00:16Bonjour chers amis, ne soyez pas surpris, Patrick Luzencky, le présentateur habituel, ou Olivier François ne sont pas là,
00:24ils ne sont pas démissionnaires, ils ne sont pas malades, ils ont simplement quitté Paris, quitté la ville.
00:28Comme disait Christine Angot, mais pour eux c'était pour faire un retour au pays natal, là pour le coup
00:33comme le disait Aimé Césaire.
00:35Pourquoi un retour au pays natal ? Eh bien parce que nous allons vous présenter le dernier numéro d'Element,
00:39qui est en kiosque et qui est consacré à la remigration.
00:42Pour en parler, mes invités c'est la rédaction d'Element, Daoud Bouguezala, Rodolphe Karte et Anthony Marigné. Bonjour messieurs.
00:50Bonjour. Bonjour François.
00:53La remigration c'est peut-être l'idée nouvelle, je ne sais pas ce que vous en pensez, Saint-Just
00:58disait en 1789, alors évidemment c'est un précédent un peu, ça s'est mal fini,
01:02donc souhaitons que la remigration ne soit pas le cas, mais il y a très peu d'idées neuves en
01:05politique.
01:06La remigration me semble être une idée neuve, pour Saint-Just c'était le bonheur, là c'est autre chose.
01:12C'était impensable il y a encore 5-10 ans, le terme était impensable, et il est en train peu
01:18à peu de s'imposer un peu partout en Europe de l'Ouest,
01:21jusqu'au temps des gouvernements, qui n'hésitent pas à en parler, au Danemark, en Italie, la Ligue en parle,
01:26qui est dans le gouvernement de Mélanie.
01:27Donc la remigration à l'ordre du jour, mais avant de parler de la remigration, pourquoi dans ce grand dossier
01:33que nous lui consacrons,
01:34avec Renaud Camus, Jean-Yves Le Gallou, Martin Sellner, on a fait un grand entretien d'Aoud avec Nicolas Pouvreau
01:40-Monti,
01:40qui vient de sortir un livre, moi qui me semble indispensable, Immigration, Mythe et Réalité.
01:45Je n'avais pas lu un livre aussi important depuis Tribala en réalité, il me semble que c'est un
01:51livre synthèse,
01:52un livre événement, un livre qui fait date, pour montrer comment l'immigration s'est emballée en France ces 20
01:59à 30 dernières années.
02:00Alors effectivement, Nicolas Pouvreau-Monti, pour ceux qui ignorent ce nom, est directeur de l'Observatoire de l'immigration et
02:05de la démographie,
02:06et avant de parler de remigration, d'options, de politiques migrateuses, encore faut-il s'accorder sur un diagnostic,
02:12et de ce point de vue, son livre est de salubrité publique, effectivement,
02:17où, pour simplifier, puisque vous référez à Michel Tribala, il explique très bien comment on est passé,
02:23en quelques décennies, assez vite, d'une immigration de travail et d'une immigration de peuplement,
02:28pour tout un tas de raisons, commencées par une espèce de coup d'État des juges dans les années 70,
02:32puisque c'est quand même le deux-gordien de toute cette affaire, c'est que la politique migratoire,
02:37l'immigration massive de peuplement, n'a fait l'objet d'aucune délibération démocratique,
02:41et pour cause, au moins deux tiers des Français sont contre, c'est un des rares sujets consensuels parmi l
02:47'opinion publique,
02:48sinon parmi les médias et classes politiques, et on en mesure quotidiennement les conséquences.
02:55Oui, alors quelques chiffres peut-être, puisque le titre d'accroche, c'est
02:59la France n'a jamais connu un tel niveau d'immigration. On pensait qu'on avait tout vu jusqu'aux
03:03années 2000,
03:04ben non, c'est pas le cas, l'immigration s'emballe, elle atteint des rythmes,
03:08parce qu'il y avait quelques chiffres à nous donner.
03:09Alors oui, il faudra lire l'entretien ou son livre.
03:11Simplement, si vous permettez, Daud, si j'insistais sur Tribala, c'est que l'INED, l'INSEE,
03:16mon sentiment, c'est que ça n'est plus de la statistique, c'est de la proximographie.
03:20Hervé Lebrat, qui est le grand ponte, et qui a fait railler très longuement avec Michel Tribala,
03:24errant au Collège de France, aujourd'hui, quand je lis Hervé Lebrat, il n'y a pas de
03:29problème migratoire en France. Le grand placement n'existe pas, et l'immigration n'augmente
03:32pas non plus.
03:33Oui, et puis il suffit de refuser de mesurer ce que vous ne voulez pas voir, et on tombe
03:38dans une forme de lissenquisme démographique. Il y avait un prix lissenco il y a quelques
03:41années, là on est à plein d'or.
03:43On ne dira pas qui le remettait.
