun
28:09chef de parti
28:10aujourd'hui
28:10est susceptible
28:12de rassembler.
28:14Prenez l'exemple
28:15de Mme Le Pen
28:16ou de M. Bardella.
28:17Ils arrivent,
28:19président de la République.
28:20Ils convoquent
28:21des élections.
28:22D'abord,
28:23j'aimerais voir
28:23dans quelle situation
28:24sera la France
28:25à ce moment-là.
28:25La violence, vous pensez ?
28:26Est-ce que le pays
28:27connaîtra des violences ?
28:28Est-ce qu'immédiatement
28:30aux élections législatives
28:32il y aura un rejet profond
28:33de ce parti
28:34et donc pas de majorité
28:35et donc une situation bloquée ?
28:37Et c'est donc pour cela
28:38qu'il y a une première question
28:39au lendemain de l'élection.
28:41Dissoudre ou ne pas dissoudre ?
28:42Tout dépendra
28:43du comportement
28:44du Parlement
28:44et de sa capacité
28:45à accepter
28:46les quelques grandes réformes
28:47qui sont à faire immédiatement.
28:49Les retraites,
28:50par exemple,
28:50la trajectoire budgétaire,
28:52la nécessité
28:53d'affirmer la souveraineté
28:54et en particulier
28:55dans le domaine
28:56de l'intelligence artificielle.
28:57Mais voilà, attendez.
28:58Eh bien, mon rôle,
29:00c'est de dire aujourd'hui,
29:02si nous ne voulons pas
29:03faire comme avant
29:04et nous retrouver
29:05dans la même situation
29:06qui est celle de nos voisins,
29:07regardez le Royaume-Uni,
29:09c'est-à-dire une situation
29:11de tripartition ou plus bloquée,
29:13il faut une méthode.
29:15Et la méthode,
29:16il n'y en a qu'une
29:16dans l'histoire de France
29:17depuis un siècle,
29:18c'est la méthode gaulliste.
29:20La méthode gaulliste
29:21qui est celle
29:21du rassemblement
29:22et de l'autorité.
29:23C'est-à-dire qu'à un moment donné,
29:25quels que soient
29:28les idéaux politiques
29:29de tel et tel,
29:30on prend chacun
29:31comme il est,
29:32socialiste,
29:33démocrate,
29:34chrétien,
29:34les uns et les autres,
29:36et on travaille ensemble.
29:37C'est ce qui a marché
29:38avec le Conseil national
29:40de la résistance,
29:41c'est ce qui a marché
29:42en 1958.
29:43Il y a un paysage politique,
29:44donnez-nous des noms.
29:45Vous pensez à un grand
29:46rassemblement.
29:46Mais vous voyez bien
29:46qu'aujourd'hui,
29:47nous sommes encore
29:48dans la phase de fragmentation.
29:49C'est pour cela
29:50que nous ne sommes pas rentrés
29:51dans le jeu politique.
29:52Personne aujourd'hui
29:53ne s'est posé...
29:53De Retailleau à Ruffin ?
29:55Personne ne s'est posé
29:56la question
29:57de savoir
29:58comment nous allions
29:59redresser le pays.
30:00Moi, c'est la seule question
30:01que je me pose.
30:02Alors, Dominique...
30:02Comment la France
30:03va-t-elle se redresser ?
30:05Avant d'aller plus loin,
30:06il y a quand même...
30:06Vous vous voyez un rôle.
30:07Vous dites en ce moment
30:08qu'il y a quelque chose.
30:09Je me vois un rôle
30:10parce que je ne vois pas
30:11d'autres responsables politiques
30:12dont la première préoccupation
30:14est de rassembler.
30:15Vous savez,
30:17moi, mon obsession,
30:18ce n'est pas d'être
30:19en haut de l'affiche.
30:20Mon obsession,
30:21c'est de faire en sorte...
30:22Et si, et si.
30:24Vous savez,
30:24à 72 ans,
30:26on a peut-être mieux à faire
30:27que de se regarder
30:29dans une glace
30:30ou sur une affiche.
30:32Ma question...
30:32L'objectif,
30:33l'objectif,
30:33c'est redresser
30:34un pays qui est aujourd'hui
30:36dans le malheur.
30:37Allez-vous parvenir
30:38à maintenir cet objectif ?
30:39Il faut quand même
30:40qu'on parle aujourd'hui
30:41de cette affaire
30:42des statuettes.
30:43Parlons de tout.
30:44Moi, je suis là
30:45pour répondre
30:45à toutes vos questions.
30:46C'est parfait,
30:46on en a des questions.
30:47Alors, il s'agit
30:48de deux statuettes de Napoléon
30:49que Robert Bourgis,
30:50c'est une figure
30:50de la France-Afrique,
30:51vous a offertes
30:52lorsque vous étiez
30:53au Quai d'Orsay.
30:54Dans l'émission
30:54complément d'enquête,
30:56le lobbyiste affirme
30:57que ces cadeaux
30:57qui vaudraient
30:58plusieurs dizaines
30:59de milliers d'euros,
31:00lui, il chiffre ça,
31:01il a des factures
31:02à 125 000 euros,
31:03ont été payés
31:04par un industriel italien
31:06et par l'ancien président
31:07du Burkina Faso,
31:08Blaise Compaoré.
