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  • il y a 40 minutes
Avec Gilles Platret Maire de Chalon-sur-Saône et candidat à la présidentielle, Patrick Vignal, Ancien Député Renaissance de l'Hérault, conseiller de Gabriel Attal, Lucas Planavergne, Journaliste au JDD


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##DEBATS_AVDLD-2026-11-06##

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News
Transcription
00:0210h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:06A vous de le dire sur Sud Radio avec aujourd'hui Gilles Platré, maire de Chalon-sur-Saône et candidat
00:11à la présidentielle.
00:12Patrick Vignal, ancien député Renaissance de l'Hérault, conseiller de Gabriel Attal et Lucas Planiaverne, journaliste au JDD.
00:19Dans quelques instants, on parlera de cette journée de mobilisation qui a été certes réussie.
00:23Fonctionnaire lycéen, retraité agriculteur dans la rue, 600 000 personnes.
00:27Mais pourquoi maintenant ? Est-ce que ça va vraiment déboucher sur des mesures concrètes ?
00:32On peut en parler. En attendant, ne pas oublier les commerçants qui s'ouvrent dans les centres-villes,
00:36les hôteliers qui voient leurs réservations s'effondrer.
00:40Ça aussi, c'est une réalité. On n'en parle peut-être pas beaucoup, mais il faut le dire.
00:44En tout cas, qu'est-ce que vous en pensez ? Vous venez nous le dire au 0826 300 300.
00:49En attendant les débats, on va faire un petit détour vers la 69.
00:53C'est historique, ça y est. Après 30 ans de rebondissement.
00:57Bonjour, Christine Bouillaud.
00:59Bonjour à tous.
01:01Vous vous trouvez donc sur place sur cette A69 qui ouvre enfin, Christine ?
01:06Oui, officiellement, dans quelques secondes, de manière symbolique,
01:11il y a le préfet Dutarn et le directeur de la Société, directeur général de la Société Atosca,
01:15qui a construit cette autoroute.
01:16Eh bien, vous enlevez les derniers plots pour permettre l'accès dans les deux sens de cette autoroute à 69.
01:23Et comme vous l'avez dit, c'est la fin d'un feuilleton qui a commencé.
01:26Imaginez, dans les années 90, l'idée ensuite d'un tronçon autoroutier entre Toulouse et Castres,
01:33la deuxième grosse ville du Tarn, le Tarn Sud, a émergé en 1996.
01:37Et se sont succédés des rebondissements, différentes options,
01:41et puis surtout une option financière qui allait donc financer ce tronçon de 53 kilomètres.
01:47Et finalement, eh bien, la décision a été prise il y a quelques années,
01:50que ce serait la Société Atosca qui a obtenu le chantier et qu'il serait donc financé.
01:54Ça en est suivi, on l'a suivi sur Sud Radio, trois ans et demi de chantier à rebondissement,
02:00avec des recours déposés devant les différents tribunaux administratifs,
02:04notamment le plus spectaculaire, ce recours devant le tribunal administratif de Toulouse,
02:09qui avait donc annulé l'autorisation environnementale de ce chantier,
02:13qui avait été stoppé net, les trois quarts de l'autoroute étaient alors construites
02:17et tout le monde s'était arrêté, ce qui a retardé de neuf mois la réalisation et l'ouverture,
02:22la mise en service de cette autoroute.
02:24Alors, ce sont 53 kilomètres d'autoroutes deux fois deux voies.
02:29Les opposants préconisaient d'améliorer la Nationale 126, de la mettre en deux fois deux voies.
02:35Il y avait déjà des tronçons qui avaient été mis en deux fois deux voies,
02:37mais c'est l'option qui n'a pas été retenue et la mise en conformité a été faite avec
02:43la société Atosca.
02:44450 millions d'euros de chantier avec des rebondissements, je vous le disais,
02:50mais aussi, il faut le souligner, la société Atosca a été condamnée par l'État récemment
02:56à 800 000 euros d'amende pour non-conformité de l'emprise que ce chantier a sur cette autoroute.
03:03Bon, maintenant, les choses sont lancées.
03:05C'est une autoroute nouvelle génération, il n'y a pas de péage, c'est en flux libre, comme on
03:09dit, avec des abonnements.
03:10Et le seul yatus, c'est effectivement le prix qui a été affiché pour le commun des mortels.
03:15Une personne qui n'a pas de véhicule électrique, qui n'a pas d'abonnement,
03:19cet aller-retour lui coûtera la somme de 20,40 euros.
03:23Si vous avez des abonnements, tout ça va se réduire.
03:26Combien vous avez de véhicules électriques ?
03:27Tout ça, ça va se baisser.
03:30J'ai lu 8 heures.
03:33Alors, oui, je vous explique.
03:35Il y a un petit tronçon qui n'appartient pas à l'A69,
03:39mais qui appartient à l'A62, qui va à Albi.
03:45Et ce petit tronçon se rajoute en termes de tarification et va vous coûter 2 euros supplémentaires.
03:49Donc, la totalité du trajet, c'est 20,40 euros en totalité pour un véhicule lambda, diesel, admettons,
03:55qui n'a pas d'abonnement.
03:56Ça, c'est le tarif.
03:57Et après, ça sera dégressif avec les abonnements qui sont proposés.
04:00Et Christine, comment les habitants accueillent cette ouverture ?
04:05Alors, ça a été la bataille de l'opinion.
04:08Vous en doutez, Stéphanie, pendant des mois et des mois, avec les opposants et les partisans,
04:13avec les gens qui l'attendaient,
04:14notamment toutes les personnes et les entreprises qui habitent et qui travaillent.
04:19Il y a 50 000 emplois dans le sud Tarn, dans la zone Mazamécastre,
04:22qui attendent cette autoroute avec une entreprise emblématique,
04:26qui sont les laboratoires Pierre-Fabre,
04:28qui sont un des plus gros pourvoyeurs d'emploi de la région,
04:31un des employeurs privés les plus importants, évidemment.
04:34Après, il y a effectivement tous ceux qui disent,
04:36mais quel intérêt, alors qu'on avait une nationale qu'on aurait pu améliorer ?
04:39Et puis après, il y a tous ceux qui sont, effectivement,
04:41pour des questions environnementales, qui disaient,
04:43mais c'est contre-intuitif aujourd'hui,
04:45alors que l'été, on enchaîne les canicules,
04:48de bétonner des terres agricoles.
04:49Il y a 450, effectivement, il y a une empreinte au sol
04:53qui a été assez importante, mais qui a été compensée.
04:55C'était les obligations qui avaient été imposées aux concessionnaires,
04:58avec des renaturalisations, comme on dit.
05:00Mais, effectivement, le dossier environnement contre mobilité
05:04a été largement dominé.
05:06Alors, il faut le savoir que tous les élus locaux,
05:08la présidente de région, les présidents des départements,
05:12les maires des communes,
05:13la plupart des maires des grandes communes concernées
05:15étaient pour ce chantier qu'on appelait de désenclavement.
05:19Maintenant, restera donc une réussite
05:21avec celui de fidéliser, finalement, les habitudes de circulation.
05:25Il y a un appel au boycott qui a été lancé
05:27avec des habitants qui ne veulent pas prendre...
05:30Il a fait un.
05:32Oui, oui, non, mais ça sera l'autoroute qui sera,
05:36on va dire, c'est une autoroute controversée
05:39qui le restera encore quelques temps.
05:40Il le restera.
05:41Et puis, ensuite, on verra les habitudes.
05:44Le trafic camion, c'est celui qui, effectivement,
05:46posait le plus de problèmes.
05:47Lui, en revanche, le trafic professionnel
05:50verra sans doute très rapidement
05:53une utilité à ce tronçon de...
05:56Merci beaucoup.
05:57Merci, Christine Bouillaud, en direct de Toulouse,
06:00avec l'ouverture de cette A69.
06:02Diciment, il y a encore des opposants.
06:05C'est très gaulois, quand même.
06:06On lâche rien, jamais.
06:08Monsieur le candidat,
06:09aidez-nous à faire en sorte
06:10qu'il y ait moins de normes dans ce pays.
06:13Vous savez, je crois que c'est De Gaulle qui disait
06:16un pays avec 450 formes différentes de fromage
06:19est ingouvernable.
06:20Enfin, je veux dire, moi, je l'ai suivi
06:22par le député du Tarn,
06:24et c'est ma région, hein.
06:26Je veux dire, et Carole Delga, elle a raison.
06:28Je peux entendre le côté diversité, écologie.
06:31Vous voyez bien, chez moi, il y a une zone économique
06:34pour construire de l'économie.
06:36On a des gens au chômage,
06:37et il y a une poule canepetière
06:40et qui est sur 2 hectares.
06:42Il reste 1 500.
06:43Et il faut faire 12 hectares pour installer,
06:45donc l'économie ne vient pas.
