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Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.
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00:00Vous regardez BFM TV, soyez les bienvenus. 20h21, dans un instant, le duel du vendredi soir qui opposera France-Olivier
00:06Gisbert sur ma droite.
00:08Bonsoir. Bonsoir. Soyez le bienvenu à Manon Aubry sur ma gauche. Bonsoir. Bonsoir.
00:13Européenne de la France Insoumise qui vient nous présenter l'avenir en commun. C'est le nouveau livre-programme des
00:18Insoumis.
00:19Vous nous direz tout le bien que vous en avez pensé, France. D'abord le 2027, c'est le résumé
00:23de la campagne en images.
00:26Faites un effort.
00:30Au salon de l'aéronaval, hier, c'était à droite toute.
00:35Edouard Philippe, Bruno Retailleau, Marine Le Pen ou encore Éric Zemmour,
00:40tous sont venus découvrir le fleuron de la défense française comme le France Libre.
00:46Et pour certains, nous réciter leurs leçons.
00:50Richelieu disait, les larmes de nos souverains ont le goût salé de la mer qu'ils ont ignorée.
00:55Les larmes de nos souverains ont le goût salé de la mer qu'ils ont oubliée.
01:01Marine Le Pen et Bruno Retailleau auraient-ils les mêmes professeurs ?
01:05En tout cas, ces deux-là ont poussé le mimétisme un peu plus loin.
01:10Se disputant chacun leur tour les manettes de ce nouvel hélicoptère de combat.
01:30Pour peut-être piloter le pays, rendez-vous dans moins de six mois.
01:34En attendant, Marine Le Pen adore habiller l'actuel commandant de bord.
01:40Emmanuel Macron, il aura vraiment enregistré tous les records,
01:43y compris le record de voir un budget rejeté sans une seule voix pour,
01:49même pas ses propres députés.
01:51Je vais me permettre que c'est quand même une fin de règne qui est un peu pathétique.
01:55Du côté de Bruno Retailleau, avant d'espérer prendre les commandes,
01:59il faut d'abord se séparer de copilotes embarrassants.
02:05Les héritiers du macronisme, les anciens premiers ministres,
02:07ne pourront pas gagner cette primaire.
02:09Parce que le bilan d'Emmanuel Macron est tellement désastreux
02:13qu'il les irradie et qu'ils n'arriveront pas à s'en séparer.
02:16On n'oubliera pas quand même qu'il n'y a pas si longtemps,
02:19vous étiez encore ministre de l'Intérieur dans un gouvernement macroniste.
02:29La gauche aussi avait son rassemblement hier.
02:31Dans les cortèges de la manifestation nationale,
02:35on a vu Raphaël Glucksmann pour la première fois dans la rue
02:38depuis le début du mouvement.
02:40Raphaël, président !
02:42Raphaël, président !
02:44Un accueil rapidement parasité.
03:04Pour la camaraderie, on repassera tant partis socialistes et LFI
03:09n'ont franchement plus grand chose à se dire.
03:13Il a fallu d'ailleurs aller à l'autre bout de la place de la République
03:17pour trouver trace d'un Jean-Luc Mélenchon comme chez lui.
03:22Mélenchon ! Mélenchon ! Mélenchon !
03:25Mélenchon c'est qui ? C'est Mélenchon c'est qui ?
03:28C'est Mélenchon c'est qui ?
03:31Ici, ce n'est pas une pancarte,
03:34mais le nouveau programme de LFI que l'on brandit.
03:38Arrêtez de me récupérer !
03:42Soyez de bonne foi, M. Mélenchon.
03:45Ces déambulations dans les cortèges,
03:47n'est-ce pas une façon de faire un meeting de campagne à moindre coût ?
03:56Voilà donc pour les images de cette campagne à 163 jours désormais
04:00du premier tour de la campagne présidentielle.
04:02On va en parler évidemment.
04:04Le projet, les idées, d'abord le climat social.
04:07François-Olivier Gisbert, Manon Aubry,
04:09les semaines se répètent, les manifestations aussi.
04:13Hier, entre 600 000 et 1 600 000 personnes
04:15qui manifestent selon les sources pour le pouvoir d'achat.
04:18Nouvel appel à manifester pour demain.
04:20Samedi, les gilets jaunes, les étudiants, les lycéens,
04:23les syndicats dans la rue.
04:25Vous dites stop ou vous dites encore ?
04:27Non, je ne dis ni l'un ni l'autre.
04:28Mais simplement, moi je respecte le droit de grève,
04:32le droit de manifestation.
04:33Et c'est tout à fait normal que les gens s'expriment.
04:35Et c'est vrai que ce mouvement, il tient.
04:36Il tient la route.
04:37Bon, après, il est gangréné, cochonné,
04:40je dirais presque, par les casseurs, les pilleurs
04:43qui s'y sont mêlés le 17 octobre
04:45et même les autres jours,
04:46parce qu'il y en a toujours un peu.
04:48Mais ça, c'est vraiment un problème.
04:49Et c'était d'une certaine manière, c'est un autre problème.
04:51Donc moi, ce que j'observe, c'est qu'il y a une grogne.
04:54Mais de toute façon, c'est normal.
04:55Il y a une grogne parce que la vie devient chère.
04:58Tout est compliqué.
04:59Et il y a une espèce d'épée de Damoclès qui est au-dessus
05:03et qui va finir par tomber,
05:04qui est la crise de la dette, la crise financière, etc.
05:06Et les Français, comme vous le savez,
05:08sont plus conscients d'ailleurs que la France a soumise de ce problème
05:11puisque vous avez 9 Français sur 10,
05:13d'après un sondage de l'IFOP paru ces jours-ci dans le Figaro,
05:17qui montrent 9 Français sur 10 sont très inquiets
05:19de la crise de la dette.
05:21Donc, ils voient les prix augmenter
05:22et ils voient un gouvernement qui ne fait rien avec un projet de budget
05:26qui était lamentable,
05:27qui ressemblait d'ailleurs à un projet de budget LFIS,
05:29c'est-à-dire qu'on augmente les prélèvements obligatoires,
05:32on augmente les dépenses publiques.
05:34Les dépenses publiques, on est déjà en bas des records,
05:3757% des records de l'Europe, évidemment,
05:40et puis un des plus importants au monde.
05:42Et puis également, les prélèvements obligatoires,
05:44les taxes, les impôts,
05:45on est à 46%,
05:47d'après les statistiques d'Eurostat,
05:50ce qui est quand même...
05:51On est redevenu le pays européen qui taxe le plus cette année.
05:54Manon Aubry,
05:55il y a plusieurs choses dans ce que dit François-Livier Gisbert,
05:57si vous voulez répondre peut-être sur...
05:59D'abord, revenons à ce qui nous intéresse en ce moment,
06:01les mobilisations.
06:02Est-ce que ça a un sens
06:05de manifester tous les samedis,
06:06aussi près d'une élection ?
06:08Bien sûr que ça a un sens,
06:10parce qu'aujourd'hui,
06:12personne n'a le luxe d'attendre six mois
06:14la prochaine élection présidentielle,
06:17et on laisse perdre la victoire de Jean-Luc Mélenchon
06:20pour augmenter le SMIC à 1 700 euros net,
06:22pour bloquer les prix des produits de première nécessité,
06:24pour investir dans l'éducation
06:26à hauteur de 10 milliards d'euros,
06:28comme le demandent les jeunes de notre pays.
06:29Avec de l'argent, on n'en a pas, d'ailleurs.
06:30Rassurez-vous, on va arriver à la partie financement.
06:33Contrairement à ce que vous avez dit,
06:35vous avez dit que la France insoumise
06:37n'a pas conscience de la dette.
06:38Ça m'a échappé, M. Gisbert.
06:39C'est nous qui gouvernions la France ces 10 dernières années.
06:42Ou alors, on s'est un peu trompé
06:44sur l'identité du président de la République.
06:45Je vous l'accorde, j'aurais bien aimé
06:47que ce soit Jean-Luc Mélenchon
06:48qui soit président de la République
06:49ces 10 dernières années.
06:50Je pense qu'on n'aurait pas eu
06:52les 1 300 milliards de dettes supplémentaires
06:54qu'on a eues, tout simplement
06:55parce que le président de la République,
06:57Emmanuel Macron, a multiplié les cadeaux fiscaux
07:00aux plus riches ces dernières années.
07:02Donc il a grévé les recettes publiques.
07:03Comment expliquez-vous alors
07:04que les prédéments obligatoires soient si élevés ?
07:06Ça, c'est votre petit catéchisme.
07:08Mais parce que vous vous parlez des sous et des patates,
07:10M. Gisbert.
07:11Mais non, mais non, mais non.
