Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 23 minutes
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 08 novembre 2026.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:08Le Grand Jury, présenté par Olivier Bost.
00:12Bonjour à tous, bienvenue dans ce Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes en direct sur
00:17Public Sénat.
00:18Bonjour Jean-Noël Barraud.
00:19Bonjour.
00:20Vous êtes ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.
00:23Les revers de Donald Trump aux élections de mi-mandat marquent-ils la fin d'un cycle ?
00:29Etats-Unis, Brésil, Hongrie, Israël, les nationalistes populistes, l'extrême droite, marquent-ils le pas ?
00:36Quelles en seront les conséquences pour l'Ukraine ?
00:38Des négociations se rouvrent sans les Européens.
00:41La guerre américaine contre l'Iran va-t-elle prendre fin ?
00:45Jean-Noël Barraud, vous êtes aussi vice-président du Modem, de la social-démocratie à la droite conservatrice.
00:51Aucun candidat ne s'impose pour la présidentielle.
00:55Primaire, coalition, qui pourrait éviter un duel Marine Le Pen-Jean-Luc Mélenchon ?
01:00Bienvenue dans ce Grand Jury, Jean-Noël Barraud.
01:03A mes côtés pour vous interroger ce dimanche, Steve Jourdain pour Public Sénat et Stéphane Vernet pour West France.
01:10Dans ce Grand Jury, Jean-Noël Barraud, nous aurons des questions des lecteurs et notre séquence, bien sûr, quel président
01:16à l'Elysée ?
01:21Tout d'abord, en Pologne, hier, un homme a tué au moins 6 personnes et fait une quinzaine de blessés
01:27à Cracovie.
01:28Le tireur est fasciné par les idées d'extrême droite.
01:31Ce sont des idées, Jean-Noël Barraud, qui tue ?
01:34D'abord, j'ai eu hier, comme beaucoup de Français, une pensée très émue et très attristée pour les victimes
01:42et les familles des victimes de ceux qui s'apparentent à un attentat.
01:46J'ai exprimé à mon homologue polonais les condoléances et la solidarité de la France et c'est sur cela
01:53que je voudrais insister en premier.
01:55Ensuite, nous en avons fait l'expérience, tragique, dans notre pays, la violence des mots ouvre la voie à la
02:03violence des actes.
02:04Et c'est pourquoi, dans le débat présidentiel qui s'ouvre, dans ce grand débat démocratique, mais bien au-delà,
02:10il nous faut veiller, nous, responsables politiques, mais c'est vrai de toutes les Françaises et les Français,
02:15à ne jamais se laisser contaminer par les discours de haine.
02:19Parce que c'est là que tout commence.
02:21Sur le plan politique, je le disais, les Etats-Unis, la Hongrie, le Brésil, Israël, la Serbie,
02:26les temps des nationalistes populistes sont-ils en train de passer, après les résultats dans ces différents pays ?
02:32Ce qu'on constate, c'est qu'effectivement, s'était formé ces dernières années une internationale réactionnaire
02:38qui voulait faire la démonstration qu'au fond, la démocratie avait ses limites,
02:43qu'elle ne permettait plus de répondre aux préoccupations de nos contemporains.
02:46Mais le résultat au pouvoir de ces forces politiques qui se réclament de ces idées-là
02:52ont été si médiocres que dans beaucoup de pays, ils se sont fait sanctionner par les électeurs.
02:59Alors ça ne signifie pas pour autant que tous les défis sont gagnés pour ceux qui se réclament,
03:06comme c'est mon cas, de la démocratie.
03:08Cela signifie simplement que les solutions simplistes et brutales des populistes, au fond,
03:14ne répondent pas aux attentes légitimes de nos contemporains.
03:18Donc c'est un message pour les Français, parce qu'après les élections américaines,
03:20vous avez dit à l'Assemblée nationale cette semaine, c'est une très bonne nouvelle pour la démocratie américaine.
03:24J'ai une pensée émue pour M. Jordan Bardella et pour ses amis,
03:28et j'espère très sincèrement qu'ils s'en remettront.
03:30Ce que j'ai dit d'abord, c'est que oui, pour la démocratie américaine,
03:33ça montre qu'elle est vivante et qu'elle est marquée par une très forte vitalité.
03:37Le taux de participation à ces élections de mi-mandat a atteint des records absolus,
03:41qui ont été poussés d'ailleurs par la mobilisation des jeunes.
03:44On a vu des États basculer alors qu'ils étaient dans un camp depuis des décennies.
03:50Les résultats eux-mêmes n'ont pas été contestés.
03:53Le président des États-Unis a reconnu la défaite de son camp.
03:56Il a reconnu la surperformance des candidats démocrates.
03:59C'est d'abord quelque chose qui appartient aux Américains.
04:02Mais d'accord, mais donc vous associez ensuite le Rassemblement National à Donald Trump ?
04:07Bien sûr, puisque lorsque le président Trump a été élu,
04:12le Rassemblement National et son président actuel, Jordan Bardella,
04:16a manifesté un très fort soutien, une très forte admiration pour les idées qui étaient à l'époque portées.
04:22Mais ce que j'ai dit, c'est que c'est une bonne nouvelle pour les États-Unis,
04:25parce que la démocratie y fonctionne.
04:27Qu'au fond, ici, en France, certains se réjouiront du résultat,
04:31d'autres en seront sans doute déçus, et à mon avis, c'est le cas de Jordan Bardella et de
04:36ses amis.
04:36Vous vous en réjouissez, vous vous réjouissez de la victoire des démocrates,
04:38mais c'est vraiment le rôle d'un ministre du gouvernement ?
04:41Je ne me suis jamais réjoui de telle victoire.
04:43J'ai simplement dit que ça appartenait, c'est exactement ce que j'ai dit.
04:46J'ai dit que ça appartient aux Américains, c'est leur démocratie, c'est les résultats.
04:49Et vous savez, nous travaillons avec les gouvernements que les peuples nous donnent.
04:53Nous ne faisons pas le tri.
04:55Ce que j'ai dit simplement, c'est qu'ici, en France, il n'y en a que cette victoire
04:58réjouit,
04:59il n'y en a que cette victoire déçoit.
05:01Et j'ai souligné qu'autour de Jordan Bardella et de ses amis,
05:05il y aurait sans doute de la déception, mais je suis sûr qu'ils sauront s'en remettre.
05:08La défaite de Donald Trump au mid-terme, aura-t-elle un impact sur les relations diplomatiques
05:13entre la France et les États-Unis ?
05:15Non, je vous l'ai dit, nous prenons les gouvernants que les peuples nous donnent.
05:18Et s'agissant de la relation entre la France, l'Europe d'un côté et les États-Unis de l
05:23'autre,
05:24ça fait bien longtemps que les États-Unis ont réorienté leurs priorités de l'Atlantique vers le Pacifique.
05:29Et ça fait bien longtemps que les États-Unis nous avertissent de nous prendre en charge,
05:34nous autres Européens.
05:35Et ça date de bien avant le président Trump.
05:38Et donc au fond, nous devons poursuivre sur le cap que nous nous sommes donnés,
05:43indépendamment du résultat des élections américaines.
05:45Est-ce que ça veut dire, Jean-Noël Barraud, que le revers de Donald Trump change quelque chose ou pas
05:48?
05:49Je crois que ça ne doit en aucun cas nous distraire de la priorité urgente et vitale
05:55de construire au service de notre indépendance nationale
05:58une Europe plus forte, plus prospère et plus démocratique.
06:01Au niveau des priorités, il y a les négociations qui se poursuivent actuellement entre les États-Unis et l'Iran.
06:06Une potentielle reprise des frappes américaines est évoquée.
06:09De quelles informations vous disposez-vous aujourd'hui ?
06:11Nous passons à toutes les parties, comme depuis le début de cette guerre que nous n'avons pas soutenue,
06:17à laquelle nous n'avons pas participé, des messages de retenue.
06:21Parce que chacun le constate, cette guerre n'a fait que des perdants.
06:24Et d'ailleurs le vice-président américain l'a dit lui-même,
06:27une partie de la contre-performance du camp républicain aux États-Unis est liée à cette guerre en Iran
06:32qui a entraîné des conséquences majeures pour le pouvoir d'achat, aux États-Unis notamment, mais chez nous aussi.
06:39Donc vous dites à Donald Trump aujourd'hui, surtout, ne frappe pas.
06:42Ne frappez pas, je ne sais pas si vous le voyez ou si vous le tutoyez, mais n'attaquez pas
06:45l'Iran.
06:46Pas d'attaque sur l'Iran, pas d'escalade, pas de nouvelle série de frappes
06:50qui entraîneraient avec elle le risque d'une aggravation de la crise énergétique
06:55et de son impact pour notre pouvoir d'achat.
06:57Nous n'avons pas à payer le prix de guerres qui ne sont pas les nôtres.
07:00Jean-Noël Barraud, Donald Trump se retrouve privé d'une partie de son pouvoir sur le plan national aux États
07:05-Unis.
07:06Est-ce que vous craignez qu'il ne se défoule pas sur le monde parce que là, pour le coup,
07:10il garde du pouvoir ?
07:11Il n'y a pas de crainte ou d'inquiétude particulière.
07:14Il y a une détermination à ramener la paix et la stabilité dans cette région
07:19et s'agissant plus particulièrement de l'Iran, également à faire baisser la facture.
07:25C'est l'objectif qui était celui du président de la République lorsque il s'est déplacé dans le Golfe.