31:09À l'époque,
31:10ça n'était pas illégal.
31:11Lundi,
31:12est-ce que vous nous confirmez
31:13que lundi,
31:13vous avez rendu
31:14au Quai d'Orsay
31:15ou donné au Quai d'Orsay
31:16ces statuettes ?
31:17Alors, permettez-moi
31:17d'abord de dire
31:18comment les choses
31:19se sont passées,
31:19ça a son importance
31:20pour comprendre.
31:22Il y a 25 ans,
31:25M. Bourgis
31:26m'a donné
31:27à l'occasion
31:27d'anniversaire
31:28deux statuettes.
31:32Aujourd'hui,
31:33il raconte
31:33une toute autre histoire
31:34que j'ai découverte
31:36lors de cette émission
31:37et sur laquelle,
31:38je le précise,
31:39je ne sais rien.
31:40Donc,
31:40je ne m'aventurerai pas
31:41sur ce terrain.
31:42Mais il y a pour moi
31:43trois choses
31:44qui sont sûres.
31:46La première,
31:47et il ne s'en cache pas,
31:48l'intéressé
31:50règle des comptes.
31:51Il a été carté
31:52dans les années 2004-2005.
31:54Il règle des comptes
31:55et il veut me nuire
31:56pour ne pas dire
31:57m'écarter définitivement
31:58du jeu politique.
32:00Et d'ailleurs,
32:01il menace
32:02à la cantonade
32:03toute la classe politique.
32:06Deuxièmement...
32:06Il y a des factures quand même,
32:07Dominique de Villepin.
32:07Non, mais ça n'a rien à voir.
32:08Les factures,
32:09moi, je ne les connais pas.
32:10Par définition,
32:11vous recevez un cadeau,
32:11vous ne connaissez pas
32:12les factures.
32:14Deuxièmement,
32:15il y a un procédé récurrent
32:18de l'intéressé.
32:19Ce n'est pas la première fois.
32:20en 2011.
32:22Le 11 septembre,
32:23il produit
32:24toutes sortes d'allégations.
32:26Trois jours plus tard,
32:27je...
32:27Trois jours plus tard...
32:28C'était des mallettes d'argent
32:30qui vous auraient été versées,
32:31données par Robert Bourgi,
32:32à Jacques Chirac et à vous.
32:33Et trois jours plus tard...
32:34On parle de plus de 3 millions d'euros.
32:35Et trois jours plus tard,
32:37j'ai ma double relax
32:39dans l'affaire Clastream.
32:41Monsieur Bourgi
32:42est un ami de 40 ans
32:44de Nicolas Sarkozy.
32:46Est-ce que c'est Nicolas Sarkozy ?
32:47Disons cela,
32:48qu'est-ce que vous dites ?
32:49Et à chaque étape,
32:50à chaque étape,
32:51en 2011,
32:54évidemment,
32:54ce n'était pas une bonne nouvelle,
32:55ma relax dans l'affaire Clastream
32:57pour Nicolas Sarkozy.
32:58Et aujourd'hui,
33:00le fait de pouvoir être candidat
33:02à l'élection présidentielle,
33:03ce n'est peut-être pas non plus
33:04une bonne nouvelle,
33:05d'autant plus que ces indications
33:08ou pseudo-révélations
33:09interviennent à un moment
33:10où Nicolas Sarkozy
33:11connaît des moments difficiles
33:13dans une affaire judiciaire
33:14qui est l'affaire libyenne.
33:15Donc, il est clair
33:17qu'il y a une volonté de nuire
33:19et un procédé récurrent...
33:21Non, mais là,
33:21vous êtes en train de dire
33:22que Nicolas Sarkozy
33:23télégue...
33:24Non, non,
33:24je vous dis les choses.
33:26Un procédé récurrent
33:27d'écran de fumée
33:28auquel il a déjà procédé.
33:31Mais, mais, mais,
33:32je termine.
33:35Je n'aurais pas dû
33:37accepter ces statuettes.
33:39À l'époque,
33:40vous l'avez dit,
33:41il n'y avait pas
33:42d'encadrement
33:44de ces situations.
33:46C'était une erreur.
33:48Et c'était une erreur.
33:49Je n'aurais pas dû
33:50les accepter.
33:51Mais d'un point de vue moral,
33:53tout de même,
33:55donc, vous l'avez dit,
33:56on le sait,
33:57ce n'était pas illégal,
33:58mais ça oblige
33:59et implicitement
34:00se pose quand même
34:01la question des contreparties.
34:03Est-ce que ce n'est pas
34:04handicapant,
34:04voire réduitoire,
34:06lorsqu'on veut exercer
34:07les plus hautes fonctions
34:08de l'État ?
34:08La réponse que je voulais
34:09donner tout à l'heure,
34:13M. Bourgie
34:15a été écarté
34:16par moi-même
34:17et par Jacques Chirac
34:17en 2004-2005,
34:19ce qui montre bien
34:20qu'il n'y a
34:21aucune prise,
34:22aucune forme
34:23du tout
34:23de lien
34:24qui puisse
34:26se nourrir
34:27à cette occasion.