06:47Donc, à un moment donné, je ne veux pas opposer
06:49économie et écologie,
06:50mais en une situation difficile,
06:52ça suffit les normes.
06:54Tant que votre poule,
06:55ou votre tétard,
06:57ou votre crapaud à poire rose
06:58n'a pas été amené volontairement
07:01sur des futurs chantiers
07:02par des militants écologistes durs
07:05pour dire que précisément,
07:06cette zone ne pouvait pas être aménagée,
07:09ça va encore.
07:09Mais on sait que ces pratiques existent.
07:11J'étais, puisque vous m'interpellez,
07:13j'étais avec les artisans du bâtiment
07:15de mon département qui, la semaine dernière,
07:17faisait une opération escargot
07:1913e trimestre de baisse d'activité.
07:2113e trimestre consécutif de baisse d'activité.
07:23Prenant la parole devant eux,
07:24ainsi qu'ils m'y invitaient,
07:26je leur ai dit, vous savez,
07:27on va vous faire plein de promesses
07:28pendant la campagne électorale.
07:29Trop de bureaucratie,
07:31trop de normes,
07:32trop de contrôles, etc.
07:33Mais dites-vous bien une chose,
07:34si nous n'avions pas, nous,
07:36collectivement, classe politique,
07:38laisser précisément la bureaucratie
07:39prendre le pas sur la démocratie,
07:41si nous n'avions pas laissé
07:42à la tête de nos ministères,
07:43voyant passer les ministres
07:45les uns après les autres,
07:46les majorités ou les absences de majorité
07:48à l'Assemblée les unes après les autres,
07:50des fonctionnaires,
07:51hauts fonctionnaires,
07:52hommes et femmes,
07:52très valables sans doute,
07:54mais qui ont capté le pouvoir
07:55et qui, eux, ont le temps pour eux
07:57pour imposer la norme et le contrôle,
07:59nous n'en serions pas là.
08:00Donc c'est précisément parce que
08:02le politique a lâché sur l'administratif
08:04qu'elle a tombé dans une société
08:05de contrôle et de normes.
08:07Et tant qu'on n'a pas repris le pouvoir
08:09au sein même des ministères,
08:10en me faisant un peu de ménage
08:11à la tête de la haute administration,
08:13alors la norme continuera.
08:14Il y a du boulot,
08:15je vous rappelle que François Bayreau
08:16était supposé nous alléger tout ça.
08:19Il n'a rien fait.
08:21J'ai aussi souvenir de candidats
08:22qui appartiennent plutôt
08:23à ma philosophie politique
08:25qui avaient dit qu'on adopterait
08:27le système américain
08:28du spoil-système
08:29qui consiste à justement
08:31avoir une haute administration
08:32conforme à la majorité démocratique
08:35exprimée par les urnes
08:36et qui ne l'ont jamais fait.
08:37Donc je crois que ce travail
08:37doit être pris aujourd'hui.
08:38Moi, sur ce cas précis,
08:41M. le maire et M. Vignal
08:43qui connaissaient bien
08:44ce département,
08:45je vais me faire l'avocat
08:47des teïtards
08:48et des crapauds à poire rose
08:49avec également des autres.
08:50Ça met du Nord
08:50qui a mis les crapauds
08:51et la boule de cabotier.
08:53J'aime beaucoup les...
08:53La moselle, c'est pas du Nord.
08:55Je suis à leur couleur.
08:56Non, mais plus sérieusement.
08:58Je m'interroge tout de même
08:59sur ce projet.
09:02Si je comprends bien,
09:03grâce à ce tronçon,
09:04on gagne 20 à 25 minutes
09:05de trajet.
09:06On parle d'un trajet
09:07qui coûte entre 8 et 10 euros,
09:09si je ne dis pas de bêtises,
09:11l'allée.
09:11Donc quelque chose
09:12qui revient à 20 euros
09:13aller-retour.
09:13On voit qu'il y a déjà
09:15beaucoup de contestations
09:16finalement sur la mise en place
09:18concrète du projet
09:19puisque des riverains
09:20s'offusquent sur ce prix
09:21à payer pour utiliser
09:23ce tronçon.
09:23Et il y a même des élus,
09:25y compris ceux
09:25qui défendaient le projet
09:27comme le président du département.
09:29Son nom m'échappe,
09:30mais il me semble
09:30que c'est un membre
09:32du Parti Socialiste
09:32qui pèse contre l'État
09:34contre le prix finalement
09:35de cette autoroute
09:37qui va être contre-productif
09:39puisque beaucoup de gens
09:40risquent de contourner
09:41et on le voit
09:42sur beaucoup de routes
09:42partout dans le pays.
09:45Et on verra l'utilité
09:45d'un projet
09:46qui, comme on l'a beaucoup rappelé,
09:48a mis des dizaines d'années
09:50à être concrétisée,
09:51a suscité une colère
09:52de part et d'autre,
09:53des manifestations,
09:54beaucoup de tensions locales
09:56et au niveau national.
09:57Et finalement,
09:58pourquoi faire ?
09:59Tout ça pour ça,
10:00j'ai envie de dire.
10:01C'est des vraies questions
10:02que je me pose.
10:02Je vais vous répondre.
10:03Le nombre de camions
10:04qui passent dans les villages
10:06dont insécurité,
10:08pollution,
10:08c'est la bonne réponse.
10:10Rien que pour ça.
10:11Déjà, on est entre Lyon
10:13et la frontière espagnole.
10:14Deuxième point,
10:15c'est quand même
10:1553 000 personnes
10:16qui travaillent
10:17à le laboratoire
10:18Bière-Fabre.
10:18Je ne veux pas qu'ils partent
10:19chez les Chinois
10:20ou à l'étranger.
10:21Si vous voulez,
10:22la difficulté, en fait,
10:23c'est que trop de démocratie
10:25tue la démocratie.
10:26Et c'est moi qui vous dis ça.
10:27C'est-à-dire qu'à un moment donné,
10:28ça a été validé
10:30par nos États
10:31et à l'arrivée,
10:32il y a toujours un os
10:33ou la poule canopetière
10:35qui empêche
10:36le développement de l'économie.
10:37Et à côté de ça,
10:38regardez les autres pays.
10:39Je veux dire,
10:40la France va finir
10:41à être le club-mède
10:42de l'Europe à force.
10:43C'est bien de vous entendre
10:44sur ces exemples précis
10:45parce qu'on ne connaît pas
10:46forcément bien.
10:47C'est des exemples
10:48qui sont tout à fait audibles.
10:49Ça, c'est un vrai argument quand même.
10:50C'est des exemples
10:51tout à fait audibles
10:51et j'espère pour le pays
10:53et pour l'État
10:54que les effets
10:56de ce projet
10:57s'avèreront rapidement
11:00productifs
11:00parce que sinon,
11:01ce sera malheureusement
11:01donner raison
11:02à tous ces militants écologistes
11:04qui ont tenté
11:05de bloquer le projet
11:05Après, si vous me dites
11:06qu'il y a un peu
11:07de business derrière,
11:08moi, j'ai la parole libre.
11:10Je pense que le laboratoire
11:11Pierre-Effard, par exemple,
11:12à départ,
11:13j'ai pas de soucis avec ça.
11:15Par contre,
11:15s'il me paie des impôts,
11:16ça m'intéressera
11:17pour qu'il y ait une réalité sociale,
11:19il faut une réalité économique.
11:20Bon, messieurs...
11:24Ah, voilà.
11:27Essayez, essayez, essayez.
11:28Je n'ai pas sûr
11:28que ça fonctionne.
11:29Ça peut peut-être marcher.
11:30Bon, allez,
11:31dans quelques instants,
11:31messieurs,
11:32on va parler
11:32de cette mobilisation sociale.
11:35Qu'est-ce que vous en pensez ?
11:36Est-ce que ça va déboucher
11:37sur quelque chose de concret ?
11:39Est-ce que c'est bien
11:39de maintenir la pression
11:40en quelques mois
11:41de la présidentielle ?
11:42Ou est-ce que vous attendez
11:43finalement encore quelque chose
11:44du gouvernement
11:45de Sébastien Lecornu ?
11:46A tout de suite
11:46sur Sud Radio.
11:48Sud Radio.
11:50Sud Radio.
11:51A vous de le dire.
11:52Stéphanie Demuru.
11:53A vous de le dire
11:54avec Gilles Plattré,
11:56Patrick Vignal,
11:57Lucas Planavergne.
11:59Aujourd'hui,
11:59on parle de cette journée
12:00de mobilisation.
12:01C'était réussi,
12:02c'est vrai.
12:03C'est ce que titre
12:03la presse aujourd'hui.
12:04Et puis,
12:04on ne peut pas le contester.
12:07600 000 personnes dans la rue,
12:08fonctionnaires,
12:09lycéens,
12:09retraités,
12:10agriculteurs,
12:10gilets jaunes.
