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  • il y a 22 minutes
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 10 mai 2026.

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00:00de Gabriel Attal. Pour 2027, vous préférez pour l'instant amener des idées, rappeler aussi deux grands principes,
00:07et vous revendiquer un droit d'avant-terre sur le macronisme. Nous allons en parler. Bienvenue dans ce Grand Jury,
00:14Elisabeth Borne.
00:15À mes côtés pour vous interroger, Steve Jourdain de Public Sénat et Jim Jarrassé du Figaro.
00:22Dans ce Grand Jury, Elisabeth Borne, nous aurons une séquence 2027, bien sûr, et une séquence dédiée au Parlement.
00:29Vous répondrez aussi à nos questions express.
00:32Le Grand Jury, l'actualité de la semaine.
00:35Mais tout d'abord, l'actualité, il s'agit de faire face encore une fois au prix du carburant.
00:41Le gouvernement doit annoncer de nouvelles mesures, de nouvelles aides, demain.
00:46Changer d'échelle, a dit le Premier ministre Sébastien Lecornu.
00:50Redoutez-vous, Elisabeth Borne, une nouvelle spirale d'aides aux énergies carbonées ?
00:55Je pense que le gouvernement est très attentif à ne pas rentrer, comme vous dites, dans une spirale.
01:00Mais moi, je suis élu d'une circonscription rurale.
01:05Et je peux vous dire que c'est très difficile pour tous les Français,
01:08qui doivent notamment faire des trajets longs pour se rendre au travail.
01:12Donc, je pense que des aides sont importantes pour les citoyens.
01:16Elles sont aussi importantes pour beaucoup de secteurs économiques, finalement,
01:20qui sont affectés par cette flambée des prix des carburants.
01:23Et puis, au-delà, par la flambée de certains produits, les engrais, les plastiques.
01:28Donc, il faut aller plus loin sur les aides.
01:30Je pense qu'il faut, effectivement, protéger notre économie en ayant des aides ciblées.
01:35Évidemment, compte tenu de l'état de nos finances publiques,
01:38on ne va pas rentrer dans un nouveau quoi qu'il en coûte.
01:40Mais c'est important d'accompagner les secteurs économiques
01:43et puis d'accompagner les Françaises et les Français qui ont besoin de leur voiture.
01:47Les caisses, actuellement, sont vides.
01:48La gauche propose de taxer, par exemple, Total Energy,
01:51pour, justement, renflouer ces caisses,
01:53ou, en tout cas, entretenir toutes ces nouvelles aides ciblées.
01:56Qu'est-ce que vous en pensez ?
01:56Est-ce qu'il faut taxer Total Energy, aujourd'hui ?
01:59Alors, c'est un débat récurrent.
02:01C'est un débat récurrent.
02:03Des bénéfices exceptionnels réalisés ces dernières semaines, ces derniers mois.
02:06C'est un débat récurrent.
02:07Je pense qu'il serait temps que chacun comprenne
02:10que Total fait des bénéfices en dehors de France,
02:13que ses activités en France sont à peine à l'équilibre
02:17et donc que c'est une voie qui ne fonctionne pas.
02:20Et je pense que la solution qui...
02:23La voie de la taxation, pour être...
02:25La voie de la taxation ne fonctionne pas.
02:27Par contre, plafonner, encourager Total à poursuivre
02:32le plafonnement de ces prix à la pompe,
02:34ça, c'est concret pour les Français et c'est une aide réelle.
02:37On ne sera pas rattrapé par cette histoire de taxation,
02:39puisqu'on l'évoque au niveau européen,
02:41d'aller taxer des super profits pour récupérer de l'argent.
02:44Oui. Enfin, je pense qu'on l'avait fait.
02:46Je vous rappelle, au moment de la crise inflationniste...
02:49Ça n'a pas été très efficace, pour le coup.
02:50On a déjà taxé ceux qui profitaient, effectivement,
02:53de cette flambée inflationniste pour faire des bénéfices.
02:56On a vu que ça n'était pas extrêmement...
02:59Enfin, que le rendement n'avait pas été tout à fait à la hauteur des espérances.
03:02Et c'est notamment parce que, quand on fait des bénéfices ailleurs,
03:06on est déjà taxé dans le pays concerné.
03:08Vous utilisez le mot « profiter ».
03:09Marine Todelier parle de profiteur de crise en parlant de M. Pouyanné.
03:13Vous reprendriez ce mot ?
03:15Je pense que, voilà, c'est des postures dont il faut peut-être sortir
03:20pour se préoccuper de proposer des solutions qui fonctionnent.
03:24Les solutions qui fonctionnent, c'est notamment, par exemple,
03:27le plafonnement des prix à la pompe.
03:29Ensuite, je vous dis, sur la fiscalité, il y a des règles internationales.
03:32Quand on a des profits qui sont déjà taxés dans un pays,
03:36ils ne peuvent pas être retaxés en France.
03:37Justement, sur le plafonnement des prix, Patrick Pouyanné,
03:40le patron de Total, dit que si l'État s'attaque au profit de Total Énergie,
03:44il cessera de plafonner ces prix.
03:46Comment vous interprétez cette position ?
03:48Est-ce que c'est une forme de chantage de sa part ?
03:51Je ne crois pas que ce soit un chantage.
03:52Et puis, je pense...
03:54Évitons de rentrer dans des débats.
03:55À la fin, ce qu'on souhaite, c'est des réponses pour les Français.
03:59Des réponses pour les Français,
04:00elles ne passent pas par une remise en cause des règles fiscales internationales.
04:06Sinon, ce n'est pas demain matin qu'on répondra aux préoccupations
04:09et aux difficultés de nos concitoyens.
04:11Elles peuvent passer, en effet, par un plafonnement des prix à la pompe.
04:14Et je pense que c'est la bonne méthode.
04:16Elisabeth Borne, vous parliez de votre circonscription.
04:18On n'entend pas d'expression de ras-le-bol à la hausse de ces prix.
04:23Comment vous l'expliquez ?
04:25Je pense que ça n'est pas forcément extrêmement rassurant,
04:29parce qu'on a des gens qui vivent dans la difficulté,
04:33qui sont un peu désabusés, peut-être,
04:37qui mesurent aussi que le gouvernement ne peut pas grand-chose,
04:42la cause étant le blocage du détroit d'Hormuz.
04:45Après, il faut qu'on soit très vigilants sur le fait
04:47que ça ne se retrouve pas dans les urnes,
04:50par un vote, effectivement, protestataire,
04:53au moment des prochaines élections.
04:55C'est-à-dire que les gens ne râlent pas contre le prix du pétrole,
04:57mais finalement, voient les mettre un butin ?
04:58Les gens vivent des difficultés dans leur vie quotidienne
05:01auxquelles il faut qu'on soit attentif,
05:03parce que ça peut nourrir du désarroi,
05:06de la rancœur et, parfois, de la colère.
05:09Et donc, je pense qu'il faut qu'on soit très attentif
05:11et à l'écoute des difficultés de nos concitoyens.
05:14Alors, l'une des solutions pour se passer du pétrole,
05:17c'est l'électrification.
05:18Pour faire baisser les prix de l'électricité,
05:21Bruno Retailleau, de LR,
05:23propose de prolonger la vie des centrales nucléaires
05:25de 40 à 80 ans
05:26et de supprimer ce que l'on appelle
05:28les certificats d'économie d'énergie
05:30qui financent aujourd'hui les énergies renouvelables.
05:32Est-ce que tout ça, c'est des bonnes idées ?
05:34Alors, vous savez, les centrales nucléaires,
05:37on a décidé de les prolonger aussi longtemps
05:41que la sécurité, la sûreté nucléaire est assurée.
05:44Donc, ça n'est pas une nouveauté.
05:46Non, on ne va pas arrêter des centrales nucléaires.
05:51Pour le plaisir, on les arrête si on ne sait plus en assurer la sûreté.
05:55Donc, c'est déjà pris en compte.
05:58Ensuite, les certificats d'économie d'énergie,
06:00il faut que chacun ait en tête que ça finance
06:04beaucoup de dispositifs précisément
06:06pour accompagner les Français,
06:08notamment dans les économies d'énergie
06:09et donc baisser le poids de l'énergie,
06:14la façon dont l'énergie pèse sur le pouvoir d'achat des Français.
06:17Sur la question des énergies renouvelables,
06:20le Rassemblement National dit qu'il faut limiter,
06:22voire supprimer, les aides publiques
06:25aux énergies renouvelables,
06:27environ 3 milliards d'euros par an.
06:31Quelle est votre position sur le sujet ?
06:33Là aussi, si on peut sortir des postures
06:36et revenir dans la réalité,
06:37je pense qu'on a tous intérêt
06:40à sortir de notre dépendance aux hydrocarbures.
06:43Depuis le premier choc pétrolier,
06:45ça fait maintenant 50 ans
06:47que régulièrement, notre économie,
06:50le pouvoir d'achat des Français
06:51est déstabilisé par des chocs
06:53qui viennent de crises géopolitiques
06:56qui se passent ailleurs.
06:58Donc, sortir de notre dépendance
07:00aux hydrocarbures, aux énergies fossiles,
07:02je pense que c'est une priorité.
07:03Ça suppose qu'on puisse électrifier les usages,
07:06et donc il faut produire plus d'électricité.
07:09Je pense que chacun a en tête,
07:11ou peut-être si chacun n'a pas en tête,
07:12je le précise,
07:13le prochain EPR, le PR2,
07:16sera mis en service en 2038.
07:19C'est la date annoncée aujourd'hui.
07:21On a vu que parfois,
07:22ces dates pouvaient glisser.
07:24Donc d'ici là, la seule solution,
07:26si on veut produire plus d'électricité,
07:28c'est de produire de l'électricité renouvelable.
