- il y a 2 mois
Judith Beller reçoit Alexandre Arcady, réalisateur et Christophe Martin, coach et éducateur
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PersonnesTranscription
00:00Amis, c'est le retour et pas pour faire de la figuration, c'est excellent.
00:03Reviens pour une huitième saison sur Sud Radio.
00:05Saison 8, même énergie, toujours plus de rencontres, de surprises, de coups de cœur
00:09et surtout ce plaisir immense de vous retrouver tous.
00:12Depuis bien longtemps, ces films accompagnent notre mémoire française.
00:15Alexandre Arcadi, c'est un réalisateur qui fait partie de notre inconscient collectif.
00:19Bonsoir Alexandre, ça vous va comme intro ?
00:22Oui, collectif, ça me va.
00:24J'aime bien ouvrir mes saisons avec vous.
00:27Voilà, c'est la deuxième.
00:29Vous signez votre grand retour avec un film assez perturbant, je dois le dire.
00:32Fausse note, c'est un drame qui est porté par Cadmérade et Benoît Poulvord
00:35et il est attendu dans les salles le 7 octobre prochain.
00:37Un drame et une comédie.
00:38Un drame et une comédie.
00:39Oui, une comédie qui grince.
00:43Votre actualité ne s'arrête pas là.
00:45Le 7 novembre à 20h30, vous serez au Palais des Congrès aussi à Paris-Ribes
00:48pour une représentation unique.
00:50Alexandre Arcadi, symphonique, célébration avec sur scène 80 musiciens
00:53de l'iconique symphonique, dirigé par Ralph Zighetti.
00:57C'est comme ça qu'on dit ?
00:59Je crois.
00:59Bon, vous voyez, je l'ai bien descendu.
01:03Il accompagne les adolescents, leurs parents et les professionnels de l'éducation.
01:06Christophe Martin est coach, éducateur, dirigeant d'un cabinet de ressources humaines,
01:09pasteur, conférencier spécialiste des relations entre les générations,
01:12sans oublier le fondateur du réseau Jeunesse du Conseil National des Évangéliques de France.
01:17Je l'ai bien descendu.
01:18Bonsoir Christophe.
01:20Bonsoir Christophe, ça sera simple pour tout le monde.
01:22Allez, vous venez ici avec votre livre à dos, Christophe.
01:26Comment l'accompagner quand tout fout le camp ?
01:27C'est publié aux éditions du Cerf et c'est 8 pistes concrètes pour retrouver une autorité apaisée.
01:31On aime bien ce programme, chers auditeurs.
01:33Bienvenue chez vous, n'hésitez pas à monter le son.
01:35C'est excellent.
01:36Saison 8, c'est parti sur Sud Radio.
01:41Alexandre Arcadie avant d'échanger, on écoute un extrait de la BO de votre film Fausse Note
01:45qui est en salle donc le 7 octobre prochain.
01:48Brut, qu'est-ce que vous faites encore là ?
01:53Il va falloir faire des efforts si vous voulez qu'on ait des amis.
01:56Mais je n'ai pas l'attention de devenir votre ami.
01:58Je ne vous connais pas.
02:01Pourtant, nous nous connaissons.
02:03Vous étiez pour moi le plus grand chef d'orchestre au monde.
02:07Et quand j'ai découvert l'autre face de votre personnage,
02:10je n'avais plus ce qu'il fallait faire.
02:14Arrêtez, arrêtez avec ce ton menaçant.
02:18Je suis spète, j'ai compris.
02:19J'aurais couché avec votre épouse et vous avez décidé de vous venger.
02:22Arrêtez vos bêtises, vous ne la connaissez pas.
02:25Nous avons la même passion avec Anna pour la littérature et les monstres.
02:31Fausse note, le film d'Alexandre Arcadie à sortir le 7 octobre
02:34avec Cadmérade et Benoît Poulverde.
02:36C'est un petit face-à-face, sous haute tension,
02:38entre un célèbre chef d'orchestre au sommet de sa carrière,
02:41un admirateur dont l'insistance devient peu à peu très inquiétante.
02:45Lors d'un ultime concert à Paris,
02:46cet homme apparemment ordinaire parvient à s'introduire
02:48dans les coulisses de l'opéra
02:50et perturber le déroulement de la soirée.
02:52Il s'introduit dans la loge du chef d'orchestre en question.
02:55Ce qui ressemble d'ailleurs à l'intrusion d'un fan envahissant au départ.
02:58Ça prend une tournure vraiment très dérangeante.
03:00Et pendant tout le film, on est collé au suspense comme ça.
03:04Alors on devine un peu quand même au bout d'un moment ce qui va se passer.
03:07Mais pas tout à fait quand même.
03:09Alexandre Arcadie.
03:10Écoutez, d'abord c'est un cadeau immense pour un metteur en scène
03:13de trouver et de mettre en scène dans un face-à-face inouï.
03:20Deux acteurs de cette envergure.
03:22Quel point tu as.
03:23Cadmérade et Benoît Poulverde.
03:24Ils n'ont jamais joué ensemble.
03:26C'est une première.
03:27Et c'est de Formule 1.
03:30C'est-à-dire que moi j'étais derrière la caméra le premier spectateur.
03:35Et j'étais ébahi par cette force, cette facilité et cette constance
03:43dans un face-à-face, dans une soirée absolument incroyable.
03:49Puisqu'effectivement, vous l'avez dit,
03:52Benoît Poulverde qui interprète un chef d'orchestre de renom,
03:55où il dirige l'Opéra Comique.
03:58Il est nommé au Philharmonique de Berlin.
04:01On est dans les années 90.
04:03Et Cadmérade interprète un fan.
04:05Un fan un peu béné au début.
04:08On ne comprend pas.
04:09Vous savez ces fans qui...
04:10Très lourd.
04:11Je veux un autographe.
04:12Je peux avoir une photo.
04:14Est-ce que je peux dire voilà, j'ai un cadeau, etc.
04:17Et au fur et à mesure, il se retrouve enfermé dans ce théâtre.
04:21Dans ce théâtre magnifique qu'est l'Opéra Comique.
04:23Magnifique.
04:24Et qui tout d'un coup devient presque un mausolée.
04:27Et j'ai construit ma mise en scène comme un western.
04:30C'est-à-dire qu'on est à l'intérieur.
04:32Ces deux hommes ne peuvent plus sortir.
04:36Dehors, Paris, la nuit, il neige.
04:38C'est-à-dire que tout est ouaté.
04:41Il y a un silence absolu sur la ville.
04:43Et ce qui se passe à l'intérieur de ce théâtre
04:47bat d'une pulsation, j'allais dire, cardiaque, incroyable.
04:53Parce qu'on évolue avec eux.
04:55L'un dit des mensonges, Cadmérade,
04:58pour faire dire à l'autre la vérité.
05:01Vous voyez, c'est cette espèce de face-à-face comme ça.
05:03Et on va découvrir une chose insensée
05:06qu'on ne soupçonne pas.
05:08Et qui va déclencher chez nous bien des émotions.
05:12Et alors, ce que j'aimerais dire.
05:14Parce que moi, je suis un spectateur comme ça.
05:16Quand je vais au cinéma, j'aime bien découvrir.
05:18Alors, ceux qui iront voir le film,
05:20et ceux qui verront le film,
05:22je vous en prie, ne donnez pas la clé.
05:25Laissez aux spectateurs futurs
05:27ce plaisir de la découverte,
05:30de ce secret qui va se dévoiler
05:32et qui est absolument incroyable.
05:34Et alors, dans votre mise en scène, il y a du silence.
05:36Il y a beaucoup de regards.
05:37Et puis, il y a cette musique aussi qui accompagne,
05:40qui fait comprendre, à un moment donné,
05:41l'existence d'un passé commun.
05:43Mais tout se passe vraiment
05:44dans cette espèce de tension narrative
05:46qui est produite aussi par ces silences
05:48et cette musique et cette tension
05:50entre les deux personnages qui se regardent comme ça,
05:52sans qu'on devine vraiment ce qui se passe en dessous.
05:54Oui, le film s'appelle Fausse note.
05:56Bah oui !
05:56Donc, on est en plein dans la musique.
05:58Ça commence avec Beethoven,
06:00avec la 7ème symphonie.
06:01Elle est magnifique.
06:03Dirigée par Benoît Poulvord,
06:05qui a pris des cours.
06:06C'est un maestro extraordinaire.
06:08Et puis, on a aussi du Wagner.
06:12On a du Mozart.
06:14Et puis, on a du Philippe Sard.
06:15C'est un vrai personnage, quoi.