03:45Oui, on ne dira pas. Alors qu'en fait, ces chiffres ne tombent pas du ciel. La plupart
03:50des sources, il se trouve que l'Observatoire de Nicolas Pauvo, de l'immigration et de la
03:55démographie, procède à ses propres études et travaille aussi sur sources ouvertes. L'IFOP,
04:01il y a des travaux très bien menés sur telle ou telle filière d'immigration. Vous pouvez
04:06le suivre régulièrement sur le site du Figaro. D'ailleurs, ce qui me rend relativement optimiste,
04:11c'est que le fameux livre, quand même assez fort Nicolas Pauvo-Monti, a vu ses bonnes
04:15feuilles publiées dans Marianne, ce qui est un signe des temps.
04:19Oui, d'ouverture. Et dans le Figaro également. Puis le livre est en tête des ventes sur
04:22Amazon. Mais lisant votre entretien, j'ai noté 120 000 titres de séjour en 1997, donc
04:32c'est il y a 25 ans. Aujourd'hui, 380 000, on multiplie par 3.
04:37Oui, tout ça est cumulatif, évidemment, puisque les immigrants ne repartent pas, contrairement
04:40par exemple. L'immigration d'il y a un siècle qui était intra-européenne, typiquement
04:45les Italiens d'il y a un siècle. Et Nicolas Pouvreau cite les chiffres de Pierre Milza,
04:52où à l'époque, il y a un siècle, je crois, deux tiers de l'immigration italienne, qui
04:56était anthropologiquement évidemment sans commune mesure avec l'immigration en provenance
05:00d'Afrique ou du Maghreb, qui est repartie. Aujourd'hui, ça pose tout un tas de problèmes,
05:06y compris économiques, puisqu'on nous objette régulièrement que l'immigration est une chance,
05:10que ça va financer le système des retraites. Or, Nicolas Pouvreau répond très bien en
05:15expliquant que, ben non, on fait venir des gens qui cotisent peu. Et donc, sans même
05:21parler de tous les problèmes anthropologiques des conflits culturels, même économiquement,
05:26on est toujours dans le panier percé.
05:28C'est négatif, c'est un tonneau des danaïdes. Rodolphe Karte, vous êtes l'auteur du
05:34Mélenchon, le bruit et la fureur, avec une nouvelle édition. Je la présente, une édition
05:39augmentée, qui est un joli succès. C'est un livre très complet et très fouillé sur
05:45Mélenchon. Ces chiffres migratoires, on aurait pu penser, enfin pas nous, mais depuis 30 ans,
05:50on nous explique qu'ils vont s'insimiler, s'intégrer, etc. Or, ça ne marche pas. Ça ne marche pas
05:55en France,
05:55ça ne marche pas en Angleterre. Oui, exactement. Et d'ailleurs, pour reprendre l'entretien et même
06:00le livre de Nicolas Pouvron-Monti, Jean-Luc Mélenchon aurait pu l'écrire. Il connaît aussi bien
06:05ces chiffres, aussi de l'évolution démographique de la France. Et peut-être, Daoud l'a mentionné,
06:10c'est très bien qu'il y ait, en incise du travail de Nicolas Pouvron-Monti, aussi le dégonflage
06:16de cette baudruche de la France qui n'est pas une terre d'immigration. Parce que lorsqu'on gobe le
06:21concept
06:22de Nouvelle-France de Jean-Luc Mélenchon, c'est qu'on a gobé au préalable la France,
06:25comme terre d'immigration, etc. En fait, quand on débat sur le concept de Nouvelle-France,
06:28c'est comme si on avait déjà un train de retard. Parce que, justement, tout le monde a...
06:32En tout cas, pas chez nous, mais en tout cas, on va dire, le public au sens général,
06:36pense que, justement, la France a été une terre d'immigration. Et comme l'explique
06:39très bien Nicolas dans son livre, il y a eu une immigration intra-européenne au début
06:43et uniquement à la fin du XIXe siècle. Sinon, le substrat ethno-culturel français
06:47a été relativement stable pendant des siècles. Et donc, oui, c'est un travail qui est
06:51et qui est vraiment intéressant là-dessus. Et d'ailleurs, moi, ça m'a fait penser
06:55à un autre livre, En attendant les barbares, de Guy Sormand, qui n'est pas un auteur
06:58de chez nous. On pourrait dire que c'est plutôt l'école libérale. Et lui revenait
07:02déjà sur cette incapacité de toutes les sociétés européennes. Alors, vous savez,
07:07en Europe, on a un peu nos sensibilités. Par exemple, il y a un modèle multiculturel
07:12en Angleterre, un modèle assimilationniste en France, un modèle, on va dire,
07:16de tolérance aux Pays-Bas et un autre modèle encore, notamment par le travail, en Allemagne
07:21avec la diaspora turque. Et à l'époque, donc, dès 92, justement, Guy Sormand montrait
07:26à quel point aucun de ces modèles, en réalité, ne réussissait à intégrer. Et déjà, à
07:33l'époque, on a des conflits interethniques assez, j'ai envie de dire, houleux. Et donc,
07:38on voit, j'ai envie de dire une fois de plus, le temps perdu. Parce que là, le constat avait
07:42été fait il y a déjà des années et des années. François, vous avez cité Michel Tribala.
07:45C'était quoi ? Des travaux qui datent d'il y a 10 ans, il me semble, peut-être ?
