- il y a 8 minutes
Judith Beller reçoit Sofia Essaïdi, comédienne et chanteuse, et Arnaud Larher, pâtissier d’exception et Meilleur Ouvrier de France qui bouscule Pâques avec ses créations rock en chocolat.
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PersonnesTranscription
00:01Sud Radio, c'est excellent, Judith Bélaire.
00:04Bonsoir, bonsoir, vous êtes sur Sud Radio et comme chaque dimanche, c'est excellent tout simplement.
00:09Elle s'est imposée au grand public dans la Star Academy et puis depuis elle n'a cessé de nous
00:13surprendre.
00:14La comédienne et chanteuse, Sophia Essayedi s'impose dans nos petits écrans avec des rôles de plus en plus forts.
00:20Bienvenue Sophia.
00:21Merci.
00:21Avec plaisir.
00:22Vous êtes à l'affiche de Intraçable, c'est la nouvelle série événements de prime vidéo, ça sort le 17
00:27avril.
00:27C'est créé par Ami Cohen et Raphaël Meyer, les réalisateurs c'est Louis Farge et Luc Valpotte.
00:33C'est un thriller haletant et vous interprétez un rôle sous tension.
00:36Il faut dire que ça vous va bien en fait.
00:39J'aime bien, ça vous va très très bien.
00:41En tout cas ça marche, c'est gentil.
00:44C'est un artisan d'exception, meilleur ouvrier de France qui transforme le chocolat en véritable terrain de création.
00:50Le pâtissier chocolatier Arnaud Larère développe depuis des années une pâtisserie à la fois technique et inspirée.
00:56Arnaud, bienvenue.
00:57Merci.
00:57Avec plaisir.
00:58Bonjour.
00:59Alors pour Pâques 2026, vous cassez les codes une fois de plus.
01:02Vous faites entrer le rock dans vos vitrines avec deux créations surprenantes et gourmandes, Ringo et Edge.
01:06On peut les croquer de musiciens carrément.
01:08C'est des musiciens qu'on croque chez vous.
01:09Exactement.
01:10Voilà.
01:10Moi ça me donne envie de manger du rock en fait.
01:13Bah voilà.
01:14Voilà, un peu bravo.
01:15Un peu de plaisir, un peu de musique, ça va bien ensemble.
01:19Exactement.
01:19Voilà, vous l'aurez compris, de l'excellence à tous les niveaux.
01:22C'est excellent sur Sud Radio.
01:23Bienvenue chez vous.
01:24Bravo.
01:26Allez, on vous écoute un peu.
01:29Quelqu'un nous veut du mal.
01:30Mila qui est mon ordinateur, mon téléphone, ma voiture.
01:34Je sais pas qui c'est.
01:38On doit rester invisible.
01:41Julia Conforti, 40 ans, mère célibataire.
01:44En apparence, c'est Madame Tout-le-Monde.
01:46Te voilà.
01:48En réalité, c'est une femme déterminée, potentiellement dangereuse.
01:51Si je suis là, c'est juste pour vous aider.
01:55Vous voulez vraiment m'aider ?
01:58Rouvrez l'enquête sur la mort de David Becker.
02:00Quelle enquête ?
02:01C'est un accident ?
02:02Non.
02:03La bande originale de Intra-Sable, la nouvelle série, événement de Prime Vidéo.
02:08C'est le 17 avril.
02:09C'est créé par Ami Cohen et Raphaël Meyer.
02:11Les réalisateurs, c'est Louis Farge et Luc Valpott.
02:13Et c'est avec vous, Sophia Essayedi ?
02:15J'ai eu cette chance-là.
02:16Vraiment, ce rôle, c'est un cadeau.
02:18Ça donne envie.
02:19Je fais un petit pitch, quand même, que les gens sachent de quoi ça parle.
02:21Intra-Sable, c'est l'histoire de Julia.
02:22C'est une femme qui tente de se reconstruire, en fait, après la mort de son mari.
02:25Jusqu'ici, tout va bien, j'ai envie de dire.
02:26Et puis, tout d'un coup, un jour, il y a un détail oublié qui refait sur face.
02:30C'est ça, un truc qu'elle a complètement zappé.
02:33Elle a mis un mouchoir dessus.
02:34Et puis, ça se passe quand elle reconnaît un inconnu qui est lié à l'accident.
02:38Et là, tout bascule.
02:39Il y a un hacker qui la traque, qui la surveille, qui cherchait à la faire taire.
02:42Et pour survivre, elle n'a plus de choix.
02:45Autre choix que de disparaître, en fait, avec son fils.
02:48Plus de téléphone, plus de carte bancaire, plus d'identité numérique.
02:51Ah ouais.
02:52Bah dis donc.
02:53Ça paraît surréaliste.
02:54Ça fait bizarre.
02:55Oui, c'est compliqué.
02:56Mais c'est pour ça que c'est intéressant, ce sujet.
02:59Qu'est-ce qui se passe quand, d'un coup, la technologie hyper présente partout se retourne contre vous ?
03:05Comment on fait pour s'en sortir et pour se protéger et protéger ceux qu'on aime ?
03:09Ça a l'air allotant encore.
03:10Ça donne envie.
03:11Vous aimez pas ce genre de style, vous ?
03:13Moi, j'aime bien le regarder.
03:14Donc, forcément, j'aime bien le faire.
03:16Et puis, surtout, quand c'est bien fait comme ça, j'ai eu la chance d'avoir de merveilleuses équipes
03:21et d'avoir un résultat d'une grande qualité dont je suis très fière.
03:25On a hâte de voir ça.
03:26En fait, c'est intéressant parce que c'est la peur moderne ultime.
03:29Le fait de disparaître pour survivre dans un monde qui refuse totalement qu'on échappe au radar,
03:33c'est vrai que c'est un sujet...
03:34C'est la peur ultime pour tout le monde.
03:35C'est-à-dire, tout d'un coup, disparaître.
03:36C'est un grand sujet d'actualité, oui.
03:38Et on se rend compte à quel point...
03:39Enfin, je me suis rendu compte, re-rendu compte à quel point c'est difficile.
03:42À quel point c'est presque impossible.
03:44C'est une mission impossible.
03:45Parce qu'en fait, aujourd'hui, perdre son identité numérique, c'est complètement cesser d'exister quelque part aussi.
03:49Complètement.
03:50Pour se déconnecter, aujourd'hui, ça paraît impossible.
03:55Et ça nous fait réfléchir à notre rapport à cette technologie qui nous ouvre le monde,
03:59qui nous protège, mais qui nous enferme complètement aussi, en fait.
04:02C'est un des sujets du film.
04:04Et bien sûr, ça vous remet face à la réalité dans laquelle on vit.
04:10Alors, il y a aussi ce rapport à la mémoire qui est intéressant.
04:13C'est-à-dire le déclencheur qui fait que tout d'un coup, Julia, elle se souvient.
04:16Il y a ce souvenir qui revient.
04:18Et qui va l'emmener à mener une enquête sur elle-même,
04:20qui en fait, est une enquête qui va la pousser à se mettre en danger aussi.
04:26Oui, mais c'est les mécanismes du déni.
04:29Elle a vécu un drame tellement traumatisant que le cerveau, à ce moment-là, se protège.
04:34On oublie certaines choses.
04:36Et puis, il faut un élément déclencheur comme ça pour que tout se remette en place.
04:40Et c'est aussi de ça que ça parle.
04:43C'est des choses qui peuvent arriver à n'importe qui, en fait, aussi.
04:45C'est ça qui est intéressant.
04:46Ça nous touche tous.
04:47Ah bah oui, oui.
04:47C'est un fonctionnement qu'on connaît très, très bien dans n'importe quelle situation, bien sûr.
04:53Et alors, il y a aussi cette fuite avec le fils.
04:55C'est une question qu'on peut se poser.
04:57Jusqu'où on est prêt à aller pour son enfant, en fait ?
04:59Ah oui ? Ah bah ça raconte complètement ça.
05:02C'est une femme qui est bloquée dans sa condition de victime, dans sa douleur,
05:08qui, sept ans après, n'arrive toujours pas à vivre.
05:11Elle est en survie.
05:11Elle n'arrive pas à connecter avec son fils.
05:13Elle n'arrive pas à élever son fils.
05:15Et en plus, elle porte la culpabilité de ne pas réussir.
05:17Donc ça, j'ai trouvé très intéressant d'aller raconter ça.
05:19Aujourd'hui, on a quand même pas mal de pression en tant que parents.
05:21Il faut qu'on soit parfait, tout le temps, partout.
05:23J'ai trouvé vachement bien d'aller raconter, au départ, une femme qui n'y arrive pas.
05:28Et c'est OK.
05:29On a le droit de ne pas réussir.
05:30Ce qui est important, c'est de se dire que quand il y a de l'amour, profondément,
05:33on y arrive toujours.
05:35Et c'est ce qui va se passer.
05:36Elle va par amour pour son fils, par besoin de le sauver impérativement.
05:41Elle va faire un chemin vers elle et forcément, du coup, un chemin vers son fils.
