- il y a 7 heures
Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères était interrogé par Olivier Bost (RTL), Steve Jourdin (Public Sénat) et Claire Conruyt (Le Figaro).
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 07 juin 2026.
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 07 juin 2026.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:13Bonjour à tous, bienvenue dans ce Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL et en direct sur Public Sénat.
00:20Bonjour Jean-Noël Barraud.
00:21Bonjour Olivier Barraud.
00:21Vous êtes ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, également vice-président du Modem.
00:27Fiasco, naufrage, honte, après la mort de la jeune Liana et plusieurs plaintes ignorées, où sont les responsabilités ?
00:36Les politiques peuvent-ils totalement se dédouaner de ces errements de la justice ?
00:42Dans le monde, trois conflits et aucune perspective de paix, en Iran, au Liban, en Ukraine.
00:48Que peuvent faire la France et l'Europe ?
00:51Et face à l'agressivité américaine et à la concurrence des loyales chinoises, quelles sont nos armes ?
00:57Bienvenue dans ce Grand Jury, Jean-Noël Barraud.
00:59Merci.
01:00À mes côtés, pour vous interroger, Claire Conruite du Figaro et Steve Jourdain de Public Sénat.
01:06Dans ce Grand Jury, Jean-Noël Barraud, nous aurons une séquence dédiée à 2027, à l'élection présidentielle.
01:12Comment ferez-vous le tri ou votre choix dans la profusion de candidats dans le bloc central ?
01:17Et puis, vous répondrez également à nos questions express.
01:25Une marche blanche s'élancera cet après-midi dans le village de Florence.
01:31Comment qualifiez-vous ce qui s'est passé dans l'affaire de Liana ?
01:3511 ans retrouvée morte cette semaine.
01:37Le suspect était visé par plusieurs plaintes sans jamais avoir été entendu.
01:42Vous parlez de, Jean-Noël Barraud, de quoi ? De fiasco, de naufrage, de honte ?
01:47D'abord, comme beaucoup de Français, je ressens ce matin profonde tristesse,
01:52en pensant à cette famille endeuillée qui traverse une épreuve inhumaine, inimaginable.
01:58Une profonde colère aussi, parce que ce drame aurait pu, aurait dû être évité.
02:04Il y a là, comme l'a dit le garde des Sceaux, une défaillance majeure et un échec immense des
02:09pouvoirs publics,
02:10dont il faudra tirer toutes les leçons.
02:12Mais je ressens aussi une forme de honte.
02:17Parce que collectivement, clairement, nous ne parvenons pas à donner toute l'importance qu'elle mérite
02:23à la parole des plus vulnérables dans notre société, celle des femmes, et en particulier celle des enfants.
02:27Or, la grandeur d'une nation se mesure à la manière dont elle protège les plus vulnérables, à commencer par
02:33les enfants.
02:34Et on peut être politique et avoir honte, parce que vous êtes aux responsabilités.
02:38Vous savez, je suis un responsable politique, mais je suis aussi un militant, et je suis un père de famille,
02:43et je suis un citoyen, comme les autres.
02:46Et ce drame nous enseigne, comme d'autres l'ont fait avant lui,
02:50qu'il est urgent que nous puissions accorder toute cette importance,
02:54toute cette attention à ce que nous disent les plus vulnérables en toutes circonstances,
02:57et singulièrement s'agissant des violences sexuelles et sexistes,
03:01des violences sexuelles à l'encontre des enfants.
03:03Est-ce que vous pouvez comprendre des appels à la démission de Gérald Darmanin, le garde des Sceaux,
03:07lancé par exemple ce matin par Mathilde Panot, de la France ?
03:10Je ne peux pas me lancer dans une chasse aux responsabilités,
03:15puisque le garde des Sceaux, vous le savez, il avait déjà initié, depuis des semaines,
03:20un travail pour mieux protéger les enfants, qui doit être mis à son crédit.
03:24Et par ailleurs, une enquête a été lancée qui permettra d'établir très concrètement
03:28les responsabilités dans la chaîne, dans l'engrenage
03:33qui a conduit à ce que cet homme, pédocriminel, récidiviste,
03:38puisse ainsi commettre un crime.
03:41Très clairement, Jean-Noël Barraud, des gens vont devoir démissionner.
03:44Quand on voit ces quatre plaintes pour viol, ces deux signalements,
03:48cette inaction générale, cette défaillance au niveau de l'État,
03:51enfin, dans l'ensemble de la chaîne étatique,
03:54des gens vont devoir partir, vont devoir quitter leur fonction ?
03:57Il y a une enquête qui a été diligentée,
04:00elle conduira sans doute à ce que des sanctions soient prises.
04:03Mais une nouvelle fois, je crois que
04:07cet engrenage doit être précisément décortiqué,
04:09mais au-delà, c'est la parole des enfants face aux prédateurs,
04:13face aux violences sexuelles, qui doit être mieux entendue,
04:16et ça doit nous interpeller tous.
04:18Ce serait quand même étonnant que tout le monde reste à son poste,
04:20c'est ça que j'ai envie de vous faire dire ?
04:22J'ai parlé d'une défaillance...
04:27des pouvoirs publics.
04:28Il me semble que l'enquête établira les responsabilités
04:31et que sur cette base-là, les sanctions seront prises.
04:33Claire qu'on invite.
04:34Jean-Henri Barraud, 400 millions d'euros dans le budget de la justice
04:37viennent d'être gelés pour cette année,
04:38pour faire face au déficit.
04:41Est-ce que, vu le contexte, il ne faut pas revoir ce gel ?
04:44Sans doute, faut-il, en tout cas, réfléchir aux choix budgétaires
04:48qui sont les nôtres,
04:50et qui nous ont conduits, après des épisodes
04:53où nous avons dû protéger les Français pendant la Covid,
04:58après le démarrage de la guerre en Ukraine,
04:59où la flambée des prix de l'énergie
05:01ont eu un impact très dur sur le pouvoir d'achat,
05:04et notamment celui des plus modestes,
05:06à faire des économies.
05:08Mais nous ne devons en aucun cas désarmer l'État
05:11dans sa dimension régalienne.
05:12Et c'est vrai pour le ministère de la Justice,
05:13c'est vrai pour le ministère de l'Intérieur,
05:15celui des armées,
05:16et c'est vrai aussi pour mon ministère,
05:18le ministère des Affaires étrangères,
05:19parce que dans un monde qui se durcit,
05:21nous devons nous donner les moyens
05:24de protéger les Français et les Français.
05:25Vous dites non à ce gel ?
05:26Enfin, vous pensez qu'il n'est pas opportun ?
05:27Je ne suis pas le mieux placé
05:29pour vous dire exactement
05:31ce qu'il convient de faire
05:33pour le ministère de la Justice.
05:35Ce que je dis simplement,
05:36c'est que nous devons,
05:38et nous aurons à faire l'année prochaine,
05:40puisque l'élection présidentielle
05:42est aussi le moment où ces débats
05:44doivent avoir lieu,
05:45des choix budgétaires importants,
05:46sur la manière dont nous trouvons l'équilibre
05:48entre la préservation de notre modèle social,
05:50mais aussi le renforcement,
05:52le réarmement régalien de notre pays.
05:55Alors, il y a aussi un débat,
05:55c'est sur la responsabilité des magistrats.
05:58Édouard Philippe a dit qu'il s'interrogeait
06:00très sérieusement sur le bien fondé,
06:02dans un domaine aussi sensible que la magistrature,
06:05d'un pouvoir syndical assez important
06:07et qui donne le sentiment d'être intouchable.
06:09Est-ce qu'il faut revoir
06:11la façon dont les magistrats
06:13sont défendus syndicalement ?
06:16La liberté syndicale est imprescriptible,
06:19mais de toute évidence,
06:21il y a, dans cet engrenage
06:22que j'évoquais tout à l'heure,
06:24des responsabilités qui devront être établies
06:26et qui ne se limitent pas,
06:29à mon sens,
06:29à des responsabilités individuelles et personnelles,
06:32mais aussi à des responsabilités collectives,
06:34ou plus précisément,
06:35à la manière dont les responsabilités sont réparties,
06:38dont les comptes sont rendus.
06:39Donc, bien sûr qu'il faut interroger
06:42et réinterroger le système judiciaire
06:45pour qu'il soit en capacité,
06:46disposant des moyens nécessaires,
06:48mais en capacité,
06:49eh bien,
06:51de traiter des plaintes
06:53lorsqu'elles sont déposées
06:54et d'éviter ce type de...
06:56Donc, l'idée de revoir le pouvoir
06:57du syndicat de la magistrature
06:58ne vous choque pas ?
06:59Je vous l'ai dit,
07:00la liberté syndicale est imprescriptible.
07:02Ceci étant dit,
07:03je pense que,
07:04dans l'organisation de la justice,
07:06il y a nécessairement
07:07des améliorations à apporter
07:09pour que les responsabilités
07:10soient mieux établies
07:11et que les comptes puissent être rendus.
07:13L'air convite.
07:13Vous parliez de l'élection présidentielle
07:16et sans doute,
07:17ce sujet va devenir
07:18l'un des thèmes de la campagne,
07:20étant donné la gravité des faits.
07:22L'un des candidats,
07:23la présidentielle Bruno Retailleau,
07:25propose la création
07:26d'une cour disciplinaire
07:27de la magistrature
07:28pour sanctionner les procureurs
07:29et les juges fautifs.
07:31Qu'est-ce que vous pensez
07:32de cette mesure,
07:33de cette proposition ?
