- il y a 8 minutes
Avec Agnès Pannier-Runacher, députée du Pas-de-Calais, ancienne Ministre et co-responsable du programme de Gabriel Attal
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00:08Sud Radio, l'invité politique, Jacques Cardoz
00:14Il est 8h30, merci d'être à l'écoute de Sud Radio, c'est l'heure du grand entretien politique
00:20et aujourd'hui Jacques, vous recevez Agnès Pannier-Runacher, députée du Pas-de-Calais,
00:24ancienne ministre et co-responsable du programme de Gabriel Attal.
00:28Agnès Pannier-Runacher, bonjour.
00:30Bonjour Jacques Cardoz
00:31Sébastien Lecornu tente de calmer la colère lycéenne, sans annonce concrète, nouvelle mobilisation aujourd'hui,
00:37est-ce que le gouvernement a été dépassé par ce mouvement ?
00:41Je crois en tout cas qu'il faut y répondre avec le plus grand sérieux, il y a plusieurs choses
00:45dans ce mouvement.
00:46Il y a évidemment les violences, les violences sont inacceptables, d'où qu'elles viennent,
00:51personne n'est au-dessus des lois et on voit bien qu'il y a un certain nombre d'acteurs,
00:55d'adultes
00:55qui essayent d'instrumentaliser cette colère lycéenne
00:59et d'en faire un capital politique et un capital de bordélisation.
01:02Ça c'est inacceptable.
01:03Mais ce n'est pas le sujet principal et il ne doit pas écraser les demandes...
01:08Les vraies revendications.
01:09Les revendications des lycéens.
01:10Et les revendications des lycéens, elles sont de deux ordres.
01:12Vous avez des revendications qui sont d'ordre, je dirais, très profondes.
01:16Ces lycéens, ils arrivent aujourd'hui dans un monde où il y a la guerre aux portes de l'Europe,
01:20où vous avez l'intelligence artificielle qui menace potentiellement leur avenir,
01:24où vous avez le dérèglement climatique qui dans ma génération était une abstraction totale
01:29et qui est une réalité de leur quotidien,
01:32notamment quand ils passent des examens par 35 degrés dans les classes.
01:36Et ça c'est une angoisse qui monte chez eux
01:38et il y a les problèmes qu'ont leurs parents pour boucler les fins de mois.
01:41Et puis il y a le deuxième ensemble de revendications
01:44qui sont des revendications très concrètes.
01:46Avoir des professeurs qui sont là, en cours,
01:49et qui leur permettent d'étudier correctement,
01:52avoir des salles de classe qui soient à la bonne température,
01:55pas à 15 degrés l'hiver et à 35 degrés l'été.
01:57Mais tout ça, on ne le découvre pas.
01:59Est-ce que le gouvernement ne réagit pas tard quand même ?
02:03Écoutez, je pense que le gouvernement aurait sans doute pu être plus à la manœuvre.
02:08Après, ce qu'il faut faire, c'est regarder comment on peut répondre à ces revendications.
02:13Justement, quelles sont les revendications sur lesquelles le gouvernement pourrait avancer ?
02:17Il me semble que les deux revendications sur lesquelles on est en droit,
02:23moi en tant que député, d'avoir des réponses rapides du gouvernement,
02:26c'est 1. comment on met des professeurs face aux élèves lorsqu'ils n'en ont pas.
02:31Ça, c'est une urgence absolue.
02:332. comment Parcoursup est humanisé
02:37parce qu'on a transformé Parcoursup en machine à dire non aux lycéens.
02:42Alors, ce n'est pas que ce soit en soi un mauvais système
02:47parce qu'on oublie qu'avant, c'était un tirage au sort.
02:50Ce qui était franchement absolument détestable.
02:55Mais le problème, c'est que personne n'accompagne les lycéens sur Parcoursup.
02:58Et il y a une forme d'hypocrisie de la part des adultes
03:01qui dit, c'est pas moi, c'est Parcoursup.
03:02Non, quand un lycéen demande des formations qui ne correspondent pas à son niveau,
03:09qui ne correspondent pas à son profil,
03:11il faut qu'il y ait quelqu'un qui lui dise pourquoi il risque de ne pas avoir de succès
03:16et qui accompagne ses orientations.
03:18Et là, on a loupé quelque chose.
03:20Là, on a loupé quelque chose.
03:21Réformer Parcoursup, ça veut dire aussi être plus transparent,
03:24plus honnête vis-à-vis d'un certain nombre d'étudiants
03:26et dire que certaines filières ne sont pas faites pour vous.
03:30Il faut tenir ce langage ?
03:31Il faut avoir un langage de vérité,
03:33c'est-à-dire dire que cette filière est une filière
03:36qui, compte tenu des notes que vous avez,
03:39risque de vous mener à l'échec.
03:40Quand on voit qu'un quart des étudiants en première année
03:45abandonnent leurs études, en tout cas leurs filières,
03:48on voit bien qu'il y a des erreurs d'écuillage.
03:50Et puis, c'est partir beaucoup plus en arrière.
03:52Il y a un nombre de métiers qui sont accessibles aux étudiants
03:55et qui sont méconnus de ces étudiants,
03:57qui sont des métiers qui payent bien.
03:59Moi, j'étais ministre de l'Industrie.
04:01L'artisanat, par exemple ?
04:01L'artisanat.
04:02Moi, j'étais ministre de l'Industrie pendant 4 ans
04:04qui peinaient à recruter des compétences.
04:06Là aussi, le gouvernement a manqué quelque chose.
04:08Il faut essayer d'être plus dans l'accompagnement
04:10par rapport à ces métiers-là, par exemple ?
04:12Il faut être beaucoup plus dans l'accompagnement.
04:13Ce n'est pas qu'une compétence du gouvernement.