07:48En plus, quand elle est à l'Inède, c'est dans les années 90. Les années 80-90,
07:52les grandes polémiques avec Hervé Lebrun, c'est la croisée de 80-90.
07:56Et déjà, elle pointe toutes les...
07:59Il y a 15 ans, elle a eu son heure de gloire, de diabolisation. Si vous vous souvenez
08:02d'une émission sur France 2, où elle se prenait des tirs de barrage à trois
08:06contre une, une femme, avec un certain Frédéric Bonneau, un certain Gérard Miller,
08:10qui s'est reconverti dans l'hypnose depuis. Il faut le voir, il faut le voir pour le croire.
08:15Mais en revanche, pour finir, on voit vraiment une accélération de ce phénomène.
08:19C'est-à-dire qu'on n'est absolument plus aujourd'hui dans le débat
08:22assimilation ou intégration ou association. Là, on est directement à remigration.
08:26Donc on voit l'accélération avec ces chiffres que vous avez mentionnés
08:29qui s'accélèrent aussi d'année en année. Et là, peut-être, c'est un travail
08:32que nous, on essaye de faire à élément, de déminage, parce qu'on se rend compte
08:36aujourd'hui qu'une partie de la droite, on va dire du centre droit, se rend compte
08:39de cet appel vis-à-vis de l'insécurité et de l'immigration.
08:42En revanche, on voit qu'il y a toute une partie des gouvernements, notamment centraux,
08:45pour se maintenir, qui jouent sur l'ambivalence immigration légale, immigration illégale.
08:50Travail.
08:50Voilà, exactement. Donc là, une fois de plus, élément et d'autres sont en avance
08:55parce que le débat de demain, il sera sur celui peut-être du retour au pays.
08:58Donc là, c'est à l'ordre du jour dans tous les pays européens, sauf en France.
09:02Et en France, on est pionnier. Et on profite de la sortie du livre de Jean-Yves Le Gallaud
09:06aux éditions de la Nouvelle Librairie et de l'Institut Eliade, Remigration.
09:08Et notre archange, quelque part, de la remigration, vous citiez, c'est injuste, l'archange de la terre.
09:13On le dira à Jean-Yves, que les auditeurs de TV Liberté connaissent bien
09:17puisqu'il y anime immédiat.
09:19Deux chiffres de Proulx-Monti.
09:22Impressionnant, vraiment impressionnant.
09:2323% de la population française est d'origine immigrée sur deux générations.
09:2723%. C'est-à-dire, en gros, un quart des Français sont d'origine étrangère.
09:29Donc, l'heure est grave.
09:31Et surtout, en France, c'est l'immigration la plus africaine.
09:34C'est ce qui ressort de l'entretien qu'il vous a donné.
09:36Les études.
09:36Et la plus musulmane d'Europe.
09:38Donc, qui pose également le problème du, ce que moi j'appelle, le choc d'immigration domestique.
09:43Deux mots.
09:43Vous évoquiez les Italiens qui sont, avant de rentrer dans le vif du sujet de la ré-migration des Italiens.
09:49Donc, les Ritaliens, quoi.
09:51Rentrés au pays, deux sur trois.
09:52Même chose des Polonais.
09:53On l'a oublié.
09:54Même chose des Espagnols.
09:55Fin des années 30, à la veille du deuxième conflit, de la Deuxième Guerre mondiale,
09:59il y a beaucoup de retours forcés, contraints, d'immigration de travail, que des hommes, en Pologne et en Espagne.
10:06Mais dans l'article de tête de Thierry Dubois de notre dossier, il rappelle que 300 000 maurisques au XVIIe
10:11siècle ont été expulsés.
10:12Donc, c'était des descendants musulmans convertis de force.
10:16Échange de population dans les années 1920 entre la Grèce et la Turquie.
10:20pour des populations qui étaient en Asie mineure, les Grecs, en l'occurrence, depuis 2 000 ans, 2 500 ans,
10:243 000 ans.
10:25Ça, ça se fait dans des conditions pas très recommandables.
10:28Non, non, mais la violence, malheureusement.
10:31C'est pour ça que c'est une fausse, comment dire, ancienne idée, enfin nouvelle idée.
10:36Oui, c'est vrai.
10:36Ça s'est déjà passé dans l'histoire.
10:38Oui, oui, ça n'a jamais été théorisé comme tel.
10:41Non, non, non, simplement ça s'est pratiqué.
10:42Rapatriement, évidemment, forcé des Français dans des conditions dramatiques, des Français d'Algérie.
10:46Rapatriement des Portugais, en Angola, Mozambique.
10:49C'est aussi l'exemple pakistanais avec les Afghans.
10:51On aurait pu citer l'exemple de l'Iran avec les Afghans,
10:54mais ce sont des pays qui ne s'embarrassent pas tellement de l'état de droit et de juges constitutionnels.
11:00Alors, quand vous parlez de la question des juges,
11:02Jean-Yves Le Gallou l'aborde très longuement dans Remigration.
11:05Il appelle ça le juge excite.