07:34Je vais suivre attentivement
07:35les travaux qui ont été lancés
07:37par le garde des Sceaux
07:39pour que l'enquête
07:41permette de faire
07:42toute la lumière
07:42sur ce qui s'est passé exactement
07:44et que les conséquences
07:46puissent être tirées,
07:47que les sanctions
07:47puissent être prises
07:48et nous verrons
07:49si en quelque sorte
07:50ces mécanismes
07:52qui sont à la main
07:52du gouvernement
07:54sont suffisants
07:55pour redresser les torts.
07:56Jean-Noël Barraud,
07:57la cause,
07:58vous l'avez évoqué tout à l'heure,
07:59mais la cause des violences
08:00contre les femmes
08:00avait été érigée
08:01comme priorité
08:02sans que le nombre
08:03de féminicides baisse.
08:05La cause des violences
08:06sur les enfants
08:07a été érigée en priorité
08:09et l'affaire de l'IANA
08:11s'est produite.
08:12Ça pose quand même
08:13la question
08:13de l'efficacité
08:14des politiques.
08:16Bien sûr,
08:16mais beaucoup de choses
08:17ont été faites
08:17pour protéger les femmes
08:19et je le disais tout à l'heure,
08:20pour amorcer un travail
08:22en profondeur
08:23pour protéger les enfants,
08:24mais ce sont
08:25des défis considérables.
08:26Vous savez,
08:27il faut admettre
08:28une forme de difficulté
08:30à embrasser
08:30des sujets
08:32qui ont des dimensions multiples.
08:34Bien sûr,
08:34la dimension...
08:35La dimension répressive
08:36qui est importante...
08:37La question,
08:37c'est est-ce qu'il y a
08:38des politiques qui suivent
08:39et un État
08:39qui ne suit pas aujourd'hui ?
08:40Justement,
08:41j'essaye simplement
08:42d'apporter une réponse
08:43qui ne soit pas simpliste
08:44à des problèmes
08:45qui sont compliqués,
08:47qui sont ancrés
08:48dans des réalités multiples,
08:49qui supposent
08:50que des dispositifs répressifs
08:52soient mis en place,
08:53mais qui supposent aussi
08:54une forme d'éducation
08:56de la société,
08:58d'une intégration
08:59dans la République,
09:00d'une forme de restauration
09:01du civisme
09:03plus généralement.
09:04Parce qu'on aurait tort
09:05de penser que seuls
09:06les magistrats
09:07dans cette affaire,
09:08dans le Gers
09:09ou à Toulouse,
09:10ont été inattentifs
09:11à la parole des enfants.
09:12C'est un problème
09:13qui touche
09:14en notre société
09:14toute entière.
09:15Et on aurait tort
09:16de se focaliser
09:17exclusivement,
09:18comme certains le font,
09:19sur la dimension répressive
09:20ou exclusivement,
09:21comme d'autres le font,
09:22sur la dimension éducative.
09:23la gauche demande
09:25une loi intégrale,
09:26globale,
09:26sur les violences sexistes
09:27et sexuelles.
09:28Est-ce que vous y êtes favorable ?
09:30Toutes les propositions
09:31méritent d'être examinées.
09:33Aurons-nous,
09:34avec l'Assemblée nationale
09:36telle qu'elle est
09:37composée politiquement,
09:39l'espace pour qu'un texte
09:40puisse être abordé,
09:43examiné,
09:44et examiné ?
09:45Le fond,
09:46c'est de dire
09:46qu'il faut que ça devienne
09:47une politique publique
09:48et plus seulement
09:49des propositions de loi
09:52très...
09:52Mais ça l'est déjà.
09:53Que chacun...
09:54Bien sûr que si.
09:56En Espagne,
09:56ils ont une loi intégrale
09:58avec des cours spéciales,
10:00etc.
10:00Nous,
10:00ce n'est pas encore
10:01le cas en France.
10:01Est-ce qu'on a besoin
10:02de légiférer
10:03et que cette politique
10:05contre les violences sexistes
10:06et sexuelles
10:07se décline
10:08dans tous les ministères ?
10:09Et la lutte
10:10contre les violences sexistes
10:11et sexuelles,
10:12comme Olivier Boste
10:13l'a rappelé,
10:14est une priorité
10:15de ce quinquennat
10:16à donner,
10:18à fait l'objet
10:19d'un certain nombre
10:19de textes,
10:20de mesures également
10:21sur le plan administratif.
10:22Ensuite,
10:23est-ce que
10:24d'autres propositions
10:26sont les bienvenues
10:27pour lutter
10:27contre ce fléau
10:28et contre ces drames ?
10:30Sans doute que la réponse
10:31est oui.
10:31Vous me demandez
10:31si une loi intégrale
10:32peut être adoptée
10:33aujourd'hui au Parlement.
10:34Je ne suis pas certain.
10:35Et quant au contenu
10:36de cette loi,
10:37je l'examinerai
10:39lorsqu'elle sera déposée
10:40et je vous donnerai mon avis
10:41à ce moment-là.
10:41Elle a déjà été déposée.
10:42Elle a déjà été déposée
10:43par une députée
10:44socialiste
10:44et pas encore inscrite
10:45à l'ordre du jour.
10:47Eh bien,
10:47il faut regarder
10:47mesure par mesure
10:49celles qui peuvent trouver
10:49un consensus
10:50aujourd'hui
10:51dans le Parlement
10:52tel qu'il existe,
10:53celles qui devront être débattues
10:55l'année prochaine
10:55dans le courant
10:56de l'année présidentielle.
10:57Je crois que nous ne devons
10:57écarter aucune mesure,
10:59aucune idée
11:00pour protéger
11:01les plus vulnérables
11:02dans notre société.
11:03Je le disais,
11:03c'est la grandeur
11:04d'une nation
11:04que de protéger
11:05les plus vulnérables.
11:07Le Grand Jury,
11:08l'actualité de la semaine.
11:11Jean-Noël Barraud,
11:12ministre de l'Europe
11:13et des Affaires étrangères
11:14est notre invité.
11:14Demain, cela fera
11:15100 jours
11:16que les Etats-Unis
11:17et Israël
11:18ont lancé une guerre
11:19contre l'Iran.
11:20Chaque semaine,
11:21ou presque,
11:21il est question
11:22d'un accord imminent
11:23entre Washington
11:23et Téhéran.
11:25Est-ce que d'abord,
11:25vous êtes tenu au courant
11:26de ces négociations
11:27et qu'est-ce que vous pouvez
11:28nous en dire ?
11:29Oui, parce que la France
11:30est l'un des rares pays
11:30du monde
11:31et sans doute
11:32le seul pays occidental
11:33à parler avec
11:35les deux parties au conflit
11:37ou en tout cas
11:37toutes les parties au conflit
11:38et dans les échanges
11:40que nous avons avec eux,
11:42nous les pressons
11:42de conclure cet accord
11:44parce que la situation
11:45est insoutenable,
11:46qu'elle a beaucoup trop duré
11:47et qu'elle ne fait
11:47que des perdants.
11:48Des perdants aux Etats-Unis,
11:49des perdants en Iran,
11:51en Israël,
11:51mais aussi partout ailleurs
11:52dans le monde
11:52puisque le prix
11:54des hydrocarbures
11:56et leur flambée
11:57liée au blocage
11:57du détroit d'Hormuz
11:59ont des conséquences
12:00majeures sur l'économie mondiale
12:02et donc sur le pouvoir
12:03d'achat qui est le nôtre,
12:04sur la vie de nos entreprises,
12:05bref, sur la vie économique
12:06et sociale de la nation.
12:07Mais alors comment
12:08vous pouvez expliquer
12:08que Washington nous reproche
12:09encore, à nous la France
12:11et d'une manière plus générale
12:12aux pays de l'OTAN,
12:14notre manque d'implication
12:16aux côtés des Américains
12:17dans ce conflit ?
12:18Tout au contraire,
12:19les Etats-Unis
12:20accueillent avec beaucoup
12:21d'intérêt l'initiative
12:22qui a été prise
12:23par le Président de la République
12:24et le Premier ministre britannique
12:26de rallier une cinquantaine
12:28de pays
12:28pour préparer
12:29une mission internationale
12:31visant,
12:32dès que les conditions
12:33le permettront,
12:34à créer les conditions
12:36d'une restauration
12:37très rapide
12:37du trafic maritime
12:38dans ce détroit
12:39pour que le plus rapidement possible
12:40les approvisionnements
12:42puissent se poursuivre
12:43et surtout
12:43que les prix
12:44commencent à baisser.
12:45Mais très concrètement,
12:46qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ?
12:47Jean-Noël Barron,
12:48on a l'impression
12:48qu'on est un peu spectateur
12:50des négociations
12:51entre les Etats-Unis
12:52et l'Iran.
12:52Qu'est-ce qu'on fait au quotidien
12:53pour ne pas venir à cet accord ?
12:55Olivier Boss l'a dit,
12:56c'est une guerre
12:57que nous n'avons pas approuvée,
12:58à laquelle nous n'avons pas participé,
13:00à laquelle nous ne sommes pas partis.
13:01Qui nous impacte directement.
13:02Qui nous impacte directement.
13:04C'est pourquoi
13:04nous avons veillé
13:05à conserver
13:06une ligne de contact
13:07avec chacune des parties
13:08au conflit.
13:09Que nous les pressons
13:09de conclure cet accord
13:11et que sans attendre
13:13la conclusion de cet accord,
13:14nous avons pris
13:14cette initiative inédite
13:16de rassembler
13:17des dizaines de pays
13:18pour qu'ils soient prêts
13:18en très peu de temps
13:21à déployer
13:22des capacités militaires
13:23pour faciliter
13:24la restauration des trafils.
