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Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00C'est que ce qui se profile, c'est que le gouvernement va faire porter l'échec de cette conférence
00:04sociale aux patrons parce qu'ils disent ça, notamment les patrons.
00:07Écoutez Michel Picon, président de l'Union des entreprises de proximité reçue par le Premier ministre. Voilà ce qu'il
00:13dit.
00:13C'est pas raisonnable, c'est plus que pas raisonnable, c'est impossible.
00:17Moi je l'ai dit à mes homologues des organisations de salariés, Mme Binet, Mme Léon, franchement tout le monde
00:27sait que c'est pas possible.
00:2990% des entreprises de ce pays sont des petites entreprises de moins de 10 salariés.
00:34Je veux dire des salons de coiffure qui avec des salaires qui sont entre 1 et 1,3 SMIC, si
00:40vous leur mettez une augmentation de 5 euros du SMIC
00:43et que légitimement ceux qui sont légèrement au-dessus vont demander de les avoir aussi, mais vous mettez l'entreprise
00:52par terre.
00:53Il dit c'est impossible.
00:56Si vous permettez, moi d'abord, les organisations patronales depuis la création du SMIC, depuis les augmentations du SMIC disent
01:05à chaque fois que c'est impossible alors que ça s'est fait.
01:09Alors il y a très longtemps, l'augmentation exceptionnelle date du début des années 80, mais même à l'époque
01:14on disait c'était impossible, ça s'est fait.
01:16La question c'est dans quelles conditions cela se fait. D'abord il faut faire la différence entre les très
01:21petites, les moyennes entreprises et les très grandes entreprises, ce ne sont pas les mêmes situations.
01:25Oui, c'est les petites et moyennes.
01:26Oui, d'accord.
01:2790% ?
01:28Donc il y a un SMIC différent de votre politique selon la taille des entreprises ?
01:31Non mais c'est une question, ça intéresse les Français.
01:33En fait, je finis de parler et ensuite vous pourrez donner votre point de vue et vous pouvez arrêter de
01:38m'interrompre, je ne vous ai pas interrompu tout à l'heure.
01:41Donc il faut faire la différence entre les entreprises, il faut accompagner les petites et qu'elles bénéficient y compris
01:46beaucoup plus des aides de l'État, 200 milliards, selon les rapports sénatoriaux.
01:50200 milliards, sans contrepartie, sans suivi, sans évaluation. Donc je pense que sur ces 200 milliards, on peut faire le
01:56tri pour pouvoir aider effectivement les toutes petites.
01:57C'est précisément des aides salariales pour la plupart.
01:59Si on peut faire le tri y compris avec une caisse de péréquation qui permettrait que les très grandes mettent
02:04au pot commun pour aider les très petites.
02:06Et encore une fois, la question c'est la question, la question, la question, je vais finir, je vais finir,
02:09je vais finir.
02:11Donc c'est ce que vous voulez faire et on vous traite des fonctionnaires.
02:13Non, ce n'est pas vrai, ce n'est pas vrai parce que les récents rapports sénatoriaux ont montré qu
02:18'on n'avait aucune évaluation, aucune transparence, il n'y a aucune contrepartie, y compris en matière d'emploi.
02:24Donc on fait le ménage là-dedans et on trouve les moyens pour accompagner les TPE et les PME.
02:31Vous voulez vérifier, juste pour comprendre votre raisonnement, que ces aides versées aux entreprises pour permettre d'augmenter les salaires
02:37soient vraiment utilisées pour cela ?
02:41Je vous renvoie aux travaux sénatoriaux où il y a toutes les sensibilités qui sont représentées et qui est arrivée
02:48à cette conclusion.
02:49Ce que je veux dire, Daniel Gouneau, c'est que vous ne paisez pas les 200 milliards, vous voulez qu
02:52'il soit des aides salariales ?
02:53Je ne comprends pas pourquoi on dit que le gouvernement ne peut pas, pourquoi il ne pourrait pas.