07:30Il y a quelques jours, j'étais à ses côtés pour sécuriser un certain nombre d'approvisionnements en diesel
07:35pour écarter le risque de toute forme de pénurie.
07:37Mais à plus long terme, c'est aussi ce que nous faisons lorsque nous cherchons à diversifier nos routes commerciales.
07:42C'est aussi ce que nous faisons avec le Premier ministre lorsque nous lançons un plan d'électrification
07:46pour que toutes ces convulsions, dont je prétends qu'elles ne sont pas prêtes,
07:51de diminuer en intensité dans les années et les décennies qui viennent,
07:54que toutes ces convulsions du monde, les Françaises et les Français n'aient pas à en payer le prix.
07:57En attendant l'électrification de masse, est-ce qu'il peut y avoir une baisse des prix des carburants ?
08:05De fait, vous avez observé que grâce à la libération des stocks stratégiques,
08:11le gouvernement a obtenu une baisse du prix à la pompe du diesel de l'ordre de 10 euros par
08:18litre,
08:18ce qui est tout à fait considérable, de 10 euros par plein,
08:24ce qui est tout à fait considérable et qui va permettre d'alléger un petit peu la pression.
08:28Est-ce que des bateaux aujourd'hui franchissent les détroits ?
08:31Il y a des bateaux...
08:31C'est quand même une condition pour faire baisser les prix.
08:33Absolument, et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous voulons que le détroit d'Ormuz puisse être réouvert,
08:41que l'Iran ne puisse pas le prendre en otage, ni appliquer des droits de péage.
08:45Et nous avons...
08:46Qu'est-ce qu'on fait concrètement ?
08:47Pour le rouvrir.
08:48Mais ce qu'on fait concrètement, c'est qu'on a réuni une coalition de plusieurs dizaines de pays
08:52qui sont prêts à intervenir le moment venu, lorsque les conditions le permettront,
08:57notamment lorsqu'un accord aura été trouvé avec l'Iran,
08:59pour sécuriser la circulation maritime.
09:02Et dans l'autre détroit, dans l'autre détroit dont on a parlé un peu plus récemment,
09:06qui est celui de la mer Rouge, le détroit de Babel-Mandeb,
09:09eh bien là, ça fait deux ans maintenant que des moyens militaires français
09:14assurent la sécurisation du passage des navires pour les protéger contre les attaques des outils,
09:19et ça fonctionne très bien.
09:20Sur ce détroit précisément qui ouvre la mer Rouge, quelle est la situation ?
09:24Les milices outils avaient dit, on a le contrôle de ce détroit, est-ce que vous le confirmez ou vous
09:28l'infirmez ?
09:29Il y a un conflit qui oppose les outils avec le gouvernement du Yémen et l'Arabie saoudite.
09:36Notre présence au travers d'une mission européenne, dont le nom est ASPIDES,
09:40avec les bâtiments français, permet d'assurer la sécurisation du passage des navires.
09:49Donc le passage est libre aujourd'hui, vous dites, le passage est libre.
09:52Il est libre, mais évidemment, il est soumis à ce que les tensions en cours
09:57entre l'Arabie saoudite et les outils s'aggravent et finissent en quelque sorte par s'élargir
10:02et à contraindre la circulation.
10:05Et c'est pourquoi nous faisons tout à la fois.
10:08C'est-à-dire que nous sommes prêts, comme c'est le cas en mer Rouge,
10:11à faciliter la circulation des navires dans le golfe Persique.
10:14Nous passons des messages de retenue à toutes les parties concernées.
10:18Mais nous nous préparons aussi à diversifier nos routes commerciales
10:21tout en sécurisant nos approvisionnements.
10:23C'est ça notre stratégie d'ensemble.
10:24Parce qu'en fait, nous sommes tous collectivement à la merci d'une décision de Donald Trump.
10:28Ce n'est pas parce qu'il a perdu les midterms qu'il ne peut pas décider
10:30de réengager des frappes majeures contre l'Iran et réembraser la région.
10:34Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui, il a les mains liées
10:36et que cet épisode-là est plutôt derrière nous
10:39ou que le risque existe toujours ?
10:41Vous savez, je crois qu'on est désormais entré dans un monde
10:44où la rivalité entre les superpuissances
10:47va être génératrice d'une très forte instabilité et insécurité
10:51dans le monde pour les années et les décennies qui viennent.
10:53La seule solution pour faire baisser la pression
10:57et pour nous prémunir contre les conséquences
11:00de ces conflits qui sont appelés à se multiplier,
11:02c'est l'Europe.
11:03C'est une Europe indépendante, c'est une Europe forte
11:06qui s'impose, qui résiste à la pression militaire,
11:09technologique, commerciale de ces nouveaux empires
11:12et qui ouvre une troisième voie.
11:14Et si nous y parvenons,
11:15eh bien, soyez sûrs que l'immense majorité des pays du monde
11:18nous emboîterons le pas.
11:20Parce que comme nous, ils ne veulent ni être les vassaux des uns
11:24ni des autres, ils veulent rester libres
11:25et ils veulent vivre en paix.
11:26Mais pour ça, il faut s'en donner les moyens
11:28et c'est pour ça que l'élection qui arrive en France,
11:30pays fondateur de l'Union Européenne, est si importante.
11:33Pour revenir sur l'Arabie Saoudite un instant,
11:35quels sont les moyens qui sont déployés par la France
11:38pour protéger les installations pétrolières ?
11:40Ce sont des discussions qui se poursuivent
11:44avec les autorités saoudiennes
11:47sur des moyens d'observation,
11:49des moyens de sécurisation de cette infrastructure pétrolière
11:53qui est au fond un terminal, le terminal de Yambou,
11:55qui permet à la production d'hydrocarbures saoudienne
11:58de sortir par la mer Rouge
12:00et de pouvoir ainsi rejoindre les marchés mondiaux,
12:04soit par le canal de Suez, soit par le détroit de la belle-monde.
12:07Emmanuel Macron a annoncé l'envoi de soldats.
12:08Vous nous dites aujourd'hui, on n'est pas du tout présent
12:10dans cette partie du monde, en tout cas en Arabie Saoudite.
12:13Il y a eu une attaque la nuit dernière.
12:15Est-ce qu'on a participé à la défense de l'Arabie Saoudite ?
12:17Non, je vous l'ai dit, ce à quoi nous participons,
12:20c'est la protection de ce terminal qui est essentiel
12:23puisqu'on parle en régime de croisière
12:25de 5 millions de barils par jour
12:27qui peuvent sortir par là
12:29et qui doit être à tout prix, si je puis dire,
12:33préservé, protégé contre des attaques d'hautis.
12:34Mais les soldats français sont sur place, aujourd'hui ?
12:37C'est des discussions qui sont en cours
12:39avec l'Arabie Saoudite.
12:41Ça veut dire non.
12:41Aujourd'hui, il n'y a pas de soldats français en Arabie Saoudite.
12:43Ça veut dire que c'est avec l'Arabie Saoudite
12:46que se détermine le calendrier
12:48de ce dispositif de protection.
12:50Pas aujourd'hui.
12:51Il n'y a pas de soldats français aujourd'hui en Arabie Saoudite.
12:53Il y a des capacités
12:55qui sont arrivées sur place, d'ores et déjà,
12:57et la mise en œuvre
12:59de ce dispositif de protection
13:01fait l'objet de discussions qui se poursuivent
13:03avec l'Arabie Saoudite.
13:04Est-ce qu'aujourd'hui, la France est amenée
13:05à contrer des missiles ou des drones
13:07qui viennent soit de l'Iran,
13:09soit des outils
13:11pour protéger nos alliés ?
13:13Je vous l'ai dit.
13:14S'agissant des outils
13:17dans la mer Rouge,
13:19ça fait deux ans
13:20que nous avons permis
13:22la sécurisation du passage
13:26de centaines de navires
13:28qui ont pu ainsi
13:30sans aucun dégât
13:32occasionné par des drones
13:33ou des missiles
13:34gagner leur destination.
13:36Et quant au pays du Golfe,
13:38vous savez très bien
13:39que la France a été remarquée
13:41et applaudie
13:42dans toute la région
13:42pour sa présence
13:43aux côtés des pays
13:44avec lesquels
13:46elle était liée
13:47par des accords de sécurité
13:48pour protéger
13:50leur ciel,
13:51si je puis dire.
13:52Est-ce que ça,
13:52ça se traduit concrètement
13:53par de nouvelles possibilités d'accords ?
13:55Est-ce que ça renforce
13:56la diplomatie française ?
13:57Parce que la France,
13:58effectivement,
13:58a honoré
13:59ces accords de défense
13:59avec les pays du Golfe,
14:01ce que n'ont pas fait
14:01les Américains en fait.
14:02Ils n'ont pas défendu
14:03leurs alliés
14:03au moment des frappes
14:05alors que la France,
14:06en fait,
14:06elle a honoré
14:07ces accords.
14:08C'est absolument certain.
14:09Interroger n'importe quel...
14:10Est-ce que ça,
14:10ça a un impact positif
14:11dans nos relations
14:12avec nos partenaires ?
14:14Évidemment.
14:15Concrètement,
14:16ça se traduit par quoi ?
14:17Ça se traduit par
14:19une réceptivité plus grande
14:20à toute sollicitation
14:21ou à toute demande
14:22que nous pourrions avoir.
14:23Y compris en approvisionnement
14:24en hydrocarbures ?
14:25Y compris,
14:25mais vous savez,
14:26ça a concerné
14:27dès les premiers jours
14:29de la guerre
14:29lorsque nous avons organisé
14:32à grande échelle
14:33des opérations
14:34de rapatriement.