11:06Alors, je ne sais pas s'il y avait un mot à dire sur cette...
11:08Mais je renvoie les auditeurs à la liste de Jean-Yves Le Gallou, qui me semble centrale.
11:11C'est comment, Anthony, lever le verrou bas des juridictions,
11:18Conseil d'État, Conseil constitutionnel, Cour européenne et des conventions qu'on a pu signer ?
11:23C'est ça, en fait, le souci avec la remigration et quand on rentre dans le dur du sujet.
11:27Parce qu'effectivement, les premières strates de la remigration,
11:31c'est-à-dire déjà arrêter l'immigration, qu'elle soit légale ou illégale,
11:34ou renvoyer les OQTF, les étrangers, etc., illégaux,
11:38a priori, ça fait consensus, même dans la loi.
11:41Par contre, si on veut aller un peu plus loin que simplement ce sujet-là,
11:47effectivement, on risque de se heurter à la dictature des juges, typiquement.
11:51Et Thierry Dubois, dans son excellent papier, dans notre dossier, l'aborde.
11:57Jean-Yves également l'aborde dans son livre sur la remigration.
12:01Et effectivement, le juge excite, c'est le point de départ, a priori,
12:06pour pouvoir essayer d'envisager une remigration.
12:09Oui, oui. Mais il me semble qu'il y a, néanmoins, d'autres points de blocage.
12:12Il y a le juge excite, ça n'avait pas un pli.
12:14Il y a un obstacle juridique majeur.
12:16Vous évoquiez les OQTF.
12:17Enfin, c'est des gens qui devraient partir et qui devraient être expulsés,
12:19qui ne le sont pas.
12:21Donc, ce sera difficile.
12:23Même pour ce premier étage de la remigration,
12:25à l'heure actuelle, pour appliquer la loi, c'est l'aberration du système.
12:27Les juges mettent des bâtons dans la roue.
12:28Vous n'avez plus pratiqué le système européen actuel de reconduction en charter en groupe.
12:33Comme il essayait de le faire, Pasqua, il y avait 90,
12:35quand il se faisait traiter de fasciste.
12:39Pasqua, il nous manque, le Pasqua.
12:41Et même chose pour Salvini, je me permets,
12:43mais Salvini qui a été embêté justement par la justice italienne,
12:45parce qu'il a essayé de se faire respecter la loi.
12:49Même chose pour l'Edgérie, avec l'Union européenne.
12:52C'est-à-dire qu'en fait, les juges mettent des bâtons dans les roues.
12:56Non, mais il y a une mainmise des juges.
12:57Quand Louis XIV dit l'État de droit, l'État, c'est moi.
12:59Aujourd'hui, l'État de droit, c'est moi, dit la magistrature.
13:02Mais il me semble qu'il y a d'autres obstacles.
13:04Je me tourne vers vous, Rodolphe, Eckhart, Mélenchon.
13:09Il me semble qu'il y a un immense obstacle, qui est l'obstacle idéologique.
13:12Bien sûr.
13:15Comment imposer la remigration avec une gauche virulente qui tient la rue ?
13:21C'est même, j'ai envie de dire, une citadelle à prendre à plusieurs remparts.
13:24On a évoqué le rempart juridique avec les juges nationaux,
13:28les juges, on va dire, internationaux ou en tout cas européens.
13:31Il y a ce songo-rempart, on va dire, de l'extrême-gauche.
13:36Ça pourrait réveiller un mythe résistentialiste.
13:38Le mythe des porteurs de valises, le mythe des gens qui cacheraient.
13:42Vous en souvenez peut-être du tollé médiatique qui avait été,
13:45ne serait-ce que le renvoi de Léonarda.
13:47Oui, oui, exact, exact.
13:48C'est sous Hollande.
13:49L'expression d'élite-solidarité aussi est une forme de victoire.
13:53Oui, avec Cédric Errou.
13:55Et aussi, il y a un autre obstacle, c'est le refus des pays.
13:59Chez qui on renverrait ces populations, ou en tout cas ces individus.
14:02C'est abordé dans le dossier.
14:04C'est très bien que ce soit abordé.
14:05On a des moyens de pression chez nous,
14:08notamment via les transferts de fonds.
14:10On pourrait peut-être mettre le hola ou ce genre de choses.
14:12En revanche, vous avez dû aussi y voir l'actualité récente.
14:16En Allemagne, on parlait du renvoi possible des Syriens.
14:20Et vous avez le gouvernement syrien,
14:22qui justement, pour l'instant, refuse de les récupérer.
14:25Et parle de ces diasporas en Allemagne,
14:27ces diasporas syriennes en Allemagne,
14:30d'actifs stratégiques.
14:32Parce qu'on sait que ces pays, justement, tiers,
14:34du Maghreb, d'Afrique, ou même d'ailleurs,
14:37d'avoir des populations de diasporas en Europe,
14:39ça leur permet d'avoir des leviers aussi d'influence directement sur place.
14:43Et d'ailleurs, les émeutes qu'on a connues dernièrement,
14:46je pense notamment aux émeutes de Naël,
14:48il y a un secret de Polychinelle.