04:14C'est aussi la compétence des régions.
04:17Et les régions ont un rôle à jouer.
04:20La compétence a été déléguée aux régions.
04:22Je parle de l'impulsion et de la communication également.
04:24Je suis d'accord.
04:25Mais décentralisation, décentralisation,
04:27il faut aussi que chacun soit au rendez-vous de ses compétences.
04:29Mais à la limite, ce qui est essentiel aujourd'hui,
04:32c'est que dès la cinquième, la quatrième,
04:34on parle des métiers.
04:35Pas pour dire tout de suite, vous devez décider,
04:38mais pour dire, voilà le panel de tout ce que vous pouvez faire.
04:41Choisissez et essayez de vous engager dans ce qui vous parle le plus.
04:44Agnès Pannier-Runacher, autre point dont on parle beaucoup,
04:47ce sont les rythmes scolaires.
04:48Ça ne coûte pas d'argent de réformer les rythmes scolaires.
04:50Et d'ailleurs, Gabriel Attal avait testé,
04:52ou en tous les cas inauguré, dans certains lycées de Créteil,
04:55le candidat que vous soutenez,
04:58la possibilité de démarrer à 9h et non à 8h.
05:00Et on sait que les effets sont bénéfiques.
05:02Pourquoi on ne le généralise pas ?
05:03Pourquoi ça n'a pas été suivi d'effet ?
05:06Parce que Gabriel Attal a quitté le gouvernement
05:08à la suite de la dissolution.
05:10Je crois que tout le monde est au courant
05:11que depuis cette dissolution, c'est très très difficile,
05:14et en particulier pour les idées que nous portons.
05:18Oui, c'est une bonne idée de commencer à 9h,
05:20puisqu'on sait que les adolescents, d'abord, ne dorment pas assez,
05:23que ça a des conséquences dramatiques
05:26sur la qualité de leur apprentissage.
05:29Alors, ça va aussi avec la pénétration des écrans,
05:33des réseaux sociaux, etc.,
05:34sur lesquels ils restent très très longtemps.
05:36et c'est vraiment un appel aux parents
05:39à essayer autant que possible d'encadrer ça.
05:42Mais démarrer à 9h, c'est une bonne mesure
05:44pour l'apprentissage des adolescents.
05:46Alors, démarrer à 9h, oui,
05:48revoir complètement les rythmes scolaires,
05:50ça sous-entendrait aussi raccourcir, par exemple,
05:52les vacances.
05:52Est-ce qu'il faut en arriver là ?
05:54C'est, en tout cas, un sujet qui doit être pris
05:56du point de vue de l'élève et de l'étudiant.
06:00On a longtemps pris ce sujet
06:02du point de vue de l'organisation des adultes.
06:05Oui.
06:05De l'organisation.
06:06Les conséquences touristiques,
06:08les conséquences économiques...
06:09Il faut aussi pouvoir s'attaquer au lobby.
06:11Lobby du ski, lobby des vacances.
06:13Et donc, le sujet aujourd'hui,
06:15et il y avait eu une convention citoyenne
06:18sur ces sujets-là,
06:19d'ailleurs, sur lequel s'était appuyé
06:20Gabriel Attal, à l'époque,
06:22il faut quand même s'en souvenir,
06:23des choses avaient été faites
06:24et c'est très dommage
06:25qu'elles aient été arrêtées dans l'élan.
06:26Pourquoi elles ont été abandonnées, d'ailleurs ?
06:28Je le redis,
06:29il s'est passé un événement majeur
06:31qui s'appelle la dissolution
06:32où des politiques avaient été...
06:39qui ont pris le bâton
06:40et ils n'étaient probablement pas convaincus
06:42par cette politique.
06:43Donc, voilà, moi, j'en prends acte.
06:45Aujourd'hui,
06:47cette question des rythmes scolaires
06:48doit être abordée.
06:49Mais il ne faut pas la faire
06:50de manière descendante
06:51en disant
06:52on va imposer tel rythme scolaire.
06:54Ça suppose d'avoir une vraie concertation
06:57avec les parents,
06:58avec les professeurs
07:00et avec les premiers concernés.
07:03Et c'est vrai que les lycéens,
07:05les collégiens,
07:06sur ces sujets-là,
07:07ils ont aussi des choses à dire.
07:09Est-ce qu'il y a un problème
07:10de maintien de l'ordre en France ?
07:11Vous êtes députée du Pas-de-Calais,
07:12pas très loin de Lens,
07:13d'où est originaire le jeune homme ?
07:14J'habite Lens.
07:16Qui a eu...
07:16D'accord, vous pouvez bien le préciser.
07:18J'habite Lens,
07:19Vingles,
07:19d'où vient ce jeune homme,
07:21c'est un endroit où il y a une partie
07:22de la famille.
07:23Moi, je suis...
07:25Enfin, je suis une mère de famille,
07:27j'ai quatre enfants,
07:29enfin, trois plus un,
07:31famille recomposée.
07:32Je suis dévastée
07:33par ce qui s'est passé.
07:34Quelles que soient
07:36les circonstances,
07:37est-ce qu'il a ramassé
07:39la grenade de désencerclement ?
07:41Est-ce qu'il ne l'a pas ramassé ?
07:41À la limite,
07:42ce qui est affreux
07:43et ce qu'il faut reconnaître,
07:45c'est qu'un enfant
07:45ne doit pas perdre la main
07:46dans un mouvement lycéen.
07:48C'est insupportable.