13:25Je vous donne un exemple.
13:25L'Union européenne
13:26avait ouvert la voie
13:27à des sanctions
13:27contre des personnes
13:28ou des entités en Europe
13:29qui bloquent
13:30le détroit d'Hormuz.
13:31Où en est-on
13:32à ce niveau-là ?
13:33Des sanctions
13:34contre l'Iran,
13:35en particulier.
13:36Nous en avons pris
13:37à de très nombreuses reprises
13:38et sans attendre
13:40le début de la guerre.
13:42Je vous rappelle
13:43que nous avons
13:45récemment,
13:46suite au massacre,
13:47on oublie
13:49l'horreur
13:50qu'a subie
13:51le peuple iranien
13:52au début de cette année.
13:54Nous avons décidé
13:54d'inscrire
13:55le corps des gardiens
13:56de la révolution
13:57sur la liste
13:58des organisations terroristes.
13:59Nous avons pris
14:00des sanctions
14:00à l'encontre
14:01des responsables
14:01des gardiens
14:02de la révolution
14:03et notamment ceux
14:03qui décident
14:04de ce blocage.
14:06Donc,
14:06aucune difficulté
14:08particulière.
14:09Vous n'avez pas
14:09plus d'informations
14:10à nous donner
14:10à ce niveau-là ?
14:11Vous ne savez pas
14:11si on avance
14:12dans ce nouveau train
14:13de sanctions
14:14contre des responsables
14:14iraniens ?
14:14Ce que je peux vous dire,
14:16c'est que nous avons
14:18fait un gros travail
14:19au ministère
14:20des Affaires étrangères
14:21français
14:21pour identifier
14:22ceux qui,
14:23en Iran,
14:24étaient responsables
14:25de la répression
14:25barbare
14:26contre le peuple
14:28d'Iran,
14:29le grand peuple d'Iran,
14:30mais aussi
14:31ceux qui,
14:33par leur décision,
14:36contribuaient
14:36à la situation
14:37telle que nous
14:38connaissons aujourd'hui.
14:39En général,
14:40nous avons été suivis
14:41par nos partenaires
14:42européens
14:42et je m'en félicite.
14:43Dans les analyses
14:44qu'on peut lire,
14:45on lit beaucoup
14:46que l'Iran pourrait ressortir
14:47finalement renforcée
14:48de ce conflit
14:49avec les Etats-Unis,
14:50avec le contrôle
14:51du détroit d'Hormuz,
14:53avec le dégel
14:54de ces fonds bloqués
14:54à l'étranger,
14:55avec aussi la reprise
14:56de l'exportation
14:57de pétrole
14:58et la poursuite
14:59de son programme nucléaire.
15:00Est-ce que ça peut être ça
15:01l'issue de ce conflit ?
15:03En tout cas,
15:03la poursuite de la guerre
15:04ne fait que des perdants,
15:05y compris l'Iran.
15:07Et s'agissant
15:07de l'accord
15:08qui doit être trouvé,
15:09il doit permettre
15:10de mettre fin
15:11aux hostilités,
15:12de réouvrir
15:12ce détroit d'Hormuz
15:13pour que,
15:14enfin, la situation
15:15sur les marchés
15:16des aéreo-carbures
15:17puissent se détendre.
15:18Mais le plus dur
15:19reste à faire.
15:20Et ce sont des sujets
15:20que nous connaissons bien
15:21puisque ça fait des années,
15:23voire des décennies
15:24que la France y travaille.
15:25L'encadrement strict
15:26du programme nucléaire
15:28de l'Iran
15:29qui menace
15:31la sécurité de la région
15:32et la nôtre.
15:33Qu'est-ce que c'est ?
15:34L'encadrement
15:35de ces capacités de missiles,
15:37ce qu'on appelle
15:37les capacités balistiques.
15:38Et puis,
15:39le soutien de l'Iran
15:40à des groupes terroristes
15:42qui déstabilisent
15:43la région
15:43depuis bien trop longtemps,
15:45à commencer par
15:46le Hezbollah,
15:47on peut également
15:48citer le Hamas
15:49ou les Houthis.
15:50Mais comment la France
15:51peut-elle empêcher l'Iran
15:52d'acquérir à l'avenir
15:53la bombe atomique ?
15:54C'est ce que nous avons fait
15:55il y a dix ans
15:55avec un accord
15:57sur le nucléaire iranien
16:00qui imposait à l'Iran
16:01des seuils extrêmement stricts
16:04sur l'enrichissement,
16:06les capacités d'enrichissement,
16:07les capacités de militarisation,
16:10pardonnez-moi pour le jargon,
16:11un accord qui a produit
16:12ces effets.
16:13Puisque notre renseignement
16:15national,
16:15de même que les rapports
16:16de l'Agence internationale
16:18pour l'énergie atomique,
16:19ont démontré
16:20qu'à l'époque,
16:21il y a dix ans,
16:21on avait observé
16:22un vrai recul
16:23substantiel
16:24et vérifié
16:25du programme nucléaire.
16:26Aujourd'hui,
16:27on ne contrôle plus rien.
16:28On aurait tort
16:29de le penser.
16:29Car tout processus
16:31de négociation
16:33conduisant
16:33à une levée
16:35des sanctions
16:35des Nations Unies
16:36à l'encontre
16:37de l'Iran,
16:38puisque vous savez,
16:39nous avons décidé
16:40nous-mêmes
16:41à la fin du mois
16:42de septembre dernier
16:42de réappliquer
16:43toutes les sanctions
16:44qui avaient été levées
16:45il y a dix ans
16:45puisque l'Iran,
16:46justement,
16:46ne se conformait pas
16:47à ces seuils
16:48que j'évoquais à l'instant.
16:49Donc aujourd'hui,
16:50l'Iran est soumise
16:52à un régime de sanctions
16:53sans doute
16:54le plus strict du monde.
16:55Si,
16:55dans le cadre
16:56d'une négociation
16:57sur son programme nucléaire,
16:59sur ses missiles
17:00ou encore
17:00sur son soutien
17:01à ses groupes terroristes,
17:02des levées de sanctions
17:04devaient être envisagées,
17:05alors,
17:06la France devrait être
17:07nécessairement associée
17:08à ce processus
17:09puisqu'elle devra donner
17:10son feu vert
17:10à de telles levées de sanctions.
17:12Une toute petite parenthèse,
17:13l'artiste franco-iranienne
17:15Marjan Satrapi,
17:16l'autrice de Persepolis,
17:17est morte cette semaine
17:18à l'âge de 56 ans.
17:20Est-ce que d'abord
17:21un hommage est prévu ?
17:22Absolument.
17:24Un hommage lui sera rendu
17:25par le ministère
17:26des Affaires étrangères
17:27qui ouvrira
17:29à la fin du mois de juin
17:31un espace
17:32et une plateforme
17:33pour les artistes iraniens
17:35en exil.
17:37Et je veux dire
17:37à cette occasion
17:38combien nous reconnaissons
17:41dans Marjan Satrapi
17:42une immense artiste
17:43qui aura donné
17:45la parole
17:47au peuple iranien
17:49qui a traversé
17:49tant d'épreuves
17:50et au travers elle
17:51rendre hommage
17:53à ces artistes
17:54courageux,
17:56cinéastes,
17:57écrivains
17:57qui sont les témoins
18:00de cette immense culture
18:02à laquelle nous voulons
18:03je dirais
18:05donner
18:05toutes les lettres
18:06de noblesse
18:07qui lui reviennent.
18:08Avec cet acte-là
18:08vous ne répondez pas aussi
18:09à l'une de ses critiques
18:10elle avait soutenu
18:11Emmanuel Macron
18:12en 2017
18:13avant de se montrer
18:13à ses critiques
18:14en estimant
18:15que vous donniez
18:15plus de visas
18:16aux enfants
18:17des oligarques
18:20iraniens
18:21qu'aux artistes
18:22aux dissidents
18:23etc.
18:23Non, la France
18:25est une terre d'accueil
18:27pour les scientifiques
18:30les artistes
18:31parfois les dissidents
18:33politiques
18:33qui cherchent
18:34ou qui sont persécutés
18:35dans leur pays d'origine
18:35qu'ils viennent d'Iran
18:37qu'ils viennent d'Afghanistan
18:38ou d'ailleurs
18:39Elle était déçue
18:40C'est un honneur
18:41pour notre pays
18:42que de le faire
18:42Elle était déçue
18:44par l'inaction de la France
18:45lors des répressions
18:46sanglantes en Iran
18:47qu'est-ce que vous pouvez
18:48lui répondre
18:49de manière posthume
18:50à ça ?
18:50Vous voyez ce que je veux dire ?
18:51Il y a plusieurs choses
18:52d'abord
18:52comme je le disais
18:53l'année dernière
18:54nous avons pris
18:54des sanctions très lourdes
18:55à l'encontre du régime iranien
18:57et je n'ai pas hésité
18:58une seule seconde
18:59à le faire
19:00et puis après
19:02les violences d'Etat
19:03qui se sont abattues
19:04aveuglément
19:04sur les manifestants
19:05souvenons-nous
19:06des massacres
19:07du mois de janvier
19:09où les Iraniens
19:09ont été abattus
19:10à bout portant
19:11où les corps
19:12se sont entassés
19:12dans les hôpitaux
19:13par milliers
19:14et peut-être
19:14par dizaines de milliers
19:15nous avons pris à nouveau
19:16des sanctions
19:17extrêmement lourdes
19:17l'inscription
19:18des gardiens de la révolution
19:20sur la liste
19:20des organisations terroristes
19:22Ceci étant dit
19:24il y a une forme de vérité
19:26dans ce reproche
19:28qui était formulé
19:29par Marjan Satrapi
19:30qui n'est pas adressé
19:31uniquement à la France
19:32mais à la communauté internationale
19:33Pourquoi la communauté internationale
19:35ne parvient pas
19:36à mettre fin
19:36à des massacres
19:37comme celui
19:37auquel on a assisté
19:38en Iran ?
