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C’est la révolte de ceux qu’on ne voit plus et qu’on n’écoute plus. Né de la colère contre les ZFE, le mouvement des Gueux veut réveiller une France oubliée et redonner la parole aux citoyens. Avec Référendum Citoyen, une application qui ambitionne de remettre le pouvoir entre les mains des Français. La démocratie dans la poche. L’arme des invisibles. Un documentaire écrit et réalisé par Alexandre Jardin.
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00:04Derrière moi s'affichent les prix, 2,80 le gasoil.
00:08Est-ce qu'il est normal de vivre dans un pays où on doit choisir entre remplir son frigo et
00:12faire le plat ?
00:13C'est triste mais on est au bord de la limite, la limite des suicides, c'est tellement dur.
00:21La France est sur le point d'exploser dans une crise sociale et humaine épouvantable.
00:25On est devant un effondrement de la force de travail en France qui tout simplement ne peut plus aller travailler.
00:31Entre le prix de l'essence aujourd'hui et celui de l'électricité qui explose, il était nécessaire de trouver
00:37un moyen pour que les Français s'expriment.
00:39Un outil pour que leur voix soit enfin entendue.
00:42Alors c'est assez simple, c'est une application. Vous téléchargez sur votre téléphone, ça s'appelle référendum citoyen.
00:46Ce qu'on essaie de permettre aux gens de faire, c'est de pouvoir voter de manière sécurisée et c
00:50'est un casse-tête technique.
00:51Avec exprimer leur avis, trois à quatre fois par an, les Suisses y tiennent beaucoup.
01:06C'est entré en vigueur hier au 1er janvier, donc une ZDFE pour six agglomérations.
01:12Une zone de faible émission.
01:14Des zones, des périmètres à l'intérieur desquelles vous ne pouvez circuler que si vous avez un véhicule d'un
01:18certain niveau de propreté.
01:21De cette crise, un mouvement est né, les gueux.
01:25Il s'est structuré autour de combats pour le peuple et par le peuple.
01:30Les ZDFE, ça a donc été le véritable point de départ.
01:33Les zones à faible émission.
01:36C'est quoi ?
01:37Ce sont des zones autour des agglomérations de plus de 100 000 habitants
01:40qui sont devenues hermétiques à tous ceux qui avaient des voitures classe 3 et 4.
01:45Sans l'absurdité de la crise des ZDFE, jamais je ne me serais lancé dans l'aventure de référendum citoyen.
01:53Le principe est simple.
01:55Vous prenez votre carte d'identité à puce pour vous authentifier sans révéler votre identité.
02:00Et hop, chacun des 54 millions de smartphones des Français peut devenir une urne pour voter et faire voter les
02:05autres.
02:06Là, vous pouvez vous exprimer absolument directement.
02:09C'est la démocratie dans notre poche.
02:11Là, les gens votent, ils existent, ils sont bien réels.
02:16Ils sont dans ces vallées, dans nos communes, dans nos banlieues, dans nos villes.
02:20Et ils existent et ils pèsent en réalité.
02:25Ça a commencé ici, dans un village du sud de la France, un 31 décembre.
02:29En allant à la boulangerie, tout à coup, il y avait un homme qui hurlait comme un putois.
02:35Bonjour messieurs.
02:36Bonjour.
02:36Bonjour, bonjour.
02:38Bonjour, ça va ?
02:39Oui.
02:39Ah ben, c'est Rachid et il avait sa bième qui marchait très très bien, mais alors qui est évidemment
02:46un peu plus ancienne.
02:48Et il devait aller récupérer ses enfants, effectivement, à Toulouse et l'autre à Montpellier.
02:53Et il était complètement paniqué, mais comment je vais faire ?
02:56Ah ben, les gens, ils craquent, ils n'ont pas les moyens.
02:59Dans l'urgence, il faut vite amener quelqu'un à l'hôpital, comment tu fais ?
03:02Une certaine dictature et du mépris en même temps.
03:04C'est plutôt la dictature, hein ?
03:05C'est la dictature, hein ?
03:07Ça va ?