05:45Quand vous abordez un rôle comme ça, vous vous appuyez forcément sur vous-même, Sophia.
05:49Moi, je m'appuie toujours sur moi pour les films,
05:52parce que j'ai un besoin de sincérité, d'être sincère.
05:55Donc, j'ai besoin d'aller retrouver des choses qui me sont personnelles, qui me sont propres.
06:01Mais après, de les adapter, bien sûr, toujours.
06:03Mais je fais toujours un vrai travail d'introspection d'abord.
06:07C'est peut-être pour ça aussi que je choisis certains...
06:09Enfin, les projets que je choisis, même des thrillers.
06:12C'est parce qu'à l'intérieur, je sais que j'ai quelque chose
06:14que je vais pouvoir aller revisiter de moi ou aller régler devant la caméra.
06:20C'est une grande thérapie.
06:21C'est la méthode d'acteur studio, un petit peu.
06:24C'est comme ça que vous avez appris à jouer, en fait.
06:27Je travaille tout le temps.
06:28Je pense que j'ai encore tellement de choses à apprendre.
06:30J'ai un coach avec lequel je travaille depuis des années.
06:33Peut-être pour venir combler le fait de ne pas avoir fait d'école.
06:35J'ai toujours eu ce complexe de ne pas avoir fait d'école de théâtre.
06:40Et du coup, depuis presque 10-15 ans,
06:42j'ai ce coach qui me fait travailler à chaque fois.
06:45Et on utilise les films et les projets à chaque fois
06:48pour aller un petit peu plus loin,
06:50pour toujours avoir une dimension un peu plus profonde
06:52et un peu plus intéressante et un peu plus personnelle.
06:56Et d'aller réellement raconter les choses que j'ai envie de raconter,
06:59les choses qui m'importent, les choses que je trouve importantes.
07:02C'est très souvent autour de la psychologie de l'humain
07:04et de la complexité de l'humain, j'avoue.
07:06Je me retrouve tout le temps à aller raconter ça
07:08parce que ça me passionne.
07:10Pourquoi on est qui on est ?
07:12Pourquoi on est devenu qui on est ?
07:14Et j'utilise à chaque fois les rôles pour aller raconter ça.
07:19Mais le fait que vous n'ayez pas fait une école
07:20et que vous ne soyez pas dans un chemin académique,
07:23finalement, ça fait que vous jouez physiquement.
07:25La peur que vous nous faites ressentir quand on vous regarde,
07:28les sentiments que vous faites passer,
07:30vous les faites ressentir corporellement
07:31parce que c'est un peu comme ça que vous les abordez aussi.
07:33Parce que je les vis.
07:36C'est un métier, quand on l'aborde comme ça,
07:38qui peut être très fatigant.
07:39C'est un peu dangereux aussi.
07:41C'est pour ça qu'avec le temps et l'expérience,
07:42j'ai encore plein de choses à apprendre
07:44et que j'apprends à chaque fois un peu plus,
07:45c'est qu'il faut réussir aussi à se protéger de temps en temps.
07:48Moi, les premières années, je ne me protégeais de rien.
07:51Je voulais tellement tout ressentir pour de vrai
07:54que je pouvais me faire mal, très mal.
07:56Je pourrais le faire encore,
07:57mais peut-être qu'avec le temps, la maturité, l'expérience,
08:01on apprend qu'on peut le faire aussi,
08:02mais en se protégeant quand même un petit peu.
08:04En faisant un peu attention à soi.
08:06C'est des rôles qui vous ont construites aussi.
08:09Et du coup, est-ce que vous les avez choisis
08:11parce qu'ils vous ressemblent déjà, quelque part ?
08:13Je les ai choisis parce qu'où ils me ressemblent,
08:16ils ressemblent à quelqu'un que j'ai été.
08:20Parce qu'on évolue tous.
08:22Et puis surtout quand on fait un travail personnel.
08:23Moi, je fais un travail depuis 15 ans sur moi.
08:25Et donc forcément, je passe mon temps à évoluer.
08:29Et très souvent, ça me plaît d'aller revisiter quelqu'un que j'ai été.
08:34Et dans ce film-là, je le fais aussi.
08:36Je le fais et ça, c'est sympa.
08:37Et après, ça me permet aussi des fois d'apprendre des choses sur moi.
08:42Puisque je passe mon temps à me poser des questions.
08:44C'est ça que j'aime le plus.
08:45C'est tout le travail en amont.
08:46C'est toutes les questions que je vais me poser.
08:49à chaque fois, est-ce que je ne vais pas évoluer justement sur ce point ?
08:52Moi, j'ai fait un film qui m'a fait évoluer dans ma manière de penser
08:55par rapport au thème qui était abordé.
08:57Où d'un coup, j'ai compris, j'ai vu des limitations que j'avais,
09:01des raccourcis que je faisais.
09:03Et ça m'a fait énormément de bien.
09:05J'ai eu l'impression de grandir réellement.
09:07Et je pense que c'est un peu ça à chaque fois que je fais un film.
09:11Et des fois, je viens régler des choses.
09:12Des fois, c'est un peu de la psychanalyse gratuite.
09:16Je viens de donner.
09:17C'est pratique.
09:17C'est un métier formidable, j'arrête pas de le dire.
09:19On a beaucoup de chance quand même par rapport à d'autres métiers
09:22où quand on a une douleur...
09:23Surtout, vous jouez, j'ai envie de dire.
09:25C'est ça, votre métier.
09:26Oui, en plus.
09:28Vous aussi, vous jouez un peu à Arnaud Larère, finalement.
09:30Parce que quand on est passionné par son métier,
09:32en fait, on ne travaille pas quelque part.
09:35Je confirme, on ne travaille pas.
09:37C'est ça.
09:38Quand c'est de la passion.
09:40Alors, il y a un autre lien intéressant entre vous deux.
09:42C'est que vous, vous faites...
09:44En ressentant, vous nous faites ressentir, Sophia,
09:46et vous créez de l'émotion.
09:48Vous, Arnaud, vous créez du désir
09:50et vous provoquez une expérience gustative
09:51qui est une expérience immersive, en fait.
09:53Parce que quand on a un goût qui nous vient,
09:55ça peut aussi être une madeleine de Proust.
09:57Enfin voilà, ça peut prendre diverses formes
09:59qui nous ramènent aux souvenirs.
10:01Exactement.
10:02C'est de provoquer une émotion,
10:04que ce soit sur une madeleine,
10:06comme je dis, une gaufre, une crêpe,
10:07des premières choses qu'on a goûtées quand on était enfant.
10:11Et après, c'est pareil,
10:12que ce soit des desserts techniques
10:13ou des gourmandises chocolatées.
10:17Voilà.
10:17Le mot, c'est émotion.
10:19Voilà.
10:19Créer une émotion pour qu'on ait juste envie
10:21de remettre un petit coup de cuillère.
10:22Alors, je sais que vous avez vu, Sophia,
10:24notamment dans Overdose.
10:25On sait, je vous ai posé la question en rantenne tout à l'heure.
10:28Quelle émotion elle provoque chez vous
10:29quand vous la regardez ?
10:31J'ai envie de savoir.
10:32C'est dur, ça, comme question.
10:33On se connaît depuis sa mémile.
10:35C'est excellent.
10:38Vous répondez ce que vous voulez,
10:39vous n'êtes pas obligés de répondre non plus.
10:40Vous ne pouvez pas répondre.
10:41Je vous mets à l'aise.
10:43Je suis très content de la rencontrer.
10:44Non, mais c'est des bons films, surtout.
10:46C'est ça que j'ai envie de dire,
10:47c'est que ça fonctionne.
10:48Ça fonctionne et c'est...
10:49C'est incarné, quoi.
10:51Ce que je vois surtout, là, c'est vrai.
10:55C'est ça ?
10:55C'est le plus dur pour un acteur.
10:56C'est vraiment de transcender, je pense, le personnage.
11:00Et là, on a vraiment l'impression que c'est sa vie.
11:03Complètement.
11:04Voilà.
11:04On se connaît bien, finalement.
11:06Voilà.
11:07C'est toute la magie de la radio.
11:09Il y a un autre truc qui fonctionne,
11:10c'est que vous avez un visage qui porte très bien la tension.
11:12Alors qu'en fait, vous venez un petit peu d'un...
11:14On en parlera tout à l'heure de la Starak et tout.
11:16C'est quand même pas du tout la même ambiance.
11:18Et finalement, la tension de narrative...
11:21Ça défouraille partout, excusez-moi le terme.
11:23Ça tire souvent dans les films où vous jouez.
11:25Vous jouez des femmes fortes, puissantes, comme ça,
11:27avec une espèce de tension sur le visage
11:28qui est assez impressionnante, quoi.
11:30C'est un truc que vous incarnez.
11:32Mais du coup, vous allez chercher où, ça ?
11:35Ça dépend, parce que chaque film est différent.
11:38Et même s'il y a un thème qui peut être le même,
11:41c'est quelque chose d'autre qu'on raconte.
11:43C'est un trajet.
11:43Moi, c'est toujours des trajets que je raconte,
11:45des chemins.