07:13On peut parler d'économie un peu sérieusement,
07:15Mais si on parle d'économie sérieusement,
07:17il y a dans ce programme que j'ai lu,
07:20les 1069 mesures...
07:21Vous y arrivez déjà ?
07:22Voilà, c'est ça.
07:23Il a un passion, vous voyez, M. Foubert,
07:25il ne veut plus parler de la colère sociale.
07:26Parce que la dette n'est pas...
07:28Enfin, vous en parlez, vous parlez...
07:29Il y a un champion de rentier.
07:31Oui, bien sûr, j'ai lu, j'ai lu.
07:32Mais enfin, c'est absolument pas convaincant.
07:34D'une certaine manière, vous vous en foutez
07:35comme si ce n'était pas un problème.
07:36Alors c'est un problème absolument vital pour la France.
07:39Bon, c'est peut-être la BCE qui réglera les problèmes
07:42en nous prêtant de l'argent
07:45et en nous demandant de faire ceci ou cela.
07:47Mais je veux dire, en attendant,
07:49les politiques, ils doivent aussi envisager
07:51une chose fondamentale.
07:53Fondamentale, je vais vous dire.
07:54On s'en sortira qu'avec un choc de croissance.
07:57Il faut retrouver la croissance.
07:58Pour retrouver la croissance,
07:59il faut réduire le déficit budgétaire.
08:01Le déficit budgétaire qui est à 5,4.
08:03Vous savez très bien qu'il faut le réduire
08:04à toute vitesse si on veut retrouver de la croissance.
08:07Et pour retrouver de la croissance,
08:08il faut baisser les dépenses publiques.
08:10Il faut avoir ce courage-là,
08:11comme tous les autres pays.
08:12Et il faut aussi baisser les prélèvements obligatoires
08:15pour vous dire, créer un choc.
08:17Ça a toujours marché.
08:18Et ça a très bien marqué.
08:19Je vous rappelle que De Gaulle, en 1958,
08:23il arrive dans une situation à peu près semblable.
08:25Et qu'est-ce qu'il fait ?
08:26Il fait ce célèbre plan.
08:27On n'a plus ça un plan d'austérité.
08:29Mais enfin, ça ne durait qu'un an.
08:30Et après, vous avez une croissance
08:31de 5, 6, 7 et même 8 % en 1968.
08:36La réponse de Manon.
08:37C'est ça, ce genre de politique.
08:38Quand on fait ces politiques sérieuses,
08:40elles donnent des résultats
08:41parce que la France n'attend que ça.
08:43La France a plein d'énergie.
08:44Il faut libérer ses énergies.
08:47Il est sorti ce matin.
08:48Donc, peut-être que vous n'avez pas eu l'occasion
08:50de le lire en entier.
08:51Je serai ralé.
08:51Je peux témoigner.
08:53Je vais servir de témoin de moralité
08:54à François-Livet-Gisbert.
08:56Quand on a préparé ce rendez-vous
08:58ces derniers jours,
08:59François-Livet-Gisbert a dit
08:59« Je veux le livre.
09:00Je veux le lire.
09:01Je l'ai envoyé. »
09:02Et il l'a lu.
09:03On en a parlé.
09:03C'est tout à votre honneur.
09:05Et donc, je vous invite à relire
09:06une partie qui s'appelle
09:07« Une économie consacrée au service des besoins ».
09:11Et dans cette partie-là,
09:12il y a précisément une partie
09:13qui parle de la question fiscale
09:16et de la dette.
09:18Je vous redis ce que j'ai dit.
09:19La situation que nous allons prendre
09:21si nous arrivons au pouvoir
09:22au mois d'avril prochain
09:24est l'héritage laissé par Emmanuel Macron.
09:27Tout simplement parce que
09:28la logique économique
09:29qui a été celle d'Emmanuel Macron
09:30ces dernières années,
09:31c'est-à-dire de faire
09:32des cadeaux fiscaux aux plus riches
09:34et de penser...
09:35Monsieur Gisbert,
09:35vous avez laissé vous exprimer ?
09:37Laissez-moi répondre,
09:38je vous en prie.
09:39Donc, le problème
09:40de cette logique économique,
09:41c'est qu'il a multiplié
09:42les cadeaux fiscaux aux plus riches
09:43en pensant que ça allait ruisseler
09:44dans l'économie.
09:45Non seulement ça n'a pas ruisselé
09:46dans l'économie,
09:47mais ça a agrévé
09:48l'économie française.
09:49Pourquoi ?
09:50Parce que 50% du PIB français,
09:52il est composé de quoi ?
09:53de la consommation populaire.
09:54Et donc, si les gens,
09:55et notamment les plus pauvres,
09:56qui ont ce qu'on appelle
09:57une propension à consommer
09:58la plus importante,
09:59c'est-à-dire que
09:59si vous réinjectez 100 euros
10:01dans l'économie,
10:02si vous le donnez,
10:03je caricature volontairement,
10:04à Bernard Arnault d'un côté
10:06ou à quelqu'un qui est au SMIC
10:07ou au RSA de l'autre,
10:09la personne qui est au SMIC
10:09ou au RSA
10:10va consacrer l'ensemble
10:11de ces 100 euros-là
10:12à consommer,
10:13qui va donc participer
10:15à des recettes
10:16du côté de l'État
10:16et à du carnet de commandes
10:18du côté des entreprises.
10:19Si vous donnez ces 100 euros
10:20parmi les personnes
10:21les plus riches du pays,
10:22Bernard Arnault entre autres,
10:23mais ça peut être
10:24n'importe qui d'autre
10:25à ce niveau de revenu,
10:26eh bien cette personne-là,
10:27elle ne va pas consommer,
10:29elle ne va pas même investir
10:31contrairement à ce qu'on pensait
10:32parce qu'on en a eu
10:33la démonstration pragmatique
10:35avec la suppression
10:36de l'impôt de solidarité
10:37sur la fortune
10:37qui ne s'est pas traduit
10:38par une augmentation
10:39d'investissement.
10:40Donc vous voyez,
10:41ce modèle économique
10:42que vous défendez,
10:42M. Gisbert,
10:43c'est le modèle économique
10:44des macronistes
10:45de ces 10 dernières années
10:46qui nous a conduits
10:47à l'échec économique
10:48dans lequel nous nous trouvons
10:50d'un niveau d'inégalité
10:51jamais atteint dans notre pays
10:52et auquel nous nous attaquerons
10:53avec ce problème.
10:54Vous êtes l'homme du passé,
10:55François-Olivier Gisbert.
10:56Il y a peut-être
10:57une question générationnelle.
10:58Vous savez,
10:59vous vous dites
10:59que ça n'a jamais été plus grand
11:01les inégalités,
11:02vous savez très bien
11:02qu'il y a une grande majorité
11:04de Français, en fait,
11:05qui touchent plus d'allocations
11:07qu'ils...
11:08Enfin, c'est quand même ça
11:09le sujet, hein ?
11:10Qu'on leur ponctionne l'argent.
11:12C'est-à-dire qu'ils sont
11:12bénéficiaires nets
11:13du système social
11:14qui est un bon système social.
11:16Je ne critique pas du tout
11:17le système social.
11:18Il y a un seul problème,
11:19c'est qu'il faut le remettre
11:20d'aplomb
11:21parce que, pour l'instant,
11:22on le finance
11:22en grande partie par la dette.
11:23Je vous propose une expérience,
11:25M. Gisbert.
11:25Attendez, non, non, mais attendez,
11:26parce que là, juste,
11:27je vais aussi terminer...
11:28Je vous laisse finir, je vous laisse finir.
11:29Moi, j'ai lu ce texte
11:30avec grand intérêt, je dois dire,
11:33parce que c'est une sorte de...
11:35Comment dire ?
11:37Il ne s'en cache pas,
11:37il utilise les mots, d'ailleurs.
11:39Il n'utilise pas le mot communisme
11:40parce qu'il est un peu dégoûtant,
11:41maintenant,
11:42avec les 100 millions de morts, etc.
11:43C'est connoté.
11:44Donc, c'est le mot
11:45un peu originaire du communisme,
11:47c'est-à-dire le collectivisme,
11:48on s'en sortira comme ça.
11:49Et je vais vous dire,
11:50il y a même des très bonnes choses
11:51dans mon cœur bas
11:52quand j'entends ça,
11:53quand je lis ça,
11:54protéger le tissu économique
11:56des fonds vautours.
11:57C'est une très bonne idée.
11:58Mais quelle est la solution ?
12:00On va faire une agence
12:01passée sous la tutelle
12:02du Conseil
12:02à la planification écologique
12:04avec un plan de relocalisation
12:06pour chaque filière.
12:07C'est-à-dire,
12:07on voit très bien,
12:08cette collectivisation,
12:10ça veut dire, évidemment,
12:12bureaucratie,
12:13fiscalité,
12:13et de toute façon,
12:14à la fin,
12:14ça ne marche jamais,
12:15ça n'a jamais marché.