07:31On entend un nouvel argument sur le sujet
07:34contre les énergies renouvelables,
07:35c'est qu'ils provoquent des prix négatifs
07:38de l'électricité à cause de surproduction
07:40à des moments donnés.
07:42Est-ce que ça, c'est un argument recevable
07:44contre les énergies renouvelables ?
07:45On n'a pas le choix.
07:47On n'a pas le choix.
07:48Vous savez, moi, je défends
07:49un mix électrique équilibré
07:52entre le nucléaire
07:54qui doit pouvoir prendre toute sa part,
07:56qui a effectivement l'intérêt
07:58d'être une énergie qui est pilotable,
08:00mais on ne peut pas se passer
08:02des énergies renouvelables.
08:03En effet, ça veut dire
08:05qu'il y a des moments
08:06où on produit trop d'énergie,
08:08enfin, trop d'électricité,
08:10donc ça veut dire
08:11qu'il faut avancer sur le stockage
08:13et c'est plutôt se projeter
08:15dans des technologies
08:16qui permettent de gérer
08:18l'ensemble des sources d'électricité
08:20qui permettra d'avancer.
08:22Ce qui fait flamber
08:23les prix du carburant actuellement,
08:24Elisabeth Bond,
08:25c'est le blocage du détroit d'Hormuz.
08:26Le porte-avions Charles de Gaulle
08:28est en route pour pouvoir opérer
08:30dans la zone.
08:32Déjà, première question,
08:33est-ce qu'il faut que le Parlement
08:33soit consulté ou pas sur le sujet ?
08:35Vous avez compris que
08:37ce que la France propose,
08:39c'est de permettre
08:40la reprise du trafic
08:42dans ce détroit
08:43dont le blocage pénalise
08:45l'économie de tous les pays
08:46sur la planète.
08:47Oui, mais vous débattez
08:48actuellement s'en bombardez, donc...
08:50On est dans une posture
08:51où on n'est pas engagé
08:53dans cette guerre
08:54qui n'est pas la nôtre,
08:55mais on est prêt
08:56à participer
08:57à une sécurisation
08:58de ce détroit d'Hormuz
09:00et à permettre
09:01la reprise du trafic,
09:02le respect
09:03du droit international
09:04dans ce domaine.
09:04C'est notre guerre,
09:05mais comme vous voyez,
09:06on parle,
09:06on a fait 10 minutes
09:07sur les prix des carburants,
09:08etc.,
09:09c'est un peu notre guerre aussi.
09:10Non, je dis
09:10que ce n'est pas notre guerre
09:11au sens où
09:12on ne s'engage pas
09:13dans cette guerre
09:14pour laquelle
09:16aucun pays européen
09:17n'a été consulté
09:18avant l'initiative
09:19prise par les Etats-Unis
09:20et Israël,
09:21et on ne souhaite pas
09:22rentrer dans cette guerre,
09:23évidemment.
09:24La France appelle
09:25à retrouver
09:26la voie de la diplomatie
09:28et se préoccupe
09:29depuis le départ.
09:30La diplomatie
09:31ne fonctionne pas vraiment.
09:31On voit que la voie
09:33de la force
09:33ne fonctionne pas non plus
09:34et que le retour
09:35au droit international
09:36me semble quelque chose
09:37de très important.
09:39Mais donc voilà,
09:39la France est préoccupée
09:41par la reprise du trafic
09:42dans le détroit d'Hormuz,
09:44par la sécurisation
09:45donc de ce trafic maritime,
09:47appelle l'Iran
09:48à permettre cette reprise
09:50et à s'engager
09:51dans des négociations
09:52avec les Etats-Unis.
09:54C'est déjà le cas,
09:54mais si l'Iran demande
09:55un droit de passage
09:56justement dans ce détroit d'Hormuz,
09:57est-ce que la France doit céder ?
09:59Un droit de passage, pardon ?
10:00Un droit de passage des navires
10:00dans le détroit d'Hormuz ?
10:01Je pense que le trafic
10:02doit pouvoir reprendre
10:03dans le détroit d'Hormuz
10:05comme dans tous les détroits
10:06au monde
10:07en vertu du droit international maritime.
10:11Donc on ne paye pas.
10:11Si le détroit d'Hormuz
10:13continue d'être bloqué,
10:14on va vers une crise
10:15économique d'ampleur ?
10:16Ça donne une...
10:17Je crois qu'on constate tous
10:19que plus le blocage dure,
10:21plus les conséquences
10:23se font sentir
10:24sur notre économie,
10:26sur la capacité
10:27à produire
10:28de certains secteurs,
10:29sur l'inflation
10:31qui a été très contenue
10:32en France
10:32et qui malheureusement
10:34peut repartir.
10:35Donc je pense que
10:36plus on arrive
10:37à mettre un terme
10:38rapidement
10:39à ce blocage du détroit
10:40et mieux ce sera
10:41pour tout le monde.
10:42Dans l'actualité
10:43de cette semaine également,
10:44il y a l'antavirus,
10:46il y a six cas confirmés,
10:47trois morts,
10:48cinq ressortissants français,
10:50vous l'entendez,
10:51vont être rapatriés
10:52aujourd'hui
10:53d'une aver de croisière.
10:55Vous étiez ministre,
10:56Elisabeth Bande,
10:57pendant le Covid.
10:58Est-ce que l'antavirus
10:59réveille chez vous
11:00des craintes ?
11:01Je pense que naturellement,
11:03ça réveille des craintes
11:04chez tout le monde.
11:06Le démarrage,
11:06voilà,
11:07d'un foyer infectieux
11:08sur un bateau,
11:09ça rappelle tristement
11:11ce qui a pu se passer
11:12au moment du Covid.
11:14Moi, je crois qu'il faut
11:16s'en remettre
11:17aux autorités sanitaires
11:19pour savoir
11:20quelles sont
11:20les bonnes mesures
11:21à prendre
11:21et pour l'instant,
11:22ce sont quelques cas
11:24et naturellement,
11:25les plus grandes précautions
11:26seront prises
11:27pour l'accueil
11:28des Français
11:28qui étaient
11:29sur ce bateau.
11:31Le Grand Jury,
11:332027,
11:33c'est demain.
11:352027,
11:36c'est demain
11:36et dans l'actualité politique
11:38de la semaine,
11:39il y avait cette décision
11:40de votre part.
11:41Elisabeth Borne
11:42quittait les instances
11:43du parti Renaissance.
11:45C'est une rupture
11:46avec Gabriel Attal.
11:47Que lui reprochez-vous ?
11:49Moi, je l'ai dit,
11:50ce n'est pas un sujet personnel.
11:52Vous savez,
11:53j'avais une vie
11:53avant la politique
11:55et je me suis engagé
11:57sur un projet,
11:58sur des valeurs.
11:59Et moi,
12:00ce que je constate
12:00aujourd'hui,
12:01c'est que je ne suis pas
12:02en accord avec la méthode
12:04et que je ne suis pas
12:05en accord avec la ligne.
12:06Donc, j'ai décidé
12:07de me mettre en retrait
12:08et de me consacrer
12:10à Bâtisseau-Ensemble
12:11la structure que j'ai créée.
12:12La méthode
12:13et la ligne
12:13du parti
12:14ou de Gabriel Attal ?
12:15De la direction du parti.
12:17Donc,
12:17de Gabriel Attal.
12:19Donc,
12:19de son secrétaire général.
12:20Mais vous voyez,
12:21ce n'est pas un sujet personnel.
12:22Moi,
12:22je m'engage pour des idées.
12:24Je fais partie
12:24d'une génération
12:25dans laquelle
12:25on s'engageait
12:26pour des idées.
12:27Moins pour des postes
12:28et davantage pour des idées.
12:30Est-ce que vous confirmez
12:30cette information de RTL ?
12:32Vous n'étiez pas au courant
12:33de la convocation
12:34du Conseil national
12:35mardi prochain ?
12:36Conseil que vous présidiez
12:38en théorie ?
12:39Je vous confirme.
12:41Je vous confirme
12:42que je l'ai découvert
12:43comme tout le monde
12:43sur table
12:45lors d'un bureau exécutif
12:48auquel je ne participais pas.
12:49Est-ce que ça a précipité
12:50votre départ ?
12:51Non,
12:52pas du tout.
12:52Vous savez,
12:52c'est une décision
12:53qui est mûrement réfléchie.
12:56Dans les sujets,
12:57vraiment,
12:58qui pour moi
12:58sont fondamentaux,
12:59il y a,
13:00par exemple,
13:01le fait
13:02qu'on peut protéger
13:03notre pays
13:03dans le respect
13:04du droit international
13:05et la conviction profonde
13:07qu'on peut protéger
13:09les Français
13:09dans le respect
13:10de l'état de droit.
13:12Et pour moi,
13:13c'est fondamental.
13:15Pour moi,
13:15c'est fondamental.
13:16Voilà.
13:17Donc,
13:18du coup,
13:18c'est quelque chose
13:19qui a été mûri.
13:21Je n'ai pas souhaité
13:22effectivement
13:23donner un signal
13:25avant les municipales,
13:26mais c'est quelque chose
13:27d'important pour moi
13:28de m'engager
13:29et de mettre
13:30mon énergie
13:31pour produire
13:33des idées,
13:34pour créer
13:35un espace ouvert
13:36pour rassembler
13:37au-delà des partis
13:38de la gauche réformiste
13:40à la droite modérée
13:41parce que j'y crois profondément.
13:42On va en parler,
13:42Elisabeth Borne,
13:43mais quel est le bilan
13:44de ce Conseil national
13:45de renaissance
13:46que vous présidiez ?
13:47Certains disent
13:48que vous n'avez pas fait
13:48grand-chose.
13:49Oui,
13:50non,
13:50mais franchement,
13:51on ne va pas rentrer
13:51dans des sujets comme ça.