07:50Alors, il y a eu un débat
07:51cette semaine
07:51auquel a participé
07:52Gabriel Attal
07:53et il a fait face
07:54à une étudiante de l'Uni
07:55qui s'appelle Louise,
07:56adhérente au RN,
07:57qui a reproché à Gabriel Attal
07:58lors d'un débat,
07:59donc de ce débat sur LCI,
08:01son action à la tête
08:02du ministère de l'Éducation nationale
08:04en disant
08:04« Votre bilan est désastreux,
08:05on doit parler du classement PISA,
08:07elle a parlé de la chute
08:08du niveau scolaire,
08:09de la montée de la violence
08:10des lycéens
08:12ou au même titre
08:13des étudiants en général
08:14également envers leurs professeurs
08:16qu'aucune hiérarchie
08:18ne respecte plus rien aujourd'hui.
08:20Elle dit,
08:20elle termine en disant
08:21« Votre bilan,
08:22c'est la suppression
08:22de milliers de postes
08:23de professeurs. »
08:24C'est à l'inverse
08:24de tout ce que vous venez de dire.
08:26Oui, surtout que c'est inexact.
08:28C'est-à-dire que le budget...
08:29Il n'y a pas eu de suppression
08:29de postes durant...
08:31Oui, il y a un effondrement
08:32de la démographie aussi.
08:33C'est-à-dire que le nombre...
08:35Vous venez de nous dire à l'instant
08:35qu'il faudrait peut-être
08:36remplacer les professeurs manquants.
08:38Alors, peut-être plusieurs choses.
08:40Un, il y a beaucoup moins
08:43d'élèves par classe
08:44qu'il y en avait avant.
08:46Parce qu'il y a un effondrement
08:47de la démographie,
08:49c'est-à-dire qu'il y a moins d'élèves
08:50pour un nombre de professeurs
08:52qui, certes, en baisse,
08:54mais en baisse très légère.
08:55Ça, c'est le premier élément.
08:57Le deuxième élément,
08:58c'est que l'épreuve remplacée,
08:59c'est souvent pas
09:01pour des raisons de budget.
09:02C'est parce qu'il y a des professeurs
09:04qu'on n'arrive pas à recruter.
09:07Lorsque vous regardez
09:08la situation de la Seine-Saint-Denis,
09:10qui est probablement
09:10la situation la plus aiguë
09:12en la matière,
09:14les professeurs qui arrivent
09:15en Seine-Saint-Denis
09:16sont souvent des professeurs débutants,
09:18qui ont peu d'expérience,
09:20qui se trouvent face à des classes
09:22qui sont surchargées,
09:24et qui, dès qu'ils ont leur point
09:25d'ancienneté,
09:27partent de Seine-Saint-Denis
09:28pour se rapprocher de l'endroit
09:29d'où ils sont originaires.
09:32Et donc, vous avez un turnover
09:35au niveau des professeurs
09:36de la Seine-Saint-Denis
09:37qui est très élevé.
09:38Et vous n'arrivez pas
09:40à recruter des professeurs.
09:41Les professeurs,
09:42ils préfèrent enseigner
09:43au centre de Paris
09:44qu'en Seine-Saint-Denis,
09:44parce qu'on sait
09:45que c'est plus difficile.
09:46Ce qui appelle, en fait,
09:47une politique
09:48où on essaye
09:49de valoriser
09:51les professeurs
09:52qui sont prêts
09:53à prendre ce défi,
09:54qui ont plus de bouteilles,
09:56et probablement
09:57qu'il faut mieux les payer.
09:58Donc, la question
10:00n'est pas toujours
10:01la question des moyens,
10:02c'est la question
10:02de l'attractivité
10:03de la profession
10:04des professeurs.
10:04Et qui a augmenté
10:05les professeurs ?
10:06Quel est le ministre
10:07qui a augmenté
10:08les professeurs ?
10:09C'est Gabriel Attal.
10:10Et ce n'est pas
10:11l'épaisseur du trait,
10:11500 euros.
10:12Agnès Pannier-Runacher,
10:13passons justement
10:14à cette campagne électorale.
10:15Vous êtes co-responsable
10:16du programme
10:16avec deux,
10:17Gabriel Attal.
10:19Il a appelé
10:20à une grande coalition,
10:21une main tendue
10:22de Glucksmann
10:23à Retailleau
10:24qui fait flop pour le moment.
10:25Personne n'en répond.
10:26Mais en fait,
10:27il n'a pas changé
10:28de position,
10:28Gabriel Attal.
10:29Il fait le constat
10:30que si on veut
10:32avoir,
10:34si on veut
10:35que les Français
10:35se reconnaissent
10:37dans un candidat
10:38qui est pro-européen,
10:40qui porte les valeurs
10:41de progrès,
10:42qui porte les valeurs
10:43de ce qui est profondément
10:45la France,
10:46c'est-à-dire
10:46la Déclaration universelle
10:48des droits de l'homme,
10:48qui porte les valeurs
10:49de compétitivité,
10:51ça ne peut pas
10:51s'arrêter
10:52à la droite
10:54et le bloc central.
10:55Ce n'est pas vrai.
10:56Les chiffres nous le disent
10:57des sondages.
10:58Sauf que pour le moment,
10:59personne ne vous suit
11:00et personne n'accepte
11:01cette main tendue.
11:02Tout le monde sait très bien,
11:03et ça c'est les chiffres
11:04qu'ils disent,
11:04que si on veut gagner
11:05demain face
11:06au Rassemblement National,
11:08il faudra être capable
11:10de réunir
11:11des électeurs
11:12qui viennent
11:12de la droite modérée
11:14jusqu'à la gauche responsable.
11:15Mais il y a déjà
11:16Édouard Philippe
11:16dans l'offre actuellement.
11:17Ça c'est une évidence.
11:18Mais il y a déjà
11:19Édouard Philippe
11:19dans l'offre actuellement.
11:20Et ce que dit
11:20Gabriel Attal,
11:21ce n'est pas autre chose,
11:22c'est de dire
11:23ceux qui pensent
11:24qu'ils vont gagner
11:25avec des propositions
11:27qui sont d'une droite
11:29un peu élargie,
11:31ça ne fonctionnera pas.