12:17C'est-à-dire,
12:17aujourd'hui,
12:17vous dites effectivement
12:18les 3620 milliards de dettes,
12:22c'est évidemment Macron,
12:23vous n'y êtes absolument pour rien.
12:24Mais je pense...
12:25Non, je reconnais,
12:26mais c'est tellement évident
12:27et je l'ai assez écrit,
12:28assez dit.
12:29Je veux dire,
12:29c'est lui le seul...
12:31Enfin,
12:32il y en a eu avant.
12:32Enfin, lui,
12:33c'est le principal responsable,
12:34il n'y a aucun doute là-dessus.
12:35Donc, vous n'y êtes pour rien.
12:36Le seul problème,
12:37c'est que maintenant,
12:38on doit faire France,
12:39on doit se remettre tous au travail
12:42gauche, aujourd'hui,
12:43ça devrait être d'essayer
12:44d'apporter des solutions,
12:47comment dire,
12:47pour créer de la richesse,
12:49pour pouvoir,
12:50non pas rembourser la dette,
12:51parce que ça,
12:52ça se discute toujours,
12:53mais au moins,
12:53payer la charge de la dette.
12:55Vous savez très bien
12:55que la charge de la dette,
12:57officiellement,
12:57dans les sites officiels,
12:59c'est 60 milliards par an,
13:02ce sera 60 milliards par an,
13:03ce ne sera même pas le cas,
13:04on va être à 70,
13:05peut-être davantage,
13:06l'année prochaine à 80, 90,
13:09l'année d'après à 100, 120,
13:10il faut arrêter ça.
13:11Et la charge de la dette,
13:12vous le savez quand même,
13:14je suis sûr que vous le savez,
13:15la charge de la dette,
13:16on peut dire,
13:17bon, la dette,
13:18on peut rediscuter,
13:19renégocier tout ce qu'on veut,
13:20la charge de la dette,
13:21on est obligé de la payer,
13:22parce que sinon,
13:23le ciel,
13:24enfin, comment dire,
13:24le ciel nous tombe sur la tête.
13:25Manon Aubry vous répond,
13:26et après,
13:27je voudrais qu'on verse
13:28deux des images fortes
13:29de ces derniers jours,
13:30si vous le permettez.
13:31Je vous laisse répondre.
13:31Je vous réponds,
13:32et j'ai pris des notes volontairement
13:33pour essayer de répondre
13:34point par point.
13:34D'abord,
13:35vous semblez offusquer
13:36de l'utilisation
13:42de biens communs.
13:43Et oui, je pense
13:43que l'air que l'on respire,
13:45c'est un bien commun.
13:46L'eau que l'on consomme,
13:48qui ne devrait pas être polluée,
13:49c'est un bien commun.
13:50Et la vocation d'un État,
13:53c'est de le protéger.
13:53Et donc oui,
13:54si nous arrivons au pouvoir,
13:55nous abrogerons par exemple
13:56la loi du plomb,
13:57nous nous battrons
13:58contre la réautorisation à vie
14:00d'un certain nombre
14:00de pesticides
14:01au niveau européen
14:02pour qu'on puisse vivre
14:04en bonne santé.
14:05Et j'assume ce mot
14:06de collectivisme
14:06parce qu'on doit remettre
14:08du commun,
14:08de la solidarité
14:09dans notre société.
14:10Vous répondez à côté là,
14:10vous avez raison là.
14:11Je ne vous ai pas interrompu
14:12point par point.
14:12Non, non, mais vous répondez
14:13à côté quand même.
14:13Je réponds point par point.
14:15Ensuite, vous avez parlé
14:17du problème de la France,
14:18je vous cite,
14:19ce sont ces gens
14:20qui toucheraient davantage
14:22d'allocations
14:22que de l'économie.
14:22Je n'ai pas dit
14:22que c'était un problème.
14:24J'ai dit même au contraire.
14:25J'ai dit que c'était un modèle.
14:26Non, non, j'ai parlé
14:27du modèle social français.
14:28Je suis désolé là,
14:29vous ne pouvez pas
14:29transformer ma pensée comme ça.
14:31C'est la caricature,
14:32je n'ai pas dit ça.
14:33Vous aviez l'air
14:33de vous plaindre
14:36d'un système
14:37d'allocations sociales.
14:38Je ne me suis pas plaint.
14:40Tout va bien.
14:42Je propose
14:43de faire un test
14:44pour tous ceux
14:45et toutes celles
14:46qui pensent
14:47que l'on vit bien
14:48aujourd'hui
14:48dans notre pays
14:49avec le SMIC
14:50ou avec le RSA.
14:51Je n'ai pas dit ça.
14:53Je n'ai pas dit ça.
14:54Je n'ai pas dit
14:54que vous avez dit ça.
14:55Je me permets de l'exprimer.
14:56Mais je propose
14:57un test à tout le monde.
14:58C'est de vivre aujourd'hui
14:59avec le niveau du SMIC
15:00en français.
15:021477 euros net
15:03pour être extrêmement précise.
15:04Oui, nous proposons
15:05de l'augmenter
15:06à 1700 euros net
15:07contrairement
15:07à ce que
15:09se semble
15:10à quoi faire penser
15:11le gouvernement
15:12qui propose
15:13une maigre augmentation
15:14potentiellement
15:14de 8 euros
15:17par mois.
15:18Qu'est-ce qu'on fait
15:18avec 8 euros
15:19de plus par mois ?
15:19Comment on paye
15:20son logement ?
15:21Comment on paye
15:21l'essence
15:22qui a un prix exorbitant ?
15:23Comment on survit
15:24au quotidien
15:24ne serait-ce que
15:25pour faire plaisir
15:26à ses enfants ?
15:27Et vous voyez,
15:27c'est ça qui va relancer
15:28l'économie
15:29parce que ce sont des gens
15:30qui derrière
15:31vont aller au cinéma,
15:32vont pouvoir retourner
15:33au restaurant,
15:34vont pouvoir
15:34consommer.
15:35Et enfin,
15:35j'arrive sur un dernier point
15:36sur la charge de la dette,
15:37M. Gisbert.
15:38Je prends très au sérieux
15:39la question de la dette.
15:40Il se trouve que
15:41moi, en tant que députée européenne,
15:42j'ai aussi beaucoup travaillé
15:43et j'ai aussi travaillé
15:44sur le chapitre économie.
15:45Vous avez raison de dire
15:46qu'aujourd'hui,
15:46la charge de la dette
15:48représente une somme
15:49trop importante.
15:50Raison pour laquelle
15:51nous pensons
15:52qu'il faut reprendre
15:53le circuit
15:54de rachat de dette
15:55qui n'avait pas été
15:56mis en place
15:56par nous,
15:57mais par les libéraux,
15:58sous la direction
15:59de Christine Lagarde.
16:01Je dis rarement
16:02du bien
16:02des économistes libéraux.
16:03C'est bien de le faire.
16:04Il y a 18%
16:05de la dette française
16:06qui est détenue
16:07par la Banque Centrale Européenne.
16:08Ce taux-là,
16:09il va baisser
16:10dans les prochains mois
16:11parce que la Banque Centrale Européenne
16:12revend ses titres de dette.
16:14Je pense que
16:14nous avons intérêt
16:15à avoir davantage
16:16de titres de dette
16:17qui sont détenus
16:17par la Banque Centrale Européenne
16:18à un taux moindre,
16:20précisément pour payer
16:21moins de charges de la dette.
16:22Et la question de la dette
16:23et de ce que les candidats
16:24choisissent d'en faire,
16:24elle sera sans doute
16:26cruciale dans la campagne.
16:27Je voulais vous montrer
16:29deux images.
16:31La première,
16:32c'était hier
16:32dans le cortège à Paris.
16:34Raphaël Glucksmann
16:34qui avait dit d'ailleurs
16:35il y a quelques semaines
16:36« Ma place n'est pas dans les cortèges »
16:37a décidé d'y retourner
16:39dans ces cortèges
16:40et il y est resté
16:41une petite heure
16:42et il a dû finalement
16:44en repartir
16:45prématurément
16:46après avoir essuyé
16:48quelques sifflets,
16:49des insultes.
16:50On a vu tout à l'heure
16:51dans le 20-27
16:52également l'image
16:53de cette pancarte
16:54qui montrait la tête
16:55de Raphaël Glucksmann
16:56au milieu d'une cuvette
16:59de toilettes.
17:00Lui dit
17:00« Depuis des semaines
17:01je suis harcelé
17:02par la France insoumise ».
17:03On se souvient
17:04qu'il a été enfariné
17:05le soir de sa victoire
17:06à la primaire.