14:50On sait aujourd'hui que des puissances étrangères
14:51ont joué sur ces manifestations,
14:54avec des agents intérieurs ou de l'extérieur
14:56pour influencer justement ces mouvements.
15:00On sait qu'il y a des choses qui sont établies,
15:02mais qui ne sont pas encore sur la place publique.
15:03Mais ça, c'est vraiment un enjeu aussi.
15:05Et c'est pour ça que la question de la rémigration,
15:08c'est une question qu'on doit se poser,
15:09je pense que notre dossier le fait d'une manière très satisfaisante
15:13avec toutes ses strates,
15:14mais on voit que c'est une citadelle en fait à abattre,
15:16qui a plusieurs remparts et plusieurs douves
15:17qu'il faudra justement traverser.
15:19Il y a du travail, mais en attendant.
15:20Néanmoins, ce sera la dernière question sur la rémigration,
15:23puisque l'échéance avance de l'émission,
15:29c'est peut-être le mot rémigration
15:31comme mot canon,
15:33comme mot mobilisateur,
15:35disons Jean Béguet.
15:36Oui, exactement, vous avez tout à fait raison.
15:38De la même manière que l'opposition à la rémigration
15:42pourrait être un mythe résistentialiste,
15:43comme vous l'évoquiez, Rodolphe,
15:46le mythe mobilisateur des Européens
15:48enraciné pourrait être la rémigration.
15:51Pour revenir rapidement sur la gauche,
15:54le mot rémigration, le souci,
15:56c'est qu'il charrie beaucoup de fantasmes
15:57et beaucoup d'a priori négatifs, évidemment.
16:01Le grand avantage de notre dossier
16:03et du livre de Jean-Yves, je reviens dessus,
16:04c'est justement de poser les bases
16:06et la définition de ce terme,
16:08qui n'existe pas dans le dictionnaire.
16:10Donc forcément, un terme qui n'est pas défini,
16:12on peut y mettre ce qu'on veut derrière.
16:13D'où le mythe résistentialiste de la gauche
16:17en se basant sur des fantasmes
16:19et en imaginant le renvoi de 20 millions de personnes,
16:23ce qui n'est vraiment pas envisagé.
16:25Pour revenir au mythe mobilisateur à droite,
16:27effectivement, il me semble qu'aujourd'hui,
16:29si on doit en trouver un
16:30pour unir un peu les droites européennes,
16:32ce serait celui de la rémigration.
16:35Le sous-titre du livre de Jean-Yves,
16:37c'est « Pour l'avenir de nos enfants ».
16:38L'Europe de nos enfants.
16:39L'Europe de nos enfants, merci.
16:42Effectivement, quand on projette
16:44les courbes démographiques, etc.,
16:46il me semble qu'il n'y a pas d'autre mythe
16:48plus mobilisateur aujourd'hui
16:49que celui de la rémigration.
16:51Mais peut-être, vous l'avez dit,
16:53il y a une question, je pense à la décroissance.
16:55Il y a un prévixe privatif
16:57qui rend le mot pas très sexy.
16:59Remigration, alors moi, je le jette comme ça,
17:02mais les pascoyens et pascouas
17:03dans les petits cercles dans les années 80,
17:05à l'époque des charters,
17:07qui avaient une verbe phénoménale,
17:09plus qu'un verbe, une verbe,
17:10ils parlaient de « back to bled ».
17:12Donc, retour au bled, c'est assez amusant.
17:14Évidemment, c'est en...
17:15Nicolas B avait un mot assez drôle
17:17en disant « Je suis pour le regroupement familial au bled ».
17:20Oui, au bled.
17:22Vous parlez aussi de remigration joyeuse ?
17:24Oui, ou tranquille.
17:25C'est plutôt Laurent Ouzon.
17:26Tranquille.
17:26Moi, j'ai pensé qu'on intitulait,
17:28mais nous tous,
17:29la remigration tranquille
17:30avec le...
17:31Non plus le clocher de François Mitterrand
17:34par Sigué-là,
17:35mais ma amie Narek.
17:36Voilà.
17:37Alors, dans ce numéro d'éléments,
17:39il y a également,
17:39d'Aoud Bougezala,
17:41un entretien explosif,
17:43me semble-t-il,
17:43avec un général,
17:45le général Diakovleff,
17:46qui sévit,
17:47je veux dire,
17:47qui sévit, non,
17:49qui fait des shows sur LCI
17:50très régulièrement,
17:51et qui nous dit
17:51que la guerre est le viagra
17:52des dirigeants américains.
17:53Décidément,
17:54ça j'arrive à le sens
17:54de la formule.
17:56Que nous dit-il
17:57dans cet entretien ?
17:58Alors, le général Diakovleff,
17:59peut-être le présenter en deux mots.
18:01Oui, oui.
18:01J'ai découvert,
18:02comme nous tous sur LCI,
18:04c'est un ancien,
18:05très haut gradé de l'OTAN.
18:06Donc, ce n'est pas du tout
18:07un anti-américain arabique.