19:39Il y a une raison à cela
19:41et je vais vous dire
19:41ce que nous faisons
19:42il y a une raison à cela
19:43c'est l'usage abusif
19:45du droit de veto
19:45par certains membres
19:46du Conseil de sécurité
19:48des Nations Unies
19:49Suivez mon regard
19:49et en particulier
19:50la Russie
19:51et c'est pourquoi
19:52la France porte
19:52et je porte avec
19:54beaucoup de conviction
19:56une initiative
19:57qui vise à restreindre
19:58l'usage du droit de veto
19:59aux Nations Unies
20:00dans les cas
20:01d'atrocités de masse
20:02crime de génocide
20:03crime contre l'humanité
20:04crime de guerre
20:05les plus graves
20:05Un accord de cessez-le-feu
20:07a été trouvé cette semaine
20:09entre Israël
20:10et le Liban
20:11un accord salué
20:12par la France
20:13mais aussitôt
20:14rejeté par le Hezbollah
20:16est-ce qu'un accord
20:17de cessez-le-feu
20:18qui conditionne
20:19qui est conditionné
20:21à l'arrêt complet
20:21des tirs du Hezbollah
20:22a une chance
20:23d'être appliqué ?
20:24Il le faut
20:25c'est d'ailleurs
20:26l'une des conditions
20:27pour que les hostilités
20:29s'arrêtent véritablement
20:30entre les Etats-Unis
20:31et l'Iran
20:32je veux saluer
20:32une nouvelle fois
20:33cet accord historique
20:34entre deux gouvernements
20:35il faut le dire
20:36deux pays voisins
20:37qui ne s'étaient pas
20:38adressés la parole
20:39depuis des décennies
20:39cet accord
20:40qu'est-ce qu'il dit ?
20:41Il n'aura pas d'existence
20:41Qu'est-ce qu'il dit cet accord ?
20:43Pardonnez-moi
20:43mais pour un gouvernement israélien
20:46de trouver un tel accord
20:48avec le gouvernement libanais
20:49c'est tout simplement historique
20:51et donc notre responsabilité
20:53celle de la France
20:54mais celle de tous les pays
20:55qui s'intéressent
20:56à la stabilité
20:57et à la paix
20:57au prochain Moyen-Orient
20:58c'est de presser
20:59toutes les parties
21:00et vous parlez du Hezbollah
21:02je veux donc penser à l'Iran
21:03de respecter les termes
21:05de cet accord
21:05qui dit quoi ?
21:06Qui dit cessez le feu
21:07qui dit retrait du Hezbollah
21:09du sud du Liban
21:11zone à partir de laquelle
21:12le Hezbollah
21:13pilonne
21:14les villages du nord d'Israël
21:15depuis le 2 mars dernier
21:17et puis ensuite
21:19retrait
21:19de l'armée israélienne
21:22permettant
21:22aux forces armées libanaises
21:23de reprendre
21:24du terrain
21:25cet accord
21:26permet d'envisager
21:27le redressement
21:28du Liban
21:30la restauration
21:31de son intégrité territoriale
21:32et de sa souveraineté
21:33et puis la restauration
21:35de l'autorité
21:35de l'État
21:36sur l'ensemble
21:37de son territoire
21:38avec le monopole
21:39de la force
21:39donc vous gardez espoir
21:40que ce cessez-le-feu
21:42soit appliqué
21:43à un moment
21:43ou à un autre
21:44mais est-ce que
21:44l'armée libanaise
21:46aurait les moyens
21:47de faire respecter
21:49un cessez-le-feu
21:49et de contrôler
21:50le Hezbollah ?
21:51Elle a besoin de soutien
21:52c'est pourquoi
21:53vous en souvenez peut-être
21:55la France s'apprêtait
21:56à accueillir
21:56le 5 mars dernier
21:575 jours après
21:58le début de la guerre
21:58une conférence internationale
22:00de soutien
22:01aux forces armées libanaises
22:03nous n'avons pas pu la tenir
22:04car la guerre a éclaté
22:05nous avons néanmoins
22:06apporté
22:07en plus du soutien humanitaire
22:09que nous avons été
22:09les premiers à annoncer
22:10pour le Liban
22:11un soutien militaire
22:12avec l'envoi
22:13d'une quarantaine
22:14de véhicules blindés
22:16et plusieurs délégations
22:19notamment la mienne
22:20qui sont rendues
22:21aux côtés
22:21des autorités libanaises
22:23pour recueillir
22:24ce que sont leurs attentes
22:25et nous préparons
22:26très activement d'ailleurs
22:27puisque vous savez
22:28que 700 militaires français
22:29dont deux
22:30ont consenti
22:31un sacrifice ultime
22:33sont présents
22:34dans le cadre
22:35du mandat des Nations Unies
22:36donné au Casque Bleu
22:37mandat qui va se terminer
22:39à la fin de l'année
22:39et qui doit être
22:40l'occasion
22:41de réinventer
22:44la façon
22:45dont la communauté internationale
22:46va soutenir
22:47les talibanais
22:48et ses forces armées
22:49Jean-Noël Barraud
22:49la France reconnaît
22:50la branche politique
22:51du Hezbollah
22:52comme légitime
22:52et c'est cette même branche
22:54qui refuse
22:54de reconnaître
22:56cet accord
22:56de cesser le feu
22:57conclu
22:57cette semaine
22:58est-ce qu'il n'est pas
22:59temps pour la France
23:00de cesser
23:00de reconnaître
23:01le Hezbollah
23:01comme légitime ?
23:02la branche militaire
23:04du Hezbollah
23:05est considérée
23:06comme une organisation
23:06terroriste
23:07c'est pas uniquement
23:07par la France
23:08mais l'Union Européenne
23:09mais la branche politique
23:10elle a des députés
23:10et elle a des membres
23:11du gouvernement
23:11donc ce sont
23:13des interlocuteurs
23:14et pour les autorités
23:15libanaises
23:16et donc par extension
23:18pour les partenaires
23:19du Liban
23:20maintenant je condamne
23:22les déclarations
23:22qui ont été faites
23:23par le Hezbollah
23:24rejetant cet accord
23:25historique
23:26entre gouvernement libanais
23:28et gouvernement israélien
23:29il faut ouvrir les yeux
23:30pour l'avenir du Liban
23:32pour sa prospérité
23:32et sa souveraineté
23:33il n'y a pas d'autre chemin
23:35que celui d'un dialogue
23:36exigeant et franc
23:37avec ses voisins
23:39et c'est vrai pour Israël
23:40c'est vrai pour la Syrie
23:40c'est vrai pour l'environnement
23:41du Liban
23:42Est-ce que vous trouvez
23:42qu'Israël va trop loin
23:44sur les territoires libanais ?
23:46Nous reconnaissons
23:47le droit d'Israël
23:48à la légitime défense
23:50à condition que cela se fasse
23:51dans le respect
23:52du droit international
23:53mais désormais
23:53rien ne justifie
23:55la poursuite
23:56des opérations militaires
23:57de l'occupation
23:58prolongée
23:59d'Israël
24:01au sud du Liban
24:02et en réalité
24:03c'est une erreur stratégique
24:04pour Israël
24:05parce que c'est contraire
24:06à la fois aux engagements
24:07qui ont été pris
24:09lors des discussions
24:11préalables
24:11à cet accord
24:12qui vient d'être trouvé
24:13c'est contraire
24:14au droit international
24:15et c'est surtout
24:16contraire aux intérêts
24:17de sécurité d'Israël
24:18parce que
24:19chaque village
24:20qui est évacué
24:21chaque village
24:22qui est bombardé
24:23et détruit
24:24chaque civil
24:24qui est tué
24:25et bien ça affaiblit
24:27le Liban
24:27et ça renforce
24:28le Hezbollah
24:29et donc souhaitons
24:30que cet accord
24:31qui a été trouvé
24:31produise ses pleins effets
24:32je veux souligner
24:34que Israël
24:36ou les forces armées
24:37israéliennes
24:37se sont retirées
24:38d'un premier village
24:40cette semaine
24:40je souhaite que
24:41cette première action
24:44soit suivie
24:45de nombreux autres
24:46pour que dans le dialogue
24:47et la coopération
24:48entre les autorités
24:50libanaises
24:50et les autorités
24:51israéliennes
24:52et bien un chemin
24:53puisse être trouvé
24:53pour la sécurité
24:54des deux peuples
24:54Autre question
24:55sur Israël
24:57les colonies
24:58en Cisjordanie
24:59quelle est la position
25:00de la France
25:00sur ce sujet ?
