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  • il y a 5 jours
Dans cet entretien dynamique de cinq minutes mené par Michel La Rosa, l'actrice Alexia Degrémont revient sur les étapes clés de sa carrière, de ses débuts marquants à son succès en Italie, tout en plaidant pour une reconnaissance de l'artiste au-delà des étiquettes entre cinéma, télévision et théâtre. Marquée par l'impact émotionnel du film La Ligne Verte, elle livre une philosophie de vie résolument optimiste, affirmant que les plus beaux souvenirs restent à venir. Animée par une profonde empathie, elle conclut sur un souhait humaniste : celui d'insuffler davantage d'amour et de respect dans le cœur de chacun.
Transcription
00:00On va passer 5 minutes ensemble. C'est possible ?
00:04Seulement 5 minutes. Non mais enfin j'ai besoin de vous 5 minutes. Only 5 minutes. 5 minutes.
00:10Merci Alexia de Gréman de passer ces 5 minutes avec nous.
00:14Je vais te poser ma première question qui va faire appel à tes souvenirs.
00:19Quelle est ta première fois devant une caméra ? Professionnelle.
00:23Oui, justement j'ai eu un petit tort te connaissant.
00:26Quand tu étais toute nue et toute petite à un an.
00:29Te connaissant, j'ai eu.
00:32Alors ma première fois professionnelle.
00:33Alors ça dépend si tu me parles par rapport à ma carrière de danseuse ou ma carrière d'actrice.
00:37Et oui parce que je l'ai dit, tu as plusieurs étiquettes.
00:39Alors on va rester dans le cinéma, la télé.
00:42D'accord, d'accord. Alors ma première expérience de cinéma évidemment,
00:46c'est quand donc j'avais 22 ans pour la série Chante sur France 2.
00:51Voilà, ça a été la toute première expérience on va dire professionnelle en tant qu'actrice.
00:55Devant une caméra, télé, cinéma.
00:57Tout à fait, voilà.
00:58Parce que je sais que cinéma, tu as eu une belle expérience en Italie je crois.
01:01Oui, voilà.
01:02Dernièrement, là j'ai le film qui est sorti l'année dernière en Italie.
01:06Voilà, pour le film Rapiccini au cinéma.
01:09Comme me disent certains acteurs ou actrices, je suis très connu en Italie.
01:12Ou je suis très connu à New York.
01:14Non mais toi c'est vrai, c'est pour ça que je faisais allusion à ce tournage.
01:18Alexia, quel est ton premier film culte ?
01:21Quand tu es allé au cinéma, quand tu étais plus jeune, il y a un film qui pour toi reste
01:25gravé à jamais en toi par l'émotion, par le sourire, par...
01:31Alors, ce n'est pas forcément quand j'étais plus jeune, mais pour moi le film qui est aujourd'hui,
01:36si vraiment...
01:37Parce que ce n'est évidemment pas évident d'en choisir un, il y a tellement de films qui nous
01:40transportent...
01:40Oui, mais t'as droit à deux, trois.
01:41Non mais je vais en choisir quand même un, mais je vais rester sur le film de La Ligne Verte
01:48de Franck Darabon,
01:49qui pour moi émotionnellement est celui qui m'a, on va dire, le plus impactée par rapport à tout ce
01:58qui se passe aujourd'hui humainement.
02:02Voilà, je vais rester sur celui-là.
02:04Très bien.
02:04Alors maintenant, ça peut être sur le plan personnel, amical, amoureux ou professionnel.
02:11Spontanément, quel est ton meilleur souvenir ?
02:14Là, qui te vient à la tête, mon meilleur souvenir ?
02:16Alors moi, je dis toujours que pour moi, le meilleur souvenir, c'est celui qui reste à venir.
02:21C'est bien.
02:22Voilà.
02:23Très bonne philosophie.
02:24Je pensais que tu disais, c'est d'être avec toi maintenant.
02:29Ah mais avec toi, j'en ai tellement des souvenirs.
02:31Oui, je sais.
02:32Mais ça pourrait être, quel est le pire de tes souvenirs ?
02:35Si tu en as ou si tu ne veux pas en parler, tu les gardes pour toi, bien sûr.
02:39Et le pire, alors je vais peut-être te répondre que pour moi, le pire, on fera en sorte qu
02:44'il ne soit pas à venir, justement.
02:46Très bien.
02:47Bonne philosophie.
02:49C'est le yoga qui fait ça.
02:51Tout à fait, tout à fait.
02:53Si tu étais Dieu, Alexia, qu'est-ce que tu ferais de cette puissance, de ce pouvoir ?
02:59Si j'étais Dieu, alors c'est une très bonne question parce que pour moi, c'est quelque chose qui
03:03m'impacte beaucoup.
03:06Oui.
03:07Écoute, si j'étais Dieu, je ferais peut-être en sorte de mettre, on va dire, dans l'humain, encore
03:17plus, enfin, deux valeurs qui me sont pour moi fondamentales, on va dire encore plus d'amour et de respect
03:23dans le cœur de l'homme.
03:24Et enfin, dernière question, quelle est la question qu'on te pose souvent et qui t'agace ?
03:30Alors, ou tes fans, ou dans la rue, ou dans ta famille, ou les journalistes ?
03:37Une question qui m'agace.
03:39Oui.
03:41Ah, alors si, je vais peut-être reprendre ça, ce serait qu'aujourd'hui, quand on est comédien, on nous
03:48demande si on est télé, si on est cinéma, si on est théâtre.
03:51Et ça, je pense que, c'est peut-être, oui, ce qui m'agacerait le plus, entre guillemets, parce que
03:55je pense qu'être artiste, déjà, c'est même pas être comédien, c'est être artiste en général.
03:59Oui.
04:00Et je pense qu'aujourd'hui, voilà, c'est, c'est, c'est, c'est, par moi, j'aime pas
04:04la distinction ou l'étiquette, l'étiquette qu'on peut nous mettre.
04:06Oui, les étiquettes, oui. Ce qu'on fait en France, d'ailleurs.
04:09Voilà, ce qu'on fait beaucoup en France.
04:10Parce que toi, tu es danseuse professionnelle, tu es comédienne.
04:12Et puis, c'est, c'est, c'est, voilà, je resterai sur ça, en tout cas, de ne pas étiqueter
04:17les gens et de ne pas, de ne pas, ce serait peut-être cette question-là.
04:21Merci, ma chère Alexia, je t'embrasse.
04:23Merci beaucoup.
04:24A bientôt.
04:24Merci à toi, mon Michel. Des bisous à tous.
04:26Merci à tous.
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