Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 14 minutes
Judith Beller reçoit Yannick Bestaven, vainqueur du Vendée Globe 2021 et auteur de « L’océan, ma source d’inspiration » et Alexis Loizon, comédien actuellement sur scène avec son seul-en-scène « Mon Skyblog » à l’Apollo Théâtre

---

🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéo du Grand Matin Sud Radio : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRJgbMndsvDtzg5_BXFM7X_

##C_EST_EXCELLENT-2026-11-08##

Catégorie

✨
Personnes
Transcription
00:02Sud Radio, c'est excellent, Judith Bélaire.
00:04Bonsoir, bonsoir, c'est excellent, le micro des talents français, chaque dimanche à 19h sur Sud Radio,
00:09ce soir, au menu de l'émission qui crée le lien pour vous de la mer et de la Seine.
00:13Et oui, il est vainqueur du Vendée Globe 2021, vous l'aurez compris, c'est un grand marin,
00:17mais aussi un chef d'entreprise à la tête de What and Sin, notamment, vous l'aurez reconnu certainement,
00:22c'est un habitué de ce plateau, j'ai nommé l'aventurier en fait, c'est ça ?
00:25Yannick Bestaven.
00:26Merci.
00:26Ça vous va bien l'aventurier, non ?
00:27C'est une chanson ça aussi.
00:28C'est ça.
00:29Bonjour.
00:29Bonjour Yannick.
00:30Alors, le Vendée Globe, c'est fini, mais vous allez le continuer autrement, vous allez nous raconter tout ça.
00:34Et puis, La Nouvelle Route, c'est aussi votre livre qui est sorti chez Gléna,
00:38L'Océan, ma source d'inspiration.
00:40Avec vous, le chemin continu vers toujours plus de rêves, toujours plus de liberté, j'ai envie de dire,
00:44et c'est ce qu'on aime, Yannick Bestaven, vous allez nous raconter tout ça.
00:46Très bien, mon plaisir.
00:48Il a été Gaston dans La Belle et la Bête, il a été Dany Zucco dans Grise, sur la scène
00:53du Théâtre Mogador.
00:54Le comédien Alexis Loison est un admirateur de Jeanne Travolta, il va de soi.
00:58Bonsoir Alexis.
00:59Bonsoir.
00:59Bienvenue.
01:00Alors, vous faites du cinéma, vous faites plein de choses, mais vous nous venez surtout ce soir,
01:03Alexis Loison, avec votre seul en scène, mon Skyblog.
01:07C'est jusqu'au 13 janvier à l'Apollo Théâtre, les mercredis à 19h30.
01:10Et puis, vous êtes en tournée aussi, c'est mise en scène par Guillaume Beaujolais.
01:13Alors, du garçon qui rêvait devant les films à l'artiste qui se raconte, vous nous racontez votre parcours.
01:18C'est un retour dans les années 2000.
01:19Moi, ça ne me rajeunit pas, j'ai envie de vous dire.
01:21Moi, non plus, ne vous inquiétez pas.
01:23Allez, vous avez choisi, c'est excellent sur Sud Radio, bienvenue chez vous.
01:29Yannick Bestaven, donc l'Océan, ma source d'inspiration.
01:32C'est co-écrit avec Antoine Greenbaum.
01:34C'est sorti aux éditions Gléna.
01:36Vous nous racontez, en fait, vous nous invitez à un voyage entre performance sportive et conscience écologique.
01:41Mais surtout, vous nous racontez, en fait, les coulisses de vos grands exploits maritimes et de vos échecs aussi.
01:47C'est important pour nous démontrer aussi comment la résilience, nourrie par l'expérience du large, devient un puissant moteur
01:53d'innovation au service de la planète, en fait.
01:55Et c'est ce que vous avez fait.
01:56Vous, vous avez créé un moteur qui est au service de la planète, que vous mettez sur vos bateaux, en
02:00fait, Yannick Bestaven.
02:01Oui, tout à fait.
02:02Ça a été de trouver des idées technologiques pour améliorer nos bateaux de course.
02:07Et puis après, pour les installer dans les bateaux de plaisance, c'est-à-dire d'innover au travers de
02:11la course au large, comme on peut le faire dans le sport automobile aussi.
02:14Et que ça puisse être utilisé par tous les plaisanciers.
02:16Et en plus, on parle d'énergie renouvelable, on parle de performance.
02:18Donc, c'est deux termes que j'aime bien.
02:20Et le but, c'est vraiment, oui, que ça soit utilisé partout maintenant, quoi.
02:22Oui, par tout le monde, puisqu'aujourd'hui, 80% du chiffre d'affaires, c'est les bateaux de plaisance
02:26pour Wattency.
02:27Et dernièrement, on vient d'équiper quatre cargos à voile, dont le bateau Véla de François Gabart, qui va transporter
02:32500 tonnes de marchandises à la voile.
02:34Donc, quand on a inventé un peu ce système-là, on ne pensait pas un jour travailler dans le transport
02:37maritime.
02:38Donc, c'est des bonnes nouvelles pour la planète, en fait, ça ?
02:40Oui, c'est un petit plus, on va dire.
02:42C'est une goutte d'eau.
02:43Oui, voilà.
02:44Ça fait un océan, les gouttes d'eau.
02:45Exactement.
02:46La résilience que vous avez appris en mer, elle vous sert de modèle, en fait, pour relever aussi ces défis
02:51de la transition écologique à terre aussi.
02:54Oui, bien sûr.
02:54Et puis, ça sert à tout le monde.
02:55Je pense que la vie d'un entrepreneur ou la vie d'un sportif de haut niveau, c'est un
02:58peu la même chose.
02:59Et donc, ce que j'ai appris en mer, j'essaie de le transcrire dans ma vie d'entrepreneur et
03:04vice-versa.
03:04Et donc, les deux se marient bien et j'aime bien avoir ces deux casquettes.
03:08Alors, vous le dites, je vais vous citer quelques phrases du livre que je rappelle, le 100, ma source d
03:12'inspiration chez Gléna.
03:13J'ai beaucoup navigué sur toutes les mers du monde, le manque de vent ou les coups de vent ont
03:16forgé mon caractère.
03:18Oui, aussi, parce qu'il faut avoir des nerfs d'acier lorsque vous êtes en course et qu'il n
03:21'y a plus de vent.
03:22Avec cette exigence extrême aussi, quoi.
03:24Oui, on parle beaucoup des tempêtes.
03:25Alors, c'est sûr que les tempêtes, c'est stressant, c'est dur à vivre, c'est parfois dangereux.
03:28C'est une mer d'huile, c'est l'enfer.
03:30C'est l'enfer.
03:30Alors, pour un compétiteur, de ne plus avancer avec son bateau, de se faire doubler comme moi je l'ai
03:33vécu au large du Brésil pendant le Vendée Globe, que je gagne, après, c'est des émotions fortes, ouais.
03:39Et vous avez compris aussi que votre histoire, elle ne se construirait pas dans le confort, clairement, quoi.
03:43Ouais, mais je n'aime pas trop le confort, moi.
03:44Je n'aime pas tout ce qui est acquis.
03:46J'aime bien sortir de cette zone du confort.
03:48Vous aimez l'échec, vous aimez la persévérance, mais vous aimez l'échec.
03:50Ce n'est pas que j'aime l'échec, c'est que l'échec, il est obligatoire.
03:51Et ça, j'essaie de le transmettre aux jeunes, de dire que pour gagner, il ne faut pas avoir peur
03:55de perdre.
03:55Et ça, je pense que c'est un des messages principaux qu'on aurait dit à toute notre jeunesse, c
03:58'est qu'on a le droit de perdre plein de fois.
04:00Il faut oser, pour un jour, gagner, accéder à son rêve.
04:02Il faut risquer, bien sûr.
04:03Bien sûr, le risque, c'est important, c'est important.
04:05Les échecs nous construisent, plus que les victoires.
04:07Ouais, ça, c'est vrai, on n'apprend rien quand on gagne.
04:09Non, on le fait et puis on oublie vite.
04:11Alors, on va en parler de cette victoire quand même de votre Vendée Globe 2021.
04:16C'était la neuvième édition que vous avez cartonnée, qui est restée dans les mémoires,
04:20parce que vous avez notamment eu cette histoire avec Kevin Escoffier,
04:24dont le bateau s'est brisé en deux carrément dans l'Atlantique Sud,
04:27et que vous êtes partis chercher en plein milieu de la course avec Jean Le Cam,
04:31qui a fini par secourir Kevin, justement.
04:33Et ça, c'est malgré cela que vous avez réussi à gagner la course.
04:36Comme quoi, en fait, finalement, peut-être cette solidarité qu'il y a entre les marins
04:40et cette énergie qu'il y a peut-être entre vous,
04:43finalement vous amène aussi vers votre but, même quand ça prend plus de temps.
04:47Oui, et puis j'ai en mer, on sait que là où on va naviguer dans les mers du Sud,
04:50on est seul responsable de nous-mêmes.
04:52Il n'y a pas de route maritime pour venir nous chercher.
04:54Les hélicoptères, on est trop loin de tout, de toute terre.
04:56Donc, on ne peut compter que sur nous-mêmes.
04:58Et c'est vrai que lorsqu'il y a la vie d'un homme, d'un marin, d'un ami
05:01en jeu,
05:03on arrête la course.
05:04La course, elle passe au second plan.
05:06Et c'est vrai qu'on est quatre marins à cette détournée.
05:08On est resté plus de dix heures sur zone
05:10pour essayer de secourir Kevin qui avait coulé en quatre minutes,
05:12qui était dans son radeau de survie.
05:14Et c'est Jean Le Cam au petit matin qui arrive à le repêcher.
05:17Coulé en quatre minutes, je vous arrête, mais ça peut vous arriver.
05:19Oui, ça peut arriver.
05:20Et puis surtout, on s'en rend compte à ce moment-là.
05:22Parce que moi, jusqu'à maintenant, je faisais de la compétition
05:23et je me suis rendu compte que c'était un peu extrême de temps en temps ce qu'on faisait.
05:26Ah bon ?
05:26Je ne me rendais pas vraiment compte.
05:28Ils sont fous, non ? Vous ne trouvez pas ?
05:3180 jours tout seul sur un bateau, sur des mers, ou huilés, ou déchilés.
05:35C'est plus politique qu'extrême.
05:37Oui, oui, je ne sais pas, il faut lire Jules Verne peut-être.
05:40Quand vous êtes arrivé, vous avez devancé Charlie Dalin
05:43de seulement deux heures, trente-une minutes et une seconde.
05:46Charlie Dalin, c'est ce navigateur, skipper et architecte naval
05:49qui est mort il n'y a pas longtemps, qui est mort le 10 juin dernier d'un cancer.
05:54Il avait caché son cancer, il a fait sa course quand même.
05:58C'était un mec incroyable, j'ai envie de dire.