18:09C'est quelqu'un qui défend l'OTAN,
18:11sa nécessité,
18:12l'Alliance atlantique,
18:13qui n'est pas forcément,
18:14qui est assez loin
18:15des positions d'éléments.
18:16Mais c'est un otanien critique.
18:18Et par exemple,
18:19il revient longuement
18:20sur la faute stratégique
18:22qu'est cette guerre
18:23en Iran,
18:24la guerre de Trump,
18:25mais aussi quelque chose
18:26qu'il a vécu
18:26aux premières loges,
18:27qui est,
18:28que vous connaissez bien,
18:29la guerre contre la Serbie
18:30en 1999,
18:30décidée par l'OTAN.
18:32Et il m'a agréablement surpris
18:34par la virulence de son temps,
18:36et même des détails qu'il donne,
18:37puisqu'il explique
18:38que Wesley Clark,
18:38le général américain,
18:39a dupé à l'époque
18:42Bill Clinton
18:42et voulait mener
18:44sa petite guerre
18:44de vendetta
18:45contre l'État serbe,
18:46alors même que,
18:48d'après lui,
18:48les Kosovars
18:49étaient mieux lotis
18:50à l'époque
18:50au sein d'une Serbie
18:51qui commençait
18:52à lâcher du lest
18:54qu'aujourd'hui
18:54avec leur État
18:55fantoche indépendant
18:56qui est reconnu
18:57par peu de pays.
18:59Oui, qui marquait
19:00la semi-mafie.
19:01Mais revenons
19:02à nos moutons.
19:03Et donc,
19:04il explique,
19:05en tant que stratège,
19:06il explique comment
19:07les Iraniens,
19:08en fait,
19:08avec l'arme du faible,
19:09les conflits asymétriques,
19:10en fait,
19:11à chaque fois,
19:11vous avez
19:13une surenchère technologique
19:14du côté américain.
19:15Très bien,
19:16on est les plus grands,
19:17les plus forts,
19:17les plus dévastateurs,
19:18mais c'est le scénario
19:19vietnamien,
19:20le scénario somalien,
19:21afghan,
19:22et là,
19:23avec le détroit d'Hormuz,
19:25comme l'a dit
19:25un député iranien,
19:26le détroit d'Hormuz
19:27est notre bob atomique.
19:28C'est une erreur,
19:30une erreur d'anticipation
19:32de Trump
19:32et de son entourage.
19:34Enfin,
19:34d'après Yakovlev,
19:35il écoute peu
19:36ses conseils stratégiques
19:37compétents,
19:38qui est quand même étonnant.
19:40Et est-ce que vous diriez,
19:41là,
19:42je me retourne vers Rodolphe,
19:43les cartes,
19:44que le général Yakovlev
19:45est un ingénieur du chaos ?
19:47Si je vous parle
19:48d'ingénieur du chaos,
19:48c'est qu'on a démoli
19:50Giuliano d'Ampoli,
19:52qui avait sorti
19:52il y a bientôt 10 ans,
19:54les ingénieurs du chaos,
19:54le bouquin Hérédité en poche,
19:56ce qui est une charge techno,
19:58enfin,
19:58une charge des élites
19:59contre les tribuns du peuple,
20:01contre les sécessioplébéis.
20:03Est-ce que Yakovlev,
20:05c'est un général bijard
20:06en puissance ?
20:07Non,
20:07mais justement,
20:07pour faire le lien,
20:08je pense que le moment
20:09du Kosovo,
20:10c'est vraiment aussi fondateur.
20:11On se souvient,
20:11à l'époque,
20:12il y avait eu ce journal,
20:13La Grosse Bertha,
20:14où si vous regardez
20:15les signataires,
20:16justement,
20:17là,
20:17ça va...
20:17C'était la nouvelle droite
20:18qui était à la manœuvre.
20:19Voilà,
20:19exactement.
20:20L'âge d'homme.
20:20Et l'âge d'homme.
20:21l'âge d'homme.
20:22Et donc,
20:23bien sûr,
20:23bien sûr.
20:24Et on voit des gens...
20:25J'étais un cheval entre les deux.
20:26Et on voit des gens
20:27de gauche et de droite.
20:28Et aujourd'hui,
20:30les personnages
20:30comme D'Ampoli,
20:32je mets aussi dedans
20:33Gilles Grézani,
20:39d'Occident avec AS.
20:40Parce que c'est un peu...
20:41De Sodoma.
20:42Aussi.
20:42C'est un peu le renouvellement
20:44de cette classe.
20:45Vous savez,
20:46c'était ces anciens hommes de gauche
20:47qui étaient devenus
20:48néoconservateurs,
20:49très atlantistes,
20:50avec le cercle de l'Observatoire.
20:52La Fondation Saint-Simon.
20:53La Fondation Saint-Simon.
20:54Et là,
20:54on voit cette nouvelle génération
20:56d'hommes,
20:57d'intellectuels
20:58qui émergent,
20:58alors qui sont très bien réseautés.
21:00À chaque fois,
21:01c'est passé
21:01par des grosses structures,
21:03par justement
21:04des réseaux atlantistes,
21:06par...