34:28Mais quand vous dites
34:29j'ai un regret,
34:30est-ce que vous n'avez pas
34:31le sentiment
34:31qu'en fait,
34:32tout ce qui s'est passé là,
34:33c'est ce que rejettent
34:34profondément les Français
34:35et que vous êtes,
34:36d'une façon ou d'une autre,
34:37lié à ce monde ancien,
34:39comme d'ailleurs Nicolas Sarkozy,
34:41est-ce que ce n'est pas
34:41la fin, aujourd'hui,
34:43d'une période ?
34:44On peut considérer
34:46qu'on est coupable
34:48d'être trop vieux
34:50et d'appartenir
34:50à l'ancien monde.
34:51Le nouveau monde,
34:53vous savez...
34:53Non, c'est avec des pratiques
34:54qui étaient quand même...
34:55Oui, mais je sais...
34:56Le nouveau monde,
34:58a aussi ses problèmes.
35:00Qu'est-ce qui est important
35:01en politique ?
35:02C'est de tirer les leçons.
35:03C'est d'avancer.
35:04Ce n'est pas tout nouveau,
35:05tout beau
35:06et tout vieux,
35:07tout à rejeter.
35:08Mais est-ce que vous allez
35:09porter plainte ?
35:10Et cela oblige
35:12le responsable politique,
35:13en l'occurrence,
35:14c'est une obligation que j'ai,
35:16à faire preuve
35:17de beaucoup d'humilité
35:18et à véritablement
35:21accepter ce type
35:22de déclarations
35:23et de critiques,
35:24quelles que soient
35:25les pincettes
35:25avec lesquelles il faille les prendre.
35:26Il faille les prendre.
35:27Est-ce que vous allez
35:28porter plainte
35:29contre Robert Bourguet ?
35:29Je n'ai jamais porté plainte
35:31depuis le début
35:33de ma carrière
35:33comme secrétaire général.
35:34Pourquoi ?
35:35Non.
35:36C'est que les procès
35:38en diffamation et autres
35:39ne permettent pas
35:40de régler l'essentiel,
35:41surtout à l'époque
35:42des réseaux sociaux,
35:44qu'est la rumeur.
35:45Comment lutter
35:46contre la rumeur ?
35:47Donc moi,
35:48ma réponse,
35:49c'est toujours la même.
35:49C'est ma bonne foi.
35:51J'accepte la transparence.
35:54C'est ma bonne foi
35:55et la nécessité
35:58dans laquelle je me situe
36:01d'accepter
36:02de tirer
36:02toutes les leçons
36:03de ce type de situation.
36:04Et donc,
36:05vous ne redoutez pas
36:06que les accusations
36:08de Robert Bourguet
36:09vous affaiblissent ?
36:10On a bien vu
36:10que ça a plombé
36:11la campagne
36:11de François Fillon
36:12en 2017
36:13avec l'affaire des costumes.
36:14Nous ne sommes pas
36:14du tout dans la même situation
36:15et je vous rappelle
36:16que la volonté de nuire
36:18de l'intéressé,
36:20elle date de 2004-2005
36:22et qu'elle est parfaitement
36:23située sur le plan politique.
36:25Et je rajoute
36:25que si vous êtes candidat,
36:26on a quand même compris
36:27que vous en preniez le chemin,
36:28vous devrez faire
36:29toute la lumière
36:30sur votre revenu,
36:32votre patrimoine.
36:33Ça, ça ne vous pose
36:34pas de problème ?
36:34Vous savez,
36:36les activités de ma société,
36:37les chiffres de ma société,
36:39même si certains
36:40refusent de se donner
36:41le mal de regarder,
36:42sont parfaitement connus
36:43contrairement à ce qui a été dit,
36:44je n'ai jamais payé d'amende
36:46pour non-publication
36:47et donc les choses
36:48sont parfaitement claires
36:49et la transparence,
36:50c'est un devoir national.
36:52Un mot sur vos activités ?
36:54Françoise, les activités ?
36:56Alors sur les activités en Chine,
36:57c'est peut-être le volet
36:59qui est le plus handicapant
37:02pour vous aujourd'hui,
37:02c'est-à-dire que vous avez fait
37:04des conférences en Chine,
37:05est-ce que vous n'avez pas
37:06l'impression d'avoir été
37:08un influenceur au profit
37:10du régime chinois
37:11au moment où on s'aperçoit
37:12qu'au fond la Chine
37:13est quand même
37:14une grosse menace
37:15pour l'Union Européenne ?
37:16Est-ce que vous ne regrettez pas
37:17aussi toute cette activité
37:19où vous avez fait
37:20des conférences
37:21très bien rémunérées ?
37:22Alors il y a une enquête
37:24de la cellule d'investigation
37:25de Radio France
37:27qui a montré
37:28que vous travaillez
37:28pour des entreprises chinoises.
37:29Tout ça a été sur l'Internet.
37:31C'est une enquête
37:32malgré tout
37:32à portée limitée.
37:34Non mais je veux dire
37:34par là que
37:35c'est la réponse
37:36à François Fresseau.
37:37Il n'y a rien de caché.
37:38Il n'y a rien de caché.
37:39Faire une conférence
37:40c'est public.
37:41Il n'y a rien de caché.
37:42Deuxièmement
37:45dans la scène internationale
37:47aujourd'hui
37:47la connaissance
37:49toute la connaissance
37:50du monde
37:50est essentielle
37:52quand vous prenez
37:52des décisions.