06:17Philippe Sard qui nous accompagne,
06:18qui m'accompagne depuis longtemps dans mes films
06:20et qui a su trouver, comment dire,
06:23la résonance exacte, la note exacte
06:26pour accompagner ce thriller.
06:30C'est un thriller ?
06:31Bah oui, oui !
06:32Et puis, cette tension de narrative du thriller,
06:34justement, elle ne repose pas.
06:35Ce qui est intéressant,
06:36elle reprend ce que sur la suggestion.
06:38Il n'y a pas de danger physique,
06:39mais il y a cette attente, en fait,
06:41qui provoque ce danger, cette angoisse.
06:44Oui, parce que le verbe est là.
06:46Il y a le regard.
06:47Il y a le frémissement de la peau.
06:49Il y a ce que l'on ose dire
06:52et ce que l'on ne veut pas dire.
06:54Et il y a même un sous-titre
06:56qui est sur l'affiche du film.
06:58« La vérité d'un homme, c'est ce qu'il cache ».
07:02Ça, c'est très vrai aussi.
07:03Et essayons de trouver ce qu'il cache.
07:05Et les spectateurs, tout au long du film,
07:07essaient de trouver,
07:08essaient de comprendre.
07:09On part sur des fausses pistes, forcément,
07:11puisque c'est du narratif,
07:12puisque c'est un cinéma,
07:14puisque c'est au cinéma,
07:15puisque c'est un film,
07:17et qui m'a été inspiré par un texte assez beau
07:20de Didier Caron.
07:21Et je dois dire que là,
07:23j'ai pris un plaisir formidable
07:24en tant que metteur en scène
07:26de mettre en suspens
07:31tous ces moments-là
07:33avec une caméra qui virevolte,
07:35qui est présente,
07:36qu'on ne voit pas,
07:37mais on est porté par cette espèce de...
07:40Oui, c'est ça,
07:41de pulsions
07:42qui, par moments,
07:46nous interroge, quoi.
07:47Qu'est-ce que ça veut dire ?
07:49Alors, cette fausse note,
07:50qu'est-ce que vous avez envie
07:51qu'elle produise sur le public
07:53qui va venir la voir ?
07:55Vous cherchez à le déranger,
07:57à l'interpeller ?
07:58Non, je voudrais,
07:59à travers ce film,
08:01que tout le monde s'interroge.
08:03Parce que dans une actualité
08:05qui nous submerge,
08:06dans des drames qui nous dévastent,
08:09dans un moment où
08:11on s'interroge énormément,
08:14la peur est là-haut en permanence
08:17pour l'avenir,
08:19pour nous,
08:21eh bien,
08:21il faut essayer de déceler
08:22dans ce flot d'informations
08:25ce qui dénote,
08:26c'est-à-dire cette fausse note.
08:28Et c'est cette fausse note
08:29qui donnera peut-être de l'histoire
08:30parce qu'elle est porteuse,
08:32cette fausse note,
08:33d'une force
08:34qui nous permet d'être lucides.
08:37Vous racontez des histoires,
08:39Alexandre,
08:40vous transformez souvent
08:41vos souvenirs en films,
08:43en tout cas,
08:44vous êtes très inspiré
08:45de votre propre histoire,
08:46ce qui n'est pas forcément
08:47le cas dans ce film-là,
08:48mais en tout cas,
08:49on vous est imprégné
08:50d'une atmosphère,
08:51c'est le terme
08:52que j'aurais envie d'utiliser,
08:54qu'on retrouve en fait,
08:55c'est votre patte.
08:56Vous vous racontez aussi
08:57un petit peu
08:58dans tous les films
08:58que vous réalisez.
08:59Oui, bien sûr,
08:59vous faites référence
09:00au petit blond de la casbah,
09:02qui a été mon histoire,
09:03qui a été ma jeunesse
09:05en Algérie.
09:06Ce qui est incroyable,
09:07ce que vous me dites là,
09:08c'est que ce matin,
09:09allez, partons un peu
09:10dans des convidences
09:11qui n'ont pas grand intérêt,
09:13mais j'ai été faire
09:13une prise de sang.
09:14Il y avait une jeune fille
09:15qui était là
09:16et qui visiblement
09:17ne me connaissait pas.
09:18Vous allez au cinéma ?
09:20Oh non, pas tellement,
09:20etc.
09:21Mais qu'est-ce que vous avez fait ?
09:22Alors je lui ai dit,
09:23j'ai fait un certain
09:24de nos films,
09:25et je lui ai dit,
09:25j'ai fait ce que le jour
09:27doit à la nuit.
09:29Les yeux de cette jeune fille
09:30se sont ouverts.
09:32Ce n'est pas possible.
09:33C'est vous.
09:34Quand je vais dire ça à maman,
09:35quand je vais dire ça
09:36à mon mari,
09:38mais ce n'est pas croyable.
09:39Alors c'est vrai
09:40que certains films
09:41provoquent comme ça
09:42des émotions
09:43et tout d'un coup,
09:44quand on met un visage
09:45sur des images
09:47d'un film
09:48qui vous a touché,
09:49effectivement,
09:50ça provoque l'émotion.
09:51j'en étais vraiment
09:52très amus.
09:53Ça fait du bien,
09:53ça fait plaisir.
09:55Christophe Martin,
09:56Alexandre Arcadier
09:56est ici présent,
09:57il transforme ses souvenirs
09:58en film,
09:59et vous,
09:59en fait,
10:00vous éduquez les parents
10:02à mieux comprendre,
10:03à mieux transmettre aussi.
10:04Finalement,
10:04il y a un lien comme ça
10:05de cette transmission
10:07qui est presque évident
10:09chez vous deux.
10:10Qu'est-ce que vous en pensez ?
10:12Déjà,
10:12très content d'être là.
10:13Merci Alexandre.
10:14Avec plaisir.
10:14Je suis en train de prendre
10:14une leçon de rhétorique
10:16et puis d'expression.
10:18Je suis déjà dans le film,
10:19donc j'ai déjà vu
10:20l'abandonnance
10:20et en famille,
10:21on ira dès sa sortie
10:22en octobre.
10:22Vous allez l'aimer.
10:24Oui, je pense.
10:24J'aime beaucoup
10:25cette dimension internationale
10:26et c'est vrai que
10:27le titre de mon livre
10:29est finalement une phase
10:30cachée aussi
10:30de ce que j'ai vécu,
10:31que j'expose avec pudeur
10:34en introduction de mon livre.
10:36Et c'est vrai que
10:37être parent aujourd'hui,
10:38pour répondre à votre question,
10:39cela demande
10:40de se rappeler
10:41ce qu'on a raté,
10:42la manière dont on a aussi
10:43filtré des choses
10:44et notre manière
10:47de réfléchir
10:48au concept,
10:49aux valeurs
10:50et à ce qui fait
10:51qu'aujourd'hui,
10:51en tant que parent,
10:52on peut rester debout
10:52dans une société
10:53et vous le disiez très bien
10:54qui aujourd'hui interroge.
10:56Ou tout fout le camp.
10:57Ou tout fout le camp.
10:58C'est un peu ce que vous dites, vous.
11:00Oui, c'est ça.
11:00Vous trouvez que tout fout le camp,
11:01Alexandre Arcadie ?
11:03Ce n'est pas exactement
11:04le mot que je choisirais.
11:05Je veux dire que tout se transforme,
11:08tout s'exagère,
11:10chaque élément,
11:11tout d'un coup,
11:11devient pratiquement
11:13l'annonce
11:14de la Seconde Guerre mondiale.
11:16Ou de la Troisième ?
11:17C'est-à-dire qu'un fait dit,
11:20enfin,
11:20quelque chose qui arrive.
11:22Moi, j'ai été très étonné.
11:23Pendant l'été,
11:24tout d'un coup,
11:25il y a un bateau,
11:26il y avait un virus grave
11:28et c'était,
11:28ça y est,
11:29c'était l'arrivée,
11:30le monde,
11:30le monde entier
11:31allait être touché
11:33par ce virus.
11:34Et puis,
11:34deux jours plus tard,
11:35un autre événement est arrivé,
11:37le virus avait disparu.
11:38Oui, c'est vrai.
11:39On n'en parlait plus.
11:39C'est extraordinaire.
11:41Il faut s'interroger là-dessus.
11:42C'est-à-dire qu'il faut quand même
11:43prendre la mesure des choses.
11:46Et moi,
11:46je pense,
11:47évidemment,
11:47à mes enfants,
11:48je pense à mes petits-enfants,
11:50avec lesquels j'ai des rapports
11:52absolument extraordinaires.
11:53Et quand je fais du cinéma,
11:56c'est beaucoup à eux
11:57que je pense
11:57à la transmission.