06:00Vous êtes tous...
06:01Oui, on est unanime là-dessus.
06:03Charlie est parti il y a 42 ans.
06:05Et quand je gagne juste devant lui, en plus, lui, il arrive en premier.
06:08Moi, j'ai du temps compensé.
06:09Après 80 jours, on a deux heures trente d'écart, c'est rien du tout.
06:12C'est vraiment la pièce à tourner en ma faveur ce jour-là.
06:16Et je lui avais dit, tu gagneras le prochain Vendée Globe.
06:17Et lorsqu'on sait que le prochain Vendée Globe, sans rien dire à personne,
06:20il est parti gravement malade avec ce cancer.
06:22Et qu'il gagne haut la main parce qu'il explose vers le record.
06:25Bravo Charlie.
06:26Quelle belle sortie, j'en veux dire.
06:27Quelle belle sortie, quelle belle leçon aussi.
06:28Bien sûr.
06:30Alors, il y a cette aventure What and See ?
06:32On va en reparler.
06:33Cette aventure de l'hydrogénérateur et toutes ces choses, finalement,
06:35qui font partie aussi de votre parcours d'ingénieur, Yannick Bestaven.
06:39Il y a aussi ce film dont je voudrais qu'on parle deux minutes,
06:41Les rêves ne meurent jamais, qui est sorti en 2021.
06:44C'est un long métrage documentaire qui est réalisé par Sébastien Blémont.
06:47Et en fait, qui part d'une question que vous avez posée à votre mère, Yannick,
06:50quand vous étiez petit.
06:51Mais pourquoi y a-t-il si peu de gens qui réalisent leurs rêves ?
06:54Oui, c'est vrai que j'ai l'impression que les rêves,
06:57on nous a toujours dit que c'était inaccessible,
06:58que ce n'était pas fait pour nous,
06:59qu'on était des grands rêveurs,
07:01qu'il fallait être plus concret, plus cartésien.
07:05Donc moi, je fais des études de mathématiques et de physique très cartésiennes,
07:08mais j'avais toujours ce rêve dans la tête.
07:09Et mon rêve principal, moi, c'était de voyager.
07:11Et grâce à la course au large,
07:13et c'est pour ça que j'ai fait la course au large,
07:14c'était surtout pour voyager avant la compétition.
07:17Alexis Loison, les rêves d'enfance devenus réalité,
07:19j'imagine que ça vous parle ?
07:21Exactement, oui.
07:21En effet, justement, c'est une excellente transition.
07:25C'était encore mieux que la transition que j'avais pensée.
07:27En effet, moi, j'ai un homonyme dans le monde de la voile, je crois,
07:31qui s'appelle Alexis Loison avec un S.
07:33Et je pensais que tout était fait exprès,
07:35tout était orchestré pour ça, mais pas du tout.
07:37Pas du tout.
07:38Moi, je reçois beaucoup de messages de félicitations
07:40pour les victoires d'Alexis Loison.
07:42C'est vrai ?
07:43Auxquels je réponds, merci.
07:45Mais bon, ce n'est pas du tout moi.
07:47Mais pour revenir sur ce rêve que vous aviez, vous,
07:49quand vous étiez petit, d'être sur scène,
07:51vous avez, en fait, c'est pareil, c'est malgré les embûches
07:54et même avec les embûches, j'ai envie de dire que vous y êtes arrivés,
07:57que vous y arrivez tous les jours.
07:58Oui, exactement.
07:59En fait, ce rêve de monter sur scène,
08:02d'interpréter les rôles dont je rêvais quand j'étais petit,
08:04en fait, je le dois majoritairement à mes parents,
08:07en fait, qui m'ont toujours aidé, poussé, encouragé, félicité.
08:11Et puis même quand je réussissais pas,
08:12c'était pas grave pour eux.
08:14C'est vraiment l'archétype des parents qui sont contents
08:16si leur enfant est heureux.
08:17On leur passe le bonsoir, merci papa-maman.
08:19Merci papa-maman, exactement.
08:20Et c'est le thème de mon spectacle, merci papa-maman.
08:25D'ailleurs, vous, Yannick Bestaven, vos parents, ils ont compté aussi.
08:28Votre père, il voulait que vous fassiez des études,
08:30il voulait que vous fassiez du rugby aussi.
08:32Non, non, moi je voulais faire du rugby,
08:34mais ma mère ne voulait pas trop...
08:35Non, mais votre père, il faisait du rugby.
08:36Il en a fait un petit peu en amateur,
08:38mais ma mère, elle trouvait ça trop dangereux.
08:39C'est pour ça que j'ai fait de la course sur l'argent.
08:41Voilà, exactement.
08:42Alors, pour revenir en quelques temps justement sur Wattensi,
08:48Wattensi, c'est donc cette entreprise qui développe vos moteurs,
08:50cette histoire aussi d'hydrogénérateur
08:54qui permet en fait de rendre un bateau totalement autonome en énergie.
08:58C'est ça en fait ?
08:59Oui, tout à fait.
08:59Pour les plus anciens comme nous,
09:01c'est comme la dynamo sur une route vélo en fait.
09:03Plus on avance avec la vitesse de l'eau,
09:06on fait tourner une hélice qui crée de l'énergie,
09:07qui fait de l'énergie électrique
09:08et qui nous sert un peu à alimenter tout le bateau.
09:11Et Dieu sait si nos bateaux en plus en course sont très énergivores.
09:13Et on arrive à être en autonomie
09:15avec ces hydrogénérateurs autour de la planète.
09:18Et donc ça, c'est un truc que vous avez testé en 2008,
09:20c'est ça ?
09:21Au moment de votre abandon précoce justement,
09:23de votre premier Vendée Guerre.
09:24Oui, on a mis ça au point.
09:24J'avais récupéré l'ancien bateau d'Yves Parlier
09:26qui était un bateau déjà léger.
09:27Je voulais encore l'alléger
09:28en n'amenant pas de carburant et de gasoil
09:30pour faire tourner les groupes électrogènes.
09:31Et donc l'idée, c'était de faire le tour du monde
09:33avec des énergies renouvelables.
09:34Et puis commercialement, pour trouver des sponsors,
09:36je trouvais que c'était une bonne idée aussi.
09:37Sauf qu'au début, ça faisait beaucoup d'étincelles.
09:39C'était vraiment pas au point.
09:40Et voilà, on est arrivé à force de développement
09:41à créer cette société,
09:43à déposer des brevets,
09:44à le commercialiser.
09:45Parce qu'il y a vraiment toute une partie de votre métier,
09:46Yannick Bestaven,
09:47qui est allé chercher les sponsors,
09:48être entrepreneur,
09:49faire vivre votre entreprise.
09:51Et c'est pas simple tous les jours,
09:51on le sait, surtout en ce moment.
09:52Vous arrivez à vous en sortir
09:53parce que justement,
09:55vous avez un projet qui arrive.
09:56Racontez-nous.
09:56Oui, il faut être un bon commerçant.
09:57Et puis surtout dans la période actuelle,
09:59c'est un peu compliqué.
10:00Et j'ai la chance d'avoir un nouveau projet
10:03qui va être annoncé à la fin du mois de novembre
10:06et qui va reporter les couleurs aussi
10:09de l'association Les Invincibles
10:10qui lutte contre la maladie de Charcot
10:12avec Olivier Gois que j'ai rencontré
10:13et Ludovic Bézon à plusieurs reprises.
10:15Et je trouve ces gens géniaux
10:16les efforts qu'ils font
10:17pour financer l'Institut du Cerveau.
10:18Et l'idée, c'est d'amener plein de personnes
10:20autour de la planète.
10:20C'est vraiment un invincible, Olivier Gois.
10:22Oui, c'est vraiment un invincible.
10:23Et d'avoir un nom comme ça sur un bateau,
10:24je trouve ça chouette.
10:25Donc en fait, l'idée,
10:25c'est que les gens vont mettre des sous
10:28pour avoir le nom sur votre mât.
10:29Oui, l'idée, c'est de faire un confonding énorme
10:31de dire à tous les gens
10:32que pour 10 balles,
10:32vous allez avoir votre nom sur le mât
10:33du bateau qui va faire le tour du monde.
10:35Et puis, si on a 50 000 signatures,
10:36l'idée, c'est de reverser la totalité
10:38des fonds, 500 000 euros
10:39à l'Institut du Cerveau.
10:40Donc j'espère qu'on va y arriver
10:41parce que c'est vraiment méritant
10:44à la fois les chercheurs
10:45qui essayent de trouver
10:46et les malades qui...
10:48Enfin, on sait comment Charcot
10:49détruit vite les gens,
10:51hommes et femmes.
10:52Et c'est une maladie qui est très dure.
10:53Et votre métier,
10:56vous accompagnez à un jeune skipper, en fait.
10:57Oui, voilà, ça va être révélé bientôt.
10:59Un jeune skipper qui est sur la route du Rhum
11:01en ce moment,
11:01que je vais coacher, accompagner.
11:03Je vais courir avec lui
11:04toutes les courses en équipage en double.
11:05On ne dit rien, on ne dit rien.
11:05Non, non, on ne dit rien.
11:07Mais voilà, et puis je vais transmettre.
11:08Ça aussi, c'est sympa
11:09comme projet de transmettre aux plus jeunes.
11:11Bah, c'est un peu le but.
11:12Ça veut dire qu'on est vieux.
11:15Ça ne nous rajeunit pas encore tout ça
11:16sur Sud Radio.
11:17Vous êtes donc sur Sud Radio,
11:19vous l'aurez compris.
11:20C'est excellent.
11:21Yannick Bestaven, le skipper
11:22est fondateur de What&See,
11:24de là pour vous.
11:24Et puis, il est accompagné
11:25du comédien Alexis Loison.
11:27Vous restez avec nous,
11:27on revient dans un instant.
11:28A tout de suite.
11:31Sud Radio, c'est excellent.
11:33Judith Bélair.
11:34Le meilleur du talent français,
11:35c'est excellent.
11:36Et c'est sur Sud Radio.
11:37Ce soir, à mes côtés,
11:38Yannick Bestaven,
11:39navigateur, skipper,
11:40fondateur de What&See
11:41et son livre
11:41L'Océan, ma source d'inspiration.
11:43C'est sorti aux éditions Gléna.
11:45Ainsi que le comédien Alexis Loison
11:46est son seul en scène.
11:48Assez détonnant, je dois dire.
11:49Ça s'appelle mon Skyblog.
11:50C'est jusqu'au 13 janvier
11:51à l'Apollo Théâtre,
11:52les mercredis à 19h30.
11:53Et puis, c'est en tournée aussi
11:54un petit peu partout.
11:55D'ailleurs, Alexis Loison.
11:56Un petit peu partout.
11:58Dans la France.
11:59Un petit peu partout dans France.
12:00Alors, vous, vous parlez
12:01de votre adolescence
12:02qui a eu lieu 15 ans
12:03après la mienne.