37:53Moi j'ai vécu
37:548 ans, 9 ans
37:55aux Etats-Unis
37:56j'ai voyagé
37:57à travers le monde
37:57j'ai fait des conférences
37:58dans le monde entier
37:59et
38:00j'ai beaucoup
38:02souhaité
38:03dans les dernières années
38:04aller en Chine
38:05depuis les années
38:072008.
38:07Pourquoi ?
38:08Parce que c'est là
38:09qu'une grande partie
38:10de l'histoire
38:11de cette région
38:12et du monde
38:12est en train de s'écrire
38:13et j'ai été l'un des premiers
38:15à faire écho
38:16aux nouvelles routes
38:17de la soie
38:19au plan
38:19Made in China
38:202025
38:21Dominique de Villepin
38:23Et donc
38:26connaître
38:28permet
38:29d'apprécier
38:29et
38:30de mesurer
38:32les défis
38:32qui sont les nôtres.
38:33On vous entend
38:34mais
38:34dans vos expressions
38:35publiques
38:36vous rendez quand même
38:37souvent hommage
38:38au pouvoir chinois
38:39je vous cite
38:40nous avons besoin
38:41d'une Chine
38:42plus forte
38:42c'est ce que vous avez
38:43notamment dit
38:43dans un entretien
38:44accordé à China.org
38:45après le 19ème congrès
38:47du parti communiste
38:48chinois
38:49c'était en novembre
38:502017
38:52en tant qu'ex
38:53premier ministre
38:54attaché aux droits
38:54de l'homme
38:55est-ce que là aussi
38:56ce n'est pas
38:57moralement
38:58répréhensible ?
38:59Je ne cite
39:00qu'Ursula von der Leyen
39:01en 2019
39:01elle parle d'un rival
39:03systémique
39:03la Chine est un rival
39:04systémique pour l'Europe
39:06et vous dites
39:07que la Chine doit être forte
39:08je l'ai dit 100 fois
39:10mais nous ne parlons pas
39:11de la même chose
39:11quand je m'exprime
39:12et c'est toujours le problème
39:13quand on pique une phrase
39:14et qu'on la sort de son contexte
39:16en l'occurrence
39:17ce que j'indique
39:18c'est qu'il est important
39:19que la Chine
39:19joue tout son rôle
39:21et davantage
39:21sur la scène internationale
39:22la Chine est aujourd'hui
39:23l'un des premiers
39:24pourvoyeurs
39:24en force de paix
39:25la Chine
39:26est un membre
39:27permanent
39:28du conseil de sécurité
39:29et nous avons besoin
39:30d'une Chine
39:30qui s'investisse
39:32dans le multilatéralisme
39:33à l'opposé
39:34de ce que font
39:35les Etats-Unis
39:35qui s'en désengagent
39:36regardez
39:36le MV
39:37le MV
39:39ondus
39:40vient
39:41d'accoster
39:44aux Canaries
39:44les Etats-Unis
39:45sont sortis
39:47de l'organisation mondiale
39:48de la santé
39:48et nous avons besoin
39:50donc
39:50que les grandes puissances
39:51s'investissent
39:52dans le multilatéralisme
39:53donc
39:53vous sortez une phrase
39:54et vous faites un procès
39:55d'intention
39:55l'essentialisation
39:57c'est toujours dangereux
39:58et c'est pour cela
39:59que des gens
40:00qui enquêtent
40:01sans connaître
40:01le pays concerné
40:02sans faire
40:03véritablement
40:04un travail de fond
40:05et bien évidemment
40:06sont pronts
40:07à des conclusions
40:07c'est facile
40:08de faire des conclusions
40:09mais croyez-moi
40:11ce n'est pas fondé
40:12sur une véritable connaissance
40:13de ces dossiers
40:14et je ne vis personne bien sûr
40:16à travailler en profondeur
40:17est-ce que ça veut dire
40:17que vous pouvez continuer
40:18à travailler
40:19pour des entreprises chinoises
40:20et que vous allez le faire
40:21alors que vous voulez
40:22avoir un rôle
40:23ce n'est pas le cas
40:25il est évident
40:26que quand vous vous présentez
40:27à une élection
40:27vous faites en sorte
40:28de vous y consacrer
40:29le plus totalement possible
40:31et donc
40:32ce n'est pas le cas
40:33et je n'ai jamais
40:35et c'est important
40:36je n'ai jamais
40:38que choisi
40:39d'avoir des activités
40:40qui ne m'engageaient pas
40:41dans des entreprises
40:43des activités d'avocat
40:44ou des activités de conseil
40:46la question
40:47vous pourriez la poser
40:48à certains de mes collègues