13:53Il se trouve que
13:53le Conseil national,
13:54il dispose des moyens
13:55que le parti veut bien
13:56lui donner
13:58et il a produit,
13:59par exemple,
13:59quand le parti veut bien
14:00le convoquer,
14:02des contributions.
14:03Je crois qu'on en avait
14:04plus d'une vingtaine
14:05au dernier Conseil national.
14:07Ensuite,
14:07voilà.
14:08Mais franchement,
14:08ça n'intéresse pas
14:09les Français.
14:10Moi,
14:10ce qui m'intéresse,
14:11c'est qu'on soit capable
14:12de mettre dans le débat
14:14des propositions
14:15qu'on dise aux Français
14:16qu'il y a un chemin
14:18qui n'est pas celui proposé
14:19par les extrêmes
14:20et qu'on peut se rassembler
14:22pour travailler
14:23à des réponses concrètes
14:25face aux défis du pays
14:26et face aux difficultés
14:28des Français.
14:28C'est la question
14:29toujours du parti Renaissance.
14:31Est-ce que vous dites
14:32que Gabriel Attal,
14:33dans un sens,
14:34a verrouillé le parti
14:36pour une forme
14:37de profit personnel politique ?
14:39Je ne vais pas employer.
14:40Vous savez,
14:41mes adversaires,
14:42ce sont les extrêmes.
14:43Donc,
14:44je ne vais pas commencer
14:44à critiquer
14:46les responsables politiques
14:48de ma famille politique.
14:52Oui,
14:52mais je vous dis simplement
14:53que pour moi,
14:54il n'y a pas un débat démocratique.
14:55Pour moi,
14:56un parti politique,
14:57c'est un collectif
14:59qui a vocation
15:00à produire des idées,
15:01des propositions,
15:02mais c'est un collectif.
15:03Mais je constate
15:04que ça n'est pas le cas.
15:05Il y a aussi des histoires
15:05des affaires de personnes en politique.
15:07Il y a aussi des histoires
15:08un peu plus personnelles.
15:09On dit par exemple
15:10qu'il n'a pas répondu
15:12à un SMS d'anniversaire
15:13que vous lui avez envoyé.
15:13Il vous qualifie en privé
15:15de Madame 493.
15:16Toutes ces petites phrases,
15:18j'imagine que ça joue aussi
15:19dans les décisions.
15:20Mais ça ne m'intéresse
15:20absolument pas.
15:21Mais vraiment absolument pas.
15:22Moi, je vous dis,
15:23pour moi, la politique,
15:24c'est des idées,
15:25des propositions
15:26pour répondre
15:27aux défis du pays
15:28et aux difficultés des Français.
15:29Alors, sur les idées
15:29sur le fond,
15:30Gabriel Attal,
15:30c'est aussi l'interdiction
15:31du voile pour les mineurs
15:32ou la suppression
15:33de l'excuse de minorité.
15:35Tout ça,
15:35c'est des idées
15:36qui sont trop à droite
15:37pour vous ?
15:37Non, c'est des idées
15:39inefficaces.
15:40Vous voyez,
15:40la suppression
15:41de l'excuse de minorité,
15:42il faut que chacun
15:43ait en tête
15:44que c'est un principe
15:46fondamental reconnu,
15:47l'atténuation des peines
15:49pour les mineurs.
15:50C'est un principe fondamental
15:51reconnu par les lois
15:52de la République.
15:53Donc, ce n'est pas
15:54un petit alinéa
15:55de la Constitution
15:55qu'il s'agirait de corriger,
15:57c'est un principe fondamental.
15:58Et moi, je pense qu'en effet,
16:00la montée de la violence
16:01chez les mineurs,
16:02c'est un sujet
16:03de préoccupation
16:04pour nous tous.
16:04Il se trouve que j'ai été
16:05ministre de l'Éducation nationale,
16:07de l'Enseignement supérieur
16:08et de la Recherche
16:08et j'ai pu voir
16:10à quel point
16:10il peut y avoir
16:11de la violence
16:12chez nos jeunes.
16:13Il faut s'y attaquer.
16:14Ce sont des idées démagogiques,
16:15selon vous ?
16:15Il faut s'y attaquer
16:20parce qu'on sait
16:21qu'on a des problèmes
16:22de santé mentale
16:23chez les jeunes.
16:23Il faut s'attaquer
16:24à ces sujets-là.
16:25Évidemment,
16:26il faut réagir très vite
16:27dès qu'on voit
16:28qu'un jeune
16:29est en train
16:30de franchir
16:31des lignes jaunes.
16:32pas efficaces ?
16:33Vous diriez aussi
16:34idées démagogiques,
16:35populistes ?
16:36Je pense que ce sont
16:38des idées
16:38qui sont inefficaces
16:40et qui sont des réponses
16:41peut-être trop simples
16:43à des problèmes compliqués.
16:45Je ne vous dis pas
16:46que c'est la dernière question
16:47sur Gabriel Attal,
16:48mais sur la forme,
16:49est-ce que vous êtes gênée
16:50par la stratégie
16:51on va dire
16:52People
16:52de Gabriel Attal
16:54avec le récit
16:54de son enfance,
16:55notamment la vie
16:55de son couple,
16:56etc.
16:57Non,
16:57mais c'est son choix.
16:58C'est son choix.
16:59Franchement,
16:59chacun fait les choix
17:00qu'il veut.
17:01Moi,
17:01j'ai choisi
17:02d'écrire un livre
17:04avec à la fois
17:06un diagnostic
17:07avec des propositions
17:10d'action
17:10et une invitation
17:12à y travailler ensemble.
17:13Donc,
17:13chacun fait les choix.
17:14C'est ses choix,
17:15pardon.
17:15Vous créez un parti
17:17qui s'appelle
17:17Bâtissons Ensemble.
17:19Quel est son but ?
17:20Déjà,
17:20est-ce que c'est un vrai parti ?
17:21C'est-à-dire,
17:22est-ce que,
17:22par exemple,
17:22il pourrait présenter
17:23des candidats ?
17:24Non,
17:24mais c'est un parti
17:25au sens où je l'ai dit,
17:26c'est-à-dire un collectif
17:29qui travaille sur des idées,
17:32mais ce n'est pas un think tank,
17:33parce que cette structure
17:36a vocation à porter
17:38ses idées
17:39dans le débat politique.
17:40et je pense qu'on a besoin
17:43face à des défis considérables.
17:45Je pense qu'il faut
17:46qu'on se dise tous
17:47qu'on a des défis considérables.
17:49Vous voyez
17:49la situation géopolitique
17:51qu'on évoquait,
17:53la remise en cause
17:54de l'ordre international
17:55qui prévaut depuis 1945,
17:57la multiplication des crises,
18:00le dérèglement climatique
18:01qui est toujours là,
18:02la révolution de l'IA.
18:03Mais tout ça suppose
18:04qu'on prenne le temps
18:05de construire ensemble
18:07des solutions
18:08pour les Français.
18:09Construire ensemble,
18:10justement,
18:10est-ce que le fait
18:11de créer un nouveau parti
18:13ne participe pas
18:14à l'éparpillement
18:15d'un bloc central
18:17qui est déjà
18:17très fragmenté,
18:19balkanisé ?
18:19Non, c'est une démarche
18:20de rassemblement.
18:21Je dis que c'est un espace ouvert
18:23dans lequel peuvent venir
18:26réfléchir, travailler,
18:27faire des propositions,
18:29celles et ceux
18:29qui sont dans d'autres partis,
18:31voire qui n'ont jamais
18:33été engagés en politique
18:34ou qui n'y sont plus.
18:35Donc, pour moi,
18:36c'est un espace
18:37de rassemblement.
18:37Et je pense que
18:38c'est important
18:39qu'il y ait des idées
18:40qu'elles circulent
18:41et qu'elles rassemblent.
18:42Quel est l'objectif
18:43de ce parti ?
18:43C'est soutenir un candidat
18:45à la présidentielle
18:45ou présenter un candidat
18:47à la présidentielle ?
18:47Par exemple,
18:48est-ce que vous y pensez ?
18:50Je l'évoque dans le livre.
18:53Moi, je ne crois pas
18:54à l'homme providentiel.
18:56Et je fais des propositions
18:57pour que nos institutions
19:00retombent sur leurs pieds,
19:01si je peux dire,
19:01reviennent dans l'esprit
19:03de la constitution de 1958,
19:06où on a un président
19:09qui incarne l'unité nationale,
19:11qui est le garant
19:12de nos institutions.
19:13Vous allez revenir,
19:13mais Mme Borne,
19:14vous n'avez pas répondu
19:15à la question de Jim.
19:16Je vous dis que pour moi,
19:20arrêtons d'être tout le temps
19:22dans les jeux d'égo
19:24et revenons un peu plus
19:26sur le fond,
19:27sur les propositions.
19:29Et vous savez,
19:29ma conviction,
19:30c'est aussi que quoi qu'il arrive,
19:32on aura besoin d'une majorité
19:34dans la future Assemblée nationale.
19:36Et qu'il faut aussi se préoccuper
19:38d'avoir un projet,
19:41un programme
19:41qui puisse rassembler
19:43une majorité demain
19:45à l'Assemblée nationale.
19:46Et ma conviction
19:47est que pour ça,
19:48il faut rassembler
19:50de la gauche réformiste
19:51à la droite modérée.
19:52Vous dites,
19:53vous ne croyez pas
19:54à l'homme providentiel,
19:55mais le principe même...
19:56Ou à la femme providentielle.
19:57Oui, ou à la femme providentielle.
19:58Je vous laisse le dire.
20:00C'est le principe même
20:01de l'élection présidentielle.
20:02Mais vous savez,
20:03je pense que...
20:04Ce n'est pas universel direct,
20:04l'élection d'un homme ou d'une femme.