14:36Évidemment que nous avons
14:37eu une écoute
14:38plus importante,
14:39plus attentive
14:39de nos partenaires
14:40dès lors qu'ils savaient
14:41que la France,
14:42respectant ses obligations,
14:44était à leur côté
14:45pour faire face
14:45aux frappes indiscriminées
14:47du régime iranien.
14:48Cette influence
14:49que nous avons consolidée
14:52et même renforcée
14:53dans les pays du Golfe,
14:55elle aura beaucoup
14:56d'impact positif
14:57pour la France
14:58dans les années
14:59et décennies qui viennent.
15:04On va parler
15:05dans quelques minutes
15:05de l'Ukraine
15:06et de négociations
15:07qui s'ouvriront
15:08la semaine prochaine
15:09sans nous,
15:10j'ose dire,
15:11sans les Européens.
15:12Mais auparavant,
15:12des questions d'électeurs
15:13recueillies par Ouest France
15:14et qui portent sur Israël.
15:17Stéphane Vernet.
15:18Oui,
15:18Philippe Decaud
15:19dans le Calvados
15:20nous demande
15:20pourquoi la France
15:20ne condamne-t-elle pas
15:21plus fortement
15:22les exactions
15:23d'Israël
15:23et de Trump
15:24que ce soit
15:24en Syrie,
15:25au Liban,
15:26à Gaza,
15:26en Cisjornanie,
15:27en Iran,
15:27en Amérique du Sud ?
15:28Oh mais nous les condamnons
15:30systématiquement.
15:30Ce n'est pas le sentiment
15:31de Philippe Decaud
15:31de Calvados.
15:32Oui,
15:32mais il faut être
15:33bien au clair
15:34sur ce que nous avons fait
15:35et s'agissant plus particulièrement
15:36des violations
15:39par Israël
15:39du droit international,
15:40nous avons pris
15:41à de nombreuses reprises
15:42des sanctions
15:42que ce soit au niveau
15:44national
15:44ou au niveau européen.
15:46J'ai même été
15:46jusqu'à décider
15:47de sanctionner
15:47un ministre israélien
15:49notamment parce qu'il encourageait
15:51à la colonisation
15:52illégale
15:54en Cisjornanie
15:55en glorifiant
15:56les violences
15:56des colons
15:57à l'égard
15:57des Palestiniens.
15:59Il est difficile
15:59de dire
16:00que nous n'avons pas
16:01condamné
16:02et sanctionné
16:03l'attitude
16:04du gouvernement israélien.
16:05Dans le même registre,
16:06on a Daniel
16:06qui ne nous dit pas
16:07d'où il nous écrit
16:08mais Daniel,
16:08donc un de nos lecteurs
16:10et lecteurs,
16:10qui nous demande
16:11pourquoi le massacre
16:12continue en Palestine
16:13et en Cisjornanie ?
16:14Ne peut-on arrêter
16:15Netanyahou
16:16et la droite extrémiste
16:17israélienne ?
16:17Écoutez,
16:18la nouvelle du jour,
16:19c'est que cet après-midi,
16:20le président d'Israël
16:22devrait confier
16:23à Gadi Eisenkot
16:24le soin
16:25de former
16:25un gouvernement.
16:26C'est la conséquence
16:27des élections
16:28qui se sont tenues
16:28il y a quelques jours
16:30en Israël
16:30et qui ont marqué
16:31une sorte de volonté
16:33de changement
16:33très claire
16:34puisque la coalition
16:35au pouvoir
16:36a réalisé
16:37une très forte
16:38contre-performance.
16:39La participation
16:39a été très élevée
16:40et les résultats
16:41ont été marqués
16:42par une poussée
16:43des partis arabes
16:44dont les résultats
16:46doivent être pris en compte
16:47au moment
16:48où va se former
16:49le gouvernement.
16:50Là, on parle d'une sanction
16:51par les urnes,
16:52par les Israéliens eux-mêmes,
16:53mais Daniel nous dit
16:54où est l'ONU ?
16:55Pourquoi les pays partenaires
16:56de la création
16:56de cette instance internationale
16:57n'arrivent-ils pas
16:58à s'accorder
16:59pour faire respecter
17:00les décisions
17:01qui y sont prises ?
17:01Il y a le sentiment
17:02quand même
17:02qu'il y a une incapacité
17:03des appareils internationaux
17:05par rapport à ce qui se passe.
17:06C'est Daniel.
17:07C'est Daniel qui...
17:08Daniel, je veux lui dire
17:09qu'il a raison
17:10et que nous avons fait
17:11le même constat que lui
17:11il y a deux ans.
17:13Constat que les Nations Unies,
17:14l'ONU,
17:15étaient incapables
17:16de tenir un discours cohérent
17:17sur ce qu'il se passait
17:19en Palestine.
17:19Et c'est à ce moment-là,
17:21à l'automne 2024,
17:23que nous avons pris
17:25une initiative majeure
17:26avec l'Arabie Saoudite
17:27qui nous a conduits
17:29pour la première fois
17:30à faire prendre
17:31aux Nations Unies
17:32un texte général
17:33sur la situation
17:35engageant
17:35toutes les parties prenantes
17:36à prendre leur part,
17:39à faire les efforts nécessaires
17:40pour sauver
17:41la seule alternative
17:42à l'état de guerre permanente
17:43qui est la perspective
17:44des deux États.
17:45Deux États reconnus
17:46et respectés dans leurs droits
17:47vivant côte à côte
17:48en paix et en sécurité.
17:49Ce texte
17:50qui est le premier
17:51dans lequel le Hamas
17:53est condamné,
17:54dans lequel il est appelé
17:55à son exclusion définitive
17:57de toute forme de gouvernance
17:58à l'avenir de Gaza.
17:59Dans lequel le droit
18:00des Palestiniens
18:01à se déterminer eux-mêmes
18:02est reconnu.
18:03Et dans lequel il est aussi
18:05appelé par les pays arabes
18:07à une forme d'intégration régionale
18:08de tous les pays,
18:10y compris Israël,
18:11sur le modèle
18:11de ce qui s'est fait en Asie
18:12et en Europe.
18:13Ce texte,
18:13il a été adopté
18:14à l'immense...
18:15Ce n'est pas un texte important,
18:16c'est un texte essentiel.
18:18Sur le terrain.
18:18C'est un texte essentiel
18:19sans lequel
18:22la guerre meurtrière
18:24à Gaza
18:24n'aurait pas pu
18:25prendre fin.
18:26Et c'est grâce
18:27à la créativité
18:29et aux efforts diplomatiques
18:31de la France
18:32que nous avons réussi
18:33le 12 septembre 2025
18:34à faire adopter
18:35ce texte
18:36à l'immense majorité
18:37des pays du monde.
18:38Alors tout n'est pas rose,
18:39tout n'est pas réglé.
18:40Surtout qu'est-ce qui a changé
18:41depuis l'année dernière,
18:42depuis la reconnaissance
18:43de l'État palestinien
18:44de la Palestine ?
18:44Qu'est-ce qui a changé
18:45depuis que cette déclaration
18:46a été adoptée ?
18:47Eh bien c'est que
18:48la guerre meurtrière
18:50à Gaza a cessé,
18:51même si le cessez-le-feu
18:52est encore
18:53très régulièrement
18:54violée.
18:56Et pardonnez-moi...
18:57457 attaques
18:58contre des palestiniens
18:59en Cisjordanie
19:00au mois dernier.
19:01Pardonnez-moi,
19:01j'ai sanctionné
19:02un ministre israélien,
19:03je viens de vous le dire,
19:05qui glorifiait
19:05les violences des colons
19:06et qui encourageait
19:07la colonisation.
19:08Je dis simplement
19:08que de dire comme ça
19:09au détour d'une phrase
19:10que rien n'a changé
19:11alors que la guerre
19:12meurtrière à Gaza
19:13s'est terminée,
19:14ça montre une forme
19:20de légèreté
19:21dans le traitement
19:22du sujet.
19:22La guerre meurtrière
19:23à Gaza a cessé,
19:24il y a un plan de paix,
19:26il est à mes yeux
19:27grâce à ce texte.
19:28Le plan de paix
19:28aujourd'hui n'est pas appliqué,
19:30c'est d'ailleurs
19:30ce que nous allons dire
19:32avec beaucoup de force
19:33au nouveau gouvernement
19:33lorsqu'il sera formé
19:34en Israël.
19:35Nous attendons
19:36de ce gouvernement,
19:37quel qu'il soit
19:37et quel que soit
19:39le Premier ministre,
19:40que les autorités israéliennes
19:41se conforment strictement
19:42au droit international,
19:44qu'elles protègent
19:45les Palestiniens
19:46à Gaza et en Cisjordanie,
19:48qu'elles mettent en œuvre
19:49le plan de paix
19:49sans réserve
19:50et qu'elles œuvrent
19:52activement
19:53à concrétiser
19:54cette solution
19:54à deux États
19:55qui est la seule alternative
19:56à l'état de guerre permanent.
19:57Est-ce que vous avez lu
19:58le programme
19:58de Jean-Luc Mélenchon
20:00sur la région ?
20:02Sur la région ?
20:03Oui, sur Israël
20:05et la Palestine.
20:10Le programme
20:10qui vient de paraître,
20:12je ne l'ai pas lu
20:12dans le détail,
20:13je l'ai lu
20:14dans ses grands chapitres,
20:15mais la position
20:16de la France insoumise
20:20sur ce sujet
20:21est très éloignée
20:22de la position historique
20:24de la France
20:25sur le conflit
20:28israélo-palestinien.