12:11Certainement moins
12:12de salariés du privé
12:13quand même
12:13et encore moins
12:14de commerçants.
12:15Il faut aussi avoir
12:17des pensées
12:18pour les commerçants
12:19dont les centres-villes
12:21sont désertés.
12:22Leur commerce,
12:23ça ne se passe pas bien.
12:24Les hôteliers,
12:25pareil.
12:25Moi, 60%,
12:26je parlais avec un hôtelier
12:27l'autre jour.
12:28On n'en parle pas tellement
12:29de ces gens-là.
12:30Ils souffrent aussi.
12:31En tout cas,
12:32si ça débouche
12:33sur quelque chose,
12:34tant mieux.
12:34Il y a une conférence sociale
12:36à Matignon,
12:37lundi,
12:37pour annoncer quoi ?
12:39Un coup de pouce du SMIC.
12:40C'est vrai que ça concerne
12:412,1 millions de personnes.
12:43Vous autorisez la piscine
12:44ce matin ?
12:45C'est possible.
12:46Moi, c'est ce que je dis.
12:47C'est vrai que c'est bien
12:48de mettre la pression
12:50sur les futurs candidats
12:51à la présidentielle,
12:52n'est-ce pas ?
12:52J'y le plaît très.
12:54Vous êtes sûr
12:55que ça va servir
12:55à quelque chose ?
12:56Je sais que c'est bien
12:57de manifester,
12:58mais j'ai un doute.
12:59Bordeliser le pays,
13:00bloquer,
13:01et puis faire du mal
13:02encore plus à l'économie.
13:03On ne va pas sortir de chèques.
13:04De toute façon,
13:05on n'a plus les moyens.
13:06Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
13:06Vous avez bien résumé.
13:08D'abord, oui,
13:09ça s'est plutôt bien passé.
13:12Je dis bien plutôt,
13:12parce qu'on évoquait tout à l'heure
13:14quand même des moments agressifs,
13:17des moments de confrontation
13:18avec les forces de l'ordre.
13:19Généralement,
13:20plutôt c'est vrai
13:20sur les fins de parcours
13:22avec des éléments
13:23ultra radicalisés
13:24qui sont là
13:25pour en découdre
13:26et qui ont sans doute vu
13:28plus de policiers
13:29mis face à eux
13:31que le 17 octobre,
13:32ce qui a permis
13:32d'éviter des débordements.
13:33Mais en tout cas,
13:34il y avait quand même
13:34cette tentative.
13:35Ça s'est bien passé aussi,
13:36et je le dis,
13:37parce que les syndicats
13:38étaient là.
13:39Oui.
13:40Parce que les syndicats
13:41savent encadrer
13:42des manifestations.
13:43Et ça va encadrer leurs troupes.
13:44Je ne parle pas
13:44du service de sécurité,
13:46même s'il y en a,
13:46mais véritablement,
13:47il y a des modes d'ordre
13:48qui ont été suivis.
13:49Moi, je salue quand même
13:50la responsabilité syndicale.
13:51À un moment donné,
13:51je n'ai pas de soucis
13:52par rapport aux faits syndicales.
13:53J'ai plutôt, je pense,
13:55montré ces dernières années
13:56qu'on pouvait nourrir
13:57avec les syndicats
13:57de très bonnes relations,
13:58de travail,
13:59quand on s'intéressait vraiment
14:00au sort des gens,
14:01en tout cas dans ma collectivité.
14:02Donc, ça a été une réussite
14:04de ce côté-là.
14:05Mais n'oublions pas
14:06que tout mouvement aujourd'hui
14:08est prétexte à des débordements.
14:10Et que vous avez,
14:11en ce moment,
14:12des alliances qui se nouent.
14:14Quand on disait
14:15que tout le monde déteste
14:16son voisin ou s'en méfie,
14:17on voit bien
14:17que la société
14:18est en train d'éclater
14:19et que des conjonctions
14:21terribles
14:21entre des mouvements politiques,
14:23des mouvements de pillage
14:24sont en train de se faire
14:26qui sont prêts demain
14:27parce que, de surcroît,
14:28on a au moins un parti politique
14:30qui jette de l'huile sur le feu
14:31qui s'appelle LFI
14:32à fondre sur le moindre mouvement social
14:35sans emparer,
14:36le détourner
14:37et semer un désordre noir.
14:38On en parlera tout à l'heure,
14:39Gilles Plateret,
14:40de l'extrême gauche,
14:40mais sur déjà les revendications.
14:42Moi, je voudrais vous faire écouter
14:43Agnès Verdier-Moliné,
14:44ce matin,
14:45directrice de l'IFRAP.
14:47Selon elle,
14:48elle a fait ses petits calculs,
14:49elle a sorti sa calculatrice,
14:50Agnès,
14:51ce que demandent les manifestants,
14:52c'est 90 milliards d'euros.
14:54Ce que je leur dis,
14:55c'est que quand je fais l'addition
14:56de tout ce qu'ils demandent,
14:57c'est-à-dire, par exemple,
14:58l'augmentation du point d'indice
14:59de 10% ou de 20%,
15:02ou alors l'idée
15:04de repartir à la retraite
15:06à 60 ans,
15:07c'était dans les revendications
15:09des cortèges,
15:10ou alors l'ensemble
15:12des mesures
15:13qui sont demandées
15:15et qui ont été
15:17énumérées hier.
15:18J'ai fait l'addition,
15:19c'est de l'ordre
15:19de 90 milliards
15:20de dépenses supplémentaires.
15:21On n'a pas l'ombre
15:23du premier milliard.
15:25Le bruitage,
15:26c'était,
15:27devant tant de chiffres.
15:28Non, mais c'est ça le problème.
15:30Si je peux me permettre,
15:32Mme Verdier-Molinier
15:33n'a pas sorti sa calculette,
15:34elle a sorti le tableur Excel
15:35qu'elle ressort
15:36tous les 4 matins
15:38pour expliquer
15:38qu'on n'a pas d'argent.
15:39Ah, c'est une amie à vous.
15:41Non, mais c'est...
15:41Non, mais parce que la vérité,
15:43c'est qu'il y a un espace
15:45entre les lobbyistes
15:47ultra-libéraux
15:48comme Agnès Verde-Molinier
15:49et les manifestants
15:50d'ultra-gauche,
15:51ultra-radicalisés.
15:51Il y a un espace
15:52entre tout ça.
15:53Pour parler des revendications...
15:53Je vous rappelle
15:54qu'on a 3 600 milliards
15:56de dettes quand même.
15:57Et ça, c'est une réalité.
15:58Et puis on va la piller
15:59à un moment donné.
16:00Vous aussi,
16:01la piller de gens.
16:01La vie chère
16:02et l'incapacité
16:03d'une grande partie
16:05de la population
16:05à se nourrir décemment,
16:07à pouvoir avoir de l'essence
16:08pour aller au travail
16:09est aussi une réalité.
16:09Non, mais ce n'est pas le sujet.
16:11C'est qu'il faut réformer
16:12en profondeur.
16:12Alors, on parlait
16:13des revendications.
16:14Il y a un petit discours
16:15qui s'est installé
16:16depuis les émeutes
16:16qui consiste,
16:17notamment concernant
16:18les lycéens,
16:18parce que c'est quand même
16:19de là que tout part,
16:20qui consistait à dire
16:21que oui,
16:22bon, il y a eu la casse
16:23mais les revendications
16:24sont légitimes.
16:24Alors, pardonnez-moi,
16:26moi j'ai fini mes études
16:27il n'y a pas si longtemps.
16:27Les revendications
16:28des lycéens,
16:29elles sont lunaires.
16:31Lunaires.
16:31Pour la plupart,
16:32à part la question
16:34de la vétusté des bâtiments
16:35qui est un vrai sujet
16:36et évidemment,
16:37on ne peut pas laisser
16:37des établissements scolaires
16:39avec des cafards
16:40et des trous dans les murs,
16:42évidemment.
16:43Mais le reste,
16:43les emplois du temps,
16:44la suppression de parcours sup,
16:46la fin de la sélection,
16:47mais tout ça,
16:48c'est absolument lunaire.
16:49Et moi,
16:49quand j'entends des phrases
16:50aussi dingues
16:51que le ministre
16:52de l'Éducation nationale
16:53et de l'Enseignement supérieur
16:54reçoit
16:54les organisations syndicales,
16:56excusez-moi,
16:57on parle de responsables politiques,
16:59de pères de famille
17:00qui reçoivent des jeunes
17:01de 15 ans
17:02qui n'ont rien fait de leur vie,
17:03qui vont leur expliquer
17:04comment doit fonctionner le pays.
17:05Si c'est un jeune
17:06qui doit le dire,
17:06écoutez,
17:07moi j'en profite pour le dire.
