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Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 20 septembre 2026.

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Transcription
00:09Le Grand Jury, présenté par Olivier Bost.
00:13Bonjour à tous, bienvenue dans Le Grand Jury.
00:16Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes également en direct sur Public Sénat.
00:21Bonjour Louis Alliot.
00:22Bonjour.
00:22Vous êtes le premier vice-président du Rassemblement National et maire de Perpignan.
00:27Pour la première fois, Marine Le Pen et Jordan Bardella s'inquiètent de la guerre hybride que mène la Russie
00:34contre l'Europe.
00:35Emmanuel Macron a-t-il été convaincant lors de sa réunion avec les chefs de parti et des candidats à
00:41la présidentielle ?
00:42Est-ce un changement de doctrine au RN ?
00:4654 milliards d'euros d'économie, voilà ce que propose le Premier ministre Sébastien Lecornu pour le budget 2027.
00:53Est-ce suffisant ou trop pour le Rassemblement National ?
00:57Vous allez nous répondre.
00:58Bienvenue dans ce Grand Jury, Louis Alliot.
01:00A mes côtés pour vous interroger ce dimanche, Quentin Calmet pour Public Sénat et Stéphane Vernet pour West France.
01:07Bonjour.
01:08Dans ce Grand Jury, Louis Alliot, dans notre séquence La Bataille des Idées,
01:12nous reviendrons sur deux idées fortes mises en avant dans cette rentrée par le RN,
01:17l'interdiction du voile et le logement.
01:20Et puis vous répondrez aussi à nos questions express.
01:23Le Grand Jury, sur le terrain.
01:27Et sur le terrain, le sujet numéro un et le plus quotidien est encore bien sûr et toujours le prix
01:33de l'essence,
01:332,41 euros.
01:34Vous venez de l'entendre, nouveau record pour le gasoil.
01:37Pensez-vous, Louis Alliot, que le gouvernement finira par se résoudre à baisser les taxes ?
01:42Écoutez, il va être obligé de baisser les taxes, sinon l'économie s'arrêtera.
01:46Parce que je rappelle que l'essence, ce n'est pas un produit de luxe, c'est un produit de
01:51première nécessité.
01:52C'est un produit pour aller travailler, c'est pour aller chercher les enfants à l'école ou les amener
01:56à l'école.
01:57Ça concerne l'ensemble des Français.
01:59Et c'est pour cela d'ailleurs que les aides ciblées ne sont pas adaptées à la situation,
02:03parce que la liste des personnes à aider aujourd'hui est tellement importante
02:09que finalement personne n'est content de ce qu'a mis en place le gouvernement.
02:12Donc il faudra baisser les taxes à l'identique de ce qu'ont fait certains pays européens,
02:17je pense à l'Espagne, mais plus récemment l'Allemagne,
02:19qui a baissé le prix de l'essence à la pompe.
02:23Il faudra bien qu'on se mette au diapason de ces pays-là.
02:25On reviendra un peu plus en détail sur le budget,
02:28mais est-ce que cette question précisément du carburant et d'une baisse des taxes
02:33peut être une condition pour ne pas faire tomber le gouvernement au moment du budget ?
02:37Est-ce que vous en faites une question principale ?
02:38D'abord, vous savez, moi je ne suis pas parlementaire,
02:40donc on verra le budget qui nous sera présenté,
02:46et on regardera attentivement, effectivement,
02:49d'abord les économies qui seront proposées par le Premier ministre,
02:52et les orientations de ces économies.
02:54Et en fonction de cela, on regardera, évidemment, attentivement,
02:58le vote que nous pourrions faire pour le budget.
03:01Mais est-ce que ce vote peut être conditionné par des aides nouvelles
03:04ou une baisse de taxes des carburants ?
03:07Alors, conditionné, honnêtement, je pense que la situation est telle
03:11qu'il n'y a pas que le prix de l'essence.
03:13Il y a beaucoup d'autres choses à mettre en place,
03:15et l'essence est aujourd'hui une urgence,
03:18mais elle l'est avec d'autres sujets de fiscalité sur les entreprises,
03:21elle l'est sur la sécurité, sur l'immigration,
03:24et sur d'autres sujets, il n'y aura pas que le prix de l'essence
03:26qui va déterminer le vote du groupe RN à l'Assemblée.
03:28Quant à quel mai ?
03:29Est-ce que vous avez chiffré votre mesure de baisse de la TVA sur l'essence ?
03:33On sait que de passer de 20 à 5,5% de taxes,
03:38ça peut représenter des sommes énormes,
03:40entre bien 14 et 16 milliards.
03:43Là, ce serait sur toute l'énergie.
03:45Est-ce qu'on peut se le permettre dans le contexte budgétaire qui est le nôtre ?
03:49C'est ça, vous arrêtez l'économie, c'est le serpent qui se mord la queue.
03:52Soit vous le faites et vous permettez à l'économie de fonctionner,
03:55et donc vous rentrez par des taxes liées à l'activité de l'économie,
04:00soit vous ne le faites pas,
04:01et à ce moment-là, vous ralentissez l'économie,
04:03et vous perdez par ailleurs ce que vous auriez pu, évidemment,
04:06gagner de l'autre côté.
04:07Donc, je crois que c'est 12 milliards sur l'essence elle-même,
04:11et 12 milliards par rapport à la dépense publique,
04:15qui est de l'ordre de 1 700 milliards d'euros en France,
04:18laissez-moi vous dire que c'est quand même une goutte d'eau.
04:20Et on ne me fera pas croire qu'on ne va pas aller chercher 12 milliards
04:23dans un certain nombre de niches économiques françaises,
04:29alors que nous savons, nous, qu'il y a sûrement de l'argent à aller chercher quelque part.
04:32Vous ferez baisser la TVA sur toutes les énergies,
04:35l'électricité, le glace, le fioul, et jusqu'à quel seuil, en fait ?
04:38Non, mais on a dit de...
04:405,5 ?
04:405,5.
04:41Alors, l'Union Européenne, en fait, interdit de baisser les taxes sur l'énergie
04:45au-dessous de 15% de TVA.
04:48Ça veut dire que vous allez rentrer dans un bras de fer avec Bruxelles ?
04:51C'est déjà arrivé.
04:51Quand la France a baissé la TVA sur la restauration, par exemple,
04:55c'est arrivé.
04:55Quand les pays, les autres pays européens...
04:57La restauration, mais pas sur l'énergie.
04:58Quand les autres pays y arrivent à baisser les taxes sur l'énergie,
05:02c'est donc bien que l'Europe autorise pour les autres,
05:05ce qu'elle ne va pas nous refuser à nous.
05:07Elle ne va pas refuser à la France de le faire.
05:08Et dans une situation critique et dans un laps de temps
05:13qu'on imagine quand même déterminé,
05:16en tout cas jusqu'à la résolution de la crise au Moyen-Orient,
05:20on espère que les choses se rétabliront petit à petit.
05:23Mais aujourd'hui, il y a vraiment une urgence.
05:26C'est une situation critique.
05:29Et je ne vois pas comment le gouvernement se passera de baisser les taxes
05:34ou la TVA, mais pour nous, nous proposons la TVA
05:37et l'Allemagne a baissé la taxe sur l'essence.
05:41Pour être précis et bien clair, ce que vous demandez,
05:43c'est une réduction du taux de TVA le temps que la crise se résorbe sur...
05:47Oui, il faut faire baisser la pression.
05:49Donc c'est à titre transitoire, provisoire.
05:51Vous disiez en début d'émission, je crois que la moyenne,
05:53c'est 2,40 euros en France.
05:55C'est monté jusqu'à 2,99 euros, je crois, à Strasbourg.
05:58Il faut la faire baisser aux alentours de 2 euros.
06:00Et ce n'est que par une baisse des taxes qu'on va y arriver.
06:02Sinon, nous n'y arriverons pas.
06:03Vous connaissez le principal reproche qui est fait
06:05à une mesure généralisée de baisse de la TVA de 5,5%.
06:08C'est que tout le monde en profite.
06:09Aujourd'hui, les foyers les plus aisés
06:11consomment deux fois plus d'énergie
06:13que les foyers les plus pauvres.
06:15Est-ce que c'est vraiment utile dans la période ?
06:17Et pourquoi vous refusez vraiment, totalement,
06:19cette idée de ciblage ?
06:21Mais comment vous voulez cibler autant de monde aujourd'hui ?
06:24Ça concerne tout le monde.
06:25Si on prend les gens qui travaillent.
06:26Vous dites pour les gens qui travaillent, notamment.
06:29Ça concerne tout le monde, les gens qui travaillent.
06:31Tout le monde ne va pas en voiture au travail, par exemple.
06:33Les gens qui habitent dans les grandes villes, par exemple.
06:35Vous allez leur donner...
06:36Vous allez cibler les grandes villes, les petites villes ?
06:38Moi, j'habite dans une ville,
06:39et je suis maire d'une ville de 120 000 habitants.
06:42Je vois les gens, ils prennent leur voiture pour aller travailler.
06:44C'est une nécessité vitale, la voiture.
06:47Encore une fois, ce n'est pas un luxe.
06:49Alors, je sais que dans les grandes villes,
06:50il y a une certaine élite qui pense que ça n'arrive que chez eux,
06:53qu'on peut prendre les transports en commun, etc.
06:55Mais chez nous, dans la ruralité, dans la France profonde,
06:58ça n'existe pas.
07:00Il y a des trains, il y a des bus,
07:01mais ils ne sont pas en nombre suffisant pour aller travailler avec.
07:05Et donc, la voiture est une nécessité.