25:02Je suis extrêmement
25:02préoccupé
25:04par l'intensification
25:06de la colonisation
25:08illégale
25:08en Cisjordanie
25:09et l'explosion
25:10des violences
25:11des colons israéliens
25:13à l'encontre
25:13des palestiniens
25:14on n'a jamais vu ça
25:15depuis des années
25:16et peut-être
25:17des décennies
25:17c'est pourquoi
25:18j'ai poussé
25:19pour que des sanctions
25:20soient prises
25:21à l'encontre
25:22non seulement
25:23des responsables
25:24de ces violences
25:24mais également
25:25à l'encontre
25:26des entités
25:27des entreprises
25:28des organisations
25:29qui depuis Israël
25:31donnent les moyens
25:33à ces colons
25:34extrémistes
25:34et violents
25:35de chasser
25:36les palestiniens
25:37de leurs terres
25:38de brûler
25:39leurs récoltes
25:40de détruire
25:41leurs bâtiments
25:42publics
25:43nous avons
25:45pour la troisième fois
25:47le 28 mai dernier
25:48pris des sanctions
25:49européennes
25:50à l'encontre
25:50de ces colons
25:51manière également
25:53d'appeler
25:53le gouvernement
25:54israélien
25:55à ses responsabilités
25:56vis-à-vis
25:56de ces violences
25:57qui à mon sens
25:58fragilisent également
25:59en quelque sorte
26:00l'autorité de l'Etat
26:01vous pourriez aller plus loin
26:02encore ?
26:03on pourra aller plus loin
26:03et dans les prochains jours
26:05de nouvelles sanctions
26:06pourraient être prises
26:08le parquet national
26:09antiterroriste
26:10de Paris
26:10a ouvert une enquête
26:12pour torture
26:12je cite
26:13des crimes de guerre
26:14après l'arrestation
26:15par Israël
26:16des membres
26:16des flottilles
26:17vers Gaza
26:17ça fait suite
26:18à votre signalement
26:19celui du ministère
26:21des affaires étrangères
26:22en tout cas
26:22après ce qui s'est passé
26:23qu'est-ce que vous dites
26:23à ceux
26:24qui envisagent
26:25tout de même
26:26de partir à bord
26:27de flottilles
26:29je leur dis
26:30de ne pas le faire
26:31car nous avons
26:34recommandé
26:34formellement
26:35à tout ressortissant français
26:36de ne pas se rendre
26:37dans cette zone
26:38qui reste une zone de guerre
26:39puisque en y allant
26:40ils engagent
26:41leur propre sécurité
26:42s'agissant plus particulièrement
26:43des ressortissants français
26:45ayant participé
26:46à la dernière flottille
26:47lorsque j'ai pris connaissance
26:49des images
26:50de maltraitance
26:51et d'humiliation
26:52dont ils ont été victimes
26:53j'ai immédiatement
26:54convoqué
26:55l'ambassadeur israélien
26:57pour recueillir
26:57des éclaircissements
26:58sur la base
26:59des explications
27:00qui nous ont été données
27:01j'ai décidé de sanctionner
27:02le ministre
27:03de la sécurité intérieure
27:04monsieur Itamar Benvir
27:05en lui interdisant
27:06l'accès
27:06au territoire français
27:08puis sur
27:09la base
27:10du rapport
27:10qui m'a été fait
27:11par notre consul
27:12général en Turquie
27:13qui a accueilli
27:14et prêté assistance
27:15aux ressortissants français
27:17après leur arrestation
27:18par l'armée israélienne
27:19j'ai décidé
27:20de saisir
27:21la procureure
27:22de Paris
27:23tant les faits
27:24me paraissaient graves
27:25puisqu'on me parlait
27:25de privation
27:26de nourriture
27:28de violence sexuelle
27:29d'exposition répétée
27:30au froid
27:30d'humiliation
27:31et je constate
27:32que j'ai eu raison
27:33de le faire
27:33puisque
27:34je dirais
27:35la qualification
27:35que le parquet
27:38a retenue
27:39est d'une extrême
27:39gravité
27:40Jean-Noël Barraud
27:41ministre de l'Europe
27:42et des affaires étrangères
27:44est notre invité
27:44en seconde partie
27:45dans un instant
27:46dans ce grand jury
27:47nous parlerons
27:48de la guerre
27:49en Ukraine
27:49et nous parlerons
27:50également
27:51de l'élection
27:51présidentielle
27:52de 2027
27:53à tout de suite
28:03Suite du Grand Jury
28:05présenté par Olivier Bost
28:07Jean-Noël Barraud
28:09ministre de l'Europe
28:09et des affaires étrangères
28:11est notre invité
28:12Claire Conruite
28:13du Figaro
28:13et Steve Jourdain
28:15de Public Sénat
28:16sont à mes côtés
28:17pour vous interroger
28:19Le Grand Jury
28:20l'actualité
28:21de la semaine
28:22Jean-Noël Barraud
28:24voici les déclarations
28:25de l'ambassadeur israélien
28:26en France
28:27cette semaine
28:28cela fait 35 ans
28:30que je suis ambassadeur
28:31et je ne me souviens pas
28:32d'une telle crise
28:33dans les relations
28:34entre la France
28:35et Israël
28:35vous avez annoncé
28:37cette semaine
28:38une nouvelle initiative
28:39pour relancer
28:39la solution à deux états
28:40entre Israël
28:41et la Palestine
28:42est-ce que c'est
28:44comment est-ce possible
28:45avec des relations
28:45aussi dégradées ?
28:47D'abord
28:47la France
28:48a des relations
28:51historiques
28:51d'amitié
28:52avec le peuple
28:53israélien
28:54mais nous avons
28:55avec le gouvernement
28:56israélien actuel
28:57des divergences profondes
29:00et des accords
29:01radicaux
29:02ceci étant dit
29:03nous croyons
29:04que seule
29:05la solution à deux états
29:06peut ramener la paix
29:07et la stabilité
29:07aux proches
29:08et au Moyen-Orient
29:09et pour ces deux peuples
29:10et c'est la raison
29:12pour laquelle
29:12j'accueillerai
29:13vendredi prochain
29:14des centaines
29:16de militants
29:17de citoyens
29:18israéliens
29:19et palestiniens
29:20qui au quotidien
29:20travaillent
29:21à donner corps
29:22à cette perspective
29:24ce sera l'occasion
29:25pour eux
29:25de démontrer
29:26que la paix
29:27ne se trouve pas
29:28dans le rejet
29:29de l'autre
29:29et dans les discours
29:30de haine
29:30mais dans la reconnaissance
29:32mutuelle
29:32et le respect
29:33et ça sera l'occasion
29:34pour eux
29:35de remettre
29:35leurs propositions
29:36et leurs recommandations
29:37aux 15 ministres
29:39qui seront présents
29:40venus du monde entier
29:41et continuant
29:42comme la France
29:43à plaider
29:44pour la solution
29:46à deux états
29:46il y aura des ministres
29:47israéliens
29:48je ne crois pas
29:48que les ministres
29:49israéliens
29:50seront présents
29:51car ça n'est pas
29:52l'orientation
29:53qui est la leur
29:53vous les avez invités
29:54vous avez invité
29:55des ministres israéliens
29:56à votre conférence
29:58Israël comme la Palestine
29:59sont invités
30:00à participer
30:00à cette conférence
30:01en effet
30:01vous savez combien
30:02il y a de colonies
30:02aujourd'hui en Cisjordanie
30:03Jean-Noël Barraud
30:04ce que je sais
30:05c'est que
30:05le projet
30:07qui est envisagé
30:08par le gouvernement actuel
30:09le projet E1
30:10avec 3400 logements
30:11permettant
30:12d'accueillir 15000 personnes
30:14représente une menace
30:15considérable
30:16sur la solution
30:17à deux états
30:17car il séparerait
30:19la Cisjordanie
30:19en deux
30:20qui séparait
30:21la Cisjordanie
30:21d'Israël
30:23d'une manière
30:24qui est tout à fait
30:24contraire
30:25aux droits internationaux
30:26et c'est la raison
30:26pour laquelle
30:27nous avons appelé
30:28de manière très formelle
30:30aux entreprises
30:31françaises
30:32et européennes
30:33à s'abstenir
30:33de participer
30:34d'une manière
30:35ou d'une autre
30:35à ce projet
30:35car elle s'exposerait
30:37alors à des sanctions
30:38internationales
30:38très rapidement
30:39autre déclaration
30:39de l'ambassadeur
30:40d'Israël en France
30:41pour l'élection présidentielle
30:42de 2027 en France
30:43il dit
30:44tout sauf la France
30:45insoumise
30:46est-ce que c'est une ingérence
30:47est-ce que vous allez
30:47convoquer
30:48l'ambassadeur d'Israël
30:49en France ?
30:50exprimer un avis
30:51ce n'est pas une ingérence
30:52une ingérence
30:52c'est tenter de manipuler
30:54le débat public
30:55ou les processus
30:57électoraux
30:57donc vous n'allez pas
30:58le convoquer
30:58ces propos lui appartiennent
31:01donc ce ne sont pas
31:01tout à fait
31:03des propos diplomatiques
31:04ce sont des propos
31:06politiques
31:06ce ne sont pas tout à fait
31:07ce qu'on appellerait
31:08des propos élégants
31:09mais ils lui appartiennent
31:11et à mon avis
31:12ce sont des propos
31:14qui ne lui
31:16disons
31:17qui ne correspondent pas
31:19à la mission
31:19qui est la sienne
31:20dans notre pays
31:21c'est-à-dire
31:22d'être un diplomate
31:22on va reparler de 2027
31:24et de l'élection présidentielle
31:25dans un instant
31:26mais auparavant
31:26parlons de l'Ukraine
31:28Volodymyr Zelensky
31:29a adressé une lettre
31:30ouverte à Vladimir Poutine
31:31pour lui proposer
31:32de se voir en tête à tête
31:33et mettre fin à la guerre
31:35invitation refusée
31:37par le dirigeant russe
31:38comme d'habitude
31:38cette lettre
31:39est très sévère
31:40avec la Russie
31:41sur son incapacité
31:43notamment à gagner la guerre
31:44est-ce qu'elle était
31:45finalement destinée
31:46cette lettre
31:46à Vladimir Poutine
31:47ou faite plutôt
31:48pour le déstabiliser ?