02:57On est dans un pays où la richesse d'une minorité, de 32 personnes, est plus importante que la moitié
03:04de la population.
03:05Pourquoi on ne pourrait pas faire une réforme ?
03:07Pourquoi est-ce qu'on pourrait faire ?
03:09Dans un pays autre que communiste, la richesse est personnelle.
03:10Non, en fait, ce n'est pas une proposition communiste que de faire une meilleure répartition, par exemple par l
03:16'impôt.
03:19Les États-Unis d'Amérique ne sont pas un pays communiste et pourtant il y a eu l'introduction d
03:24'un certain nombre.
03:26Vous voyez bien qu'on parle d'une politique plus large.
03:29Il y a deux tiers de l'Assemblée qui n'est pas d'accord avec ça.
03:31Oui, d'accord, mais bon, encore une fois, soit vous voulez sortir de la crise, soit vous avez des propositions
03:36très concrètes,
03:38soit vous voulez rester dans la masse.
03:40C'est parce qu'ils ne peuvent pas le voter.
03:41Ils arrivent au pouvoir.
03:45Quand on parle de consensus, quand on parle de réflexion politique, il y a une question de M. Domena qui
03:50dit effectivement comment on peut augmenter le SMIC.
03:53Je suis désolé, il y a une urgence là.
03:55Je pense que le gouvernement trouvera un minimum parce qu'il y a une urgence.
04:00Parce que ça suffit l'économie, ça veut dire que les commerces sont fermés, ça veut dire que c'est
04:04la peur de Noël.
04:05Les gens font 80% de leur recette.
04:07Donc, si on était un peu plus responsable, un peu plus adulte, les groupes politiques diraient, bon, attention, là, il
04:12y a la présidentielle,
04:13on va se disputer sur les super-riches, sur tout ça, je n'ai pas de souci, mais là, il
04:17y a une urgence.
04:18Et je vais vous dire, et je le pense vraiment, et vous avez certainement raison, vous n'avez aucun intérêt
04:23à aider le gouvernement.
04:25Parce que ça serait sympa que vous mettiez autour de la table et m'arrêtez, ce n'est pas d
04:28'écrire.
04:28Vous ne le ferez pas.
04:29Mais ce n'est pas la question, M. Vinal, il ne s'agit pas d'aider le gouvernement, il s
04:33'agit d'aider les Français et les Françaises qui, aujourd'hui, ne s'en sortent plus.
04:36Vous avez été dans les manifestations, vous avez entendu ce que disent les gens, et cela peut être réglé si
04:43le gouvernement augmente le SMIC et qu'il accepte des propositions d'amendement sur le budget.
04:49Mme Bonneau, il dit comme vous, il dit qu'il faut que le gouvernement trouve une solution.
04:53Il ne s'agit pas d'aider le gouvernement.
04:54Mme Bonneau, le gouvernement va bouger.
04:57Aujourd'hui, ce gouvernement qui est faible, il est aux manettes.
05:00On l'a déjà dit, il y a un problème de service public, il y a un problème de dette,
05:03on est d'accord.
05:04Aujourd'hui, s'il y avait un peu de conscience politique, s'il y en avait, pour que ces gens
05:09arrêtent de manifester, pour que nos lycéens retrouvent le chemin de l'école,
05:13si vous vous mettiez un peu ensemble en disant, ok, qu'est-ce que peut faire le gouvernement ?
05:18La CGT demande 123 euros de plus, la CFDT demande 100 euros, le gouvernement propose 23 euros.
05:24Moi, je ne suis pas Mme Irma, mais je pense qu'il va y avoir un consensus, une augmentation du
05:29SMIC.
05:30Et c'est ça qui m'intéresse moi, c'est que vous entendiez...
05:32Mais non, c'est comment, selon vous, Patrick Vignal, où est-ce que le gouvernement va aller trouver l'argent
05:35?