07:08Il faut le rappeler, le dire,
07:10et arrêter de penser qu'on peut s'en passer aujourd'hui,
07:13à l'heure où on se parle.
07:14La solution la plus efficace et la plus pertinente
07:16pour que nos compatriotes puissent retrouver à la pompe un prix décent,
07:19c'est d'abord de demander au président Trump d'arrêter la guerre.
07:23C'est ce qu'a dit Jordan Bardella cette semaine.
07:25Est-ce que c'est aussi simple que ça ?
07:27Ça vous fait sourire.
07:28Oui, mais c'est la vérité.
07:29Je veux dire, les conflits dans le monde aujourd'hui
07:31ont un impact direct sur le prix de l'énergie.
07:34Et c'est valable, évidemment, avec cette guerre.
07:37Mais on voit bien que les choses sont plutôt compliquées.
07:41Et on espère que ça se résoudra rapidement
07:44et que la France y jouera tout son rôle.
07:46Mais c'est vrai que cette opération dans le détroit d'Hormuz
07:50n'aura pas facilité l'économie mondiale.
07:53Stéphane Le Pen a appelé Donald Trump pour lui demander d'arrêter la guerre.
07:55Non, elle n'a pas le numéro de Donald Trump.
07:57Elle n'a pas son oreille ?
07:58Non, je ne pense pas, non.
08:00Vous êtes pour subventionner le pétrole et le gaz,
08:02puisque baisser la TVA, ça revient à ça.
08:04Donc, les énergies carbonées.
08:06Est-ce que vous ne croyez pas à l'électrification ?
08:09Vos passages à la voiture électrique ?
08:10Oui, oui.
08:11J'y crois.
08:12J'espère qu'ils feront des progrès dans les voitures électriques
08:16pour qu'avec un plein, entre guillemets, d'électricité,
08:20on puisse faire des distances confortables.
08:23Parce que là où ça va se compliquer,
08:24c'est effectivement pour faire des pleins d'électricité
08:26dans l'utilisation du véhicule que nous avons tous les jours.
08:30J'y crois en ville, moins ailleurs,
08:33mais nous y arriverons.
08:34Je veux dire, sans imaginer quand même
08:40qu'on puisse totalement abandonner les voitures à moteur essence,
08:45je pense que nous y arriverons.
08:46Mais vous verrez.
08:47Tout le monde croit que c'est la panacée universelle.
08:51Ça sera bien écologiquement,
08:53puisque nous fabriquons de l'électricité,
08:55en France en tout cas par le nucléaire,
08:57pas cher,
08:58qui ne devrait pas être cher.
08:59Mais vous verrez qu'on trouvera bien une taxe à mettre sur les voitures électriques aussi.
09:05Et vous avez vu que je crois que c'est en Angleterre.
09:07Ils ont commencé d'ailleurs à mettre une taxe sur les voitures électriques,
09:10ce qui fera que finalement,
09:12l'électricité coûtera aussi cher que le prix de l'essence
09:15au moment où on devrait faire le plein de notre véhicule.
09:17Donc voilà, c'est bien pour l'environnement, on va dire.
09:20C'est très certainement moins bien pour la fiscalité
09:22et pour le prix de l'électricité.
09:31Alors s'il y a bien une question cette semaine qui a fait réagir les électeurs,
09:34c'est la question de l'Ukraine.
09:35Vendredi, Emmanuel Macron a réuni les chefs de parti
09:38et des candidats à l'élection présidentielle
09:40pour les mettre en garde sur la situation internationale.
09:42Dans un communiqué commun,
09:44Marine Le Pen et Jordan Bardella
09:45ont condamné la guerre hybride de la Russie contre l'Europe.
09:49Le Rassemblement National est-il en train de changer de ton sur la Russie ?
09:54On n'avait pas lu de propos aussi sévères sur la Russie
09:57de la part du Rassemblement National.
09:59Si, je veux dire, il faut se reporter
10:03au moment de l'invasion avec l'Ukraine.
10:05Parce qu'on oublie tout ça,
10:06mais la condamnation de la Russie
10:09par le Rassemblement National et pas Marine Le Pen
10:11a été immédiate, contrairement à d'autres d'ailleurs.
10:14Ça a été immédiat.
10:15La deuxième chose, moi-même, en tant que maire,
10:18je suis allé à la frontière polonaise
10:20pour aller récupérer 300 réfugiés ukrainiens,
10:25femmes, enfants et malades d'ailleurs,
10:28qui vivent aujourd'hui en partie à Perpignan.
10:30Et c'était aussi pour bien montrer
10:33qu'on avait choisi notre camp.
10:35Donc c'est 2020 le changement de doctrine de votre parti ?
10:37C'est pas 2020, mais à partir où la Russie agresse,
10:41eh bien il n'y a aucun argument
10:44qui fait qu'on pourrait soutenir la Russie.
10:48Simplement, on a toujours dit
10:49qu'il faut tout faire pour favoriser la paix.
10:53Parce que c'est un conflit qui est coûteux,
10:55c'est un conflit qui est coûteux en vie humaine,
10:57en vie humaine.
10:58Et cette dimension, j'ai l'impression que tout le monde la perd un peu aujourd'hui.
11:02Et c'est un conflit qui est coûteux en termes aussi d'équipement
11:04et de technologie mis à disposition de cette guerre.
11:07Mais pour le reste,
11:08et je crois que le président Macron,
11:10en convoquant les partis politiques,
11:12leur a donné un certain nombre d'éléments,
11:14et notamment les services de renseignement français et l'armée.
11:18Et nous, vous savez, on fait confiance à l'armée française
11:21et aux services de renseignement
11:22quand ils nous amènent des informations.
11:24Encore fallait-il les connaître
11:25et savoir de quoi on parlait.
11:27Et c'est bien que M. Macron,
11:29au bout de X années, fasse cette démarche
11:31parce que ça permet aussi
11:32d'avoir une vision plus nette
11:34de l'état du conflit en Ukraine.
11:36En fait, il y a quand même une question
11:38parce que vendredi, à la sortie de l'Elysée,
11:39c'est Jordan Bardella qui était à l'Elysée
11:41à cette réunion avec Emmanuel Macron.
11:43Jordan Bardella dit
11:43qu'on n'a pas parlé malheureusement du prix du carburant
11:45et ça n'avance pas sur ce sujet-là.
11:47Et le lendemain, on a un communiqué
11:48qui dit qu'effectivement, il y a un souci.
11:51La Russie est dans une guerre hybride contre l'Europe.
11:54Est-ce qu'il n'y a pas eu un décalage
11:55ou en tout cas une prise de conscience un peu tardive ?
11:58Est-ce que Marine Le Pen aurait dû
12:00elle-même aller à l'Elysée
12:01pour écouter le président de la République ?
12:02Elle aurait peut-être eu un autre discours à la sortie ?
12:04Écoutez, Marine Le Pen,
12:05elle était au chevet des sinistrés,
12:07des incendies en Gironne.
12:09Oui, et dans l'eau.
12:09Le lendemain, elle était au chevet
12:12des sinistrés, de la tornade dans l'Aude.
12:15Et je dois dire qu'elle était attendue.
12:18Et j'allais dire, cette campagne aussi,
12:19c'est une campagne de proximité.
12:21On a la chance d'avoir, j'allais dire,
12:24un duo dans cette campagne électorale.
12:28Jordan est président du parti.
12:30Il était invité en tant que président du parti.
12:32Il y est allé.
12:32J'ajouterais en plus, il est président du groupe parlementaire.
12:35Où il y a lieu à aller sur la prise de conscience
12:37de la gravité de cette réunion,
12:38du contenu de cette réunion ?
12:39Le communiqué, c'est un rattrapage aussi.
12:41La prise de parole de Jordan Bardella à la sortie
12:42qui oublie de mentionner ce sujet de la Russie.
12:45Un rattrapage.
12:46Il y avait le sujet,
12:47qui d'ailleurs a fait l'entrée de cette émission,
12:50sur le prix de l'essence,
12:52qui est en train, aujourd'hui,
12:53de devenir la priorité des Français.
12:55Moi, quand je vais sur le terrain,
12:57c'est d'ailleurs...
12:58On vous parle du prix de l'essence,
13:00on vous parle des difficultés du quotidien,
13:02rarement de la guerre en Ukraine.
13:04Il faut quand même le dire.
13:05Les Français sont préoccupés par leur situation économique et sociale.
13:10La géopolitique, c'est lointain.
13:12Et j'imagine qu'ils font confiance à leurs dirigeants
13:14pour régler ce genre de problème.
13:16Alors, c'est lointain,
13:16mais ça donne quand même, effectivement,
13:17beaucoup de questions des lecteurs
13:19recueillis par Ouest France.
13:20Stéphane Vernet.
13:21Philippe Denbon, dans le Morbihan, nous dit
13:24« Vous avez décidé de suspendre la dalle Ukraine
13:26en cas de victoire du RN.
13:27Accepteriez-vous la technique ukrainienne
13:28en matière de drones
13:29quand la Russie nous attaquera ? »
13:32On n'a pas décidé d'arrêter.
13:34On a dit qu'il fallait regarder attentivement
13:38les dépenses qui sont faites
13:40en matière d'équipement militaire en Ukraine.
13:42On n'a jamais dit qu'on arrêtait
13:43la formation militaire,
13:46l'aide humanitaire
13:47et un certain nombre d'aides apportées par la France.
13:50Voilà.
13:50Elles sont trop importantes,
13:51les dépenses de la France
13:52en matière d'aide à l'Ukraine ?
13:54Elles sont estimées à 7,9 milliards,
13:56tout compris sur trois ans.
13:58Est-ce que c'est vraiment
13:59une dépense inconséquente ?