12:03Non, je rigole.
12:04On n'en est pas loin quand même.
12:05Je suis sûr, pas si loin.
12:08Puisque le comte MSN,
12:09le sac Ispak,
12:11l'iPod Nano
12:12et le Tomb Raider
12:12sur PlayStation,
12:13il y a des trucs
12:14qui ne me parlent pas à moi.
12:15Déjà parce que vous dites
12:16l'iPod et pas l'iPod.
12:18Déjà.
12:19Pour marquer l'âge.
12:20On est vieux, Yannick.
12:23Donc, c'est un peu ça.
12:24En fait, vous rouvrez
12:24le journal de votre adolescence
12:25sur scène.
12:26En fait, vous nous embarquez
12:27dans les années 2000.
12:29Et puis, vous nous racontez
12:30tant vos origines provençales,
12:33Alexis, que vos rêves américains,
12:34vos repas de famille,
12:35les souvenirs qui vous collent
12:36à la peau.
12:38C'est avec de l'humour,
12:39de la tendresse.
12:40Mais en fait, vous nous racontez
12:41ce qu'il vous a fait
12:42devenir adulte.
12:43Exactement.
12:44Oui, c'est un petit peu comme ça
12:44que j'essaye de le pitcher
12:45au Festival d'Avignon
12:46tout cet été.
12:48C'était qu'avant tout,
12:49avant de parler des années 2000,
12:50parce que les années 2000,
12:51ça reste presque un prétexte.
12:53C'est juste parce que
12:53mon adolescence,
12:54elle s'est passée
12:54dans les années 2000.
12:56Mais c'est avant tout
12:57un spectacle sur l'adolescence,
12:59sur l'enfant,
13:00sur le lien aux parents.
13:01Et ça, c'est intergénérationnel.
13:03Et sur le lien,
13:03votre papa aussi,
13:04qui n'est plus.
13:06En fait, le fait qu'il ne soit plus là,
13:07c'est ce qui vous a poussé aussi
13:09à monter sur scène
13:10et à raconter ça.
13:11Un peu comme un hommage.
13:13Oui, exactement.
13:14Parce que c'était un hommage
13:15à mon enfance
13:15que je voulais donner.
13:17Et puis, ce prisme-là,
13:18cette envie de raconter
13:19cette histoire,
13:20elle est venue
13:20à la perte de mon papa.
13:22C'était à la fois tragique,
13:24mais je voulais
13:25parler de lui.
13:26Je voulais lui rendre hommage.
13:27Et je ne voulais pas
13:28que ce soit quelque chose
13:29de larmoyant.
13:30Je ne voulais pas
13:30que ce soit quelque chose
13:31de triste.
13:31Je voulais célébrer un petit peu
13:33tout ce qu'il m'a offert,
13:34tout ce qu'il nous a offert
13:35avec mes frères et soeurs.
13:37Et c'est vrai
13:38qu'avant de monter sur scène,
13:39plusieurs fois,
13:40j'ai plein de collègues
13:41sur scène qui m'avaient dit
13:43« Ah, tu devrais faire
13:43un truc à toi,
13:45un one-man show et tout. »
13:46Mais je ne savais pas
13:46quoi raconter.
13:47Et c'était très important
13:48pour moi d'avoir
13:49quelque chose à raconter
13:50parce que je le dis
13:52et le redis,
13:53je ne fais pas du stand-up.
13:54Ça, c'est un art
13:55à part entière
13:55que je laisse aux professionnels.
13:57Il y a des gens
13:58qui sont très, très doués
13:59pour ça dans les comédies clubs
14:00et qui font du stand-up.
14:01Moi, je suis...
14:02C'est un seul en scène, vraiment.
14:03C'est vraiment un seul en scène.
14:05Un peu à l'ancienne,
14:06un peu comme des one-man shows
14:07à l'ancienne
14:07dans les années 2000, finalement.
14:09Et alors, ce Skyblog,
14:11c'est un peu l'ancêtre
14:12d'Instagram
14:12et des autres réseaux sociaux.
14:13Moi, je n'ai pas connu
14:14le Skyblog.
14:15Donc, c'est bien pour ça
14:16que je vous pose la question.
14:18Je l'explique
14:19dans l'introduction
14:19de mon spectacle.
14:21Qu'est-ce qu'un Skyblog ?
14:22Pour celles et ceux
14:22qui n'ont jamais disposé
14:23d'un Skyblog,
14:24c'est l'ancêtre
14:24des réseaux sociaux, évidemment.
14:26C'est le même système
14:27de postes, de photos,
14:29de commentaires, de likes.
14:33Ce qu'on mettait en scène
14:34nos vies en ligne,
14:36comme aujourd'hui
14:36sur Instagram,
14:37sur TikTok,
14:38sur...
14:39C'est plus ancien maintenant,
14:40mais Facebook.
14:41Et en fait,
14:42on n'a pas vraiment changé.
14:43C'est pour ça que même si
14:46les supports ont changé
14:47et ont évolué,
14:48en fait, on a toujours aimé ça.
14:49Et puis même si...
14:50C'est le quart d'heure de gloire, quoi.
14:52C'est le quart d'heure de gloire, ouais.
14:54En fait, c'est notre journal intime
14:56mais public.
14:57Et vous, c'est un peu
14:57comme les articles
14:59de votre journal adolescent, quoi.
15:00C'est des vignettes, en fait.
15:01C'est exactement comme ça
15:03qu'avec Guillaume Beaujolais,
15:04mon metteur en scène,
15:04on a voulu mettre en scène
15:05ce spectacle.
15:06Alors, tout est très sobre
15:08dans la mise en scène
15:09mais en fait,
15:09on fait des chapitres.
15:10Des chapitres de vie
15:11comme si, en fait,
15:12je déroulais...
15:13Et pas je scrollais
15:13parce qu'à l'époque,
15:14il n'y avait pas de smartphone.
15:16Mais je déroulais avec ma souris,
15:18en fait,
15:18les images de mon Skyblog, en fait.
15:21Et alors, l'idée,
15:22c'est aussi de rapprocher
15:22vos deux mondes,
15:23celui de votre famille,
15:25celui du Sud
15:26et celui que vous avez découvert ensuite,
15:28j'ai envie de dire,
15:28Alexis Loison,
15:29en montant sur Paris,
15:31aussi à travers ces écrans
15:32dans lesquels vous vous projetiez,
15:34dans lesquels aujourd'hui,
15:34on se projette tous, quoi.
15:36Oui, parce qu'en fait,
15:37dans mon parcours de vie,
15:39alors, je n'ai pas voulu faire
15:39un spectacle en mode
15:41ma vie, mon oeuvre
15:42et parler de ce que j'ai fait
15:44sur scène et à l'écran
15:45parce que ça, je pense que...
15:47Je ne pense pas que ce soit
15:48très intéressant pour les gens.
15:50Non pas que mon enfance,
15:51elle le soit,
15:52mais je pense que...
15:53En fait, je voulais parler
15:54à tellement de gens.
15:55Ce qui est intéressant,
15:56c'est le cœur, en fait.
15:57Oui, en fait.
15:57Vous parlez avec votre cœur.
15:58Parce que si je parle avec mon cœur,
15:59j'arrive à accrocher
16:00le cœur des gens, peut-être,
16:01et qu'eux-mêmes
16:02se sentent concernés
16:03par ce que je dis,
16:04concernés par mon propos.
16:05Je pense que dès qu'on parle
16:06de la famille,
16:08dès qu'on parle de l'enfance,
16:09ça touche une partie
16:11très spécifique
16:12de chacun de nous
16:14et c'est ça que j'ai envie
16:15d'aller chercher.
16:17Il y a aussi des références
16:18à des films qu'on a bien aimés,
16:19genre American Pie et tout ça.
16:21C'est vraiment la place annoncée
16:24du début de la culture américaine
16:26qui s'immisce complètement,
16:27j'ai envie de dire,
16:27dans la culture française
16:28parce qu'ensuite,
16:29les séries ont beaucoup changé
16:30en France.
16:30Ça a été vraiment
16:31une espèce de vague comme ça
16:32entre le cinéma et les séries
16:34qui sont arrivées sur nous
16:35et qui ont changé aussi
16:37notre rapport au monde.
16:38Bien sûr, parce qu'en fait,
16:39même si moi, j'ai grandi
16:41dans les années 90-2000,
16:42en fait, on est une génération
16:44qui s'est pris l'héritage
16:45de l'ère Reagan des années 80
16:47en pleine face
16:49et on a grandi avec cet idéal américain
16:51qu'on voyait dans les séries,
16:52dans les films et tout.
16:53Et puis en fait, après,
16:54en grandissant,
16:55en arrivant au collège,
16:56au lycée,
16:57en fêtant Halloween,
16:57on s'est rendu compte
16:58que c'était pas exactement ça
16:59en fait,
17:00qu'on avait quand même
17:01un héritage très franco-français
17:03et un patrimoine culturel
17:04qui était très très fort.
17:05Ça marche moyen Halloween en France ?
17:06Ça marche moyen,
17:08j'en parle dans mon spectacle.
17:09Pour la petite info,
17:11je rentre des Etats-Unis
17:12où j'ai fêté Halloween
17:13et je peux vous dire que
17:14ça n'a rien à voir.
17:16C'est culturel, là-bas,
17:17c'est une vraie institution.
17:20Il y a une question que vous posez
17:22si on avait le choix
17:22qui demanderait un jour de grandir.
17:24Vous auriez préféré pas grandir,
17:25Alexis Loison ?
17:28J'ai décidé de pas grandir.
17:30Je suis devenu un adulte
17:31par la force des choses,
17:32donc je fais des choses d'adulte.
17:34J'ai ma responsabilité d'adulte,
17:36j'ai mon indépendance,
17:37mais je pense que
17:39chaque artiste
17:40doit garder une part d'enfance,
17:42alors sans avoir forcément
17:44un syndrome de Peter Pan,
17:45parce que d'un coup,
17:46ça devient un petit peu bizarre
17:47dans les interactions sociales,
17:49j'imagine,
17:49avec des vrais adultes,
17:50mais je pense qu'en fait,
17:53on devient aigri
17:53à partir du moment
17:54où on oublie
17:55ce que c'était
17:56que l'innocence de l'enfance.
17:57Et le rêve qui va avec.
17:59Et le rêve, exactement,
18:00et je pense qu'on reste heureux,
18:03on reste heureux et fiers de soi
18:04si on se demande
18:06si l'enfant
18:07qu'on était à 8 ans
18:08serait fier de nous aujourd'hui.
18:09Ah bah tiens,
18:10est-ce que c'est une question
18:10que vous vous êtes posée,
18:11ça Yannick Bestaven ?
18:13Si l'enfant...
18:14Que vous étiez serait fier de vous aujourd'hui ?
18:15Non, pas tous les jours,
18:16je ne me pose pas ces questions-là.