11:46Et c'est à chaque fois différent.
11:47Mais après, je suis assez intense dans la vie aussi.
11:52D'accord, c'était ça ma question.
11:53J'aime, j'aime très fort.
11:55Et voilà, j'ai un gros moteur.
11:57Donc ça, c'est vrai que je l'utilise assez souvent
12:00dans mes films.
12:01Bravo.
12:02Allez, restez avec nous sur Sud Radio.
12:04C'est excellent.
12:05Reviens juste après la pause
12:06avec l'actrice Sophia Issaidi
12:08et puis le pâtissier chocolatier.
12:10Meilleur ouvrier de France.
12:10Attention Arnaud Larère.
12:12À tout de suite.
12:17Merci de votre fidélité à cet excellent sur Sud Radio.
12:20Avec moi, l'actrice et chanteuse Sophia Issaidi
12:23qui est à l'affiche de Intra Sable.
12:25Nouveau thriller de prême vidéo
12:27qui est disponible le 17 avril.
12:29Créé par Ami Cohen, Raphaël Meyer,
12:31réalisé par Louis Farge et Luc Valpotte.
12:34À ses côtés, l'artisan pâtissier d'exception,
12:37d'excellence, Meilleur ouvrier de France,
12:39Arnaud Larère,
12:40qui aime bien bousculer les codes.
12:41Notamment pour Pâques, l'avenir 2026, Arnaud.
12:43Vous aimez bien bousculer les codes ?
12:45Ça me permet de rester en éveil.
12:46D'accord.
12:47On m'a toujours appris,
12:48il ne fallait pas s'endormir.
12:49Oui.
12:51Qu'est-ce qui vous a appris ça ?
12:53Mon maître d'apprentissage.
12:55Oui, parce que vous avez été apprenti très tôt, vous.
12:58Je crois que vous avez commencé...
12:59Oui, il y a 15 ans.
13:00Oui, c'est ça.
13:01Vous étiez déjà défini dans votre route, Arnaud.
13:03C'était clair.
13:05J'ai toujours préféré le sucré au salé.
13:07Pourquoi ?
13:08C'est une bonne question.
13:09Vous le savez ou pas ?
13:10Non, c'est une attirance.
13:11C'est quelque chose qui m'a toujours intrigué.
13:14Je voulais essayer de comprendre, mélanger des produits, l'alchimie, le résultat, le partage.
13:19Enfin, c'est...
13:20C'est vrai que ça fait toujours plaisir quand on vous offre quelque chose de sucré.
13:24On vous est sûr de ne pas vous tromper quand vous arrivez avec un truc sympa,
13:27genre des chocolats qu'il y a sur la table.
13:29Ou des macarons, ou une belle pâtisserie.
13:32Oui, et puis c'est vrai qu'on voit aussi les clients dans les boutiques avec leurs enfants qui...
13:36À Pâques, c'est presque un magasin de jouets.
13:39Donc, ils sont là...
13:40Ah, je veux ça, je veux ça !
13:41Ils regardent partout et comment ils ont fait ça et tout.
13:45Je trouve ça génial.
13:46Voilà, c'est pour ça que...
13:47Touchez pas trop votre micro, Arnaud.
13:48Très bien.
13:49S'il vous plaît.
13:51Alors, ce qui est intéressant, Arnaud, c'est que du coup, vous transformez le chocolat, vous.
13:55C'est un terrain de création pour vous, quoi.
13:57Pour pas que vous faites entrer le rock dans les vitrines, vous avez fait des créations surprenantes.
14:03Vous avez mis Ringo et Edge, deux musiciens, donc le batteur et le guitariste, entièrement en chocolat.
14:08Du coup, on croque du rock chez vous.
14:10Voilà, cette année, c'est à force d'aller dans les festivals, je crois que ça va...
14:14Alors, c'était ça ma question.
14:15Vous êtes amateur de rock, du coup, Arnaud.
14:17Ouais.
14:18Qui n'est pas ?
14:19Bah, il y a des gens qui aiment...
14:20Ah, je crois que tout le monde n'aime pas tout.
14:22Si, si, je...
14:23Qu'est-ce que...
14:24Pourquoi Ringo et pourquoi Edge, alors ?
14:26Déjà, on peut peut-être dire qui c'est.
14:28Allez-y, dites aux auditeurs.
14:30Mais tout le monde les connaît.
14:31Non, je pense pas.
14:33Alors, Edge, c'est le...
14:36C'est le guitariste de Bono, enfin, de U2, pardon.
14:40Et après, Ringo, c'est les Rolling Stones.
14:43Voilà.
14:44Alors, Ringo, il est ludique, accessible.
14:46Il est horrible, il est chocolat au lait.
14:48Pourquoi il est chocolat au lait, Ringo ?
14:50Parce qu'il faut mélanger le chocolat noir, le chocolat lait.
14:55Il faut que tout le monde les trouve.
14:57Oui, mais bon, Ringo, on ne s'attendait pas à ce qu'il soit au lait.
14:59Parce que Edge, il est en chocolat noir, 70%.
15:02Il est affirmé et tout.
15:03Pourquoi il est plus affirmé, Edge, que Ringo, dans votre tête, c'est ça ?
15:08Non, mais bon, il faut en discuter.
15:09Ouais, ouais, on va faire une thérapie de groupe.
15:13Non, non, c'est aussi, chacun a ses critères.
15:16Il y en a qui vaut aussi juste des sujets en chocolat au lait ou chocolat noir.
15:19Donc, on essaye de faire un plaisir un peu à tout le monde.
15:22D'accord.
15:23Et alors, en fait, quand vous vendez du chocolat, vous racontez une histoire, quelque part.
15:27Parce que c'est ce qu'on a dans la bouche, que vous, vous avez créé.
15:30Et puis, tout ce que vous faites autour.
15:31Parce qu'en fait, c'est quand même des personnages que vous sculptez, en fait.
15:34Oui, on commence presque un an à l'avance.
15:37Ah oui ?
15:38Ah oui, oui.
15:39Tous les ans, là, vous êtes déjà en train de travailler pack prochain, quoi.
15:42C'est ça, en fait, un an noir noir ?
15:42On commence à prendre le papier, le crayon, à faire les petits dessins, les petites idées.
15:47Ah, c'est comme des collections, en fait.
15:49Oui, et puis après, il y a plein de pièces, un peu comme...
15:51C'est comme des Legos.
15:52Après, on met toutes les pièces, il faut les assembler, il faut que ça tienne.
15:56Il faut que ça soit ludique, sympa.
15:59Donc, des fois, on avance, des fois, il faut laisser reposer un peu ses idées,
16:04revenir dessus le mois d'après.
16:07Donc, ça ne sort pas comme ça.
16:08Et vous, vous êtes quel chocolat, Arnaud, alors ?
16:10Chocolat au lit ou chocolat noir ?
16:12Alors, j'ai envie de dire, le matin jusqu'à midi, chocolat noir.
16:17La période chocolat lait, c'est plutôt vers 15-16 heures.
16:20Ah, j'aurais dit l'inverse, moi.
16:22Et vous, Sophia, vous êtes quoi ?
16:23Ah, moi, je suis team chocolat noir.
16:24Oui, moi aussi, j'ai envie.
16:25Moi, c'est quand il faut booster, là.
16:27Ah, c'est goûté, quoi ?
16:29Oui, parce qu'on est debout depuis 6 heures.
16:32Je crois qu'on ne parle pas de chocolat blanc, ce n'est pas du chocolat.
16:34C'est vrai, ce n'est pas du chocolat blanc.
16:35C'est quoi, le chocolat blanc ?
16:37Oui, c'est vrai.
16:38On l'appelle chocolat blanc parce que c'est plus facile.
16:40Le galac.
16:41On mangeait quand on était petit.
16:43Ne dites pas ça, moi.
16:44Pardon, par quelle offence.
16:44Pardon, j'ai cité une marque, excusez-moi.
16:47On va dire Lindt et puis Côte d'Or.
16:49Voilà, hop, c'est réglé.
16:51Alors, allez-y.
16:52Le chocolat blanc, c'est un mélange de beurre de cacao et de la poudre de lait.
16:56C'est pour ça que ce n'est pas bon.
17:00Pardon ?
17:00C'est pour ça que ça divise toujours le chocolat blanc.
17:03Oui, mais il y a aussi des chocolats blancs aujourd'hui qui ont fait beaucoup moins sucré qu'avant
17:07et qui peuvent servir en support.
17:10Vous le travaillez, vous, non ?
17:13Même souvent dans les macarons, on l'utilise beaucoup.
17:15D'accord.
17:16Parce que c'est plus léger peut-être, non ?
17:17Oui, puis ça met une texture aussi beaucoup plus fondante et il y a une meilleure tenue.
17:22D'accord.
17:23Alors, ce qui est intéressant chez vous, c'est que c'est comme la manière de vous présenter.
17:26Vous êtes, en fait, vous incarnez vraiment l'excellence à la française.
17:29Parce que Meilleur Ouvrier de France, ce n'est pas n'importe quoi, comme la belle.