14:01Vous oubliez les 90 milliards ?
14:03Ça, c'est l'Union européenne.
14:05On fait partie de l'Union européenne,
14:06on est même le deuxième pays de l'Union.
14:07Et dans cette contribution-là,
14:09il y a aussi, je vais dire,
14:11proportionnellement,
14:11la contribution de la France.
14:12Donc on est engagé.
14:14Et ce qui fait de nous
14:16la possibilité d'être des cobelligérants.
14:18Donc je veux dire,
14:19il faut quand même être prudent.
14:20Je rappelle quand même
14:22que c'est un sujet
14:23qui devrait faire partie
14:24d'un débat parlementaire
14:26régulier.
14:27Régulier, il a eu lieu.
14:28Mais régulier.
14:30Or, ce n'est pas trop le cas
14:31sur la situation en Ukraine.
14:33Vous avez un lien
14:34entre ce qu'aujourd'hui
14:35on peut donner
14:36ou apporter comme aide
14:37à l'Ukraine
14:38et l'idée
14:40qu'on pourrait être
14:41cobelligérants.
14:42Est-ce que ça veut dire
14:43que quand vous dites
14:44qu'il faut réduire...
14:45Votre expression exacte
14:46c'était couper le robinet,
14:47mais visiblement...
14:47Oui, c'était une question
14:48de journalistes
14:49et c'était une réponse à...
14:51D'accord, mais en tout cas
14:52la question sur les aides
14:53à l'Ukraine, pour vous,
14:54c'est pour ne pas donner
14:55l'impression à la Russie
14:56qu'on entrerait en guerre
14:58avec eux.
14:58C'est bien ça l'idée ?
14:59C'est pour donner
15:00d'abord l'impression
15:01aux Français
15:02qu'on regarde
15:03ce qu'on donne à l'Ukraine
15:05et qu'on ait la transparence
15:06sur ce que l'on fait.
15:07Or, nous ne l'avons pas.
15:09On a des montants.
15:10On a des montants.
15:11Oui, on a des montants.
15:11Mais qu'est-ce que ça révèle
15:12derrière ?
15:13On ne l'a pas.
15:14Donc on aimerait savoir
15:16en armement,
15:18en soutien,
15:18combien coûte l'humanitaire ?
15:20Combien coûte la formation ?
15:21Combien coûte les armes
15:22que l'on livre ?
15:23Parce que je sais que,
15:24en tout cas,
15:25jusqu'à présent,
15:26on a livré
15:26des vieux armements
15:28de l'armée
15:29qu'on a mis à disposition
15:31de l'Ukraine.
15:31Mais il y a très certainement
15:32des canons César
15:33et des canons César.
15:35Ça, ce n'est pas
15:35des vieux matériels.
15:36Ce n'est pas des vieux matériels.
15:37Mais dans le même temps,
15:38il faut réarmer la France
15:40en Europe.
15:41Et on s'intéresse aussi
15:43au budget de l'État,
15:45au budget de la Défense Nationale,
15:47qui est aujourd'hui
15:48de plus de 60 milliards d'euros.
15:51Mais on aimerait bien
15:52qu'on ait la garantie
15:54que la France puisse se défendre
15:56elle-même,
15:57par ses propres moyens.
15:58Pour être clair,
15:59Louis Alliot,
15:59on donne trop,
16:00à vos yeux,
16:01aujourd'hui,
16:01à l'Ukraine.
16:02On est trop,
16:03l'Ukraine.
16:03Je demande de savoir
16:05à quoi sert
16:08l'argent
16:09que nous donnons
16:10à l'Ukraine ?
16:10Dans quel domaine
16:12on le fait ?
16:12Oui, sauf que le signal
16:13que vous envoyez,
16:14ça veut dire
16:14si on accède au pouvoir,
16:16à l'Élysée,
16:17nous aiderons probablement
16:18moins l'Ukraine.
16:20C'est votre raisonnement.
16:21On est engagé
16:22dans une action internationale.
16:24Donc, déjà,
16:25on ne va pas renier
16:25la parole de la France.
16:27Donc, déjà,
16:27ça ne concerne pas
16:28les engagements
16:28qui ont été pris.
16:30Mais quand
16:30nous arriverons aux affaires,
16:33on demandera
16:34un certain nombre
16:34d'éclaircissements
16:36et de transparence
16:37sur des dépenses publiques
16:39qui sont octroyés
16:41d'ailleurs à l'international
16:42en général.
16:43Mais je rappelle,
16:44parce qu'on oublie
16:45quand même de le dire,
16:46que nous sommes face
16:47à une situation économique
16:48et sociale difficile
16:49et que les Français,
16:50de plus en plus,
16:52sont préoccupés
16:52par leur quotidien.
16:54Alors, je veux bien
16:54que l'on parle
16:55de l'international
16:56et il faut en parler,
16:57mais vous n'enlèverez pas
16:58l'inquiétude première
16:59des Français
17:00qui est de savoir
17:01comment on se loge,
17:02comment on paie la nourriture,
17:04comment on paie l'énergie,
17:05comment on se chauffe
17:06et comment on trouve du travail.
17:08Ça, à mon avis,
17:08c'est le plus important.
17:09Au niveau international,
17:10vous envoyez des signaux.
17:11Si on réduit notre aide
17:13à l'Ukraine,
17:14potentiellement,
17:15ça peut dire
17:15une victoire de la Russie.
17:17Non, je ne crois pas.
17:18Ah non, vous ne croyez pas ?
17:19Non, mais d'ailleurs,
17:19le communiqué hier
17:20de Marine et Jordan
17:22est très clair là-dessus.
17:23On n'accepte
17:24aucune intimidation
17:25et aucun calcul
17:27de la Russie
17:27par rapport
17:28à la souveraineté française.
17:29Et nous,
17:30nous sommes,
17:30j'allais dire,
17:31engagés aux côtés
17:32de nos alliés
17:32sur ce front-là.
17:34Mais nous disons,
17:35et c'est quand même incroyable
17:36que nous fassent passer
17:37pour des gens
17:38qui, parce que nous voulons
17:39la paix,
17:40tout d'un coup,
17:41on serait pro-Russe.
17:42Nous préférons la paix
17:43que la guerre.
17:44C'est déjà pas mal.
17:45À propos de la paix,
17:46vous dites,
17:46il faut organiser
17:47une conférence internationale
17:49avec Vladimir Poutine.
17:51celui qui ne veut pas venir
17:52dans toutes les discussions
17:53ou toutes les tentatives
17:54de discussion
17:55qu'il y a eu jusque-là,
17:55c'est Vladimir Poutine.
17:56Écoutez,
17:57la question ne se posera pas
17:58puisque ce sont les Etats-Unis
17:59qui ont les cartes en main
18:00et je rappelle
18:01qu'il y a dix jours
18:02ou douze jours,
18:03les émissaires de M. Trump
18:05étaient chez M. Poutine,
18:08chez M. Zelensky
18:09pour parler précisément
18:11de la paix.
18:11Attendez,
18:12avec...
18:12Donc,
18:13vos solutions pour la paix
18:13n'existent pas ?
18:14Avec des émissaires français
18:16d'ailleurs et européens
18:17dont on ne sait pas
18:18comment ça s'est passé,
18:19ce qui s'est dit
18:20lors de ces négociations.
18:22Mais j'espère
18:23que les Etats-Unis,
18:24pour le coup,
18:26arriveront à convaincre
18:27et M. Poutine
18:28et M. Zelensky
18:30à trouver un terrain
18:31d'entente pour la paix.
18:32Voilà ce que nous disons.
18:33Stéphane Bernier.
18:34J'entends ce que vous dites
18:34sur le fait que les Français
18:35ont d'autres préoccupations
18:36que la guerre.
18:37Moi, je vous promets
18:37que sur l'ensemble
18:38des questions qu'on a reçues
18:39et je vous les communiquerai
18:40parce qu'on ne peut pas
18:41toutes vous les poser
18:42après l'émission,
18:44mais je vous garantis
18:45que la plupart des questions
18:46portaient sur l'Ukraine.
18:48J'en ai une autre
18:48à vous poser.
18:49Frédéric de Saint-Sébastien-sur-Loire,
18:51donc en Loire-Atlantique,
18:52dit votre parti se dit
18:53patriote et défenseur
18:54de notre identité.
18:55Comment arrivez-vous
18:56à justifier votre proximité
18:58et une certaine forme d'allégeance
18:59à certains régimes
19:00autoritaires étrangers,
19:01la Russie de Poutine
19:03et le président Trump,
19:04par exemple,
19:05alors que les deux
19:06veulent la destruction de l'Europe
19:07et l'asservissement
19:08de nos nations ?
19:09Vous êtes perçu,
19:10le Rassemblement National
19:11est perçu
19:11comme un parti à la fois
19:12pro-Trump
19:13et pro-Poutine ?
19:15Perçu par quelques éléments
19:16qui vous envoient des questions.
19:17Mais si j'en juge
19:19l'opinion générale
19:20et la situation
19:21des intentions de vote
19:22aujourd'hui,
19:23on ne peut pas dire
19:24que les gens pensent
19:25l'inverse
19:26de ce que l'on pense.
19:27Vous êtes sûrs
19:27que vos électeurs,
19:27que les électeurs
19:28du Rassemblement National
19:29ont apprécié
19:29votre sortie
19:30sur couper le robinet
19:31et les électeurs ?
19:31Et nos électeurs
19:32sont préoccupés
19:33par la situation économique
19:35et sociale du pays.
19:36Ils savent que nous sommes
19:37des patriotes
19:38et ils savent que nous sommes
19:39sur une vision gaullienne
19:40des relations internationales.