20:06Bien sûr, bien sûr.
20:06Mais ensuite,
20:07qu'est-ce qu'on présente
20:10aux Français ?
20:11Est-ce qu'on dit aux Français,
20:13est-ce qu'on veut laisser croire
20:14que tout seul,
20:15on pourrait apporter
20:16des réponses
20:17à toutes les difficultés
20:18que rencontrent notre pays
20:20et nos concitoyens ?
20:22Moi, je note que
20:23les quinquennats,
20:24ils se terminent souvent
20:26et ça intervient tôt,
20:28en rejet.
20:30Certains présidents
20:31n'ont pas pu se représenter.
20:33Donc, je crois
20:33qu'on a intérêt
20:34à changer la vision
20:36qu'on peut avoir
20:37du rôle du président
20:38de la République
20:38et à revenir
20:39à nos institutions.
20:41Toujours sur votre parti,
20:42vous avez tout à l'heure
20:43évoqué le rassemblement
20:44de la gauche modérée
20:46au modem.
20:47Au modem ?
20:48Non, je n'ai pas dit ça.
20:49J'ai dit à la droite modérée.
20:50À la droite modérée,
20:51je pensais avoir entendu.
20:52À la droite modérée,
20:53vous savez,
20:53c'est des gens
20:54comme Xavier Bertrand,
20:55Valérie Pécresse.
20:56notamment ?
20:57Enfin, naturellement,
20:58je pense qu'Édouard Philippe
20:59fait partie de notre famille.
21:01Mais je vous dis,
21:01Michel Barnier,
21:03Valérie Pécresse
21:03et Xavier Bertrand aussi
21:05me semblent pouvoir être
21:06dans ce que j'appelle
21:07la droite modérée.
21:09Par exemple,
21:10est-ce que vous pourriez,
21:12est-ce que ça pourrait aboutir
21:13à votre démarche,
21:14à un soutien
21:15à Édouard Philippe
21:16pour la présidence ?
21:17C'est pas,
21:17franchement,
21:18ça n'est pas pour moi
21:19le débat d'aujourd'hui.
21:20Et je pense que
21:21si on ne se préoccupe pas
21:23d'apporter des réponses
21:25aux défis gigantesques
21:28qu'on a devant nous,
21:29j'ai évoqué
21:29la situation internationale,
21:31je pourrais parler aussi
21:32des fragilités propres
21:34à notre pays
21:35avec un modèle social
21:37qui s'essouffle,
21:38qu'on finance
21:39depuis des décennies
21:40par la dette.
21:41Donc,
21:41si on ne se préoccupe pas
21:42de travailler sur le fond,
21:44je pense que c'est inquiétant
21:45pour nos concitoyens.
21:46Je vais quand même
21:46vous poser la question autrement,
21:47Elisabeth Borne.
21:48Vous quittez la direction
21:49de Renaissance
21:50pour des divergences
21:52sur le fond
21:52et sur la forme
21:53avec Gabriel Attal ?
21:55Est-ce que vous avez
21:55des divergences
21:56sur le fond
21:57et sur la forme
21:58avec Edouard Philippe ?
21:58Moi,
21:59je ne suis pas dans son parti,
22:00vous aurez noté.
22:01Oui,
22:01mais ça ne répond pas.
22:01Non,
22:02mais franchement,
22:04j'apprécie beaucoup
22:05Edouard Philippe
22:07et j'attends
22:08qu'il présente son programme
22:09et voilà,
22:10je n'ai pas de critique à faire.
22:12Vous comprenez qu'aujourd'hui
22:13il se montre discret,
22:14qu'il a tendance
22:15à temporiser
22:16ce début
22:17de campagne présidentielle ?
22:19Moi,
22:19je ne vais pas commenter
22:20la stratégie de chacun.
22:21Ce que je trouve,
22:22c'est que
22:23cette course
22:24à la présidentielle
22:25a démarré très tôt
22:27et je regrette
22:29qu'elle démarre
22:30sur des aventures
22:32personnelles,
22:33qu'on soit plus
22:34dans des jeux tactiques
22:36que dans des propositions
22:38de fond.
22:38Voilà,
22:39et c'est le sens
22:39de l'initiative
22:40que j'ai lancée.
22:41Ça veut dire
22:41qu'on vous verra
22:42à aucun meeting
22:43ni de Gabriel Attal
22:45ni d'Edouard Philippe
22:46qui par exemple
22:46vient d'annoncer
22:47qu'il allait faire
22:48mille réunions
22:48d'appartements
22:49le 25 juin.
22:50On ne vous verra pas
22:50à tous ces événements-là.
22:52Je ne pense pas
22:52m'impliquer
22:53dans des aventures,
22:54je vous dis,
22:55personnelles.
22:56Je pense qu'on a besoin
22:56de rassembler,
22:57de travailler sur le fond.
22:58Et le moment venu,
23:00évidemment,
23:01moi,
23:01je ferai tout
23:01pour empêcher
23:03une victoire des extrêmes
23:04à la présidentielle
23:05de 2027.
23:06Est-ce que vous ne vous dites pas
23:07jusqu'à quand
23:08Edouard Philippe
23:09et Gabriel Attal
23:10peuvent-ils être
23:11tous les deux candidats ?
23:13Est-ce que c'est une question
23:13que vous vous posez ?
23:14Je regrette,
23:15je regrette évidemment
23:18le fractionnement
23:19de notre arc politique.
23:22On peut parler du centre,
23:23on peut parler de la droite,
23:24on peut parler de la gauche.
23:25On voit qu'on est
23:26dans une multiplication
23:29d'aventures individuelles.
23:31Moi, je pense qu'on ferait bien
23:32de commencer
23:33par s'occuper d'abord...
23:34Comment les départager ?
23:36Écoutez,
23:36ce n'est pas...
23:38Manifestement,
23:38personne ne veut de primaire.
23:39Je dis simplement
23:40que ma conviction,
23:43là aussi,
23:43c'est que les égaux divisent,
23:45les idées,
23:46les propositions
23:46peuvent rassembler.
23:47Vous dites par exemple
23:48de façon très claire,
23:49en janvier 2027,
23:51il faudra que le bloc central
23:52n'ait qu'un seul candidat.
23:53Je pense que,
23:54vous voyez,
23:55ça va de soi.
23:56C'est-à-dire,
23:57soit on veut exposer...
23:58Non, mais bien évidemment
23:59qu'il faudra qu'il y ait
24:00un seul candidat
24:01qui puisse rassembler.
24:01Et dans ces cas-là,
24:02comment les départager ?
24:03Est-ce que c'est les sondages
24:05?
24:05Est-ce que c'est le mieux placé
24:06qui doit finalement
24:08se maintenir ?
24:09Écoutez,
24:09manifestement,
24:10il y a un comité de liaison
24:11qui est supposé
24:12régler tout ça.
24:13Non, c'est pas Gabriel Attal ?
24:14Et si c'est Gabriel Attal,
24:15vous serez derrière lui ?
24:16Attendez,
24:16soyons clairs,
24:17moi je soutiendrai
24:18tout candidat
24:19qui représente
24:21notre famille politique,
24:23qui rassemble
24:23et qui permet déjà
24:25d'éviter
24:25un deuxième tour
24:27entre les extrêmes
24:28et qui permet d'éviter
24:29une victoire
24:30du Rassemblement National.
24:31Justement,
24:31dans votre livre,
24:32vous écrivez
24:32que l'hypothèse
24:33d'un choix impossible
24:34entre le RN
24:35et l'FI
24:36au second tour
24:36ne peut être écartée.
24:38Choix impossible,
24:40ça veut dire
24:40que vous ne feriez pas
24:41de choix
24:41dans cette hypothèse-là ?
24:43Je pense en effet
24:44que moi je suis incapable
24:45de voter
24:46pour un candidat
24:47LFI et évidemment
24:49pour un candidat RN.
24:50Jean-Luc Mélenchon
24:50ou Marine Le Pen.
24:51Je pense que LFI
24:53ne fait que faire monter
24:55le Rassemblement National.
24:57Voilà.
24:58Et je pense que par ailleurs,
25:00sa conception...
25:01Vous savez,
25:01quand on propose
25:04une nouvelle France
25:05où on fait
25:06un grand remplacement
25:07si on veut achever
25:08d'inquiéter les Français,
25:09on ne s'y prend pas
25:10autrement.
25:11Le concept de nouvelle France
25:12vous déplaît ?
25:14Moi,
25:14ce qui me déplaît,
25:15vous voyez,
25:15c'est la remise en cause
25:17de l'universalisme
25:19auquel je suis
25:20très attaché,
25:21c'est-à-dire
25:21vous n'êtes pas jugé
25:23en fonction
25:23de votre couleur de peau,
25:24en fonction
25:25de votre religion.
25:27Et cette remise en cause,
25:28elle est le fait
25:29à la fois
25:30de LFI
25:31qui prône
25:31un communautarisme
25:33et du Rassemblement National
25:34qui plaide
25:35pour un repli identitaire.
25:37Moi,
25:38je suis pour cet universalisme.
25:40Le Parti Socialiste
25:42que vous connaissez,
25:43se déchire lui
25:44sur sa stratégie.
25:44Boris Vallot
25:45vient de quitter
25:46la direction du PS
25:47avec son courant
25:47en dénonçant
25:48la volonté
25:48d'Olivier Faure
25:49de s'accrocher
25:50à la primaire.
25:52Il a bien fait ?
25:53Je ne vais pas commenter
25:54les choix de Boris Vallot.
25:55Moi,
25:56je connais trop mal
25:56l'état des discussions
25:59au sein du Parti Socialiste
26:00et je dois vous dire
26:01que ça ne m'intéresse
26:02pas plus que ça.