40:48premiers ministres
40:49qui ont participé
40:50à des conseils d'administration
40:51je n'ai jamais participé
40:52à un conseil d'administration
40:54ou d'ancien président de la République
40:55je n'ai jamais participé
40:56à un conseil d'administration
40:57parce que là
40:57vous êtes en action exécutive
40:59moi
40:59je l'ai toujours fait
41:00à titre consultaire
41:03conseiller
41:03ce n'est pas être responsable
41:05et ce n'est pas
41:06en aucune façon
41:07cautionner une stratégie
41:08Alex Bouillaguer
41:09on va passer avec vous
41:11au portrait
41:11de Dominique de Villepin
41:13France Inter
41:16Alexandra Ben Saïd
41:20question politique
41:21et bien sûr
41:21Alex
41:22vous avez fait remonter
41:23cette archive
41:24dans ce temple
41:25des Nations Unies
41:26nous sommes les gardiens
41:27d'un idéal
41:28nous sommes les gardiens
41:30d'une conscience
41:31la lourde responsabilité
41:34et l'immense honneur
41:36qui sont les nôtres
41:37doivent nous conduire
41:39à donner la priorité
41:41au désarmement
41:42dans la paix
41:44et c'est un vieux pays
41:46la France
41:48d'un vieux continent
41:49comme le mien
41:49l'Europe
41:51qui vous le dit aujourd'hui
41:54Dominique de Villepin
41:54c'est vrai que personne
41:55n'a oublié
41:56ce discours
41:57prononcé à l'ONU
41:58le 14 février 2003
42:00vous bataillez
42:01contre la guerre
42:02en Irak
42:02vous portez à ce moment-là
42:04la voix de la France
42:05effet rare
42:06au conseil de sécurité
42:07vous êtes même applaudi
42:07à la fin de votre discours
42:08c'est votre moment de gloire
42:09celui qui vous fait connaître
42:11dans le monde entier
42:11est-ce que vous n'avez pas
42:13eu le sentiment
42:14après
42:14finalement
42:15d'être réduit
42:16à ce discours
42:20sans doute
42:21et
42:23jalousé
42:24ce qui explique
42:24le nombre
42:26de mes ennemis
42:26politiques
42:27peut-être
42:28mais
42:30ce discours
42:31il trace
42:31pour la France
42:32une ambition
42:35de leadership
42:36sur la scène internationale
42:37de porter des idéaux
42:39un idéal de paix
42:40un idéal de justice
42:41un idéal de droit
42:42et
42:44l'une de mes plus grandes douleurs
42:45depuis
42:46une vingtaine d'années
42:47c'est de constater
42:48que la France
42:49n'a pas persévéré
42:51les gouvernements
42:51les présidents
42:52n'ont pas persévéré
42:53dans cette lignée
42:53au point que
42:54nous avons
42:56engagé
42:56une guerre en Libye
42:57au Sahel
42:58sans réfléchir
43:00aux conséquences
43:01que cela aurait
43:01et sans tirer les leçons
43:03c'est ça qui est le plus douloureux
43:04en matière politique
43:05c'est de se battre
43:06de mener combat
43:06pour un idéal
43:08et de constater
43:09que cet idéal
43:10n'est pas compris
43:10et partagé
43:11votre mentor
43:12c'est Jacques Chirac
43:12il vous rappelle
43:14votre père
43:14Xavier de Villepin
43:15qui fut un temps
43:16sénateur
43:16des français de l'étranger
43:18Chirac
43:18vous ouvre
43:19président de la commission
43:20des affaires étrangères
43:21et de la défense
43:22tout à fait
43:22Chirac vous ouvre
43:23toutes les portes
43:24du pouvoir
43:25secrétaire général
43:25de l'Elysée
43:26on l'a dit
43:26le quai d'Orsay
43:27l'intérieur
43:27Matignon
43:27vous êtes
43:28son ombre
43:29et sans doute
43:29une bonne partie
43:30de son cerveau
43:31la dissolution
43:32non non
43:32n'abusons pas
43:33ou en tout cas
43:34voilà
43:34vous avez l'oreille
43:36du président
43:36n'abusons pas
43:36croyez moi
43:37Jacques Chirac
43:38était un homme
43:40qui ne partageait pas
43:42ses convictions
43:43et qui était bien
43:46bien lui-même
43:47en possession
43:48de son ambition
43:49et de sa volonté
43:50mais je reviens
43:51à ma question
43:51la dissolution
43:52de 97
43:53on dit que c'est
43:53votre idée
43:54est-ce que vous
43:55l'assumez ?