03:08Salut.
03:10Comment tu vas ?
03:11On va, toi ?
03:12On va, moi ?
03:12Ouais, ouais, ouais.
03:13Énorme.
03:13Quand les gens qui peuvent pas se payer des bagnures, les saltes, ils sont foutus.
03:19Ils sont foutus ?
03:20Ils pourront plus se déplacer.
03:21Parce qu'on n'est plus un pays démocratique.
03:26Il n'était pas minuit moins une, le 1er janvier 2025.
03:29Il était minuit.
03:31Les décrets d'application étaient sortis.
03:33Les ZFE, c'est-à-dire les grandes agglomérations françaises,
03:37avaient le droit parfaitement légal d'installer des radars
03:39et d'envoyer des PV et de virer les pauvres et les classes moyennes de toutes nos villes.
03:46Tu bosses juste après ?
03:49Je bosse juste après, demain matin.
03:53Et ton métier, c'est quoi ?
03:54Électricien.
03:56Et donc, au moment où les ZFE tombent sur la région ?
04:02C'est la catastrophe.
04:03La catastrophe.
04:04Ah bah, on perd du chiffre d'affaires.
04:07On empêche de travailler.
04:08Ah, on empêche de travailler, oui.
04:10Exactement.
04:10Le client, il se limite pas dans la ruralité, dans les petits villages.
04:15Le client, il est partout.
04:18Et ton camion, en gros, c'est ton atelier ?
04:21Ah, tout à fait, M. Parteau.
04:23C'est pas un gros, c'est une réalité.
04:25Ah ouais.
04:26Bon, bah voilà, c'est cuit.
04:27Euh, bah, je vais changer de boulot.
04:30En gros.
04:31Ça donne le sentiment que ce sont ceux qui sont près du métro
04:34qui réfléchissent à la place de ceux qui cherchent un boulot.
04:37Et ça a toujours été, oui.
04:38Et donc, en fait, là-haut, ils se posent pas de questions
04:41parce qu'ils font tout à pied, en taxi ou en métro,
04:42parce qu'ils en ont les moyens.
04:43Ils ont les transports en commun.
04:44Ah, bah oui.
04:46Ça certifie leur attitude depuis quelques décennies.
04:49On n'est pas considérés, on n'est pas écoutés, on n'est pas vus.
04:53Et là, ils commencent à en prendre conscience un peu.
04:56Donc, ils ont peur de la réaction et ils nous confinent.
05:02La situation était complètement incroyable.
05:05Il y avait un tiers d'un peuple qui allait être viré
05:07de l'ensemble des grandes villes françaises.
05:09Les médias s'en foutaient.
05:11Et tout à coup, je me suis dit, je vais faire un tweet.
05:13J'écris mon poste, je dis la vérité, les véritables chiffres.
05:17Plus de 20 millions de Français allaient être exclus.
05:20On est entré dans une logique de ségrégation.
05:23Et je termine en disant, avec ironie.
05:26On s'en fout, c'est dégueu.
05:29J'étais à mon téléphone.
05:31Jour de l'an, je rallume le lendemain.
05:33Et qu'est-ce que je vois ?
05:35540 000 personnes dans la nuit étaient venues voir ce poste.
05:38Et le mot « gueux » était devenu un hashtag.
05:41Il était devenu un symbole national d'un peuple absolument méprisé.
05:48C'est eux, ça veut dire, le pauvre mec, le mec des villages,
05:52en dehors des grandes villes.
05:54Au début, les mecs, ils ne comprenaient pas.
05:56Qu'est-ce que ça veut dire, ça, le gueux ?
05:57Qu'est-ce qu'ils croient ? T'avais le pas à l'époque ?
05:59De Napoléon ?
06:00C'était ça.
06:02Les gens d'Hermas, les gens de Rueil.
06:04Il y en a qui n'aiment pas trop.
06:06Le mot, ils n'aiment pas trop.
06:07Je ne suis pas un gueux, moi.
06:08Qu'est-ce que c'était ?
06:11Les gueux, c'est nous.