05:35Madame, je ne sais pas ce que ça va faire un milliard, mais ils les trouveront ailleurs.
05:38Vous savez, je vais vous dire, 42 ministères, 180 ministres en 10 ans.
05:44Un ministère, c'est 5 millions par an.
05:46Donc, ce que propose Garata, il a raison, il faut tout repenser.
05:50Tout.
05:50Et un dernier point sur M. Nicoliste.
05:52Non, après, on revient, mais juste sur la manière dont le gouvernement entend contribuer à cette augmentation,
05:57parce que ça va jouer entre entreprises et salariés,
05:59mais ce que nous disait M. Picot tout à l'heure, c'est que le gouvernement a laissé entendre qu
06:02'il allait lui aussi faire un effort.
06:04Pour fournir des aides, lorsqu'on parle des 90% des entreprises qui sont des petites entreprises,
06:08il faut comprendre que ces entreprises-là, avec l'augmentation du SMIC, l'augmentation des charges,
06:12il y a l'augmentation en échelle des salaires qui sont supérieurs, il l'a expliqué mieux que moi,
06:15donc le gouvernement va devoir aussi aider les petites entreprises pour qu'elles ne ferment pas
06:19sous le poids de l'augmentation des salaires dans la boîte, sans augmentation de la productivité.
06:23C'est simplement par une norme, on augmente tous les salaires.
06:25Donc, ça coûte très cher pour les entreprises.
06:27J'ajoute peut-être aussi quelque chose.
06:28Donc, ce n'est pas rien comme contribution ?
06:29Ah non, ce n'est pas rien du tout, ça va coûter énormément d'argent,
06:32et donc là, tout le monde se tournera vers l'État, et on recommence la discussion en disant
06:35l'État n'a pas les moyens, c'est public, bien sûr.
06:37Et il y a un autre sujet, là je fais le lien avec le sujet de début de notre discussion,
06:40c'est avec la jeunesse.
06:41Qui va être impacté par l'augmentation, qui pourrait être impacté par l'augmentation du SMIC ?
06:45La jeunesse, parce que lorsque votre petite entreprise, si vous voulez,
06:49voit d'un coup le niveau du SMIC augmenter, il faut payer davantage les gens qui sont au SMIC,
06:53soit vous le répercutez sur le prix, à ce moment-là c'est les ménages qui vont payer,
06:56puisque vous ne pouvez pas vous-même absorber cette augmentation du SMIC,
06:59soit vous le répercutez sur une meilleure sélection à l'emploi,
07:02et vous dites, si le SMIC a augmenté et que je dois débourser beaucoup plus en charge et en salaire,
07:05et pour les salaires supérieurs, il faut que je trouve quelqu'un qui, touchant ce SMIC,
07:10soit plus productif, parce qu'il faut moi que je gagne quelque chose là-dedans,
07:14je ne peux pas simplement débourser cela.
07:16Or, la personne qui est la moins productive, ou qui en tous les cas n'a pas encore fait ses
07:18preuves,
07:19c'est le jeune qui n'a pas d'expérience professionnelle,
07:21qui va débarquer sur le marché du travail,
07:22où le patron va dire, je n'ai pas les moyens de te payer,
07:25puisque il est en charge, je suis sûr qu'il est en charge.
07:27Excusez-moi, mais en fait c'est déjà le cas la situation,
07:30c'est pas l'augmentation du SMIC qui fait fermer les boîtes,
07:32qui fait les licenciements, qui empêche que les jeunes soient embauchés.
07:35Non, non, non, non, c'est pas...
07:36Non, non, mais oui, d'accord, ça peut toujours être pire,
07:39mais en fait là on est parti pour que ce soit pire si ça continue comme ça.
07:42Donc ce n'est pas...
07:42Non, je vous explique que justement, une conséquence n'est pas ce qu'on ne voit pas.
07:45Ce n'est pas l'augmentation du SMIC qui empêche l'emploi des jeunes,
07:48ce n'est pas l'augmentation du SMIC qui empêche...