31:50je crois qu'il est déjà
31:51déstabilisé
31:52et que le doute
31:52est très largement
31:53installé à Moscou
31:54et il y a de quoi douter
31:55puisqu'on s'aperçoit
31:57que 4 ans
31:58après le début
31:59de cette guerre d'agression
32:00guerre coloniale
32:01et impérialiste
32:02la Russie est en échec
32:03et notamment
32:04en échec militaire
32:05puisque pendant
32:07les deux derniers mois
32:08l'Ukraine a repris
32:09du terrain sur la Russie
32:11que la Russie perd
32:12désormais 35 000 hommes
32:13par mois sur le front
32:14c'est-à-dire plus que
32:15ce qu'elle ne parvient
32:16à recruter
32:17et puis chacun
32:18s'en aperçoit
32:18l'Ukraine est en train
32:20de gagner la guerre
32:20des drones
32:21en étant capable
32:22de lancer des opérations
32:23dans toute la profondeur
32:24du territoire russe
32:25qu'est-ce que vous savez
32:25sur cette déstabilisation
32:27à Moscou
32:28de Vladimir Poutine
32:29qu'est-ce que vous pouvez
32:29nous en dire ?
32:30ce que je peux vous en dire
32:31c'est qu'en plus
32:32de l'échec militaire
32:33il y a un échec
32:35économique évident
32:36l'économie russe
32:38est en train de s'enliser
32:39dans une forme
32:39de récession
32:41que tous les voyants
32:42sont au rouge
32:43les taux d'intérêt
32:44l'inflation
32:45en quelque sorte
32:46Vladimir Poutine
32:47par son choix
32:48colonial et impérialiste
32:50est en train
32:50de discréditer son pays
32:52de l'épuiser
32:53au risque
32:53de le faire sortir
32:54de l'histoire
32:54Qu'en est-il
32:55de l'état
32:57du dialogue
32:58entre la France
32:59et Vladimir Poutine
33:00on pose la question
33:00parce qu'en février
33:01Emmanuel Macron avait dit
33:02que la reprise
33:03du dialogue
33:04avec Moscou
33:04était en train
33:05de se préparer
33:06on en est où
33:06concrètement aujourd'hui ?
33:07On n'a jamais
33:09exclu
33:10par principe
33:11le fait de
33:13dialoguer
33:13avec Vladimir Poutine
33:15comme vous l'avez dit
33:16des échanges
33:17ont eu à avoir lieu
33:18toujours
33:18de manière très coordonnée
33:20avec nos partenaires
33:22ukrainiens
33:22ce qui est un peu nouveau
33:23c'est que
33:24le président Zelensky
33:25a désormais
33:26exprimé son souhait
33:27que l'Europe
33:28qui est le premier soutien
33:30de l'Ukraine
33:30dans cette affaire
33:31puisse occuper une place
33:33jouer un rôle
33:34plus important
33:35c'est ce
33:36à quoi nous nous préparons
33:37et d'ailleurs
33:38c'est l'un des sujets
33:39qui sera abordé
33:40dans une réunion
33:41qui se tiendra
33:42aujourd'hui
33:43rassemblant
33:44le Royaume-Uni
33:44la France et l'Allemagne
33:45et l'Ukraine également
33:48La Hongrie a mis fin
33:49à son blocage
33:50sur une adhésion
33:51de l'Ukraine
33:52à l'Union Européenne
33:53est-ce que ça veut dire
33:54que ce processus
33:54va s'accélérer ?
33:56Non ça veut dire
33:56que ce processus
33:57va commencer
33:58et c'est un processus
33:59qui est très exigeant
34:00puisque vous le savez
34:01pour rejoindre l'Union Européenne
34:02il y a un certain nombre
34:03de haies à franchir
34:04et il ne s'agit pas
34:05simplement
34:06d'un rattrapage
34:07économique et social
34:08ce qui est le plus exigeant
34:09pour les pays candidats
34:10c'est de mettre à jour
34:12si l'on peut dire
34:12ce qu'ils ont de plus intime
34:14leur constitution
34:14leur état de droit
34:16et c'est sur ce long chemin
34:17que désormais
34:18l'Ukraine va pouvoir avancer
34:19mais c'est un chantier exigeant
34:22ce qui est très important
34:23c'est que cette ouverture
34:24des discussions
34:26est un symbole
34:27du fait que nous
34:29Européens
34:30et l'Ukraine
34:31ne nous décourageons pas
34:33face aux intimidations
34:34répétées de Vladimir Poutine
34:36à quelle échéance ?
34:36il n'y a pas d'échéance
34:38parce qu'il faut avoir
34:38franchi toutes les haies
34:39donc tout dépend
34:40en quelque sorte
34:41de la capacité
34:42des pays candidats
34:42à le faire
34:44et des moyens
34:45qu'ils y consacrent
34:45j'en arrive à une question
34:47un peu franco-française
34:48mais qui concerne l'Ukraine
34:49si le Rassemblement National
34:50accédait au pouvoir
34:51dans un an
34:52est-ce que vous craignez
34:53que la France
34:54cesse de soutenir l'Ukraine ?
34:56si je me retourne
34:58sur l'historique
34:59du Rassemblement National
35:00sur les décisions
35:01qui ont été les siennes
35:03à la fois
35:04à Paris
35:05à l'Assemblée Nationale
35:06ou au Parlement Européen
35:07et bien je ne peux pas
35:09en conclure
35:09que le Rassemblement National
35:11est le premier soutien
35:12de l'Ukraine
35:12bien au contraire
35:13c'est d'ailleurs
35:14une des raisons
35:14pour lesquelles
35:15nous allons
35:16tout faire
35:17pour éviter
35:18que le Rassemblement National
35:18puisse accéder au pouvoir
35:20en 2027
35:21car ce serait
35:22pour le projet européen
35:23auquel nous sommes
35:24si fondamentalement attachés
35:25un drame
35:26et même une catastrophe
35:30Le Grand Jury
35:312027
35:32c'est demain
35:33Nous y voilà donc
35:34sur la présidentielle
35:352027
35:36il y a donc
35:37Gabriel Attal
35:38Edouard Philippe
35:39Gérald Darmanin
35:40Bruno Retailleau
35:41et j'en oublie certainement
35:42est-ce que vous croyez
35:43comme Gabriel Attal
35:44et Edouard Philippe
35:45que les candidatures
35:47dans le bloc central
35:48les nombreuses candidatures
35:49vont quelque part
35:50se décanter
35:51naturellement ?
35:52Je le souhaite en tout cas
35:53je vois les candidatures
35:56fleurir
35:56c'est le printemps
35:57et elles sont légitimes
36:00s'agissant plus particulièrement
36:02de Gabriel Attal
36:04et Edouard Philippe
36:05ce sont des responsables politiques
36:06avec lesquels j'ai travaillé
36:08j'ai travaillé au sein
36:10du gouvernement
36:10de Gabriel Attal
36:12et donc ces candidatures
36:13sont légitimes
36:13maintenant je voudrais aussi
36:14voir fleurir
36:15les projets
36:16les visions
36:16les idées
36:17et après le printemps
36:18des candidatures
36:18doit venir le printemps
36:19des projets
36:19On va y venir
36:20mais qu'est-ce que vous pensez
36:22du délai
36:22que se sont donnés
36:23à la fois Gabriel Attal
36:25et Edouard Philippe
36:25ensemble
36:26en se disant
36:26on regarde jusqu'à janvier
36:28et après on verra
36:29comment on fusionne ?
36:32Je crois que la condition nécessaire
36:34pour pouvoir rassembler
36:36et gagner
36:37c'est d'abord
36:38de passer par une phase
36:40d'affirmation
36:41des idées
36:42les candidats doivent le faire
36:44mais pas seulement
36:45les candidats d'ailleurs
36:46ma famille politique
36:47qui n'a aujourd'hui pas
36:47de candidats
36:48sur la ligne de départ
36:49a vocation
36:50à présenter
36:51une vision
36:52devant les français
36:53à dire ce que sont
36:54les questions
36:54qu'elles souhaitent voir
36:55abordées et tranchées
36:56Justement Gabriel Attal
36:57et Edouard Philippe
36:58commencent à avancer
36:59des idées
37:00puisqu'ils sont tous les deux
37:00déjà candidats
37:01tout d'abord
37:02qu'est-ce que vous appréciez
37:03et vous redoutez
37:05peut-être
37:06chez Gabriel Attal ?
37:07Je ne vais pas
37:09commenter les traits
37:09de personnalité
37:10d'un candidat
37:11dont je dis
37:11qu'il est légitime
37:13dont je dis
37:14que je suis fier
37:14d'avoir participé
37:16au gouvernement
37:17qui a été le sien
37:19dans les responsabilités
37:20qu'il m'a confié
37:21avec le président
37:21de la République
37:23et je crois
37:24à nouveau
37:24qu'on aurait tort
37:26de s'attarder
37:27sur la personnalité
37:29des candidats
37:30et qu'on se concentre
37:32sur la manière
37:32dont on
37:33dans un moment
37:33si important
37:34de notre histoire
37:35nous sommes pris
37:35en tenaille
37:36entre la Chine
37:37et les Etats-Unis
37:38nous avons besoin
37:39de donner
37:39un souffle
37:40parlons des idées
37:41alors
37:41il y a des idées
37:42chez Gabriel Attal
37:43ou chez Edouard Philippe
37:45qui aujourd'hui
37:46vous séduisent
37:47ou au contraire
37:47vous rebutent
37:48nous le verrons
37:49au fur et à mesure
37:51qu'ils les développeront
37:53et qu'ils les présenteront
37:54devant les français
37:54Est-ce que ces deux hommes
37:57partagent de façon égale
37:59le même statut
38:00d'héritier du macronisme ?
