00:00Dans un essai cinématographique ovacieux alliant fiction et documentaire,
00:04le réalisateur rend un hommage vibratoire à l'art cinématographique,
00:08focalisé sur la figure du spectateur.
00:10Dans ce docu-fiction enrichissant,
00:12Arnaud Desplechin met en valeur le septième art en visant non pas ceux qui créent des films,
00:17mais ceux qui les visionnent.
00:18Spectateur, présenté en séance spéciale au Festival de Cannes 2024,
00:23sera projeté en salle à partir du 15 janvier.
00:25Le film se construit sous une forme hybride mêlant fiction et document.
00:29Le réalisateur y inclut son personnage emblématique Paul Dédalus,
00:33incarné par divers acteurs à travers différentes étapes de sa vie.
00:36Louis Birman, Milo Machado-Grané d'Anatomie d'une Chute,
00:40Sam Chemoulle et finalement sa livre 6C,
00:42ses séquences de fiction, empreintes d'autobiographie,
00:45alternent avec un collage d'éléments variés tels que des interviews,
00:48des archives et des extraits de films offrant une réflexion libre sur le cinéma.
00:53Cette approche embrasse des dimensions historiques, techniques et analytiques,
00:57tout en étant sensible et presque corporelle.
00:59Une voix finitine et des chapitres rythmes la narration,
01:02qui se concentrent sur l'expérience cinématographique vécue par le spectateur.
01:06Quelles sont nos préférences de siège dans la salle obscure ?
01:09Combien de fois revoyons-nous nos films favoris ?
01:11Ressentons-nous de la peur ou de l'émotion ?
01:13Quelles œuvres nous touchent le plus ?
01:15Ces questions essentielles sont jointes à des réflexions plus philosophiques et techniques,
01:19telles que celles de Stanek et Yevel, sur l'impact de la projection de la réalité.
01:23Ce voyage à travers l'histoire du cinéma inclut une projection d'extraits eclectiques.
01:27Des Frères Lumière à Fantôme 1, en passant par Alien, Truffaut, Bergman et King Kong,
01:33illustrant la richesse et la diversité du 7e art.
01:36Créé pour les déshérités, les enfants, ceux qui ne savent pas lire.
01:39Le cinéma est aussi porteur d'un discours politique.
01:42Arnaud Despecha, à travers sa voix off, évoque les vaincus que les films ont souvent représentés.
01:47Mentionnant Mégifice et Saint-Ise du visage indien ignoré,
01:50on ne peut véritablement filmer que ceux que nous reconnaissons, ajoute-t-il.
01:54A l'image de Richard Ford avec les Cheyennes filmées à la lumière à peuples dans l'ombre,
01:59une attention particulière est consacrée à Shaw, de Claude Lanzmann et à l'impact que ce film a eu.
02:04Sur Arnaud Despecha lors de sa première projection à Paris en 1985, qui durait deux jours,
02:10ma vie a été radicalement transformée en oeuvre de projection.
02:13A vous le réalisateur.
02:15Captivé par l'intensité du cinéma, j'ai pris la mesure du monde hérité.
02:19Avec ce film emprunt de mélancolie, placé spectateur au centre de l'expérience,
02:23Arnaud Despecha rend un hommage poignant à cet art qui nous aide à vivre,
02:27qui nous met face à l'essentiel, qui nous permet de nous réapproprier le monde.
02:31Une magnifique déclaration d'amour, même si parfois excessivement érudite,
02:35pousse irrésistiblement à replonger dans les salles obscures pour découvrir ou redécouvrir les joyeux du cinéma.
02:42Je vous remercie d'avoir regardé cette vidéo.
02:45N'oubliez pas que je lis maintenant tous vos commentaires.
02:48Abonnez-vous et à bientôt pour de nouvelles vidéos.
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