17:32C'est beaucoup de boulot, c'est beaucoup d'investissement, c'est l'art du détail.
17:36Qu'est-ce que c'est l'excellence à la française pour voir nos l'arrêt ?
17:39Pourquoi mes questions vous font rigoler ?
17:43Allez-y, lâchez-vous !
17:45Non, mais c'est vrai, l'excellence, c'est comme un compétiteur.
17:48C'est comme, j'ai toujours dit, c'est comme un sportif.
17:50Ce n'est pas de faire un 100 mètres en moins de 10 secondes, c'est plutôt un travail de
17:55marathon,
17:55une petite foulée, et tout le temps être curieux, tout le temps aller chercher,
18:01voir un peu ce qui se passe autour de soi.
18:03Voilà, c'est un travail de...
18:04C'est de la curiosité beaucoup, quoi.
18:06Voilà, beaucoup de curiosité, et puis après essayer de comprendre les choses,
18:09et puis après trouver son chemin aussi, être différent des autres, proposer des choses
18:13que les autres ne font pas.
18:14Qu'est-ce que vous faites que les autres y font peur à nous ?
18:16Les rockeurs en chocolat.
18:20Il est beau, il est bon.
18:21Je l'ai vu bien.
18:23Non, mais c'est avoir aussi son univers, avec aussi des produits, on a tous des produits
18:27qu'on aime plus que d'autres, donc on aime bien les travailler, les mettre en avant.
18:33Après, moi je pense que le meilleur ouvrier de France, c'est aussi la finesse dans le travail,
18:39c'est que ça soit aussi subtil, élégant, gourmand, mais aussi bien pensé, la coupe est nette.
18:46Enfin, on laisse pas de... on laisse peut-être de...
18:51Mais il n'y a pas de hasard, quoi.
18:52Voilà, tout est pensé jusqu'au bout.
18:53Si vous travaillez un an avant vos personnages de Pâques, c'est sûr qu'il n'y a pas de
18:55hasard chez vous.
18:56Non, mais c'est ça, c'est juste qu'on pense à tout, on va peut-être plus loin que
19:00certains,
19:01parce qu'on est un peu...
19:04Obsessionnel ?
19:06Oui !
19:08Ma femme avait...
19:09Oui, oui, oui, c'est ça.
19:11Mais je pense que voilà, c'est aussi, c'est aimer le goût de l'effort, et voilà, se surpasser.
19:18Bien sûr.
19:19Alors vous faites de la pâtisserie, vous faites des chocolats, des macarons, de l'épicerie aussi,
19:23des petits gâteaux, des petites choses comme ça, très sympas, qu'on peut acheter chez vous.
19:27Oui, exactement.
19:28Et puis des glaces.
19:29Oui.
19:30C'est complet en fait, ça doit être complet chez vous aussi, ce que vous proposez comme saveur.
19:34Oui, parce que moi, j'adore les challenges, donc je me suis dit à partir du moment...
19:38Vous n'allez pas être monoproduit, quoi ?
19:41Ça, c'est pas possible, ça ?
19:42Non.
19:42Non.
19:43Parce que, justement, il faut que ça soit...
19:45C'est comme si un acteur faisait toujours...
19:47Bah, c'est ça.
19:48...le même film.
19:49Voilà, il veut des nouveaux challenges.
19:51Et alors, moi j'aime bien aller dans le monde des macarons, quand je vois que j'ai fait
19:54deux, trois nouveautés, hop, j'ai dans le monde du chocolat, je vais faire mes petites
19:57barres chocolatées, mes guimauves.
20:00Voilà, il y a aussi les clients qui nous demandent des choses sur mesure.
20:04Par exemple, c'est quoi le truc le plus fou qu'on vous a demandé, Annala ?
20:07Le plus fou...
20:08Qui vous vient comme ça, là ?
20:09J'ai fait une tour Eiffel, en chocolat.
20:11Genre grande, grande ?
20:12Grande, grande, 1m50.
20:14Ah ouais, quand même pas mal, ouais.
20:15Ah ouais, ça c'est un sacré boulot, ça vous prend combien de temps à faire un truc
20:18comme ça ?
20:18Ah, j'ai mis...
20:19Ouais, trois mois.
20:21Voilà.
20:21Vous, vous vous nommez vous-même explorateur du goût et architecte des saveurs, je trouve
20:25ça génial.
20:26Bah oui, parce que...
20:28Alors, tout le monde parle du goût.
20:30C'est évident pour moi, c'est l'ADN du pâtissier, du chocolatier.
20:35Mais on est aussi là pour construire des saveurs, d'avoir des textures en bouche, le moelleux,
20:40les choses qu'on ne peut pas expliquer, mais qui font que c'est bon.
20:46C'est un peu comme ça aussi qu'on travaille un rôle, parce qu'en fait, c'est dans le
20:49détail, il y a une obsession aussi d'aller au bout du personnage, j'imagine, Sophia
20:53et Saïdi, d'aller chercher dans ses petits recoins où peut-être on n'aurait pas imaginé
20:58parce que ça va changer votre manière de vous positionner, etc.
21:01C'est une recherche permanente un petit peu comme ça.
21:02Une recherche permanente et je vous rejoins vraiment, c'est le défi à chaque fois.
21:07C'est de se dire, j'ai envie d'aller explorer des choses que je n'ai pas encore explorées
21:10parce qu'on sait que les films nous bousculent, les films nous permettent d'aller à chaque
21:14fois un peu plus loin.
21:14Du coup, on a envie d'avoir encore une possibilité d'aller encore un petit peu plus loin,
21:19d'aller s'étonner soi-même, se surpasser.
21:24Sinon, il y a le risque de l'ennui aussi, on peut le dire ça.
21:27Si c'est trop pareil tout le temps.
21:28Après, ça dépend, il y en a qui peuvent aimer ça et heureusement, il n'y a pas de...
21:32Je parle de vous là.
21:33Pour moi, c'est sûr que non.
21:35C'est pour ça que je ne peux pas non plus faire le même spectacle trop longtemps.
21:41Et ce que je dis, il y en a qui peuvent et c'est formidable.
21:44Moi, je sens qu'à un moment donné, j'ai besoin d'autres choses.
21:47J'ai besoin d'aller explorer, j'ai besoin d'aller rencontrer d'autres choses, d'autres parts de moi
21:50-même.
21:51Et c'est vrai que les projets différents vous permettent ça.
21:55Oui, c'est ça.
21:56Et vous, Arnaud, c'est un peu la même chose.
21:58C'est-à-dire qu'aller au bout des choses permet de transformer chaque moment en expérience.
22:02C'est aussi pour ça, à mon avis, ça c'est mon opinion personnel, c'est une raison du succès.
22:06C'est-à-dire que derrière les gens, quand ils vont goûter une de vos créations, il y a cette
22:12passion derrière, en fait, cet amour de votre travail qu'on va ressentir aussi en goûtant.
22:17C'est meilleur, quoi.
22:17Bah oui, puis en plus, moi, à chaque fois qu'il y a un événement, comme là, il y aura
22:21Pâques, après il y aura la fête des mères, il y a toujours une création qui va sortir.
22:25Je demande toujours après à mes vendeurs, mes vendeuses, les retours.
22:28Les retours.
22:29Bien sûr, c'est important.
22:30Voilà, est-ce que ça a plu, ça n'a pas plu, il y a des choses.
22:34Est-ce qu'on peut améliorer ?
22:35Voilà, exactement.
22:36C'est bien d'aller voir les autres, mais il faut aussi s'auto-critiquer, puis écouter aussi les clients.
22:42Parce que c'est...
22:43C'est quoi votre best-seller, Arnaud Larère ?
22:46Mon best-seller en pâtisserie, je dirais que c'est le baba au rhum et la tarte marrakech.
22:54C'est quoi la tarte marrakech ?
22:55La tarte marrakech, c'est une pâte sablée avec une ganache à la pistache, un biscuit cuillère penché dans un
23:01jus de vanille, avec une crème chantilly à la fleur d'oranger.
23:05Et pour finir, car ce n'est pas fini, une petite marmelade à l'orange.
23:09Alors vous avez l'œil qui pétit quand vous me racontez ça, il a l'air malicieux, et ça donne
23:13faim.
23:13Bah oui, ça nous a donné envie.
23:15Ça marche.
23:16Voilà, il est très fort Arnaud Larère, vous êtes sur Sud Radio.
23:19C'est un bon choix, c'est excellent, avec l'actrice Sophia Esaïdi, le pacificier chocolatier, meilleur ouvrier de France.
23:26Arnaud Larère, vous restez avec nous surtout.
23:32Bonsoir à ceux qui nous rejoignent, et à celles aussi évidemment sur Sud Radio.
23:36Le dimanche à 19h, on s'offre le luxe de l'excellence, car c'est excellent.
23:40Je suis en compagnie de l'actrice chanteuse Sophia Esaïdi à l'affiche de Intraçable, nouveau thriller de Prime Vidéo
23:45qui sera disponible le 17 avril.