26:03Que pensez-vous
26:04de la candidature
26:06éventuelle
26:07de M. Glucksmann ?
26:09Est-ce que c'est quelqu'un
26:10avec lequel
26:10vous pourriez travailler ?
26:12Je vous dis,
26:14je propose de travailler
26:15de la gauche réformiste
26:17à la droite modérée.
26:18Je pense qu'on peut dire
26:19que Raphaël Glucksmann
26:21comme Bernard Cazeneuve
26:22comme François Hollande
26:23incarnent une gauche réformiste
26:25qui croit à l'Europe,
26:27qui pense qu'il faut produire
26:28de la richesse
26:29avant de la redistribuer.
26:31J'espère qu'elle défende
26:32évidemment l'égalité des chances.
26:34Je pense que Bernard Cazeneuve
26:35a montré
26:36qu'il fait partie
26:37d'une gauche
26:38qui propose des réponses fermes
26:41sur les sujets
26:43de sécurité,
26:44d'immigration.
26:45Voilà, donc c'est...
26:45Vous incluez François Hollande
26:47également dans ce périmètre ?
26:48Je pense que François Hollande,
26:49vous savez,
26:49il a proposé
26:50une politique de l'offre
26:51à la fin de son quinquennat.
26:53Je crois qu'avec
26:55son Premier ministre
26:57et son ministre
26:58de l'Intérieur de l'époque,
26:59il a porté
27:00des mesures très fermes,
27:02des mesures d'urgence
27:03face au terrorisme.
27:05Donc je pense
27:05qu'on peut effectivement
27:07avoir une gauche réformiste
27:09qui est ferme
27:10sur les sujets
27:10de sécurité
27:11quand il s'agit
27:12de protéger les Français.
27:13Ces sujets-là,
27:15la sécurité,
27:16les retraites,
27:17l'immigration,
27:18on va en parler
27:19juste après la pause
27:20avec vous,
27:21Elisabeth Borne.
27:21A tout de suite
27:22pour la seconde partie
27:23de ce Grand Jury.
27:24Le Grand Jury,
27:25RTL,
27:26Public Sénat,
27:27Le Figaro,
27:27M6.
27:39Suite du Grand Jury
27:40présenté par Olivier Bost.
27:43Elisabeth Borne,
27:44ancienne Première ministre
27:45et députée du Calvado,
27:47c'est notre invité.
27:48Steve Jourdain
27:49de Public Sénat
27:50et Jim Jarassé
27:51du Figaro
27:52sont à mes côtés
27:52pour vous interroger.
27:54Le Grand Jury,
27:56tout est politique.
27:58Elisabeth Borne,
27:59vous avez mené
27:59la dernière réforme
28:01des retraites en date
28:02qui a été mise en pause
28:04d'ailleurs depuis.
28:04Un candidat
28:05à l'élection présidentielle
28:07doit-il assumer
28:08une nouvelle réforme
28:09des retraites ?
28:11Alors je pense
28:11qu'un candidat
28:12à la présidentielle
28:13doit se préoccuper
28:15de la pérennité
28:16de notre modèle social,
28:18de la pérennité
28:19de notre système
28:20de retraite
28:21par répartition
28:22et donc devra faire
28:24des propositions
28:24aux Français
28:25pour assurer
28:26cette pérennité.
28:27Ce qui veut dire
28:27un nouvel âge de départ ?
28:2864, 65, 67 ans ?
28:31Alors vous savez
28:32qu'il y a des propositions
28:33diverses sur la table.
28:35Moi je pense
28:36que compte tenu
28:38du côté épidermique
28:41d'une réforme
28:41des retraites
28:42portée par
28:43quelques gouvernements
28:44que ce soit,
28:44quand on regarde
28:45l'histoire de notre pays,
28:47je pense que
28:48l'objectif d'équilibre
28:50il doit être clair
28:51à moyen terme
28:52et à long terme
28:53et que par contre
28:54si on peut confier
28:57aux partenaires sociaux
28:58le choix des modalités
29:00pour assurer
29:01cet équilibre,
29:02je pense qu'on pourra
29:04de façon générale
29:05parce que finalement
29:06vous savez
29:06qu'il y a sur la table...
29:07Est-ce que ce n'est pas
29:08une manière de se défausser
29:09en disant
29:09c'est les partenaires sociaux
29:10qui vont gérer
29:11et puis moi
29:12en tant que politique
29:13je laisse faire le débat ?
29:15Je ne me défausse pas.
29:17Je dis qu'on doit créer
29:19plus de richesses.
29:20Je note
29:21qu'on travaille
29:22moins chaque année
29:24que la plupart
29:25de nos partenaires
29:26et qu'on travaille
29:27moins longtemps
29:28que la plupart
29:29de nos partenaires.
29:30donc il n'y a pas
29:31de doute
29:31si on veut pouvoir
29:33avoir un modèle social
29:36généreux
29:36je pense qu'on doit
29:38être plus nombreux
29:39à travailler
29:39et que ceux
29:41qui le peuvent
29:41doivent travailler
29:42plus longtemps.
29:43Et vous renvoyez
29:43aux partenaires sociaux
29:44chez les partenaires sociaux
29:45les syndicats ont mis
29:46un certain nombre
29:46de gens dans la rue
29:47vous l'avez vécu
29:48et on ne peut pas dire
29:49que le patronat
29:50était franchement
29:51en soutien du gouvernement
29:52est-ce que ça peut être
29:54une piste ?
29:55Moi je note
29:56que les partenaires sociaux
29:58ont été à deux doigts
29:59de trouver un accord
30:00dans le conclave
30:01qui avait été réuni
30:03au printemps 2025
30:05sur un sujet
30:06qui me paraît important
30:08qui aujourd'hui
30:08n'est pas suffisamment
30:10pris en compte
30:11je ne reviendrai pas
30:12sur le fait
30:12qu'il y avait un article
30:13qui le traitait
30:14mais qui a été censuré
30:15par le conseil constitutionnel
30:17puisqu'il n'emportait
30:17pas de dépenses
30:18à l'époque
30:19mais je pense
30:21que cette question
30:21de prendre en compte
30:24la situation
30:25de ceux qui ont
30:25des métiers difficiles
30:27est un des enjeux majeurs
30:28et que ceux
30:29qui ont effectivement
30:32des métiers difficiles
30:33ne doivent pas
30:34travailler aussi longtemps
30:35que ceux qui ne l'ont pas
30:36Vous n'avez pas répondu
30:37sur l'âge de départ
30:39à la retraite
30:40c'est 64, 65, 67 ans
30:42comme le proposerait
30:43Edouard Philippe par exemple ?
30:44Vous savez
30:44je pense que
30:45c'est là
30:46où on a besoin
30:47de prendre le temps
30:48et c'est pour ça
30:48que ça me tient à coeur
30:49qu'on n'attende pas
30:50les dernières semaines
30:51de la campagne présidentielle
30:53pour évoquer ces sujets
30:54c'est qu'il y a aussi
30:55des choix à faire
30:56dans la façon
30:57dont on répartit
30:58l'effort
30:59entre les actifs
31:02travailler plus longtemps
31:03un peu plus longtemps
31:04pour ceux qui le peuvent
31:06et les retraités
31:07ça renvoie par exemple
31:09à la question
31:09de l'indexation
31:10de nos pensions
31:1067 ans
31:11ce serait acceptable
31:12pour les français ?
31:13Vous avez vu
31:14ce que 64 ans
31:15a donné
31:16donc voilà
31:16mais je pense
31:17que tout ça
31:18doit se regarder
31:20dans une vision
31:21d'ensemble
31:22sur le financement
31:23de notre modèle social
31:24qui ne peut pas
31:26continuer à être financé
31:28comme il est
31:28depuis des décennies
31:29par la dette
31:30et dans ce modèle social
31:32il y a à la fois
31:32qu'est-ce qu'on pense
31:34raisonnable
31:34comme croissance
31:36des dépenses de santé
31:38vous savez qu'aujourd'hui
31:39je crois qu'elles augmentent
31:40deux fois plus vite
31:41que la création de richesses
31:43au niveau national
31:44il y a la question
31:45des retraites
31:46et tous ces sujets
31:47on doit pouvoir
31:48en débattre
31:48avec les français
31:49on va parler
31:50de la sécu
31:51mais parmi les idées
31:52qui circulent
31:53sur les retraites
31:53il y a l'idée
31:54de supprimer
31:55l'âge de départ
31:56ça vous en pensez quoi ?
31:58ce que je pense
32:00c'est que vous savez
32:00on peut parler
32:01de façon très détendue
32:02d'un système de retraite
32:04qui peut être
32:05par exemple
32:06ce qu'on avait porté
32:07et qui est une possibilité
32:08d'un système
32:09par points
32:11qui à mon sens
32:12ne peut pas être
32:13universel
32:13parce qu'on sait
32:14que les fonctionnaires
32:14les salariés
32:15et les indépendants
32:16n'ont pas les mêmes
32:17systèmes de rémunération
32:18mais peut-être
32:19trois systèmes par points
32:20et en fait
32:21on peut en parler
32:21de façon très détendue
32:22jusqu'au moment
32:23où on dit
32:23mais comment assure-t-on
32:24l'équilibre ?
32:26et à ce moment-là
32:26c'est là en général
32:28où la crispation commence
32:29alors moi j'entends
32:31qu'il faut peut-être
32:32de la liberté
32:33sur l'âge de départ
32:34mais on a besoin
32:35d'équilibrer le système
32:36il y a deux façons
32:37de le faire
32:37la durée de cotisation
32:39et l'âge de départ
32:40si on supprime
32:41tout âge de départ
32:42alors on doit
32:43allonger la durée
32:44de cotisation
32:46et ça pénalise
32:48tous ceux
32:48et surtout
32:49toutes celles
32:50qui ont eu
32:51des carrières hachées
32:52donc toutes les femmes
32:53qui ont eu
32:54des carrières hachées
32:55et qui déjà aujourd'hui
32:56doivent souvent
32:57travailler jusqu'à 67 ans
32:58pour avoir le nombre
32:59de trimestres nécessaires
33:01il faut s'interroger
33:01sur les niveaux de pension
33:02ça va faire partie
33:03de la réflexion ?