11:32Les gens ne s'y reconnaîtront pas.
11:34Et il faut un projet.
11:36On ne gagne pas
11:36face au Rassemblement National
11:37et à LFI
11:39en disant juste
11:40halte aux extrêmes.
11:41Il faut un vrai projet
11:42à acquerner
11:43comme nous le portons.
11:44Mais il y a trop de monde
11:45dans le bloc central
11:46Agnès Pannu-Renaché.
11:47Est-ce qu'il faudra
11:47une primaire
11:48pour déterminer
11:48qui doit...
11:49En tout cas,
11:49nous,
11:50on n'a pas peur
11:50de la primaire.
11:51Voilà,
11:51on le dit très simplement.
11:52À un moment,
11:53il faut que les candidats
11:53se regroupent.
11:54Il ne faut pas
11:55qu'ils se regroupent
11:56par peur des extrêmes.
11:57Il faut qu'ils se regroupent
11:58sur un projet.
11:59Nous,
11:59on porte un projet
12:00qui est fort.
12:01Quand on avance
12:01au contraire
12:02de l'extrême droite
12:03et de l'extrême gauche
12:04qu'il ne faut pas
12:04détricoter l'Europe
12:05et qu'au contraire
12:06il faut la renforcer
12:07avec les Etats-Unis
12:08d'Europe,
12:09on porte un vrai projet.
12:11C'est peut-être clivant
12:12mais c'est une vraie avancée.
12:14Vous l'interrogerez ?
12:16Mais selon vous,
12:16est-ce qu'il a peur
12:17de cette primaire ?
12:18Je ne sais pas,
12:18il faut lui poser la question.
12:19Et d'autres pourraient
12:21faire partie de cette primaire ?
12:22Vous la voyez comment
12:23jusqu'à Bruno Retaillon ?
12:25J'ai toujours dit
12:25qu'il y a un vrai...
12:28Comment dire ?
12:29Qu'on partage
12:29des choses fondamentales
12:31de Xavier Bertrand
12:33grosso modo
12:34jusqu'à Raphaël Glucksmann.
12:35On est pro-européen
12:37mais pour une Europe
12:37qui est plus exigeante
12:38et plus protectrice...
12:39Sans Bruno Retaillon ?
12:40Si vous voulez,
12:41Bruno Retaillon,
12:43il est un peu curieux
12:44parce qu'il reprend
12:46les propositions
12:47du Rassemblement National
12:48et je trouve que ça met
12:49de la confusion
12:49dans le système.
12:50Quand il attaque
12:52les juges,
12:52quand il attaque
12:54la Constitution,
12:56quand il attaque
12:58les organisations
12:58non gouvernementales,
13:00on n'est pas forcément
13:01dans ce que nous nous portons
13:03quand il attaque l'Europe
13:04de la même façon.
13:05Donc autant il y a
13:06des électeurs
13:07et moi j'ai rencontre
13:08sur le terrain
13:08qui sont à droite
13:09et qui peuvent
13:10se reconnaître
13:11dans un projet
13:12où on remet l'Europe,
13:14une Europe puissance
13:15au centre du jeu,
13:16où on travaille
13:17pour améliorer
13:18la compétitivité du pays.
13:19Il ne va plus jusqu'à Bruno Retaillon,
13:20c'est ce que vous nous dites
13:21ce matin.
13:22Ce que je vous dis,
13:23c'est que nous,
13:24ce qui nous importe,
13:24c'est de rassembler
13:25les électeurs,
13:26c'est de rassembler
13:27les Français.
13:28Parlons du programme économique.
13:29On ne fait pas la petite politique
13:30avec M. Machin et tout,
13:31mais on ne s'alliera pas
13:33avec des gens
13:33qui disent le contraire de nous,
13:34ce n'est pas possible.
13:35Ça n'a pas de sens
13:36et les Français
13:37ne seront pas dupes
13:38d'une alliance
13:39de circonstances.
13:40Mais vous continuez
13:41de porter le bilan
13:42du macronisme,
13:43c'est aussi ça qui fait que...
13:44Alors, j'aimerais qu'on arrête
13:49c'est que le président Macron
13:51ne se représentera pas.
13:52Oui, mais on sort
13:52de 10 ans d'Emmanuel Macron.
13:54C'est un peu un mot valise
13:55qui correspond
13:56à une succession
13:57de coalitions.
13:58Aujourd'hui,
13:59la coalition au pouvoir,
14:00elle est essentiellement
14:01marquée par les Républicains.
14:02C'est une réalité.
14:04Les Français,
14:04lorsqu'on les entend...
14:05Et donc, moi,
14:05je ne me reconnais pas
14:06dans cette coalition
14:07qui est marquée,
14:08enfin, qui est aujourd'hui
14:09plutôt conduite
14:10par les Républicains.
14:12J'ai des points de désaccord
14:13assez majeurs
14:15avec le gouvernement.
14:17Et c'est d'ailleurs pour ça...
14:17Vous vous reconnaissez quand même
14:18dans l'héritage
14:20du macronisme ?
14:22Tout à fait.
14:22Moi, je reconnais
14:23tout le travail
14:24qu'on a fait
14:24lors du premier quinquennat
14:26avec des résultats objectifs.
14:27Création de 2,5 millions
14:30d'emplois.
14:31La recréation
14:32de dizaines de milliers
14:34d'emplois
14:34dans l'industrie.
14:35Le fait qu'on ait été
14:37et qu'on ait d'ailleurs
14:38encore,
14:39on verra cette année,
14:40le pays le plus attractif
14:42pour les investissements
14:43étrangers.
14:44Enfin, il y a quand même
14:44un certain nombre de choses
14:45qui ont été faites,
14:46y compris sur le champ du social.