07:50Ça peut aggraver ce problème.
07:51Non, non, non, en fait...
08:05de politique économique et de dynamique générale.
08:07Parce que oui, ce n'est pas simplement l'augmentation du SMIC,
08:11c'est aussi par exemple le blocage des prix,
08:13c'est aussi des mesures qui permettraient en fait de baisser le coût de la vie
08:17et qui facilitent du coup l'activité.
08:19Vous n'êtes pas le seul groupe de l'Assemblée...
08:21Ah oui, mais moi je vous donne mon point de vue et les propositions qui permettraient d'aggraver...
08:24Vous ne pouvez pas mettre en pratique cette politique globale
08:27puisque vous n'êtes pas les majorités de l'Assemblée.
08:28Oui, mais en fait on est...
08:30Excusez-moi, on n'est pas des comptables en fait de la politique.
08:32Ce que je veux dire, c'est que le gouvernement ne peut pas mettre en place cette politique globale
08:35puisqu'il ne veut pas.
08:36D'accord avec cette politique, moi je suis d'accord.
08:38Il ne veut pas.
08:39Madame Obolo ne parle pas dans cette perspective.
08:40Madame Obolo ne parle pas dans cette perspective.
08:42Qui nous a mis dans la situation quasi-récessuelle.
08:45Donc peut-être qu'ils pourraient se prendre compte qu'ils ont eu tort
08:47et qu'il faudrait changer.
08:49Et ils ne le feront pas, ça c'est sûr, mais ça ne nous empêche pas de...
08:52Non, mais ce qui est insupportable, c'est que...
08:54S'il vous plaît, monsieur Nicolique, j'ai une question très pratique.
08:56Non, attendez, non, non, j'ai juste une question.
08:59Si jamais le patronat et les syndicats,
09:02les salariés se mettent d'accord sur une augmentation du SMIC,
09:05ensuite, ça passe forcément par l'Assemblée nationale ?
09:08Non, non, non, on est d'accord.
09:10Donc on n'est pas toujours obligé d'en revenir à ce qui se joue à l'Assemblée nationale ?
09:14Non, mais c'est important de l'expliquer à ceux qui nous regardent.
09:19Il aura bien sûr tout intérêt à le faire, mais il faut préciser quelque chose aussi.
09:21Je ne pense pas une seule seconde, je ne suis pas le seul à ne pas le penser,
09:23que les manifestations s'arrêteront simplement
09:25parce qu'il y aura une augmentation du SMIC d'une centaine d'euros.
09:28C'est une petite goutte d'eau dans l'ensemble des revendications.
09:30Une centaine d'euros, vous êtes généreux, parce que ce n'est pas ce qui est prévu.
09:33Autre revendication qui revient beaucoup,
09:35et M. Nicolique, j'aimerais vous entendre là-dessus,
09:36c'est cette volonté de redistribution des richesses,
09:40avec, dans le débat, à nouveau,
09:42certains parlent du retour de l'ISF, l'impôt sur la fortune,
09:46certains parlent de la fameuse « revoilà la taxe Zuckman ».
09:49Vous, au Rassemblement national, vous êtes absolument contre
09:53faire contribuer davantage les riches.
09:55Non, mais déjà, globalement, contrairement à ce qui a été dit,
09:59on est un pays qui, justement, est assez distributeur des richesses
10:04sur ce qui est produit en France.
10:05Parce que, je l'évoquais tout à l'heure,
10:07on est à 46% de prélément obligatoire dans le PIB,
10:09il n'y a pas un pays de l'OCDE qui est à ce niveau-là.
10:11Il faut se rendre compte qu'en termes de recettes fiscales,
10:15l'Espagne, qui est pourtant un pays dirigé par la gauche,
10:17qui est à 37% du PIB, proportionnellement à notre PIB,
10:20ce serait 237 milliards de recettes fiscales en moins.