17:07Qu'est-ce que vous retenez ?
17:08Pas par un militant insoumis.
17:09Je n'ai pas dit ça.
17:09J'ai dit « enfariné ».
17:12« Harcelé par la France insoumise ».
17:13Virgule.
17:13C'était dans la même phrase.
17:14Qu'est-ce que ça dit
17:16le fait que
17:18le candidat
17:19d'un parti social-démocrate
17:20ne puisse pas manifester
17:22exactement
17:22comme il le veut
17:23aujourd'hui ?
17:24François-Olivier Gilbert.
17:25Qu'est-ce que ça dit
17:25de l'état de la gauche ?
17:26C'est dégoûtant.
17:28Moi je trouve ça
17:28absolument honteux.
17:29Je suis scandalisé.
17:31C'est-à-dire que
17:32vous avez un candidat
17:33qui n'a pas le droit
17:34de circuler,
17:34qui n'a pas le droit
17:34de s'exprimer.
17:35C'est-à-dire
17:36que c'est une pratique
17:38totalitaire.
17:38Et là-dessus
17:39on peut quand même
17:40interroger les filles
17:40parce que vous avez raison
17:41il n'y a pas d'ordre
17:42visiblement.
17:43Mais je pense que
17:43si des dirigeants
17:44comme vous disiez
17:45on arrête ça
17:46c'est antidémocratique
17:48c'est scandaleux
17:49c'est la honte
17:50et je pense que
17:51certains militants
17:52écouteraient
17:53parce que ce sont
17:54des militants
17:54d'extrême-gauche
17:54qui font ça évidemment
17:55et ce sont des gens
17:56qui sont certainement
17:57amis de
17:58oui qui sont des amis
17:59de la France insoumise
18:00qui militent pour Mélenchon
18:02donc dans un cas comme ça
18:03les dirigeants
18:04de LFI
18:05devraient se prononcer
18:06et je vois
18:06Clémence Guettet
18:07ne s'est pas prononcée
18:08peut-être que vous
18:08vous pouvez prononcer
18:09en disant
18:11arrêtez
18:11stop
18:11c'est honteux
18:12c'est antidémocratique
18:13moi j'ai aucun problème
18:15Raphaël Glucksmann
18:16a le droit de s'exprimer
18:16j'ai aucun problème
18:17à vous dire
18:18que ce n'est pas
18:18nos méthodes
18:19et bien sûr
18:20dans une démocratie
18:21un candidat a le droit
18:22de s'exprimer
18:22la question qu'on devrait
18:24se poser
18:24c'est pourquoi
18:25Raphaël Glucksmann
18:26est accueilli
18:27de cette manière-là
18:28en manifestation
18:29et vous l'avez dit
18:30à juste titre
18:31monsieur Fauvel
18:31le problème
18:32c'est que
18:34Raphaël Glucksmann
18:35ces dernières années
18:35quand Jean-Luc Mélenchon
18:36était présent
18:37à toutes les manifestations
18:37Raphaël Glucksmann
18:38ne l'était pas
18:39et donc
18:40c'est un peu facile
18:41de revenir en temps
18:42de campagne présidentielle
18:43vous souvenir
18:44que votre place
18:46peut être aux côtés
18:47des mobilisations sociales
18:48mais le problème
18:48de fond c'est celui-là
18:49et je vais vous raconter
18:50une anecdote
18:50je me souviens d'Olivier Fort
18:51au moment où on a fait
18:52l'accord de la NUPES
18:54donc le premier accord
18:55d'union de la gauche
18:56après l'élection présidentielle
18:57de 2022
18:58je me souviens d'Olivier Fort
18:59qui a dit à une tribune
19:00d'un meeting
19:00qu'on a fait en commun
19:01grâce à l'accord
19:02de la NUPES
19:03nous sommes de nouveau
19:04les bienvenus
19:05en manifestation
19:06parce que oui
19:07la gauche se souvient
19:08d'un certain nombre
19:09de trahisons
19:11qui ont fait mal
19:12à la gauche
19:13moi je le regrette
19:14j'étais la première
19:14partisane de la NUPES
19:15du nouveau front populaire
19:16et je regrette
19:17qu'ensuite
19:18le parti socialiste
19:19n'ait pas appliqué
19:20ce programme
19:20n'ait pas été fidèle
19:21à ce programme
19:22et donc oui
19:23Raphaël Glucksmann
19:24n'a pas l'habitude
19:25d'être en manifestation
19:26et je pense que
19:27s'il avait été présent
19:28à nos côtés
19:30Raphaël Glucksmann
19:30et moi
19:30on a démarré la politique
19:32en même temps
19:32en 2019
19:33il y a les bons
19:33et les mauvais manifestants
19:34non il y a les bons
19:35et les mauvais
19:35vous savez
19:36nous les manifestations
19:38on en fait des centaines
19:39qu'il pleuve
19:39qu'il vente
19:40qu'il neige
19:40on est là
19:41aux côtés
19:42des lycéens
19:43très tôt le matin
19:44je ne l'ai pas vu
19:44du tout
19:45aux côtés des lycéens
19:46non plus
19:47et les manifestants
19:48savent le reconnaître
19:49tout simplement
19:49Madame Aubry
19:50je suis désolé
19:50parce que
19:51tout ce que vous venez de dire
19:53en fait
19:53ça valide
19:54l'idée que
19:55c'est normal
19:56de le chahuter
19:57de l'empêcher
19:59de circuler
20:00même le droit de circulation
20:01je vous ai dit
20:01que je n'étais pas d'accord
20:02mais vous dites
20:03que vous n'êtes pas
20:03mais pourquoi
20:04vous ne dites pas
20:05non mais attendez
20:06je finis
20:06parce que vous n'avez pas
20:08répondu à ma question
20:09pourquoi vous ne dites pas
20:10vous chère madame
20:11pourquoi vous ne dites pas
20:14en tant que responsable
20:15ça serait quand même
20:16entendu
20:16il faut arrêter ça
20:17c'est pas possible
20:18c'est-à-dire
20:19ça ressemble
20:20si vous voulez
20:20au comportement
20:21qu'il y avait les bolcheviks
20:22au temps de la révolution russe
20:23avec les mencheviks
20:24mais ça va mal terminer
20:25mais comment vous allez finir
20:26avec ça
20:27mais c'est pas normal
20:28je vous propose
20:28il y a quelque chose
20:30qui ne colle plus
20:31dans ce pays
20:31quand on voit ça
20:32même Glucksmann
20:33est-ce que vous entendez
20:35un des responsables
20:36de la France Insoumise
20:37parler de monsieur Glucksmann
20:38sur les questions
20:38parce que c'est bien fait
20:39moi ce que j'invite
20:40monsieur Glucksmann
20:41c'est à parler
20:42de son programme
20:43de fond
20:44de nous confronter
20:45sur nos idées
20:45sur ça
20:46franchement tout le reste
20:47moi je m'en fous
20:48mais bien sûr
20:49qu'il a le droit de sortir
20:49il a le droit de faire ce qu'il veut
20:50dites-le
20:51dites aux gens
20:52d'arrêter
20:52de le laisser
20:53mais je viens de vous dire
20:53que c'était pas nos méthodes
20:54il faut le dire
20:55sous quel ton
20:56et sous quelle forme
20:57il faut leur dire
20:57arrêter
20:58peut-être que monsieur Glucksmann
21:00peut-être que si monsieur Glucksmann
21:01parlait un peu plus
21:02de son projet
21:03de son programme
21:04et de la manière
21:05dont il allait
21:06répondons aux vondications
21:06pardon il faut un certain nombre
21:08de médias
21:08les meetings
21:09excusez-moi
21:10on l'empêche même
21:10de faire des meetings
21:11mais à quel moment
21:12on l'a empêché
21:12de faire un meeting
21:13attendez c'est évident
21:14il va pas faire des meetings
21:15pour se falsifier
21:16vous voyez c'est vous
21:17qui colportez ces mensonges
21:19mais ce sont pas des mensonges
21:20vous savez très bien
21:21à quel moment
21:21on a interrompu ces meetings
21:23un exemple monsieur Gisbert
21:25comment peut-il faire
21:26des meetings aujourd'hui
21:27vous en avez aucun
21:28vous voyez vous en avez aucun
21:30donc en fait c'est trop facile
21:31de venir sur les plateaux télé
21:32et de dire regardez
21:33mais là on est dans les faits alternatifs
21:35regardez mais c'est vous
21:36qui êtes dans les faits alternatifs
21:37vous vous rendez compte
21:38on est dans les faits alternatifs
21:39vous êtes dans les faits news
21:40etc
21:41non non mais attendez
21:42d'ailleurs il y a une espèce de
21:43enfin entre Trump et vous
21:45je veux pas qu'il n'y a pas dit ça
21:48j'ai dit simplement
21:49que quand on est chahuté
21:50comme ça partout