17:09Maintenant,
17:09le problème de cette manifestation,
17:11c'est que c'est un gloubi-boulga,
17:12on ne comprend plus rien,
17:13il y a tout le monde
17:14qui est mélangé,
17:15on ne sait plus
17:15quelles sont les rendications.
17:17Je vous redonne la parole,
17:17mais c'est vrai
17:18que c'est une des grandes questions,
17:19vous avez raison,
17:20qu'ont en commun finalement
17:21les fonctionnaires,
17:22les salariés du privé,
17:26en commun,
17:26c'est la difficulté de vivre,
17:28mais quelle réponse commune ?
17:29C'est ça la question.
17:30Alors on va prendre Loïc
17:31qui nous appelle de Toulouse.
17:32Bonjour Loïc.
17:33Bonjour.
17:34Bonjour.
17:36Qu'est-ce que vous souhaitiez
17:37nous dire sur ces manifestations ?
17:38Vous trouvez que c'est une bonne chose ?
17:39Est-ce qu'on va obtenir quelque chose
17:41sans encore sortir le chéquier ?
17:44Alors, de toute façon,
17:46sortir le chéquier aujourd'hui
17:47quand il n'y a plus d'argent,
17:49je veux dire,
17:49on peut le sortir,
17:50ça fera un chèque en blanc,
17:52un de plus,
17:52et ça ne changera pas la problématique.
17:54Donc, je suis d'accord
17:56avec le dernier intervenant.
17:57Il y a un moment,
17:58recevoir des gamins de 15 ans
18:00nous expliquer
18:01que leurs lycées sont dégueulasses
18:03et qu'il n'y a plus rien
18:03qui fonctionne.
18:04Hier, ils ont quand même
18:05foutu le feu
18:06juste à côté de Toulouse
18:07à un lycée
18:08qui n'a même pas 10 ans.
18:11Moi, j'habite Tournefeuille,
18:12il y avait un lycée
18:13qui était là depuis 40 ans
18:14et il y en a un deuxième
18:15qui a ouvert il y a 10-15 ans.
18:16Il est quasiment neuf.
18:18Ils ont foutu le feu,
18:18ces abrutis.
18:20Excusez-moi le terme.
18:21Je crois que vous pouvez le dire.
18:24Maintenant, il faut être très clair.
18:27Ça fait 10 ans
18:28qu'on est sous un régime politique
18:30macroniste.
18:31On nous a ressorti
18:341 500 milliards de dettes supplémentaires
18:36sur notre budget de fonctionnement global.
18:38On est en train de faire
18:39des mesurettes
18:39et de boucler des trous partout
18:40où on peut
18:41en refusant systématiquement
18:44les débats de fonds
18:45à savoir
18:46comment la France dépense son argent,
18:48l'argent qu'elle récupère
18:49tous les ans grâce aux impôts.
18:50Donc, effectivement,
18:52on conçoit très clair.
18:54La vie est devenue difficile.
18:56Mais la vie est devenue difficile.
18:57Pourquoi ?
18:58Moi, mon salaire,
18:59sur les 12 dernières années,
19:00j'ai pris 5 % d'augmentation
19:01sur les 12 dernières années.
19:035 % sur 12 ans.
19:03Moins que l'inflation, oui.
19:05On est dans un système
19:06un peu bâtard.
19:07Je travaille dans une chambre
19:08consulaire.
19:09Donc, c'est l'État
19:10qui décide
19:11de notre non-augmentation
19:12parce que c'est le cas
19:13depuis 12 ans.
19:14Et c'est l'État
19:15qui, dans le même temps,
19:16lâche pour les fonctionnaires,
19:17lâche pour ceci,
19:18lâche pour cela.
19:20Bon, donc,
19:20et moi, il est très clair.
19:21Aujourd'hui,
19:22on est le 5 du mois.
19:24Il me reste 350 euros
19:25pour finir le mois.
19:26Tout ce qui était
19:27très lèvement obligatoire
19:28est parti.
19:29J'ai 350 euros
19:30pour finir le mois,
19:32payer mon essence
19:33pour aller bosser
19:33et bouffer.
19:34Et Loïc,
19:35qu'est-ce que vous aimeriez, vous ?
19:36Si vous deviez
19:38demander quelque chose
19:39au gouvernement,
19:40ce serait quoi ?
19:41Il y a un moment,
19:42je vais être très franc,
19:43vous êtes dans une boîte privée,
19:45vous êtes médiocre,
19:46vous dégagez.
19:48Moi, la seule chose,
19:49le seul intérêt
19:50que je vois
19:50des revendications
19:51aujourd'hui,
19:52parce que je suis d'accord,
19:53c'est un globulbulga
19:54de revendications,
19:55c'est qu'il y a un moment
19:56ou un autre,
19:56vous avez été mauvais
19:58et je me retiens
19:59parce que j'ai des mots
19:59beaucoup plus grossiers
20:00que ça en tête,
20:01vous dégagez,
20:02vous filez votre dème
20:03et on organise
20:04les élections tout au coup de lui.
20:06Ah oui,
20:06c'est une vraie question,
20:07pas de vignale,
20:08c'est une vraie question
20:09que je posais d'ailleurs
20:10dans mon sommaire.
20:11Est-ce qu'on n'aurait pas intérêt
20:13à avancer la présidentielle ?
20:14Déjà,
20:15on fait un état des lieux.
20:16On a une crise lycéenne,
20:17on a une crise des syndicats
20:19qui est structurée
20:19quand on fait des manifestations,
20:20on a les gilets jaunes
20:22qui vont débarquer ce week-end,
20:24on a l'extrême droite
20:25et l'extrême gauche
20:26chez moi,
20:26il y a eu des bagarres
20:27entre l'extrême gauche
20:28et l'extrême droite,
20:29mais regardez pour les lycéens.
20:31Les lycéens,
20:32c'est très simple,
20:32la gauche est responsable,
20:34ce n'est pas que la Macronie.
20:35On a donné à nos gamins
20:37la possibilité
20:38à 90%
20:39d'avoir le bac,
20:40et tous ces gamins,
20:4263%,
20:42rentrent à l'université.
20:44On a dit qu'il fallait
20:45rajouter des enseignants.
20:47Stéphanie,
20:48en 2035,
20:49il y aura 2 millions
20:50de moins d'élèves.
20:51L'enseignant aujourd'hui,
20:53je voudrais répondre
20:53à ce monsieur qu'on embauche,
20:55dans 9 ans,
20:56on va y dire,
20:56il n'y a plus d'élèves.
20:57Le vrai débat,
20:58monsieur le candidat,
20:59c'est qu'en fait,
21:00on ne se projette pas
21:01dans l'avenir à long terme.
21:02On est toujours
21:03dans l'émotion
21:04à des coups de boutoir.
21:06Et le dernier point,
21:07Stéphanie,
21:07je suis désolée,
21:08il y a l'urgent
21:08et l'important.
21:09Et ce que disait Loïc,
21:11dans l'urgent,
21:11il faut faire quelque chose
21:12pour ces gens.
21:13Parce que de toute façon,
21:14ça continuera la rue.
21:15Et la rue,
21:16c'est les hôtels
21:17qui ne travaillent pas,
21:17c'est la tour Eiffel
21:18qui est fermée,
21:19c'est les magasins
21:20de chez moi.
21:21justement,
21:21mais l'urgence,
21:22c'est toujours sortir le chéquier
21:23parce que là,
21:24ce qu'il faut,
21:24c'est une réforme
21:25en totale confondeur.
21:26Il faut baisser les charges sociales,
21:28rapprocher le net du brut
21:29et vous savez
21:29que ça ne se fait pas comme ça.
21:30On a un candidat
21:30à la présidentielle.
21:31Vous savez moi
21:32ce qui m'intéresse ?
21:33C'est la première fois
21:35qu'à six mois des élections,
21:36on a une rue en colère
21:37qui ne veut pas
21:38retrouver le chemin des urnes.
21:40C'est eux demain
21:40qui vont nous faire rêver
21:42de l'espoir,
21:43de l'envie.
21:43J'en ai marre,
21:44j'en ai de dire
21:45que la France est pauvre,
21:46ça suffit.
21:47Et quant aux lycéens,
21:48je suis désolé,
21:49parcours sup,
21:50on va l'améliorer.
21:51Mais moi,
21:51avant,
21:52on allait faire la queue
21:53à 4h du matin,
21:54les parents
21:54pour se trient sans gamin.
21:55Donc à un moment donné,
21:56c'est bon,
21:56ça suffit.
21:57On s'en souvient
22:01300,
22:02300,
22:02vous avez raison,
22:03c'est vrai que l'espoir,
22:05il en faut.
22:05Et il y a beaucoup de Français
22:06d'ailleurs qui demandent
22:07une primaire aussi
22:09du centre.
22:10Je vois les sourires
22:11s'afficher.