11:59Parce que la transmission
12:00est un devoir.
12:02Que c'est beau,
12:03cette émission.
12:03La suite arrive
12:04juste après la pause,
12:05d'ailleurs.
12:06Cet excellent revient
12:07avec le réalisateur
12:07Alexandre Arcadie
12:08et le pasteur-éducateur
12:09fondateur du réseau jeunesse
12:10du Conseil National
12:11des Évangéliques de France,
12:12Christophe Martin.
12:13Restez là tout de suite.
12:16Sud Radio,
12:17c'est excellent,
12:18Judith Bélaire.
12:19Merci d'avoir choisi Sud Radio.
12:20C'est un bon choix.
12:21Je dirais même plus,
12:21c'est excellent.
12:22Vous êtes en compagnie
12:23du réalisateur éponyme
12:24Alexandre Arcadie
12:25qui nous vient
12:25avec son tout dernier film,
12:26Fausse note,
12:27avec Cadmera
12:27et Benoît Poulvord.
12:29Ça sera dans les salles
12:30le 7 octobre.
12:31Et puis aussi,
12:31un rendez-vous,
12:32Alexandre Arcadie,
12:33symphonique célébration.
12:34C'est le 7 novembre
12:35à 20h30
12:36au Palais des Congrès de Paris
12:37pour une représentation unique.
12:39À ses côtés,
12:39le coach éducateur,
12:40dirigeant d'un cabinet
12:41de ressources humaines,
12:42pasteur conférencier,
12:43fondateur du réseau jeunesse
12:44du Conseil National
12:45des Évangéliques de France,
12:47Christophe Martin.
12:47Pardon, je rigole
12:48parce que vous faites
12:48tellement de trucs, Christophe.
12:50Et puis votre livre,
12:51Ado,
12:51comment l'accompagner
12:52quand tout fout le camp,
12:53c'est publié aux éditions
12:54du CERF.
12:55Alors Christophe Martin,
12:56ce livre,
12:57finalement,
12:58vous ne cherchez pas
12:58à donner une méthode
12:59éducative parfaite.
13:00Ce n'est pas ça l'idée.
13:01Vous invitez plutôt
13:02les adultes,
13:03nous, les parents,
13:04à réfléchir à leur manière
13:05d'être présent auprès
13:06des adolescents
13:06dans une époque
13:07qui est profondément instable,
13:08mais sans non plus
13:09les brider,
13:10j'ai envie de dire,
13:10en les laissant être eux-mêmes.
13:11C'est ça que vous dites.
13:12Oui, c'est exactement ça.
13:13Alors en sciences éducatives,
13:15on a pendant longtemps
13:16essayé la communication
13:17non-violente,
13:18parfois un peu en diabolisant
13:20ce qu'on appelle
13:21de l'autorité.
13:22Et en tant que parents,
13:23nous avons évidemment
13:24des valeurs à transmettre,
13:26un récit,
13:27une histoire aussi
13:28à laquelle on s'attache
13:30et la dimension
13:30de la transmission
13:31est absolument fondamentale
13:32et dans cette accélération
13:34d'un monde
13:35qui propose
13:35entre divergences
13:37d'idéologies multiples
13:38et hyper-captologies,
13:40ce qu'on appelle
13:40la science de la captologie
13:41où l'adolescent,
13:42alors qu'on ne lui laisse pas
13:43le temps de se construire,
13:45eh bien finalement
13:46est confronté rapidement
13:47à un choix multiple
13:48avec une information
13:49qui est multivectorielle
13:51et qui finalement
13:52n'aide pas l'adolescent
13:54à se construire.
13:55Donc dans ce brouhaha,
13:57en tant que parents,
13:58effectivement,
13:58la question du mode
13:59de transmission,
14:00la question de la posture
14:02et de l'écoute
14:03qui donne un vrai ancrage
14:04par un accueil certain
14:06est vraiment à réviser.
14:08Alors je vais vous reposer
14:08la question à vous.
14:09Tout fout le camp ?
14:11Alors pour moi,
14:11tout fout le camp,
14:13là où en tout cas
14:13je développe ce concept
14:14de tout fout le camp,
14:15c'est vraiment sur
14:16la capacité de l'adulte
14:19aujourd'hui dans la société
14:19et je pense en particulier
14:21aussi aux parents
14:22à ne pas laisser un espace
14:24suffisant
14:24pour un adolescent
14:25de se construire.
14:25Là, je faisais rapidement
14:27écho à ce qu'on appelle
14:28la cryptologie
14:29qui aujourd'hui
14:30est démontré
14:31à Science Égale
14:33comme étant
14:34une vraie difficulté
14:35pour un adolescent
14:36à pouvoir se construire.
14:37Aujourd'hui,
14:38on évalue
14:39scientifiquement
14:40qu'il y a,
14:41on parle de brain rot,
14:42donc de pourrissement
14:43du cerveau,
14:44on a exactement
14:45les mêmes conséquences.
14:46Avec toutes les informations
14:47qui prennent toute la journée,
14:48c'est ça que vous dites ?
14:49La multitude des canaux
14:51d'informations
14:51qui sont lancées,
14:52l'incapacité actuellement
14:53pour un adolescent
14:54de savoir ce qui est bon
14:55et mauvais,
14:55alors pour lui...
14:56À part s'il a été éduqué.
14:58Même avec l'éducation,
14:59cela reste un défi.
15:00Donc la dimension
15:01de la cryptologie,
15:02c'est la capacité
15:02à happer l'attention
15:03d'un adolescent
15:04qui fait qu'à un moment,
15:05il n'a plus le recul
15:06et le temps,
15:07ni la plasticité suffisante
15:08dans le cerveau
15:09pour traiter l'information.
15:11Alors ça pose
15:12différents problèmes.
15:12Je rajoute par-dessus l'IA
15:13qui finalement peut être
15:15un superbe outil.
15:16Moi, je l'utilise
15:16dans mon cabinet.
15:17On l'utilise pour accompagner
15:18en partie des managers,
15:20des dirigeants,
15:20des sportifs au niveau.
15:21Mais pour quelqu'un
15:22qui n'a pas les bases
15:22de réflexion
15:23et qui ne saurait pas
15:24distinguer sa gauche
15:25de sa droite
15:26ou finalement identifier
15:28ce qui est bon ou mauvais,
15:29ça reste un vrai problème
15:30parce que la capacité
15:32à réfléchir finalement
15:32lui est ôtée.
15:33Et donc finalement,
15:35vous avez huit axes
15:36que vous avez développées.
15:38On l'a dit par exemple
15:40le premier.
15:40Alors on va reprendre
15:41justement sur ce que vous dites
15:42sur l'IA,
15:43qu'il faut l'accompagner
15:44en fait face
15:45à l'intelligence artificielle
15:46cet adolescent
15:47en lui apprenant finalement
15:48à utiliser
15:49les nouveaux outils.
15:51Mais par exemple,
15:52je pense qu'il y a
15:53une majorité d'adultes
15:54qui ne savent même pas
15:55eux-mêmes s'en servir.
15:56Donc c'est vraiment problématique.
15:58Oui, l'IA,
15:59c'est vraiment...
16:00Vous savez,
16:00vous servez de l'IA
16:01vous Alexandre ?
16:02Très peu.
16:03Très peu.
16:04Je m'en méfie
16:05mais je pense que c'est utile
16:06et puis ça va se développer
16:08d'une façon tellement incroyable
16:09qu'il va falloir maîtriser tout ça.
16:11Il va falloir s'y coller,
16:12oui.
16:12Il y a ce qu'on appelle
16:12maintenant l'IA agentique.
16:14Cela veut dire qu'en fait
16:14en entreprise,
16:15on peut créer des postes
16:17littéralement
16:17et confier ça à des IA.
16:19Avec un workflow
16:20où on peut connecter
16:21les différents postes
16:21pour avoir un résultat probant.
16:23Il y a énormément...
16:24Par exemple,
16:24quel type de poste ?
16:25Le vôtre.
16:26Par exemple,
16:27un animateur,
16:28quel qu'il soit,
16:28un juriste.
16:29Ce ne sera jamais pareil.
16:30Non, effectivement.
16:31Ce que vous incarnez
16:32est différent.
16:33Quand même, Julie.
16:34Il y a de vrais risques
16:35en tout cas
16:35de faire du raccourci
16:37en pensant que
16:38sous couvert d'économie,
16:39on peut se passer
16:39de ce que l'humain porte
16:40et de ce qu'il incarne.
16:41Non, mais c'est vrai
16:42qu'il y a certains trucs
16:42sur l'assistanat,
16:44les résumés,
16:45les choses comme ça.
16:46Bien sûr,
16:46c'est absolument utile.