10:23Le sujet, nous, on a beaucoup plus, aujourd'hui,
10:26c'est les dépenses, on a 57% de dépenses publiques dans le PIB,
10:29et c'est ça qui fait qu'aujourd'hui, on est en énorme difficulté,
10:32et on est à un déficit public qui a explosé,
10:35et on est à une dette à 120% du PIB, bientôt.
10:40Donc, ils ne veulent pas faire payer les riches.
10:41Non, attendez, je vais répondre.
10:43En revanche, ce que vous évoquiez, Madame Bonneau, est là...
10:44Je précise encadrement, juste, taxe Zuckman,
10:47ça concernerait 1 800 foyers possédant un patrimoine net supérieur à 100 millions d'euros.
10:52La même taxe qui a été essayée au Royaume-Uni a fait que ces foyers-là sont quasi identiques,
10:58et ça a entraîné, au final, une perte de recettes.
11:01Mais, en revanche...
11:02Vous parlez de la Californie ?
11:04Non, au Royaume-Uni.
11:05Mais ce n'est pas la même taxe, M. Zuckman a répondu précisément.
11:08Je peux terminer, Madame Bonneau ?
11:10Je vous dis que c'est quasi la même taxe, et c'est équivalent.
11:12Il faut croire plutôt M. Zuckman que M. Nicolique sur ce sujet.
11:14Ah oui, c'est lui qui l'apporte.
11:15C'est un peu le professionnel.
11:17Il y a une application de sa mesure quasi identique au Royaume-Uni,
11:20on voit que c'est un fiasco total, donc M. Zuckman dit...
11:22Je pense que oui, bien sûr.
11:24En revanche, c'est vrai qu'il y a une petite partie,
11:27et donc, vous le disiez,
11:28d'ultra, ultra riches,
11:31qui, là, s'enrichit,
11:32et qui profite même également de la crise.
11:35Donc, après, nous, on est pour l'impôt sur la fortune financière.
11:39On est aussi pour la taxe sur la superdividende.
11:42Vous avez voté contre l'ISF ?
11:43Vous avez voté contre ?
11:44Non, sur la fortune financière,
11:45parce qu'aujourd'hui, ce qui est préconisé,
11:47c'est également avec l'immobilier qui serait pris en compte,
11:50alors que nous, on veut exclure l'immobilier.
11:52Et là, aujourd'hui, on est précisément à un impôt sur la fortune immobilière.
11:56Immobilière, on veut faire l'inverse.
11:57Vous, vous voulez revenir à l'ISF ?
11:59L'inverse, c'est qu'on veut que le travail soit rémunéré.
12:03Et qu'on veut baisser la pression fiscale des entreprises
12:06qui sont sur le territoire.
12:07C'est pour ça qu'on veut diminuer les impôts de production
12:08de près de 17 milliards d'euros
12:10pour faire en sorte qu'on reproduise en France.
12:13Qu'on veut orienter nos jeunes,
12:14et c'était tout le débat initial,
12:16justement, avec une sélection plus tôt,
12:18mais pour les emplois, notamment,
12:20aujourd'hui, qui vont vers l'industrie,
12:22vers l'apprentissage,
12:23là où il y a des emplois non-pourvus
12:25pour recréer de la richesse.
12:27On a une vision qui va faire diminuer
12:29le prix de l'électricité à la fois immédiatement
12:31par une baisse de la TVA,
12:32mais aussi sur la manière de produire l'électricité
12:34pour les entreprises.
12:35On veut recréer de la richesse dans ce pays.
12:37Mais après, sur les actions aujourd'hui,
12:44oui, sur les superdividendes,
12:45aujourd'hui, il y a un effort à faire de taxes,
12:48évidemment, parce que c'est le travail qui doit primer.
12:51En fait, du coup, retour à l'ISF
12:55et taxes sur les superdividendes,
12:57c'est ce que vous proposez ?
12:58Oui, bien sûr.
12:59OK.