14:48Mais pourquoi ça vous agace
14:49ce mot-valise
14:50d'héritage du macronisme ?
14:52Ça m'agace parce qu'en fait,
14:54depuis 2024,
14:55parce qu'en fait,
14:56depuis 2024,
14:57ce n'est plus le macronisme.
14:58Depuis 2024,
15:00les politiques qui sont menées
15:01ne correspondent pas
15:02à celles
15:03que nous prônions
15:04pour arriver
15:05au pouvoir
15:06et à celles
15:07que nous avons déployées.
15:08Depuis 2024,
15:09on ne parle plus
15:10de planification écologique.
15:11depuis 2024,
15:13la politique
15:14qui visait
15:15à travailler
15:16à fond
15:16pour réindustrialiser
15:18le pays,
15:18elle s'est un peu effacée.
15:20Le macronisme
15:20s'est arrêté en 2024,
15:21selon vous ?
15:22En tout cas,
15:23il y a eu une vraie rupture
15:24en 2024.
15:25C'est un fait
15:25qu'on constate tous.
15:27Et après,
15:27je vais être,
15:29il ne faut pas être
15:29mauvais joueur
15:30si vous voulez,
15:30le gouvernement
15:31est face à des défis.
15:32Parce qu'on vous dira
15:33de toute façon
15:33dans la campagne
15:34mais vous êtes
15:35l'héritage du macronisme.
15:36Quand il arrive,
15:37les Français vous le diront.
15:38Oui, vous savez,
15:39je suis beaucoup
15:39sur le terrain
15:40et je suis sur un terrain
15:41de ruralité
15:44dans le Pas-de-Calais
15:45où vous avez
15:4510 députés
15:46Rennes sur 12.
15:47Donc, je connais
15:47un peu tout ça
15:48et j'habite,
15:49j'habite Lens,
15:49donc j'habite dans un territoire
15:51qui n'est pas
15:51le plus privilégié
15:52de France.
15:53Donc, j'entends tout ça.
15:55Et moi, je le redis,
15:56j'ai démissionné
15:57du gouvernement.
15:58J'ai fait le choix
15:58de quitter ce gouvernement
16:00parce que je ne m'y reconnaissais pas.
16:01Et je ne me renvoie pas
16:03à la pierre.
16:03Je sais combien
16:04c'est difficile
16:04aujourd'hui de gouverner.
16:05Je suis consciente
16:06des efforts déployés
16:07par Sébastien Lecornu
16:08pour tenir les deux bouts
16:10de l'omelette
16:10et c'est extrêmement difficile
16:11et on l'aidera
16:12parce qu'on aime notre pays.
16:14Et donc, aujourd'hui,
16:15on n'est pas là
16:15pour mettre des bâtons
16:16dans les roues du gouvernement
16:17mais on a le droit
16:18d'avoir un peu
16:18de distance critique.
16:19Un mot du programme économique
16:21du Rassemblement National
16:22qui a été annoncé hier.
16:24Pourquoi ne se serait-il pas possible
16:26de baisser la contribution nette
16:27de la France
16:27à l'Union Européenne
16:28que le RN veut faire passer
16:30à...
16:31veut baisser, pardon,
16:32de presque 10 milliards ?
16:33Mais parce que
16:34la manière dont le formule
16:36le Rassemblement National
16:37c'est qu'en fait
16:38il veut
16:39les bénéfices
16:40de l'Union Européenne
16:42sans payer
16:42le prix de l'adhésion.
16:43Et ça n'existe nulle part.
16:45L'Union Européenne
16:46va vous rironer.
16:48L'Union Européenne
16:49vous apporte
16:509 milliards d'euros
16:50de politique agricole commune
16:53qui correspond
16:54à un élément énorme
16:57de revenu des agriculteurs.
16:58C'est que la France
16:59a versé 8 milliards
17:00de plus
17:00que ce qu'elle a reçu.
17:02Oui,
17:02mais sauf que le marché unique
17:06lui rapporte
17:06près de 140 milliards d'euros.
17:09Regardez ce qui s'est passé
17:12avec le Brexit.
17:13Le Brexit
17:14ça leur a coûté
17:15des dizaines de milliards d'euros.
17:17On ne parle pas de Brexit
17:18on parle de renégocier
17:19la contribution nette.
17:20Si on considère
17:22qu'il y a effectivement
17:24qu'on est en excédent
17:25de 8 milliards
17:26qu'on a perdu des milliards...
17:28Vous avez une assurance.
17:29Votre assureur vous dit
17:30ça coûte 100 euros.
17:31Vous venez
17:32vous le voir
17:33et vous lui dites
17:33non moi je vais payer 20 euros.
17:35Qu'est-ce qu'il vous répond ?
17:36Il vous répond
17:36écoutez,
17:37changez d'assureur.
17:38Donc ça ne se négocie pas ?
17:39Ça ne se négocie pas
17:41de la manière
17:42dont c'est écrit
17:42de manière un peu naïve
17:45par le Rassemblement National.
17:46C'est-à-dire
17:46je ne paye rien
17:47et j'ai tous les bénéfices.
17:49Si on a renégocié
17:51contrairement à ce qu'on dit
17:52nous on a obtenu
17:54des baisses
17:55de notre contribution
17:56à certains moments.
17:58On est allé discuter
17:59avec l'Union Européenne
18:00évidemment.
18:01On n'est pas idiots.
18:03Je veux dire
18:03il n'y a pas un pays
18:04qui aimerait
18:05payer plus
18:06que ce qu'il ne doit.
18:07Mais aujourd'hui
18:07ce que propose
18:08le Rassemblement National
18:09c'est de dire
18:10à son assureur
18:11pour reprendre cette image
18:13tu veux me faire payer 100 ?