16:47Après, une fois de plus,
16:49ce qu'on appelle
16:50ce qui est dangereux,
16:50c'est ce qu'on appelle
16:51il y a un des éléments
16:52qui est dangereux,
16:52ce qu'on appelle
16:54les hallucinations.
16:5550% en moyenne
16:56de ce que l'IA propose,
16:57quelle que soit la gamme
16:59ou le sujet développé,
17:01n'existe pas.
17:02Soit est inventé.
17:03En tout cas,
17:03il faut bien comprendre
17:04une chose,
17:04c'est qu'il y a,
17:04contrairement à un réservoir
17:06empathique de quelqu'un
17:07qui va vraiment
17:07accompagner quelqu'un
17:08et qui aura un vrai parcours
17:10pour transmettre
17:11un vrai récit de vie,
17:13l'IA va se contenter
17:15de limiter sa réponse
17:16au degré de curiosité
17:18qu'il y aura en face de lui.
17:19C'est pour ça qu'il n'y aura
17:19jamais une IA
17:20du même niveau
17:21qu'Alexandre Arcadier.
17:21L'IA, c'est quoi ?
17:22C'est juste un robot
17:23qui dit je vais contenter
17:24rapidement de manière efficiente
17:25une réponse
17:26avec le minimum d'énergie.
17:28Vous voyez ?
17:29Oui, oui, mais c'est quand même
17:31il y a beaucoup d'influence.
17:32Moi, je me suis amusé.
17:34J'ai demandé
17:35à ce qu'il me fasse
17:36un résumé d'un film
17:38et je lui ai raconté l'histoire.
17:39Eh bien, il a résumé,
17:41il a refait le film
17:42que j'avais fait.
17:43C'est-à-dire qu'il se sert bien
17:44d'une mémoire
17:46et il reproduit
17:48absolument
17:49ce qu'il a engrangé.
17:50Il ne peut pas inventer
17:51autre chose.
17:52Il peut inventer
17:53avec la multitude des sommes,
17:54c'est vrai.
17:55Et après,
17:55là où c'est compliqué
17:56pour l'adolescent,
17:57c'est que l'adolescent,
17:58lui, si aujourd'hui,
18:00je vous donne un exemple,
18:02grosse université à Londres,
18:04très connue,
18:04qui en 2024,
18:05un professeur
18:06a donné un sujet.
18:08Ils ont tous eu 18
18:09de moyenne à la maison
18:10et il a refait
18:11exactement le même sujet
18:12en classe.
18:12Ils se sont retrouvés
18:13avec une moyenne de 4.
18:15Donc, la facilité
18:16dans ce qu'on appelle
18:17le cerveau reptilien,
18:19c'est de se dire
18:19bon, allez,
18:20je vais chercher
18:20les formes minimum.
18:21Et c'est vrai
18:22que c'est un vrai danger
18:22pour ceux
18:23qui n'en ont pas su
18:23se raconter
18:24et construire
18:25un vrai récit de vie
18:25en termes de valeurs
18:26personnelles
18:27et finalement
18:28de prendre ce qui,
18:29pour moi,
18:29est le pire des raccourcis.
18:30Christian Martin,
18:31il y a un autre des axes
18:32que vous développez
18:33qui m'intéresse,
18:34c'est accepter sa vulnérabilité
18:36on va y arriver,
18:37sa vulnérabilité de parents.
18:38Oui.
18:39C'est-à-dire qu'il faut,
18:41selon vous,
18:41dire à son enfant
18:42quand on se trompe
18:43ou s'excuser
18:45pour se faire entendre.
18:46Dans une certaine mesure,
18:47oui.
18:48Parce que je fais le parallèle
18:51entre l'authenticité
18:54et la capacité pour un adolescent
18:56de s'effacer,
18:59plutôt de s'affranchir
19:01des filtres
19:03que les réseaux sociaux
19:04imposent,
19:05à savoir qu'on ne montre
19:06que ce qui semble être
19:08valorisant
19:09et qui va être agréé.
19:11Je ne pense pas
19:11qu'une jeune fille
19:12va pouvoir se mettre
19:13devant les réseaux sociaux,
19:14pas maquiller,
19:15etc.
19:16Mais personne ne fait ça.
19:18Personne ne le fait.
19:19Moi, quand je pars
19:19de chez moi,
19:20je me sape.
19:21Oui, mais je ne me mets pas
19:22sur les réseaux sociaux
19:23non maquillés,
19:23ou rarement.
19:24Voilà.
19:25Mais l'idée
19:26derrière pour un adolescent,
19:27c'est à force
19:28de toujours vouloir
19:29montrer le meilleur
19:30de lui-même,
19:31lui-même, avec soi,
19:32a du mal à s'accepter.
19:33Et pour moi,
19:34la vulnérabilité,
19:35c'est un...
19:36Montrer qu'on peut être vulnérable,
19:37ce n'est pas de la faiblesse, quoi.
19:38Montrer qu'on peut être vulnérable,
19:40c'est même de la force.
19:41Parce que montrer en tant qu'adulte
19:43qu'on s'accepte
19:43avec ses faiblesses,
19:44c'est donner un espace
19:45où l'adolescent peut se dire
19:46OK, bon,
19:47même si je suis faible,
19:48même si je ne suis pas
19:48accepté des autres,
19:49en fait, je peux déjà
19:50m'accepter tel que je suis.
19:51Vous êtes d'accord avec ça,
19:52Alexandre Arcadie ?
19:53Que ce n'est pas une faiblesse
19:54d'être vulnérable ?
19:54Ou de le montrer, en tout cas ?
19:57Être vulnérable,
19:58c'est à la fois une faiblesse
19:59et une force, je trouve.
20:00Parce que quand on a
20:02la perception même
20:03de la vulnérabilité,
20:05on se dit,
20:06il faut mieux faire,
20:06donc essayer de se protéger
20:09et devenir moins vulnérable.
20:10Donc c'est une alerte,
20:13mais je crois qu'on réagit
20:14aux alertes.
20:15Et je crois que c'est salutaire.
20:17Si on est inconscient,
20:18c'est là où ça devient
20:19un petit peu problématique.
20:22Christophe, je vais refaire
20:22votre liste, Christophe Martin.
20:24Il y a huit axes.
20:24Écouter avant de répondre.
20:25Accepter sa vulnérabilité de parent.
20:27Prendre soin de sa santé mentale.
20:28Comprendre son univers numérique.
20:30L'aider à affronter
20:30un avenir incertain.
20:31L'accompagner face
20:32à l'intelligence artificielle.
20:33Construire une autorité apaisée.
20:35Transmettre du sens
20:36et de la confiance.
20:37Moi qui suis maman,
20:37quand je lis tout ça,
20:38je me dis mais comment
20:39je vais faire tout ça ?
20:40Parce que c'est impossible en fait.
20:43C'est-à-dire que
20:43très objectivement,
20:44ça appelle une force
20:46de culpabilité chez le parent
20:47automatiquement
20:48ce genre de liste.
20:49Vous le savez ça Christophe Martin ?
20:51Alors je ne suis pas d'accord.
20:52Je dirais que
20:53en tout cas,
20:53le continuum du livre
20:55permet donc dans
20:55deux grandes parties.
20:56Premièrement,
20:57de réfléchir sur sa posture
20:58pour effectivement
20:59de manière personnelle
21:00confronter potentiellement
21:01ce qui serait à corriger.
21:02Dans l'écoute,
21:03dans la vulnérabilité
21:04et après dans l'idée
21:05de pouvoir poser aussi
21:06une autorité qui est assumée.
21:08Ensuite,
21:08il y a une deuxième partie
21:09où on va sur des sujets
21:10qui sont plus sociétaux
21:11et qui ont un vrai impact
21:12notamment l'intelligence artificielle
21:14etc.
21:15sur l'adolescent.
21:16Donc si vous voulez,
21:17c'est présenté sous forme
21:17de continuum
21:18avec une vision
21:20en trois points.
21:21Le premier point,
21:22c'est une dimension sociologique
21:23alors plutôt argumentée
21:24avec des chiffres
21:26pour du factuel
21:27qui permet de s'interroger
21:28sur l'impact que ça a
21:29en tout cas sur l'adolescent
21:30mais aussi sur nous.
21:31Deuxièmement,
21:32il y a des outils
21:33en sens humain,
21:33en coaching,
21:34en préparation mentale
21:35qui vous donnent des questions
21:36aussi pour vous interroger
21:37et puis progresser.