06:13Avec cette histoire de zone à forte exclusion,
06:16les gens qui vivent ici,
06:18les gens des villages, les gens des campagnes,
06:20les gens des banlieues,
06:21se sont retrouvés traités comme des déchets.
06:23Ils ont été virés des villes,
06:25traités comme des poubelles.
06:31Des gens qui ne comptent pas.
06:34Des gueux.
06:36Et comme disait l'autre,
06:37des gens qui ne sont rien.
06:40Des gens qui ne sont rien.
06:42Des gens qui ne sont rien.
06:47J'ai reçu une délibération dans la métropole
06:50qui visait à interdire la circulation
06:53d'un certain nombre de véhicules
06:54sur notre territoire.
06:56À Saint-Bresse,
06:572000 cartes grises,
06:58900 ne pouvaient plus circuler.
07:01Ça a atteint ma liberté, tout simplement.
07:03On méprise pour moi les citoyens.
07:05Pour moi, ils sont folles.
07:06C'est une erreur.
07:07C'est impossible à réaliser.
07:10Tellement c'est énorme.
07:11J'ai ma fille qui est en recherche d'emploi.
07:14L'emploi sur Montpellier,
07:16elle peut oublier.
07:17L'activité commerciale va être bien réduite.
07:20Je dirais 50% de notre chiffre d'affaires.
07:22Je voulais protéger d'un côté ma planète
07:24et de l'autre côté,
07:25on me demandait d'enlever cette voiture
07:28qui pollue.
07:29Donc j'étais d'accord,
07:30mais je n'avais pas assez d'argent.
07:32Honnêtement, je le vis assez mal.
07:34On me dit,
07:34tu fais plein de choses pour l'écologie,
07:37mais tu es une voiture diesel
07:39et tu pollues.
07:41Et j'avoue que quand j'allume la voiture,
07:43des fois le matin,
07:43il y a une fumée noire qui sort.
07:45Mais je n'ai pas l'argent.
07:46Je ne peux vraiment pas.
07:48Ce n'est pas pensable.
07:49Ce n'est vraiment pas pensable.
07:50Et pourtant, je voudrais,
07:52mais je ne peux pas.
07:53Dans le mouvement des gueux,
07:54on se considère tous comme des écolos.
07:56C'est-à-dire des gens
07:58pour qui la tendresse
08:00avec la nature,
08:01avec la terre,
08:02est quelque chose de fondamental.
08:04Mais on s'est tous insurgés
08:06contre l'idée que l'écologie
08:07puisse devenir
08:09un outil de ségrégation sociale.
08:11Ça, pour nous,
08:12c'est un dévoiement.
08:13Ça n'a rien à voir
08:14avec l'écologie tendresse,
08:17avec le monde.
08:19Dans l'agglomération de Montpellier,
08:20le maire de Saint-Bray,
08:22Laurent Jaoul,
08:24part aussitôt en guerre.
08:25Il fallait en convaincre
08:2715, 16 même
08:28pour avoir la majorité.
08:30J'étais tout seul.
08:31Puis nous sommes partis
08:31avec trois autres collègues.
08:33De quatre,
08:33nous sommes passés à 8,
08:34puis à 10,
08:35et puis à 16,
08:36puisqu'on avait basculé
08:38à partir de 16.
08:39Et puis nous avons fini
08:40à 23 communes,
08:4223 maires,
08:43sur 31 communes
08:44de la métropole de Montpellier.
08:46Ils nous prennent vraiment
08:47pour les moutons.
08:48Mais nous ne sommes pas
08:49des moutons,
08:50le peuple,
08:50le peuple de France
08:50n'est pas un troupeau
08:51de moutons.
08:53Écoutez,
08:53dans la métropole de Montpellier,
08:55pour l'instant,
08:56les ZFE,
08:57c'est terminé.
09:05D'un combat local,
09:08à Montpellier,
09:08nous sommes partis
09:09sur un combat national.
09:11On a dit,
09:11c'est pas possible,
09:12on ne peut pas laisser ça.
09:13Et on l'a fait ensemble.