18:15Non,
18:15je vais payer 10.
18:16Ça,
18:17ça ne tient pas la route.
18:18C'est un budget
18:19de pieds nickelés.
18:20Excusez-moi du propos.
18:22Moi je m'attendais
18:23si vous voulez
18:23avoir des mesures
18:24avec lesquelles
18:24j'aurais été pour
18:25ou contre
18:26pourquoi pas
18:27vous voyez.
18:28Il y a des mesures
18:28d'ailleurs
18:29qui me vont bien
18:30de la baisse
18:31des impôts de production
18:32je trouve que c'est
18:33une bonne mesure.
18:33Mais si je reviens
18:34au budget
18:35ce qui ressort
18:36d'ailleurs de l'analyse
18:37de tous les experts
18:38c'est que
18:38toutes les économies
18:40sont gonflées
18:41et toutes les dépenses
18:42sont sous-estimées.
18:43ce n'est pas sérieux
18:44on va en parler
18:45dans la deuxième partie
18:46je suis obligé
18:46de faire une petite pause
18:47vous êtes co-responsable
18:49du programme
18:49de Gabriel Attal
18:50dans la deuxième partie
18:51un auditeur
18:52vous interrogera
18:53sur les manques
18:53selon lui
18:54du programme
18:54de Gabriel Attal
18:55on aura l'actualité
18:56des réseaux sociaux
18:57et puis dans vos
18:58trois minutes
18:58pour convaincre
18:59vous avez choisi
19:00de nous parler
19:00du coût de l'électricité
19:01on reparlera quand même
19:02du programme économique
19:03du RN
19:04à tout de suite.
19:10Agnès Pannier-Runacher
19:11ancienne ministre
19:12co-responsable
19:13du programme
19:13de Gabriel Attal
19:14et notre invité
19:14dans un instant
19:16on va parler
19:17de vos trois minutes
19:18pour convaincre
19:19mais auparavant
19:19on n'avait pas
19:20tout à fait terminé
19:20sur le programme
19:21du Rassemblement National
19:23pourquoi partir du principe
19:24que certaines demandes
19:27certaines appréciations
19:29ne pourraient pas se faire
19:29je pense notamment
19:30aux économies
19:32sur les agences
19:32de l'État
19:33est-ce que ce n'est pas réaliste
19:34que dit le RN
19:35sur les agences de l'État
19:35et sur les économies ?
19:36Pour le coup
19:37sur les agences de l'État
19:38c'est surtout pas détaillé
19:40mais c'est vrai
19:41que les montants
19:42qui sont mis en avant
19:43laissent à penser
19:44que c'est quand même
19:44une suppression
19:45assez importante
19:46des agences de l'État
19:46alors les fameuses agences de l'État
19:48le gros des coûts
19:49c'est les universités
19:50donc on comprend mal
19:52comment c'est fait
19:53et comment on arrive
19:55à réconcilier les chiffres
19:56parce que j'imagine
19:57que le Rassemblement National
19:58n'a pas dans l'idée
19:59de supprimer les universités
20:00ou alors on aurait
20:01un vrai problème
20:02L'IFRA va par exemple
20:03réaliser une étude
20:03qui montre qu'on pourrait
20:04contenir à 100
20:05le nombre d'agences de l'État
20:06donc c'est qu'on peut les réduire
20:07je rappelle qu'il y en a 434 aujourd'hui
20:09Non, il y a 3000 agences de l'État
20:10Et 434
20:12plus 700 organismes divers
20:13d'administration centrale
20:14Mais en fait
20:15le sujet n'est pas là
20:16la question c'est
20:17est-ce que ça sert à quelque chose
20:18et est-ce que ça coûte plus cher
20:19ou moins cher
20:19que l'administration ?
20:20Et vous prenez
20:22une des agences de l'État
20:23qui est particulièrement
20:24mise en exergue
20:25qui est l'ADEME
20:26l'ADEME a fait l'objet
20:28de l'inspection
20:30de l'inspection générale des finances
20:32de rapports de la Cour des comptes
20:33qui disent
20:34moi je leur fais confiance
20:36que pour l'action qu'ils font
20:39ils ont fait des gains de productivité
20:41de plus de 25%
20:41et que si on réinternalisait
20:43ça coûterait plus cher
20:44donc moi j'écoute ça
20:45si vous voulez
20:46et en réalité
20:47l'ADEME
20:48on parle de 3 milliards d'euros
20:49en fait c'est 3 milliards d'euros
20:50d'argent
20:50qui soutiennent des projets
20:52des ménages
20:53des industriels
20:54et des collectivités locales
20:56mais les frais de fonctionnement
20:57c'est 125 millions d'euros
20:58donc c'est l'épaisseur du trait
20:59mais juste je vais vous donner un chiffre
21:02parce que je le trouve
21:02assez révélateur
21:04dans le budget
21:05le Rassemblement National
21:06dit on va faire 5 milliards d'économies
21:08sur la rénovation thermique
21:09formidable
21:09pourquoi pas
21:10c'est un choix politique
21:11je ne le partage pas
21:12mais pourquoi pas
21:13sauf que
21:14la rénovation thermique
21:15dans le budget
21:172025
21:17c'est 500 millions d'euros
21:19donc vous ne faites pas
21:205 milliards d'euros d'économies
21:21sur un budget
21:22qui coûte 500 millions d'euros
21:23dans le budget de l'Etat
21:24et ça
21:25c'est de l'incompétence
21:26ou c'est de la désinvolture
21:27et je prendrais plutôt
21:28la deuxième chose
21:29c'est à dire
21:30que c'est du foutage de gueule
21:31vis-à-vis des français
21:32restons sur la thématique
21:33de pouvoir d'achat
21:34votre carte blanche
21:34vos 3 minutes
21:35vous avez souhaité
21:36nous parler du coût du nucléaire
21:37aujourd'hui
21:39oui
21:39je parlais plutôt
21:41du coût de l'électricité
21:42aujourd'hui