19:42C'est-à-dire
19:43une relation
19:43d'indépendance nationale
19:45et de sauvegarde
19:46de nos intérêts vitaux.
19:48Ils le savent.
19:49Donc, il peut y avoir
19:49des adversaires
19:50qui passent leur temps
19:51à dire
19:51« Ah, mais vous êtes
19:52plutôt pro-russe
19:53plutôt que pro-ukrainien,
19:54plutôt ceci que cela. »
19:55La vérité,
19:56c'est que nous sommes
19:56pro-français
19:57et que dans cette situation-là,
19:59nous défendons
19:59les intérêts
20:00de la France
20:01d'abord
20:01et ça passe
20:02par des discussions
20:04avec tous les pays du monde
20:05parce que si on veut jouer
20:06à savoir
20:07qui parle
20:08et à quel dictateur,
20:10je crois qu'il y a
20:11un certain nombre
20:11de politiciens français
20:12qui vont avoir
20:14du mal à cacher
20:14leur proximité
20:16avec l'Algérie,
20:17leur proximité
20:18avec le Qatar
20:19et quelques régimes
20:20islamistes
20:21du Moyen-Orient,
20:23etc.
20:23Donc, vous voyez bien
20:24que les choses,
20:24il faut quand même
20:25être raisonnables,
20:26il faut être rationnels,
20:28il faut être pragmatiques.
20:29La France est un grand pays
20:31qui a toujours eu
20:32des relations internationales
20:33avec l'ensemble
20:34des nations du monde
20:35et elle doit continuer
20:36à en avoir.
20:37Une dernière question,
20:38là, il y a des élections
20:39qui tiennent en Russie,
20:40est-ce que vous pouvez
20:41qualifier ces élections ?
20:43Comment est-ce que
20:43vous les qualifiez ?
20:44Est-ce que ce sont
20:44de vraies élections ?
20:45Est-ce que c'est
20:46des élections fictives ?
20:48Vous pouvez être simple
20:49et précis à la fois ?
20:51Je n'en sais rien,
20:52vous savez,
20:52c'est des pays,
20:53une fois j'étais
20:54avec le Parlement européen d'ailleurs.
20:55Vous ne pouvez pas dénoncer
20:56la façon dont se tiennent
20:57les élections en Russie ?
20:58Laissez-moi répondre à la question déjà.
21:00Je vous dis que je suis allé
21:01en tant qu'observateur
21:03vérifier je ne sais
21:04quelle élection en Russie
21:05une année
21:05avec le Parlement européen.
21:07Bon, c'est sûr que
21:08ce n'était pas dans les canons
21:09et de l'orthodoxie démocratique,
21:11mais on sait très bien
21:12que ce n'est pas
21:13une démocratie en tant que telle
21:15et donc il faut rester
21:16très attentif
21:18et j'allais dire
21:19et très critique
21:20sur ces élections-là.
21:22Voilà.
21:27On va revenir au budget
21:29pour l'année 2027.
21:30Dans le projet du gouvernement,
21:32seules les plus petites retraites,
21:35en dessous de 1260 euros,
21:37suivraient l'évolution des prix,
21:38l'inflation.
21:39Est-ce que c'est juste
21:40ou est-ce que c'est une ligne rouge
21:42pour le RN ?
21:45De toute façon,
21:45il y a beaucoup de choses
21:46qui sont une ligne rouge,
21:47mais est-ce qu'au-dessus
21:49de 1200 euros,
21:50on considère qu'on a
21:51une retraite confortable ?
21:53Moi, je suis inquiet
21:54de cette situation
21:55parce qu'une fois que...
21:57Pour être précis,
21:58jusqu'à 2300 euros,
21:59ça serait relevé
22:00mais pas autant
22:01que l'inflation
22:01et ensuite,
22:03aucune révalorisation
22:04pour les retraites
22:05au-dessus de 2300 euros.
22:06Beaucoup de retraités
22:07aujourd'hui,
22:07même quand ils ont
22:082000 euros nets par mois,
22:10ont du mal
22:11à boucler les fins de mois.
22:12Il ne faut pas croire
22:12que tous les retraités,
22:13d'abord,
22:13sont propriétaires.
22:15Ça, c'est un travers
22:16que tout le monde dit
22:17qu'ils ont payé leur maison.
22:18Ce n'est pas vrai.
22:20Deuxièmement,
22:20avec l'âge,
22:21le coût des mutuelles,
22:23le coût des assurances,
22:24le coût de l'énergie,
22:26il faut se chauffer,
22:26etc.
22:27Et je peux vous dire
22:28que le gouvernement,
22:29là, fait fausse route,
22:30est en train de se mettre
22:31à dos, d'ailleurs,
22:31l'ensemble des retraités
22:33parce qu'au nom,
22:34au nom,
22:35il faut bien le dire,
22:36d'une péréquation
22:37entre les retraités riches
22:39et les retraités pauvres,
22:40on est en train,
22:41surtout,
22:42de cibler des gens
22:43qui ont déjà du mal
22:44à vivre avec leur retraite.
22:45Donc,
22:45pas d'efforts
22:45sur les retraités ?
22:47Non,
22:47je pense que ce n'est pas là
22:48qu'il faut les chercher.
22:48Ce n'est pas là
22:49qu'il faut les chercher les efforts.
22:50Sur les retraites,
22:51il y a une ambiguïté
22:51dans le projet
22:52du Rassemblement National.
22:53Jordan Bardella a répété
22:54cette semaine,
22:55c'était sur BFM jeudi soir,
22:57que l'âge légal
22:58ne veut rien dire.
22:59Est-ce que ça veut dire
23:00que ceux qui n'auront pas
23:01cotisé 42 années
23:03ne pourront pas partir
23:04à l'âge de 62 ans
23:05ou en tout cas
23:06avec une toute petite retraite ?
23:07C'est une question
23:08qui sera expliquée
23:09dans pas longtemps
23:10par la candidate,
23:12mais notre système,
23:13il est assez...
23:13Sur les retraites,
23:14spécifiquement,
23:15Marine Le Pen doit se...
23:16Le programme présidentiel
23:18va sortir.
23:18Vous verrez
23:19les aménagements
23:21qui ont été faits
23:22en matière d'économie.
23:24Mais si on le connaît,
23:2560 ans
23:26et 40 annuités
23:28si vous avez commencé
23:28à travailler
23:29avant 20 ans,
23:3142 ans
23:32de cotisation
23:34si vous avez travaillé
23:36après 20 ans.
23:37Ça veut dire quoi ?
23:38Ça veut dire
23:38que vous partez
23:40et que vous partez
23:42à la retraite
23:42à proportion
23:43de ce que vous avez cotisé.
23:44Si vous commencez
23:45à 25 ans,
23:47vous partirez
23:49avec 42 annuités,
23:50c'est-à-dire
23:50à 67 ans.
23:52Je ne vois pas, moi,
23:53où est le problème
23:53de cette affaire de retraite.
23:54Si, parce que ça veut dire
23:55que l'âge de départ
23:56pour quelqu'un
23:57qui a commencé
23:57à 25 ans,
23:59il est à 67 ans.
24:00Mais heureusement.
24:01Et pourquoi alors
24:01celui qui...
24:02Alors, pourquoi
24:03celui qui commencer...
24:04Il y a l'âge de départ
24:05et il y a l'âge...
24:06Pourquoi celui qui commencer
24:07à 21 ans
24:08pourrait partir tranquillement
24:10à un âge de la retraite
24:12en ayant cotisé
24:13finalement moins
24:14que celui
24:15qui a commencé plus tard ?
24:16Mais ce n'est pas
24:16le système actuel,
24:17Louis Alliot.
24:18Mais on ne vous dit pas
24:18qu'on veut préserver
24:19le système actuel.
24:19Nous, on propose
24:20une autre réforme à nous.
24:22D'accord.
24:22Mais qui sera plus dure,
24:23finalement,
24:24que celle qui...
24:24Ce ne sera pas plus dure.
24:25Aujourd'hui, c'est un départ
24:26à 63 ans.
24:27À partir de 63 ans
24:28pour tous ceux
24:30qui veulent partir.
24:31Il y a la condition
24:31de l'âge
24:32et il y a la condition
24:33des annuités.
24:34C'est pour ça
24:34que je vous posais
24:34la question de l'âge égal
24:35qui ne veut plus rien dire
24:36parce que je ne comprends pas.
24:37Quand Jordan Bardella
24:37dit ça,
24:38ça veut dire quoi ?
24:38Ça veut dire ce que je vous dis.
24:40Si vous commencez
24:40à 22 ans,
24:41vous partirez à 64.
24:42Si vous commencez
24:44un peu plus tard,
24:44vous partirez un peu plus tard.
24:45Ça dépendra des annuités.
24:47D'accord.
24:47C'est vraiment...
24:48D'accord.
24:48C'est une réforme
24:49des retraites
24:51différente
24:51de ce que vous avez proposé
24:52jusque-là.
24:53Pas du tout.
24:53C'était la même déjà
24:54en 2022
24:56et je peux vous dire
24:57pour avoir évidemment
24:58fait un certain nombre
24:59d'émissions
24:59qu'on est toujours resté
25:00peu ou prou
25:01sur le même tableau
25:03de répartition
25:03de l'âge des retraites.
25:04Je reviens au budget.
25:06C'est 54 milliards d'euros
25:07d'économies.
25:08Ça, c'est l'objectif
25:08affiché par Sébastien Lecornu,
25:10le Premier ministre.
25:11Pas de hausse d'impôts,
25:13pas de gel des prestations
25:15pour les plus pauvres.