33:04En tout cas sur
33:05l'indexation des pensions
33:08sur l'abattement
33:08de 10%
33:09on a essayé
33:10d'en débattre
33:10dans l'examen
33:12du budget
33:12pour 2026
33:14donc voilà
33:15je pense que c'est
33:15des questions
33:16qui méritent
33:16d'être mises
33:17sur la table
33:17comment on répartit
33:18l'effort
33:19entre les actifs
33:20et les retraités
33:20Et faire de la question
33:22des retraites
33:22un des thèmes
33:23de la campagne
33:24présidentielle
33:25de 2027
33:25est-ce que c'est pas
33:26donner du carburant
33:28aux populistes
33:28puisque celui
33:29qui promet 62
33:3060 ans
33:31je pense qu'on peut avoir
33:31quelque part mieux disant
33:33Oui mais je pense que c'est pour ça
33:34que je pense important
33:35que ce soit pas un débat précipité
33:38dans lequel personne
33:39ne mesure les conséquences
33:41de propositions populistes
33:43qui pourraient être mises
33:44sur la table
33:44et au-delà
33:45de la question
33:46de l'équilibre
33:47de notre système
33:47de retraite
33:48il y a finalement
33:49une question fondamentale
33:50qui est quelle part
33:51de la richesse
33:52de notre pays
33:52on veut consacrer
33:54au financement
33:54de notre modèle social
33:55est-ce qu'on est prêt
33:56à y consacrer
33:57une part qui augmente
33:59sans cesse
34:00sans parler de la dette
34:01qu'on laisse
34:02aux générations futures
34:03ou est-ce qu'on veut garder
34:04des marges de manœuvre
34:05pour investir
34:06pour préparer l'avenir
34:07pour investir dans la recherche
34:09dans l'innovation
34:10dans l'éducation
34:11dans la formation
34:12dans la transition écologique
34:14je pense que le débat
34:15il est là
34:16Oui mais pour répondre
34:16à votre question
34:17Elisabeth Borne
34:17vous faites des économies où ?
34:20Je pense que ça passe
34:21par travailler davantage
34:23ça peut être
34:24quand je dis travailler davantage
34:26continuer à agir
34:27pour que les jeunes
34:30rentrent plus tôt
34:31dans la vie professionnelle
34:32et que ce ne soit pas
34:33un parcours du combattant
34:34Il n'y a pas dans votre idée
34:35l'idée de faire baisser
34:36les dépenses sociales ?
34:38Vous savez
34:38les dépenses sociales
34:39elles augmenteront
34:40de toute façon
34:41sur la santé
34:42je pense qu'avec le vieillissement
34:43de la population
34:44il n'y a aucun doute
34:45je pense que le débat
34:46qu'on doit avoir
34:47au niveau national
34:48c'est de savoir
34:48comment on contient
34:50l'augmentation
34:50de nos dépenses de santé
34:51comment on garde
34:53des marges de manœuvre
34:54pour pouvoir financer
34:55l'avenir
34:56et penser à notre jeunesse
34:57Vous écrivez
34:58la pérennité
34:59de notre modèle social
35:00est menacée
35:01et il absorbe désormais
35:02l'essentiel de nos dépenses
35:03vous estimez
35:04qu'il faut cesser
35:06de faire peser
35:06l'essentiel du financement
35:07de la protection sociale
35:08sur les salaires
35:09ça veut dire que vous êtes
35:10donc favorable
35:11à la TVA sociale ?
35:13Ça veut dire
35:14mais je pense
35:15qu'il y a un large accord
35:16sur le fait
35:16que c'est très
35:18atypique
35:19dans notre pays
35:20de faire financer
35:22une part très importante
35:24de la protection sociale
35:25par des cotisations sociales
35:27et donc
35:27de les faire financer
35:29par les actifs
35:29Je crois qu'on est
35:30le seul pays au monde
35:32qui par exemple
35:33finance sa politique familiale
35:35par des cotisations
35:36sur les salaires
35:37donc en effet
35:38jusque là
35:39tout le monde est d'accord
35:40et ensuite
35:40là où ça devient
35:41plus compliqué
35:42c'est si ce ne sont pas
35:43des cotisations
35:44qu'est-ce que c'est ?
35:45Ça peut être de la CSG
35:46qui n'est pas assise
35:49nécessairement
35:50sur les salaires
35:52ça peut être
35:53en effet de la TVA
35:54je pense que ce débat
35:55mérite d'être mené
35:56évidemment pas
35:57sur les taux réduits de TVA
35:58La TVA
35:59elle va toucher tout le monde
36:00c'est-à-dire que là
36:00vous ne faites pas
36:01de différence
36:02entre les foyers
36:03les plus modestes
36:03et les plus aisés
36:04Alors c'est le reproche
36:05qui est systématiquement fait
36:08effectivement
36:08quand on vient
36:09sur ce champ-là
36:10je pense qu'on peut
36:11aussi réfléchir
36:12à préserver
36:14les taux réduits de TVA
36:15et par exemple
36:17regarder le taux
36:18le taux à 20%
36:19Aujourd'hui
36:20l'arrivée
36:21de nouveaux médicaments
36:22ou de nouveaux
36:22traitements innovants
36:24en France
36:24sont ralentis
36:26pour limiter
36:26le déficit
36:27de la Sécu
36:28Comment on peut
36:29endiguer
36:30la dérive
36:31des dépenses
36:31de la Sécurité sociale ?
36:32Vous avez raison
36:33de souligner
36:34qu'en effet
36:35on retarde
36:36l'arrivée
36:36de molécules
36:37efficaces
36:38et néanmoins
36:40on dépense
36:4080 milliards d'euros
36:42de plus
36:42qu'en 2017
36:44dans la santé
36:45donc je pense
36:46qu'on a
36:46un énorme enjeu
36:47d'efficacité
36:48de notre dépense
36:49et que c'est à ça
36:50qu'il faut s'attaquer
36:51on sait
36:52qu'on a
36:52notamment
36:53des fraudes
36:54et on vient
36:55de voter
36:56un projet de loi
36:57sur le sujet
36:57mais donc
36:58l'efficacité
36:59de la dépense
37:00c'est quelque chose
37:00de fondamental
37:01parce que
37:01je vous dis
37:02quand vous avez
37:0380 milliards d'euros
37:04de dépenses supplémentaires
37:05et qu'on a
37:06des français
37:06qui continuent
37:07à avoir du mal
37:08à accéder
37:09à un médecin
37:09à fortiori
37:10à un spécialiste
37:11quand on est
37:11dans un territoire rural
37:12on se dit
37:14qu'on doit pouvoir
37:15être plus efficace
37:16votre réponse principale
37:17c'est la fraude ?
37:17non je pense
37:18que c'est aussi
37:19des choix
37:20qui sont faits
37:21par exemple
37:22dans la dérive
37:24aujourd'hui
37:25le reste à charge
37:26pour les français
37:28a baissé
37:30il est moins élevé
37:31qu'en 2019
37:33parce qu'on a
37:34les affections
37:35de longue durée
37:36qui augmentent
37:37très vite
37:37je pense qu'on a aussi
37:39voulu ouvrir ce débat
37:40dans le dernier budget
37:41donc on a
37:42à regarder
37:43aussi
37:43ces enjeux
37:44de reste à charge
37:45voyez moi
37:46à titre personnel
37:47ça ne me choquerait pas
37:48d'avoir un reste à charge
37:48plus important
37:50sur mes médicaments
37:51donc c'est des débats
37:52aussi qu'il faut qu'on ait
37:55dans votre livre
37:55vous insistez
37:56sur l'importance
37:57de parler à la jeunesse
37:58vous trouvez aussi
37:59que nous sommes
37:59dans une gérontocratie
38:02pour reprendre l'expression
38:03du gouverneur
38:03de la banque de France
38:04François Villeroy de Gallo
38:06je ne sais pas
38:07si je reprends son terme
38:08ce qui est clair
38:09c'est qu'aujourd'hui
38:12on ne demande pas
38:14de participer
38:15à l'effort collectif
38:16on n'a pas demandé
38:16aux retraités
38:17de participer
38:18à l'effort collectif
38:20et à contrario
38:22on est en train
38:23de réduire
38:23les financements
38:25par exemple
38:25pour l'insertion
38:26professionnelle
38:26des jeunes
38:27et on ne prépare
38:28pas l'avenir
38:29et sans doute
38:30on devrait mettre
38:30plus d'argent
38:31pour soutenir
38:32la recherche
38:32et l'innovation
38:33c'est ça qui nous permettra
38:35demain
38:35d'avoir une économie
38:37plus compétitive
38:39de créer des emplois
38:40de qualité
38:40et je pense que
38:41c'est indispensable
38:42qu'on n'a pas demandé
38:43aux retraités
38:43de participer
38:44à l'effort collectif
38:45pourquoi selon vous ?
38:46Vous voyez
38:47on s'est retrouvé
38:48dans un hémicycle
38:49avec 11 groupes
38:51parlementaires
38:52dans lesquels
38:53personne n'avait
38:53envie d'assumer
38:54la non-indexation
38:56même des pensions
38:57les plus élevées
38:58je le regrette
39:00ça se paye dans les urnes
39:01demander aux retraités
39:02de participer
39:03je ne pense pas
39:04je pense que
39:05peut-être
39:06les représentants
39:07de nos concitoyens
39:09sont moins lucides
39:10ou en tout cas
39:11peut-être plus frileux
39:12que nos concitoyens
39:14moi je suis convaincu
39:15que les retraités
39:16qui ont des pensions
39:17les pensions
39:18les plus élevées
39:19étaient prêts
39:20à entendre
39:21qu'on pouvait
39:22ne pas indexer
39:23L'expérience
39:23de l'augmentation
39:24de la CSG
39:25au début du premier
39:26quinquennat
39:26d'Emmanuel Macron
39:27ça n'a pas été un...