09:14On l'a fait ensemble,
09:14et puis après,
09:15on s'est fait déborder.
09:20Donc on est en train
09:21de mettre en place
09:22la première grande loi
09:22de ségrégation.
09:24Parce que ce sont des gens
09:25qui ont des véhicules
09:26qui ne peuvent pas changer.
09:27Ils n'ont pas l'argent.
09:27C'est aussi bête que ça.
09:28Vous dites,
09:29c'est une histoire
09:30anti-gueu.
09:31Et on crée une France
09:33à deux vitesses.
09:34Oui, c'est vrai
09:34que c'est un peu
09:35les bobos
09:35qui ne veulent pas
09:36des prolos.
09:37Et alors,
09:37la conclusion,
09:38c'est quoi ?
09:38Les pauvres dehors ?
09:39Les pauvres,
09:40ils ne circulent pas,
09:41ils ne passent pas
09:41dans les centres-villes.
09:42Vous,
09:42les mettez dehors,
09:43de sang-froid,
09:45et vous créez
09:45un régime d'apartheid.
09:50Supprimer les ZFE,
09:51c'est soulager
09:5215 millions d'automobilistes
09:53que vous stigmatisez
09:54comme de vulgaires pollueurs.
09:56Supprimer les ZFE,
09:57c'est aussi soulager
09:58la France du C15.
09:59Les zones à faible émission,
10:00ce n'est pas parfait.
10:01Je suis la première
10:02à le dire.
10:03Je suis la première
10:03à le dire
10:04et à faire des propositions
10:05justement pour simplifier
10:06et surtout pour sécuriser
10:07les Français.
10:08C'est un mouvement
10:08les gueux.
10:10Aujourd'hui,
10:10c'est des centaines
10:11et des centaines
10:11de milliers de gens
10:12qui sont en train
10:13de se mobiliser.
10:14Et on pense aussi
10:15que la République,
10:16c'est un bien commun
10:17et que si on vit
10:18une époque de nul,
10:19ça sera notre faute.
10:20Si on vit une époque
10:22digne, grande et belle
10:23autour de valeurs,
10:24d'égalité,
10:25on restera un grand peuple.
10:27Alors, merci d'être venu
10:28aujourd'hui.
10:31On avait eu la victoire
10:33à Montpellier,
10:33mais de là à bouger
10:34la loi, ici derrière
10:35à l'Assemblée nationale,
10:37c'est pour moi,
10:37ça me paraissait impossible.
10:39On est rentré
10:40dans le combat
10:40avec Alexandre,
10:41on a fait un lobbying
10:41de fou,
10:42on est allé voir
10:42les députés,
10:43les sénateurs,
10:44on les a interpellés
10:45dans la rue
10:46pour arriver
10:47à faire tomber
10:48cette loi.
10:48On a suivi les débats
10:49avec Alexandre
10:50heure par heure,
10:51minute par minute,
10:52seconde par seconde.
10:54Nous avons été
10:54très mobilisés
10:55pendant tout l'examen
10:56de ce texte.
10:57Ce vote,
10:58c'est un vote
10:59pour les Français.
11:00Oh, oh, oh !
11:04Ça vient d'être voté.
11:06On a gagné.
11:07Yes !
11:07Les années-feux sont abonis.
11:08Yes !
11:09Il y a de voter !
11:10Les années-feux sont abonis !
11:14On a gagné.
11:15On a gagné.
11:15On a gagné.
11:16On a gagné.
11:16On a gagné.
11:35On a gagné.
11:40La victoire a été magnifique. C'est tellement d'efforts. Toute une société qui s'est battue pour cette victoire,
11:46mais elle a été extrêmement fragile.
11:49Parce qu'en France, même si on gagne à l'Assemblée nationale, même si on gagne au Sénat, même si
11:54on représente 80% d'une nation, on est à la merci du Conseil constitutionnel.
11:59Il y a 9 personnes qui peuvent, d'un trait de plume, annuler le vote du Parlement français. On a
12:06donc une démocratie extrêmement fragile. Que doit-on faire pour reprendre possession tout simplement de nos vies ?