25:16Est-ce que ça,
25:17ça vous va
25:18ou c'est juste ou pas ?
25:19Écoutez,
25:22on attend de voir.
25:23Ce n'est pas facile
25:23de parler de quelque chose
25:24que nous ne connaissons pas.
25:26C'est 54 milliards.
25:28On attend de voir
25:29dans quelle direction
25:31ils vont aller.
25:32Si c'est pour systématiquement
25:33aller faire les poches
25:35au même,
25:36sans toucher
25:37à l'immigration,
25:39à la fraude,
25:40à des choses comme ça,
25:42là, je pense qu'on ne s'entendra pas
25:43avec M. Lecornu.
25:44Alors là, ça n'a pas été dévoilé non plus,
25:45mais Marine Le Pen
25:46parle de 125 milliards d'euros
25:48d'économie,
25:49un plan qu'elle va présenter
25:50dans quelques jours.
25:52Est-ce que ça,
25:53quand vous voyez la difficulté
25:54pour le Premier ministre
25:55d'arriver à 54 milliards
25:57d'euros d'économie,
25:58est-ce que 125 milliards,
26:00déjà, c'est sur un an
26:01ou sur le quinquennat ?
26:01C'est sur le quinquennat.
26:02Sur le quinquennat ?
26:03Oui.
26:04Donc, c'est beaucoup moins
26:05que l'effort que demande,
26:06par exemple, Sébastien Lecornu
26:06l'année prochaine.
26:07On verra.
26:09Là, vous traitez
26:09d'un effet d'annonce.
26:10On verra l'arrivée.
26:12Nous, la différence,
26:13ce sera le courage
26:14de prendre un certain nombre
26:14de décisions dans des domaines
26:15où M. Lecornu ne veut pas aller.
26:17Donc, la différence,
26:18elle est là.
26:19Qu'est-ce qui sépare aujourd'hui
26:20le Rassemblement National,
26:22d'ailleurs, dans l'opinion,
26:23des autres partis politiques
26:25ou des autres dirigeants ?
26:26C'est que, un,
26:27nous n'avons pas participé,
26:29il faut bien le dire,
26:30à l'état de la France aujourd'hui
26:32qui est dramatique.
26:33Ça, c'est le résultat
26:34de la gouvernance
26:35de la gauche et la droite
26:36pendant 40 ans.
26:37Donc, nous,
26:38nous n'avons pas participé à ça
26:39et je pense,
26:41ce n'est pas que je pense,
26:42je suis sûr,
26:42l'opinion se dit
26:44qu'avec le Rassemblement National
26:46aux Affaires et Marine Le Pen
26:47à l'Élysée,
26:47on aura le courage
26:49de prendre un certain nombre
26:50de décisions.
26:51Voilà.
26:51Le parti et la candidate
26:53proposeront ou présenteront
26:54un contre-budget
26:55le 7 octobre prochain.
26:57Vous connaissez déjà
26:57le contenu du contre-budget.
26:59Là, on parle de ce que propose
27:02le Premier ministre,
27:03mais vous,
27:03vous savez ce que vous allez proposer.
27:05Est-ce que vous pouvez nous donner
27:05quelques éléments ?
27:06Moi, je ne peux pas
27:07vous le donner.
27:08Pourquoi ?
27:09Parce que ce n'est pas moi
27:10qui m'occupe de ces choses-là.
27:12On discute des orientations,
27:14mais vous auriez dû inviter
27:15Jean-Philippe Tanguy,
27:16par exemple,
27:17qui aurait très certainement
27:18répondu beaucoup plus précisément
27:19que moi.
27:21Mais pour suivre
27:22un certain nombre
27:23de réunions thématiques
27:24et sur les économies à faire,
27:27on est aussi sur la bonne trajectoire.
27:30Et je pense que début octobre,
27:31vous aurez un panorama
27:33de ce que nous proposons.
27:34Et je pense que ce seront
27:37des efforts ciblés,
27:38nécessaires,
27:39et qui étonneront quelque part
27:41la trajectoire que nous voulons
27:42pour la France.
27:44On va marquer une pause
27:46dans ce grand jury.
27:47On se retrouve dans un instant.
27:48On parlera de l'élection présidentielle
27:51pour 2027.
27:52Et on reviendra aussi
27:53sur plusieurs idées
27:54lancées par le Rassemblement National
27:56en cette rentrée politique.
27:57A tout de suite
27:58avec Louis Alliot,
27:59premier vice-président
28:00du Rassemblement National.
28:11Suite du Grand Jury
28:13présenté par Olivier Bost.
28:15Louis Alliot,
28:16le premier vice-président
28:17du Rassemblement National
28:18et maire de Perpignan
28:19est notre invité.
28:21Stéphane Vernet
28:21pour Ouest France
28:22et Quentin Kelmet
28:23pour Public Sénat
28:24sont à mes côtés
28:25pour vous interroger.
28:31Louis Alliot,
28:32le Rassemblement National
28:32veut appliquer
28:33la préférence nationale
28:34pour l'attribution
28:35des logements sociaux.
28:36Qu'est-ce que ça changerait ?
28:39Pour l'avenir déjà.
28:40Parce qu'on s'entend de bien.
28:42Il ne s'agit pas
28:43d'aller chasser
28:45des logements
28:45celles et ceux
28:46qui en bénéficient aujourd'hui.
28:48Ça voudrait dire
28:49que sur des logements
28:50et sur des dossiers
28:52de présentation équivalents,
28:53une priorité
28:54serait donnée
28:55à celui qui a une carte
28:56nationale d'identité française
28:58plutôt qu'à quelqu'un
28:59qui arriverait
28:59de je ne sais où.
29:00Et quand on regarde
29:01les chiffres,
29:02il y a quasiment
29:043 millions de ménages
29:05qui sont en attente
29:06d'un logement social.
29:07Il y en a 400 000
29:07qui sont attribués
29:08chaque année en France.
29:1050 000 à des étrangers.
29:11Ça porte finalement
29:13entre guillemets
29:13sur un tout petit volume.
29:16Oui, mais...
29:17Est-ce que c'est pas
29:17avant tout ça...
29:18Il n'en demeure pas moins
29:18qu'il y a des Français
29:19entre guillemets
29:20qui restent sur le carreau
29:21et qu'il est anormal
29:22que dans leur propre pays
29:23ils ne puissent pas bénéficier
29:25au moins de l'avantage
29:26d'être logés
29:27par la collectivité
29:28et dans des parcs
29:29de logements sociaux
29:30qui ont été construits
29:32au fur et à mesure
29:33par l'effort
29:34de plusieurs générations
29:36sur l'ensemble du territoire.
29:37Donc ça me paraît
29:38d'être une mesure
29:39de justice sociale
29:40mais qui ne s'arrête pas
29:42que à cette attribution.
29:44Le logement aujourd'hui
29:44en France
29:45c'est quelque chose
29:45d'important
29:47avec des problèmes sévères.
29:49Je pense au squat.
29:51et même si la loi
29:53récente
29:53a facilité les choses
29:55il n'en demeure pas moins
29:56que moi je le vois
29:56dans ma ville
29:57c'est quand même
29:58la croix et la bannière
29:59pour aller déloger
30:00des squatteurs
30:00parce qu'il y a toujours
30:01à la fin
30:02une décision de justice
30:03qui leur permet
30:04d'échapper
30:05à l'expulsion
30:06ou des associations
30:08qui les aident
30:08ou je ne sais quoi.
30:10Donc le logement
30:11ce n'est pas que ça
30:11c'est l'ensemble
30:12c'est la construction
30:13et c'est la gestion du...
30:14Justement,
30:15Quentin Calmet.
30:16Oui,
30:16vous proposez aussi
30:17d'abroger la loi SRU
30:18qui impose aux communes
30:20d'avoir entre 20 à 25%
30:21de logements sociaux
30:22c'est pourtant une loi
30:23qui depuis les années 2000
30:24a démontré
30:25que ça avait permis
30:26de construire
30:27et faire construire
30:28des logements sociaux
30:29vous n'avez pas peur
30:30justement de réduire
30:31le nombre de constructions
30:31en abrogeant cette loi ?
30:33Non,
30:33parce que
30:35cette loi
30:36contribue aussi
30:36à beaucoup d'inégalités
30:38moi je le vois
30:39dans ma propre ville
30:39je crois que notre taux
30:41est à 21 ou 22%
30:42et donc on est carencé
30:44mais comme par ailleurs
30:46nous avons 9 QPV
30:47c'est-à-dire les quartiers
30:48prioritaires de la ville
30:50avec une extrême pauvreté
30:52on en est exonéré
30:53et donc
30:54on construit
30:55des logements sociaux
30:56chaque année
30:57mais le parc
30:57de logements privés
30:59qui devrait revenir
31:00qui devrait être du social
31:02lui ne rentre pas
31:04dans le cadre
31:04de cette loi
31:05donc c'est
31:06les indicateurs
31:08sont faussés
31:09et j'ajoute
31:10qu'il y a un certain
31:10nombre de communes
31:11vous n'arriverez pas
31:13à leur faire atteindre
31:14les 25%
31:14ça ne sert à rien
31:15de s'acharner sur eux
31:16en leur faisant payer
31:17des pénalités
31:18et moi
31:19dans ma communauté
31:21urbaine
31:21puisque je suis aussi
31:22président de la communauté
31:22urbaine de Perpignan
31:23vous avez les villes
31:25du littoral
31:25elles ont une activité
31:27saisonnière
31:28c'est-à-dire
31:29qu'elles ne sont pas
31:31peuplées toute l'année
31:32et bien
31:32elles sont carencées
31:33c'est-à-dire qu'elles
31:34paient des pénalités
31:35par la loi SRU
31:36alors que jamais
31:38elles ne pourront arriver
31:38au chiffre de 25%
31:40de logements sociaux
31:40dans leur ville
31:41pour bien comprendre
31:41Louis Elio
31:42ça veut dire que
31:43votre idée n'est pas
31:43de réduire
31:44le nombre de constructions
31:46de logements sociaux
31:47par exemple
31:47vous, vous voulez
31:48continuer de construire
31:49à Perpignan
31:50du logement social
31:51ou pas ?