20:29Le 31 décembre,
20:31c'est la fin
20:31du mandat de la Finule,
20:32cette mission
20:33de casque bleu
20:34au sud du Liban.
20:35Fin octobre,
20:36Emmanuel Macron
20:36a déclaré
20:37que la France
20:37allait contribuer
20:38à une nouvelle force
20:39internationale
20:40pour soutenir
20:40l'armée libanaise.
20:41Est-ce que vous confirmez
20:43que la France
20:43va laisser des soldats
20:44sur place ?
20:45Combien ?
20:46Et surtout,
20:47avec quel mandat ?
20:48Nous nous tenons
20:49à la disposition
20:51et à l'écoute
20:52des autorités libanaises
20:53pour que la fin
20:55de ce mandat
20:56des casques bleus,
20:56des 7000 casques bleus
20:58qui sont aujourd'hui
20:58stationnés au Liban,
20:59ne crée pas
21:00un vide sécuritaire
21:02qui aggrave
21:03la situation
21:04plutôt que de l'améliorer.
21:05Mais est-ce que ça ne sera pas
21:06une mission affaiblie
21:07sans un mandat international
21:09pour la réaliser ?
21:10Est-ce qu'on ne se retrouve
21:11pas finalement
21:12dans un conflit
21:14entre le Liban,
21:15Israël
21:15avec le Hezbollah ?
21:17Non, parce qu'au fond,
21:19cette coalition internationale
21:22ou cette mission internationale
21:24qui pourrait,
21:25si les autorités libanaises
21:27en décidaient
21:28et si elles l'invitaient
21:30à intervenir au Liban,
21:32elle aurait comme point
21:34de référence,
21:35les résolutions,
21:36les textes des Nations Unies
21:37et en particulier
21:38une résolution
21:39qui est très importante
21:39pour le Liban
21:40qu'on appelle
21:40la résolution 1701
21:44et ce faisant,
21:45elles œuvreraient
21:46à l'objectif
21:47dont nous n'avons
21:48jamais dévié,
21:49c'est-à-dire
21:50le retrait d'Israël,
21:52le désarmement
21:52du Hezbollah
21:53et la restauration
21:54d'un État fort
21:55disposant du monopole
21:56des armes
21:57et capable de protéger
21:58toutes les communautés
21:59de ce pays.
22:00Juste une précision,
22:01vous mettez ça
22:01au conditionnel,
22:02est-ce que vous êtes
22:02en train de nous dire
22:03que les autorités libanaises
22:04ne demandent pas
22:05est-ce qu'il y a
22:05un maintien
22:06de troupes au Liban
22:08après le 31 décembre ?
22:09Non, je mets ça
22:09au conditionnel
22:10car ça n'est pas
22:11tout à fait acté,
22:12il y a des discussions
22:13qui sont en cours,
22:14je me suis moi-même...
22:15Il y a des questions aussi
22:15que les Italiens
22:16par exemple y participent,
22:17il n'y a pas tout ça,
22:18Vous savez,
22:19il y a beaucoup
22:19de contingents aujourd'hui
22:20au sein de la force
22:22des Nations Unies
22:23qui pourraient elles aussi
22:24vouloir contribuer
22:25à une telle force.
22:26Et tout ça
22:27n'est pas encore arrêté ?
22:28C'est en cours de discussion,
22:29je me suis moi-même
22:30rendu au Liban
22:30il y a quelques semaines
22:31pour échanger à ce sujet
22:33avec les autorités libanaises
22:35et puis ensuite
22:35vous savez que
22:36des discussions
22:38et c'est inédit
22:41entre les autorités libanaises
22:43et les autorités israéliennes
22:44ont commencé cet été
22:45sous l'égide des Etats-Unis
22:47et donc au-delà
22:49des discussions
22:50sur ce sujet
22:50que nous avons
22:51avec les autorités libanaises
22:52c'est aussi
22:52avec les Etats-Unis
22:54et Israël.
22:55Et le changement
22:55de gouvernement en Israël
22:56peut avoir un impact
22:57sur ces discussions ?
22:59Ça fait partie
23:00des éléments
23:01qui font que
23:01les choses ne sont toujours
23:02pas réglées ?
23:03Ce qui est sûr
23:04c'est que l'actualité électorale
23:06aux Etats-Unis
23:06et en Israël
23:08a peut-être empêché
23:10ces discussions
23:11d'avancer au rythme
23:11où nous aurions idéalement
23:12nous voulu qu'elles avancent.
23:14Jean-Noël Barou
23:14il y a à Paris
23:15en début de semaine prochaine
23:16un G7
23:17des ministres
23:18des Affaires étrangères
23:19vous avez notamment
23:19comme chantier
23:20la lutte
23:21contre le narcotrafic
23:22vous voulez sécuriser
23:24les ports mondiaux
23:26sur lesquels transite
23:27aujourd'hui la drogue.
23:28Est-ce que tous les pays
23:29et notamment
23:30les produits producteurs
23:32sont coopératifs ?
23:35Oui
23:35depuis que
23:36j'ai pris à bras le corps
23:38ce sujet
23:39c'est-à-dire
23:40le traitement
23:41du fléau du narcotrafic
23:43à la racine
23:44pays producteur
23:45pays de transit
23:45pays de rebond
23:46je constate
23:47une très bonne coopération
23:49des pays
23:49et c'est vrai notamment
23:50de l'Amérique latine.
23:51Est-ce que ça a réduit
23:52l'afflux de drogue ?
23:54Bien sûr
23:56puisque ce que nous faisons
23:57avec les pays en question
23:58et notamment
23:59les pays producteurs
24:00c'est à la fois
24:01des accords de coopération
24:03et d'échange
24:03de renseignements
24:04qui nous permettent
24:05de traquer
24:05les narcotrafiquants
24:06c'est un soutien
24:08à certains de ces gouvernements
24:09pour la mise en place
24:10de cultures de substitution
24:11parce que je rappelle
24:12qu'on assiste
24:14depuis une dizaine d'années
24:15à une explosion
24:16de la culture
24:17de la feuille de coca
24:18il ne faut pas s'étonner
24:19après que ça déferle
24:20en Europe
24:21et dans notre pays
24:22et puis ça nous permet aussi
24:24ça nous permet aussi
24:25de former
24:26des policiers
24:28des douaniers
24:29et même
24:30et même
24:31des magistrats
24:32grâce à une académie régionale
24:34que nous avons créée
24:35que nous allons créer
24:36à Saint-Domingue
24:38en République dominicaine
24:39ce que nous allons faire
24:39demain
24:40avec les partenaires
24:41du G7
24:41c'est lancer
24:42ce sur quoi nous avons travaillé
24:44toute l'année
24:44puisque le G7
24:45est présidé par la France
24:46en 2026
24:47c'est un réseau
24:49des principaux ports
24:49des 14 principaux ports mondiaux
24:51qui se réunissent
24:53lundi
24:53pour la première fois
24:54à Marseille
24:55et qui vont mettre en commun
24:57un certain nombre d'outils
24:59là encore
24:59pour traquer
25:00les cargaisons
25:01grâce à des outils
25:03comme l'intelligence artificielle
25:05pour être mieux
25:07connectés
25:07les uns aux autres
25:08parce que c'est là
25:08que tout se joue
25:0970% des stupéfiants
25:11qui rentrent dans notre pays
25:12transitent au travers des ports
25:13et donc
25:14il y a un port de départ
25:15il y a un port d'arrivée
25:16c'est en coordonnant
25:17l'action des ports
25:18que nous parviendrons
25:19à juguler ce fléau
25:20l'autre enjeu de ce G7
25:21c'est l'idée de sécuriser
25:23l'intelligence artificielle
25:24est-ce qu'il y aura un jour
25:25une autorité mondiale
25:26qui va prévenir
25:28finalement
25:29des risques
25:29de l'IA ?