23:47C'est de Amico et Raphaël Meyer, c'est réalisé par Louis Farge et Luc Valpotte.
23:51Et puis à ses côtés, un artisan pâtissier d'exception, meilleur ouvrier de France, Arnaud Larère, qui bouscule les codes.
23:56Pas que pour Pâques 2026, d'ailleurs, je l'ai enlevé le pour. C'est tout le temps.
24:02Oui, c'est tout le temps, parce que comme on disait aussi, c'est que tous les ans, ça améliore,
24:06parce qu'on fait des nouveautés à chaque fois.
24:09Puis c'est bien de reculer, parce que souvent on est le plus fier.
24:12Pour mieux sauter, vous voulez dire ?
24:13Oui, mais souvent on est le plus fier, c'est la dernière création, la dernière chose qu'on a faite.
24:18Mais si on regarde ce qu'on a fait il y a 10 ans, on se dit, oh là là,
24:21je n'étais pas encore au top.
24:24Et c'est ça qui est top, c'est que tous les ans, on progresse, et c'est bien, des
24:28fois, il faut se retourner et se dire qu'on a pris le bon chemin.
24:31Ça, c'est vrai. C'est un truc qu'on devrait tous faire, d'ailleurs.
24:33Oui, je suis d'accord.
24:35Allez, on va encore écouter des petits extraits que Sophia essaye dit.
24:38300 kilos de pocs en provenance du Maroc.
24:41Les contrôles ont été installés à des endroits stratégiques.
24:47Ils sont trop dangereux, on ne peut pas les laisser en promenade trop longtemps.
24:49Allez, restez le coche, le Seigneur, pour un moment.
24:55Je suis sûre qu'on ne va faire de grand-chose.
25:03On entend Sophia essaye dit sur Sud Radio.
25:07Alors, Sophia, il y a deux petits extraits.
25:08Bon, vous les avez reconnus, vous.
25:09Overdose.
25:10Quand même, oui.
25:10Après, on est sur les combattants.
25:11Je n'ai pas trouvé d'extrait où vraiment c'était long, mais c'était un petit bout de la
25:15bande à nous.
25:15Mais ça a suffi.
25:16Voilà, qui m'arrive bien aussi.
25:17C'est l'énergie que j'ai reconnue.
25:19Dans Overdose, comme je dis, ça tire partout.
25:21Oui, ça y va.
25:22Mais vous aimez ça.
25:23Moi, j'adore.
25:24Moi, j'adore Olivier Marchal.
25:25Je suis une grande fan depuis toujours.
25:28Donc, j'ai toujours eu envie de faire un film avec lui.
25:31J'étais vraiment ravie.
25:32Et alors, quand il vous fait travailler sur des scènes comme ça, lui, il est assez...
25:35Comment il travaille ?
25:36Comment il dirige les acteurs ?
25:38Il nous laisse une très grande liberté.
25:39Il vous dit grosso modo le truc.
25:41Il nous dirige.
25:42C'est ça, c'est nous dire tout ce qu'on doit faire dans la scène.
25:46Puis après, il nous laisse proposer ce qu'on a à proposer.
25:49Et puis après, il nous dirige dans ce qui peut être un peu plus juste ou pas.
25:56Mais il nous laisse quand même une très grande liberté à la base.
26:00Vous avez appris à tirer ?
26:01Bien sûr.
26:02J'ai même tiré la balle réelle.
26:04C'est assez particulier.
26:06C'est très impressionnant.
26:08C'est un gros tournant pour vous, Overdose, quand même, non ?
26:10Ouais.
26:12C'est un très beau cadeau qu'Olivier m'a fait, vraiment.
26:16Je suis très reconnaissante.
26:18Et puis, il y a cette série, les combattantes.
26:20Vous êtes aux côtés d'Audrey Fleureau, que moi, j'ai regardé, pareil, de A à Z, sans m'arrêter.
26:25La puissance, la résistance, une trajectoire, des femmes fortes, une galerie de femmes fortes,
26:30toujours au bord de la rupture, quand même.
26:32Ouais.
26:32Mais des chemins intéressants, toujours des chemins de résilience.
26:36Alors, en plus, dans un contexte tragique comme celui de la guerre,
26:40donc forcément, ça offre des émotions très puissantes, très intenses,
26:43un côté très romanesque qui vous embarque,
26:46que ce soit le style que vous aimez ou pas,
26:48on se retrouve quand même embarqué dans cette grande histoire de quatre femmes,
26:53des destins qui se retrouvent mêlés.
26:56Et puis, l'histoire de France aussi.
26:58Et puis, l'histoire de...
26:58Voilà, c'est très intéressant.
26:59Et puis, c'est très intéressant, même, à faire.
27:01Parce que, du coup, on se...
27:02On apprenne plein de trucs, on imagine.
27:04Exactement.
27:05On se document.
27:05Comment elle s'habille.
27:06Moi, j'ai fait un grand travail, vraiment, sur la femme à cette époque-là.
27:08Parce que c'était le truc qui était le plus important pour moi.
27:11C'était à chaque fois que je commençais une scène,
27:12il fallait que je sois remplie de la condition de la femme à cette époque-là.
27:16De l'injustice de l'époque, aussi.
27:18Oui, des limites des femmes de cette époque-là.
27:22Et du coup, c'est très intéressant,
27:24en plus du côté ludique, quand même,
27:26de faire des films d'époque,
27:28de se retrouver avec, je ne sais pas moi,
27:30une centaine de figurants, des chars, des chevaux de...
27:34Enfin, c'est quand même des gens, aussi, avec des bras coupés.
27:37Bon, voilà, on était quand même pendant la guerre.
27:38C'est très particulier.
27:40Et c'est un cadeau pour un acteur de ce genre de projet.
27:42Vous allez bien être, comme on dirait en anglais,
27:44on the edge, juste au bord à chaque fois.
27:47Mais c'est parce que c'est ce qu'on est, nous, les humains.
27:49On est toujours un petit peu à deux doigts de la rupture.
27:54Et on est complexe.
27:55Et ce qui m'intéresse, c'est toujours ça.
27:58On a, des fois, cette impression, cette envie de toujours ramener.
28:02Mais la nuance, c'est quand même ce qui nous définit, la complexité.
28:05Et moi, c'est toujours ça que j'allais raconter.
28:07Ce serait bien qu'on oublie un peu moins, en ce moment,
28:08la complexité et la nuance.
28:10Qu'est-ce que vous en pensez, Arnaud, la rare ?
28:12On n'est pas dans une époque de nuance.
28:15C'est pour ça un peu de chocolat.
28:17On a un peu de douceur dans ce monde de brut.
28:20Vous avez ouvert au Japon, vous.
28:23Vous êtes là-bas depuis un bout de temps, c'est ça ?
28:25Oui, une dizaine d'années.
28:26Alors, comment ça se passe ?
28:27Est-ce que vous faites évoluer les produits
28:29ou est-ce qu'ils ont le même goût pour les mêmes choses ?
28:32Il y a aussi une forme de risque d'aller exporter ce goût français ?
28:37Au contraire ?
28:38Au contraire, oui.
28:39D'accord.
28:40Non, parce qu'ils adorent tout ce qui émane en France.
28:43Donc, ils veulent vraiment des produits, même régionaux,
28:46qu'on a dans notre pays.
28:48Donc, après, bien sûr, on peut ramener sa petite touch
28:52où on peut mélanger des petits sablés.
28:54On va mettre un peu de thé vers matcha dedans.
28:57Et du coup, vous faites des ponts entre les cultures.
28:59Est-ce que vous ramenez du Japon beaucoup aussi à Paris ?
29:02Oui, c'est génial.
29:03Tous les gens qui sont dans l'alimentaire,
29:05ce soit les chefs de cuisine ou pareil,
29:08dès qu'on va dans un pays,
29:09on ramène toujours deux, trois trucs dans la valise.
29:12Et alors, créer pour les Japonais ou parler français
29:17pour vous, c'est le même process, en fait, finalement ?
29:19Oui, c'est le même process,
29:20parce que des fois, c'est le produit qui change.
29:22Mais voilà, le process, voilà.
29:24Non, au contraire, ça va être le même.
29:26C'est ça qui est intéressant.
29:27C'est qu'on peut faire un sablé,
29:31mais on va faire un sablé au sésame noir
29:32avec de la fleur de sel.
29:34Ça me donne envie, ça.
29:35Et le meilleur, le best-seller au Japon, c'est quoi ?
29:37Le best-seller, c'est les galettes bretonnes.
29:40En même temps, c'est assez logique, j'ai envie de dire.
29:43Ils en sont férus, quoi.
29:44Oui, depuis deux, trois ans, c'est maintenant les biscuits secs,
29:47ils adorent ça.
29:47D'accord, c'est marrant, ça.
29:49Vous vous êtes passé par des maisons,
29:51pas n'importe lesquelles, il y a d'Aloyo, je crois, c'est ça ?
29:53Il y a Fauchon, vous avez bossé avec Pierre Armé aussi ?
29:56Oui, pendant cinq ans.
29:57Que j'ai reçu, que je connais bien.