43:56on dit
43:56on dit
43:57je vous pose la question
43:58justement
43:58oui bon je l'ai dit
43:59100 fois
44:00je suis lassé parfois
44:01de répondre à certaines
44:02des questions
44:02mais c'est la décision
44:04de Jacques Chirac
44:05à travers des propositions
44:07qui lui ont été faites
44:08à l'époque
44:09dont la vôtre
44:10non
44:10à travers des propositions
44:12qui lui ont été faites
44:13à l'époque
44:13pour sortir d'une situation
44:15qui n'était pas acceptable
44:17en l'état
44:17donc il fallait prendre
44:18une décision
44:18tout parallèle
44:19avec la situation
44:20d'Emmanuel Macron
44:21qui n'a
44:22non mais qui n'a
44:23strictement rien à voir
44:24un peu quand même
44:25oui mais pas
44:25pas sur les conséquences
44:27à l'époque
44:27nous sommes dans
44:28un jeu institutionnel
44:29qui amène
44:30la cohabitation
44:31c'est-à-dire
44:32à une situation
44:32qui a permis aux français
44:34de trancher
44:34de choisir
44:35dans le cadre
44:36de la dernière dissolution
44:37ça débouche sur le chaos
44:38et l'inconnu
44:39ça n'a donc
44:40strictement rien à voir
44:41sur la décision
44:42qui est la question
44:43que vous posez
44:44Jacques Chirac
44:45avait le choix
44:45entre demander
44:47à Alain Juppé
44:47de partir
44:48il ne le voulait pas
44:49et c'est partant
44:51de cette situation
44:52qu'il s'est retrouvé
44:53avec comme seule option
44:54puisqu'il voulait
44:55qualifier la France
44:56pour l'euro
44:56et que les indications
44:58économiques
44:59que nous avions
44:59montraient que
45:00la route était bloquée
45:01il fallait donc
45:02prendre une décision
45:03donc c'est bien la décision
45:04de Jacques Chirac
45:06recommandée par l'ensemble
45:07de la classe politique
45:09l'ensemble de la classe politique
45:11moi je ne peux pas repartir
45:12secrétaire générale
45:13de l'Elysée
45:13vous n'êtes pas un politique
45:14et l'ensemble
45:16de la classe politique
45:16a peut-être deux exceptions
45:18qui étaient
45:18Philippe Séguin
45:19qui a marmonné
45:21et François Bayrou
45:22qui était contre
45:23j'ai encore deux questions
45:24je voudrais aller
45:24jusqu'au bout
45:252007
45:26je vous en prie
45:26Nicolas Sarkozy
45:27s'installe à l'Elysée
45:28on le sait
45:29c'est votre ennemi
45:30de toujours
45:31des années
45:32non
45:32j'ai tendu
45:34j'ai tendu la main
45:35à Nicolas Sarkozy
45:36et c'est moi
45:36qui l'ai fait revenir
45:37en tout cas
45:38en 1996
45:39à partir de 2007
45:40vous avez quand même
45:41des années de purgatoire
45:43pour vous
45:44et d'ailleurs
45:44vous quittez la politique
45:45vous montez votre cabinet
45:46d'avocat en droit international
45:47vous sillonnez le monde
45:48vous faites des affaires
45:49dans votre livre
45:50Le pouvoir de dire non
45:51vous décrivez cette période
45:52comme un exil intérieur
45:54est-ce que vous avez
45:55quand même eu le sentiment
45:56d'avoir été chassé
45:57de la politique
45:58par Nicolas Sarkozy
45:59J'ai été en situation
46:01d'être menacé
46:03dans l'existence
46:04qui était la mienne
46:04quand on vous promet
46:06un gros de boucher
46:07il faut prendre
46:08des dispositions
46:09et donc il a fallu
46:10que j'invente une vie
46:11j'aurais pu
46:13effectivement
46:13ne pas créer
46:14un cabinet d'avocat
46:15ne pas
46:15et d'ailleurs
46:16les promesses
46:17qui m'étaient faites
46:17à l'époque
46:18devaient me conduire
46:19à diriger
46:20l'une des grandes
46:21maisons de vente
46:22dans le domaine de l'art
46:22donc vous voyez
46:23ma vocation
46:24à m'intéresser
46:25à l'art et la culture
46:25était bien là
46:26et c'est bien
46:27parce qu'il a fallu
46:28tout réinventer seul
46:29que j'ai dû
46:31eh bien retourner
46:32à ce que je savais faire
46:34le mieux
46:34c'est connaître le monde
46:36prédire les événements
46:37du monde
46:38aider à la gestion
46:39des crises
46:40et à partir
46:41des compétences
46:43qui sont les miennes
46:43et pourquoi n'avoir
46:44jamais remis les pieds
46:45à l'Elysée
46:46Emmanuel Macron
46:47ne vous a jamais convié
46:48en 9 ans
46:48à l'Elysée
46:49pourquoi ?
46:50j'ai été une fois
46:52à l'Elysée
46:52si ma mémoire est bonne
46:56mais il ne vous a pas échappé
46:57qu'Emmanuel Macron
46:58a fait un très long
46:59bout de chemin
47:00avec Nicolas Sarkozy
47:01est-ce qu'il y a un lien
47:02entre les deux
47:02je n'en sais rien
47:04mais en tout état de cause
47:05ce que j'avais peut-être
47:07à dire en matière
47:07de politique étrangère
47:09ne lui aurait pas plu
47:11je n'en sais rien
47:12mais c'est une réalité
47:14Dominique de Villepin
47:15comme tous nos invités
47:15on vous a demandé
47:16de venir avec une carte blanche
47:18une minute
47:18une minute
47:19c'est pas beaucoup
47:19c'est pas beaucoup
47:20pour mettre le projecteur
47:21sur quelque chose