12:16J'étais chez moi à Londres et j'ai reçu un appel de mon père qui m'a expliqué ce
12:22qui était en train de se passer, ce qui était en train d'être détruit de la vie des gens.
12:29Et à ce moment-là, je me suis dit merde. J'ai réalisé que c'était un problème qui était
12:33beaucoup plus structurel. Il ne s'agit pas que des ZFE.
12:35Quand quelque chose d'aussi énorme se produit et que autant de gens pensent quelque chose de fou et peuvent
12:42le mettre en œuvre sans qu'on les en empêche,
12:46c'est que le système structurellement permet et même facilite ce genre de folie.
12:51Je me suis rendu compte qu'en fait, si ça c'était possible, chaque semaine, il y aura des folies
12:56de cet ordre-là qui vont détruire notre société.
13:00Et que tel que le système était, tel que le système est, il n'y a pas de solution.
13:04Et c'est là qu'on commence à penser le système des référendums citoyens.
13:08C'est là que je me dis qu'il faut qu'on trouve un système pour accélérer les résolutions, pour
13:14accélérer les solutions, pour qu'elles arrivent plus vite que les problèmes.
13:17Et les référendums citoyens, le fait de voter et de prendre des décisions ensemble, ça nous permet de faire ça
13:22vite et de corriger les folies et les erreurs terribles de ceux qui nous gouvernent.
13:29Je pense que le Conseil constitutionnel va nous niquer.
13:32Quel risque existe ?
13:34Moi, ce qui m'intéresse dans ce que tu me dis, c'est que ce que tu as construit, c
13:38'est en fait le premier outil de lobbying citoyen qui marche et qui permet d'imposer la parole des gens,
13:44ce qu'ils veulent.
13:46À l'État.
13:47Et de mon côté, il y a un truc auquel je réfléchis depuis un certain temps.
13:51On a des technologies qui nous permettent aujourd'hui de créer des référendums citoyens authentifiés.
13:57On a une technologie qui nous permet de scanner nos passeports sur nos téléphones.
14:01Je pense que si on peut faire ça, qu'on a ton bloc et le mien, qu'on a les
14:04référendums et le pouvoir de les imposer, on rétablit une démocratie directe en France.
14:09Et en fait, on s'en fout qu'on ne soit pas d'accord politiquement.
14:12Non, tu sais qu'on n'est pas d'accord, mais ce n'est pas nous.
14:18Les gens puissent décider, donc c'est même mieux qu'on ne soit pas d'accord.
14:26Pour créer cette révolution française, il a fallu des jeunes du monde entier.
14:40Ce qu'on essaie de faire, ce qu'on essaie de permettre aux gens de faire, c'est de pouvoir
14:44voter de manière sécurisée, pouvoir avoir accès à la démocratie sans qu'être triche.
14:48C'est pour ça que c'est compliqué, parce qu'on ne fait pas semblant, on ne dit pas, on
14:52garde vos données et on fait très attention avec vos données et ça ne futtera pas.
14:57Il n'y a pas de données.
14:58Et s'il n'y a pas de données, c'est un casse-tête technique.
15:11Le plus compliqué, c'est qu'on fait tout ça sans autorisation de l'État, sans information de l'État,
15:16sans que l'État nous aide ou nous donne des détails sur les cartes d'identité ou sur les passeports
15:22français.
15:22Quand vous votez, vous utilisez la puce de votre passeport et de votre carte d'identité, qui est fabriquée par
15:28l'État et qui est inimitable.
15:30Ce qui se produit, c'est que vous créez une clé qui est votre identifiant.
15:34Et c'est très important de savoir que cette clé, elle reste localement sur votre téléphone.
15:38Elle ne part jamais en ligne.
15:40Votre vote arrive à ce moment-là sur la blockchain, où on peut tous voir quels sont les votes et
15:44on peut s'assurer qu'on ne vote pas une deuxième fois et que personne ne triche.
15:47Il y a un endroit sur Terre où la démocratie directe n'est pas un rêve, c'est la Suisse.