31:51alors là
31:52oui bien sûr
31:53bien que
31:54j'allais dire
31:55on en a pris notre part
31:56et notamment
31:58nous avons
31:59un quartier
32:00qui a une convention
32:01avec l'ANRU
32:02le NPNRU
32:03et parce que
32:04nous avons du logement
32:06très abîmé
32:07et donc
32:07nous faisons des efforts
32:08pour requalifier
32:10les quartiers
32:10etc.
32:11mais au-delà de cela
32:12si vous voulez
32:12c'est
32:14on nous demande
32:15de construire
32:15mais dans le même temps
32:16on vote des lois
32:17qui nous empêchent
32:18de construire
32:18c'est-à-dire qu'aujourd'hui
32:20dans les Pyrénées-Orientales
32:21par le ZAN
32:23le fameux zéro
32:24artificialisation des sols
32:25vous ne pouvez plus
32:26trouver de terrain
32:27ni pour construire
32:29d'ailleurs du logement
32:30tout court
32:30ni pour faire
32:31de l'activité économique
32:32donc cette loi SRU
32:34il faut en corriger
32:35évidemment
32:35et c'est en abrogeant
32:37la loi
32:38qu'on arrivera à le faire
32:38les effets pervers
32:39de cette loi
32:40et deux
32:41c'est tout ce qui va
32:42avec le ZAN
32:43et la construction
32:44parce que
32:44le marché de l'immobilier
32:46est en difficulté
32:48le marché de la construction
32:49est en difficulté
32:50il faut relancer
32:51ce marché de la construction
32:52mais il faut
32:53enlever un certain nombre
32:54de règles contraignantes
32:56et je pense que
32:57le ZAN
32:57et la loi SRU
32:59sont deux bons exemples
33:00de ce qu'on peut faire
33:01pour libérer un peu
33:01et donner de l'oxygène
33:03aux entreprises
33:03qui font de la construction
33:04Autre sujet Louis Elio
33:05l'interdiction du voile
33:06après un changement
33:07de la constitution
33:08vous ferez une loi
33:09pour interdire
33:10alors d'abord
33:11le voile à l'université
33:12ou dans les espaces
33:13des services publics
33:14et l'interdiction
33:15du voile dans la rue
33:16se fera progressivement
33:17progressivement
33:18ça veut dire quoi ?
33:19D'abord c'est une loi
33:21qui a été présentée
33:22par le Rassemblement National
33:23depuis longtemps
33:24qui avait été portée
33:24d'ailleurs
33:25par le député européen
33:28M. Garrault
33:29je le rappelle
33:31qui lui-même
33:32est magistrat
33:32ancien magistrat
33:33et qui comporte
33:3439 articles
33:36il n'est pas ciblé
33:37que sur le voile
33:39il est ciblé
33:40sur l'influence
33:41de l'idéologie
33:43islamiste
33:44sur le sol français
33:45et dans
33:46ce ciblage-là
33:48il y a des avoirs
33:49de pays étrangers
33:50il y a des biens
33:51de pays étrangers
33:52il peut y avoir
33:53l'affaire du voile
33:54et notamment
33:55les frères musulmans
33:56dont je rappelle
33:57qu'ils sont interdits
33:58quand même
33:59en Égypte
34:01aux Émirats Arabes Unis
34:02et que
34:03dans ces pays-là
34:05ils l'ont été
34:06parce qu'ils tentaient
34:07j'allais dire
34:08non seulement
34:08de prendre le pouvoir
34:10par une modification
34:10des codes
34:11liés à la religion
34:13de l'islam
34:13c'était juste pour clarifier
34:14je vous demande
34:14qu'est-ce que ça veut dire
34:16progressivement
34:16interdire le voile
34:17dans l'espace public
34:18écoutez c'est déjà
34:19interdit à l'école
34:20ça le sera demain
34:22dans les universités
34:23dans les services publics
34:25mais déjà
34:25en luttant
34:27contre l'idéologie
34:28et un certain nombre
34:29d'emprises
34:29sur des associations
34:31caritatives
34:32sportives
34:33ou de quartier
34:33vous attendez
34:34et les prêches
34:35des mosquées
34:36faire fermer
34:36les mosquées
34:37les plus radicales
34:38qui ne sont contrôlées
34:40j'allais dire aujourd'hui
34:41que très moyennement
34:43vous verrez
34:45que les choses
34:46se feront
34:47évidemment
34:47petit à petit
34:49et d'elles-mêmes
34:50parce que
34:51je le rappelle
34:51le voile
34:52n'est pas une obligation
34:54de la religion musulmane
34:55moi je ne suis pas
34:56un théologien
34:57mais je suis allé lire
34:58le rapport
34:58que la mosquée de Paris
34:59a fait
35:00vous avez vu
35:00que la mosquée de Paris
35:01le déconseille
35:03aux femmes
35:04dans
35:06dans les entreprises
35:07non mais vous
35:08vous voulez mettre
35:08des amendes
35:09donc c'est une chose
35:09différente
35:10est-ce que vous voyez
35:10vous à Perpignan
35:11demander à votre
35:12police municipale
35:13de verbaliser
35:14des mères de famille
35:16des grands-mères
35:16qui parfois
35:17portent le voile
35:18depuis des décennies
35:19écoutez la loi
35:20c'est la loi
35:21on a bien verbalisé
35:22des gens
35:23parce qu'ils ne portaient
35:23pas le masque
35:24pendant le Covid
35:25donc je veux dire
35:26c'est exactement pareil
35:28et on le fera aussi
35:28sur les fiettes
35:29tout à fait le même sujet
35:30mais ça prouve
35:32qu'on peut le faire
35:33voilà
35:34et puis encore une fois
35:34si la loi
35:35et c'est la volonté
35:37générale
35:37du législateur
35:38et bien il va bien
35:39falloir que tout le monde
35:40que tout le monde
35:41le fasse
35:42mais ce n'est pas
35:42une obsession
35:43c'est une loi
35:45large
35:45qui touche
35:46à beaucoup de choses
35:47très importante
35:48pour la France
35:49et au milieu
35:49de ces choses-là
35:50il y a effectivement
35:51les signes extérieurs
35:53de l'islamisme politique
35:54excusez-moi
35:56toutes les femmes
35:56qui portent le voile
35:57ne sont pas des islamistes
35:58c'est une affaire
35:59de conviction
36:00et de religion
36:01il y a beaucoup de femmes
36:02qui portent le voile
36:02la majorité des femmes
36:04qui portent le voile
36:04c'est parce qu'elles sont musulmanes
36:06vous avez dit
36:06que ce n'est pas obligatoire
36:08moi je veux bien
36:09oui parce que notre loi
36:10elle ne s'attaque pas
36:10à la religion
36:11moi je connais beaucoup
36:12si vous interdisez
36:13le port du voile
36:14dans la rue
36:15dans l'espace public
36:16non c'est un signe politique
36:17et d'ailleurs
36:18les pays arabes
36:19qui l'ont interdit
36:20l'ont interdit
36:21parce que c'est un signe politique
36:22et pas religieux
36:24qu'utilise la religion
36:25et qui est un signe politique
36:27comme disait Olivier Boss
36:27tout à l'heure
36:28qui porte le voile
36:28dans la rue
36:29je ne crois pas
36:30que ce soit un signe politique
36:31moi je vois
36:31il faut arrêter
36:32avec les grands-mères
36:33parce que jusqu'à présent
36:34jusqu'à présent
36:36pourquoi
36:37pourquoi il y a 40 ans
36:39les français
36:40d'origine immigrée
36:42ou les immigrés
36:42ne portaient pas le voile
36:44alors qu'aujourd'hui
36:45on le voit bien
36:46se développe partout
36:47dans la société
36:48le port du voile
36:48pourquoi
36:48est-ce qu'on s'est intéressé
36:50à cette question
36:51et bien intéressez-vous
36:52à cette question
36:52moi je sais
36:53parce qu'à Perpignan
36:55évidemment
36:55j'ai aussi
36:56une forte communauté
36:57de français
36:58d'origine musulmane
37:00mais je peux vous dire
37:00que notamment
37:01les femmes
37:02seraient très heureux
37:04qu'il y ait une loi
37:05qui permette cela
37:07parce que quelquefois
37:08elles sont contraintes
37:09de le faire
37:09leurs enfants
37:10sont contraints
37:11alors vous avez des femmes
37:12qui veulent vivre
37:14librement
37:15dans la république française
37:17sans que des groupes
37:18qui sont chez nous
37:20et qui se comportent
37:21d'une manière malveillante
37:22les obligent
37:23à porter le voile
37:24dans un certain nombre
37:25de quartiers
37:26et dans un certain nombre
37:27de situations
37:28voilà contre quoi
37:29il faut lutter
37:30c'est pas aller faire
37:31la chasse à je ne sais qui
37:32c'est rappeler des règles
37:33rappeler les règles
37:34de la république française
37:36et interdire
37:36à ces idéologies politiques
37:38de venir chez nous
37:40tenter d'obtenir
37:41ce qu'elles ont déjà
37:42imposé partout
37:43dans le monde
37:44une partie du monde
37:45vous vous rendez compte
37:46qu'on en arrive
37:46à une situation
37:47où des femmes en Iran
37:49meurent
37:50parce qu'elles veulent
37:51enlever le voile
37:52et nous en France