25:30je le crois
25:31parce que ce qu'on a vu
25:32cet été
25:32c'est votre objectif
25:33c'est mon objectif
25:35mais bon
25:36il faut être un tout petit peu humble
25:37la création
25:38de mécanismes
25:40internationaux
25:40de régulation
25:41ça peut prendre du temps
25:42mais nous avons posé
25:43les premières pierres
25:45cet été
25:46vous vous en souvenez
25:46l'un des grands modèles
25:48d'intelligence artificielle
25:49s'est échappé
25:50des mains
25:50de ces concepteurs
25:51de ces créateurs
25:52pour aller hacker
25:53pour aller s'infiltrer
25:54dans les bases de données
25:56d'une autre entreprise
25:57l'entreprise Hugging Face
25:58qui est d'ailleurs une entreprise
25:59dont nous sommes très fiers
25:59parce qu'elle a été fondée
26:00par des français
26:02ce risque de perte de contrôle
26:03de même que le risque
26:04de mésusage
26:05c'est-à-dire d'utilisation
26:06de l'intelligence artificielle
26:07pour faire du mal
26:08ils appellent désormais
26:09une réponse internationale
26:10parce qu'ils engagent
26:11la paix et la sécurité
26:12du monde
26:12en se moquant
26:13évidemment
26:14des frontières nationales
26:15et donc
26:16j'ai réuni
26:17au Conseil de sécurité
26:18des Nations Unies
26:19les pays membres
26:22au mois de septembre dernier
26:24en convoquant
26:24les dirigeants
26:25des principales entreprises
26:26concernées
26:27et cette semaine
26:28entre le G7
26:29et le Forum de Paris
26:30sur la paix
26:30au cours duquel
26:31le Président de la République
26:32tiendra une réunion
26:33à ce sujet
26:34nous sommes en train
26:35de faire converger
26:37en quelque sorte
26:37la communauté internationale
26:38sur la nécessité
26:39à terme
26:40d'avoir une organisation
26:42internationale
26:43de régulation
26:43vous parlez du G7
26:44et du Forum de Paris
26:45il y a un autre sommet
26:46international
26:46dont personne ne parle
26:47c'est la COP31
26:48qui s'ouvre demain
26:49en Turquie
26:49est-ce que vous vous y rendrez
26:51on sait que le Président
26:52de la République
26:52n'ira pas
26:52parce que son calendrier
26:53ne lui permet pas
26:54est-ce que la France
26:55sera présente
26:55est-ce que vous vous y serez
26:56et qu'est-ce que vous
26:58défendrez à cette occasion
26:59alors évidemment
27:01étant retenu par
27:02la réunion des ministres
27:04des affaires étrangères
27:04du G7
27:05je ne pourrais pas
27:05moi-même me rendre
27:06à la COP31
27:07mais le gouvernement
27:08français y sera
27:09représenté
27:09pour rappeler
27:11notre ambition
27:12nous qui avons été
27:13à l'origine
27:14de l'accord
27:14de Paris
27:15sur le climat
27:16de tenir les trajectoires
27:17et de sortir
27:18notamment
27:19du charbon
27:20ce qui suppose
27:21évidemment
27:22que le degré
27:24d'ambition
27:25soit le plus élevé
27:25possible
27:26et ce qui suppose
27:27aussi une solidarité
27:28internationale
27:28entre les pays
27:30les plus avancés
27:31et les pays
27:32qui le sont moins
27:32parce qu'aucun pays
27:34c'est la philosophie française
27:35ne devrait à choisir
27:36entre la lutte
27:37contre la pauvreté
27:38le développement économique
27:39d'un côté
27:40et la transition écologique
27:41de l'autre
27:41dans quelques instants
27:42nous parlerons
27:43de l'Ukraine
27:43et de ses négociations
27:45qui vont s'ouvrir
27:45la semaine prochaine
27:46avec Moscou
27:47sans les Européens
27:49Jean-Noël Barraud
27:50le ministre des affaires étrangères
27:51et de l'Europe
27:52est notre invité
27:53nous parlerons aussi
27:54bien évidemment
27:55de politique
27:55et de l'élection présidentielle
27:57à tout de suite
28:08suite du Grand Jury
28:09présenté par Olivier Bost
28:11Jean-Noël Barraud
28:13ministre de l'Europe
28:13et des affaires étrangères
28:14mais également
28:15vice-président du Modem
28:17et notre invité
28:18Steve Jourdin
28:19pour Public Sénat
28:20et Stéphane Vernet
28:21pour West France
28:22sont à mes côtés
28:23pour vous interroger
28:28Avant de parler
28:28de l'Ukraine
28:30et puis de l'élection
28:31présidentielle
28:32ensuite
28:32un mot
28:33pour l'un de nos compatriotes
28:35mercredi prochain
28:36cela fera 500 jours
28:37que le journaliste français
28:39Christophe Gleize
28:39est en détention
28:40en Algérie
28:41est-ce que vous avez
28:42des informations
28:43ou des contacts
28:45sur son sort
28:46est-ce que la perspective
28:47d'une libération
28:49prochaine
28:49est envisagée ?
28:51Nous ne relâchons pas
28:52nos efforts
28:52nous lui avons rendu
28:53visite
28:54visite consulaire
28:56mercredi dernier
28:56ce qui a pu
28:58nous permettre
28:59de constater
28:59qu'il est extrêmement
29:02courageux
29:02et très digne
29:03dans cette épreuve
29:04c'est vrai aussi
29:05de sa famille
29:07dont je veux saluer
29:08le dévouement
29:10à son égard
29:11et je veux saluer
29:11aussi la mobilisation
29:12du monde du sport
29:13Zinedine Zidane
29:14s'est exprimé
29:15récemment
29:16une place
29:16a été réservée
29:17à notre compatriote
29:18Christophe Gleize
29:19au moment de la remise
29:20du Ballon d'Or
29:20et c'est cet effort
29:23collectif
29:23qui permettra
29:24j'en suis sûr
29:25d'obtenir sa libération
29:26Est-ce que c'est un
29:27otage du régime
29:28algérien ?
29:29En tout cas
29:29rien ne s'oppose
29:30désormais à sa libération
29:31et la condamnation
29:33dont il a fait l'objet
29:34est évidemment
29:35injustifiée
29:35Sur le terme otage
29:36Je vous ai répondu
29:38c'est une condamnation
29:39qui est injustifiable
29:40et sa place est en France
29:41Est-ce qu'il faudra
29:42attendre l'élection
29:43présidentielle
29:43pour que ce genre
29:44de situation
29:45se dénoue ?
29:46Non
29:46puisque ça fait
29:48depuis deux ans
29:49que j'ai pris mes fonctions
29:5130 de nos compatriotes
29:52détenus arbitrairement
29:53ou otages à l'étranger
29:54qui sont rentrés
29:55grâce à la mobilisation
29:57de la diplomatie française
29:59de nos agents
29:59que je veux remercier
30:00pour ces excellents résultats
30:02Et donc
30:02en poursuivant
30:03nos efforts
30:05sans les économiser
30:08nous parviendrons
30:08j'en suis sûr
30:09à le faire sortir
30:10de là où il est aujourd'hui
30:11Et je vous signale
30:12que le frère
30:12de Christophe Gleize
30:13Maxime sera l'invité
30:14mercredi
30:15de la matinale de RTL
30:17à 8h15
30:17avec Marc-Olivier Fogiel
30:19On en vient
30:20aux négociations
30:21entre l'Ukraine
30:23et Moscou
30:24qui s'ouvriront
30:24mardi à Abu Dhabi
30:26sous médiation
30:27américaine
30:28et encore une fois
30:29sans les Européens
30:30Et si
30:31les Européens
30:31seront bien représentés
30:32et la France sera
30:33à Abu Dhabi
30:34pour participer
30:34à ces discussions
30:35C'est-à-dire
30:36autour de la table
30:36pour participer
30:38aux discussions ?
30:39Absolument
30:40Vous y serez-vous
30:41personnellement ?
30:41Non
30:42Et je ne peux pas
30:43vous dire encore
30:44qui représentera
30:45la France
30:45à cette occasion
30:46mais elle y sera bien
30:47et vous aurez relevé
30:48d'ailleurs
30:49que ces dernières semaines
30:53les Européens
30:54ont donné de la voix
30:55et qu'ils ont exprimé
30:56aux médiateurs américains
30:58qu'aucune discussion
31:01touchant à l'avenir
31:02de ce continent
31:03ne pouvaient
31:05faire abstraction
31:06de ce que sont
31:07nos attentes
31:08et nos exigences
31:09Parce qu'il y a déjà
31:09eu des discussions
31:10sans les Européens
31:11C'est vrai
31:11Les précédentes fois
31:12c'était sans les Européens
31:13C'est vrai
31:14Qu'est-ce qui a changé là ?
31:16Qu'est-ce qui fait
31:16que les Européens
31:17sont arrivés à s'inviter
31:18à la table ?
31:18Il y a eu des discussions
31:19parfois sans les Européens
31:20parfois avec les Européens
31:22cette fois-ci
31:24ils y participeront
31:25la France y sera
31:26et elle fera entendre
31:27la voix de l'Europe
31:29qui est la première concernée
31:30Est-ce que vous savez
31:31ce que l'accord
31:31qu'annonce Donald Trump
31:32un très grand accord
31:34dit-il avec la Russie
31:35et l'Ukraine
31:35et qui pourrait englober
31:37toute l'Europe
31:37Est-ce que vous savez
31:38de quoi il s'agit ?
31:39Je n'en ai pas les détails
31:41et il va de soi
31:42qu'aucun accord
31:43qui emporte des conséquences
31:44sur l'architecture
31:46de sécurité européenne
31:48pourrait être conçu
31:50voire même discuté
31:51en l'absence des Européens
31:52Pour être plus précis
31:53ça veut dire quoi ?
31:53C'est quoi l'enjeu
31:54pour les Européens
31:55de ces discussions ?
31:55Mais l'enjeu
31:56il est très simple
31:57pardonnez-moi
31:57vous avez la Russie
31:59de Vladimir Poutine
32:00qui a lancé
32:00en février 2022
32:02une guerre d'agression
32:03une invasion
32:04d'un pays
32:05l'Ukraine
32:06pour une raison
32:08au fond
32:08que ce pays
32:10avait exprimé
32:10une dizaine d'années
32:12auparavant
32:12c'est son attachement
32:13à l'Europe
32:14sa volonté
32:16de rejoindre
32:16l'Union Européenne
32:17son idéal démocratique
32:19vous croyez quoi ?
32:20Que si on abandonnait
32:22en race campagne
32:23l'Ukraine
32:24à la Russie
32:25la Russie s'arrêterait là ?
32:27Non
32:27la Russie a un projet
32:28qui est d'affaiblir
32:29l'Europe
32:29puisque l'Europe politique
32:31l'Union Européenne
32:32c'est quoi ?