29:59C'est un peu le comble de l'excellence, tout ça,
30:01j'ai envie de dire de l'exigence.
30:02On pourrait revenir quelques mots, quand même.
30:04Oui, c'est ça, c'est un mélange des deux.
30:06C'est un travail avec des gens passionnés,
30:08où il faut laisser la place à la gourmandise,
30:12avec un support technique.
30:13C'est ça.
30:14Voilà.
30:14Donc, en fait, on a le droit au lâcher prise
30:17à partir du moment où il y a un cadre, en fait.
30:18C'est ça que j'entends chez Warren.
30:19Oui, c'est ça.
30:20Quand on dit que c'est au gramme prêt,
30:22la pâtisserie, c'est pas tout à fait ça.
30:23Je pense qu'on peut se tromper de 10 ou 20 grammes,
30:26c'est pas...
30:26C'est pas grave.
30:27C'est pas ça qui fait que le gâteau va être bon ou pas ?
30:29Oui, exactement.
30:30Au contraire, c'est...
30:32Bon, il y a la présentation qui est importante aussi, quand même.
30:34Ah oui, oui.
30:35Oui, parce que comme je dis,
30:36alors par contre, j'aime bien le dire,
30:38c'est important, le visuel,
30:42parce qu'il faut que ça soit attrayant,
30:43il faut que ça soit beau, gourmand,
30:45mais on revient que si c'est bon.
30:47Ça, c'est vrai.
30:48C'est vrai.
30:49On revient pas si c'est beau, seulement.
30:50Voilà.
30:50On vend pas des meubles.
30:51Non.
30:52Faut pas oublier.
30:53Ah, j'adore.
30:55Allez, Sophia, on vous écoute encore un petit peu.
30:57Jour après jour,
30:59j'ai rien laissé trouver,
31:00j'ai rien laissé passer.
31:02Jusqu'à l'amour,
31:04je suis tenue au quai,
31:06à la force des chansons.
31:07Je suis une femme d'aujourd'hui,
31:09je suis,
31:10je suis d'ailleurs ici,
31:12une femme qui se dévoile,
31:14et qui suit ses anges.
31:17Sophia Issaïdi,
31:18sur Sud Radio Femme d'aujourd'hui,
31:19c'est un titre de Kamel Wallis, c'est ça ?
31:22De Cléopâtre,
31:23de la comédie musicale Cléopâtre,
31:24qui était en 2009.
31:25Très très beau souvenir.
31:26Oui.
31:26Que vous avez fait juste en sortant de la Starac, en fait.
31:29Quelques années après, oui.
31:30Pas très longtemps.
31:31Très très beau souvenir,
31:32reine d'Egypte,
31:33qui est un cléopâtre quand même.
31:34Alors c'est pas n'importe qui
31:35comme bonne femme encore.
31:36Non, non.
31:37Du moins, encore une petite femme forte.
31:38C'est pas du tout répétitif chez vous,
31:40j'ai envie de dire.
31:40Pas du tout envie de défendre ça.
31:41Pas du tout.
31:43Et grosso modo,
31:44quand vous vous réécoutez à cette époque-là,
31:47c'est quoi votre regard sur vous ?
31:48Qu'est-ce que vous avez envie de vous dire ?
31:49J'ai beaucoup de tendresse.
31:50J'ai beaucoup de tendresse parce que
31:53la Starac, c'était extraordinaire.
31:56Et puis après, il y a eu tout un chemin
31:58vers moi qui a été à certains moments
32:00plus compliqué,
32:02où j'étais souvent dans une lutte.
32:05Donc j'ai beaucoup de tendresse
32:05pour toute cette période
32:07finalement de travail
32:10et à essayer de comprendre qui j'étais.
32:12Parce que c'est vrai que la Starac foutait.
32:14Oui, heureusement.
32:15Il y a un moment donné,
32:16j'espère que vous allez vous trouver.
32:17Je pense qu'on met quand même une vie.
32:19On se trouve quand même.
32:20On a des rendez-vous avec soi-même.
32:22Ah, coucou, je suis là.
32:23Mais je pense que c'est le travail
32:25de toute une vie.
32:26Mais oui, j'ai eu des moments difficiles
32:30dans les années de jeunesse,
32:31je parle par rapport à la musique.
32:32Donc j'ai beaucoup de tendresse
32:33pour cette jeune fille
32:34qui se débatait
32:36pour essayer d'exister.
32:38C'était pas tout le temps facile.
32:40Vous ne chantez plus ?
32:41Je chante un petit peu.
32:43Déjà, j'ai la chance
32:43de chanter tous les ans aux enfoirés.
32:45Donc ça, c'est quand même génial.
32:46Et puis de temps en temps...
32:47Écoutez, si.
32:48Ça y est.
32:49Ça fait des années que je dis
32:49que je m'y remets,
32:50que je dois m'y remettre.
32:52Et là, pour la première fois
32:53depuis des années,
32:54j'ai réellement lancé le processus.
32:56Ça y est.
32:57Vous en êtes où exactement ?
32:58J'en suis au début.
33:00J'en suis à avoir quelques titres,
33:01quelques textes.
33:03Mais c'est surtout formidable
33:05de ne pas avoir de pression
33:06parce que j'ai commencé ma carrière
33:07avec des grosses pressions,
33:08de grosses maisons de disques.
33:09que c'est pas rien non plus.
33:10Non, mais les maisons de disques
33:11et puis tout un système.
33:13Et là, je suis dans une liberté totale
33:16de faire exactement ce que je veux
33:18et au timing qui sera le mien.
33:19Ça ne vous ressemble pas du tout,
33:20j'ai envie de dire.
33:23En fait, vous avez ça en commun
33:24tous les deux aussi
33:25puisque c'est l'émission
33:25qui crée le lien.
33:26A priori, vous savez où vous allez,
33:28vous savez ce que vous voulez faire.
33:29Mais moi, j'ai mis du temps
33:30pour savoir.
33:31J'ai mis du temps maintenant.
33:32Vous étiez quand même bien prédéfinis
33:34même sans le savoir.
33:35Oui, peut-être, mais bon.
33:37Et vous, Arnaud ?
33:38Oui, c'est vrai.
33:39Vous savez où vous allez.
33:40C'était une idée claire ?
33:41Je suis bélier.
33:42Le bélier, ils font ça.
33:43D'accord.
33:44Et vous, vous avez su à quel âge ?
33:45C'était gamin, tout petit ?
33:46Je pense 10-11 ans.
33:48C'était clair.
33:49C'est merveilleux d'avoir une vocation
33:50quand même, il faut le dire.
33:51C'est une chance.
33:52Ça change la vie.
33:53Moi, je suis en gratitude constante
33:55de me dire, mais quelle chance
33:56d'avoir une vocation, une passion.
33:58On partage ça, vraiment.
33:59C'est formidable.
34:00Mais moi, je pensais que tout le monde
34:01était comme ça quand j'étais bélier.
34:03Et je me suis aperçu.
34:04Ça a dû vous faire bizarre après
34:05que vous vous êtes rendu compte
34:06que pas du tout.
34:07Quand on demande aux copains
34:08qu'est-ce qu'ils veulent faire,
34:09je ne sais pas.
34:10Je ne sais pas.
34:10Moi, c'est pareil.
34:13Bon, alors comme vous le savez,
34:15vous êtes dans cet excellent
34:16puisque c'est le rendez-vous
34:17des gens excellents.
34:18Tout simplement et avec vous,
34:19l'actrice Sophia Esaidi
34:21et puis le pâtissier chocolatier
34:23Arnaud Larère.
34:24Vous restez avec nous
34:25parce qu'on finit l'émission
34:26mais c'est dans pas longtemps.
34:27Donc, restez là quand même.
34:32Chaque dimanche,
34:33c'est excellent sur Sud Radio
34:34et vous êtes au bon endroit.
34:35C'est-à-dire ici.
34:36Allez avec vous,
34:37l'actrice Sophia Esaidi
34:38à l'affiche de Intraçable
34:39thriller événement de Prime Vidéo.
34:41C'est le 17 avril
34:42et c'est de Amie Cohen
34:43et Raphaël Meyer.
34:44C'est réalisé par Louis Farge
34:45et Luc Valpotte.
34:47Et puis l'artisan pâtissier chocolatier
34:48d'exception,
34:49meilleur ouvrier de France,
34:50un peu rock aussi, hein ?
34:51Arnaud Larère.
34:52N'est-ce pas ?
34:52Oui, tout à fait.
34:54Alors, chers amis,
34:55c'est bientôt l'heure
34:56de la chronique Parlons de Vous.
34:57C'est une chronique
34:58avec les gens qui s'engagent,
34:59les entreprises,
34:59les personnes qui s'engagent
35:00pour un monde meilleur.
35:01Mais juste avant,
35:02c'est un peu mon moment préféré
35:03de la mission,
35:03c'est le portrait chinois.
35:05Est-ce que vous êtes prêts ?
35:06Mais oui.
35:07Alors, un portrait chinois,
35:08c'est-à-dire que je vous pose
35:08une question,
35:09il ne faut pas trop réfléchir
35:10quand même à la réponse.