37:53je vais dire
37:54le camp progressiste
37:56défend le voile
37:57et tente de le
37:59comment on appelle
38:00presque de régulariser
38:01la situation
38:01en le banalisant
38:02et bien moi je trouve
38:03que c'est choquant
38:04voilà
38:04je préfère être du côté
38:05des femmes iraniennes
38:06ou des femmes afghanes
38:08que du côté
38:08d'un certain nombre
38:09de progressistes
38:10en France
38:11qui défendent le voile
38:12et qui derrière
38:13malheureusement
38:13sont sous l'influence
38:14de régimes
38:16tenus par les frères musulmans
38:22Louis Alliot
38:23redoutez-vous
38:23des règlements de compte
38:25au sein du Rassemblement National
38:26entre les proches
38:27je vous vois sourire encore
38:29les proches
38:29de Marine Le Pen
38:30dont vous faites partie
38:31et l'entourage
38:32de Jordan Bardella
38:34écoutez
38:35ce qui se joue
38:36au mois de mai
38:37c'est le gouvernement
38:38de la France
38:39voilà
38:40alors je veux bien
38:41parce que c'est dans
38:42toutes les activités humaines
38:44dans toutes les associations
38:45qu'il peut y avoir
38:46quelquefois
38:47des frictions
38:48de second
38:49ou de troisième couteau
38:50mais je pense
38:51que tout le monde
38:52est mobilisé
38:52sur l'objectif principal
38:54de gagner
38:55l'élection présidentielle
38:56et de gagner derrière
38:57les élections législatives
38:59donc vous avez des frictions
38:59entre les deuxièmes
39:00les états d'âme
39:01des second couteaux
39:02ou des troisièmes couteaux
39:04qui peuvent s'exprimer
39:05dans un certain nombre
39:07de journaux
39:07d'ailleurs
39:08ennemis
39:08je vais vous dire
39:10ça ne m'intéresse pas
39:11voilà
39:11moi je suis concentré
39:12sur l'objectif
39:13et avec Marine
39:15et avec Jordan
39:16et avec l'ensemble
39:17d'ailleurs
39:17des cadres supérieurs
39:18de ce mouvement
39:19et l'ensemble
39:20des cadres locaux
39:21et bien nous sommes
39:22déjà mobilisés
39:23pour gagner cette élection
39:24est-ce que
39:25Marine Le Pen
39:26s'est resserrée
39:27quelque part
39:28autour de son premier cercle
39:29il y a dans son entourage
39:31Nolwenn Olivier
39:31sa nièce
39:32Philippe Olivier
39:33son beau-frère
39:33Marie-Caroline Le Pen
39:35sa sœur
39:36et puis vous
39:37autrement dit
39:37en quelque sorte
39:38la famille
39:39est-ce qu'il fallait
39:40qu'elle resserre vraiment
39:42les rangs autour d'elle
39:43c'est assez caricatural ça quand même
39:44je l'ai lu dans la presse
39:45c'est pour ça que je vous pose
39:46c'est pour ça que c'est caricatural
39:47vous savez tout ce qu'elle dit
39:48dans la presse
39:49n'est pas exact
39:50je préfère vous le dire
39:50surtout en la matière
39:52la vérité c'est qu'il y a
39:53il y a Jordan
39:54il y a les équipes
39:55qui aujourd'hui
39:56sont autour de la table
39:57pour présenter le programme
39:59dans quelques semaines
40:01et que tout le monde
40:02j'allais dire
40:03s'oriente
40:04vers le même objectif
40:05il y a l'histoire du FN
40:06et du RN aussi
40:07on pense à Florian Philippot
40:08on pense à Bruno Maigret
40:10votre parti
40:10a du mal à faire émerger
40:12ces numéros 2
40:13d'ailleurs il n'y a pas
40:14de numéro 2
40:14comme disait Jean-Marie Le Pen
40:15vous ne pouvez pas dire ça
40:16au FN
40:16est-ce que ce n'est pas
40:17ce qui est en train
40:17de se refaire
40:18vous ne pouvez pas dire ça
40:20alors que Marine Le Pen
40:22en choisissant Jordan Bardella
40:24aux élections européennes
40:26par deux fois
40:26comme président du parti
40:29fait un duo
40:30assez inédit
40:31dans une élection présidentielle
40:33que tout le monde reconnaît
40:34et je peux vous dire
40:35pour assister quand même
40:36aux réunions
40:36de notre mouvement
40:38que les choses se passent
40:40évidemment très bien
40:40alors on peut relever
40:42que ce jour-là
40:43il a dit que sur les retraites
40:45et elle a dit que sur ceci
40:46ou cela
40:46elle ne l'a pas prévenue
40:47quand elle allait se présenter
40:48à l'élection présidentielle
40:50il n'était pas averti
40:51ce jour-là
40:52c'est faux
40:52c'est faux
40:53voilà
40:55est-ce que pour gouverner
40:57il faudra élargir
40:58le spectre politique
41:00du rassemblement national
41:02je pense que c'est en cours
41:04d'abord il a été
41:05il a été élargi
41:07avec Éric Ciotti
41:08et vous voyez que petit à petit
41:10d'ailleurs Éric Ciotti
41:11arrive à capter
41:12un certain nombre
41:14de cadres
41:15en province
41:17DLR
41:18qui se rallient
41:19à sa formation politique
41:20pour gonfler
41:22cette majorité
41:23que nous appelons
41:24de nos yeux
41:25ça pourrait aller jusqu'à
41:26Bruno Rotaillot
41:26dans votre esprit ?
41:28écoutez
41:28avec M. Rotaillot
41:29c'est un peu
41:29c'est un peu l'expectative
41:31parce que
41:33naturellement
41:33il devrait se tourner
41:34vers nous
41:36naturellement
41:37il devrait se tourner
41:37vers nous
41:38il est compatible
41:39enfin je rappelle
41:40qu'il a quand même été
41:41le bras droit
41:42de Philippe de Villiers
41:43dans les années
41:45je crois 2000
41:4590-2000 etc
41:47et qu'il est quand même
41:48on le voit bien
41:50conservateur
41:50dans un certain nombre
41:52de domaines
41:53et que malheureusement
41:54quand il a été
41:55ministre de l'Intérieur
41:56les actes n'étaient pas
41:57en adéquation
41:58avec ces paroles
41:59que nous pouvions
41:59tout à fait soutenir
42:00donc compatible
42:02les reines
42:02sur le papier
42:03mais les électorats
42:04le feront
42:05je rappelle
42:06à Perpignan
42:07puisque c'est ce que
42:08j'ai fait
42:09aux élections municipales
42:10par deux fois
42:11et que nous avons réussi
42:12notamment la deuxième fois
42:13à gagner
42:14dès le premier tour
42:15parce que l'électorat
42:16ne se pose plus de questions
42:17il sait très bien
42:18qu'est-ce qu'il faut faire
42:19et où aller
42:20il y a des gens de droite
42:21qui veulent venir
42:22qui viennent
42:23il y a quelques cas isolés
42:25de gens de gauche
42:25qui veulent venir
42:26ils sont les bienvenus
42:27mais je peux vous dire
42:28que dans l'électorat
42:30demain aux élections
42:31je ne pense pas
42:32que l'LR fasse
42:33un si gros score que ça
42:34imaginons que vous gagnez
42:35demain en 2027
42:36Bruno Retailleau
42:36peut être le premier ministre
42:37de Marine Le Pen
42:38c'est la politique fiction
42:40je vous pose quand même
42:41la question
42:41je ne sais pas
42:42je n'imagine pas
42:43mais bon
42:43voilà
42:44en tout cas
42:44j'imagine que beaucoup
42:45de cadres d'LR
42:47diront à Bruno Retailleau
42:48maintenant on arrête
42:49de déconner
42:49et on va au soutien
42:51de la nouvelle politique
42:52de la France
42:52ça je le crois
42:53c'est d'autant plus possible
42:54que vous aurez sans doute
42:55besoin d'une alliance
42:55avec d'autres forces politiques
42:57pour avoir la majorité
42:58à l'Assemblée nationale
42:58notamment les LR par exemple
43:00oui mais on a toujours besoin
43:01de toute façon
43:02de soutien d'où qu'ils viennent
43:03mais si
43:04ce que je pense
43:06le soir du second tour
43:07de l'élection présidentielle
43:09sera engagé
43:10le mouvement
43:11qui verra une majorité
43:14législative
43:14à l'Assemblée
43:15aux élections
43:15qui suivront
43:16ça me paraît évident
43:17parce que les Français
43:18ne veulent plus
43:18de cette situation bancale
43:20où il n'y a pas de majorité
43:21et là il y aura
43:22une présidente
43:23l'affaire sera clarifiée
43:25et derrière une majorité
43:27et dans cette majorité
43:27il pourra y avoir
43:28des apports extérieurs
43:29dont aujourd'hui
43:30on ne connaît pas très bien
43:31les contours
43:32mis à part évidemment
43:33Éric Ciotti
43:33mais je suis persuadé
43:34que quelques individualités
43:36eh bien viendront grossir
43:37les rangs de la majorité
43:38que nous formerons
43:39pour le pays
43:44Donc oui ou non
43:45pour ou contre
43:45Louis Alliot
43:46Éric Zemmour
43:47qui annonce sa candidature
43:48à l'élection présidentielle
43:49par erreur
43:50quasiment
43:50c'est à prendre au sérieux
43:52ou pas ?