21:50évidemment on évite
21:52de se déplacer
21:52on évite de faire des meetings
21:54et j'ai remarqué
21:54qu'il n'a pas fait de meeting
21:55et je sais parce que
21:56j'ai entendu dire
21:57par des proches
21:58que voilà il est très embêté
22:00parce que même de ce point de vue
22:02il n'est pas très sûr
22:02donc si vous voulez
22:03ça ne tient qu'à vous
22:05mais vous ne le dites pas
22:06vous ne dites pas
22:07à vos zbires
22:09et à vos cicaires
22:10vous ne dites pas
22:11arrêtez
22:11je peux y aller maintenant
22:12la propre faiblesse
22:14de Raphaël Glucksmann
22:15vient de sa faiblesse
22:17à lui
22:17et pardon
22:18nous nous on campagne
22:19on fait campagne
22:20moi j'ai pas vocation
22:21à venir sur ce plateau télé
22:22pour parler de lui
22:23je viens ici parler
22:24des françaises et des français
22:25je viens parler de notre programme
22:26je viens parler de comment
22:28la suite de la mobilisation sociale
22:30doit donner des réponses
22:31aux gens qui souffrent
22:32de comment on va augmenter
22:33le SMIC
22:33de comment on va bloquer
22:34les prix des produits
22:34de première nécessité
22:35de comment on va remplacer
22:36tous les profs qui sont absents
22:38voilà moi
22:38c'est le boulot
22:39je vais parler
22:41et faire campagne
22:42et donc si
22:42monsieur Glucksmann
22:43veut parler de nous
22:44qu'il continue à parler de nous
22:45mais moi je ne suis pas
22:46disposée à utiliser
22:47notre temps d'antenne
22:48pour parler de lui
22:49je vais vous parler
22:50de notre grand meeting
22:51de demain
22:52et qui lui
22:52se passera très bien
22:53au Bourget à 15h
22:55et vous aurez remarqué
22:56qu'on a débuté
22:57ce face à face
22:58par les propositions
22:59par la dette
23:01et pour être parfaitement complet
23:02Raphaël Glucksmann
23:04sera l'invité
23:05du grand oral
23:06de l'émission de BFM
23:06avec le Figaro
23:07ce dimanche
23:07à 18h
23:09et à midi
23:10c'est Manuel Bompard
23:11le coordinateur
23:11de la France Insoumise
23:12qui le sera
23:14une autre image
23:15je l'avais dit
23:16deux images
23:16à commenter
23:17dans l'actualité
23:17c'est ce qui s'est passé hier
23:18à Strasbourg
23:19dans le cortège
23:20vous l'avez sans doute vu
23:22Manon Aubry
23:23ce mannequin
23:25imitant un CRS
23:26avec écrit sur les cuissons
23:27CRSSSS
23:28qui a été brûlé
23:29par certains manifestants
23:30il y a une plainte
23:31qui a été déposée
23:32par le préfet
23:35un mot
23:35France
23:37pour définir ça
23:38et je vous poserai
23:39la même question
23:39Manon Aubry
23:40un mot
23:40qu'on mette le feu
23:41à un mannequin
23:42en forme de CRS
23:43c'est honteux simplement
23:44évidemment
23:45maintenant il y a
23:46beaucoup de français
23:46pour croire
23:47les balivernes
23:48de la France Insoumise
23:50comme quoi
23:50la polistue
23:51la polistue
23:52ben oui
23:52ce sont des balivernes
23:53je suis désolé
23:53la polistue
23:55voilà bon
23:55critiquez-nous
23:56pour nos propositions
23:57M. Gisbert
23:58si vous avez lu notre programme
24:001000 blessés
24:01le 14 octobre
24:02dans les forces de police
24:03pour arrêter
24:03bon
24:05moi j'ai
24:0617 octobre
24:07un mot pour ceux qui ont fait ça
24:0717 octobre
24:08je pense que ça va
24:10au-delà de la question
24:11d'un mot
24:11je peux vous dire
24:12que c'est pas malin
24:13de nouveau
24:14c'est pas nos méthodes
24:15c'est juste pas malin
24:16bah oui
24:17c'est pas malin
24:18il n'y a pas mort d'homme
24:19par contre
24:19pardon M. Fauvel
24:21mais les jeunes
24:22qui se sont retrouvés
24:23avec un oeil en moins
24:24avec une main en moins
24:25et qui se sont retrouvés
24:27estropiés à vie
24:28pour eux
24:28les conséquences
24:29elles vont être à vie
24:30il y a des policiers aussi
24:31il y a des policiers aussi
24:32vous n'en voulez pas
24:33il y a des policiers aussi
24:34c'est un sujet sérieux
24:35la question c'est
24:37comment
24:38et là aussi
24:39on fait des propositions
24:40sur le sujet
24:40on arrive à sortir
24:42de la défiance
24:43qui s'est installée
24:44aujourd'hui
24:45entre les forces de l'ordre
24:46et la population française
24:48vous parliez de la manifestation
24:50à Strasbourg
24:51ce que vous n'avez pas dit
24:52ce qui s'est passé aussi
24:53à Strasbourg
24:53c'est que vous avez
24:5450 jeunes
24:55qui se sont fait arrêter
24:57qui ont été mis
24:58dans un bus
24:59la plupart
25:00qui n'ont pas fait l'objet
25:01de poursuites
25:01et que ce mouvement
25:02connaît le niveau de répression
25:04le plus élevé
25:05de l'histoire
25:05des mouvements sociaux
25:06que la France
25:07est un des seuls pays
25:08qui utilise des armes
25:09de guerre
25:10contre ses enfants
25:11les LBD
25:12les grenades
25:13de désencerclement
25:14je vous le dis
25:15en tant que députée européenne
25:15on est le seul pays européen
25:17à les utiliser
25:17est-ce que vous trouvez
25:18que ça normal
25:18est-ce que vous pensez
25:21mais arrêtez les caricatures
25:23je ne suis pas des caricatures
25:24il n'y a pas d'article
25:26j'essaie de vous prendre
25:27un petit peu au sérieux
25:28je vous demande
25:30de me prendre au sérieux
25:31le Venezuela
25:31vous avez tous écrit
25:32sur les deux oeufs
25:33c'est formidable
25:33n'oubliez pas
25:34ce que vous avez dit
25:34là on fait campagne
25:35pour le Venezuela
25:36ça m'échappait
25:36la boîte à meufs
25:37allez on revient en France
25:38soyez un peu original
25:39je ne sais pas
25:42renouveler vos attaques
25:43au moins
25:43c'est toujours la page vierge
25:44c'est toujours la page vierge
25:46c'est le débat du passé
25:47attendez la page vierge
25:48il y a 220 pages
25:511069 propositions
25:53je peux vous dire
25:55comment on va réformer
25:56la police
25:57de la cave au grenier
25:59précisément
25:59pour établir
26:00ce lien de confiance
26:01par exemple
26:01en remettant des polices
26:02de proximité
26:03par exemple
26:04en faisant en sorte
26:05qu'il y ait des récipicés
26:06quand il y a des contrôles
26:07d'identité
26:08pour qu'ils ne se fassent
26:08plus au faciès
26:09parce que
26:09monsieur Gisbert
26:10vous avez peut-être la chance
26:11que quand vous vous baladez
26:12dans la rue
26:13vous ne subissiez pas
26:14des contrôles d'identité
26:15mais un certain nombre
26:16de nos concitoyens
26:17en France
26:18parce qu'ils n'ont pas
26:18la bonne couleur de peau
26:19parce qu'ils ne viennent pas
26:20du bon quartier
26:21ont 20 fois plus de chances
26:22de se faire contrôler
26:23vous voyez c'est ça
26:23qui sape la confiance
26:25dans nos forces de l'ordre
26:27et de la même manière
26:28dans le maintien de l'ordre
26:30vous avez peut-être vu
26:30ces images
26:31dans la manifestation
26:32à Paris hier
26:32où vous avez
26:33des forces de l'ordre
26:34des gendarmes
26:35et de l'autre côté
26:36des CRS
26:37les CRS fonçant
26:38sur les gendarmes
26:39avec des manifestants
26:40qui sont pris en étau
26:41au milieu
26:41et les gendarmes
26:42qui engueulent
26:44les CRS littéralement
26:45pour leur dire
26:45mais attendez
26:46qu'est-ce que vous faites
26:46c'est n'importe quoi
26:47c'est une stratégie
26:48de maintenance
26:49qui ne fonctionne pas
26:50vous ne pouvez pas
26:52comme moi
26:52ne pas être ému
26:53par exemple
26:54quand vous allez
26:55dans les rues de Paris
26:56et que vous voyez
26:57tous ces commerçants
26:57ruinés
26:58qui pleurent
27:00je le suis
27:00monsieur Gisbert