32:33Eh bien c'est notre manière
32:34à nous de peser dans le monde
32:35Mais ce que vous dites
32:35Jean-Noël Barros
32:36c'est qu'on va avoir
32:37un droit de veto
32:38ou un droit de regard
32:39au moins
32:39sur ce qui va être conclu
32:40ou pas entre
32:42les Russes
32:42et les Américains
32:43sur l'Ukraine
32:44En tout cas
32:44on ne va laisser personne
32:46parler en notre nom
32:47et pour nous c'est très clair
32:48Quelles sont les lignes rouges ?
32:49La paix
32:50elle ne peut être durable
32:52qu'à la condition
32:53qu'elle soit assortie
32:53de garanties de sécurité
32:55ce que nous disons
32:55depuis le premier jour
32:56et ce que le président Zelensky
32:58exprime lui aussi
32:58mais nous ne sommes pas
33:00contentés de parler
33:00vous savez que nous avons créé
33:02une coalition de pays
33:04qui vont bien au-delà
33:05de l'Europe
33:06la coalition des volontaires
33:07ce qui est totalement inédit
33:09dans notre histoire commune
33:10C'est pour l'après
33:11Pardon, c'est pour l'après
33:12mais cette coalition
33:13elle va mener des exercices
33:14grandeur nature
33:15dans les jours qui viennent
33:16dans les pays frontaliers
33:16On va revenir
33:17pardonnez-moi
33:18on va revenir sur la coalition
33:19des volontaires
33:19Non mais je dis quoi
33:20C'est simple
33:21C'est simple
33:21Non mais qu'est-ce qui peut être
33:22acceptable
33:22Les Européens
33:23ils veulent que
33:24ce qui s'est produit
33:25depuis 5 ans
33:26et qui est un carnage
33:27décrivons-le
33:28et un échec
33:28voire même une humiliation
33:30pour la Russie
33:30ne se reproduise jamais
33:32et donc pour ça
33:33il faut d'abord
33:33des garanties de sécurité
33:34c'est-à-dire des garanties
33:35que l'Ukraine
33:36jamais plus
33:37ne sera agressée
33:38et il faudra
33:39le moment venu
33:40effectivement
33:41mais je crois que ce moment
33:42n'est pas encore tout à fait là
33:43si vous voulez mon avis
33:44que des discussions
33:45puissent avoir lieu
33:46sur l'équilibre
33:48sur le grand continent
33:49européen
33:50pour que les Européens
33:51qui sont infiniment plus riches
33:53et au fond
33:54plus forts
33:55que la Russie
33:56puissent s'entendre avec elle
33:58quand faudra-t-il
33:59que Vladimir Poutine
34:00renonce
34:00à ses dessins
34:01coloniaux
34:02et impérialistes
34:02sur une architecture
34:04de sécurité
34:04Justement
34:04un des grands
34:05un des grands problèmes
34:06de l'accord de paix
34:07enfin de la paix
34:08possible ou pas possible
34:09c'est les revendications
34:10territoriales de la Russie
34:11est-ce que si les Russes
34:12en fait arrivent
34:13à négocier un traité de paix
34:14avec les Ukrainiens
34:15en disant
34:16on veut récupérer le Donbass
34:17garder la Crimée
34:17etc.
34:18est-ce que ça
34:18c'est acceptable
34:19pour la France
34:19et l'Europe
34:20ou jamais ?
34:21La question territoriale
34:22elle appartient
34:23d'abord et avant toute chose
34:26aux Ukrainiens
34:26qui ont marqué
34:27Donc si les Ukrainiens
34:27arrivent à se mettre d'accord
34:28avec les Russes
34:29sur ces bases-là
34:30ce serait accepté
34:32par l'Europe
34:32ce serait accepté
34:33à condition bien sûr
34:34que cette paix soit durable
34:35c'est-à-dire qu'elle soit
34:36assortie de garanties
34:38de sécurité véritables
34:39qu'elle nous prémunisse
34:41contre une nouvelle invasion
34:42une nouvelle agression
34:43de la Russie en Ukraine
34:44Est-ce que la coalition
34:45des volontaires
34:46c'est l'une des questions
34:47quand même
34:47aura le soutien
34:48des Etats-Unis ?
34:49Parce que ça sous-entend
34:51que par exemple
34:51des militaires français
34:52vont aller en Ukraine
34:54défendre la paix sur place
34:56est-ce que sans soutien
34:59de la part des
35:00la protection quelque part
35:01des Etats-Unis
35:01c'est une opération
35:02possible ou pas ?
35:03Nous avons associé
35:05les Etats-Unis
35:06à ces travaux
35:07mais ce qu'il faut
35:08bien comprendre
35:09ce qui est très nouveau
35:10et ce qui est très prometteur
35:11c'est que cette coalition
35:12des volontaires
35:13c'est au fond
35:14un exercice
35:15de planification
35:16militaire
35:17pour répondre
35:18à un problème
35:19de sécurité
35:20à l'échelle
35:20continentale
35:21qui pour la première fois
35:23dans notre histoire
35:24récente
35:25n'est pas traité
35:26au sein de l'OTAN
35:27mais est traité
35:28de manière indépendante
35:30même si coordonné
35:31avec l'OTAN
35:31par les pays européens
35:32et leurs alliés
35:33soutien de l'Ukraine
35:34Vous êtes en train
35:35de nous dire
35:35qu'un des enjeux
35:36c'est de démontrer
35:37que les européens
35:37sont capables
35:38d'assurer leur défense
35:39sans les américains
35:40je dis que nous avons
35:41conçu la coalition
35:42des volontaires
35:43pour contribuer
35:44à une paix durable
35:45parce que nous voulons
35:45que ça ne se reproduise plus
35:46mais que ce faisant
35:49nous avons au fond
35:50démontré
35:51que nous étions capables
35:52de prendre en charge
35:52la sécurité
35:53du continent européen
35:54c'est pour ça que
35:54quand on parle
35:55de grands accords
35:57qui seraient imaginés
35:59outre-Atlantique
36:00évidemment les européens
36:01qui ont commencé
36:02justement
36:03à prendre en charge
36:04leur sécurité
36:05ils veulent naturellement
36:06y être associés
36:06donc ça veut dire
36:07que les français
36:08pourraient
36:08des militaires français
36:09pourraient aller défendre
36:10la paix en Ukraine
36:11sans une protection
36:13de l'OTAN
36:14c'est ce que vous êtes
36:14en train de dire
36:14la coalition des volontaires
36:16c'est assez simple
36:17ce qu'elle propose
36:18c'est de dire
36:18qu'une fois la paix conclue
36:23cette mission internationale
36:25cette coalition de nations
36:27soutiendrait d'abord
36:30la régénération
36:31de l'armée ukrainienne
36:32qui est notre première
36:33garantie de sécurité
36:34et qui est en train
36:34de devenir l'armée
36:36la plus avancée
36:37sur certains champs
36:38technologiques
36:39de l'Europe
36:40donc ça c'est le premier
36:41élément
36:42de sécurisation
36:43régénérer
36:44renforcer l'armée ukrainienne
36:45et puis ensuite
36:46depuis l'arrière
36:47apporter une forme
36:48de protection
36:50ciel
36:51mer
36:51et terre
36:52mais éloigné
36:54de la ligne de front
36:54et une fois la paix conclue
36:55c'est ce qu'on appelle
36:57des garanties de sécurité
36:57Volodymyr Zelensky
36:59a réclamé 70 milliards
37:00d'euros
37:01d'aides supplémentaires
37:02pour l'année prochaine
37:03il dit
37:04nous pourrions produire
37:052-3 fois plus de drones
37:06aujourd'hui
37:06nous ne pouvons pas
37:07faute d'argent
37:08quelle est votre réponse
37:09à cette demande
37:10de nouvelle aide ?
37:11cette demande
37:13a été entendue
37:14la commission
37:15européenne
37:15a fait ses propres analyses
37:17elle est en train
37:17de travailler
37:18à la manière
37:18dont nous pouvons
37:19comme nous l'avons fait
37:20depuis le début de la guerre
37:21répondre
37:22aux besoins
37:23aux nécessités financières
37:25de l'Ukraine
37:27pourquoi ?