22:12Et bah oui,
22:13parce qu'ils aimeraient bien
22:14avoir quelqu'un
22:14qui incarne autre chose,
22:15peut-être que l'ERN
22:17ou LFI.
22:19A tout de suite
22:19sur Sud Radio.
22:2110h midi,
22:22Sud Radio,
22:23à vous de le dire,
22:24Stéphanie Demiru.
22:26À vous de le dire
22:26sur Sud Radio
22:27en compagnie de Gilles Plâtré,
22:29Patrick Vignal,
22:30Lucas,
22:30Plâne Avergne,
22:32on parle de cette journée
22:33de mobilisation,
22:34qu'est-ce qu'on fait,
22:35quelles sont les solutions ?
22:36Alors là,
22:36on a des hommes actifs,
22:38Gilles Plâtré,
22:39maire de Châlons,
22:40mais surtout candidat
22:40à la prise en dossier
22:41et Patrick Vignal.
22:43Vous,
22:43vous avez publié
22:44un communiqué,
22:45un appel même,
22:46prenez votre place,
22:47reprenez la parole.
22:49C'est ça la question.
22:51Aujourd'hui,
22:52c'est une réforme
22:53en profondeur
22:54qu'il faut pour vraiment
22:54changer le système.
22:55Parce que je regardais,
22:56c'est vrai,
22:57hier le salaire brut
22:58par rapport aux autres pays,
22:59mais c'est sûr
23:00qu'on est aux fraises,
23:01les Français.
23:01On est bien en deçà
23:03des Allemands
23:03et alors les États-Unis
23:04n'en parlons pas.
23:05Mais qu'est-ce qu'on fait ?
23:07C'est une réforme
23:09au long cours.
23:10La priorité,
23:10me semble-t-il,
23:10parce que comme on est
23:11face à une multiplication
23:12d'urgence,
23:13de tous côtés,
23:14regardez notre émission
23:15ce matin,
23:16regardez l'actualité
23:17d'une façon générale,
23:18on ne fait qu'aborder
23:19et être confronté
23:20à des urgences.
23:21il me semble
23:21que la plus grande
23:22des urgences,
23:23c'est déjà
23:23d'éviter
23:24la crise financière.
23:26Parce que si nous étions
23:27vraiment,
23:27si notre dette
23:28était vraiment attaquée,
23:29alors là,
23:29on ne serait plus
23:30en train de négocier
23:31une rallonge
23:32estimée
23:33par tableur Excel
23:34ou par calculette
23:35à quelques dizaines
23:36de milliards d'euros.
23:37Ce serait des centaines
23:38de milliards d'euros
23:39qu'il faudrait peut-être
23:39trouver sur
23:41ce que nous gagnons déjà,
23:42ce que les Français
23:43touchent dans leur retraite
23:44en particulier
23:44pour essayer
23:45d'éviter la catastrophe.
23:47Or,
23:47nous sommes à la porte
23:48de la catastrophe.
23:49Ce n'est pas une façon
23:50pour moi
23:50de balayer les revendications
23:51parce que je peux vous dire
23:52comme maire cette fois-ci,
23:53comme élu local,
23:54on n'est quand même
23:55pas mal placé
23:55pour savoir
23:56ce qui se passe
23:56sur le terrain
23:57que objectivement,
23:58et c'est pour ça
23:58que je vous rejoins
23:59complètement,
24:00des difficultés sociales
24:01sont en train
24:01de grandir.
24:02On a tous mis,
24:03on a essayé en tout cas
24:04dans nos communes
24:05de mettre en place
24:05dans nos CCAS,
24:07dans nos centres communaux
24:07d'action sociale,
24:08des aides pour servir
24:10de dernier filet de sécurité
24:11à des gens qui,
24:12comme celui qui nous a parlé
24:13tout à l'heure,
24:14n'arrivent plus
24:14à la fin du mois
24:15à acheter le nécessaire.
24:17Je ne parle pas
24:17du superflu,
24:18je vous parle de simplement
24:19comme il le disait,
24:20à manger,
24:21à manger.
24:22Mais qu'est-ce qu'on peut faire ?
24:23Alors je vous le dis simplement,
24:24on voit aujourd'hui
24:25face à ces publics
24:26que nous recevons
24:27qu'il y a une augmentation
24:29vertigineuse,
24:30vertigineuse
24:31du nombre de demandeurs,
24:32donc vertigineuse
24:33du nombre de familles
24:34qui n'arrivent plus
24:35à acheter le nécessaire.
24:36Donc ça c'est une réalité,
24:37donc je ne balaye pas du tout
24:38ce que les syndicats
24:39ont défendu hier
24:40et qui me paraît
24:41d'ailleurs légitime.
24:42Le seul problème,
24:43c'est les urgences
24:44à traiter.
24:45Et la priorité,
24:46c'est d'éviter
24:47que parce que
24:48notre modèle
24:49a vécu trop longtemps
24:50sur la dette,
24:51on arrive à un effondrement
24:53et on y est.
24:54Le cas de la Grèce
24:55est à nos portes.
24:56Je ne fais pas
24:57de catastrophistes
24:58en disant ça.
24:58On a dépassé les 5%
25:00sur les obligations
25:01à 10 ans.
25:01On est aujourd'hui
25:02dans un taux
25:03qui s'écarte dangereusement
25:04du taux de référence
25:05d'emprunt de l'Allemagne.
25:06On est aujourd'hui
25:07sur des marchés
25:08dont les bons investisseurs
25:09s'éloignent de nous
25:10et on est dans la main
25:11de plus en plus
25:12des spéculateurs
25:13qui achètent de la dette
25:14pour peut-être
25:15la revendre
25:15tout d'un coup demain.
25:16Donc si jamais
25:16cela arrivait,
25:17je ne souhaite évidemment pas,
25:18je dis simplement
25:19que la priorité,
25:19c'est déjà d'éviter
25:20que cela arrive
25:21parce que si cela arrive,
25:22alors là,
25:22on ne sera plus
25:23sur ce mode de caissière
25:24mais sur des choses
25:24absolument catastrophiques
25:26pour nos concitoyens.
25:27une réponse politique ?
25:29Et c'est le vrai débat.
25:30C'est pour ça que...
25:31Il en faut une,
25:31mais le problème,
25:32c'est que...
25:32Mais je vais vous dire,
25:33dans la réflexion
25:33que nous menons
25:34avec l'équipe de Gabriel Attal,
25:36quand je dis aux Français
25:37prenez votre place,
25:38reprenez la parole,
25:39le débat est très simple.
25:40Aujourd'hui,
25:41dans l'instant,
25:41monsieur le candidat,
25:42voyez bien que les Français
25:43sont en colère,
25:44ils sont dans la rue,
25:45pour l'instant,
25:45ils ont du mal
25:46à avoir envie
25:47de retrouver le chemin
25:47des urnes.
25:48C'est le premier point.
25:49Deuxième point...
25:50Oui, mais ils y ont Stéphanie,
25:52mais le vrai débat,
25:53c'est la Macronie.
25:54Dans six mois,
25:55Emmanuel Macron
25:56ne sera plus
25:57le président de la République.
25:58J'ai en face de moi
25:59un élu local,
25:59moi j'assume mes propos.
26:01Emmanuel Macron,
26:02quand il a gagné en 2017,
26:04il a mis en place
26:04une histoire d'amour
26:05avec les Françaises
26:06et les Français,
26:07et il avait compris
26:08que les normes
26:09font en sorte
26:10que vous ne pouvez pas
26:10changer ce pays.
26:11Soit que ça ne marche pas
26:13comme ça en France,
26:14soit que le maire
26:14que j'ai en face de moi,
26:15les syndicats,
26:16les corps intermédiaires
26:17sont des amortisseurs.
26:19On avait un président
26:20qui était un entrepreneur politique.
26:22Mais moi Stéphanie,
26:23je ne vais pas regarder
26:23dans le rétroviseur,
26:24moi qu'est-ce que je vois
26:25dans la parole politique
26:27aujourd'hui ?
26:28On a des candidats
26:29que vous vouliez ou pas,
26:30que ce soit Marine Le Pen
26:31ou Jean-Louis Mélenchon,
26:33ils sont à l'ordre de marche,
26:34ils ont un programme
26:35qu'on n'aime pas
26:35et ils sont prêts
26:36à être les...
26:37Après, qu'est-ce qu'on a ?
26:38Que des primaires sauvages,
26:39monsieur le candidat.
26:40Vous voyez bien,
26:41on va être clair,
26:42nous le bloc central,
26:43on a plusieurs candidats.
26:44Chez l'LR,
26:45il y a plusieurs candidats.
26:46Chez LFI,
26:47je ne sais pas donc,
26:48chez l'EPS,
26:48vous avez vu,
26:49on a Raphaël Guzman,
26:50on a François Hollande
26:51qui est en embuscade.
26:53Chez Les Verts,
26:53on a une partie
26:54qui veut aller avec LFI.