27:02leurs boutiques
27:02ont été massacrées
27:03je le suis monsieur Gisbert
27:04ils n'ont pas de trésorerie
27:05ils appellent
27:06les assurances
27:07qui leur disent
27:07on ne peut rien faire
27:08on est débordés en ce moment
27:09rappelez-nous dans un mois
27:10ils n'ont pas d'argent
27:11qu'est-ce qu'ils font
27:12ils vont fermer
27:13mais là aussi
27:13ça m'a échappé
27:14c'est nous qui étions
27:15en charge du maintien
27:16de l'ordre
27:17ce jour-là
27:17donc la responsabilité
27:19elle est celle
27:19du gouvernement
27:20d'avoir été
27:21en incapacité
27:22de protéger
27:23les biens
27:24de protéger
27:24les magasins
27:25c'est juste pour amener
27:26un peu de complexité
27:27dans cette histoire
27:27je n'ai pas de problème
27:28vous voyez
27:29je l'adresse
27:29cette complexité
27:30en vous disant
27:30oui il y a eu un échec
27:32dans le maintien de l'ordre
27:32non ce n'est pas normal
27:33qu'en marge d'une manifestation
27:35ce type d'événement
27:36se produise
27:37et de la même manière
27:37ce n'est pas normal
27:38que des gens soient
27:39estropiés à vie
27:40pour avoir participé
27:42à une manifestation
27:42et ce n'est pas normal
27:43qu'on attaque
27:44comme ça a été le cas
27:45ces dernières semaines
27:46le droit de manifester
27:47dans notre pays
27:47qui est protégé
27:48de manière constitutionnelle
27:49avec des manifestations
27:50qui sont tout bonnement interdites
27:52parce que le pouvoir
27:53est incapable
27:53d'en assurer la sécurité
27:55et bien vous voyez
27:56vous qui avez tendance
27:57à parler
27:58de beaucoup d'exemples étrangers
28:00comment on appelle
28:00un pays
28:01où vous multipliez
28:02les mesures d'état d'urgence
28:03comment on appelle
28:04un pays
28:05dans lequel
28:05vous avez des couvre-feux
28:07qui sont décidés
28:08comment on appelle
28:08un pays dans lequel
28:09des services de renseignement
28:11un pays communiste
28:11non c'est la France
28:12d'Emmanuel Macron
28:13un pays communiste
28:13mais elle est en Chine
28:14vous adorez la Chine
28:15non j'adore pas la Chine
28:17vous verrez
28:17c'est la France d'Emmanuel Macron
28:18Jean-Luc Mélenchon aime la Chine
28:19vous qui feigniez
28:21de vouloir défendre la démocratie
28:23c'est ça qui devrait vous inquiéter
28:24c'est cette pente autoritaire
28:26que notre pays
28:27est en train de prendre
28:27c'est ça qui devrait vous inquiéter
28:29monsieur Gissel
28:29vous savez très bien
28:30que c'est la faiblesse
28:30de ce pouvoir
28:31c'est un pouvoir
28:32qui est par terre
28:33enfin il ne faut pas
28:37oui sauf que c'est un pouvoir
28:38qui est censé diriger
28:39et donc qui est censé garantir
28:40le droit de manifester
28:42qui est censé garantir
28:43la sécurité des biens
28:45des personnes
28:45il n'y a pas de pilote dans l'avion
28:46ça c'est clair depuis longtemps
28:47au moins un point sur lequel on est d'accord
28:49si vous le permettez
28:49arrêtez de parler
28:50et d'Emmanuel Macron
28:51et de Jean-Luc Mélenchon
28:53deux noms qui ont été beaucoup prononcés
28:54ce soir sur ce plateau
28:55pour parler d'Edouard Philippe
28:56et de ce qu'il a dit
28:56il y a quelques jours
28:57qu'a suscité une levée de boucliers
28:59je voudrais vous entendre là-dessus
29:01c'était au sujet
29:01des pilleurs du 17 octobre
29:03et Edouard Philippe a estimé
29:06qu'il avait vu dans les images
29:08une surreprésentation
29:10je cite ces mots
29:11des français issus de l'immigration
29:13parmi les casseurs
29:14ça lui a valu des accusations de racisme
29:16de la part de Jean-Luc Mélenchon
29:19on voit bien que la classe politique
29:20se déchire sur ce sujet
29:22sur ses propos
29:23y a-t-il eu une surreprésentation
29:24des français issus de l'immigration
29:26parmi les casseurs
29:27il n'y a pas de chiffre officiel
29:29tout simplement parce qu'en France
29:30il n'y a pas de statistiques ethniques
29:32les seuls chiffres dont on dispose
29:33ce sont ceux
29:36des personnes
29:37qui ont été arrêtées
29:37le 17 octobre
29:38pour lesquelles on a des chiffres
29:40un peu moins de 200
29:41c'est un échantillon assez faible
29:42dont 30% étaient étrangers
29:44donc on n'est pas dans les français
29:46issus de l'immigration
29:46on est dans les étrangers
29:47est-ce que vous considérez
29:49maintenant que j'ai tenté
29:50de poser le débat
29:51que c'est une erreur
29:52de la part d'Edouard Philippe
29:52qu'il s'est trompé
29:54et est-ce que vous considérez
29:55qu'il y a même un fond de racisme
29:56dans ses propos
29:57François-Olivier Gisbert ?
29:58évidemment c'est pas raciste
29:59ce ne sont pas des propos racistes
30:00enfin il faut quand même là-dessus
30:02se libérer de tous les tabous
30:05il a parlé naturellement
30:07de choses qu'il a vues
30:08alors après simplement
30:09il n'y a pas de statistiques
30:10c'est-à-dire que
30:11moi je trouve
30:12à partir du moment
30:13où il n'y a pas de statistiques
30:13ce débat est effectivement
30:16extrêmement compliqué
30:17je le reconnais
30:18mais si vous voulez
30:20dans l'affaire
30:20il y a quand même toujours
30:22des cris d'orfraie
30:23dès qu'il y a quelqu'un
30:25qui dit ça
30:25alors bon
30:26c'est quelque chose
30:27qu'il a vu
30:27que beaucoup de français
30:28ont vu
30:29disent
30:29mais après tout
30:31rien ne le prouve
30:32d'une certaine manière
30:32parce qu'il n'y a pas de chiffres
30:34bon
30:34après c'est vrai
30:35qu'il y a eu l'étude
30:36qui a été très contestée
30:37de Jérôme Fourquet
30:38qui dit oui
30:39mais quand on regarde
30:40les prénoms
30:40des gens arrêtés
30:41etc
30:41mais là non plus
30:42ce n'est pas une preuve
30:43enfin pour moi
30:43parce qu'il s'appuie
30:44mais j'ai vu comme tout le monde
30:46la télévision
30:47et si vous voulez
30:48il faut arrêter
30:49il faut toujours dire
30:51ce que l'on voit
30:51disait très justement
30:53Charles Péguy
30:54qui était un homme de gauche
30:55qui était même socialiste
30:56que cite
30:57Edouard Philippe
30:59il faut toujours dire
31:00ce que l'on voit
31:02surtout il faut toujours
31:03ce qui est plus difficile
31:06voir ce que l'on voit
31:07et si vous voulez
31:08il faut en finir un petit peu
31:09avec le déni de réalité
31:10en même temps
31:11si vous voulez
31:11ces problèmes là
31:12c'est pas juste
31:13c'est pas eux
31:15c'est pas leur faute
31:16mais quand il y a des problèmes
31:17il faut le dire
31:18voilà c'est tout
31:18moi je ne vois pas pourquoi
31:19il y a des choses
31:20dont on ne pourrait pas parler
31:21dans ce pays
31:21Manon Aubry
31:22vous êtes fort quand même
31:23monsieur Gisbert
31:23parce que vous nous dites
31:25il n'y a aucune preuve
31:27on n'a aucune donnée
31:27mais il faut quand même
31:29dire ce qu'on l'envoie
31:30c'est ce qu'on voit
31:31à la télé
31:32vous avez bien compris
31:33vous faites pas semblant
31:33de pas comprendre
31:34vous étiez avec les pilleurs
31:36le 17 octobre
31:37peut-être que
31:38vous étiez déguisé en pilleurs
31:39peut-être même
31:40que vous avez participé
31:41au piège
31:41il y en avait chez moi
31:42monsieur Gisbert
31:43il y en avait chez moi
31:44je suis désolé
31:45il y en avait chez moi
31:46j'ai vu
31:47pardon c'est quand même fort
31:48on a des gens
31:48qui réussissent à dire
31:50j'ai tout vu
31:51et quand on leur dit
31:52mais vous avez vu quoi
31:53ah mais j'ai vu les images
31:54à la télé