12:59Et sur les rachats d'actions également,
13:01parce que c'est un temps pour les sommes
13:02qui ne sont pas anodines,
13:03on parle de 8 milliards d'euros, par exemple.
13:05Chaque année, l'État prélève 1560 milliards.
13:09Les Français ont l'impression
13:10qu'ils n'en ont pas pour leur argent.
13:12Le vrai débat, qui me paraît intéressant,
13:14hormis de s'invectiver,
13:16c'est de poser le débat,
13:18le coût du travail,
13:19est-ce qu'il faut baisser un peu
13:20les charges sociales pour faire le travail ?
13:21On a essayé de le faire,
13:23ça a marché au premier mandat,
13:24on a baissé le chômage.
13:26Qui participe aussi ?
13:27Et moi, je n'ai pas honte de le dire,
13:29je pense que les super, super profits
13:31pourraient participer.
13:32Quand vous avez un héritage
13:33de 100 ou 200 millions,
13:35vous pourriez être un peu plus taxé.
13:36Le vrai débat, si vous voulez, madame,
13:38c'est comment on organise la société.
13:40Et j'en viens à l'élément de base,
13:42la réforme des retraites,
13:44c'est 480 milliards.
13:45Non, non, non, ça c'est les montants
13:48des retraites globales,
13:48dites pas n'importe quoi,
13:49je suis assez tranquille,
13:50c'est pas possible,
13:53je suis assez tranquille,
13:54parce que, je suis venu sur votre plateau,
13:56j'avais dit au président
13:57que c'était une erreur
13:58si on n'embarquait pas la CFDT
14:00pour la réforme des retraites.
14:01Je pense que, madame Obono,
14:03l'allongement de la durée de la vie,
14:05la natalité de nos gamins,
14:06c'était 2 par famille,
14:07ça va être 1,4.
14:09Il me semble qu'on doit travailler plus,
14:11peut-être pas le maçon,
14:13pas l'électricien peut-être,
14:14mais je pense qu'il faut produire plus
14:16pour avoir un modèle ce soir
14:17qui m'intéresse.
14:18Je le dis gentiment,
14:19sans m'exciter,
14:20c'est une obligation,
14:22madame Obono.
14:22Oui, mais c'est pas le sujet.
14:23Il faut de la justice fiscale.
14:26c'est pourquoi, alors qu'on parle
14:27de revendications sur la redistribution
14:31des richesses,
14:32et du sentiment qu'ont certains
14:33de travailler 3 fois plus
14:35que d'autres qui gagnent
14:3715 fois plus qu'eux,
14:38et vous, vous voudriez leur dire
14:39qu'ils ont travaillé plus.
14:41Non, c'est 30% du salaire
14:45qui part dans la retraite.
14:46Donc là, les travailleurs sont dépossédés
14:47quand même de un tiers de leur salaire.
14:49Mais non, ils ne sont pas dépossédés,
14:50ils cotisent.
14:51Ah si, non, mais ils cotisent pas pour eux,
14:52ils cotisent pour les retraités actuels.
14:54Oui, et ils bénéficieront
14:55des cotisations plus tard.
14:56Ça, on ne sert à rien,
14:56c'est ça, par exemple.
14:58D'abord, c'est 30% du salaire,
15:00et ensuite, et je fais le lien
15:01encore une fois avec les lycéens,
15:02c'est 32% du budget de l'éducation nationale.
15:04Je vais vous dire, l'éducation,
15:06madame Darfeuille,
15:06moi, je peux répondre à votre question
15:09sur la justice fiscale.
15:10Oui, il faut une meilleure justice fiscale.
15:12Et c'est pour ça que nous,
15:13nous proposons, par exemple,
15:14de faire une réforme de l'impôt sur le revenu
15:17qui permettrait de lisser l'effort,
15:19qui permettrait que des gens
15:20qui gagnent moins de 4 000 euros
15:22payent moins d'impôts
15:24ou le même niveau
15:25en introduisant de nouvelles tranches.