39:28Donc tout ça
39:29montre
39:29que c'est important
39:30de pouvoir
39:32avoir
39:32des débats
39:34avec nos concitoyens
39:36sur les enjeux
39:37les choix
39:37qui sont devant nous
39:38et leurs conséquences
39:40si on continue
39:41à consacrer
39:44une part
39:44toujours plus importante
39:46de la richesse
39:46que crée notre pays
39:48à financer
39:49notre modèle social
39:50et notamment
39:51nos retraites
39:52on n'a pas
39:53la capacité
39:54pour financer
39:54pour préparer
39:55l'avenir
39:56Voilà
39:57Sur le dossier
39:58de l'immigration
39:59vous proposez
40:00de créer
40:00un ministère
40:01de l'immigration
40:01et de l'intégration
40:02ça nous rappelle
40:03quelque chose
40:03Je n'ai pas dit
40:04de l'identité nationale
40:05Mais est-ce que
40:06c'est pour répondre
40:08aux deux tiers
40:09de français
40:10selon les sondages
40:11qui considèrent
40:11qu'il y a trop
40:12d'immigrés
40:12aujourd'hui en France ?
40:14Alors moi je cite
40:15ce chiffre
40:15dans mon livre
40:16parce que je pense
40:17que ça veut dire
40:18que c'est un sujet
40:19de préoccupation
40:19pour les français
40:20et qu'on ne peut pas
40:21laisser
40:22le sujet
40:23aux extrêmes
40:24et qu'il faut
40:24avoir des réponses
40:25Moi je dis
40:26il faut un cap clair
40:27qui est de dire
40:29qu'on doit choisir
40:31qui on accueille
40:32et à quelles conditions
40:33qu'on doit être
40:34plus efficace
40:35pour éloigner
40:36ceux qui n'ont pas
40:36à être présents
40:37sur notre sol
40:38et que par ailleurs
40:39on doit se préoccuper
40:40d'intégration
40:41et je pense que
40:42notre pays
40:42est défaillant
40:44sur ça
40:44il n'a pas
40:45de politique
40:45d'intégration
40:46De créer un ministère
40:48pour cela ?
40:48Je pense que
40:49il faut que ce soit
40:50une politique
40:51pilotée
40:52notamment
40:53sur l'immigration
40:55de travail
40:55vous savez
40:56moi je regarde
40:56autour de nous
40:57on a des pays
40:59où les branches
41:00professionnelles
41:01discutent des besoins
41:02en main d'oeuvre
41:03peuvent ensuite
41:05aller dans les pays
41:06d'origine
41:07pour former
41:08les futurs salariés
41:10à leur métier
41:11de demain
41:11pour leur apprendre
41:12la langue
41:13pour leur apprendre
41:13les règles
41:15qu'on doit respecter
41:16dans le pays
41:17dans le pays
41:17d'accueil
41:17ça c'est sur
41:18l'aspect
41:19effectivement
41:21immigration
41:21de travail
41:22comment on l'organise
41:23et par ailleurs
41:24sur l'intégration
41:26sur l'intégration
41:27je suis désolé
41:28mais vous savez
41:29quand j'étais ministre
41:30du travail
41:30moi il m'est arrivé
41:31d'aller dans des séances
41:34de pôle emploi
41:34pour des personnes
41:35très éloignées
41:36de l'emploi
41:36et découvrir
41:37avec stupéfaction
41:38que vous aviez
41:40une pharmacienne
41:41libanaise
41:42qui était dans
41:43ces séquences
41:44d'intégration
41:45pour des gens
41:46très éloignés
41:47de l'emploi
41:47on ne lui avait pas
41:48appris la langue
41:48on ne savait pas
41:49reconnaître son diplôme
41:50je pourrais vous parler
41:52des ingénieurs
41:53vous dites
41:53il faut durcir encore
41:54notre politique migratoire
41:55je suis en train de dire
41:57qu'il faut avoir
41:57une politique migratoire
41:59qui est pilotée
42:00dans laquelle
42:01on a une immigration
42:02de travail
42:03que l'on détermine
42:04que l'on prépare
42:05que l'on organise
42:06et dans laquelle
42:07on a aussi
42:08une vraie politique
42:09d'intégration
42:09ce qui n'est pas le cas
42:10aujourd'hui
42:11c'est une politique
42:12d'intégration
42:12qui doit aussi
42:13naturellement
42:13se mener
42:14avec les collectivités
42:15locales
42:16il y a
42:17quelques collectivités
42:18qui s'engagent
42:19sur des contrats
42:19d'accueil
42:20et d'intégration
42:21mais je pense
42:22que ce sujet
42:22de l'intégration
42:23est fondamental
42:24je peux vous répondre
42:25madame Morde
42:25c'est que vous étiez
42:26au pouvoir
42:26vous étiez aux affaires
42:27et que ça n'a pas été fait
42:28quand vous étiez
42:29à Matignon par exemple
42:30je pense qu'on a avancé
42:32dans cette logique
42:33dans une loi
42:34qui a été difficile
42:36sur l'immigration
42:37qui partait de l'idée
42:38qu'il fallait être
42:39plus efficace
42:40et plus strict
42:41sur la suppression
42:43de titres de séjour
42:44pour ceux
42:45qui ne respectent pas
42:46nos règles
42:46et qu'il fallait par contre
42:48pouvoir régulariser
42:50des personnes
42:51qui étaient dans notre pays
42:52depuis longtemps
42:53qui étaient bien intégrées
42:55qui respectaient nos lois
42:56et qui travaillaient
42:57Elisabeth Brand
42:59vous avez été
42:59ministre de la transition écologique
43:01les ZFE
43:02contre les voitures polluantes
43:03dans les centres-villes
43:04le ZAN
43:05pour arrêter de bétonner
43:06les campagnes
43:07la réautorisation
43:08des passoires thermiques
43:10autant d'échecs
43:11des gouvernements
43:12Macron
43:12pourquoi l'écologie
43:14est autant rejetée ?
43:16alors vous savez
43:16je pense que les trois mesures
43:17que vous citez
43:18il est intéressant
43:19de se souvenir
43:20qu'elles sont issues
43:21de la convention citoyenne
43:22pour le climat
43:23oui
43:23sous le...
43:24ça nous amène
43:25à réfléchir
43:26au bon usage
43:27des conventions citoyennes
43:29mais je pense que vous pouvez pas
43:30est-ce que vous pouvez préciser ?
43:32ce que je veux dire
43:33vous voyez
43:33c'est que je pense
43:34que les conventions citoyennes
43:35moi j'en ai suivi
43:36une qui a je pense
43:37bien marcher
43:38sur la fin de vie
43:39mais que la question
43:40qui a été posée aux citoyens
43:42était beaucoup trop large
43:43comment baisser de 40%
43:44nos émissions de gaz
43:45à effet de serre
43:46à l'horizon 2030
43:47et puis l'engagement
43:49de reprendre sans filtre
43:50les propositions
43:51je pense que
43:52cette convention citoyenne
43:53a produit
43:54trois sujets
43:55qui sont manifestement
43:57des sujets
43:58de crispation
43:59donc voilà
43:59ça nous appelle
44:00pour les français
44:01je pense que
44:02j'ai pas de doute
44:04sur le fait
44:04qu'on doit
44:06absolument se préoccuper
44:07de la qualité de l'air
44:08dans les métropoles
44:09c'est ce que font
44:09les ZFE
44:10qui ont été assouplis
44:11aménagés
44:13je pense que certains
44:14choisissent
44:14de continuer
44:15à en faire
44:15un sujet politique
44:16plutôt que de dire
44:18les collectivités
44:19doivent pouvoir choisir
44:20sur le zéro artificialisation net
44:22je pense que les mesures
44:23de départ
44:23étaient sans doute
44:24trop restrictives
44:25moi je vois
44:26des collectivités
44:27qui s'en sont emparées
44:29et aujourd'hui
44:30vouloir remettre en cause
44:31ce zéro artificialisation net
44:35tel qu'il existe
44:36je pense que
44:37là aussi
44:37c'est une position
44:40populiste
44:40et voilà
44:41et purement politique
44:42qui ne correspond pas
44:43à ce que demandent
44:44les collectivités
44:45Elisabeth Borne
44:46vous revendiquez
44:47alors comme
44:48Lionel Jospin
44:48avec François Mitterrand
44:50à une autre époque
44:50un droit d'inventaire
44:51sur les deux quinquennats
44:52d'Emmanuel Macron
44:54quelles ont été
44:55les erreurs
44:56du macronisme
44:57est-ce que c'est d'abord
44:57de laisser une dette
44:58colossale ?