35:11D'accord ?
35:12Un peu de spontanéité.
35:13A priori,
35:13vous n'avez pas de problème
35:14avec ça.
35:15Vous, Arnaud.
35:16Vous non plus, d'ailleurs.
35:17Allez, on est parti.
35:18Sophia Seydis,
35:19si vous étiez une super héroïne,
35:21vous seriez qui ?
35:22Oh, non.
35:24Qu'est-ce que c'est difficile, là ?
35:27Alors, on a dit
35:28qu'on ne devait pas réfléchir.
35:29C'est difficile de ne pas réfléchir.
35:31Allez-y, réfléchissez.
35:33Pas trop, quand même.
35:34Ouais.
35:35Non, non, vous d'abord.
35:36Il n'a pas la même question.
35:36Il ne veut pas répondre,
35:37le temps que je réfléchisse.
35:38Il n'a pas la même question.
35:39Je ne sais pas,
35:40Wonder Woman, quoi.
35:41Bon, allez, Wonder Woman.
35:42C'est facile.
35:43Oui, vous m'avez donné.
35:43Non, mais là,
35:44c'est très bloquant
35:45quand on doit chercher un truc
35:46et d'un coup,
35:46on est complètement bloqué.
35:47C'est ridicule.
35:48Ça peut durer 10 minutes.
35:49Je vous dis,
35:50s'il y a un truc qui vient,
35:51vous savez qu'une femme
35:52qui a des super pouvoirs,
35:53ça peut être une femme normale
35:54qui a des super pouvoirs aussi.
35:55Ça existe.
35:56Je crois qu'on en a un peu toutes.
35:59Alors, vous, alors ?
36:00Allez, je serai vous.
36:02D'accord.
36:03Soyons, soyons...
36:04Je sais si vous voulez
36:05peut-être perdre le verbe.
36:07Arnaud Larère,
36:08votre rêve le plus fou ?
36:10C'était d'être
36:11meilleur ouvrier de France.
36:12Eh bien, va plus.
36:12Donc, quand on a réussi
36:14un rêve fou comme ça,
36:15qu'est-ce qu'on fait après ?
36:17On fait tout pour le garder.
36:19Il faut le tenir.
36:19Il faut le tenir.
36:21Il faut rester au niveau, quoi.
36:22Même aller un peu plus loin encore ou pas ?
36:24Ah oui, après,
36:25ce n'était pas un aboutissement.
36:28C'était un but,
36:29mais au contraire,
36:30maintenant, il faut le transformer.
36:31Et puis, voilà.
36:33Mais c'était...
36:33Voilà, c'était un rêve.
36:37Sophia et Saïdi,
36:38si vous étiez une qualité
36:39essentielle pour jouer ?
36:43La sincérité.
36:44Oui, c'est ce que vous dites
36:45depuis le début de l'année.
36:46Oui, souvent, en fait.
36:47Vraiment être au plus proche de vous, quoi.
36:49Être honnête et sincère, ouais.
36:51De toute façon,
36:52est-ce que l'authenticité,
36:53ce n'est pas ce qui touche, finalement ?
36:54C'est ce qui fait la différence
36:55entre peut-être les artistes
36:56qui durent un peu plus longtemps ?
36:58Moi, en tout cas,
36:59qui sont plus ancrés ?
36:59Moi, ce sont des acteurs
37:03terriblement sincères
37:04et vrais qui me touchent le plus.
37:06Après...
37:06Vous avez un exemple ?
37:07Kate Whistlet.
37:09Par exemple, elle,
37:10c'est mon numéro un.
37:12Moi, c'est un vrai modèle.
37:16Mais oui, oui,
37:17c'est parce que d'un coup,
37:18à chaque fois qu'elle dit quelque chose,
37:19j'y crois tellement.
37:20Et c'est ça.
37:21Et ça vient forcément
37:23d'un endroit intime
37:25et personnel
37:26pour que ce soit si vrai.
37:29Arnaud Larère,
37:29si vous étiez un plaisir coupable ?
37:34Un plaisir coupable.
37:36Le vin français ?
37:37Oui, avec modération.
37:39Voilà, exactement.
37:40Mais c'est une grande richesse
37:42que beaucoup de pays nous envient.
37:44C'est vrai, ça.
37:45Sophie, il s'est dit
37:46si vous étiez un risque ?
37:50Être soi.
37:51Ah oui ?
37:52Ah bah oui,
37:52c'est...
37:53C'est le plus dangereux ?
37:54C'est difficile.
37:55On va dire que c'est plutôt difficile.
37:57Et ça peut,
37:58pour pas mal de gens,
37:59être un très grand risque
38:00qu'on ne veut pas prendre.
38:01Ça, c'est vrai, ça.
38:03Arnaud Larère,
38:04si vous étiez une rencontre marquante ?
38:09Voilà, voilà, voilà.
38:10Mais c'est difficile.
38:12D'un coup, on est d'accord
38:13qu'on est bloqué
38:13quand on cherche là.
38:14Bah, ça y dit ?
38:16Non, il l'a trouvé.
38:19Lui, pour le coup,
38:20il l'a trouvé.
38:20Allez-y.
38:21Non, je l'ai trouvé,
38:22c'est tout simplement
38:23quand j'avais été
38:24voir un de mes copains
38:25au travail chez Fauchon.
38:27Et il m'a dit comme ça,
38:28on va te montrer un peu
38:29comment les locaux,
38:31comment on travaille,
38:32qu'est-ce qui se passe.
38:33Et pof,
38:33je suis tombé sur Pierre Armé.
38:35Ah.
38:36Et spéciale, Pierre, en plus.
38:37Ouais, et je ne m'y attendais pas.
38:39Je devais avoir 21 ans à l'époque.
38:42Et il m'a dit,
38:43bon, je reste 5 minutes
38:44parce qu'après,
38:44j'ai un rendez-vous
38:45et puis on a discuté une heure.
38:46Ah, trop bien.
38:47Et à la fin, il m'a dit,
38:49il faut que tu viennes
38:49travailler chez nous.
38:50Ah, c'est beau.
38:51C'est le début de la carrière, quoi.
38:52De la grande carrière,
38:53j'ai envie de dire.
38:54Voilà.
38:54Bravo.
38:56Sophie Essayedi,
38:57si vous pouviez vivre
38:58une journée dans la peau
38:59de quelqu'un d'autre,
38:59ça serait qui ?
39:04Euh...
39:04Ça aussi, c'était...
39:07Ah, je suis embêtante
39:07avec ma question.
39:08Ah ouais, non, c'est bien,
39:09j'adore.
39:09Vous avez des questions,
39:10vous avez compris,
39:11j'aime bien.
39:13Je dirais...
39:16Christophe André
39:17ou Frédéric Lenoir
39:19ou des...
39:20Des grands intellectuels.
39:22C'est surtout
39:23des grands spirituels,
39:24des êtres spirituels,
39:25des philosophes
39:25pour aller ressentir
39:27ce que c'est
39:28que cet alignement
39:29qui...
39:30Vous pensez
39:30qu'ils sont alignés,
39:31vraiment ?
39:31Ah ouais, ouais, ouais.
39:32Ah bah, pour en arriver là,
39:33quand même.
39:33Oui, oui, oui.
39:33Je pense que vraiment,
39:35ils sont à un stade
39:36très avancé du travail.
39:38Bien plus avancé que nous.
39:39Ah bah oui, ça, c'est sûr.
39:40Et voilà, ressentir ça,
39:42cette pureté intérieure,
39:43cette paix intérieure,
39:44ça, je pense que...
39:45J'aimerais bien.
39:46Allez, on va finir
39:47avec vous, Arneau Larrère,
39:48quand vous pensez pas
39:49chocolat et pâtisserie,
39:49vous pensez quoi ?
39:51Ah bah, deux choses.
39:55Ouais.
39:56La moto pour m'évader.
39:58OK.
39:59Et puis le football
40:00pour jouer avec les copains.
40:02D'accord.
40:02On aime bien Arneau Larrère, non ?
40:04On l'adore, on l'adore,
40:05on valide.
40:06Allez, merci à tous les deux.
40:08C'est l'heure de Parlons de Vous.
40:08Vous restez avec nous,
40:09parce qu'il y a la chronique
40:11Parlons de Vous
40:11qui raconte les entreprises
40:12qui s'engagent.
40:13Sophia Esaïdi
40:13et Arneau Larrère,
40:14ils restent avec nous
40:15pour la fin de l'émission.
40:15A tout de suite.
40:18Sud Radio, parlons de vous, Judith Bélaire.
40:22Dans Parlons de vous, on donne la parole aussi à celles et ceux qui font tourner notre économie,
40:26des dirigeants engagés qui transforment les crises en décisions.
40:30Alors aujourd'hui, c'est un sujet brûlant qu'on aborde quand la guerre s'invite jusque dans nos champs.
40:34Jean-François Lépi, bonjour.
40:36Bonjour Judith.
40:37Bienvenue.
40:37Merci.