21:38Et troisièmement,
21:39il y a un axe éminemment
21:41spirituel,
21:42biblique
21:42où le transcendant
21:43vient compléter
21:44une part de sagesse
21:45dans ce qu'on appelle
21:46l'immanence socratique
21:47mais qui me permet
21:47d'aller plus loin
21:48en se disant
21:48au contraire,
21:49là où je me sens faible
21:50et je culpabilise,
21:51je sais qu'il y a
21:51un Dieu tout puissant.
21:52Quand on ne croit pas en Dieu,
21:53on fait quoi ?
21:54Il y a toutes les réponses,
21:56toutes les questions
21:56pour vous interroger
21:57en tout cas parce que
21:58la foi,
21:58ce n'est pas quelque chose
21:59qu'on crée,
21:59c'est quelque chose
22:00que Dieu crée
22:01et je pense qu'on accueille.
22:02Moi, je ne suis pas né
22:02du tout dans un milieu chrétien
22:04et ça a été plutôt
22:05à travers de grandes péripéties,
22:07un récit enfantin
22:09très très compliqué,
22:10des services sociaux,
22:11un abandon de la mère
22:12et des choses très compliquées
22:13finalement.
22:13D'où votre implication aussi
22:14dans l'éducation
22:15de vos enfants
22:16et en général.
22:16Oui, complètement,
22:17bien sûr.
22:19Alexandre Arcadie,
22:19c'est l'avenir
22:20qui inquiète Christophe Martin
22:21pour les enfants.
22:23Vous, c'est le passé
22:24qui revient,
22:24j'ai envie de dire.
22:26On se construit
22:28grâce à ce passé.
22:29Alors, effectivement,
22:31en tant que metteur en scène,
22:33on a cette faculté
22:34de pouvoir reproduire
22:36ce qui a été
22:37et qui n'est plus.
22:39Ça, c'est une chance
22:41inimaginable.
22:41Quand je vois des spectateurs
22:44ou je les entends
22:45me dire
22:45merci,
22:46j'ai revécu mon enfance
22:48grâce à votre film,
22:51à votre décor,
22:51à vos acteurs,
22:52ça, c'est formidable.
22:55Formidable
22:55parce qu'on a cette maîtrise
22:58maîtrise
22:59de reproduire
23:01pour les films
23:01du passé,
23:03pour les films
23:03de la nostalgie,
23:04pour les films
23:05de la mémoire.
23:06Pour ceux d'aujourd'hui,
23:07notre rôle,
23:08c'est d'alerter,
23:09c'est de tirer
23:09la sonnette d'alarme.
23:11Et quelquefois,
23:12on la tire si tôt
23:14qu'elle continue
23:15à résonner
23:15jusqu'à aujourd'hui.
23:16Quand je pense
23:17à l'Union sacrée,
23:18l'Union sacrée,
23:19j'ai fait ce film
23:19dans les années 90
23:20avec la montée
23:21d'un islam radical
23:22qui venait
23:23de l'extérieur.
23:24J'imaginais pas aujourd'hui
23:26être dans une situation
23:27comme on l'est.
23:29Donc voilà,
23:30c'est un petit peu
23:30notre rôle.
23:31Alors,
23:31on se trompe aussi,
23:34mais on essaie
23:36d'être
23:37au plus juste
23:38des choses.
23:40Restez avec nous
23:40sur Sud Radio.
23:41C'est excellent.
23:42On va revenir
23:42dans un instant
23:43avec le cinéaste
23:44Alexandre Arcadie
23:45et le pasteur-éducateur
23:46Christophe Martin,
23:47spécialiste de la jeunesse
23:48et de l'intergénérationnelle.
23:50C'est pas rien.
23:50Allez,
23:50à tout de suite.
23:56Merci de votre fidélité
23:58à Sud Radio,
23:58votre rendez-vous
23:59avec les talents.
24:00C'est excellent
24:00avec vous,
24:01pour vous.
24:02Le réalisateur
24:02Alexandre Arcadie
24:03et fausse note
24:04son nouveau film
24:04incarné par Cadmera
24:05des Benoît Poulvord
24:06dans celle
24:06le 7 octobre 2026.
24:08C'est donc cette année
24:09sans oublier
24:10Alexandre Arcadie,
24:10symphonique,
24:11célébration,
24:11une représentation unique
24:12qui vient le 7 novembre
24:13à 20h30.
24:14Ça sera au Palais
24:15des Congrès de Paris.
24:16Il est accompagné
24:17de Christophe Martin,
24:18coach, éducateur,
24:19dirigeant d'un cabinet RH,
24:20pasteur et spécialiste
24:21de l'intergénérationnel.
24:22Il publie aux éditions
24:23du Cerf,
24:24à dos,
24:24comment l'accompagner
24:25quand tout fout le camp.
24:26Alors,
24:26Alexandre Arcadie,
24:27vous avez ce symphonique,
24:29ce concert,
24:29donc ça s'appelle comme ça,
24:30Alexandre Arcadie,
24:31symphonique,
24:32célébration.
24:33Vous allez être donc
24:33le 7 novembre
24:34à 20h30 sur scène
24:35avec 80 musiciens
24:36de l'iconique symphonique
24:38qui sont dirigés
24:39par Ralph Ziguetty.
24:41Et ce sont des musiques
24:42réorchestrées en fait
24:43avec des extraits
24:44de vos films
24:45sur écran cinémascope
24:46et un récit
24:47en fait
24:48que vous allez nous offrir
24:50qui va accompagner
24:51en fait
24:52toutes ces images
24:52et cette incroyable musique,
24:53c'est ça.
24:54Célébration.
25:20Célébration.
25:20Ça, j'en suis sûr.
25:21Alors,
25:21c'est une alternance
25:22effectivement
25:23de scènes jouées
25:24et de scènes
25:25et d'images
25:27du film montées
25:28pour les besoins
25:30du symphonique
25:31et de ses compositeurs
25:34qui ont accompagné
25:35mes films
25:35comme Philippe Sartre,
25:37Serge Franklin,
25:38Armand Amart,
25:40il y a Jean-Jacques Goldman
25:41aussi qui a fait
25:42un de mes films,
25:43il y a beaucoup
25:44d'autres compositeurs.
25:46Il y a cette impressionnante
25:46liste d'acteurs
25:47avec lesquels
25:47vous avez travaillé aussi.
25:49Et puis,
25:49tous ces acteurs
25:50Roger Hanna,
25:51Christopher Walken,
25:52Richard Berry,
25:53Jean-Paul Belmondo,
25:54Jean-Louis Trintignant,
25:55Robert Hossein,
25:56Anouk Aimé,
25:57etc.
25:57Ce qui est extraordinaire,
25:58c'est quand j'ai commencé
25:59à monter ce film-là,
26:01je ne soupçonnais pas
26:02ce que ça allait provoquer
26:03chez moi.
26:04Une espèce
26:05de nostalgie,
26:07de trucs incroyables.
26:09Je suis remonté en arrière
26:10et j'ai revécu
26:12toute cette période.
26:1340 ans de films,
26:15il y a 18 films
26:17que je présente
26:17et celui-là,
26:19on est en 19ème
26:20puisque c'est vraiment
26:21un film.
26:22C'est le film
26:22du film.
26:24Et alors là,
26:24les spectateurs
26:25dans la salle
26:26verront quelque chose
26:28d'inouï
26:28parce que ça n'existe pas.
26:31On ne montre pas
26:32comme ça les choses
26:33avec cette évolution
26:34à la fois dramatique,
26:37émotionnelle,
26:38avec de l'humour
26:40et puis avec ces musiciens
26:41qui vont nous emporter
26:43et quelques stars
26:45qui vont venir sur scène
26:47interpréter soit une chanson,
26:49soit un morceau.
26:50Ce que je veux dire,
26:51c'est qu'il y aura
26:52des grands inédits
26:53puisque dans un de mes films,
26:55il y a deux chansons
26:56de Johnny Hallyday
26:58qui n'ont jamais été édités
26:59et qui m'appartiennent
27:01d'une certaine manière
27:01et que je vais offrir
27:03aux spectateurs.
27:04Il y a également
27:05une chanson inédite
27:06de Jean-Jacques Goldman
27:07qu'il n'a jamais chantée
27:09dans aucun de ses disques.
27:10Il va venir la chanter ou pas ?
27:12Non, il ne viendra pas la chanter.
27:14On n'arrivera pas
27:15à le sortir
27:15de sa cachette.
27:18C'est mis en scène
27:19de façon assez incroyable.
27:21Alors ce qui est vrai,
27:21c'est qu'il y a comme ça
27:23une espèce de,
27:24comment dire,
27:24de télescopage
27:26à la fois de date
27:277 octobre,
27:287 novembre.
27:29Donc c'est facile à se souvenir.