37:28parce que c'est notre intérêt
37:29ça se passe dans un contexte
37:30un peu particulier
37:30l'Ukraine est aussi
37:31devenue un enjeu
37:32de notre propre
37:33campagne présidentielle
37:34vous avez raison de le rappeler
37:36hier par exemple
37:37en meeting au Bourget
37:37Jean-Luc Mélenchon
37:38a exposé lui
37:39sa solution pour la paix
37:40non et Jean-Luc Mélenchon
37:42a dit hier
37:42au Bourget
37:43quelque chose de gravissime
37:44je peux le dire
37:45si vous voulez
37:45que l'Ukraine
37:46rétrocède le Donbass
37:47après un référendum
37:48auprès de la population
37:50je pense qu'il a été moins clair
37:51que ce que vous avez dit
37:52mais au fond c'est ce qu'il a dit
37:53qu'est-ce qu'il a dit
37:54Jean-Luc Mélenchon
37:55il n'a fait ni plus ni moins
37:58que de relayer
37:59la justification
38:00que Vladimir Poutine
38:02a donné
38:02pour cette guerre
38:03d'agression
38:05coloniale
38:06impérialiste
38:07injustifiée
38:08injustifiable
38:08vous l'accusez
38:09et sous les applaudissements
38:10et peut-être
38:11dans le
38:12comme ça
38:13au détour
38:14d'un
38:14d'un paragraphe
38:16sur la situation
38:17internationale
38:18il s'est tout simplement
38:20fait le porte-parole
38:22du Kremlin
38:23partout dans le monde
38:24le Kremlin
38:25essaye de convaincre
38:27les chefs d'état
38:30et de gouvernement
38:30qu'au fond
38:31le Donbass
38:32est russe
38:33et que
38:34la guerre
38:36d'agression
38:36est une guerre
38:37de libération
38:38du Donbass
38:38ce qui est évidemment
38:40d'une gravité
38:42sans précédent
38:43et qui à mon avis
38:43le disqualifie définitivement
38:45pour exercer
38:45les fonctions
38:46auxquelles ils aspirent
38:47pour deux raisons principales
38:48la première
38:49c'est que nous allons
38:50célébrer dans quelques jours
38:51le 35ème anniversaire
38:52de l'indépendance
38:53de l'Ukraine
38:54il y a 35 ans
38:55en 1992
38:5691
38:57l'Ukraine
38:59s'est prononcée
39:00dans toutes ses régions
39:01sur son indépendance
39:03et dans les régions
39:04du Donbass
39:04et de la Crimée
39:05à une écrasante majorité
39:07les habitants
39:08de ces régions
39:09qui parfois
39:09parlent russe
39:10ont dit
39:11nous sommes ukrainiens
39:12et nous voulons être indépendants
39:14voilà ce qu'aujourd'hui
39:15Vladimir Poutine
39:15et ses relais
39:16comme Jean-Luc Mélenchon
39:17essayent de contester
39:19la deuxième raison
39:19pour laquelle ceci
39:20est gravissime
39:21c'est qu'est-ce que ça veut dire
39:23au fond
39:24ça veut dire quoi
39:25ça veut dire que la France
39:25pourrait réclamer
39:26que dans ses pays frontaliers
39:29où des populations
39:30parlent français
39:31au Luxembourg
39:33en Suisse
39:33en Allemagne
39:34en Allemagne
39:36en Italie
39:37pourrait dire
39:37moi
39:38vous savez
39:39je pense que ces populations
39:40au fond
39:41elles sont françaises
39:41et donc
39:42j'exige un référendum
39:44sans quoi
39:45je viendrai
39:46les libérer par la force
39:47vous rendez compte
39:47le monde dans lequel
39:49Jean-Luc Mélenchon
39:50est en train d'essayer
39:50de nous entraîner
39:51c'est le monde
39:52de la guerre permanence
39:53de tous
39:53contre tous
39:54sur un autre point
39:55Jean-Luc Mélenchon
39:55pour le coup
39:56comme Marine Le Pen
39:56veulent remettre en cause
39:57les aides
39:58à l'Ukraine
39:59est-ce que ce débat
40:00est nécessaire
40:01est-ce qu'on peut
40:03se poser la question
40:03jusqu'où les français
40:04les contribuables français
40:05doivent aider l'Ukraine
40:08tous les débats
40:09sont légitimes
40:10s'agissant
40:10du budget de la France
40:13mais ce qui est
40:14vraiment malsain
40:14je le dis
40:15c'est de tenter
40:16comme Marine Le Pen
40:17et Jean-Luc Mélenchon
40:18le font
40:19de faire croire aux français
40:20que leurs problèmes
40:21de pouvoir d'achat
40:22sont liés
40:23à l'aide budgétaire
40:24de la France
40:24à l'Ukraine
40:24c'est malsain
40:26et c'est assez ridicule
40:28car les ordres
40:29de grandeur
40:30n'ont absolument
40:31rien à voir
40:31notamment parce que
40:32ça n'est pas
40:33le contribuable français
40:34qui est aujourd'hui
40:35mobilisé pour soutenir
40:36financièrement
40:37l'Ukraine
40:37c'est le levier
40:38de financement
40:39de l'Union Européenne
40:40c'est l'Europe
40:40qui fait notre force
40:41y compris
40:43pour soutenir l'Ukraine
40:44donc quand on essaye
40:44de faire une campagne
40:45pour dire écoutez
40:46vous avez des difficultés
40:48à boucler vos fins de mois
40:48c'est parce qu'on est
40:49trop l'Ukraine
40:50au fond
40:50c'est une manière
40:51de masquer
40:52la complaisance
40:53d'hier et d'aujourd'hui
40:55pour Vladimir Poutine
40:56et pour son dessin
40:58impérialiste et colonial
41:00Le Grand Jury
41:01Quel Président
41:03à l'Elysée
41:04Vous êtes vice-président
41:05du MoDem
41:06Jean-Noël Barraud
41:07ce dimanche
41:08êtes-vous toujours
41:09à la recherche
41:09d'un candidat
41:10pour doubler
41:11Jean-Luc Mélenchon
41:12on vient d'en parler
41:12au premier tour
41:13et battre Marine Le Pen
41:14au second tour
41:15Oui et nous avons proposé
41:17des formules
41:18pour y parvenir
41:19François Bayrou l'a fait
41:20dès cet été
41:20avec cette idée
41:21d'une primaire
41:22à laquelle participeraient
41:23toutes celles et ceux
41:24qui refusent
41:25toute forme d'alliance
41:26et qui le disent
41:27très clairement
41:28avec Marine Le Pen
41:29ou Jean-Luc Mélenchon
41:30Donc vous devez convaincre
41:32Edouard Philippe ?
41:33Il n'est jamais trop tard
41:35en tout cas
41:36il est encore temps
41:37pour changer d'avis
41:38je pense que
41:39responsables politiques
41:40n'ont jamais à avoir peur
41:41d'une élection
41:42et cette primaire
41:43est une condition
41:44à mon avis nécessaire
41:45pour permettre
41:46à une candidature
41:48d'émerger
41:49qui puisse déjouer
41:50ce récit
41:51qu'on voudrait écrire
41:51à l'avance
41:52d'un deuxième tour
41:53entre Marine Le Pen
41:55et Jean-Luc Mélenchon
41:55Vous ne dites jamais trop tard
41:57c'est quoi le calendrier ?
41:59A partir de quand
41:59il sera trop tard
42:00pour organiser cette primaire ?
42:01La formule que nous soutenons
42:03c'est qu'elle puisse
42:04avoir lieu
42:04en début d'année prochaine
42:06entre la fin du mois de janvier
42:07et le début du mois de février
42:09que puissent y participer
42:10celles et ceux
42:11qui réuniraient
42:13dix parrainages parlementaires
42:14ainsi que François Bayrou
42:15l'a détaillé
42:17et qui puissent évidemment
42:18s'engager à ce que jamais
42:20il ne fasse
42:21aucune alliance
42:22avec le Rassemblement National
42:24Le problème c'est que
42:24plus vous attendez
42:25plus les candidats
42:26de la droite et du centre
42:27baissent dans les sondages
42:28on voit une lente érosion
42:30aujourd'hui
42:30il n'y a que David Lissnard
42:32en fait
42:32qui a l'air de progresser
42:33donc à un moment
42:34pour vous
42:34la date
42:35la vraie date
42:35c'est quand ?
42:36Quand est-ce qu'il faut arrêter ?
42:37Je dis que la primaire
42:38est une condition nécessaire
42:41pour rassembler
42:43nos forces
42:43mais ce n'est pas
42:44une condition suffisante
42:46il faut également
42:47pouvoir apporter
42:48une réponse claire
42:49et radicalement différente
42:51de celle de Marine Le Pen
42:52et Jean-Luc Mélenchon
42:52aux attentes
42:53aux inquiétudes
42:54des Françaises
42:54et des Français
42:55inquiétudes du déclassement
42:56inquiétudes de l'injustice
42:57inquiétudes de la dépossession
42:59et pour ça
43:00il nous faut
43:02proposer une forme
43:02de rupture
43:03à mon avis
43:03rupture dans la manière
43:05dont le pouvoir
43:05est exercé dans ce pays
43:06La proposition initiale
43:07de François Bayrou
43:08c'était une primaire
43:09qui irait de Raphaël Glucksmann
43:10à Bruno Retailleau
43:11Emmanuel Macron
43:12lui parle de Raphaël Glucksmann
43:13à David Lissnard
43:14est-ce qu'il faut élargir
43:16jusque-là ?
43:17Il faut élargir
43:18à tous ceux
43:18qui disent
43:19et qui signent
43:20en bas de la page
43:20que jamais
43:21ils ne feront d'alliance
43:22avec Jean-Luc Mélenchon
43:23ou Marine Le Pen
43:24Quand vous entendez
43:25Edouard Philippe
43:26aux 20h de TF1
43:27dimanche dernier
43:28dire au mois de février
43:29chacun prendra
43:30ses responsabilités
43:30si les Français
43:31ont décidément
43:32envie de passer
43:33à autre chose
43:33et bien écoutez
43:34j'en tirerai les conséquences
43:36est-ce que vous doutez
43:38parfois de sa détermination ?
43:39Non
43:39je n'ai pas de raison
43:40de douter de sa détermination
43:42ça fait longtemps
43:43qu'Edouard Philippe
43:44se prépare
43:45à cette échéance
43:47je crois qu'il a
43:48évidemment
43:49beaucoup de choses
43:50à apporter
43:51dans cette campagne
43:52et que la victoire
43:53de ce camp
43:54des démocrates
43:55et des républicains
43:55que j'appelle de mes voeux
43:57ne pourra se faire
43:58sans lui
43:58Quand vous disiez
43:59il faut un programme clair
44:01en fait il faudrait
44:01plus de radicalité
44:02de la part de ceux
44:03qui se présentent
44:04ou en tout cas
44:04des choses plus tranchantes
44:05c'est ça que vous vouliez dire ?