43:53L'erreur qu'il fait
43:54ou le fait qu'il soit candidat ?
43:55Sa candidature
43:56Ah oui oui
43:57je pense qu'il sera candidat
43:58Stéphane Verne
43:59Donald Trump
44:00l'orgne sur Saint-Pierre-et-Miquelon
44:01vous au pouvoir
44:02vous lui donnez ?
44:03Non pas du tout
44:04Les Espagnols
44:05doivent-ils renoncer
44:06à l'enclave de Ceuta ?
44:08Non plus
44:09Vous êtes d'accord
44:10avec Jean-Neurio Bardella
44:11lorsqu'il veut
44:11et bien que les Anglais
44:13nous donnent la charge
44:14de leurs migrants
44:15lorsqu'ils traversent la Manche ?
44:16On a mal lu
44:17ce texte-là
44:18ce texte-là
44:19est fait pour dissuader
44:21précisément
44:22l'immigration clandestine
44:23de traverser la France
44:25pour aller en Angleterre
44:27Est-ce que les Gilets jaunes
44:28peuvent reprendre ?
44:28Le grand jury
44:29tout est politique
44:31Alors répondez juste
44:32à la question
44:32pardonnez-nous
44:33Les Gilets jaunes
44:34peuvent reprendre
44:35en tout cas une contestation
44:37si on continue comme cela
44:40ce fera jour
44:41je ne sais pas
44:41si ce sera des Gilets jaunes
44:43mais je pense que
44:43les Français
44:43en auront le bol
44:44moi je souhaite
44:45qu'elles soient dans les urnes
44:47mais on verra
44:48Pour l'instant
44:48dans l'actualité
44:49Louis Alliot
44:50à Saint-Pierre-des-Cors
44:51à côté de Tours
44:52il y a eu une nuit
44:52d'affrontement
44:53après une collision
44:54entre une moto
44:55et une voiture de police
44:56bilan 9 blessés
44:575 interpellations
44:58le policier
45:00qui conduisait la voiture
45:01est en garde à vue
45:01est-ce que la procédure
45:03vous choque ou pas ?
45:04Écoutez oui
45:05nous nous sommes
45:07de toute façon
45:07pour la
45:08que la présomption
45:10d'innocence
45:11soit reconnue
45:13la présomption
45:14de légitime défense
45:15soit reconnue
45:16aux policiers
45:17et dans beaucoup
45:18de situations
45:20critiques
45:20comme celle-là
45:21je trouve
45:22que c'est
45:23assez facile
45:24de mettre
45:25les policiers
45:26en accusation
45:26alors qu'ils sont
45:27d'abord
45:27les victimes
45:29des agissements
45:30je sais pas
45:30de ce
45:31de ce
45:32cyclo
45:32c'est un cyclo
45:33oui c'était
45:34un écouteur
45:34et de
45:36manifestement
45:37du comportement
45:38totalement illégal
45:39de l'auteur
45:39donc oui
45:40ça me choque
45:41Sur un autre fait local
45:42est-ce que ce qui se passe
45:43à Carcassonne
45:44est un avant-goût
45:45du Rassemblement National
45:46au pouvoir
45:46il y a des policiers
45:47municipaux
45:48ouvertement racistes
45:49un aumônier
45:50qui devant des parachutistes
45:51redoute le grand remplacement
45:53et qui demande
45:53aux gauchistes
45:54son expression
45:55de respirer par le nez
45:57ça vous fait encore sourire
45:57est-ce que la police nationale
45:59qui jette un sans-abri au sol
46:01tous ces faits-là
46:02est-ce que c'est
46:03un avant-goût
46:04de ce qui pourrait
46:05se passer
46:06avec un Rassemblement National
46:07au pouvoir
46:07les propos racistes
46:09qu'on a condamnés
46:10de policiers
46:11qui étaient embauchés
46:12par l'ancien maire
46:13pas par le nôtre
46:15vous avez à peu près
46:16un peu partout en France
46:17quand vous tapez sur Google
46:18les choses comme ça
46:19ça existe à peu près
46:20dans beaucoup d'autres villes
46:21qui ne sont pas du tout
46:22Rassemblement National
46:22je préfère le dire
46:24et vous avez le maire socialiste
46:25qui avait dit
46:26la France youpine
46:27vous avez un cadre socialiste
46:29dans le Rhône
46:30qui avait traité
46:30je ne sais pas
46:33non mais pour vous dire
46:34je vais vous poser la question
46:35autrement
46:36est-ce que vous redoutez
46:36si le Rassemblement National
46:38gagne l'élection présidentielle
46:39la libération d'une parole
46:41et d'actes racistes
46:42je ne le crois pas
46:44et très sincèrement
46:45connaissant Marine
46:46je peux vous dire
46:47que nous serons
46:51très attentifs à tout ça
46:52très fermes
46:53et très fermes
46:54dans les comportements
46:55de chacun
46:55parce que nous
46:56nous sommes
46:57pour les règles républicaines
46:59de fraternité
47:01de solidarité
47:03et je crois
47:03qu'il n'y a pas de place
47:04pour ce genre de choses
47:05la situation
47:06est déjà très compliquée
47:07c'est pas pour
47:09par des agissements
47:10totalement ubuesques
47:11illégaux
47:12et évidemment
47:13connadables
47:13qu'on peut risquer
47:15de mettre en péril
47:15tout l'édifice
47:16que nous sommes en train
47:17de mettre en place
47:17Juste une question
47:18vous réagissez systématiquement
47:19quand il y a
47:20un scandale public
47:21c'est le cas pour le policier
47:22de Carcassonne
47:23mais le policier de Carcassonne
47:24en fait ça fait près d'un an
47:25que la vidéo
47:26circule
47:27elle était connue
47:27de la mairie
47:28c'est d'ailleurs une interrogation
47:29que j'ai
47:29pourquoi cette vidéo
47:30n'est pas sortie plus tôt
47:31alors ça faisait déjà
47:32un moment qu'elle circulait
47:34moi ma question c'est
47:34pourquoi est-ce que vous attendez
47:35systématiquement
47:36le dernier moment
47:37ou le moment
47:38où il y a un scandale public
47:39pour exclure
47:39les brebis galeuses
47:40entre guillemets
47:41de votre parti
47:41nous direction
47:42on n'était pas informé
47:43ni de la vidéo
47:45ni des dires
47:46de ce membre
47:47de notre service d'ordre
47:48sinon évidemment
47:49il aurait été viré
47:49sur le champ
47:50donc on fait
47:51dès qu'on le sait
47:52on le fait évidemment
47:53quant à quel
47:54des profils
47:55sulfureux
47:56pour vos candidats
47:57aux élections sénatoriales
47:57dans le canard enchaîné
47:59on voit que par exemple
48:00il y a Eric Minet
48:01qui a milité
48:01dans un groupuscule néo-nazi
48:03dissous en 1987
48:04il y a aussi
48:04le collaborateur
48:05du Contest
48:06de France Jamais
48:07candidate dans l'Héros
48:08lui il a été épinglé
48:09pour son passé
48:10ses liens
48:10avec des milieux
48:11d'ultra-d'oie
48:11est-ce qu'il y a encore
48:12des personnalités
48:13au passé violents
48:14au profil sulfureux
48:15au RN
48:16et parmi les candidats
48:17aux sénatoriales
48:18on ne peut pas savoir
48:19qui sont les gens
48:21d'ailleurs pour M. Minet
48:22sur ses propos
48:24qu'il tient
48:24je crois qu'il a réagi
48:26et qu'il a fait
48:27un droit de réponse
48:28ou un démentipo
48:29le reste
48:29il est toujours
48:30votre candidat
48:30au sénatorial
48:31pour le reste
48:31est-ce que
48:33la presse
48:34a reproché
48:35à M. Longuet
48:37à M. Madeleine
48:38à M. Novelli
48:39et à un certain nombre
48:40d'autres personnalités
48:41d'avoir appartenu
48:42à des groupuscules
48:43d'extrême droite
48:44violentes
48:44dans leur jeunesse
48:45je ne le crois pas
48:47est-ce que vous avez passé
48:48vous-même votre temps
48:49vous êtes très jeune
48:50comme moi
48:51vous n'avez pas passé
48:52votre temps
48:53à reprocher aux socialistes
48:54d'avoir mis
48:55à la tête de l'Etat
48:57une personne
48:57qui a reçu
48:58la francisque
48:58des mains du maréchal Pétain
48:59qui a nourri
49:00son amitié
49:01avec René Bousquet
49:02jusqu'au bout
49:03et qui a fleuri
49:04la tombe du maréchal
49:05jusqu'au moment
49:06précisément
49:07de la faire Bousquet
49:08donc il faut
49:08je crois
49:09arrêter
49:10de ces petites choses-là
49:12parce que si vous allez chercher
49:13dans les partis politiques
49:15les passés
49:15des uns et des autres
49:16vous allez trouver
49:16des pépites
49:17et j'ajoute
49:18qu'on est quand même
49:18dans un pays
49:19où la gauche
49:20donne des leçons de morale
49:21alors qu'elle est
49:22l'allié historique
49:23du parti communiste français
49:24qui a non seulement
49:25lui collaboré
49:26avec l'Allemagne nazie
49:28avant de basculer
49:29dans la résistance
49:29mais dont on peut dire
49:31qu'il est
49:32pas lui-même
49:33directement responsable
49:34mais l'idée communiste
49:35responsable
49:36de plus de 100 millions
49:37de victimes
49:37merci beaucoup
49:38Louis Alliot
49:38pour ce grand jury
49:40passez tous une bonne semaine
49:41on se retrouve dimanche prochain
49:42non
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