15:27On passe de 5 à 14.
15:30Plusieurs tranches,
15:31ça permettrait d'augmenter
15:32la somme prélevée,
15:33et ce serait quand même
15:34un peu plus juste.
15:35Parce qu'on est quand même
15:36dans un pays
15:36où les ultra-ultra-riches
15:39arrivent à payer
15:40moins d'impôts proportionnellement
15:42que les classes moyennes.
15:51Il y en a même de l'aveu de Bercy,
15:55des millionnaires
15:56qui ne paient aucun impôt.
15:58C'est une injustice flagrante.
16:00Et c'est pour ça que, oui,
16:01il faut une vision globale,
16:02d'avoir une réforme de la fiscalité
16:05qui permettrait de rendre l'impôt
16:07y compris plus acceptable.
16:08Parce que les gens ont tout à fait raison
16:10de considérer que les classes moyennes
16:12paient énormément d'impôts.
16:14Ils voient leur sécurité sociale,
16:16ils voient leur service public.
16:17Non, mais il y a un sentiment
16:18d'injustice.
16:19Il y a de beaux de ces gens
16:20pour qui c'est un support.
16:20Ce n'est pas juste un sentiment,
16:22c'est une injustice réelle.
16:23C'est pour ça qu'il faut une réforme
16:24de l'impôt sur les revenus.
16:26Monsieur Nicolique.
16:27Ah ben si.
16:28Mais c'est la première fois
16:29que je vais être d'accord en partie.
16:31C'est que vous avez une...
16:32Ah !
16:32Non mais vous avez
16:33une poignée de personnes,
16:34effectivement,
16:35d'ultra-ultra-riches
16:36qui paient moins d'impôts
16:37tout simplement
16:38parce qu'ils les paient ailleurs.
16:39Donc en fait,
16:40ils investissent
16:41dans des holdings
16:42et en fait,
16:43aujourd'hui,
16:44ce qu'il faut voir justement,
16:45c'est la fraude fiscale,
16:47c'est les mécanismes
16:48aujourd'hui
16:48qui permettent justement
16:50à une petite exception
16:51de quasi pas payer d'impôts
16:54mais augmenter
16:55même pour les tranches
16:56les plus élevées
16:57alors qu'on parle
16:58d'ingénieurs en IA
16:59qui vont créer de la richesse,
17:00on parle de gens
17:01qui vont apporter
17:02et créer de la richesse
17:03dans ce pays.
17:03Mais tout le monde
17:03apporte de la richesse
17:04dans ce pays.
17:05Oui, bien sûr.
17:05Les ouvriers, les salariés
17:06apportent de la richesse,
17:07excusez-moi.
17:07Et donc,
17:08ils devraient pouvoir
17:08payer un impôt plus juste
17:10pour pensionner
17:10et ce n'est pas le cas.
17:11Ils devraient pouvoir
17:13avoir des augmentations salariales
17:14sans cotisation patronale
17:18pour justement permettre
17:19aux entreprises
17:20de payer moins cher.
17:21Ils devraient avoir
17:22des boulots mieux payés
17:23parce que justement,
17:24il faut soulager l'industrie,
17:25avoir un prix de l'électricité
17:26qui serait plus faible,
17:27le contraire de ce que vous voulez voir
17:30avec la vende du militaire.
17:32Mais je ne dévie pas
17:32parce que c'est lié.
17:33Si aujourd'hui,
17:34on a un PIB par habitant
17:36inférieur à la zone euro,
17:37c'est parce qu'on s'est appauvris
17:38en fait.
17:39C'est parce qu'aujourd'hui,
17:40malheureusement,
17:41on a une tiers mondisation
17:42de notre pays
17:42qui ne produit plus
17:43un déficit commercial
17:44de l'ordre de 80 milliards d'euros
17:46et donc forcément,
17:47ça a des conséquences
17:47sur les salaires.