15:54Exprimer leur avis, trois à quatre fois par an, les Suisses y tiennent beaucoup.
16:00Ça incite la population, je pense, à s'intéresser et puis ça fait preuve aussi qu'on a le droit
16:05de donner notre avis.
16:06Je pense que c'est même une condition pour qu'on puisse appeler une démocratie une démocratie.
16:09Parce que vous voyez, avec notre système, celui qui prend la décision, donc là le peuple, c'est lui qui
16:15en paye les conséquences qu'il aille voter d'un côté ou d'un autre.
16:19Ça sert à rappeler à ceux qui sont à Berne, comme on dit.
16:23Ça sert à rappeler que moi je suis le souverain, que le peuple est le souverain.
16:27Finalement, tout dépend de moi, qu'on le veut ou non.
16:30Et sans démocratie, c'est pas si mauvais que le peuple se rappelle non seulement à l'existence, mais rappelle
16:36qu'il est le maître.
16:40La démocratie directe était en marche, mais ça a été un parcours du combattant.
16:48On s'est retrouvés dans une situation assez cauchemardesque au bout de quelques mois, où on avait la technologie, tout
16:56marchait.
16:57Pour enregistrer les votes en ligne, tout ça, ça marchait et on s'est rendu compte que les cartes d
17:03'identité françaises ne marchaient pas.
17:04On a notre codeur Ed qui m'a dit « je passe par Milan ».
17:10J'ai sauté dans un train, je vais aller le retrouver.
17:18Je suis à la gare de Milan, je viens d'avoir un rendez-vous avec Ed.
17:22On s'est rapproché de la solution pour trouver une manière de pouvoir faire voter les Français.
17:27C'était la première fois qu'on s'est rencontré aussi en personne, avec Ed.
17:31C'était touchant parce que quand on s'est rencontré, il m'a dit « c'est génial votre truc,
17:35et puis c'est génial que ça commence par la France.
17:39Et puis votre truc, peut-être que ça pourra marcher en Chine aussi.
17:44Évidemment qu'il faisait pas ça pour sa pomme, comme nous tous dans cette histoire.
17:48Et même pas que pour la France, il faisait ça pour l'idée de la liberté un peu partout.
18:01Et tout à coup, on a eu une emmerde supplémentaire.
18:06Bon les amis, on est dans la merde.
18:10Les cartes d'identité ne marchent pas.
18:15Donc il va falloir que je prenne une décision.
18:18Qu'est-ce qu'elles ont les cartes en réalité ?
18:20Ils ont compris que l'État avait salopé le boulot.
18:25Il a fait plein de séries.
18:27Les puces de nos cartes d'identité ne sont pas identiques.
18:31Donc on avait fait un test sur les passeports.
18:37Et je prends la décision là, qu'on va y aller avec les passeports français,
18:42parce qu'il faut qu'on y accéde.
18:43C'est pas forcément l'idéal pour tous les Français, parce qu'il y en a qui n'ont pas
18:45forcément de passeports.
18:47On a combien de passeports en France ?
18:48On a entre 30 et 35 millions de passeports, pour 30 millions de cartes d'identité.
18:53Donc on aura plus de Français qui voteront avec des passeports,
18:56même si on sait que tous les Français n'ont pas de passeports.
18:59On y va.
19:00Évidemment qu'on y va.
19:08Écoute, c'est assez simple.
19:09Regarde.
19:12Je crois que les gens n'ont pas encore compris ce qui va se passer.
19:15Tu votes et tu décides par toi-même.
19:18Ça va faire super simple comme ça, mais ce que ça va faire,
19:22c'est que si ça marche,
19:24on va changer la distribution des pouvoirs.
19:30OK.
19:32OK.
19:33C'est plié, quoi.
19:36Oh, oh, oh !
19:37Grosse nouvelle.
19:39Le Conseil constitutionnel vient de rétablir la ZFE.
19:42Non, non, non.
19:44Non, non, non, non.
19:46Tout ça pour ça, ou quoi ?
19:47Tout ça pour ça.
19:51Il y a 8 Français sur 10 balayés.
19:54Au déni de démocratie, génial.