18:17Gardez votre part d'enfance aussi.
18:18Mais carrément,
18:19et puis c'est ça,
18:20parce que les rêves,
18:20ça maintient jeune,
18:21donc c'est pour ça qu'il faut rêver,
18:22c'est pour ça que je rêve tous les jours.
18:23C'est pour ça que vous n'êtes pas vieux.
18:24Et c'est pour ça que je ne suis pas vieux,
18:25non, enfin...
18:26Intérieurement,
18:27je ne suis moins vieux, mais...
18:28Mais il y a aussi le fait
18:29de définir sa propre réussite
18:30dans ce qu'on entend
18:31dans le parcours d'Alexis,
18:32et c'est un peu ce que vous avez fait, vous aussi.
18:34Bien sûr,
18:35et c'est ces rêves-là
18:36qui m'ont amené à réussir,
18:37et si je n'avais pas eu des rêves
18:38et des grands rêves,
18:39et il n'y a pas de petits rêves d'ailleurs,
18:41je n'en serais pas là où je suis aujourd'hui.
18:43Donc, c'est important de rêver.
18:45Et on parlait aussi des échecs tout à l'heure.
18:46Les échecs font partie des rêves
18:47parce que pour aboutir dans ces rêves,
18:49le chemin, il n'est pas facile.
18:50Et vous, Alexis Loison,
18:52dans ce métier de comédien
18:53que vous avez exploré tant à l'écran
18:54que beaucoup sur scène,
18:55vous avez fait beaucoup de comédies musicales,
18:58etc.,
18:59vous avez forcément connu
19:00quelques échecs aussi.
19:01Comment est-ce que vous les avez vécus,
19:03ces échecs ?
19:04Et est-ce que, justement,
19:05ça a été du carburant pour après ?
19:08Ah bah oui, complètement.
19:09Chaque échec,
19:11oui, oui, j'en ai en tête
19:12qui sont très précis,
19:13qui ont été durs à encaisser.
19:15Et puis après, il faut se dire
19:16est-ce que c'est un échec
19:17parce que je n'ai pas assez travaillé ?
19:19Est-ce que ma place n'est pas là ?
19:20C'est assez...
19:21Vous posez la question de la place encore, aujourd'hui ?
19:24Oui, parce que, ne serait-ce que, par exemple,
19:26oui, j'ai eu une carrière
19:27dans la comédie musicale
19:28dont je suis très content.
19:30Et puis après, quand je me suis dit
19:32attends, est-ce que j'ai vraiment ma place
19:34dans le monde de l'humour ?
19:35Alors, c'est pour ça que j'ai voulu
19:37spécifier que c'était quand même
19:38un seul en scène.
19:39C'était pas...
19:40Je suis pas humoriste.
19:41Je suis...
19:43Donc, voilà, on se pose vraiment la question.
19:45Mais c'est les autres
19:46qui nous font poser la question, en vrai.
19:47Parce que quand on parle des rêves,
19:49il n'y a pas de petits rêves.
19:50En effet, moi, j'ai beaucoup aimé cette phrase.
19:52Et ça, c'est peut-être un petit rêve, en fait,
19:53de raconter une histoire,
19:54l'histoire de mon papa sur scène.
19:56Et puis après, on verra la proportion
19:57que ça prend.
19:57C'est quoi le plus grand rêve
19:58que vous avez, Alex et Loison ?
20:01Le plus grand rêve que j'ai,
20:03c'est...
20:04C'est...
20:05C'est...
20:05C'est...
20:07Ça fait longtemps qu'on ne m'a pas posé
20:09cette question.
20:09Parce qu'en fait, j'avais un rêve,
20:11c'était de faire Gaston
20:11dans La Belle et la Bête
20:12au Théâtre Mogador.
20:13Ensuite, je me suis dit
20:14« Ah ouais, j'adorerais faire Grease. »
20:16J'ai fait Grease.
20:18Ben là, en fait, c'est que...
20:19C'est votre maman qui aimait bien Grease.
20:21Ma mère, oui.
20:22C'est vraiment la génération
20:23qui a grandi avec la fête
20:24du samedi soir et Grease.
20:25Et elle m'a fait découvrir Travolta
20:27qui était mon idole.
20:28Parce que moi, je me prenais
20:29pour Travolta au lycée, en fait.
20:31Vous aviez la tenue et tout ?
20:32J'avais complètement la tenue.
20:33Et comme je n'avais pas de barbe
20:34pour me faire pousser les pattes,
20:35je collais mes cheveux.
20:36Oh là là, mon Dieu !
20:38Aujourd'hui, les mecs,
20:39ils rigolent moins, les mecs.
20:42Mais en vrai de vrai, oui, oui.
20:44Mon plus grand rêve,
20:46ce serait que le spectacle
20:47que j'ai écrit
20:48et que Guillaume a mis en scène soit...
20:51Qui cartonne.
20:52Partout.
20:52Qui cartonne, qui soit reconnu,
20:54en tout cas.
20:54Et puis, je suis...
20:56Ça fait un bout de temps,
20:56vous le jouez, là.
20:57Ça fait pas tant de temps.
20:59Il y a eu Avignon cet été.
21:01Il y a eu Avignon.
21:01Et puis juste avant aussi.
21:03Juste avant,
21:03j'ai fait deux showcases
21:05au Théâtre du Marais.
21:06D'accord.
21:07Et qui m'ont vraiment boosté
21:08pour Avignon.
21:09Et puis Avignon, en fait,
21:09ça a concrétisé un peu mon rêve
21:11parce qu'il y avait des gens
21:11qui ne me connaissaient pas du tout
21:13et qui sont venus,
21:14qui ont été touchés
21:14et surtout qui ont été attirés
21:16par le thème du spectacle
21:17avec l'affiche,
21:18avec marqué mon Skyblog,
21:20en gros.
21:20Et ça, c'est quelque chose
21:22qui m'a...
21:22Oui, parce qu'il y a des rêves,
21:23comme dirait ma fille,
21:24dans votre spectacle.
21:24Il y a beaucoup de rêves.
21:25Donc, c'est aussi un lien
21:27avec le public.
21:27Finalement, c'est une complicité immédiate
21:29avec ceux qui s'en sentent concernés.
21:31Exactement.
21:31C'est le mot complicité
21:32que je cherche avec le public
21:33parce que je sens que
21:34quand je lance des trucs
21:35en mode Vidéo Club,
21:36Vidéo Futur, MSN, Skyblog,
21:38les gens, en fait,
21:38ils se réveillent en mode
21:39Ah ouais !
21:40Vidéo Futur, tiens !
21:41Hein ?
21:42Yannick Destaven ?
21:43Vous alliez louer
21:44des DVD à Vidéo Futur ?
21:46Bien sûr, carrément !
21:47Enfin, un truc que je reconnais !
21:48Mais ouais,
21:49mais on se rappelle tous
21:49ce que c'était
21:50d'aller louer un film,
21:52la cassette vidéo.
21:53L'angoisse qui plût
21:54le petit carton devant le film.
21:55Ah non, il reste que
21:56des dessins animés !
21:56Bon, on va les reprendre
21:57pour la huitième fois
21:58parce qu'il n'y avait pas
21:58de streaming à l'époque.
21:59Il n'y avait pas Netflix,
22:00il n'y avait pas Canal.
22:02Enfin, si, il y avait Canal,
22:02mais il n'y avait pas
22:03Amazon Prime.
22:04Il fallait payer Canal.
22:05Et personne ne payait Canal.
22:06Personne ne payait Canal.
22:07Tout le monde regardait
22:08en crypté avec...
22:10On oublie ça !
22:11Les jeunes générations,
22:11ils n'ont pas connu ça.
22:13Finalement, un rêve,
22:14c'est mener un projet
22:16jusqu'au bout, déjà, non ?
22:18Je pense que le rêve,
22:19il est propre à chacun.
22:20Mais moi, en tout cas,
22:21c'est quand j'ai une idée
22:22de mener un projet,
22:23d'embarquer des gens avec moi,
22:24déjà que les gens me suivent.
22:25C'est ça,
22:26et c'est un travail d'équipe aussi.
22:27Et c'est un travail d'équipe
22:28et une fois que le rêve est...
22:29Parce qu'en fait,
22:30je le fais avec Guillaume Beaujolais,
22:34avec mes associés
22:35dans ma production aussi.
22:38Et puis, une fois que tout le monde
22:40voit le travail,
22:41les gens sont rassurés,
22:42satisfaits du résultat.
22:43Ça, c'est un rêve, en fait.
22:45Et vous, tiens,
22:45c'est quoi votre plus grand rêve,
22:46Yannick Bestaven ?
22:47Ouh là, des rêves,
22:48j'en ai beaucoup.
22:48Toujours des rêves de navigation.
22:49De suite, tout de suite, là ?
22:50Là, de suite, là.
22:51Que les gens soient un peu plus optimistes.
22:53Parce que moi,
22:53j'ai écouté Sophia Deneau,
22:54que je connais un petit peu,
22:55quand je vois qu'on voit la planète
22:56depuis l'ISS,
22:57qui est toute petite,
22:58toute bleue.
22:58Elle a pleuré, carrément.
22:58Ouais, bon, elle a pleuré.
22:59Moi, je pleure moins,
23:00mais quand je vois les gens
23:01qui se frappent pour des histoires
23:02de frontières,
23:03de ressources urbaines...
23:04C'est vrai,
23:04quand on est en...
23:05C'est ce que vous dites, d'ailleurs.
23:06Quand on est en mer
23:07ou quand on est dans le ciel,
23:08finalement,
23:08tout ça devient absolument...
23:09Exactement.
23:10Ridicule, presque.
23:11Ridicule, ridicule.
23:12Ouais.
23:13Un peu de positivité
23:14sur Sud Radio ce soir.
23:15C'est excellent.
23:17Entre...
23:17Seul en bateau, tiens,
23:18ou seul en scène.
23:19C'est excellent sur Sud Radio
23:20avec Annick Bestaven,
23:21navigateur skipper,
23:23fondateur de Wat & See,
23:24et puis le comédien
23:24Alexis Loison,
23:25seul en scène en ce moment.
23:27Restez là,
23:27nous on revient tout de suite.
23:30Sud Radio,
23:31c'est excellent,
23:32Judith Bélair.
23:33Vous êtes sur Sud Radio
23:34et c'est excellent,
23:35tout comme mes invités,
23:36le navigateur,
23:37fondateur de Wat & See,
23:38Annick Bestaven
23:39et son livre
23:40L'Océan, ma source d'inspiration.
23:41C'est chez Gléna.
23:42Je vous le recommande.
23:44En plateau
23:44avec le comédien
23:45Alexis Loison
23:46et son seul en scène,
23:46mon Skyblog.
23:47Je vous le recommande aussi.
23:48D'ailleurs,
23:48c'est jusqu'au 13 janvier
23:49à l'Apollo Théâtre.