26:56Il y a un vrai problème.
26:57C'est pour ça que nous...
26:58Vous avez vu, là,
26:59Emmanuel Macron
26:59qui se mêle,
27:00peut-être de ce qu'il ne regarde pas,
27:01parce que je crois
27:01que les Français
27:02n'ont pas forcément envie
27:03d'avoir son avis,
27:05qui s'invite dans la présidentielle.
27:06Il veut rassembler tout le monde.
27:08De Raphaël Glucksmann
27:09à David Lissnard
27:10pour éviter un duel
27:11Mélenchon-Le Pen.
27:12Bon, c'est un peu
27:12le retour du fameux...
27:13Oui, mais attendez,
27:14non, non.
27:15Moi, je ne vous cache pas,
27:15j'ai envoyé ma tribune hier
27:16au président de la République.
27:18Moi, il ne m'a pas répondu,
27:18mais ça, c'est normal.
27:19Moi, j'ai envie d'interroger...
27:20Ah, mais Françoise Degoy
27:21a plus de chance que vous.
27:22Oui, j'ai envie d'interroger
27:23le candidat en face de moi.
27:25Stéphanie,
27:25si on ne construit pas
27:26de passerelles,
27:27si on n'est pas capable
27:28d'avoir un contrat...
27:29avec Raphaël Glucksmann
27:30à David Lissnard,
27:31à la primaire ?
27:32C'est vrai que la Macronie
27:33sont d'accord sur tout l'âge.
27:34Mais non, mais moi,
27:35je suis d'accord
27:35et personne aujourd'hui.
27:37Qu'est-ce qu'ils ont en commun,
27:38Raphaël Glucksmann
27:39et David Lissnard ?
27:39Mais madame, vous voulez quoi ?
27:40Vous voulez la Nouvelle France
27:42ou la France-Rence ?
27:44Oui, enfin, attendez,
27:44Gabriel Assal,
27:45votre candidat,
27:46il était un petit peu au pouvoir,
27:47quand même, je vous rappelle.
27:48Alors moi,
27:48Patrick Mignac.
27:49Non, mais attendez,
27:49moi, je vais vous dire,
27:50mon problème,
27:50ce n'est pas le rétroviseur.
27:52Mon problème,
27:52c'est qu'est-ce qu'on peut
27:53construire ensemble,
27:54que vous vouliez ou pas.
27:54Vous savez,
27:55j'ai un député de chez moi
27:56qui dit
27:57jamais je ne mettrai un trappe
27:58pour l'affaire Gullmann
27:59parce qu'il veut régulariser
28:01300 000 sans-papiers.
28:02Mais ce n'est pas à nous
28:03de décider.
28:04C'est au monde économique,
28:05c'est aux bâtiments,
28:06c'est aux EHPAD,
28:07parce qu'ils ont besoin
28:07de l'immigration.
28:09Ah oui, mais bon.
28:09La régularisation
28:10est dans la main du politique.
28:12Le besoin économique
28:13appartient à l'entreprise.
28:14Mais la régularisation
28:15est précise.
28:16Non, mais je veux juste
28:16vous préciser.
28:17Non, mais monsieur le candidat,
28:18je vais vous dire le problème.
28:19Aujourd'hui,
28:20les candidats,
28:20ils sont dans leur couloir.
28:22Moi, je ne vais pas vous dire
28:22aujourd'hui qu'il faut réfléchir
28:24à un contrat de cohabitation.
28:26Vous avez envie,
28:26vous pensez
28:27que vous pouvez gagner,
28:28tant mieux.
28:28Mais quand on va arriver
28:29au mois de janvier
28:30et qu'on va sacraliser les choses.
28:32Puis le deuxième point,
28:33chaque fois,
28:34c'est le politique qui dit
28:35je veux dire que c'est ce débat.
28:36On ne peut pas demander
28:37aux Français ce qu'ils veulent,
28:38le logement,
28:39les mamans solos,
28:40tout ça.
28:41Moi, j'ai envie
28:41que les Français s'expriment
28:43et que vous soyez capables
28:44de répondre.
28:44Et vous savez pourquoi
28:45il faut que vous entendiez ?
28:46Parce que ce pays a changé.
28:48Il y a une tripartition
28:49de la vie politique.
28:50Si demain, vous,
28:51vous êtes président de la République,
28:53que vous avez fait un projet
28:54avec les Français,
28:55quand vous arriverez
28:56à cette couscoussière
28:57qu'est l'Assemblée nationale,
28:58vous ne pourrez pas
28:59faire votre programme.
29:00Donc ça veut dire
29:01que dans les 100 jours,
29:02monsieur le candidat,
29:04vous devez faire
29:04des accords intelligents.
29:06Et puis surtout,
29:07arrêtons.
29:08Quelle erreur que j'ai fait
29:08de ne pas voter
29:09le cumul des mandats ?
29:10Vous avez vu ce qu'on a
29:11à l'Assemblée ?
29:12Moi, je veux des gens
29:13qui savent de quoi ils parlent.
29:14Je veux des élus
29:14qui savent ce que c'est un budget.
29:15Comment parler à l'opposition ?
29:17C'est tout qu'il faut
29:18remettre à plat.
29:18La réponse de Gilles Plattray,
29:20le candidat à la présidentielle.
29:22Je ne sais pas si j'ai la réponse absolue.
29:23Mais je félicite en tout cas
29:24à Patrick Vignal
29:25de proposer quelque chose
29:27qui parte en réalité du terrain.
29:29Parce que si je comprends bien,
29:30ce que vous voulez,
29:31c'est précisément
29:32que les Français se prononcent
29:33sur leurs préoccupations majeures.
29:34Qu'ils prennent leurs actes
29:35et la parole.
29:35On est bien d'accord.
29:36Donc ça, il me semble
29:37que la démarche est bonne.
29:38Quant à la primaire,
29:39permettez-moi de vous dire
29:40qu'il faut pour qu'elle réussisse
29:41qu'elle soit crédible.
29:45Alors je sais que vous défendez Corzéam.
29:48Ce n'est pas crédible
29:48Raphaël Guzman à Addisnard
29:49comme le proposait Emmanuel Macron ?
29:51C'est apparemment
29:52ce que certains penseraient.
29:53Là, je pense plus que...
29:55C'est un peu différent, moi.
29:56J'ai cru comprendre
29:57que c'était un peu différent
29:58et qu'on repartait d'abord du programme
30:00avant de parler des idées.
30:01Sauf que...
30:01Avant de parler des personnalités.
30:03Sauf que je tiens
30:03à vous dire la chose suivante.
30:05Je crois que la classe politique,
30:06dans son ensemble,
30:07a failli depuis des années et des années.
30:09Et j'en tiens,
30:11vieux gaulliste que je suis,
30:12pour responsable
30:13les partis politiques
30:14dans leur fonctionnement.
30:15Je crois que les partis politiques
30:16aujourd'hui sont grandement responsables
30:18d'avoir abandonné
30:19ce qu'était l'État régénéral
30:20pour défendre leurs intérêts
30:21de chapelle,
30:22leur présente,
30:23leur place au Parlement.
30:25Oui, sauf que tout le monde est d'accord.
30:26Mais nous repartons aujourd'hui
30:28sur une course aux partis politiques.
30:29Il est temps peut-être
30:30que des personnalités émergent
30:32qui ne dépendent pas
30:33des partis politiques
30:33et dont les mots d'ordre
30:35viennent sans doute plus,
30:36comme vous le dites,
30:36du peuple français
30:37que des chapelles parisiennes.
30:39Bonjour Cédric.
30:40Vous nous appelez Bézier.
30:41Bonjour Céphanie.
30:43Bonjour à tous vos invités.
30:46J'ai pris le téléphone
30:47alors j'étais en train de préparer
30:48un petit salé aux lentilles.
30:49Ah, c'est bien ça.
30:50Vous nous donnez un
30:51à quel moment c'est le meilleur.
30:53Voilà.
30:53Et j'entends M. Vignal
30:55qui se gargarise
30:57de ce qui s'est passé
30:59ces dernières années.
31:01Il faisait quand même partie
31:02de La République En Marche.
31:04Donc aujourd'hui,
31:04on ne peut pas entendre,
31:06je ne peux pas entendre
31:07ce qu'il est en train de dire
31:08et en train de défendre.
31:10Je suis désolé.
31:11On a eu un M. Attal
31:12qui a été Premier ministre
31:13qui n'a rien fait.
31:15Il a été ministre
31:16de l'Éducation nationale.
31:17Il n'a rien fait.
31:19Et là, aujourd'hui,
31:19il se présente aux présidentielles
31:21et il ne fera rien.