21:06Ils ont des très bonnes presses.
21:07Et aujourd'hui,
21:08ça devient un peu
21:08les intellectuels
21:10pour les plateaux
21:11un peu bourgeois,
21:12pour une certaine presse.
21:13Et donc,
21:14c'est très bien
21:15que Thomas Hennetier
21:16revienne avec ce travail
21:17un peu de démolition.
21:18Parce que pour eux,
21:19le populisme,
21:19il y a une cause à ça,
21:20c'est la manipulation.
21:21C'est-à-dire,
21:22le peuple ne se réveille pas
21:23parce qu'il y a des causes légitimes.
21:24Non,
21:25c'est parce qu'il est manipulé
21:26par des petits génies
21:27du numérique
21:28qui arrivent à animer
21:29ces passions tristes.
21:30Et donc,
21:30je pense que
21:31ce sont des ennemis
21:32parce qu'aujourd'hui,
21:33on les voit...
21:34ce bloc central,
21:35pour prendre un mot
21:35un peu valise,
21:36il est de plus en plus
21:37rétracté.
21:38Et on voit qu'il y a
21:39cette volonté
21:40de ne pas faire,
21:40vous savez,
21:41ce fer à cheval
21:41où on va regrouper
21:42une partie des personnalités,
21:44on va dire,
21:44de la droite radicale
21:45et de la gauche radicale
21:45comme on a pu le faire
21:46au moment de la grosse Bertha
21:47et comme on a pu le faire
21:48parfois un petit peu
21:49via la nouvelle droite
21:50même si pour certaines raisons
21:52et certains sujets
21:53comme l'immigration
21:53dont on vient de parler,
21:54il y a aujourd'hui
21:55des voies de non-retour
21:56entre malheureusement.
21:57Vous avez d'ailleurs
21:57en 2005,
22:00le nom OTCE
22:01qui a permis une alliance
22:03renversée entre la gauche...
22:04la feuille de chou
22:05de cette espèce
22:06de statu quo du système
22:07c'est franc-tireur
22:08et ce qui donne
22:10des articles...
22:10Pour nos auditeurs
22:11avec Fourest,
22:12Antoven...
22:12Et justement,
22:13ce qui donne des articles
22:13Raphaël Antoven...
22:14De vrais affreux.
22:14Dernièrement,
22:15est-ce que vous êtes tombé
22:16sur un article
22:17qui traite le maire
22:18de Saint-Nib à Gaioco
22:19contre lequel il y aurait
22:20beaucoup à dire
22:20de Maurras de notre temps ?
22:22Enfin,
22:22c'est d'une rigueur intellectuelle
22:24à toute épreuve.
22:25Autant aimer Césaire
22:26et Maurice Barès,
22:27mais alors là,
22:31ils sont dans le même pot.
22:32Et donc,
22:33autre série dans L'Éléments
22:34que Anthony Marigné
22:36vous fait depuis
22:37plusieurs numéros,
22:38c'est une exploration
22:39de la France périphérique.
22:41Alors,
22:41vous avez exploré
22:42la fin des bistrots,
22:46le catch,
22:47moi,
22:47ce qui m'avait...
22:47La France du catch
22:48qui pour moi
22:49était un univers
22:50assez kitsch.
22:51J'avais le gris de lecture
22:52à la Roland Barthes
22:52et ses mythologies.
22:53Maintenant,
22:53vous montrez
22:54que c'est autre chose.
22:55Il y a un arrière-plan culturel
22:56et dans ce numéro,
22:57vous poursuivez votre série
22:58qui débouchera sur un livre,
23:00forcément,
23:00d'ici un an ou deux.
23:01quand vous aurez fait
23:02une dizaine de papiers
23:04sur la France du tuning
23:06ou je ne sais pas
23:06comment on prononce...
23:07Moi,
23:08je connais ça
23:08Alan Turing,
23:09mais je connais...
23:10Ouais,
23:11OK.
23:12C'est quoi
23:12la France du tuning ?
23:13La France du tuning.
23:14En fait,
23:15je me suis rendu compte
23:16qu'on parlait énormément,
23:18enfin,
23:18de plus en plus
23:19de la France périphérique,
23:20le livre de Guy Lui,
23:22les travaux de Fourquet
23:23et encore plus
23:24avec l'éruption
23:24des Gilets jaunes,
23:25etc.
23:25mais que c'est une France
23:27qu'on connaissait assez mal
23:28et surtout,
23:29son sous-bassement
23:31culturel et populaire.
23:32Donc,
23:33je me suis lancé
23:33dans une série,
23:34effectivement,
23:35d'enquêtes,
23:35comme vous l'avez rappelé,
23:36François,
23:37sur le catch,
23:38le tuning,
23:38la fin du bistrot PMU.
23:41Dans ce numéro-là,
23:42spécifiquement,
23:43j'évoque le tuning
23:44qui se raccorde
23:47parfaitement
23:48avec la sociologie
23:49des Gilets jaunes.