27:317 octobre,
27:32malheureusement,
27:32des souvenirs
27:33qui sont très douloureux
27:34mais c'est une date
27:36qui a un sens.
27:38Et puis 7 novembre,
27:39juste un mois après,
27:41au Grand Palais.
27:41C'est un chiffre de bonheur
27:42le 7, normalement.
27:43Nous étions 7 dans ma famille.
27:45Le chiffre de la perfection ?
27:46Oui.
27:47Nous étions 7 dans ma famille.
27:49Nous habitions
27:50au 7 rue du Lézard.
27:51Ah bah vous voyez.
27:52Et je suis né
27:53avec dans mon chiffre
27:55de naissance
27:563 7.
27:57Ah bah dis donc.
27:58Voilà,
27:58donc le 7 est un bon chiffre
28:00pour moi.
28:01Et c'est pas vous
28:02qui avez choisi les dates
28:03j'imagine en plus.
28:04Non, ça s'est fait comme ça.
28:05Et franchement,
28:08en toute honnêteté,
28:09quand on fait les choses,
28:10on dit
28:10ah ouais, c'est bien.
28:11Là,
28:12c'est incroyable.
28:13Mais c'est incroyable.
28:15Moi-même,
28:15je suis spectateur
28:17de tout ce que j'ai fait
28:18parce que le temps a passé.
28:20Ces visages
28:21qui m'ont accompagné
28:22d'acteurs
28:22comme Michel Auclair,
28:24comme Philippe Noiret,
28:26on peut en citer
28:27plein d'autres,
28:28on les retrouve,
28:30on est emporté
28:31par ces musiques
28:33qui sont magnifiques
28:34et qui nous entraînent
28:37dans une nouvelle histoire,
28:39l'histoire d'une vie
28:40mais qui n'est pas ma vie,
28:43qui est notre vie.
28:45Votre vie,
28:45elle nous lie tous
28:46puisqu'on vous a tous regardé
28:48depuis longtemps.
28:49C'est pas mal quand même.
28:50Il y a quelque chose...
28:52Ça vous fait ça aussi,
28:52Christophe Martin ?
28:53Vous avez Alexandre Arcadier
28:54en face de vous quand même.
28:55Oui,
28:55je suis très très content
28:56de vous voir
28:57et puis c'est vrai que...
28:58C'est vrai que ces films
28:58nous ont accompagnés.
28:59Absolument.
29:00Mais c'est un peu comme la musique,
29:02comme les chansons.
29:02Il y a une chanson qui arrive,
29:04boum,
29:04on est replongé en arrière
29:06et on repense.
29:07C'est un peu la même chose
29:08de cinéma.
29:10Christophe Martin,
29:11vous êtes pasteur,
29:12je le redis.
29:13comment on devient pasteur ?
29:15Pourquoi vous êtes devenu pasteur ?
29:17Dans quelles conditions ?
29:17C'est forcément la curiosité
29:19poussant la question.
29:20Est-ce que c'est un péché
29:20la curiosité déjà ?
29:21pas du tout.
29:22Non,
29:23c'est pas un péché.
29:25En fait,
29:26pasteur,
29:27je ne pense pas
29:28qu'on veuille devenir pasteur.
29:29Ça a été plutôt une rencontre
29:32comme Casque Bleu
29:32en Bosnie.
29:34Je me suis beaucoup interrogé.
29:36Vous étiez Casque Bleu
29:36en Bosnie ?
29:37Oui,
29:37C'est là-bas
29:37que je me suis beaucoup interrogé.
29:39Donc on passe
29:39de Casque Bleu en Bosnie
29:40à Pasteur quand même ?
29:42Oui,
29:42avec quelques étapes quand même.
29:43Ça serait,
29:43pourquoi pas,
29:44l'histoire d'un film.
29:45Oui,
29:45voilà,
29:46votre prochain sujet,
29:47Alexandre.
29:47Mais en tout cas,
29:48la question du déracinement
29:49et d'identité
29:50ont été au cœur
29:51de mes interrogations
29:52avec,
29:53je pense,
29:54un contexte
29:54qui m'a aidé
29:54finalement à réfléchir
29:55sur qui je voulais devenir.
29:57Et c'est là-bas
29:57avec des atrocités,
29:59même en période
30:00de garde froide,
30:01qui m'ont quand même marqué
30:02et qui m'ont interrogé
30:02sur qui je voulais devenir
30:03et ce que je voulais faire
30:04comme différence ici-bas.
30:05Avec la lecture
30:06du Nouveau Testament,
30:07vous savez,
30:07les petits Nouveaux Testaments,
30:12et c'est là que je suis tombé
30:13sur un texte
30:14où Jésus prétendait être Dieu.
30:15Je me suis dit,
30:15soit c'est un grand malade ce gars.
30:18Mais clairement,
30:18j'ai pensé ça.
30:19Ici, c'est vrai par contre,
30:20qu'est-ce que je dois faire de ça ?
30:21Et en rentrant en France,
30:23j'ai continué mes investigations
30:25parce que je n'étais pas du tout,
30:26je n'ai pas du tout baigné
30:27dans un milieu chrétien
30:28ou catholique ou protestant
30:30et j'ai rencontré le Christ
30:32en 99,
30:33j'en parle un petit peu
30:34dans le livre.
30:35Ça a été un peu
30:35une tempête émotionnelle
30:36où je me suis senti
30:39vraiment habité
30:40et dérangé
30:40mais de la bonne manière.
30:41Mais le Christ,
30:42il est reconnu par les catholiques
30:43si je ne m'abuse
30:44et non par les protestants ?
30:46Non, non,
30:46le Christ est reconnu
30:47par les catholiques
30:47et les protestants.
30:48C'est quoi la différence ?
30:49Une grande différence,
30:50enfin une différence,
30:51alors déjà,
30:52on a le socle commun,
30:53le Christ.
30:53Déjà, il était juif.
30:55C'est le christianisme,
30:56absolument,
30:56de culture juive.
30:57On commence par là.
30:57Absolument.
30:58Il est venu donc incarner
31:00ce qu'on appelle
31:02la révélation messianique
31:03donc du Messie.
31:03On dit qu'il est Dieu
31:04avant toute éternité,
31:06qu'il est incarné en homme
31:07et je donne une analogie
31:08pour comprendre
31:08en tout cas
31:09l'essence même du christianisme.
31:10Je donne cette fameuse analogie
31:12autour du Covid-19
31:12où je dis que Christ
31:14a été l'antidote.
31:15Bon, pour le coup,
31:16je ne vais pas rentrer
31:17dans une dimension
31:18conspirationniste
31:19mais en tout cas,
31:19un antidote
31:20qui marchait vraiment
31:21et qui...
31:22Contre le Covid ?
31:24Contre le Covid
31:25qui dans l'analogie...
31:26Ça c'est vous qui le dites,
31:26c'est pas moi.
31:27Voilà.
31:28Qui est dans l'analogie
31:30qui...
31:31C'est ce que je dis
31:32de la radio
31:32mais qui dans le Covid
31:34effectivement était
31:36l'antidote à un mal
31:37et le mal étant le péché.
31:39On crée,
31:39on a hérité ça
31:40de la création.
31:41C'est très manichéen
31:42tout ça quand même,
31:42excusez-moi.
31:43Ça va, je vous excuse,
31:44il n'y a pas de problème.
31:45Le mal c'est le péché.
31:46Mais le mal,
31:46on en a besoin
31:47pour que le bien existe,
31:48Christophe Martin ?
31:49Non, je pense que...
31:50Non, je pense que...
31:51Alors, là vous allez
31:52très très loin
31:53de manière métallique.
31:54Je vous embête un peu.
31:55Non, non, vous ne m'embêtez pas.
31:58Avant de répondre,
31:58je vais finir mon argumentation
31:59sur le Christ.
31:59Vite, parce qu'il nous reste
32:00deux minutes.
32:01Et en fait, pour moi,
32:02Christ, c'est comme ça
32:03que je l'ai rencontré,
32:03c'était votre question initiale.
32:04Oui.
32:04Christ, je l'ai rencontré
32:05parce que j'étais convaincu
32:07qu'il était le seul
32:09être parfait
32:09à entrer dans l'humanité
32:11pour vaincre de l'intérieur
32:12ce qui me rongeait.
32:13Et dedans,
32:14il y a eu bien sûr
32:14des choses subies
32:16de la part de mes parents,
32:17de manière assez abjecte.
32:18Mais aussi,
32:18j'ai vu ma capacité humaine
32:19à reproduire des choses
32:20pour lesquelles
32:21je n'étais pas fier.
32:21Et donc, ça...
32:23Ça vous a cadré, quoi ?
32:24Ça vous a donné un beau chemin ?