23:50C'est les mercredis
23:51à 19h30
23:52et puis on tourne
23:52un peu partout.
23:53D'ailleurs,
23:53on peut trouver vos dates
23:53sur Internet.
23:55Exactement,
23:55oui,
23:55de toute façon,
23:56sur mes réseaux sociaux,
23:57je communique tout.
23:59Vous trouvez tout,
24:00même trop,
24:01trop de choses.
24:02C'est vrai ?
24:02Vous trouvez que vous mettez
24:03trop de choses
24:03sur mes réseaux sociaux ?
24:04Non, non,
24:05pas du tout.
24:06Ah bon,
24:06parce que je vais aller vérifier maintenant.
24:07Non, non,
24:08ben allez-y.
24:08Non,
24:08je suis allée voir déjà,
24:09donc tout va bien.
24:10Au travail,
24:11on travaille quand même.
24:14Yannick Bestaven,
24:14justement,
24:15pour revenir
24:16sur cette idée du rêve,
24:18on a dit que,
24:18en fait,
24:19c'est votre mère
24:19qui vous a mis un peu
24:20par hasard à la voile
24:21parce qu'elle ne voulait pas
24:22que vous fassiez du rugby.
24:23Vous,
24:24votre premier touch
24:25avec un vrai bateau,
24:26c'était un optimiste,
24:27c'est ça,
24:28si je ne m'abuse ?
24:29C'était un optimiste,
24:29même un canoé-kayak.
24:30Vous avez même été champion de France
24:33ou un truc comme ça,
24:33de canoé-kayak.
24:34d'Aki-kan,
24:34de canoé-kayak.
24:35C'est mignon.
24:36C'est plus raisonnable.
24:37Et du coup,
24:38l'optimiste
24:38et tout d'un coup,
24:39vous,
24:39c'est une révélation.
24:40C'est une espèce
24:41de boîte à conserve.
24:43J'ai toujours aimé
24:43être sur l'eau,
24:44j'ai toujours aimé
24:44les sports de glisse,
24:45j'ai toujours aimé
24:46les sports nautiques
24:47et j'ai eu la chance
24:48de vivre tout le temps
24:49en bord de mer aussi,
24:50sur le bassin d'Arcachan
24:51et voilà,
24:52ça m'a toujours attiré.
24:54D'accord.
24:55Et votre parcours,
24:56en fait,
24:56il s'est construit
24:57sur la durée.
24:57Yannick Bestaven,
24:58il y a eu plusieurs catégories
24:59de bateaux,
25:00il y a eu différents formats
25:00de compétition,
25:01il y a eu vos études
25:02à côté,
25:03en fait,
25:03c'est vraiment,
25:03il y a un pluralisme,
25:04en fait,
25:05j'ai envie de dire,
25:05dans la manière
25:06dont vous avez abordé
25:07votre vie.
25:07Oui,
25:08parce que je n'étais
25:08peut-être pas destiné
25:09à ça dès le départ,
25:10je n'ai pas fait
25:10du dériveur étant jeune
25:12et de la compétition
25:12à haut niveau.
25:13Je n'étais pas en Bretagne,
25:14j'étais sur le bassin
25:15d'Arcachan,
25:16mais on navigue très bien
25:16sur le bassin d'Arcachan.
25:17Je rigole,
25:18c'est une petite pique comme ça.
25:19Et puis voilà,
25:19j'avais aussi ces études,
25:21j'avais cette carrière aussi,
25:24ma maman voulait
25:24que je fasse
25:25des grandes études.
25:26Elle a eu raison.
25:27Oui,
25:27elle a eu raison.
25:28Après,
25:28je ne suis pas resté longtemps.
25:29Non,
25:29mais du coup,
25:30vous vous en servez
25:30vachement aujourd'hui.
25:31Bien sûr que ça me sert,
25:32ça c'est sûr,
25:32mais une fois que j'ai eu
25:33le diplôme en poche,
25:33je suis vite parti naviguer.
25:35Et vous,
25:35Alexis Loison,
25:36le fil conducteur
25:37de votre trajectoire,
25:37c'est aussi cette circulation
25:38entre plusieurs métiers,
25:39cette formation théâtrale
25:40qui nourrit votre jeu,
25:41votre pratique musicale,
25:44la danse,
25:45enfin,
25:45c'est hyper multiple en fait
25:46quand on est un artiste
25:47complet comme vous,
25:48c'est même presque obligatoire
25:49d'être presque excellent
25:51dans tout.
25:52C'est vrai que
25:53quand je suis arrivé
25:53au cours Florent,
25:55j'ai vu un petit peu,
25:56non pas la compétition
25:58parce que je n'aime pas
25:58ce mot-là,
25:59mais le nombre de comédiens
26:00qui voulaient en faire
26:02leur métier,
26:02qui voulaient percer
26:04un petit peu.
26:05Et c'est là que j'ai découvert
26:06l'art de la comédie musicale
26:07aussi.
26:08Au cours Florent,
26:09il y avait une option
26:10comédie musicale
26:11et très vite,
26:11je me suis dit
26:12tiens,
26:12c'est marrant,
26:12je ne pense pas
26:13qu'il y ait beaucoup
26:13de comédiens
26:14qui sachent
26:16chanter,
26:17danser,
26:18En France,
26:18non,
26:18peut-être aux Etats-Unis plus.
26:20Alors,
26:20en France,
26:21à l'époque,
26:21en tout cas,
26:22ce n'était pas
26:24très démocratisé,
26:24c'est-à-dire qu'il y avait
26:25eu des comédies musicales,
26:26des grands classiques
26:26de Roméo et Juliette,
26:27Notre-Dame de Paris,
26:28Lady Com,
26:30mais c'était surtout
26:31des spectacles
26:32pour des chanteurs.
26:33C'était surtout
26:34des carrières de chanteurs
26:35qui découlaient
26:36de ces spectacles-là,
26:37des gens qui faisaient
26:38des super albums
26:39et tout,
26:40mais il n'y avait pas
26:41de truc un peu
26:41à l'américaine.
26:42Et moi,
26:43j'ai voulu développer ça
26:44un petit peu
26:45pour être sûr
26:45en fait que les taux
26:47se resserrent un peu
26:47sur le CV
26:49et savoir faire
26:50le plus de choses possible.
26:50C'était une vraie stratégie
26:52quoi aussi.
26:52Il y avait un truc stratégique
26:53et il y avait un truc de goût
26:54aussi parce que
26:55pile quand je suis arrivé
26:55au cours Florent,
26:56j'ai découvert
26:56Le Roi Lion
26:57à l'époque
26:58au Théâtre Mogador
26:59et ça a été une révélation
27:01pour moi
27:01parce que moi,
27:01je suis un enfant
27:02de la génération Disney,
27:03full 90,
27:05Aladdin,
27:06Le Roi Lion,
27:07La Belle et la Bête,
27:07La Petite Sirène
27:08et donc du coup
27:09quand j'ai vu ça
27:09j'étais émerveillé
27:10et une fois de plus
27:11ça a réveillé l'enfant en moi
27:13j'avais l'impression de...
27:14Non et puis les comédies musicales
27:15je veux dire
27:15quand les décors
27:16sont splendides
27:17le travail des comédiens
27:18sur scène
27:19est impressionnant
27:19enfin je veux dire
27:20en général
27:20c'est hyper léché
27:22et c'est peut-être
27:23parfois même
27:23presque plus léché
27:24que certaines autres
27:25oeuvres théâtrales
27:26j'ai envie de dire.
27:27Ça je ne pourrais pas dire ça
27:29parce que ce ne serait pas
27:30très sympa
27:31pour les oeuvres
27:33Non c'est pas pour diminuer le reste
27:34c'est dire qu'en fait
27:35en termes de mise en scène
27:36il y a une précision absolue
27:38que vous devez avoir
27:39qu'il y a peut-être
27:39il y a moins de liberté
27:41peut-être aussi
27:42Il y a moins de liberté
27:42et ce que j'ai remarqué
27:46en faisant d'autres
27:47d'autres contrats
27:48que la comédie musicale
27:50c'est qu'en fait
27:50la comédie musicale
27:51vous oblige
27:52à avoir un rythme de vie
27:53une hygiène
27:54Oui il y a le travail
27:55dans la performance
27:56Ah oui oui
27:58vous ne pouvez pas faire la fête
27:59parce que vous ne pouvez pas mentir
28:00quand vous montez sur scène
28:00pour chanter
28:01en fait si vous êtes fatigué
28:02si vous êtes pris une murge
28:03la veille ou quoi
28:04ça se voit
28:04vous ne pouvez pas chanter en fait
28:05Et quand on prend un bateau
28:06Yannick Bestaven
28:07c'est pareil
28:08mis à part la murge
28:10Je m'attendais à la question
28:11je fais waouh
28:13Non non
28:15ces réglages
28:15cette organisation
28:16ce travail d'équipe aussi
28:17avant de prendre un bateau
28:18comme il y en a
28:19pour Alexia
28:20avant de monter sur scène
28:21d'ailleurs que ça soit
28:22sur son sol en scène
28:22ou en général
28:23quand il fait une comédie musicale
28:24on ne se rend pas compte
28:25en fait
28:26de l'énorme travail
28:27qu'il y a derrière
28:28cette performance
28:28vous pareil
28:29c'est un travail d'équipe
28:30et c'est un travail
28:31qui est absolument obligatoire
28:32et millimétré
28:33Bien sûr
28:33il y a beaucoup de préparation
28:34beaucoup de préparation
28:35du bateau
28:35qui est très technologique
28:36beaucoup de préparation
28:37de la vie à bord aussi
28:39mais à terre
28:39toute la nourriture
28:40qu'on va embarquer
28:41beaucoup de préparation mentale
28:43on parle de course en solitaire
28:44mais moi dans mon team
28:45on est 15 ou 14
28:4615 ans même
28:47à préparer ça
28:48pendant 4 ans
28:5024h sur 24
28:51tous les jours
28:51donc c'est vraiment
28:52un sport d'équipe
28:52ça c'est sûr
28:54c'est une évidence
28:54et si j'ai gagné
28:55le Vendée Globe
28:55c'est grâce à eux
28:56parce que mon bateau
28:57était fiable
28:57bien préparé
28:58parce qu'il m'avait bien conditionné
28:59pour cette course là
29:01parce qu'il y a aussi
29:01tout le conditionnement
29:02dont vous pouvez parler
29:03aussi en amont
29:03qui est un mental
29:05qui est important
29:05d'ailleurs vous avez été conditionné
29:06par le même préparateur
29:07que Sophie Adonneau
29:08dont vous parliez tout à l'heure
29:09en fait Sophie Adonneau
29:09avait appelé mon préparateur
29:10pendant le Vendée Globe
29:11parce qu'elle préparait
29:11le concours d'astronaute
29:12en fait c'est comme ça
29:13que ça s'est passé
29:14et Eric Blondeau
29:15pour le citer
29:16qui a écrit quelques bouquins
29:17très sympathiques à lire
29:18d'ailleurs
29:19notamment sur la peur
29:20et où il dit merci la peur
29:21parce que même si on fait
29:22des choses extrêmes
29:23heureusement qu'on a peur
29:23comme tout le monde
29:24et ça nous protège
29:25et travailler sur les émotions
29:27travailler sur toutes ces choses là
29:28quand on quitte le ponton
29:29avant le départ de course
29:30qu'on dit au revoir à ses enfants
29:31qu'on part trois mois
29:32un peu à l'aventure
29:33c'est pas des périodes très faciles
29:34tout comme on rentre
29:36quand on rentre de mer
29:36et qu'on a le mal de terre
29:38et qu'on veut pas trop
29:39revenir à terre
29:39et là on aimerait
29:40que la dernière nuit
29:40il y aura très longtemps
29:41et qu'il y en ait d'autres à suivre
29:42donc voilà
29:43c'est des mondes
29:44complètement différents
29:45le monde de marins