31:54et dans le même temps
31:55ils vont se plaindre
31:56que c'était des gens
31:57qui étaient cagoulés
31:57dont on ne voit rien
31:58première chose
31:59deuxième chose
32:00laissez-moi finir
32:01monsieur Gisbert
32:01deuxième chose
32:03vous dites sur la base
32:04de quoi
32:04que ce sont des gens
32:05issus d'immigration
32:05j'ai pas vu ça
32:06c'est la couleur de peau
32:08on ne peut rien dire
32:09vous faites ce numéro
32:11arrêtez avec le mot
32:12on ne peut rien dire
32:12monsieur Fauvel
32:13moi j'assume de dire
32:14que oui
32:15c'est un fond raciste
32:16parce que
32:17ça veut dire quoi en fait
32:18un français issu de l'immigration
32:19à partir de combien de générations
32:21on a un bon français
32:22monsieur Gisbert
32:22ma mère est née en Algérie
32:24ma grand-mère est née au Maroc
32:25moi aussi
32:26je suis une française
32:26issue de l'immigration
32:27ou je suis une française
32:28à part entière
32:28il y a quoi
32:29il y a deux catégories
32:29de français dans notre pays
32:30moi je ne me considère pas
32:31comme un français
32:31issu de l'immigration
32:32je suis issu de l'immigration
32:33je vous le dis monsieur Gisbert
32:34tout ça
32:34ça me dégoûte
32:35ça me dégoûte
32:36parce que ça vise
32:37à faire plusieurs catégories
32:38de français
32:39dans notre pays
32:40entre les bons français
32:41et les mauvais français
32:42ça c'est discours de l'EFI
32:42oui c'est raciste
32:44qui n'est pas faux là-dessus
32:45parce que je ne dirais pas
32:46merci de le reconnaître
32:47je ne dis pas
32:48que c'est totalement faux
32:49les différentes catégories
32:50mais dire que c'est raciste
32:51c'est raciste
32:52c'est complètement d'ail
32:54prenons dans l'autre sens
32:55prenons de manière rationnelle
32:56je vais vous poser juste une question
32:59pardon on laisse conclure
33:00moi j'ai vu
33:02parce que moi je pouvais voir
33:03de chez moi
33:03je suis désolé
33:04c'est sûr
33:04vous avez fait une belle
33:06analyse sociologique
33:07attendez c'était dans ma rue
33:08je peux vous montrer
33:09les commerces
33:09qui n'ont été massacrés
33:10des gens qui ont été ruinés
33:12je vais vous faire un tour
33:13vous viendrez avec moi
33:14si vous voulez rue Bleu
33:16j'en ai rencontré
33:17des gens qui sont
33:19voilà c'est fini quoi
33:21ils n'ont plus qu'à fermer
33:22à faire leur valise
33:23c'est affreux
33:25monsieur Gisbert
33:25ça n'a pas l'air d'osé me voir beaucoup
33:27mais c'est très important
33:27si et on a été les premiers
33:29à demander à ce qu'un fonds d'urgence
33:30soit débloqué
33:31le plus rapidement possible
33:32mais il n'y a pas d'argent
33:33on en revient au débat
33:35sur l'argent
33:35et moi je peux vous trouver
33:37l'argent
33:38mais je vous propose
33:39qu'on termine ce débat
33:40avant d'ouvrir une nouvelle page
33:41je vous aide monsieur Fauvel
33:42mais pour terminer
33:43sur celui-là
33:45essayez de vous mettre
33:45à la place
33:47de millions de françaises
33:48et de français
33:49qui se sont dit
33:50on parle encore de moi
33:52donc ce qu'on va sous-entendre
33:53c'est que
33:54les françaises
33:55et les français issus
33:56de l'immigration
33:56dont on ne sait pas très bien
33:57ce que ça recoupe
33:58dont on ne sait pas très bien
33:58de combien de générations
34:00on parle
34:00on va sous-entendre
34:01que ce sont des pieurs
34:02et des casseurs
34:03et vous voyez
34:03c'est cet amalgame là
34:06auquel participe
34:07Edouard Philippe
34:08qui est insupportable
34:09s'il y participe
34:10il s'est mal exprimé
34:12et c'est ce même racisme
34:14il voulait juste dire
34:15voilà il l'avait vu
34:16je termine
34:16juste termine
34:17c'est ce même racisme
34:18qui a conduit
34:19à l'attentat
34:20raciste de trappe
34:21alors moi ce truc est raciste
34:21truc mais c'est raciste
34:22c'est comme ça
34:22excusez-moi
34:23votre façon de faire la politique
34:24c'est
34:25c'est le racisme
34:26d'Edouard Philippe
34:27c'est conduit à trappe
34:27ce sont les faits
34:29pardon
34:29mais le fait
34:30de banaliser
34:31un certain nombre
34:31de discours
34:32qui considèrent
34:34les personnes
34:35issues d'une immigration
34:36comme les personnes problématiques
34:37vous avez entendu ?
34:39le tireur à trappe
34:41le terroriste de trappe
34:42qu'est-ce qu'il a dit ?
34:43il a dit
34:43je veux venger
34:44les commerçants
34:45du 17 octobre
34:46en s'en prenant
34:47à des personnes
34:47considérées
34:48comme issues de l'immigration
34:49donc on est en plein
34:50dans précisément
34:52là le coeur du problème
34:54et vous Madame Brie
34:54vous faites le raccourci
34:55Edouard Philippe trappe
34:56non je ne dis pas
34:57Edouard Philippe
34:58est égal trappe
34:59je dis ce type de discours
35:00qui vise à banaliser
35:02le racisme
35:02participe
35:03à un certain nombre
35:05de faits racistes
35:07dont ce tragique
35:08attentat terroriste
35:09et je crois
35:10Edouard Philippe
35:10il a beaucoup de défauts
35:11il n'est pas raciste
35:12je crois même
35:13savoir que même à BFM
35:15il y a eu
35:15une interrogation plus large
35:17sur la manière
35:17de traiter ces événements
35:18je sais qu'il y a une mobilisation
35:19des journalistes
35:20que je veux saluer
35:21parce que
35:21journalisme c'est un beau métier
35:23c'est informé
35:23c'est faire en sorte
35:25c'est un pilier de la démocratie
35:26le journalisme
35:27et le fait qu'il y ait
35:28des interrogations
35:28y compris au sein des rédactions
35:30parce que je pense
35:30que personne ne fait rien
35:31parfaitement
35:32c'est la démonstration
35:33que chacun a sa part
35:34de responsabilité
35:35dans ce qui s'est passé
35:35je vais vous donner un scoop
35:36des interrogations
35:37il y en a à BFM
35:39dans les autres rédactions
35:40où j'ai le plaisir
35:40de travailler
35:41et je trouve que c'est même
35:41plutôt sain
35:42qu'il y ait de rédactions
35:42sur la façon
35:44dont on informe
35:45vous voyez je le salue
35:45mais c'est très bien
35:47qu'il y ait des interrogations
35:47vous savez dans les journaux
35:48il y a toujours des discussions
35:49mais ça ne ramènera pas l'avis
35:50à ceux qui ont été frappés
35:52par cet attentat malheureusement
35:54une image
35:54encore une
35:55elle va vous faire plaisir
35:56celle-là Manon Aubry
35:57c'est la nouvelle affiche
35:58de Jean-Luc Mélenchon
35:59on l'a sans doute découverte
36:01vous aussi Manon Aubry
36:02liberté, égalité, solidarité
36:04je précise que c'est pas l'affiche
36:05qu'on verra sur les panneaux électoraux
36:06non c'est pas l'affiche officielle
36:06parce qu'on n'a pas le droit
36:07de mettre du bleu, blanc, rouge
36:08vous savez juste avant
36:09l'élection sur les panneaux
36:10liberté, égalité, solidarité
36:12il est devant le plateau de Gergovie
36:15pas très loin des volcans d'Auvergne
36:17où il était il y a quelques jours
36:18Jean-Luc Mélenchon
36:19il y a un petit côté
36:21la force tranquille et Mitterrand
36:22dans la volonté
36:23dans l'image qu'il veut donner
36:25il n'y a pas l'église derrière
36:26c'est un très bon slogan
36:27le seul truc
36:28liberté
36:29la liberté d'expression
36:30c'est pas trop votre truc
36:31pardon
36:32la France insoumise
36:33je suis désolé
36:33liberté, liberté
36:34pourquoi ?
36:36parce que
36:37on vient de parler de Glucksmann
36:40qu'est-ce qu'il y a dans notre programme
36:41qui est contre la liberté d'expression ?