47:22de massif
47:23majeur
47:23c'est l'intelligence artificielle
47:25c'est l'intelligence artificielle
47:26parce que le grand enjeu
47:28en 2027
47:29c'est la question
47:30de la capacité de la France
47:31à redevenir maître
47:32de sa souveraineté
47:33la grande ambition gaulliste
47:34c'est l'indépendance
47:35et la souveraineté
47:36aujourd'hui
47:36ça veut dire
47:37comme c'était
47:38la dissuasion nucléaire
47:39et l'arme nucléaire
47:40au 20ème siècle
47:41et bien aujourd'hui
47:42c'est d'être capable
47:43de maîtriser
47:43l'intelligence artificielle
47:44qui va intervenir
47:46dans l'ensemble des secteurs
47:47qu'il s'agisse
47:49de la santé
47:50de l'économie
47:51des services publics
47:52l'intelligence artificielle
47:54nous devons faire partie
47:56de ce jeu là
47:57aujourd'hui
47:58nous investissons
47:59des sommes
47:59qui sont importantes
48:00mais modestes quand même
48:01à l'échelle de la planète
48:022 milliards et demi
48:03du côté des Etats-Unis
48:06pour les trois grandes sociétés
48:07d'intelligence artificielle
48:08c'est 800 milliards
48:09donc vous voyez
48:10qu'il y a un différentiel
48:11si nous ne voulons pas
48:12être pris en étau
48:13entre la Chine
48:14et les Etats-Unis
48:15il faut
48:16une intelligence artificielle
48:17qui soit adoptée
48:18dans tous les secteurs
48:19il faut que ce soit
48:20une intelligence artificielle
48:21alignée sur l'intérêt général
48:22cette intelligence artificielle
48:24il faut également
48:25qu'elle soit accompagnée
48:27pour ne pas créer
48:27trop de dégâts
48:28dans le domaine de l'emploi
48:29et au contraire
48:30créer des opportunités
48:31elle doit donc être souveraine
48:33elle doit être sûre
48:35cette intelligence artificielle
48:36et elle doit être sobre
48:38parce que
48:39s'il y a quelque chose
48:40auquel je crois
48:41c'est qu'aujourd'hui
48:42le gaullisme
48:42c'est un éco-gaullisme
48:44nous ne pouvons pas
48:45espérer être souverains
48:46indépendants
48:47compter dans le monde
48:48sans prendre en compte
48:50que le fait
48:51que la situation
48:52de notre planète
48:53se dégrade
48:53et donc la France
48:54doit être en pointe
48:56en matière écologique
48:57Vous nous amenez à 2027
48:58avec un éco-gaullisme
49:00Françoise Fresseuse
49:01la jeunesse
49:02c'est le thème
49:02que vous avez choisi aujourd'hui
49:03Oui j'ai notamment
49:04choisi ce thème
49:05parce que je me souviens
49:06très bien
49:06de ce qui s'était passé
49:07en 2005
49:08vous êtes Premier ministre
49:09et vous êtes l'inventeur
49:11du contrat
49:11premier embauche
49:12qui avait fait descendre
49:13des milliers d'étudiants
49:14dans la rue
49:15alors c'était un contrat
49:16à durée indéterminée
49:20proposé aux étudiants
49:21qui sortaient de leurs études
49:22mais assorti d'une période
49:24au fond de décès
49:26de deux ans
49:26et c'est ça
49:27qui a été contesté
49:28avec le recul
49:29est-ce que vous diriez
49:30que ça reste
49:31une bonne mesure ?
49:33Ça reste une bonne intention
49:34mais une mesure
49:36qui n'a pas été comprise
49:37et donc c'était
49:37une erreur
49:38il faut être capable
49:40d'appeler un chat
49:41un chat
49:41mais la situation
49:43de la jeunesse
49:43aujourd'hui
49:44elle est grave
49:46et c'est pour cela
49:46que je suis
49:47pour un état d'urgence
49:48de la jeunesse
49:49dans notre pays
49:50pourquoi ?
49:51La jeunesse
49:52elle est en souffrance
49:53on le voit
49:54en matière psychique
49:55et parfois psychiatrique
49:57puisque 24%
49:59des jeunes
50:00ont une pensée suicidaire
50:01c'est considérable
50:03cette jeunesse
50:04elle a du mal
50:05par ailleurs
50:07dans le choix
50:08de sa vie
50:10à s'orienter
50:11on lui demande
50:11de s'orienter
50:12très tôt
50:12et elle est insuffisamment
50:13accompagnée
50:14je suis pour une orientation
50:16dès la classe de première
50:18qui permette aux jeunes
50:19de savoir
50:19quels sont les goûts
50:21qui sont les leurs
50:21et quels sont leurs talents
50:22il faut également
50:24faire en sorte
50:25que Parcoursup
50:26soit davantage humanisé
50:28Parcoursup
50:29c'est trop souvent
50:29un coup près
50:30qui avantage
50:31ceux qui connaissent
50:33le système
50:33et ceux qui ont une famille
50:34qui les aident
50:35il faut faire en sorte
50:36que cette inégalité
50:37à l'intérieur de Parcoursup
50:39ne soit pas trop grande
50:40et enfin
50:41il y a un véritable danger
50:43pour la jeunesse
50:44que l'on peut mesurer
50:453 000 enfants
50:46qui dorment dans la rue
50:47c'est aussi considérable
50:49160 000 enfants
50:51chaque année
50:51qui sont victimes
50:52de violences sexuelles
50:56je crois que
50:57il y a
50:58à travers la commission
50:59sur l'inceste
51:00des témoignages
51:01extrêmement forts
51:02j'écoutais Muriel Salmona