32:26Ça m'a donné
32:26une autre identité.
32:28Mais carrément ?
32:28Oui, carrément.
32:29OK.
32:30Ça ne veut pas dire
32:30que j'ai changé,
32:31je suis devenu un martien.
32:32Et en deux mots,
32:33alors, le mal et le bien,
32:33ils ne sont pas intimement
32:34liés et inséparables ?
32:36En fait, on parle
32:37du mystère de l'iniquité.
32:38On ne sait pas
32:38comment c'est arrivé.
32:40Je n'ai pas appris
32:41à mes filles à mentir.
32:41Pourtant,
32:43toutes petites,
32:43elles étaient maestros,
32:44elles étaient maîtres
32:46en la matière.
32:46Mais pas pire que moi,
32:48pas mieux que moi.
32:49Je peux être aussi
32:49très très bon là-dedans
32:50quand je suis tenté.
32:51Mais en tout cas,
32:52pour être redette.
32:53Parce que des fois,
32:54c'est arrangeant.
32:55Mais après,
32:55c'est qu'est-ce qu'on en fait ?
32:56Il y a des mensonges
32:57qui sont importants.
32:58Il devrait mieux mentir
32:59parfois.
32:59Des mensonges cachés
33:00comme en Asie,
33:01c'est ça ?
33:01En ce qui nous concerne,
33:02nous, dans le judaïsme,
33:04on a la chance
33:05d'avoir dans quelques jours
33:06le jour du grand pardon
33:07du Monde Kippour
33:08où tous ces péchés...
33:10Sauf un.
33:11Sauf un.
33:12Bien sûr, moi.
33:16Allez, cinéma,
33:17jeunesse, transmission,
33:18la conversation continue
33:19juste après la pause
33:20avec Alexandre Arcadie,
33:21Christophe Martin.
33:22Vous restez à l'écoute
33:23de cet excellent
33:23sur Sud Radio.
33:29Merci de votre fidélité
33:30à votre rendez-vous
33:31avec cet excellent
33:32sur Sud Radio
33:33avec vous,
33:33avec nous,
33:34le réalisateur Alexandre Arcadie
33:35pour Fausse note,
33:36son nouveau film
33:36qui est porté par Cadmérade
33:37et Benoît Poulvorde.
33:39Ça sera en salle
33:40le 7 octobre
33:41et puis on parlera également
33:41d'Alexandre.
33:42On a parlé d'ailleurs
33:43d'Alexandre Symphonique
33:44Célébration.
33:45C'est un spectacle
33:45qui est présenté
33:46en représentation unique.
33:48Ça sera le 7 novembre
33:49à 20h30
33:49au Palais des Congrès de Paris.
33:51Vous êtes aussi
33:51avec Christophe Martin
33:52qui est coach,
33:53éducateur,
33:53dirigeant
33:54d'un cabinet de RH,
33:55pasteur,
33:55spécialiste de l'intergénérationnel
33:57et publié aux éditions
33:57du Cerf Ado
33:58Comment l'accompagner
33:59quand tout fout le camp.
34:00D'ailleurs,
34:00je vous le recommande
34:01dans ce livre.
34:02Tous les deux,
34:03Alexandre Arcadie
34:04et Christophe Martin,
34:04la famille,
34:05vous avez quelques liens
34:06que j'ai travaillés.
34:07Le premier étant
34:08que la famille
34:09occupe une place centrale
34:09dans vos deux univers,
34:10très clairement.
34:12Vous,
34:12Alexandre Arcadie,
34:13elle traverse carrément
34:14votre oeuvre,
34:14on a commencé un peu
34:15à le dire tout à l'heure.
34:16Elle peut être un refuge,
34:17un héritage,
34:18mais aussi un lieu
34:19de conflit
34:20et de secret.
34:21Elle constitue également
34:22le terrain principal
34:23du travail de Christophe.
34:25Vous,
34:25c'est le début de tout.
34:29J'ai envie de dire,
34:29c'est le début,
34:30la suite et la fin.
34:31Enfin,
34:31grosso modo,
34:32c'est ça qui vous...
34:36Le socle familial,
34:37effectivement,
34:39est tellement important.
34:41Si nous sommes là aujourd'hui,
34:43c'est grâce
34:43à ce socle familial.
34:45Nous sommes les...
34:46Nous sommes cette espèce
34:48d'émergence comme ça
34:49de ce qu'il nous a fait.
34:51Donc moi,
34:52effectivement,
34:53mes parents,
34:53comme pour tout un chacun,
34:55mais j'ai eu quasiment
34:57d'autres familles.
34:58Des familles d'idéologie,
35:01des familles artistiques
35:02qui m'ont accompagné.
35:03La grande famille du cinéma aussi,
35:05comme on dit.
35:05Évidemment,
35:05la famille du cinéma.
35:08Roger Hanin aimait à dire
35:10Alexandre Arcadie,
35:11c'est à la fois mon fils
35:12et mon père.
35:13Parce que je l'avais...
35:15C'est pas mal.
35:16Je l'avais fait revenir
35:17comme ça au cinéma.
35:18Avec Patrick Louriel,
35:20c'est mon petit frère.
35:21Comme mes frères
35:22sont mes frères.
35:23Alors,
35:23ce qui est extraordinaire,
35:24c'est qu'effectivement,
35:25j'ai mis beaucoup en scène
35:26ma famille.
35:27Et alors,
35:27par moments,
35:28je me suis retrouvé
35:29dans des situations
35:29absolument incroyables.
35:31Et je me souviens
35:31de mon fils,
35:33de mon fils aîné
35:34qui faisait sa bar mitzvah,
35:37sa communion.
35:38Et lors de la cérémonie
35:40à Paris,
35:41après avoir tourné
35:42le film à Miami,
35:43on s'est tous retrouvés
35:44pour une fête.
35:45Mais on ne savait plus
35:46qui était qui
35:46parce qu'il y avait
35:47les oncles de cinéma,
35:49les cousins de cinéma
35:50et les vrais cousins
35:51et les vrais oncles
35:52de ma famille.
35:53Et tout ça
35:54était mélangé.
35:55Et c'était un moment
35:56assez incroyable.
35:57Je me suis dit,
35:57voilà,
35:58ma famille s'est agrandie.
35:59C'est ça votre réussite
36:00en fait,
36:00Alexandre Arcadie.
36:01Au fond,
36:02c'était,
36:03pour moi,
36:04c'était le gage
36:05de quelque chose
36:06de réussi
36:07parce que j'ai réussi
36:08à coïncilier
36:08à la fois
36:10mon expérience personnelle
36:12en l'ouvrant
36:13à l'expérience
36:14de tous.
36:15Et c'est pour ça
36:15que j'ai souvent,
36:17souvent touché juste.
36:18Ça, c'est vrai.
36:20Christophe Martin,
36:21vous,
36:21vous avez,
36:22on a bien,
36:23on a compris
36:23que vous avez été élevé
36:25de manière,
36:25ça a été compliqué
36:26votre enfance,
36:27on va dire ça comme ça.
36:28Et que donc finalement,
36:29c'est aussi pour cela
36:30qu'aujourd'hui,
36:31vous voulez concrétiser,
36:33en consolider
36:34cette transmission
36:35à vos enfants
36:36en tant que père.
36:37Le rôle de père,
36:37pour vous,
36:38c'est un rôle
36:38extrêmement important.
36:40Justement,
36:41peut-être aussi
36:41pour aller penser
36:42vos blessures.
36:44Oui,
36:45il y a évidemment de ça.
36:46On parle dans notre contexte
36:48du côté rédempteur.
36:50Cela veut dire que,
36:51au-delà de faire
36:52un transfert psychologique
36:53simple de ce qu'on n'a pas reçu
36:54pour donner à nos enfants
36:56ce dont on aurait manqué,
36:57c'est vachement plus profond
36:58que ça.
36:59C'est une forme de mutation
37:01que la foi,
37:03en tout cas au père,
37:04en moi,
37:04permet pour,
37:06baser sur d'autres valeurs,
37:07je parlais d'identité,
37:08ce qui est quand même
37:08très très fort,
37:09être le garant
37:10de quelqu'un
37:11qui va apporter
37:12un socle costaud,
37:13en tant que famille.
37:14Alors,
37:14il faut aussi
37:14la bonne personne.
37:15J'ai la chance
37:16d'avoir épousé
37:17il y a presque 20 ans
37:18maintenant,
37:19Joanne.
37:19La bonne personne.
37:20Et une femme extraordinaire,
37:21donc ça ne se fait pas
37:22tout seul.
37:23et puis après,
37:25être père,
37:26ça reste un projet à deux.
37:27Ce n'est pas un projet
37:28qu'on...