29:46et le monde terrestre
29:47on va dire
29:48et j'ai eu besoin
29:49de préparation mentale
29:49pendant huit ans
29:50et ça m'a beaucoup aidé
29:51dans les victoires
29:51c'est énorme
29:52on se rend absolument pas compte
29:53de ça c'est vrai
29:54cette peur dont nous parle
29:55Yannick Bestaven
29:55j'ai envie de la comparer
29:56au trac qui est nécessaire
29:57pour monter sur scène
29:58en fait finalement
29:59ça peut être une énergie
30:00qui est hyper porteuse
30:02si elle est bien travaillée
30:04Alexis Loison
30:05oui moi j'aime bien
30:06la notion de trac
30:07parce que ça veut dire
30:08qu'on est impliqué
30:09ça veut dire qu'on a envie
30:11de bien faire les choses
30:13donc je trouve que toujours
30:14le trac est très salvateur
30:17dans tous les cas
30:17après il faut pas que ça nous bouffe
30:19il faut qu'on se rappelle
30:20quand même
30:20ce qui est bien
30:21c'est que quand on est acteur
30:22on est aussi public
30:23le reste du temps
30:24moi je vais voir
30:24beaucoup de pièces
30:25je vais voir beaucoup
30:26de théâtres
30:26de films
30:27et donc j'essaie de me rappeler
30:29quand même que
30:29quand je m'assois
30:31dans une salle
30:32j'ai envie
30:33j'ai envie d'être
30:35j'ai envie qu'on fasse rêver
30:37quoi
30:37quel que soit le sujet
30:38du spectacle
30:39j'ai envie qu'on fasse rêver
30:39donc j'essaie de me rappeler
30:40de ça quand même
30:41qu'il y a des gens
30:41qui viennent dans la salle
30:42exprès pour voyager
30:44un petit peu
30:44et je me mets
30:46cette responsabilité
30:47sur les épaules
30:48et ça
30:50ouais
30:50ça c'est un vrai boost
30:52comme vous
30:52vous avez grandi
30:53avec ses parents cinéphiles
30:54on en a parlé tout à l'heure
30:55votre mère
30:56qui aimait notamment
30:57Grease, Footloose et Fame
30:58et d'ailleurs
30:59vous avez fait
31:00Chuck Cranston
31:00dans Footloose
31:01et en 2017
31:02vous avez fait
31:03Danny Zuko dans Grease
31:04votre mère
31:04elle devait être dingue
31:06Alexis Loison
31:06ah bah oui
31:07je pense que ma mère
31:08elle aime bien ce que je fais
31:09pour le coup
31:10elle aime bien les spectacles
31:10dans lesquels je suis
31:11donc elle a dû venir
31:12tous les soirs
31:12parce qu'elle était
31:13elle adorait
31:13ce personnage de Grease
31:14ah bah oui
31:15après ma mère
31:15elle est dans le sud
31:16donc c'était pas évident
31:18mais elle aimait
31:20elle aimait beaucoup
31:20venir voir Grease
31:21et plus elle venait
31:22plus je me rendais compte
31:24qu'elle ramenait
31:24beaucoup de copines à elle
31:25à chaque fois
31:25comme ça
31:26elle était bien en train
31:27de dire
31:28c'est mon fils
31:28c'est mon fils sur scène
31:29c'est important les mamans
31:31Yannick Bestaven
31:32ces études d'ingénierie
31:34en génie civil
31:34je voudrais quand même en parler
31:35parce que c'est une formation technique
31:36qui vous a accompagné
31:37dans l'autre dimension
31:38de votre identité professionnelle
31:40tout ça pour dire que finalement
31:41dans les parcours des gens
31:43qui réussissent
31:44en tout cas
31:44leur projet
31:46il y a une prédéfinition
31:47au départ quand même
31:48c'est à dire que tout est lié
31:49oui bien sûr
31:50qu'il y a un lien
31:51même si on a l'impression
31:52de partir un peu dans tous les sens
31:53parce que moi
31:54j'ai pas fait du tout le métier
31:55pour lequel j'avais fait mes études
31:57mais c'est vrai
31:58que c'est des bagages
31:59qu'on prend avec soi
31:59tout au long de sa vie
32:00et qui nous servent
32:01à nous développer
32:02à nous accomplir
32:04à voyager
32:04à rêver
32:05que ce soit professionnellement
32:06ou personnellement
32:07et c'est vrai que
32:09moi je me suis enrichi
32:10de tout ce qu'on m'a donné
32:11et notamment bien sûr
32:12de ces études là
32:13que j'ai eu la chance
32:13de pouvoir faire
32:13ouais c'est sûr
32:15alors justement
32:16une fois qu'on est arrivé
32:17on a un premier objectif
32:18on en parlait tout à l'heure
32:19vous votre premier objectif
32:20Alexi Loison
32:21c'est déjà que votre spectacle
32:22il marche
32:22mon Skyblog
32:23bon
32:25c'est pas un premier objectif
32:27ou par là
32:27c'est pas le premier
32:28que vous avez dans votre vie
32:29mais je veux dire
32:29c'est parce que vous avez
32:30ces objectifs là
32:31qu'il y en a d'autres
32:32qui arrivent après finalement
32:33c'est à dire que
32:33ce sont des métiers
32:35où vous avez besoin
32:35d'être en action permanente
32:37pour pouvoir être
32:38dans la création
32:39en fait Alexi Loison
32:39oui bien sûr
32:40c'est pour ça aussi
32:41que depuis l'après-Covid
32:43moi j'ai ouvert une boîte
32:44de production
32:44avec deux associés
32:45pour continuer de créer
32:47parce que je me suis rendu compte
32:48que mon métier d'acteur
32:49en fait
32:49il était assez
32:51dépendant
32:51ouais
32:52tributaire du bon vouloir
32:53des réalisateurs
32:54des directeurs de casting
32:57et j'ai une nature
32:59à ne pas attendre
33:00à ne pas faire autre chose
33:01que ce que j'aime faire
33:02et donc la production
33:03m'a beaucoup plu
33:05on a créé des spectacles
33:07et puis là
33:08c'est une nouvelle aventure
33:09parce qu'on a beau
33:11produire des comédies musicales
33:12ou des films
33:13le seul en scène
33:14c'est un autre réseau
33:15c'est un autre marché
33:16c'est un autre
33:18c'est un autre carnet d'adresses
33:20et ça c'est excitant
33:21parce qu'en fait
33:22on arrive dans un nouveau monde
33:24et à chaque fois
33:24on doit faire ses preuves
33:25donc ça demande
33:26d'apprendre
33:28ça demande l'humilité
33:29ça demande
33:30beaucoup de rigueur
33:31dans le travail
33:32et ça c'est des valeurs
33:33qui me parlent beaucoup
33:35ce démo qui résonne chez vous
33:36Yannick Bestaven aussi
33:37ah bah oui
33:38il n'y a pas de hasard
33:39dans le sport de haut niveau
33:42la seule chose
33:43qui fait la différence
33:43c'est le travail
33:45il ne faut pas se croire
33:46au sommet
33:46et puis se dire
33:47voilà je suis le meilleur
33:48et non
33:49c'est parce qu'on travaille
33:49et parce qu'on va continuer
33:50à travailler
33:51qu'on va rester longtemps
33:51en haut de l'affiche
33:53et on le voit dans tous les sports
33:54et c'est pareil dans l'entreprise
33:55c'est pareil partout
33:56pour les études
33:56je crois que
33:57sans travail
33:58rien ne peut se passer
33:59comme disait Jacques Brel
34:00je crois qu'il n'y a pas de talent
34:01il n'y a que du travail
34:02c'est Jacques Brel qui disait ça
34:03oui vous pensez qu'il a raison
34:04ah j'en suis certain
34:05vous ne pensez pas
34:06que vous avez du talent
34:07vous Yannick Bestaven
34:08pas plus que les autres
34:08mais vous ne pensez pas
34:09que vous avez du talent
34:10Alexis Loison
34:11je ne sais pas
34:11je cherche une citation
34:12de Jacques Brel du coup
34:13de Vic Laplace et ça
34:14non mais ce n'est pas
34:16Ligne Renaud qui disait
34:17non je ne sais pas
34:20je pense en effet
34:20que le talent
34:21il faut quand même être conscient
34:22de son talent
34:22à un moment donné
34:23non
34:23tout le monde a un talent
34:24mais en effet
34:25il faut être conscient de son talent
34:26et des fois les gens
34:27s'inventent un talent
34:28qu'ils n'ont pas
34:28ils en ont un autre
34:29mais ils ne le savent pas
34:30et en fait une fois
34:31qu'il y a ça aussi
34:33et je pense que ce sont
34:34les autres aussi
34:35qui peuvent déceler
34:37un talent en nous
34:38en disant
34:39peut-être que là
34:39tu es dans la mauvaise voie
34:40essaye ça
34:42et voilà
34:43après il faut que ça
34:43nous rende heureux
34:45un peu comme votre mère
34:46elle a fait
34:46non non pas le rugby
34:47tu vas faire de la voile
34:48elle a décelé ce talent
34:50elle était forte à l'époque
34:51c'est bien les maman
34:52on attend
34:53allez l'évidence de l'excellence
34:55c'est excellent
34:55c'est sur Sud Radio
34:56avec le navigateur
34:57et fondateur de Watt & See
34:58Yannick Bestaven
34:59et le comédien
35:00Alexis Loison
35:00on est de retour
35:02tout de suite
35:02vous restez là
35:05Sud Radio
35:05c'est excellent
35:06Judith Bélair
35:07vous êtes bien sur Sud Radio
35:09et nous aussi
35:09c'est excellent
35:10pour encore quelques minutes
35:11avec le navigateur
35:12fondateur de Watt & See
35:13Yannick Bestaven
35:15et son livre
35:15L'Océan Masson
35:16d'inspiration
35:16chez Gléna
35:17ainsi que le comédien
35:18Alexis Loison
35:19et son seul enseignement
35:20Skyblog
35:21c'est jusqu'au 13 janvier
35:22à la Pôle Théâtre
35:23les mercredis
35:23à 19h30 d'ailleurs
35:24et en tournée également
35:26alors encore quelques minutes
35:27chers amis
35:29à partager
35:30parce que ça va être
35:31juste après votre chronique
35:32Parlons de Vous
35:32cette chronique
35:33où l'ADN des personnalités
35:34et des dirigeants
35:35sur Sud Radio
35:36viennent justement
35:37s'exprimer
35:38raconter
35:38on retrouve tout de suite
35:39Thierry Blandinière
35:40qui est le DG
35:41directeur général
35:42du groupe In Vivo
35:43à tout de suite
35:44restez avec nous
35:46Sud Radio
35:47Parlons de Vous
35:49Judith Bélair
35:49Parlons de Vous
35:50c'est la chronique
35:51de celles et ceux
35:52qui font la différence
35:52sur Sud Radio
35:53je suis avec Thierry Blandinière
35:54qui est le DG
35:55du groupe In Vivo
35:57et président du Céad Brive
35:58auteur aussi
35:59Thierry de Nourir
36:00qui est sorti aux éditions
36:01du Cherche Midi
36:02bonsoir
36:03bienvenue
36:03bonsoir Judith
36:04merci de l'invitation
36:05avec plaisir
36:05alors on va parler
36:06de souveraineté alimentaire
36:07déjà avec vous
36:08parce que c'est le sujet
36:09principal de votre livre
36:10évidemment
36:10l'importance de cette
36:12souveraineté alimentaire
36:13qu'est-ce que c'est
36:13la souveraineté alimentaire ?