51:03jeudi
51:04dire à quel point
51:05trop souvent
51:06les victimes
51:07sont incomprises
51:08et méprisées
51:09il faut que cela change
51:11je recevais
51:12il y a quelques jours
51:13le président
51:14je recevais
51:16il y a quelques jours
51:17le président
51:17de l'association
51:19Les Papillons
51:20Papillons
51:20ce sont des boîtes aux lettres
51:21dans les écoles
51:22qui l'acceptent
51:23et malheureusement
51:23il y a trop de réticences
51:24du côté de l'éducation nationale
51:25mettre une boîte aux lettres
51:26et recueillir la parole
51:27des enfants
51:28qui permet de mesurer
51:29le risque
51:30qu'il y a
51:31en matière de harcèlement
51:32voire de violences sexuelles
51:34rien que ça
51:35ça permet de
51:36détecter
51:37à la source
51:38ces violences
51:41les retraités
51:42ont été
51:43extrêmement choyés
51:44sous ces deux
51:45quinquennats
51:46est-ce que vous pensez
51:47que pour faire
51:48donner davantage
51:49à la jeunesse
51:50il faut accepter
51:51qu'au fond
51:52on désindexe
51:53les pensions
51:53de retraités
51:54sur l'inflation
51:55et qu'on donne
51:55beaucoup plus
51:56d'argent
51:56aux jeunes
51:57pour vraiment
51:58la jeunesse
51:59dans notre pays
52:00elle part
52:00avec un fardeau
52:02considérable
52:03sur les épaules
52:03la dette financière
52:06la dette écologique
52:07la dette
52:08d'un monde en guerre
52:09ce qui n'était pas le cas
52:10de ma génération
52:11quand nous sommes arrivés
52:12et vous avez raison
52:13d'une dette générationnelle
52:14et il y a aujourd'hui
52:16un fossé
52:17qui se crée encore plus
52:18entre ces générations
52:19donc on taxe plus
52:19les retraités
52:20ou pas ?
52:21ou pas taxés
52:22mais peut-être
52:23l'héritage ?
52:24mais il faut
52:26rééquilibrer
52:27la relation
52:27entre ces générations
52:28nous savons que
52:29beaucoup de retraités
52:30aident leurs petits-enfants
52:31il faut prendre en compte
52:33cette situation
52:33nous allons avoir aussi
52:35la plus grande transmission
52:36jamais connue
52:37dans notre pays
52:379000 milliards
52:39qui vont changer de main
52:40et qui vont être soumises
52:42à l'impôt sur les successions
52:43il faut donc
52:43un grand plan
52:44sur les successions
52:45augmenter
52:46la taxation
52:47des successions
52:48personnellement
52:49oui mais pas
52:49pas
52:50pas à la hache
52:51si je puis dire
52:52je pense qu'il va falloir
52:53augmenter
52:54la possibilité
52:55de transmettre
52:56500 000
52:571 million d'euros
52:58et qu'il faudra
52:59augmenter
53:00pour les plus grandes fortunes
53:02au-delà de 5 millions
53:04sans doute
53:05passer à un barème
53:05non pas de 45%
53:06mais de 50%
53:08et au-delà
53:11passer à 60%
53:12c'est dire
53:13que nous aurons
53:14la possibilité
53:15avec des marges
53:16de manœuvre
53:16assez solides
53:17par exemple
53:17de financer
53:18des bourses
53:19pour ceux qui sont
53:20parmi les jeunes
53:21les plus défavorisés
53:22et qui ne bénéficient pas
53:23d'un patrimoine
53:24de départ
53:24donc cette exigence
53:26de justice
53:27elle est essentielle
53:28on n'est pas assez
53:29attentif
53:30à toute la souffrance
53:31qui existe dans notre pays
53:32j'étais
53:33Dominique devine pas
53:34je termine
53:34j'étais près de Rennes
53:35il y a quelques jours
53:37avec un agriculteur
53:38absolument formidable
53:39dans une ferme bio
53:41et il accueillait
53:42deux jeunes
53:43l'un
53:44qui était
53:45de Sciences Po
53:46et l'autre
53:47une jeune ingénieure
53:48qui expliquait
53:49comment il se reconstruisait
53:50comment il se construisait
53:52une vie
53:52dans un milieu
53:53qui n'était pas du tout
53:54le milieu d'origine
53:55qui était le sien
53:56et bien nous avons besoin
53:58de ces solidarités
53:59allez
53:59le vrai faux
54:00vous savez comment ça marche
54:01je fais des affirmations
54:02et alors vous répondez
54:03vrai ou faux
54:05question habituelle
54:06de politique fiction
54:072027
54:08deuxième tour
54:09Mélenchon Bardella
54:10vous votez Mélenchon
54:10vrai ou faux ?
54:11non non pas de politique fiction
54:12le front républicain
54:13face au RN
54:13ça ne sert plus à rien
54:14vrai ou faux ?
54:15faux
54:16vous pensez qu'entre
54:17les deux extrêmes
54:18vous pouvez être
54:18ce candidat
54:19d'un grand centre
54:20qui rassurerait
54:21les français
54:21à la présidentielle
54:22de 2027
54:23vrai ou faux ?
54:25je veux être
54:25l'homme du rassemblement
54:27et du rassemblement
54:28le plus large
54:29possible
54:30dans le respect
54:31des idéaux politiques
54:32de chacun
54:33les français devant
54:34donc vous voyez
54:35quel réalisme
54:36allez
54:37Dominique de Villepin
54:38merci d'avoir accepté
54:39d'être l'invité
54:40de questions politiques
54:41merci

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