19:56Génial.
19:56Tous les députés ont voté contre les ZFE.
20:0075% de la population est contre les ZFE.
20:02Il y a 9 mecs qui arrivent à faire plier ça.
20:04Nettoyer.
20:19En fait, il y a 80% de la population
20:21qui n'arrive pas à exprimer et à se faire entendre.
20:24Il y a une France invisible
20:25qui n'arrive pas à dire ce qu'elle veut dire.
20:27Ce qu'il faut, c'est qu'on arrive à engouffrer
20:28ces 80% qui sont dans un état de frustration terrible.
20:33C'est chiant.
20:34Franchement, on en a parlé 12 fois.
20:36On n'est pas là pour un truc de validation.
20:38Si on fait ton truc, c'est soviétique.
20:40On a décidé que vous allez valider,
20:42vous allez voter comme on avait prévu que vous votiez.
20:44Oui, mais il faut quand même que ça sorte.
20:47Ce n'est pas ce dont il est question.
20:49On est en train de faire autre chose.
20:50Ce n'est plus juste l'aventure des gueux.
20:53Là, c'est toute la France qui va pouvoir voter
20:55et décider par elle-même.
20:56Si on ne croit pas nous-mêmes
20:57que ça puisse être oui ou non, c'est terminé.
21:00On n'a pas le monopole du truc.
21:02Ça ne nous appartient plus.
21:03Ça ne nous appartient pas comme outil.
21:05Il faut être neutre et honnête dans cette phase-là.
21:09C'est ce qu'il y a de plus important.
21:10Ce que tu penses, ce que je pense, ça ne compte plus.
21:13On a un truc beaucoup plus grand.
21:14C'est ce que les gens pensent et ont le pouvoir de décider.
21:17Oui ou non.
21:18J'achète.
21:20J'achète.
21:25J'achète.
21:28J'ai complètement sonné.
21:30J'étais en train de dormir
21:31et tout à coup, mon téléphone a sonné.
21:36L'application fonctionne sur Google.
21:39Ça y est.
21:40On avait la validation Google.
21:42Là, on a celle d'Apple.
21:44Ça y est.
21:45Ça marche.
21:45L'application est disponible pour tous sur l'App Store et sur le Google Store.
21:51On va passer sur cette télé tout à l'heure.
21:53Depuis ce matin, les Français peuvent décider des grandes trajectoires du pays.
21:5873 minutes de téléchargement en 5-6 jours.
22:01On est devant Twitter en France.
22:04C'est assez simple.
22:05C'est une application.
22:06Vous téléchargez sur votre téléphone.
22:08Ça s'appelle Référendum citoyen.
22:09C'est un outil pour déclencher un référendum.
22:11C'est ça.
22:12Les Français, les gens qui nous écoutent,
22:14la France silencieuse va trouver une voie certifiée
22:18et pouvoir engager un rapport de force avec la classe politique.
22:21Ce matin, j'étais invité dans une matinale
22:24et la fille qui fait les plateaux me dit
22:26« Ce qui m'a donné envie de vous inviter,
22:28c'est que mes parents détestent les smartphones.
22:30Ils en ont acheté deux pour pouvoir voter. »
22:33Si nous sommes des centaines de milliers,
22:35peut-être des millions, on verra à Noël.
22:38À demander ça à la classe politique,
22:40nous, citoyens,
22:41nous aurons la puissance d'imposer
22:44à l'ensemble des candidats
22:45le fait de ne plus être virés pour 5 ans.
22:48On avait une demande de tout le monde.
22:49On pouvait voter jusqu'à là par passeport.
22:51Et il y avait un truc qui n'était pas réglo, socialement.
22:54C'est qu'un passeport, ça coûte 86 euros.
22:55À partir d'aujourd'hui,
22:57on lance la deuxième version.
22:59Tout le monde pourra voter avec sa carte d'identité.
23:01Ah oui, c'est génial.
23:02Il y a eu un travail de fou l'été dernier.
23:05Toute l'équipe d'Aéro-Vinson, de Kiev à Hong Kong,
23:07ils ont travaillé comme des fous.