31:22Donc aujourd'hui,
31:23moi je dis,
31:24laissez le peuple
31:25se débrouiller,
31:26laissez le Rassemblement National
31:28faire ce qu'il a à faire,
31:29les autres faire ce qu'ils ont à faire,
31:31mais ne crachez pas
31:32dans la soupe
31:32parce que quand ça va arriver
31:35sur la table,
31:35vous allez être obligés
31:36d'en manger
31:37et vous ne pourrez pas
31:37faire autrement.
31:38Donc moi, je dis aujourd'hui,
31:40on vit avec
31:4376% de notre salaire
31:45qui est ponctionné
31:46par l'État
31:47grâce à Macron,
31:48grâce à M. Hollande,
31:50grâce à M. Sarkozy
31:51un petit peu moins
31:51parce qu'on avait
31:53le travaillé plus
31:55pour gagner plus,
31:56mais qui a été retiré
31:57par M. Hollande.
31:58Donc aujourd'hui,
31:59je dis stop,
32:00il faut arrêter
32:01le socialisme,
32:02il faut arrêter
32:02La République En Marche,
32:04il faut arrêter
32:04tous ces trucs
32:04qui ne servent à rien,
32:06ça se gargarise,
32:07ça fait beaucoup
32:08de blabla,
32:09ça saute dans les flaques
32:10et ça se plaint
32:11après qu'en fait
32:12on est claboussé.
32:13Donc je pense
32:14qu'aujourd'hui,
32:14on a besoin
32:15de véritables choses,
32:17un réel changement,
32:18on a essayé
32:19La République En Marche
32:20ou Ensemble
32:20ou je ne sais pas combien,
32:21ils ont changé trois fois
32:22de nom,
32:23d'ailleurs déjà,
32:23ça s'approuve déjà
32:24beaucoup de choses,
32:25après on a essayé
32:26la droite,
32:27on a essayé la gauche,
32:28moi je vous dis sincèrement,
32:30c'est avec beaucoup de Français
32:31qui mangent du salé aux lentilles
32:32et on va voter
32:33pour que ça change réellement.
32:35voilà ce qu'il faut aujourd'hui.
32:36Je ne sais pas si j'étais
32:38conscrit dans ce que j'ai dit,
32:39mais voilà,
32:40je trouve que maintenant
32:41on a besoin de changer.
32:42Vous avez été très clair
32:42et merci pour votre coup de gueule
32:44et bon appétit
32:46pour le petit salé aux lentilles,
32:48ça nous a donné faim.
32:49On fera répondre
32:50Patrick Vignal,
32:51donc vous pourrez
32:53continuer à écouter
32:53Sud Radio
32:54en dégustant
32:54votre déjeuner,
32:56mon cher Cédric.
32:58On se retrouve
32:59dans quelques instants.
33:01Sud Radio
33:04A vous de le dire,
33:06Stéphanie Demurus.
33:06A vous de le dire,
33:07dernière partie
33:08avec Gilles Plâtré,
33:09Patrick Vignal
33:10et Lucas Planaverne.
33:12Il y a quelques instants,
33:13on a entendu un auditeur,
33:15Cédric de Bézir,
33:15il faisait un peu
33:16secouer le cocotier quand même.
33:17Non mais écoutez,
33:18moi je parte.
33:19C'est dur de soutenir quand même.
33:21Non mais non,
33:21c'est pas dur de soutenir.
33:22Écoutez,
33:22moi je vais être clair,
33:24moi j'étais au Parti Socialiste,
33:25Emmanuel Macron,
33:26il m'a fait rêver,
33:27il est arrivé en me disant,
33:28on va arrêter,
33:28on va arrêter,
33:30c'est énorme,
33:30on va aller parler aux français,
33:32ça marche pas,
33:32voilà,
33:33c'est un constat.
33:34Ça marche pas à cause
33:34de Emmanuel Macron
33:35ou à cause de la France
33:36qui n'est pas reformable ?
33:37Parce que la vie politique
33:38n'est pas structurée comme ça.
33:39Mais moi j'ai envie de dire à Cédric,
33:41c'est pas le problème
33:41d'Emmanuel Macron,
33:43qui aujourd'hui
33:43peut redresser la France ?
33:45C'est pas le problème
33:46d'Emmanuel Macron ?
33:47Mais non,
33:47parce qu'il s'en va
33:47dans six mois Stéphanie,
33:49moi je ne rorde pas
33:49le rétroviseur,
33:50moi j'ai un candidat.
33:58On peut penser à l'avenir
33:59en regardant objectivement
34:00ce qui a été mal fait quand même.
34:01Cher monsieur,
34:02je vais vous dire,
34:03le bilan c'est 20%,
34:04le projet c'est 80%.
34:05J'ai pas de soucis,
34:07Emmanuel Macron,
34:07depuis la dissolution,
34:09il a tué son pays,
34:10je ne vais pas vous dire mieux,
34:11je n'ai pas de soucis avec ça,
34:12avec la tripartition,
34:13voilà,
34:13je veux dire,
34:14c'est pas un problème,
34:14et ça avait commencé avant,
34:15c'est 40 ans de lâcheté,
34:1740 ans de déni,
34:18Stéphanie,
34:18je pourrais parler
34:19de la réforme des retraites,
34:21480 milliards,
34:22j'ai été celui
34:23qui s'est opposé au départ
34:24à la réforme des retraites,
34:25parce que j'avais dit au Président,
34:27si tu n'embarques pas
34:28Laurent Berger,
34:28la CFDT,
34:29tu n'y arriveras pas,
34:30deux ans après,
34:30on l'a abandonné,
34:31il y en a marre de craquer,
34:33d'abandonner,
34:33moi ce qui m'intéresse,
34:34c'est quel homme et femme
34:36peut porter un projet
34:38des Français,
34:39mais avec la tripartition,
34:40Stéphanie,
34:41de Raphaël Glucksmann
34:41à David Lissner,
34:42Lucas,
34:43mais elle viendra,
34:44c'est obligé,
34:44c'est ce que apparemment
34:45les Français appellent
34:46en tout cas de leur veuille
34:47un sondage ce matin
34:49dans le Figaro,
34:50qui révèle,
34:55et d'ailleurs les partisans
34:56et les militants
34:57d'Edouard Philippe aussi
34:58qui lui n'en veut pas,
34:58Lucas.
34:59Alors moi je ne suis pas candidat,
35:01je ne suis qu'observateur,
35:02je ne suis qu'électeur
35:03comme tous les Français,
35:04donc je regarde ça
35:04d'un peu plus loin,
35:06je prendrai avec beaucoup
35:07de pincettes les résultats
35:07de ce sondage que vous évoquez,
35:10parce que...
35:10Non mais il cherche un nom quoi.
35:12Déjà sur le cas
35:13de cette primaire,
35:14Patrick,
35:15honnêtement,
35:15je ne vois pas
35:16au nom de quoi
35:17quelqu'un comme David Lissner,
35:18quelqu'un comme Raphaël Glucksmann
35:19va aller se jeter
35:20dans une primaire
35:21avec des opposants
35:23qui ont tous
35:23gouverné
35:24avec Emmanuel Macron
35:25pour certains
35:26depuis la première heure,
35:27pour d'autres
35:27comme Bruno Retailleau,
35:28même s'il est parti
35:30avec Fracas,
35:31il a tout de même
35:31contribué
35:32à mettre en oeuvre
35:33la politique d'Emmanuel Macron,
35:34donc évidemment
35:35que dans un contexte
35:36de rejet massif
35:37du président de la République,
35:39ça leur sera rappelé,
35:40je ne vois pas pourquoi
35:40David Lissner,
35:41Raphaël Glucksmann
35:41irait se mélanger à cela,
35:43surtout ce que j'observe
35:44également,
35:45c'est que finalement
35:47le gros de la campagne
35:48n'est même pas encore arrivé,
35:49que l'extrême centre
35:51tente déjà
35:51de nous jouer le coup
35:53du tripartisme
35:54et de nous dire
35:55attention,
35:56l'extrême LFI
35:57d'un côté
35:58ou l'extrême
35:59Rassemblement national
36:00de l'autre
36:00va gagner,
36:01donc il faut tous
36:01qu'on s'allie
36:02quitte à ce qu'on ait
36:03pas du tout
36:03les mêmes idées
36:04sur tout et n'importe quoi.
36:05Jean-Luc Mélenchon
36:06il est quand même
36:07en train de siphonner
36:08le reste,
36:08vous avez dû regarder
36:10ce qu'il fait
36:10avec Glucksmann,
36:11il ne peut plus sortir
36:12le socialisme
36:13mais je pense que ça
36:14c'est contre-productif
36:15de faire ça
36:15parce que ça va
36:17amener à quoi ?