38:02Si oui
38:03est-ce qu'un héritier
38:04du macronisme
38:05dont le bilan
38:05pourrait être jugé
38:06par une bonne partie
38:08et critiqué des français
38:09ne pourrait pas
38:10pâtir
38:10à leur candidature
38:12respective ?
38:13Vous savez
38:14je crois
38:15qu'on ne doit
38:16pas rougir
38:17d'avoir participé
38:19aux majorités
38:22successives
38:22qui ont fait avancer
38:23un certain nombre
38:24de sujets
38:24on doit être aussi lucide
38:26sur le fait
38:26d'une part
38:27que tout n'a pas été
38:28nécessairement réussi
38:29mais surtout
38:31que depuis 2017
38:32le monde a changé
38:33nous ne serons plus
38:34en 2027
38:35dans le monde
38:35dans lequel nous étions
38:36en 2017
38:37le monde s'est durci
38:38la compétition
38:39s'est aggravée
38:40nous avons vu
38:41les conflits
38:41autour de nous
38:42se multiplier
38:43les guerres commerciales
38:44la coercition économique
38:45et donc
38:47nous avons besoin
38:48d'un projet
38:49d'audace
38:50et de conquête
38:51pour notre pays
38:51et ce que je vois
38:52aujourd'hui
38:52se former
38:52vous m'interrogez
38:53sur les candidats
38:55de ce qu'on appelle
38:55l'espace central
38:56mais ce que je vois
38:58se produire
38:58c'est que
39:00l'extrême droite
39:00et l'extrême gauche
39:01sont en train
39:02de confisquer
39:03le débat
39:06présidentiel
39:06alors même
39:07qu'ils partagent
39:08au fond
39:08une même absence
39:10de confiance
39:10dans la capacité
39:11du pays
39:12à affronter
39:13ces défis
39:14une même vision
39:15très décliniste
39:16très pessimiste
39:17de ce que la France
39:18peut faire
39:18un même conservatisme
39:19au fond
39:21perpétuer
39:22un système
39:22qui est à bout
39:23de souffle
39:23et une même politique
39:25puisqu'ils ont perdu
39:26tout espoir
39:27dans notre pays
39:27qui consiste à dresser
39:28les français les uns
39:29contre les autres
39:30et à désigner
39:30des boucs émissaires
39:32les plus riches
39:32les médias
39:34les français de confession
39:35juive
39:35les français de confession
39:37musulmane
39:37et bien c'est pas avec ça
39:38c'est pas avec ce type
39:40de débat
39:40qu'on va réussir
39:41à donner l'impulsion
39:42nécessaire pour que la France
39:43se redresse
39:44qu'elle se projette
39:45avec enthousiasme
39:46vers l'avenir
39:47et qu'elle entraîne
39:47l'Europe avec elle
39:48un second tour
39:49la France insoumise
39:50face au rassemblement
39:51national
39:52vous faites quoi
39:54est-ce que
39:54la question derrière
39:55c'est est-ce que vous mettez
39:56en termes de dangerosité
39:57un signe égal
39:58entre le parti de Marine Le Pen
39:59et celui de Jean-Luc Mélenchon
40:00nous rejetons les extrêmes
40:01en toutes circonstances
40:02et nous ferons tout
40:03à notre place
40:05et quand je dis nous
40:06c'est ma famille politique
40:08avec François Bayrou
40:09mais je crois
40:10avec toutes celles
40:11et ceux qui se reconnaissent
40:12du centre
40:12au sens historique
40:13dans notre pays
40:14pour nous pas
40:15nous retrouver
40:15dans cette situation
40:16et vous dites que les extrêmes
40:17sont en train de préempter
40:19les sujets
40:20quelque part
40:21les thèmes
40:21de l'élection présidentielle
40:22mais quels sont les thèmes
40:24que vous voyez
40:25à travers Gabriel Attal
40:26à travers Edouard Philippe
40:27à travers même Bruno Retailleau
40:29qui sont aujourd'hui
40:30dans la campagne
40:31Les questions
40:32que je voudrais voir
40:34traitées
40:34à l'occasion
40:35de ce débat présidentiel
40:37et tranchées
40:40par les Français
40:41elles touchent
40:42au poids
40:44de la technocratie
40:46au sacrifice
40:47de la jeunesse
40:48dans notre pays
40:49au déclin du civilisme
40:50je ne citerai que le premier
40:52le poids de la technocratie
40:53la folie bureaucratique
40:55et l'hypersentalisation
40:56des responsabilités
40:57dans notre pays
40:58un pays qui a besoin
40:59de toute son énergie
41:00pour pouvoir faire face
41:02aux défis qui sont devant lui
41:03aujourd'hui dans notre pays
41:04les collectivités territoriales
41:06ont moins d'autonomie
41:07que les autres en Europe
41:08les salariés
41:09dans notre pays
41:10ont moins d'autonomie
41:11sur le lieu de travail
41:11que dans les autres
41:13pays européens
41:14les directeurs d'hôpitaux
41:16n'ont aucune marge
41:16de manœuvre
41:17le directeur de l'hôpital
41:18de Versailles
41:18me disait cette semaine
41:19la ville où j'habite
41:21et où je suis élu
41:21qu'il est soumis
41:22au mois de juin
41:23à 17 contrôles
41:26administratifs
41:26les chefs d'établissement
41:27les directeurs d'écoles
41:28ne sont ni des directeurs
41:30ni des chefs
41:30ils n'ont aucune marge de manœuvre
41:32il faut cesser
41:33d'infantiliser les français
41:34et être prêt
41:35vous êtes au manœuvre
41:36vous parlez comme un candidat
41:38je vous assure qu'on ne chôme pas
41:39et je vous assure
41:40qu'on fait tout ce qu'on peut
41:41en tout cas
41:41avec les 14 000 agents
41:43du ministère des affaires étrangères
41:45que je profite
41:46de votre question
41:46pour saluer
41:48pour tenter
41:49de défendre
41:50les intérêts
41:51des françaises
41:51et des français
41:51et les protéger
41:53je dis simplement
41:552027 n'est pas le monde
41:56de 2017
41:57nous avons besoin
41:58si l'on peut dire
42:00de mobiliser
42:00toute l'énergie
42:01disponible
42:02donc il faut cesser
42:03d'infantiliser les français
42:04placer les responsabilités
42:05sans doute au bon niveau
42:08et permettre ainsi
42:10à chacun de reprendre
42:11le contrôle de sa vie
42:12voilà une question
42:12qui me semble
42:13essentielle et primordiale
42:15parler du sacrifice
42:16de la jeunesse
42:16puisque l'un des sujets
42:18sera sans doute celui
42:19de notre modèle social
42:20celui des retraites
42:22aujourd'hui quand on entre
42:23dans la vie active en France
42:25on y part avec un sac à dos
42:27de 50 000 euros
42:29de dette publique
42:30on accède désormais au logement
42:3210 ans plus tard
42:33que ça a été le cas
42:34il y a quelques années
42:35ou quelques décennies
42:36il y a de quoi
42:37quand on est jeune en France
42:39aujourd'hui
42:39se décourager
42:40et perdre l'espoir
42:41avec les trois boulets au pied
42:42de la dette financière
42:43de la dette écologique
42:44de la dette technologique
42:46des sujets que François Bayrou
42:47a d'ailleurs mis sur la table
42:48lorsqu'il était à Matignon
42:49et qu'il me semble essentiel
42:52d'aborder et de trancher
42:54François Bayrou
42:55ne sera pas candidat
42:55à l'élection présidentielle
42:57c'est à lui
42:57qu'il faut poser la question
42:58d'accord
42:58pour vous il y a un doute
43:00vous savez
43:01c'est une décision
43:04personnelle
43:05intime
43:06qui a
43:07qui a trait
43:08à la relation
43:09qu'un homme ou une femme
43:10entretient avec les françaises
43:11et les françaises
43:12donc invitez-le
43:12je suis sûr qu'il vous répondra
43:15il y a un thème
43:15qui est apparu
43:18après l'abandon
43:19de la dernière réforme
43:20c'est la réforme
43:21des retraites
43:22vous l'avez évoqué
43:22d'un mot
43:23est-ce que c'est pas un piège
43:25pour les candidats
43:26du bloc central
43:28parce que finalement
43:29les extrêmes
43:30seront toujours
43:30quelque part
43:31un peu mieux disantes
43:32que
43:34le reste
43:35du bloc central
43:36c'est-à-dire
43:36on
43:38proposera toujours
43:38un départ à la retraite
43:39plutôt que ce que
43:40vous pourriez proposer
43:41non je ne crois pas
43:42que ce soit un piège
43:43à condition que la question
43:44soit correctement
43:46posée
43:46qu'est-ce que nous voulons
43:47nous voulons éviter
43:49que la jeunesse de France
43:50s'avance dans la vie
43:52écrasée par le poids
43:53d'un modèle social
43:54qui a été conçu
43:55à une époque
43:57où la démographie
43:57était galopante
43:58et où la croissance
43:59était élevée
44:00je crois que personne
44:01ne peut être insensible
44:02à la situation de la jeunesse
44:03et donc
44:04dans les solutions avancées
44:05un départ à 67 ans
44:06la suppression par exemple
44:08de l'âge de départ
44:08est-ce qu'il y a des choses
44:09qui vous intéressent
44:09mais ma position
44:10qui est aussi celle
44:11de ma formation politique
44:12le modem
44:13est bien connue
44:14nous la défendons
44:14depuis plus de 20 ans maintenant
44:15c'est un système par points
44:17qui rende
44:18aux françaises et aux français
44:19la liberté du choix
44:20du moment où ils partent
44:22à la retraite
44:22et qui confie
44:23aux partenaires sociaux
44:24le soin
44:25de prendre les décisions
44:26nécessaires
44:27pour équilibrer
44:28ce système
44:29un système qui
44:30je le redis
44:30aujourd'hui
44:31fait peser
44:32une charge si lourde
44:33sur les travailleurs
44:34sur les jeunes
44:34qu'il conduit
44:35au découragement du pays
44:37plutôt qu'à l'enthousiasme
44:38et à l'esprit de conquête
44:44avec des réponses
44:45extrêmement courtes
44:46c'est toujours
44:46le même principe
44:47tout d'abord
44:48est-ce que vous avez lu
44:48le livre de Boualem
44:49Sansal ?