40:38Jean-François, vous êtes directeur général de Soufflé Négoce by InVivo.
40:41C'est un acteur majeur du commerce de céréales en France.
40:48mondiales, elles deviennent très concrètes, notamment en Ukraine.
40:51Et vous allez pouvoir nous raconter un petit peu le quotidien de vos équipes là-bas.
40:55Oui, c'est vrai.
40:56Je vous remercie en tout cas de l'opportunité de parler de notre activité.
41:02Donc c'est vrai qu'aujourd'hui, on est un acteur pas très connu,
41:06mais on fait à peu près 30% des exportations de céréales françaises.
41:12Et nous avons des implantations en Ukraine, évidemment.
41:15Donc on est très affecté par ce qui se passe.
41:18Mais également aussi dans les pays du Golfe,
41:20puisque nous avons une activité de distribution en Arabie Saoudite, notamment.
41:24Alors pour revenir sur l'Ukraine,
41:27moi je trouve qu'on a des équipes qui sont juste extraordinaires.
41:33Vous ne pouvez pas imaginer ce que c'est que de vivre 4 ans
41:37avec un quotidien de bombardement, un quotidien de couvre-feu,
41:42un quotidien d'insécurité.
41:46Et malgré tout, tous les jours, les équipes sont là, sont au travail, avec le sourire.
41:53Quand on les a en visio toutes les semaines,
41:57on a des gens qui sont extrêmement motivés,
41:59qui nous remercient de continuer l'activité.
42:03Moi je suis quand même impressionné par les Ukrainiens.
42:07Et c'est vrai que la guerre en Ukraine, c'était une guerre qui était avant tout agricole.
42:11Parce que quand la Russie a envahi l'Ukraine,
42:13finalement on a eu une période pendant 6 à 9 mois
42:17où 20 à 25% d'alimentation du marché mondial en céréales,
42:21et en particulier en blé, était bloquée.
42:23Bien sûr.
42:23Donc ça a eu un effet immédiat.
42:26Inflation.
42:27Alors plus que de l'inflation, c'est une crise.
42:29Et dans les produits agricoles, quand on fait une crise,
42:32on a une réponse avec des prix qui explosent.
42:35C'est logique.
42:35On produit une fois, on mange tous les jours.
42:38Et finalement, si on n'a pas accès à cette ressource,
42:40on est en crise.
42:42Donc ça, c'était vraiment ce côté-là.
42:45Et puis aussi, l'autre aspect, c'est qu'ils ont continué à travailler.
42:50Ils ont continué, les agriculteurs ont continué à exploiter leurs terres
42:53quand ils le pouvaient.
42:54Et l'Ukraine, il faut comprendre que c'est des productions
42:59qui sont importantes et destinées à l'exportation.
43:03De blé, hein ?
43:04Alors, du blé, historiquement, oui.
43:07Mais les cultures qu'ils ont développées ces dernières années,
43:09c'est plutôt des cultures à usage pour l'alimentation du bétail.
43:12Donc, on va parler de maïs, on va parler de protéines végétales.
43:16Et c'est surtout ces produits-là qui sont exportés d'Ukraine.
43:19Alors, on va revenir un petit peu en France.
43:21L'impact concret de cette crise sur nos agriculteurs français,
43:24que ce soit la crise en Ukraine ou en Iran,
43:26dans le Moyen-Orient en ce moment.
43:27Alors, très directement,
43:30les marchés céréaliers ont repris quelques couleurs.
43:34Je vous rappelle qu'on est dans un contexte
43:36assez déprimé en termes de prix.
43:39On a, 2025 a été une année extraordinaire sur la planète.
43:42puisqu'on n'a jamais autant produit de grains partout.
43:45Il n'y a quasiment pas eu d'accident climatique.
43:48Et de ce fait, la conséquence, c'est que les prix ont été bas, voire très bas.
43:53Et bien souvent, dans beaucoup d'endroits du monde,
43:55en dessous des prix de revient.
43:57D'accord.
43:57Donc, la première conséquence directe de cette guerre,
43:59c'est qu'il y a eu un phénomène un petit peu...
44:02Alors, je ne vais pas rentrer dans les détails très complexes,
44:04mais en gros, les prix ont repris 10%.
44:07Mais ils n'ont pas non plus explosé.
44:09Parce que les pays du Golfe sont d'abord des consommateurs.
44:13Ce ne sont pas des producteurs de produits agricoles.
44:15Tout à fait.
44:16Le deuxième impact,
44:17et celui-là, peut-être celui qui nous inquiète le plus,
44:21c'est ce qui va se passer sur...
44:22sur ce qui est nécessaire pour produire.
44:25C'est donc apporter de la nourriture aux plantes,
44:27donc les engrais.
44:28Et là, il faut savoir...
44:29Il y a un vrai sujet.
44:30Les pays du Golfe, aujourd'hui,
44:31et particuliers,
44:32ce qui passe par le détroit d'Ormouz,
44:34c'est à peu près 40 à 50% de la production de sulfure du monde.
44:40C'est une trentaine de pourcents de certains types de produits
44:44qui sont nécessaires dans les engrais.
44:45Et 20 à 25% des engrais azotés.
44:49Et donc, tout ça,
44:50le fait qu'on ait cette rupture,
44:53ça génère, pour le coup,
44:56une pression inflationniste très forte sur les engrais
45:00qui n'est pas suivie par la hausse des cours de grains.
45:05D'accord.
45:05Donc, elle va le venir, mais peut-être plus tard.
45:08Donc, l'effet ciseau va être réel,
45:10encore une fois, sur nos agriculteurs,
45:12puisque les céréaliers, aujourd'hui, en France,
45:15à peu près une tonne sur deux est exporté.
45:18Donc, la compétitivité de nos agriculteurs est très importante
45:22pour qu'ils puissent continuer à exporter.
45:24Puis, j'ai tendance à dire que l'export, c'est être souverain.
45:27Tout à fait.
45:28Vous avez bien raison.
45:28Et de ce fait, donc, l'impact à moyen et long terme
45:33sur les engrais peut être à voir assez importante
45:36sur les productions.
45:38Alors, excusez-moi, il nous reste très peu de temps,
45:40Jean-François Lépi.
45:41En deux mots, est-ce que demain,
45:43on va mettre à horizon 3-5 ans,
45:46une sortie de crise est envisageable ?
45:47Et est-ce qu'à un moment donné,
45:48ils pourraient être sereins, nos agriculteurs ?
45:50Alors, oui, la sortie de crise peut être envisageable.
45:53Je pense qu'il y a deux aspects qui vont se passer.
45:56Certainement, on verra un effet prix
45:58dans les céréales qui vont se faire
45:59parce qu'une réduction de production,
46:02moins de rendement à l'hectare,
46:04une consommation qui est toujours présente.
46:06Donc, on risque peut-être de voir un rebasement
46:08des prix un peu plus élevés qu'il n'est aujourd'hui.
46:10Puis, le deuxième aspect sur lequel il faut qu'on travaille,
46:12et je pense que c'est plus franco-français,
46:14c'est le sujet de compétitivité.
46:16Oui, bien sûr.
46:18Je vous remercie beaucoup, Jean-François Lépi.
46:19C'est un sujet que j'aurais pu continuer à développer avec vous
46:22un certain temps tant il est passionnant.
46:24À votre disposition.
46:25Merci.
46:26Oui, je note.
46:27Vous êtes directeur général de Souffles et Négoces
46:29by In Vivo.
46:30C'est le premier groupe agricole français.
46:32Merci.
46:32C'était excellent.
46:33Merci à toutes et tous d'avoir écouté,
46:36participé derrière votre poste.
46:38Sophia et Saïdi, on vous retrouve dans Intraçable.
46:41C'est le 17 avril, c'est sur Prime Vidéo.
46:43Et je le recommande, a priori,
46:45parce que moi, je vais le voir, en tout cas.
46:46Je vous remercie.
46:47Avec plaisir.
46:48Vous ne serez pas déçus.
46:48J'en suis certaine.
46:50Arnaud Larère, vous avez plein de boutiques.
46:52Vous en avez deux dans le 18ème.
46:55Rue Colin-Cour, rue d'Henri-Mont.
46:57Tout ça, c'est sur votre site.
46:58Il y a aussi une dans le 6ème à Paris.
46:59Et puis pour ceux qui sont en proche banlieue,
47:01il y a Agnières.
47:02C'est 32 rues, grande rue Charles de Gaulle.
47:04C'est ça ?
47:04Oui, c'est ça.
47:05Puis après, il y a votre site internet.
47:06Et puis il y a le Japon.
47:08Ceux qui ont envie de prendre l'avion en ce moment.
47:11Voilà.
47:11Allez, moi, je vous embrasse.
47:12Je remercie Juju qui a réalisé pour vous aujourd'hui.
47:14C'est excellent.
47:15C'est l'émission qui crée le lien.
47:16Rendez-vous tous les dimanches à 19h.
47:18Et puis vous n'oubliez pas,
47:19les samedis 13h30 parlent en femme.
47:21Bisous, bisous.
47:21Bye, bye.
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