45:00évidemment
45:01le sujet
45:02de la situation
45:04de nos finances publiques
45:05est un sujet
45:06de préoccupation
45:07sur lequel on doit
45:08comprendre
45:08ce qui s'est passé
45:09et je pense
45:10qu'on peut aussi
45:11se rappeler
45:12qu'on a fait face
45:12à des crises
45:13que finalement
45:16notre déficit
45:17a augmenté
45:17à peu près
45:18comme nos voisins
45:19mais qu'on a
45:20un trou de recette
45:23qui apparaît
45:23fin 23
45:24qu'on n'arrive pas
45:25à corriger
45:26en 2024
45:27dans le droit
45:27d'inventaire
45:28qu'est-ce que vous
45:29mettez d'autre
45:29dans ce droit
45:30d'inventaire
45:30du macronisme
45:31la façon de gouverner
45:33mais vous savez
45:34honnêtement
45:34je ne suis pas là
45:35uniquement
45:35pour critiquer
45:37oui il y a une pratique
45:38du pouvoir
45:39il y a un positionnement
45:40vis-à-vis des corps
45:42intermédiaires
45:42vous dites un sentiment
45:43de mépris
45:45qui alimente
45:46la défiance
45:47et donc
45:48le vote populiste
45:49et c'est dans votre livre
45:49est-ce que Emmanuel Macron
45:51a une responsabilité
45:52selon vous
45:53dans ce
45:54je dis
45:55que dans un pays
45:57dans lequel
45:58beaucoup de gens
45:59se sentent
46:00peu considérés
46:01il faut être
46:02très attentif
46:03aux mots
46:04qu'on emploie
46:05mais voilà
46:06donc je pense
46:06pour Emmanuel Macron
46:07je pense
46:08que
46:09enfin
46:09je pense
46:10qu'on
46:11doit faire autrement
46:12sur l'exercice
46:13du pouvoir
46:14vous prenez aussi
46:15vous avez une responsabilité
46:17vous aussi dans l'exercice
46:18du pouvoir
46:18on a beaucoup parlé
46:19de l'utilisation
46:19de l'article 49.3
46:20vous endossez aussi
46:22un peu la responsabilité
46:23des échecs
46:25le 49.3
46:26vous savez
46:26moi je l'ai utilisé
46:28je pense qu'on a vu
46:29sur les
46:30enfin
46:31sauf sur les retraites
46:32et c'était vraiment
46:33je pense
46:34quelque chose
46:34de difficile
46:35mais
46:36on pourra
46:36voilà
46:37on peut détailler
46:38ce qui s'est passé
46:39sur cette réforme
46:39des retraites
46:40qui devait être soutenue
46:41par les républicains
46:43et je pense
46:43que c'était essentiel
46:45de faire une réforme
46:46des retraites
46:46les autres 49.3
46:48c'est pour faire passer
46:49des budgets
46:49je note
46:50qu'aucun de mes successeurs
46:52n'a réussi
46:52à faire passer
46:53un budget
46:54sans recourir
46:55au 49.3
46:56mais
46:57je pense qu'il faut
46:58donc on a des enjeux
46:59sur la pratique
47:00du pouvoir
47:01sur l'association
47:02des partenaires sociaux
47:04sur la relation
47:05avec les collectivités
47:06locales
47:06mais ce droit
47:07d'inventaire
47:08c'est aussi
47:08pour comprendre
47:09ce qui n'a pas marché
47:10vous voyez par exemple
47:11quand je dis
47:12qu'on a consacré
47:1380 milliards d'euros
47:14de plus à la santé
47:15et qu'on n'a pas réglé
47:17les problèmes d'accès
47:18à un médecin
47:19ou à un spécialiste
47:20je pourrais aussi dire
47:21qu'on a créé
47:22d'ores et déjà
47:24plus de 15 000 postes
47:25de policiers
47:26et gendarmes supplémentaires
47:27et on n'a pas réussi
47:29à endiguer
47:30le narcotrafic
47:31donc il y a une loi
47:31qui a été récemment votée
47:32qui donne de nouveaux outils
47:34mais ça veut dire
47:34qu'il ne s'agit pas simplement
47:36de mettre des moyens supplémentaires
47:38qu'on a un vrai enjeu
47:39sur l'efficacité
47:40de notre action
47:41et que l'exercice
47:42du pouvoir
47:43permet d'identifier
47:44les blocages
47:45permet aussi
47:46d'identifier
47:47les leviers
47:47donc ça
47:48ça me semble important
47:49et peut-être
47:49un point qui me semble
47:50fondamental
47:51c'est aussi
47:52la constance
47:53et la continuité
47:54dans l'action
47:55donc c'est pour ça
47:56on ne peut obtenir
47:57aucun résultat
47:59sans constance
48:00et sans continuité
48:01dans l'action
48:01c'est vrai que
48:03la situation actuelle
48:04fait qu'on est amené
48:05à revenir
48:06sur des politiques
48:07qui ont été lancées
48:08et je dis
48:09moi je pense que
48:10c'est essentiel
48:10de montrer que
48:11les démocraties
48:11peuvent être efficaces
48:12mais pour avoir
48:13de la continuité
48:14dans l'action
48:15il faut aussi trouver
48:15des compromis
48:16comme nos voisins
48:18peuvent le faire
48:18et c'est pour ça
48:19que je propose
48:20notamment
48:20d'avoir une dose
48:22de proportionnelle
48:22qui facilite
48:23la recherche de compromis
48:24est-ce que
48:25ce n'est pas contradictoire
48:25avec le fait
48:26de prôner
48:27un septennat unique
48:29pour le président
48:29de la république
48:30à propos de continuité
48:32non je pense que
48:33je parlais de l'action
48:33du gouvernement
48:34et je continue à penser
48:36moi je suis pour
48:37un septennat unique
48:37et je suis pour
48:38que le premier ministre
48:39préside le conseil
48:40des ministres
48:41ce qui revient
48:42à l'esprit
48:43de nos institutions
48:43ce qui est fondamental
48:45parce que
48:46le premier ministre
48:47il est responsable
48:48devant le parlement
48:48donc c'est aussi
48:49une question d'équilibre
48:50des pouvoirs
48:51mais ça veut dire
48:51qu'il faut savoir
48:52vous avez mal vécu
48:53les conseils des ministres
48:54pour que le président
48:56ça crée de la confusion
48:59sur le rôle
49:00des deux têtes
49:01de l'exécutif
49:02ça conduit
49:03les français
49:03à rechercher
49:04ce fameux homme
49:06providentiel
49:06auquel finalement
49:07on finit
49:08par tout reprocher
49:09et donc je pense
49:10que ça vaut la peine
49:12de remettre de l'ordre
49:13dans le fonctionnement
49:14de nos institutions
49:15mais voilà
49:16je pense que
49:17cette continuité
49:18dans l'action
49:19elle suppose aussi
49:20de développer
49:21une culture du compromis
49:22et vous n'avez pas rappelé
49:24mais vous voyez
49:24quand moi j'étais
49:25en majorité relative
49:26on a voté
49:27plus de 60 textes
49:28en trouvant des compromis
49:30le plus souvent
49:31avec la droite
49:32mais aussi parfois
49:33avec la gauche
49:33et je pense que
49:34si on veut répondre
49:35aux défis de notre pays
49:36il faut trouver
49:37des compromis
49:38sur des sujets essentiels
49:40par exemple
49:41comme le logement
49:41la santé
49:42l'éducation
49:43qui sont des défis
49:44très importants
49:45pour notre pays
49:50on arrive à la fin
49:51de ce grand jury
49:51des questions express
49:52donc c'est des réponses
49:53par oui ou par non
49:54pour ou contre
49:55tout d'abord
49:56faut-il faire
49:56une fanzone
49:57à Paris
49:58pour la finale
49:58de la ligue
49:59des champions
49:59PSG Arsenal
50:00pour éviter
50:01de nouveaux débordements
50:03je pense que ça peut
50:03être une bonne idée
50:04pour bien l'organiser
50:05Emmanuel Moulin
50:06l'ancien secrétaire
50:07général de l'Elysée
50:08à la Banque de France
50:09bonne ou mauvaise idée
50:10il sera auditionné
50:10au parlement
50:11le 20 mai
50:12Joker
50:13ah non
50:13vous n'avez pas pensé
50:14oui ou non ?
50:14ça veut dire non ?
50:16non je pense
50:17qu'il a les compétences
50:18je pense qu'il a
50:18les compétences
50:19mais c'est tout
50:20vous êtes plutôt
50:21du côté de Master Poulet
50:23ou plutôt du côté
50:24de Karim Buenbran
50:25le maire de Saint-Ouen
50:26qui veut interdire
50:27cette mode
50:28du poulet frit
50:29pas cher
50:31je ne sais pas
50:32si c'est tout à fait
50:33des débats
50:34à la hauteur des sujets
50:35c'est une question sanitaire
50:37d'alimentation
50:38je pense qu'on a aussi
50:40à apprendre
50:41à éduquer
50:43à l'alimentation
50:44plutôt que de mettre
50:45des interdictions
50:46c'est la grande nostalgie
50:47du moment
50:48notamment au cinéma
50:49est-ce que vous avez
50:50vous une nostalgie
50:51des années 80
50:52ou pas du tout ?
50:53je pense que c'est important
50:54de relire les années 80
50:55pour se dire que
50:56non ça n'allait pas
50:57forcément mieux
50:58à cette époque-là
50:59et moi je suis toujours
51:00assez surprise
51:00quand on nous vend
51:01un passé idéalisé
51:03qui n'a jamais existé
51:04vous savez quand
51:06moi je discutais
51:07avec des élus
51:07de ma circonscription
51:08quand vous vous habitiez
51:09à la campagne
51:10que vous aviez
51:10les toilettes
51:11au fond du jardin
51:12qui faisait 14 degrés
51:13l'hiver
51:13voilà donc je pense
51:14qu'il faut se tourner
51:15vers l'avenir
51:16et préparer le meilleur
51:17avenir possible
51:17pour notre pays
51:18et pour les français
51:19et pour nos jeunes
51:20merci beaucoup
51:21Elisabeth Borne
51:22pour ce grand jury
51:23bon dimanche à tous
51:24on se retrouve
51:25la semaine prochaine
51:26pour un nouveau
51:26grand jury
51:30le grand jury
51:31RTL
51:32Public Sénat
51:32Le Figaro
51:33M6
51:34Sous-titrage Société Radio-Canada
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