36:18Ça va amener à ce qu'à gauche
36:19il y ait un réflexe
36:20de vote utile
36:20comme ça a eu lieu
36:21à la précédente élection
36:22où Jean-Luc Mélenchon
36:23au lieu de faire 13, 14, 15%
36:25au premier tour
36:26comme il est annoncé
36:26ils ont fait 18, 19%
36:28et risquent d'arriver
36:28au second tour
36:29parce que ce que vous appelez
36:31primaire,
36:32Gravel Luxman déjà
36:32pour parler de lui
36:33on a déjà en sort
36:34d'une victorieuse
36:35mais ce que vous appelez
36:36primaire en réalité
36:36ça s'appelle le premier tour
36:38d'élection présidentielle.
36:39Non mais Luc,
36:40moi je ne vends pas
36:40des parapluies à des poissons
36:42l'idée c'est quoi ?
36:43Elle est très simple aujourd'hui
36:44aujourd'hui
36:45dans l'état actuel
36:46tous les candidats
36:47sont dans leur couloir
36:48ils font campagne
36:49on va arriver
36:50fin janvier
36:51et moi je suis clair
36:52je ne dis pas
36:53aux français
36:54vous aurez LFI ou RN
36:56les français votent
36:56pour qui ils veulent
36:57ce que j'essaie de dire
36:58aujourd'hui en France
36:59c'est que le consensus existe
37:01on a un maire en face de nous
37:03il travaille avec son opposition
37:04il va d'abord
37:05convaincre l'opposition
37:06à sa majorité
37:06ce pays est fou
37:08moi j'ai envie que les gens
37:09se convergent
37:10sur des trucs intelligents
37:11qui font plaisir aux français
37:12il y a un auditeur qui veut s'exprimer
37:13Aurélien, bonjour
37:14vous nous appelez Divry
37:15sur scène
37:16oui bonjour
37:17je me permets de revenir
37:19à propos du débat
37:20qui est en cours
37:21moi je pense que
37:22les gens qui sont présents
37:23sur le plateau
37:24se trompent
37:26ce qu'on a besoin
37:26ce n'est pas des personnalités
37:27on a besoin d'un programme
37:28là aujourd'hui
37:29quand on entend parler
37:31quand on entend parler
37:33qu'ils veulent faire la primaire
37:34je me moque moi des gens
37:36ce que je veux
37:36c'est des gens
37:37qui nous proposent
37:38un vrai programme
37:39qu'est-ce qu'ils vont faire
37:40pour que la France
37:40s'améliore
37:41pour qu'on trouve
37:42moi je suis chef d'entreprise
37:44j'ai plein de difficultés
37:45aujourd'hui
37:45les clients ne veulent plus payer
37:46il y en a plein de soucis
37:47comme ça
37:47qu'est-ce qu'on fait
37:48pour améliorer le quotidien
37:50des Français
37:50mais surtout
37:51qu'on ait des candidats
37:52qui soient là
37:53non pas pour leur étiquette politique
37:55ou pour leur égo
37:58ou leur carrière politique
38:00mais pour l'intérêt de la France
38:01et moi j'en ai marre
38:03d'entendre
38:03par exemple
38:04il paraît que le président
38:05de la République
38:06il faut quand même rappeler
38:07quand même
38:08si on est là
38:08il a quand même
38:09sa grande part
38:09de responsabilité
38:11mais quand il dit
38:12qu'il faut faire
38:12la primaire
38:13de Guzman
38:15à Lysnard
38:16mais on s'en fout
38:17des gens
38:17moi c'est pas les gens
38:18que je veux savoir
38:19c'est qu'est-ce qu'ils vont nous
38:20ils sont supposés
38:21avoir un programme
38:21ces gens-là
38:24un projet
38:25vous en ont pas
38:26selon vous Aurélien ?
38:28il n'y en a pas
38:28présenté jusqu'à présent
38:29excusez-moi
38:30mais très peu
38:30on distille
38:32de trois petits trucs
38:32des mesures
38:33mais vous savez
38:33c'est comme les précédentes élections
38:35on nous balance
38:36depuis 81
38:37on nous balance
38:38un catalogue
38:38on a l'impression
38:39que c'est le catalogue
38:40c'est vrai
38:42mais quel projet
38:43pour la France
38:44où est-ce qu'on veut aller
38:45qu'est-ce qu'on veut donner
38:46à la France
38:47vous savez
38:49vous parlez
38:49des deux extrêmes
38:50en effet pour l'instant
38:51ce sont les deux
38:52qui ont essayé
38:53de donner un programme
38:54qu'on a essayé de dire
38:54là où ils vont aller
38:55alors après
38:56on aime ou on n'aime pas
38:57moi je ne me prononce pas
38:58là-dessus
38:58mais en attendant
38:59les autres
38:59qu'est-ce qu'ils attendent
39:00pour faire la même chose
39:01et puis je regrette aussi
39:03depuis 2002
39:04on a loupé
39:05depuis qu'on a voté
39:07contre les gens
39:08et pas pour
39:08on a loupé de faire
39:10ce qu'on appelle
39:10des gouvernements
39:11d'union nationale
39:12il fallait que tout le monde
39:13se mette autour de la table
39:14comme il s'est passé
39:15après la seconde guerre mondiale
39:17et tout le monde
39:18a oublié
39:18les enquêtes politiques
39:19et on nous va
39:20dans l'intérêt
39:21des Français
39:22mais cher monsieur
39:24moi la proposition
39:25c'est vraiment celle-là
39:26quand je dis
39:26que les Français
39:27reprenez votre place
39:28reprenez la parole
39:29ça suffit les chapelles
39:30je vous donne un exemple
39:32vous avez des candidats
39:33qui disent
39:33je ne participe à une primaire
39:35mais si je ne gagne pas
39:35je ne soutiens pas
39:36ce monde est fou
39:37cher monsieur
39:38et je vais vous dire
39:39ils se trompent les politiques
39:40en disant
39:41moi j'ai mes électeurs
39:43qui me suivront
39:44vous avez raison
39:45sur un point
39:45il faut tout changer
39:46et oui je pense que
39:48Jean Moulin
39:48nous a ouvert la voie
39:49moi je pense qu'il faut
39:50qu'on ait des tiers de confiance
39:52des Bayrou
39:53des Barnier
39:53des Jean-Louis Borloo
39:54des gens qui veulent
39:55servir la République
39:58pour organiser
39:59Stéphanie
39:59je pense que les Français
40:02ont envie de faire
40:02Stéphanie
40:04c'est pour organiser
40:07organiser
40:07un contrat de confiance
40:09avec les Français
40:10c'est ça le débat
40:11comme vous êtes candidat
40:12à la présidentielle
40:12malheureusement
40:13le temps nous manque
40:13bien sûr
40:14je pense qu'il faut garder
40:15la tête froide
40:17on est dans une période
40:18de pulvérisation politique
40:20c'est un temps
40:21la campagne électorale
40:22commence maintenant
40:23elle connaîtra forcément
40:25une accélération
40:26et une clarification
40:27en janvier
40:28je pense qu'on est encore
40:29dans un moment
40:30effectivement
40:30d'une certaine confusion
40:31c'est aussi
40:32je le rappelle quand même
40:33le moment où
40:34tous ceux qui se présentent
40:35doivent aller convaincre
40:36500 maires
40:37dans 30 départements différents
40:39de les soutenir
40:40donc on verra
40:41à la fin de l'exercice
40:42qui n'est pas si simple
40:43que ça
40:44qui sera encore en lice
40:46donc on voit bien
40:46que c'est un temps
40:47de décomptation
40:48mais je crois quand même
40:49et c'est mon petit désaccord
40:50avec l'auditeur
40:52qui vient de nous en parler
40:53Aurélien
40:53même si je comprends sa colère
40:55elle est celle des français
40:56elle est aussi
40:56la mienne
40:57dans ce que je souhaite
40:59apporter dans cette campagne
41:00je dis simplement
41:01ne gommons pas
41:02face à la catastrophe
41:04qui menace
41:05l'importance
41:06de la personnalité
41:07qui émergera
41:08parce que le programme seul
41:09s'il n'est pas porté
41:11par quelqu'un
41:11d'assez solide
41:12pourra s'écrouler
41:13et rester
41:14des promesses inabouties
41:15comme ça a été trop souvent le cas
41:17la personnalité
41:18qui devra sauver la France
41:19parce que c'est exactement
41:20ce qui nous pend au nez
41:21aujourd'hui
41:21c'est le risque
41:22d'une chute mortelle
41:23pour notre pays
41:24cette personnalité
41:25demain sera déterminante
41:26il faut deux tours
41:27le premier tour
41:28et le second tour
41:30on choisit
41:30la niaque
41:31la personne qui a envie
41:32merci à tous les trois
41:32ça va être long
41:33jusqu'à la présidentielle
41:35merci Gilles Plattre
41:36et merci Patrick Vignel
41:37merci Lucas Plannet-Verne
41:38merci à Anthony
41:39Emmanuel
41:39et à Juliette Riaufol
41:41pour la semaine
41:42et on se retrouve
41:43dans quelques instants
41:44avec André Bercoff
41:46sur Sud Radio

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