44:50lequel ?
44:51le dernier
44:52pas encore
44:54est-ce qu'il peut
44:55par sa sévérité
44:56avec le régime algérien
44:57vous embarrasser
44:58sur le plan diplomatique ?
45:00je crois qu'il a
45:01la liberté
45:02qui est la sienne
45:03et quant au sort
45:04de notre compatriote
45:05Christophe Gleiz
45:06nous mobilisons
45:07il y a les trois
45:07avec sa famille
45:08pour obtenir
45:09sa libération
45:09la convite
45:10êtes-vous pour ou contre
45:12la fin des accords
45:13de 68
45:14qui lie l'Algérie
45:15avec la France ?
45:16on les révisait profondément
45:17pour qu'ils puissent
45:18correspondre
45:18aux besoins
45:19de la France
45:21et tels qu'ils sont
45:22aujourd'hui
45:23c'est-à-dire
45:24très différents
45:25de ce qu'ils étaient
45:26en 1968
45:27il y a un jeu
45:28qui est très à la mode
45:29aujourd'hui
45:30Jean-Noël Barraud
45:31seriez-vous cité
45:32trois noms
45:32de chinois vivants ?
45:33je ne sais pas
45:34si vous avez vu passer ça ?
45:37trois noms
45:37de chinois vivants
45:40nécessairement
45:41le président
45:43Xi Jinping
45:45Wang Yi
45:47le ministre des affaires étrangères
45:48et Li Chang
45:49le premier ministre
45:49bravo
45:50parce que c'est une question
45:51effectivement
45:51qui revient beaucoup
45:52dans le débat public
45:52sur notre méconnaissance
45:54de la Chine
45:54qui est aujourd'hui
45:55deuxième puissance économique mondiale
45:57et qui est appelée
45:57à devenir la première
45:58donc vous avez réussi
45:59le test
46:00appeler à devenir la première
46:01ça c'est votre avis
46:02mon avis à moi
46:03c'est que c'est l'Europe
46:04qui sera la superpuissance
46:05du 21ème siècle
46:06à condition qu'elle en ait
46:07le courage et la volonté
46:08et bien on va en parler
46:09justement
46:15le PIB européen
46:16représentait 90%
46:18de celui des Etats-Unis
46:19il y a 15 à 20 ans
46:21aujourd'hui
46:21le PIB européen
46:22est tombé à 70%
46:23du PIB américain
46:24comment vous expliquez
46:25ce décrochage ?
46:27l'Europe
46:28puissance économique
46:29ça n'existe pas ?
46:31d'abord
46:31vous avez deux superpuissances
46:33celle du 20ème siècle
46:35les Etats-Unis
46:35et puis la superpuissance émergente
46:37la Chine
46:38qui sont lancées
46:39dans une course
46:40à la domination
46:41économique, technologique,
46:42commerciale et militaire
46:44si nous n'y prenons garde
46:45nous risquons effectivement
46:46d'être pris dans cette tenaille
46:48entre les deux géants
46:49de décrocher
46:50et même
46:51d'une certaine manière
46:52à être contraint
46:53de devoir faire un choix
46:54d'être peut-être entraîné
46:55dans des guerres
46:56qui ne seront pas les nôtres
46:57et dont nous devrons
46:58payer le prix
46:59donc face à ça
47:00est-ce que l'Europe est armée
47:01et construite
47:01pour répondre
47:02à cette agressivité américaine
47:04d'abord
47:04refusons de nous laisser intoxiquer
47:06par les discours déclinés
47:07sur l'Europe
47:07et rappelons
47:08que l'Europe
47:09est la coalition de nations
47:10la plus avancée du monde
47:11qu'elle est
47:12le plus grand marché économique
47:14la société la plus démocratique
47:15qu'on vit
47:15qu'on vit mieux en Europe
47:17on y vit
47:17plus longtemps
47:18en meilleure santé
47:20et plus libre
47:20ceci étant dit
47:22si nous voulons
47:24résister à la tenaille
47:25il nous faut
47:26prendre les bonnes décisions
47:27les bonnes décisions
47:29c'est suivre le cap
47:30de la souveraineté européenne
47:31que la France porte
47:32depuis 10 ans
47:33mais accélérer
47:34et on a vu
47:36ces dernières années
47:37ces derniers mois
47:38des décisions majeures
47:39ou en tout cas
47:40des décisions très nouvelles
47:41être prises par
47:42l'Union Européenne
47:43dans le sens
47:43d'une plus grande souveraineté
47:44et dans le sens
47:46d'un réarmement
47:47à la fois militaire
47:48économique
47:48et d'une certaine manière
47:50démocratique et morale
47:51mais il faut aller
47:51beaucoup plus vite
47:52et c'est tout l'objet
47:53du travail de confection
47:55qui est réalisé
47:55par le président
47:56de la République
47:56par le quai d'Orsay
47:57dans toutes les capitales européennes
47:59pour dire que tout n'est pas perdu
48:00à condition justement
48:01d'avoir ce courage
48:02et cette volonté
48:02à propos d'Europe
48:03le pacte européen
48:04sur l'asile
48:05et l'immigration
48:06entre en vigueur
48:06la semaine prochaine
48:07mais pas en France
48:09il n'a pas été retranscrit
48:10le gouvernement
48:10a pris les dispositions
48:12grâce au travail
48:13du ministre de l'Intérieur
48:14pour que l'essentiel
48:15puisse être retranscrit
48:17par décret
48:18il y a effectivement
48:19des dispositions
48:19qui devront être prises
48:20par la loi
48:21et je sais que le ministère
48:22de l'Intérieur
48:23il travaille
48:23d'une vague de migration
48:24parce qu'on entre
48:25dans une forme
48:26de zone grise
48:27juridique
48:28puisque nous n'avons pas
48:28intégralement
48:29aucunement
48:30puisque
48:30le pacte sur l'immigration
48:33et l'asile
48:33c'est la reprise
48:34du contrôle
48:35par l'Europe
48:36de ses frontières
48:37avec des filtrages
48:38à l'entrée
48:38des systèmes d'information
48:39qui enfin communiquent
48:41les uns avec les autres
48:41une prise
48:42de la demande d'asile
48:43à la frontière
48:44c'est tout cela
48:45qui va nous permettre
48:46de juguler
48:47l'immigration irrégulière
48:48beaucoup plus efficacement
48:49qu'auparavant
48:50ça a pris beaucoup de temps
48:51et je veux le redire ici
48:52parce que j'entends
48:52les polémiques
48:53sans l'impulsion décisive
48:54de la France
48:55en 2022
48:56quand la France
48:56pendant 6 mois
48:57présidait l'Union Européenne
48:58nous n'aurions ni le pacte
48:59sur l'immigration
49:00et l'asile
49:01ni le règlement retour
49:02ce qui a été
49:03cette règle européenne
49:05qui a été adoptée
49:06ou qui a fait l'objet
49:07d'un accord cette semaine
49:08et qui va nous permettre
49:08de trouver des moyens
49:09beaucoup plus efficaces
49:10pour expulser les étrangers
49:12en situation irrégulière
49:13en France
49:14et dans le reste de l'Europe
49:14une toute dernière question
49:16et très rapidement
49:17depuis l'année dernière
49:17le ministère des affaires étrangères
49:19a lancé French Réponse
49:21c'est un compte
49:21sur les réseaux sociaux
49:23qui répond
49:24à la guerre de l'information
49:25notamment par des forces étrangères
49:27la France Insoumise
49:29vous accuse
49:29d'avoir embauché
49:30des influenceurs
49:31rémunérés par l'étranger
49:32oui la France Insoumise
49:34nous accuse
49:35de beaucoup de choses
49:36moi-même personnellement
49:38les agents du Quai d'Orsay
49:40également
49:40dans French Response
49:41qui est ce compte
49:43que nous avons développé
49:44sur Twitter
49:45et maintenant sur TikTok
49:46pour riposter aux attaques
49:47qui viennent de l'étranger
49:48et bien nous l'avons fait
49:49avec les moyens du bord
49:50si je puis dire
49:51avec du jus de cerveau
49:52et avec de la créativité
49:54et c'est ce qui explique
49:54sans doute
49:55son immense succès
49:56mais qui sont les accusations
49:57les accusations
49:57de la France Insoumise
49:58sont donc fausses
49:59elles sont fausses
50:00bien évidemment
50:00merci beaucoup
50:01Jean-Noël Barraud
50:02pour ce grand jury
50:03bon dimanche à tous
50:05et on se retrouve
50:05la semaine prochaine
50:06c'est terminé
Commentaires