23:09Et merci aux centaines de Français
23:11qui ont prêté leur carte pour que ça marche.
23:14Début octobre, on ouvre une nouvelle phase
23:16qui est la phase des référendums
23:19que les Français vont pouvoir présenter par eux-mêmes.
23:20Le référendum citoyen n'est pas une application contrôlée par l'État
23:24ni par le locataire derrière.
23:26C'est l'Élysée.
23:26Il n'a rien à voir avec notre initiative.
23:29On vous pose une question.
23:30Est-ce que vous voulez, oui ou non,
23:32qu'en France, on ait le droit d'initiative référendaire,
23:36comme les Suisses ?
23:36Et si on est des centaines de milliers,
23:38peut-être des millions à Noël,
23:40à tout simplement dire
23:42qu'on veut contrôler notre vie,
23:44eh bien tous les candidats vont devoir
23:46se positionner par rapport à vous,
23:48par rapport à nous tous.
23:49Et on aura fait avancer la démocratie en France.
23:52Derrière moi, ils affichent 2,80 le litre de gasoil.
23:56Ce prix-là, vous le subissez.
23:59On le subit.
24:00Ça veut dire que le citoyen n'a aucun pouvoir
24:03sur ce qui lui arrive.
24:04Le jour où on aura des référendums citoyens,
24:07on pourra peser sur la décision,
24:10arrêter de subir,
24:11arrêter d'être dégueu.
24:12Plus les Français ont la certitude
24:14qu'ils ne sont plus entendus,
24:16plus il devient évident pour tant d'entre nous
24:18qu'il faut des référendums citoyens
24:20pour ne plus être virés
24:22le lendemain de l'élection présidentielle.
24:24Le 2 mai prochain, au soir,
24:27il faut qu'on fabrique de l'espoir
24:29à partir du plus beau décarburant,
24:32notre population.
24:35Après quelques semaines,
24:37plus de 150 000 Français
24:38ont déjà téléchargé
24:40le référendum citoyen
24:41et ce chiffre grimpe, grimpe.
24:43Donc au moment où je vous parle,
24:45il n'est déjà plus d'actualité
24:46tellement ça grimpe vite.
24:47Ça veut dire que l'appétence du peuple
24:49pour la prise de parole,
24:51elle est géniale.
24:52Elle est enthousiasmante.
24:54Il y a très clairement
24:55une demande sociale.
24:56Mais c'est aussi simple que le jaune.
24:58Si tu mets de la grenadine,
24:59ça s'appelle une tomate.
25:00Si tu mets de la menthe,
25:01ça s'appelle un piroquet.
25:02Si il y en a 90 % qui veulent une tomate,
25:04tu me sers de la menthe,
25:05au moment donné,
25:06tu vas avoir un problème, le bistrot.
25:08Et là, c'est pareil.
25:09Tu vas te demander.
25:09Donc au bout d'un moment,
25:10tu comprends, là,
25:11c'est une tomate que je te demandais
25:13et tu me sers un piroquet.
25:16Et le plus beau dans tout ça,
25:18c'est qu'il y a une telle vague positive
25:20que les gens qui se mettent
25:21à voter sur le référendum citoyen,
25:23il y en a même qui nous envoient
25:24des musiques, des chansons.
25:26Ils se mettent à chanter.
25:28Allez, écoutez.
25:32Messieurs les présidents,
25:33une appli vient de naître,
25:35un oui, un non, trois lettres.
25:36On a réussi la première manche.
25:39Chaque jour,
25:40on a des milliers de Français
25:41qui décident de reprendre
25:42leur décision en un et de voter.
25:43On a une ouverture
25:44avec référendum citoyen aujourd'hui.
25:47Je ne sais pas si on en aura
25:48une deuxième.
25:49Est-ce qu'on va la prendre ?
25:51Mobilisé, pour faire compter nos voix.
25:56Mobilisé, sans fil, on en a des mobiles.
26:03Mobilisé, pour faire valoir nos voix.
26:08On en a des mobiles.
26:11Yeah.