36:42on vient de parler
36:43peut-être pas dans votre programme
36:44ah bah on progresse déjà
36:46fugez-nous sur nos cités
36:47sur nos propositions
36:48vous n'avez pas de billes
36:48sur le compte
36:49vous savez très bien
36:50les demandes d'interdiction
36:52de chaînes de télé
36:53les trucs comme ça
36:54les pétitions
36:55enfin bon
36:55vous êtes un peu comme ça
36:56vous désignez du droit des journalistes
36:57vous désignez des doigts des journalistes
37:00vous voulez interdire des chaînes
37:01vous voulez virer des journalistes
37:03vous vous attaquer à des journalistes
37:04mais oui
37:05oui
37:05monsieur Gisbert
37:06monsieur Gisbert
37:07bah parlons
37:07je m'attaque pas nommément
37:09aux gens de la France insoumise
37:10parlons de la question
37:11des médias
37:12la question des médias
37:13vous n'avez pas envie de parler de l'affiche
37:14si si je vous parlerai de l'affiche
37:15mais j'aime bien répondre à monsieur Gisbert
37:17vous avez organisé ce débat
37:18et moi je prends
37:19toutes les interrogations
37:20qui nous sont faites
37:21au sérieux
37:22contrairement à vous monsieur Gisbert
37:23et donc
37:24dans les interrogations
37:25que vous portez à notre rencontre
37:27il y a celles que
37:27nous nuirions
37:28à la liberté d'expression
37:29qu'est-ce qui nuit
37:30à la liberté d'expression
37:31la France insoumise
37:32qui propose
37:33une véritable indépendance
37:35des médias
37:35ou 90% des médias
37:37dans notre pays
37:37qui sont détenus
37:38par 9 milliardaires
37:39qu'est-ce qui nuit
37:39à la liberté d'expression
37:40une agence comme l'ARCOM
37:42qui n'a pas un véritable pouvoir
37:44de sanction
37:45ou
37:45lâchez la grappe
37:47une chaîne comme CNews
37:48qui a multiplié
37:49les condamnations
37:50pour racisme
37:51à Raphaël Guzman
37:51et aux journalistes
37:52que vous n'aimez pas
37:53lâchez-le la grappe
37:54c'est vous qui parlez de lui
37:55vous voyez moi j'en parlais plus
37:56et donc je reviens à l'affiche
37:57je vous explique le sens
37:59un petit peu
37:59de cette affiche
38:00vous l'annulez
38:01c'est ça le truc
38:02c'est une façon de faire la politique
38:05excusez-moi monsieur Gisbert
38:07ça s'appelle une pratique totalitaire
38:08vous voyez
38:09moi j'ai un petit peu
38:10un côté old school
38:11finalement monsieur Gisbert
38:12vous voyez
38:13je fais de la politique
38:14à l'ancienne
38:15sur les idées
38:15sur le programme
38:16donc finalement
38:17c'est moi qui vous aurais pris
38:18le vieux modèle
38:20et je suis d'accord
38:22c'est un peu rétrograde
38:23j'ai une longue expérience
38:24mais ça a quelques avantages
38:26non excusez-moi
38:27j'ai une longue expérience
38:28et je sais qu'il y a
38:29beaucoup de choses
38:29qui sont toujours cachées
38:30dans les programmes
38:32il faut savoir lire
38:33à travers les programmes
38:34et surtout ce qu'il n'y a pas
38:35dans les programmes
38:36parce que là par exemple
38:37vous offrez des choses
38:38absolument merveilleuses
38:39on rase gratis
38:41c'est le Père Noël
38:41vous n'arrivez pas
38:42à critiquer notre programme
38:43du coup vous dites
38:44qu'il y a des choses cachées
38:45dans notre programme
38:46c'est un programme
38:46qui a été écrit
38:47par le Père Noël
38:47mais avec quel argent
38:49avec quel argent
38:50puisqu'il n'y a pas de chiffrage
38:51on ne sait pas l'argent
38:52monsieur Gisbert
38:53vous n'avez pas suivi
38:54l'actualité politique
38:55on a déjà fait un premier exercice
38:56de chiffrage
38:57je vous l'enverrai
38:58allez je vous fais
38:58le cadeau
38:59du programme
39:00et dans le premier chiffrage
39:01là pour le coup
39:02je vais donner le point
39:03à François Gisbert
39:04qu'il n'y a pas de chiffrage
39:05il y a 1069 mesures
39:07mais il n'y a pas
39:07de milliards d'euros
39:09on a fait un premier exercice
39:10de chiffrage
39:11qui a été présenté
39:12il y a un peu moins d'un mois
39:12c'est un document
39:13qui est complet
39:13pour l'année 2027
39:14et donc je crois
39:16on est la seule formation politique
39:17qui a déjà fait un chiffrage
39:19pour la première année
39:19d'exercice du pouvoir
39:21je veux bien
39:21que vous nous reprochiez ça
39:22je crois que le RN
39:23l'a fait aussi
39:23pour être précis
39:24n'hésitez pas
39:25à aller le dire
39:26aux autres formations politiques
39:27pour le reste
39:27nous sommes
39:28et j'y travaille personnellement
39:30nous travaillons au chiffrage
39:31de l'ensemble
39:33du quinquennat
39:34donc rassurez-vous
39:35on aura l'occasion
39:36il reste quelques mois
39:37de campagne
39:38donc vous me réinviterez
39:40vous viendrez le challenger
39:43et je vous fais le pari
39:44monsieur
39:45je vous fais le pari
39:46que vous allez nous dire
39:47à peu près la même chose
39:48non mais finalement
39:49il n'y a pas grand chose
39:50à critiquer
39:50mais le problème
39:51c'est ce que vous ne dites pas
39:52bon bah déjà
39:53regardez ce qu'on dit
39:54il se trouve que
39:55dans la proposition
39:56qu'on a faite
39:56de budget pour l'an prochain
39:58on prévoit
39:58100 milliards d'euros
39:59de recettes
40:00et 80 milliards de dépenses
40:01vous voyez
40:02on récupérera
40:03parce que c'est toujours pareil
40:04pourquoi l'impôt de solidarité
40:06sur la fortune
40:06c'est pas faisable
40:07monsieur Gisbert
40:08ben les gens ils se barrent
40:09vous n'êtes pas au courant
40:10alors vous mettiez des barbelés
40:11les gens se barrent
40:13mais oui
40:13alors qu'est-ce qu'il faut faire
40:15on va retirer les passeports
40:16ça m'a échappé
40:17quand on a supprimé
40:18l'impôt de solidarité
40:18sur la fortune
40:19les gens sont vachement revenus
40:20quand il a été mis en place
40:22les gens se sont vachement barrés
40:23en fait
40:24ce que vous ne comprenez pas
40:26c'est que
40:26vous pensez que
40:27il y a beaucoup de choses
40:27que je ne comprends pas
40:28je ne suis pas allé piste
40:30vous annulez tout de suite
40:31le pouvoir doit être au service
40:33d'un petit nombre de milliardaires
40:34et bien
40:34ça je suis désolé
40:36ça va changer
40:37monsieur Gisbert
40:38on va mettre un pouvoir politique
40:39au service du plus grand nombre
40:40ce sera l'avenir en commun
40:42c'est le nouveau programme
40:43dans toutes les librairies
40:44dans toutes les librairies
40:45ça c'est pour ceux
40:46qui ont envie d'en savoir plus
40:47sur le programme de Jean-Luc Mélenchon
40:48ou autre choix lecture
40:49pour ce week-end
40:50qui va débuter
40:51la France est-elle
40:52un pays communiste
40:53c'est chez Plon
40:53ah non puis il y a le dernier
40:54ah c'est quoi le dernier
40:55je l'ai raté
40:55c'est
40:57ça s'appelle
40:57c'est histoire intime
40:59de mes chefs-d'oeuvre préférés
41:00ce sont les 20 livres
41:01qu'il faut avoir lu
41:02à 20 ans
41:03pour gagner 20 ans dans la vie
41:04les livres utiles
41:05notamment pour les jeunes gens
41:07et c'est un
41:07voilà
41:08j'écris ça
41:08ça vient de sortir
41:10chez Gaïma
41:11vous mettrez celui-là
41:13dans les 20 livres utiles ?
41:14je pense pas
41:15merci à tous les deux
41:16je suis désolé
41:17mais je peux pas
41:18non parce que
41:18j'ai pris vraiment
41:20des livres utiles
41:20vous voyez
41:21ouais
41:21ce sera utile pour la France
41:22allez ça c'est fait
41:2321h03
41:24merci beaucoup
41:24François-Olivier Gisbert
41:25merci beaucoup
41:27Manon Aubry
41:27je vais vous laisser finir
41:28ce débat
41:29en dehors du plateau
41:30tout