23:50Ce qu'il faut savoir,
23:51peut-être que les téléspectateurs
23:52ignorent,
23:53c'est qu'il y a
23:54une vraie ramification
23:55entre les rassemblements
23:56de tuning
23:57qui sont interdits,
23:59qui se font
24:01dans des espaces...
24:03Dans la France,
24:04des Gilets jaunes,
24:05les non-lieux,
24:07ce que sont les parkings,
24:08etc.
24:09Les zones commerciales.
24:10Et toute la mécanique
24:12et l'organisation
24:13des rassemblements de tuning,
24:14en fait,
24:14c'est reporté
24:15sur l'organisation
24:16du mouvement
24:17des Gilets jaunes
24:17et sur l'occupation
24:18des ronds-points.
24:20Et cette filiation-là,
24:21je pense qu'elle a été
24:22assez peu vue
24:23et c'est ça que j'ai voulu
24:23mettre en lumière.
24:24Je vous confie,
24:25moi,
24:25si vous permettez,
24:25et sans flattery,
24:26les travaux de Jérôme Fourquet,
24:28de Jean-Laurent Cassély,
24:29en partie,
24:29mais surtout Fourquet,
24:31à partir de...
24:32Je pense que vous serez d'accord,
24:33à partir de l'archipel,
24:34c'est la France...
24:35L'archipelisation,
24:36nous parle de cette France périphérique.
24:38Moi, je suis toujours fasciné
24:39de voir les sociologues de gauche
24:40qui, depuis 70 ans,
24:41nous envoient au visage
24:42le bouquin Le chef-d'œuvre
24:43de Richard Hogar
24:45anglais,
24:49commune,
24:49mais c'est un fils de pauvres
24:51qui était à partir
24:52de la gauche anglaise
24:53et qui a fait un tableau sociologique
24:55de ce qu'était
24:56la culture populaire anglaise.
24:57Mais c'est vu d'un siècle.
24:58C'est-à-dire qu'ils connaissent
24:59tellement peu les pauvres,
25:00tellement peu la périphérie
25:01qu'ils n'ont pas mis à jour
25:02leur logiciel.
25:03Donc, vous êtes en train
25:03de le mettre à jour.
25:04Et sur le tuning,
25:05peut-être un mot de Rodolphe Karp,
25:07parce que c'est un monde...
25:08Vous venez de cette France,
25:09me semble-t-il.
25:10Oui, quand j'étais très jeune,
25:11j'aimais bien ce mouvement.
25:13Alors, ce qui est intéressant,
25:13c'est qu'il charrie,
25:15en tout cas,
25:15une population majoritairement,
25:17on va dire,
25:18blanche ou en tout cas autochtone.
25:20Et puis, justement,
25:21comme l'a très bien dit Anthony,
25:23aujourd'hui,
25:24il joue aussi sur...
25:25Ou en tout cas,
25:26contre l'état de surveillance
25:27à ces rassemblements sauvages.
25:28Il y a parfois même
25:29des affrontements avec la police.
25:30Il faut aussi le mentionner.
25:31Il y avait la liste
25:33des interpellés,
25:34une fois où on voyait
25:34que des noms Enzo,
25:35parce que c'était des noms
25:36qu'on donne majoritairement
25:38à des enfants autochtones.
25:38Mais par contre,
25:39d'une certaine classe sociale,
25:40il n'y avait pas
25:40des Jacques-Élie Favreau
25:41qu'on a retrouvés, par exemple,
25:44ailleurs,
25:44qui sont d'une autre classe sociale.
25:45Ni des boussards.
25:46Voilà, exactement.
25:47Donc, c'était intéressant
25:48de voir aussi
25:49ces cultures parfois blanches.
25:50Et d'ailleurs,
25:51on peut même faire un parallèle
25:52avec le technival,
25:53mais du côté plutôt de gauche,
25:55cette fois où là,
25:55c'est très politique,
25:56où là, on voit aussi
25:57une volonté de lutter un peu
25:59contre l'état surveillance,
26:00contre l'état total.
26:01Donc ça, c'est des thèmes,
26:02en tout cas,
26:02qui nous plaisent un petit peu.
26:03Nous, normalement,
26:04à la nouvelle droite,
26:05où on essaye d'avoir
26:07un point de vue un peu désaxé
26:09du tout surveillance,
26:10du tout sécuritaire
26:11qu'on a trop souvent,
26:12malheureusement,
26:12à droite, je pense.
26:13Et qu'on tient Marigny,
26:15mais merveilleusement en lumière.
26:17Bravo à lui.
26:18Merci.
26:19La remigration,
26:20en kiosque,
26:21le dernier numéro d'élément.
26:22La prochaine fois,
26:23vous retrouverez
26:23Patrick Luzinqui
26:24ou Olivier François,
26:25ou l'un ou l'autre.
26:26Quand c'est pas l'un,
26:27c'est l'autre.
26:28Et quant à moi,
26:29je vous dis aussi
26:29dans deux mois,
26:30mais comme intervenant
26:32sur le plateau
26:33et non pas animateur.
26:34Merci à vous.
26:34Sous-titrage Société Radio-Canada
26:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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