21:43nous avons
21:44un coût de l'électricité
21:46qui est
21:47moins cher
21:48que celui de l'Allemagne
21:49et que celui de l'Italie
21:51parce que nous avons
21:52le bénéfice d'un nucléaire
21:53mais parce que nous avons
21:54aussi
21:54du renouvelable
21:56et nous avons
21:57des chiffres
21:58qui arrivent
21:59sur le nouveau nucléaire
22:00qui disent
22:00ce nouveau nucléaire
22:01pourrait coûter
22:02plus de 100 euros
22:03du mégawatt
22:03alors ça paraît technique
22:05mais si je vous dis
22:06que ça coûte
22:07deux fois plus
22:07que le nucléaire
22:08d'aujourd'hui
22:08là je pense que vous
22:10comprenez
22:10de quoi il est question
22:11et ce que nous voulons
22:13porter avec Gabriel Attal
22:14c'est une approche
22:15où on dit
22:16on ne va pas prendre
22:16pour argent comptant
22:18les nouveaux projets
22:21sur la production énergétique
22:23nous notre enjeu
22:24c'est d'avoir un nucléaire
22:26qui soit réellement compétitif
22:27il faut travailler à ça
22:29au moment où
22:30des opposants veulent
22:31soit sortir complètement
22:32du nucléaire
22:33ce qui est une bêtise absolue
22:35soit au contraire
22:36ne faire que du nucléaire
22:37qui coûterait deux fois plus cher
22:38que ce qui coûte aujourd'hui
22:39mais ça veut dire augmenter la production
22:40c'est ce que vous voulez ?
22:41ce qu'on dit c'est que
22:42un il faut prendre EDF
22:44entre cas d'yeux
22:44en demandant
22:45quels sont les moyens
22:47industriels
22:47et d'instruction des projets
22:49et de financement du projet
22:50pour avoir un prix
22:51qui ne soit pas à 100 euros
22:52et pour baisser ce prix
22:53et deux
22:54quelles sont
22:54les alternatives renouvelables
22:56les compléments renouvelables
22:58qui coûtent aujourd'hui
22:58moins cher
22:59parce que ce que je veux dire
23:00aujourd'hui
23:01c'est que
23:01en Allemagne
23:02le coût du photovoltaïque
23:05est inférieur
23:06au coût de notre nucléaire historique
23:08notre sujet
23:09avec Gabriel Attal
23:10c'est de produire plus
23:11c'est de produire plus rapidement
23:13et c'est de produire moins cher
23:14c'est possible
23:15et c'est sur ça
23:16qu'il faut se concentrer
23:17au lieu de se battre sur
23:18est-ce qu'il faut du nucléaire
23:19ou est-ce qu'il faut du renouvelable
23:20on passe à l'actualité des réseaux sociaux
23:22avec vous Benjamin Glaze
23:23Emmanuel Macron
23:24qui se retrouve accusé
23:25d'avoir tenu des propos racistes
23:27je ne sais pas si vous avez vu passer
23:28l'information
23:29Agnès Pannier-Runacher
23:30elle est à prendre
23:31bien évidemment avec des pincettes
23:32le président de la République
23:33n'a pas réagi
23:33pour le moment
23:34à ces accusations
23:35qui font suite à un article
23:36publié dans le journal
23:36L'Infiltré
23:37on y apprend que la campagne
23:39présidentielle de Gabriel Attal
23:40serait un sujet
23:40je cite
23:41de plaisanterie récurrent
23:42pour le chef de l'État
23:43et pour son entourage
23:44à ce titre
23:45Emmanuel Macron
23:45se serait notamment
23:46moqué de l'une des lieutenantes
23:48de son ancien Premier ministre
23:49vous la connaissez bien
23:50Prisca Tevenot
23:51députée
23:52ancienne porte-parole du gouvernement
23:53il l'aurait surnommée
23:54la Paki
23:55le journaliste
23:56rédacteur en chef de L'Infiltré
23:57Jules Torres
23:58en parlait encore hier
23:59sur CNews
23:59quand notamment
24:00Prisca Tevenot
24:01prend la parole
24:01dans des duplexes
24:02à la télévision
24:03il peut arriver
24:03qu'Emmanuel Macron
24:04utilise ce surnom
24:05surnom qu'on pourrait qualifier
24:07quand même de raciste
24:07parce que Mme Tevenot
24:09a des origines mahoriciennes
24:10mais elle est certainement
24:11pas pakistanaise
24:11elle est bien
24:12une députée française
24:14voilà c'est un fait
24:15qui dans la bouche
24:16d'un président de la République
24:17ne devrait pas dire ça
24:18je le disais
24:19Emmanuel Macron
24:19n'a pas réagi
24:20pour le moment
24:21il a réagi
24:21vis-à-vis de Prisca Tevenot
24:23d'abord ce terme
24:24est absolument abominable
24:25c'est du racisme
24:27de bas étage
24:29deuxièmement
24:29il a été très clairement
24:31dit par l'Elysée
24:32à Prisca Tevenot
24:33que jamais ce terme
24:34n'a été employé
24:35par le président de la République
24:36ni quiconque d'ailleurs
24:37à l'Elysée
24:38et troisièmement
24:39ça fait partie
24:40de ces infox
24:41que l'infiltré
24:42met dans l'atmosphère
24:44pour bordéliser
24:45la discussion
24:46personne n'est dupe
24:47ce racisme
24:48qui est décomplexé
24:50et qui entraîne
24:51d'envahir la sphère publique
24:52est inacceptable
24:53ce n'est pas la France
24:54ce n'est pas les droits de l'homme
24:56et ce n'est certainement
24:57pas ce que nous portons
24:57il ne se moque pas
24:58de Gabriel Attal
25:00de sa campagne
25:02on sait que les relations
25:03sont assez tendues
25:04désormais
25:05entre l'ancien Premier ministre
25:06et le président
25:06de la République
25:08est-ce que vous savez
25:09s'il y a des moqueries
25:11du côté du président
25:12aujourd'hui ?