36:15Vous voyez au moment
36:16où on vit un monde
36:17qui se fragmente
36:18aujourd'hui
36:19avec des empires
36:20qui se créent
36:21en Chine
36:22aux Etats-Unis
36:23comment l'Europe
36:24et la France
36:25peuvent résister
36:26c'est pour ça
36:27qu'on parle de souveraineté
36:28il y a deux grands piliers
36:28dans la souveraineté
36:29d'un pays
36:29c'est l'énergie
36:31capacité à gérer
36:32son énergie
36:32un prix compétitif
36:33et l'alimentation
36:34c'est ça
36:34et il se trouve
36:36que la France
36:37est un formidable pays
36:38au niveau de son agriculture
36:40son alimentaire
36:41et que depuis quelques temps
36:43on l'a mal compris
36:44donc le but de ce livre
36:46c'est d'expliquer
36:46que voilà
36:47on a peut-être perdu
36:48notre industrie
36:49rappelez-vous
36:49le Doliprane
36:50pendant le Covid
36:50on avait du mal
36:51en avoir
36:51parce que c'était pas en Chine
36:52par contre les rayons
36:54étaient toujours pleins
36:54ça veut dire que
36:55finalement
36:55dans les hypermarchés
36:56l'achat alimentaire
36:57a fonctionné
36:58donc les français
36:59ont dû comprendre
36:59que finalement
37:00ils avaient une agriculture
37:01solide
37:02et qu'il fallait peut-être
37:03la préserver
37:03que c'était un bien commun
37:04qu'il fallait développer
37:05l'objectif du livre
37:06c'est ça
37:06c'est de rappeler
37:07qu'on a un bien commun
37:08qui est un atout
37:09pour la France
37:10qui est un principe
37:11de souveraineté
37:11très important
37:12un des deuxièmes piliers
37:13de la souveraineté nationale
37:14il faut préserver
37:15bien sûr
37:15alors c'est justement
37:16cette capacité
37:17à maîtriser
37:18notre alimentation
37:19dont on parle
37:20cette souveraineté
37:21c'est pas non plus
37:21l'autosuffisance
37:22alors c'est pas
37:23l'autosuffisance
37:24la souveraineté
37:24c'est une dimension
37:25d'une puissance
37:26on est une puissance
37:26à l'école
37:27une puissance à l'école
37:28elle doit rayonner
37:28donc elle doit déjà
37:30défendre ses positions
37:31sur son territoire
37:32nos terrains de jeu
37:32c'est la France
37:33mais c'est aussi l'Europe
37:34mais elle doit pouvoir exporter
37:35et tous nos amis
37:37algériens
37:38africains
37:38ils ont besoin
37:39de nos céréales
37:39parce qu'ils
37:40malheureusement
37:41avec le climat
37:42ça pousse pas chez eux
37:43donc il faut être solidaires
37:44il faut qu'on soit en capacité
37:45nous de valoriser
37:46nos céréales
37:47et de pouvoir leur apporter
37:48les meilleurs produits
37:49dans leur pays
37:50et qu'ils aient le choix
37:51bien sûr
37:52avec une solution française
37:53plutôt que d'aller
37:54vers une solution
37:56argentine
37:56ou russe
37:57aujourd'hui
37:57et donc il y a un enjeu
37:58géopolitique très important
37:59derrière
38:00avec le blé notamment
38:01qui est une arme
38:02aussi géopolitique
38:02on l'a bien vu
38:03c'est aussi
38:03alors cette liberté
38:06elle repose sur notre capacité
38:07à produire
38:08c'est ça que vous racontez
38:09et en fait
38:10l'enjeu c'est ça
38:11c'est que finalement
38:11depuis quelques années
38:12on a accumulé les charges
38:14on n'a pas reconnu
38:16nos agriculteurs
38:16leur savoir-faire
38:18ils ont eu l'impression
38:19d'être une variable
38:19d'ajustement
38:20de l'économie française
38:21des accords internationaux
38:22et que tout ça
38:23il faut remettre l'église
38:25au centre du village
38:26comme on dit
38:26c'est-à-dire quelque part
38:27il faut leur redonner
38:28une reconnaissance méritée
38:29dire qu'on les aime
38:31et qu'on a envie
38:31de travailler avec eux
38:32et de valoriser leur production
38:33et donc de donner des moyens
38:35et des signaux très forts
38:36politiques
38:37des investissements
38:38qui leur permettent
38:39de dire
38:40demain on a un avenir
38:41pour l'intérêt général
38:42pour moi en tant qu'agriculteur
38:43mais aussi pour le consommateur français
38:45pour l'indépendance
38:46pour la souveraineté
38:47et on parle d'exportation
38:48mais on parle d'importation aussi
38:49évidemment
38:50c'est un vrai sujet ça aussi
38:51toutes les importations
38:52ne sont pas une menace
38:53quand même
38:53il faut quand même
38:54raison garder
38:55parce qu'on est exportateur
38:56donc à un moment donné
38:57la réciprocité
38:57c'est quand même d'accepter
38:58qu'on importe aussi
38:59et puis on est dans un monde ouvert
39:01on ne veut pas se renfermer
39:01avec des barrières
39:02autour de nous
39:04sinon ça serait source d'inflation
39:06d'ailleurs on sait très bien
39:07que voilà
39:07dès que l'instant
39:08on se referme
39:09on met des taxes
39:09on revient aux Etats-Unis
39:10ils tarifent avec Trump
39:11l'inflation monte
39:12et là on voit bien
39:13qu'on a un sujet d'inflation aujourd'hui
39:14et puis il l'a payé cher Trump
39:16voilà
39:16donc bonne nouvelle
39:17les Américains
39:18une grande démocratie
39:19ils sont en train de réagir
39:21et ça faisait des années
39:22que l'inflation était là
39:23que les produits alimentaires augmentaient
39:25et que tout le monde disait
39:26non non il n'y a pas de sujet
39:26mais finalement voilà
39:28la sanction est là
39:29donc l'Europe c'est pareil
39:30toujours avec quelques mois de retard
39:32on est en train de vivre
39:32ce que vivent les Etats-Unis
39:33donc j'espère qu'il y aura
39:35un sursaut
39:35un réveil collectif
39:37autour de ces sujets là
39:39les grandes démocraties
39:40se réveillent toujours
39:40la preuve regardez
39:41les Etats-Unis l'ont fait
39:42c'est plutôt une bonne nouvelle
39:43pour nous
39:43voilà
39:43j'ai envie de dire
39:44effectivement
39:45donc en fait ce que vous nous dites
39:46c'est que la vraie souveraineté
39:47ça s'importe
39:47et ça s'exporte
39:48ça s'importe
39:49et ça s'exporte
39:50et il faut des points d'équilibre
39:51il faut savoir négocier intelligemment
39:52c'est une négociation
39:53c'est une mondialisation
39:54c'est grâce à la mondialisation
39:56qu'on a pu faire grandir
39:57le pouvoir d'achat des français
39:58parce qu'on exporte beaucoup
39:59et le fait d'exporter nos céréales
40:02notre grain
40:02notre fromage
40:03c'est quand même essentiel
40:04et puis c'est notre savoir-faire
40:05qu'on exporte
40:06donc quelque part
40:07c'est une valeur ajoutée en plus
40:08ça nous permet de rayonner quoi
40:09alors c'est vrai
40:10pour revenir un petit peu
40:11à nos agriculteurs
40:12il y a quand même ce sujet
40:13de pouvoir leur permettre
40:14de vivre de leur travail
40:15et puis de leur permettre aussi
40:17de nous offrir une alimentation
40:19qui soit accessible
40:20et de bonne qualité
40:21l'enjeu c'est ça
40:22c'est que
40:23c'est ce qu'on a remis un peu en cause
40:25depuis quelques années
40:25c'est ce fameux Green Deal
40:27c'était la montée en gamme
40:29exprimée par Emmanuel Macron
40:31en son discours d'enregistre en 2017
40:33disant la solution
40:34c'est la montée en gamme
40:35donc le bio
40:35c'est la montée en gamme
40:36donc ça serait bien
40:37que toute l'agriculture européenne
40:38passe en bio
40:39mais on a oublié
40:41d'étudier l'impact
40:42de cette décision
40:43le bio c'est des petites fermes
40:44c'est de la petite production
40:45le bio c'est des petites fermes
40:45c'est aussi du prix
40:46et c'est aussi des inflation
40:47et c'est aussi du pouvoir d'achat
40:48et tout le monde
40:49ne peut pas se payer
40:50du bio à 50% plus cher
40:52et donc quelque part
40:52il y a un sujet quand même
40:53de prix
40:54et ça on l'avait oublié
40:55et le marché nous l'a rappelé
40:57donc il faut qu'on développe
40:58une agriculture différente
40:59plus accessible
41:00plus compétitive
41:01respectueuse de l'environnement
41:02qui s'engage
41:03dans tout ce qui est
41:04durabilité
41:05long terme
41:05préservation des sols
41:06qualité des sols
41:08etc etc
41:08ça c'est possible
41:09mais avec un facteur prix
41:10très important
41:11donc c'est possible
41:12pour terminer
41:13de produire beaucoup
41:14mais en respectant
41:15la terre quoi
41:16c'est possible
41:17de produire plus
41:18mieux et durable
41:19ça c'est sûr
41:19on peut le faire
41:20merci Thierry Blandinière
41:21je rappelle que vous êtes
41:22directeur général du groupe
41:23In Vivo
41:23président du CA de Brive
41:25merci
41:26cette excellence
41:27se termine bientôt
41:28mais juste avant de se quitter
41:29c'est l'heure du portrait
41:29chinois avec mes chers invités
41:31que je vous rappelle
41:32le navigateur et fondateur
41:33de WhatNC
41:34Yannick Bestaven
41:35ainsi que le comédien
41:36Alexis Loison
41:37est-ce que vous êtes prêts
41:38messieurs ?