44:07Je crois qu'il nous faut
44:10acter une forme
44:10de rupture
44:11d'alternance
44:13pour parler peut-être
44:14avec des termes
44:15un peu moins forts
44:15sur la manière
44:17dont nous exerçons
44:17le pouvoir
44:18dans ce pays
44:18ce sentiment très profond
44:20ancré dans les réalités
44:21vécues
44:21de la dépossession
44:23appelle
44:24de notre part
44:25de répartir différemment
44:28les pouvoirs
44:28et à commencer
44:29par le pouvoir
44:31présidentiel
44:31C'est une rupture
44:32avec vous-même
44:33vous voulez faire une rupture
44:34avec vous-même
44:34une rupture
44:35avec la pratique
44:36de la 5ème république
44:37parce que
44:37depuis 10 ans
44:38le monde a changé
44:40le paysage politique
44:41a changé
44:41oui le monde a changé
44:42le paysage politique
44:43a changé
44:44et je crois
44:44que nous ne pouvons plus
44:45en quelque sorte
44:46nous payer le luxe
44:47d'avoir
44:48un président
44:49ou une présidente
44:50qui concentre entre ses mains
44:51l'intégralité
44:52du pouvoir exécutif
44:53une grande partie
44:55du pouvoir législatif
44:56mais qu'au contraire
44:56nous devons administrer
44:58en quelque sorte
44:58au pays
44:59un choc démocratique
45:00transférer
45:01le pouvoir
45:01vers le parlement
45:02vers les corps
45:03intermédiaires
45:04vers les forces vives
45:05de ce pays
45:06vers les citoyens
45:07eux-mêmes
45:07parce qu'au fond
45:08c'est le meilleur antidote
45:09c'est un aveu d'échec
45:10non c'est la nécessité
45:11qui est liée
45:12au changement du monde
45:14mais aussi à la fragmentation
45:15de notre paysage politique
45:16est-ce que vous dites
45:17que le régime présidentiel
45:18quelque part est usé ?
45:19je crois qu'il est usé
45:20et je crois qu'il est nécessaire
45:21désormais
45:22d'avoir un président
45:23qui se consacre
45:24aux prérogatives
45:25que lui confie la constitution
45:27garantir notre indépendance nationale
45:28garantir le bon fonctionnement
45:30des pouvoirs publics
45:31être le chef des armées
45:32et pour le reste
45:35former un gouvernement
45:36qui s'appuie
45:37sur les sensibilités
45:38dominantes au parlement
45:39et sans doute des coalitions
45:40vous dites Jean-Noël Barraud
45:41qu'Emmanuel Macron
45:41a outrepassé ses pouvoirs
45:43en gros
45:43mais pas du tout
45:44mais pas du tout
45:45arrêtez de personnaliser les choses
45:47regardez ce qu'il s'est passé
45:48dans les échéances
45:52ou en tout cas
45:52dans les mandats précédents
45:53systématiquement
45:54nous avons attendu
45:55que descendent du ciel
45:57un homme providentiel
45:58auquel nous avons confié
46:00une majorité absolue
46:01à l'Assemblée nationale
46:02qui a concentré tous les pouvoirs
46:03et nous ne sommes pas parvenus
46:05à faire les grandes réformes
46:06que nos voisins
46:07que nos partenaires européens
46:08ont réussi à faire
46:09pourquoi ?
46:10et bien parce que le pouvoir
46:10était concentré sur un socle
46:12trop étroit
46:12il faut maintenant élargir
46:14considérablement ce socle
46:15rassembler les françaises
46:17et les français
46:17pour pouvoir relever ces défis
46:19faire ces transformations
46:21dont nous avons besoin
46:22pour affronter
46:23les menaces qui nous entourent
46:26Jean-Noël Barraud
46:27vous parlez de consulter
46:28les français
46:28quand une pétition
46:30demande la fermeture
46:31de la chaîne CNews
46:32sur le site
46:33de l'Assemblée nationale
46:34à l'approche
46:34du million de signatures
46:36est-ce que fermer un média
46:38pour bannir des propos racistes
46:40c'est l'idée de cette pétition
46:41est une bonne initiative ?
46:43la pétition
46:44et le fait que le sujet
46:46soit abordé à l'Assemblée nationale
46:48me réjouit
46:49parce que c'est une évolution
46:50qui a été rendue permise
46:52par une réforme
46:54du règlement intérieur
46:55de l'Assemblée nationale
46:56qui crée un lien
46:58entre les français
46:59et le parlement
46:59et qui leur donne
47:00un instrument pour s'exprimer
47:01c'est formidable
47:02on a vu qu'une pétition
47:03par exemple sur les pesticides
47:04n'avait absolument rien changé
47:05moi en tout cas
47:05je souhaite que lorsque
47:06ces pétitions ont lieu
47:07et bien le sujet
47:08puisse être abordé au parlement
47:09ensuite est-ce au parlement
47:10de décider si oui ou non
47:12une chaîne doit être fermée
47:13la réponse est non
47:14surtout pas
47:15jamais
47:16c'est à une autorité indépendante
47:18qu'il appartient
47:19de prendre ce type de décision
47:21car c'est la garantie
47:22d'avoir une presse
47:24libre
47:25pluraliste
47:25indépendante
47:26même si je sais
47:26que Jean-Luc Mélenchon
47:27et Marine Le Pen
47:28ne sont pas très à l'aise
47:30avec ce principe
47:30mais c'est la garantie
47:32du bon fonctionnement démocratique
47:33c'est un contre-pouvoir
47:34une presse libre
47:35indépendante
47:36et plurielle
47:36et ça ne peut pas être
47:38je dirais
47:39laissé à la discrétion
47:41d'un pouvoir politique
47:42qu'est-ce que vous avez pensé
47:42des propos d'Edouard Philippe
47:44sur les manifestations
47:45il a dit que dans les images
47:47que nous avons vues
47:48des pillages
47:48il y avait de fait
47:49un certain nombre de français
47:50issus de l'immigration
47:52est-ce que c'est une phrase raciste
47:54comme le considère
47:55la gauche
47:56et Dominique de Villepin
47:57je ne veux pas rentrer
47:58dans cette polémique
47:59mais je vais exprimer
48:00un désaccord
48:01avec Edouard Philippe
48:02sur ce sujet
48:05ce que nous avons vu
48:06sur les images
48:08ce sont des délinquants
48:10qui pour certains
48:12ont été appréhendés
48:13par la justice
48:13et dont j'espère
48:14qu'ils seront sanctionnés
48:15pour les violences
48:17les pillages
48:18les dégradations
48:19dont ils se sont rendus responsables
48:21ce sont des délinquants
48:22mais en aucun cas
48:23ils ne doivent être
48:25cantonnés
48:26assignés
48:27à leur couleur de peau
48:28ou à l'origine
48:29de leurs parents
48:29ou de leurs grands-parents
48:31ce sont des français
48:33il n'y a pas
48:34deux catégories
48:35ou plusieurs catégories
48:36de français
48:36il n'y a qu'une catégorie
48:38de français
48:38avec les mêmes droits
48:39et les mêmes devoirs
48:41il a dérapé
48:41et donc
48:42en les assignant
48:44si l'on peut dire
48:45à leur couleur de peau
48:46ou à leur origine familiale
48:50ce que nous faisons
48:52c'est d'abord
48:52que nous éclipsons
48:53ce qui à mon avis
48:54est le problème majeur
48:55qui est l'intégration
48:56dans la république
48:57et quand on regarde
49:00les personnes concernées
49:02c'est vrai qu'il y en a
49:03sans doute
49:03encore faudrait-il
49:05avoir les statistiques précises
49:07certains qui sont
49:08issus de l'immigration
49:08mais il y a une surreprésentation
49:10des hommes
49:10il y a une surreprésentation
49:11des jeunes
49:12donc l'intégration
49:12dans la république
49:13c'est sans doute
49:15l'un des grands enjeux
49:16du prochain quinquennat
49:17mais surtout
49:19ça crée le risque
49:20qu'on finisse par
49:21s'habituer
49:22à ce qu'il y ait
49:22des catégories de français
49:23ce qui est le contraire
49:25de l'âme
49:25de la république
49:26et dans un moment
49:27où on a besoin
49:28justement
49:28de réconciliation
49:29et de concorde
49:31pour relever
49:31les grands défis
49:32qui sont devant nous
49:32et pour bien comprendre
49:33le fait de dire
49:34issu de l'immigration
49:35pour vous
49:35c'est pas le problème
49:36ça existe
49:36on peut dire
49:37des français issus
49:38de l'immigration
49:38on ne peut pas assigner
49:41quiconque
49:42à sa couleur de peau
49:44ou à ses origines
49:45au fait qu'il soit
49:45issu de l'immigration
49:47le faire
49:48y compris
49:48dans une analyse succincte
49:51c'est installer l'idée
49:53qu'il existe
49:53plusieurs catégories
49:54de français
49:54ce qui est totalement
49:55inacceptable
49:55mais ça veut dire
49:56que le candidat
49:57Edouard Philippe
49:59là vous a posé
50:00un problème
50:01j'ai exprimé
50:02mon désaccord
50:02il arrive qu'on ait
50:04des désaccords
50:04dans la vie
50:05y compris
50:05avec des personnes
50:06pour lesquelles
50:07on a beaucoup d'estime
50:08Merci beaucoup
50:09Jean-Noël Barraud
50:09je rappelle que vous êtes
50:10ministre de l'Europe
50:11et des Affaires étrangères
50:12vice-président du Modem
50:13merci pour ce grand jury
50:14bon dimanche à tous
50:16à la semaine prochaine

Recommandations