17:48Avoir une vision
17:49comme au Venezuela
17:50où la conséquence,
17:51ça a été que 7,9 millions
17:52de personnes ont dû fuir...
17:53Bingo Venezuela.
17:54Bah oui,
17:54excusez-moi,
17:55votre modèle a été appliqué,
17:56mais on s'en dit
17:57c'est le modèle.
17:57Non, monsieur,
17:58on voit que ça a été
17:58une voie de cette caricature
17:59généralisée.
18:00Arrêtez les caricatures.
18:01Vous êtes tenu jusqu'à présent,
18:03nous n'avons jamais expliqué
18:05que c'était un modèle
18:05quoi que ce soit.
18:06C'est ridicule en fait.
18:07Personne ne le croit.
18:09Excusez-moi,
18:09moi je parlais d'une réforme fiscale
18:11qui introduit 14 tranches.
18:13Je ne parlais pas du Venezuela
18:14ou de je ne sais quel
18:15bingo à caricature.
18:16Donc, s'il vous plaît,
18:17respectez l'intelligence
18:18des téléspectateurs
18:19et respectez l'intelligence
18:21des gens qui sont autour
18:21de la salle.
18:22Vous voyez, monsieur Doménac,
18:23parce qu'en réalité,
18:25vous allez affaubrir tout le monde.
18:27En même temps,
18:27c'est insupportable.
18:28Voilà, monsieur Doménac,
18:30là franchement,
18:31quand on entend ça...
18:31Le débat sur la justice fiscale
18:33est un débat vraiment
18:34très très intéressant.
18:35Si vous pouviez vous écouter,
18:36ça serait formidable
18:37parce que vous pourriez
18:38peut-être d'ailleurs progresser
18:40et ajouter d'ailleurs
18:41un élément à la justice fiscale
18:44parce que ce qui est frappant,
18:45c'est qu'on parle très peu,
18:47en tout cas, voire jamais,
18:49de l'efficacité de l'imposition,
18:52de la contribution
18:53parce qu'au fond,
18:54c'était la révolution française,
18:56on parlait de contribution.
18:57Et c'était un très bon mot
18:58qui n'était plus parlant
19:00parce que ça voulait dire
19:01qu'on contribuait à l'État
19:03qui nous protège,
19:04l'État qui nous soigne,
19:06l'État qui nous éduque, etc.
19:07On n'est pas...
19:08Je veux dire,
19:09la justice fiscale,
19:10c'est aussi
19:11est-ce qu'on est bien éduqué,
19:12est-ce qu'on est bien soigné,
19:13etc.
19:14Donc, si je peux me permettre,
19:17puisqu'il est tard,
19:18ne limitez pas vos débats
19:19uniquement à savoir
19:20qui on va ponctionner,
19:21etc.
19:21Mais est-ce que l'efficacité...
19:23Monsieur Doménez,
19:26vous avez très raison,
19:28monsieur Doménez,
19:29parce que je voulais vous parler
19:30de ce sondage
19:31qui montre
19:31qu'une très grande majorité
19:32des Français
19:33sont attachés
19:34aux services publics.
19:35Et une des raisons
19:36pour lesquelles
19:37l'impôt est important,
19:38c'est pour financer
19:38les services publics.
19:39Vous voyez bien
19:40que c'est très majoritairement
19:42que les Français
19:43veulent une meilleure éducation,
19:45qui veulent une meilleure santé.
19:48Je suis d'accord avec vous.
19:48Le consensus politique,
19:50ce n'est pas encore social.
19:51Non, ce ne sera pas...
19:52Mais je ne désespère pas.
19:54D'ailleurs, je vais continuer.
19:55Monsieur Doménez.
19:56Oui, vous voyez bien.
19:58C'est déjà un mal.
19:58C'est un mal.
20:00Bien joué.
20:01Merci, merci.
20:02Monsieur Doménez.
20:03Il se paraît justement
20:04de...
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