25:13Écoutez
25:14moi je n'ai pas
25:15il est rancunier
25:16ou pas Emmanuel Macron ?
25:18je pense qu'aujourd'hui
25:20objectivement
25:21on a une guerre
25:22qui est aux portes
25:22de l'Europe
25:24en Ukraine
25:25on a des Ukrainiens
25:26qui tiennent
25:27la ligne de front
25:27vis-à-vis de la Russie
25:29et qui font la guerre
25:30pour nous je dirais
25:32parce que c'est un peu
25:32comme ça qu'il faut le regarder
25:33moi je préfère
25:34que ce soit les Ukrainiens
25:35qui tiennent la ligne de front
25:36que des Européens
25:37deuxièmement
25:38vous avez une crise majeure
25:40d'approvisionnement
25:41de pétrole
25:42et de gaz
25:43dans le monde
25:44troisièmement
25:44vous avez un président américain
25:46qui a créé
25:48des problèmes économiques
25:48on vous sent dans l'évitement
25:50Madame Pannier-Runacher
25:51la dissolution
25:52a contribué
25:53à quasiment
25:54flinguer l'économie française
25:55c'est Gabriel Attal
25:56qui l'a dit
25:57il est assez dur
25:58je ne sais pas en tout cas
25:59ce que vous en pensez
25:59avec Emmanuel Macron
26:01c'est pour ça que je vous demande
26:02s'il est rancunier ou pas
26:04Emmanuel Macron
26:04je pense que la dissolution
26:07il y a un avant
26:08et après dissolution
26:09et il faudrait être sourd
26:10et aveugle
26:10pour ne pas le dire
26:12ce qui flingue aujourd'hui
26:13l'économie française
26:14c'est quand même
26:15la situation du gaz
26:16et du pétrole
26:17au Moyen-Orient
26:19la guerre en Iran
26:19qui n'a pas été déclenchée
26:21par l'Europe
26:21qui a été déclenchée
26:22par M. Trump
26:23et on voit bien
26:24les difficultés
26:24de remettre le dentifrice
26:25dans le tube
26:26et c'est les décisions
26:28en matière de droits de douane
26:29de M. Trump
26:30donc à un moment
26:31il faut dézoomer
26:32Gabriel Attal
26:32a autre chose à faire
26:33mais Gabriel Attal
26:34et Emmanuel Macron
26:36ont autre chose à faire
26:37et ces petites polémiques
26:38sont terribles
26:40parce qu'elles nous détournent
26:41de l'essentiel
26:42alors c'est prêt
26:43on n'a pas besoin
26:44mais est-ce qu'ils ont inventé
26:45les termes ?
26:46ils ont inventé les termes ?
26:47je pense
26:48jamais
26:48pour le coup
26:49moi ça fait 20 ans
26:50que je connais Emmanuel Macron
26:51ce n'est pas son langage
26:54jamais il ne prononcerait
26:55un mot comme ça
26:55ça n'a pas de sens
26:56et il n'y a pas de moquerie
26:57de la part du président
26:58de la République
26:58vous en êtes certaine de ça ?
27:01Emmanuel Macron
27:02il peut avoir de l'humour
27:03il n'y a pas que l'infiltré
27:04qui le dit
27:04j'ai lu dans le canard enchaîné
27:05qui se moquait
27:06du fait qu'il n'y ait
27:07pas grand monde
27:08dans les bars
27:08et les restaurants
27:09lors de la tendance
27:10Gabriel Attal
27:10il y a deux choses
27:11il y a tenir des propos racistes
27:12et là l'infiltré
27:13se fait plaisir
27:14parce qu'il utilise son langage
27:16et il le met dans la bouche
27:17du bloc central
27:18ce qui est une façon aussi
27:19de décomplexer ce racisme
27:21et de justifier
27:22ce que fait
27:22le Rassemblement National
27:23je rappelle que
27:24M. Bardella
27:25a été pris
27:26la main dans le sac
27:27de propos antisémites
27:29qui sont caractérisés
27:30il les conteste ?
27:31certainement
27:32manifestement
27:32il a du mal
27:33à contester les preuves
27:34et c'est du journalisme
27:35et deuxièmement
27:36il y a le fait
27:37que dans tout collectif
27:40il peut avoir
27:40des plaisanteries
27:41les uns sur les autres
27:42enfin ça c'est
27:42d'un grand classique
27:43je pense qu'on ne découvre
27:44pas la lune
27:46merci Agnès Pannier-Runacher
27:48grand moment
27:48ce soir de télévision
27:49puisque Edouard Philippe
27:50sera l'invité
27:51de France Télévisions
27:51vous allez regarder ?
27:53ça dépend
27:54c'est ce que j'ai ce soir
27:55je pense que je suis retenue
27:57mais bien entendu
27:58moi je suis
27:59les déclarations
28:00je suis les déclarations
28:02des différents candidats
28:04sur
28:05qu'il s'agisse
28:06de
28:07encore une fois
28:09Xavier Bertrand
28:09Edouard Philippe
28:10Raphaël Glucksmann
28:11je trouve que
28:12il faut écouter
28:14ce que les autres
28:14ont à proposer
28:15merci Agnès Pannier-Runacher
28:17d'avoir été
28:18notre invité
28:19ce matin
28:20je rappelle que
28:21vous êtes co-responsable
28:22du programme
28:23de Gabriel Attal