37:29Être parent,
37:30c'est un projet à deux.
37:31vous me parliez d'être père,
37:31oui,
37:31effectivement,
37:32c'est un projet
37:32qu'on a deux.
37:33Aujourd'hui,
37:34on a trois adolescentes
37:35qui sont absolument
37:36extraordinaires,
37:36très très différentes.
37:37Et qui ont un super papa
37:38a priori.
37:39En tout cas,
37:40il faudrait les interroger,
37:41mais ça n'empêche pas
37:44qu'on a des frictions,
37:44qu'on a des désaccords
37:45et puis qu'elles font
37:47leur propre opinion.
37:48C'est important d'avoir
37:49des frictions avec ses parents
37:50pour grandir et se construire.
37:52Bien sûr.
37:54Allez,
37:54on passe au portrait chinois,
37:55messieurs,
37:55parce qu'on est déjà
37:56à la fin de l'émission.
37:57On n'a que quatre minutes.
37:58Je ne sais pas
37:58si je pourrais tout faire.
37:59Est-ce que vous êtes prêts ?
37:59Il faut répondre
38:00sans trop réfléchir.
38:01Vous êtes prêts ?
38:02On répond par quoi ?
38:03Oui, non ?
38:04Vous allez voir.
38:06Alexandre Arcadis,
38:06si vous étiez un personnage
38:07parmi tous ceux
38:08que vous avez mis en scène,
38:09vous sauriez lequel ?
38:10Je serais Paulo Narboni.
38:12Bah oui, évidemment.
38:15Vous, Christophe,
38:15si vous étiez l'adolescent
38:16que vous avez été,
38:18que lui diriez-vous
38:19à cet adolescent-là ?
38:20L'autorité t'apportera
38:22plus que ce que tu crois.
38:23Ah, vous étiez rebelle.
38:24Ah, à fond.
38:27Alexandre,
38:27si vous étiez
38:28un souvenir d'enfance,
38:29le premier qui vous vient ?
38:30Le premier ?
38:31Oui.
38:31Un beignet.
38:32Un beignet tunisien.
38:34Tout plein d'huile
38:35et de sucre.
38:36Bien gras et bien sucré.
38:38Tout ce qu'on aime.
38:40Christophe Martin,
38:41si vous étiez le livre
38:42qui est posé
38:42sur votre table de chevet,
38:43tiens,
38:44ce serait quoi ?
38:48Réfléchissez pas trop.
38:49Vous savez ce que vous avez
38:49à côté du lit quand même, non ?
38:50Oui, ce serait un livre
38:51de méditation,
38:52une forme de guide.
38:53D'accord.
38:53Vous avez toujours un guide
38:54dans la poche, quoi ?
38:55Toujours.
38:55Moi, ce serait Camus.
38:57Ah !
38:57Eh oui, c'est Camus
38:58et c'est...
38:59L'étranger ?
39:00Non.
39:00No Satipasa.
39:01Ok, d'accord.
39:02Moi, j'adore Camus aussi,
39:03donc je valide,
39:04je survalide.
39:05Ça serait quoi
39:05le titre du film
39:06de votre vie,
39:07Alexandre Caddy ?
39:09Ouf !
39:10Un de mes films
39:11ou en général ?
39:11Non, votre vie à vous.
39:12Ça serait quoi son titre ?
39:13Ah, le titre de ma vie ?
39:17Euh...
39:17Je ne sais pas.
39:19Franchement, je ne sais pas.
39:20Là, vous...
39:21Ah, je vous pose une colle.
39:22Vous n'êtes pas obligé de répondre.
39:26Il avait du talent.
39:29C'est pas mal.
39:30J'adore.
39:32Christophe,
39:32quelle expérience
39:33vous a fait le plus grandir ?
39:34La première qui vous vient aussi.
39:35Oui, la rencontre
39:36avec mon prof de judo,
39:37j'avais 7 ans.
39:37C'est un papa de substitution.
39:39André, coucou.
39:40Ok, donc art martiaux.
39:41Oui.
39:42Prof de judo après,
39:43puis après tout ça.
39:43Savoir se dépasser,
39:44tout ça, tout ça.
39:44Absolument.
39:45Le goût d'effort.
39:47Alexandre Caddy,
39:48quel acteur des temps passés
39:49vous auriez voulu connaître ?
39:53Je voulais connaître
39:54et je l'ai connu.
39:55Donc voilà,
39:56c'est Jean Bouize.
39:56Oui, pas mal.
39:57Pas mal.
39:59Pas mal.
40:01Christophe,
40:02quel autre chemin
40:02vous auriez dû prendre
40:04ou pu prendre ?
40:07Un chemin plus studieux.
40:08D'accord.
40:09À l'université, oui.
40:10Moins rebelle.
40:12Ça va avec.
40:13J'adore le pasteur rebelle,
40:14celle-là.
40:15Elle est magnifique.
40:15C'est un rebelle,
40:16mais bon,
40:16il y a des pics quand même
40:17qui sont ressortis.
40:18Alexandre,
40:19si vous étiez
40:19une époque de l'histoire,
40:20laquelle ?
40:22Les années 50.
40:24Pourquoi ?
40:25Parce que c'est le début
40:26de l'enfance,
40:27tout est possible,
40:28on ne sait pas où on va,
40:29mais on est sûr
40:29d'y arriver.
40:30Ah, c'est beau.
40:32Christophe,
40:32si vous étiez un objet
40:33dont vous ne vous séparez jamais ?
40:38Vous réfléchissez beaucoup.
40:40Oui, c'est sûr,
40:40mais j'ai une colle.
40:41Il a eu une colle aussi,
40:42Alexandre.
40:42Chacun, ça colle.
40:43Un objet dont je ne me séparais jamais.
40:45Vos lunettes ?
40:46Non, je rigole.
40:47Les lunettes,
40:47ça peut être intéressant,
40:48mais franchement,
40:49je ne vois pas.
40:49Il n'y en a pas ?
40:50Non, ce n'est pas là-dessus.
40:52Je m'attendais à ce que vous me disiez
40:53que j'ai un crucifix dans la peau,
40:54je ne sais pas quoi,
40:55mais ça, c'est un truc de catho.
40:56Non, ça, c'est à l'intérieur.
40:57D'accord.
40:58Alexandre Arcadie,
40:59si vous étiez pour terminer,
41:00un adjectif pour vous décrire ?
41:03Ah non, ça, c'est trop dur.
41:04Je vous laisse de le dire.
41:06Ah bah non !
41:07Allez-y, dites-le moi,
41:08faites-moi ce que je dis.
41:09Alors, Christophe,
41:09vous allez donner un adjectif
41:10pour Alexandre Arcadie
41:11et vous allez faire la même chose
41:12dans l'autre sens après.
41:15Réfléchissez pas trop non plus.
41:16D'accord.
41:17Le premier mot qui vient à Alexandre,
41:18pour moi, c'est quelqu'un de passionnant.
41:21Passionnant, passionné.
41:22Ouais, passionnant.
41:23Alexandre, à votre tour ?
41:24Sage.
41:25Voilà.
41:25Oh, elle est magnifique,
41:26c'est excellent.
41:27Merci beaucoup, messieurs.
41:29Merci beaucoup, Alexandre Arcadie.
41:30Je rappelle que votre film
41:31Fausse note,
41:33porté par Cadmérade
41:34et Benoît Poulvard
41:34est en salle le 7 octobre
41:36et puis Alexandre Arcadie
41:37symphonique,
41:38célébration,
41:38ça sera le 7 novembre
41:40à 20h30
41:40au Palais des Congrès de Paris.
41:42J'attends que ça, moi.
41:43Et vous n'attendez pas le film ?
41:45Bah si !
41:45Ah bon ?
41:46Bah oui, mais bon,
41:47le film, l'ayant déjà vu.
41:49Ça, je...
41:49En avant-première,
41:51je ne peux que...
41:52D'ailleurs, conseiller à tout le monde
41:53d'y aller
41:54parce que c'est un excellent film.
41:55Christophe Martin,
41:56je recommande votre livre aussi,
41:57d'ailleurs.
41:58Pour ceux qui ont des ados,
41:59c'est pas mal.
42:00Ados, comment l'accompagner
42:01quand tout fout le con ?
42:01Fou le camp, pardon,
42:03mais pas le con.
42:04C'était magnifique.
42:05Aux éditions du Cerf.
42:07Allez, merci beaucoup, Enrégie.
42:09Et merci à toute l'équipe
42:11de Sud Radio.
42:11Bisous, c'était excellent.
42:12Merci, messieurs.
42:13Merci à vous, merci beaucoup.
42:14Bye bye.