41:38faut pas trop réfléchir
41:39avant de répondre
41:40vous êtes prêts ?
41:41ouais
41:43vous avez pas l'air persuadé
41:44il a peur
41:48Yannick Bestaven
41:48si vous étiez une vague
41:49est-ce que vous seriez
41:50celle qu'on admire
41:51ou celle qu'on affronte ?
41:52une grande déferlante
41:53une grande déferlante
41:54et vous l'admirez
41:54ou vous l'affrontez
41:55celle-là alors ?
41:55moi je l'affronte
41:56en général
41:56c'est ça
41:57vous aimez bien
41:58en fait vous affrontez
41:59la vie quoi
41:59un peu comme la vague
42:01un peu peut-être
42:03Alexis Loison
42:04si vous étiez
42:04un personnage
42:05de théâtre
42:06vous seriez qui ?
42:10le roi lion ?
42:12Dany Zuko
42:13ouais bah oui
42:14j'avais envie de dire
42:14c'est logique
42:15franchement
42:15j'ai beaucoup d'affection
42:17pour ce personnage
42:17avant de le jouer
42:18vous l'avez interprété
42:19dans votre vie personnelle
42:21non mais parce que
42:22c'est parce que
42:24c'est les personnages
42:24iconiques comme ça
42:25qui sont finalement
42:28plein de couches
42:29lui et Gaston
42:30c'est des personnages
42:31qui m'intéressent
42:32énormément
42:33c'est vrai qu'on s'en souvient
42:36Yannick Pestaven
42:37si vous étiez
42:38un port d'attache
42:40un port d'attache
42:42pas trop d'idées
42:43de port d'attache
42:44moi j'aime bien bouger
42:45mais
42:46vous avez envie
42:46de retourner où là ?
42:47on avait parlé
42:48tout à l'heure
42:48en antenne
42:49bah voilà
42:50ça serait un port d'attache
42:51pour vous ça
42:51bien sûr
42:51la Patagonie
42:52c'est tellement beau
42:53parce que vous l'avez raconté
42:54dans votre livre
42:54c'est vrai qu'en plus
42:56c'est un endroit
42:56où je ne devais pas aller
42:56parce que je ne devais pas
42:57m'y arrêter
42:57pendant le Vendée Globe
42:58et cette escale forcée
43:00j'ai découvert un paysage
43:01magnifique
43:01et je crois que ça a été
43:01le côté positif
43:02de la bande
43:03il faut que je sois là
43:03pour vous expliquer
43:04ce que vous pensez
43:05merci Judith
43:08Alexis Loisson
43:08si vous étiez un costume
43:09ça serait le costume
43:10de qui ?
43:14encore ?
43:14j'ai pas envie
43:14d'être en boucle
43:15allez-y
43:16soyez en boucle
43:17je crois que j'ai préféré
43:18encore le costume
43:19de Gaston
43:20dans L'Appel et la Bête
43:21parce qu'il était un peu
43:22rembourré
43:22il était hyper impressionnant
43:24et ça quand vous portez
43:25un costume comme ça
43:26quand vous montez sur scène
43:27vous êtes dans le personnage
43:28ça aide
43:29ça aide énormément
43:30toutes les équipes
43:31d'habillage
43:32et de maquillage
43:34au théâtre
43:34parce que c'est un travail
43:35incroyable
43:35pour les comédies musicales
43:36c'est impressionnant
43:37les costumes
43:37c'est Pierre Ninet
43:39qui parlait
43:40de rentrer dans
43:41ses personnages
43:42à partir du moment
43:43où il mettait
43:43des chaussures
43:45et ça c'est hyper important
43:46les chaussures ?
43:47ouais
43:48comment est-ce que
43:48votre personnage marche
43:50pourquoi est-ce qu'il prend
43:51ses chaussures
43:51pourquoi est-ce qu'il prend
43:52ses bottes
43:53cette chemise
43:54et tout
43:54et en fait ça raconte
43:55tellement tellement de choses
43:56très intéressant
43:58Yannick Bestaven
43:59si vous étiez un message
44:00dans une bouteille
44:00ça serait quoi ?
44:04je vais vous embêter
44:05jusqu'au bout
44:06un message dans une bouteille
44:07c'est ça
44:08c'est ce que j'ai dit tout à l'heure
44:09de rêver
44:10puis d'avoir un peu d'optimisme
44:11puis d'arrêter de
44:11ça serait ça la bouteille
44:12que vous trouvez dans l'océan
44:13vous ?
44:14ouais bien sûr
44:14ce serait pas un message
44:15d'un marin du 17ème siècle
44:16qui vous raconte
44:17la découverte
44:18non
44:22c'est moi qui vais mettre
44:23le message dans la bouteille
44:24pour les prochains
44:28tiens je vais vous embêter
44:29un peu vous aussi
44:30mon cher Alexis
44:31si vous étiez un personnage
44:32à l'opposé de vous
44:33ça serait qui ?
44:34un personnage à l'opposé de moi
44:36ce serait
44:40ce serait Sganarelle
44:41peut-être
44:42il faudrait expliquer
44:43qui c'est Sganarelle ?
44:45Sganarelle
44:45c'est dans Don Juan
44:47Sganarelle
44:47le pendant de Don Juan
44:49parce que tout à l'heure
44:50vous me parliez des personnages
44:51à interpréter sur scène
44:52j'aime beaucoup Don Juan
44:53parce que c'est pas le personnage
44:55qu'on imagine
44:55et il y a un petit peu ça
44:56dans le personnage de Gaston
44:57il a son Sganarelle
44:58avec le fou et tout
44:59et en fait il y a des personnages
45:01complètement à l'opposé
45:02j'aurais bien aimé
45:04j'aurais bien aimé jouer ça
45:05d'accord
45:05un méchant quoi
45:07ouais
45:07un méchant
45:08un méchant un peu ridicule
45:11Yannick Bestaven
45:12si vous étiez votre première pensée
45:13quand vous êtes dans la tempête
45:15ma première pensée
45:16de m'en sortir
45:17le mieux possible
45:18vous avez peur
45:19à ce moment là ou pas ?
45:20bien sûr qu'il y a du stress
45:20mais surtout
45:22c'est aussi une première pensée
45:24c'est d'admirer
45:24comment les paysages
45:25sont beaux
45:25pendant les tempêtes
45:26ah ouais ça doit être dingue
45:27la luminosité
45:28la taille des vagues
45:28la taille des éléments
45:29quand les éléments sont en furie
45:30je crois que c'est un super spectacle
45:32moi ça m'est arrivé
45:34de mettre la musique classique
45:35à fond dans le bateau
45:36tellement c'est beau
45:36ok d'accord
45:38vous mettez la musique classique
45:39avec la tempête dehors
45:40à fond
45:41et ça marche bien
45:41ok
45:42je le ferai pas
45:43si si il faut écouter
45:44la musique classique comme ça
45:44pas dans la tempête
45:46non
45:46sans moi
45:47le mal de mer
45:50Alexis Loison
45:51si vous étiez un accessoire
45:52que vous aimez
45:53qui vous rassure
45:53que vous avez peut-être
45:54tout le temps avec vous
45:55comme ça
45:55un truc de superstition
45:57euh ouais
45:58la chevalière de mon papy
46:00d'accord
46:01parce qu'il est avec vous
46:02comme ça
46:02comme ça il est avec moi
46:03c'était le premier
46:04grand amour de ma vie
46:06c'était mon grand-père
46:07il m'a élevé
46:08il m'a amené au cinéma
46:09tout le temps
46:09et j'en parle aussi
46:10dans mon spectacle
46:11et ça
46:12pareil
46:13sa disparition
46:13m'a beaucoup affecté
46:14et j'essaye de le faire vivre
46:16chaque jour
46:17en portant sa chevalière
46:19je suis sûr qu'il vous entend
46:21je sais pas
46:22il était un peu sourd quand même
46:23il faisait aucun effort
46:24on va parler plus fort
46:26allez Yannick Bestaven
46:27dernière question pour vous
46:28si vous étiez une émotion
46:29sur la ligne de départ
46:30une émotion
46:31sur la ligne de départ
46:32c'est à la fois
46:33la tristesse
46:34et de la joie
46:34la tristesse
46:35de quitter ce qu'on aime
46:35et puis de la joie
46:36d'aller découvrir le monde
46:37et d'aller vivre
46:38une nouvelle aventure
46:39les aventuriers
46:41Alexis Loison
46:42si vous étiez une émotion
46:43avant d'entrer sur scène
46:46l'excitation
46:48le trac
46:49le stress
46:50l'anxiété
46:51oula
46:51il y a plus de stress
46:52et d'anxiété
46:53que de kiff en fait
46:54ouais
46:54mais tout ça
46:56c'est l'impatience
46:57ah
46:57c'est mieux
46:58je préfère ça
46:58merci messieurs
46:59merci
47:00c'était sympa
47:00de partager avec vous
47:01merci à vous
47:02c'était excellent
47:03merci à tous
47:05Yannick Bestaven
47:06je rappelle votre livre
47:07c'est en ma source d'inspiration
47:08c'est chez Gléna
47:09et puis il faut qu'on vous suive
47:10parce qu'il y a des trucs
47:10qui arrivent là
47:11et puis vous Alexis Loison
47:13votre mon sky blog
47:13c'est votre seul encelle
47:15c'est jusqu'au 13 janvier
47:16à la Pôle Théâtre
47:17les mercredis
47:1719h30
47:18et toutes les autres dates
47:18de tournée sont sur vos réseaux
47:20exactement
47:20je le confirme
47:21sur mon link tree
47:21sur votre link tree
47:23quelle organisation incroyable
47:25merci beaucoup
47:26d'être avec nous
47:27chaque dimanche
47:28chers auditrices
47:29chers auditeurs
47:29pour cet excellent
47:30sur Sud Radio
47:30revenez la semaine prochaine
47:31il y aura aussi
47:32Parlons Femmes
47:32vous le savez
47:32le samedi à 13h30
47:34merci à Anthony
47:35qui réalise pour vous
47:36moi je vous embrasse
47:37bye bye

Recommandations