- il y a 7 minutes
Avec Jean Claude Beaujour, Pierre Martinet, Jéremie Cohen
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NewsTranscription
00:0210h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:06A vous de le dire avec mes trois débatteurs du jour, Jean-Claude Beaujour, Pierre Martinet, Jérémy Cohen.
00:12On parlait il y a quelques instants de cette sortie d'Omarcy, qui était en soutien aux jeunes,
00:18qui a dénoncé en coin les violences policières et qui dit mais il faut en gros écouter les jeunes.
00:25C'est vrai que ça suscite le débat, même ici même dans ce studio.
00:30On parlait pendant la pause, notre programmatrice disait que c'est vrai qu'on tombe plus sur Omarcy
00:37que sur Vincent Lindon ou Angèle qui ont dit la même chose.
00:41Non, moi je les mets finalement dans le même panier.
00:44C'est vrai qu'ils sont souvent, je trouve, dans des formes de postures qui me dérangent.
00:49Ce monde un petit peu de la culture qui est assez préservé.
00:52Je ne sais pas ce que vous en pensez, Jean-Claude Beaujour.
00:54Oui, oui, parce que, et vous voyez, je vais vous dire des choses qui vous concernent aussi dans les médias.
00:59Parce que le paradoxe, c'est que l'affaire des lycéens n'a pas commencé en banlieue.
01:06Elle a commencé à Mayotte, où le lycée nord de Mayotte, les jeunes se sont mis en grève, en tout
01:12cas en manifesté.
01:13Pourquoi ? Parce que vous avez des lycées, c'est un lycée où il est construit pour 900 élèves, ils
01:18en reçoivent 2300.
01:20Vous avez des conditions de vétusté et sanitaires, je veux dire, qui sont dramatiques.
01:26Les enfants, et nous, nous connaissons maintenant la canicule.
01:29Quand vous avez des températures qui en permanence montent, comment étudier ?
01:33On sait bien que ça a une conséquence pour l'apprentissage, le fait d'être dans des pièces extrêmement chauffées
01:39après l'heure du déjeuner, travailler par 35 degrés dans des pièces maladies.
01:43Mais mon cher Jean-Claude, est-ce que vous savez ce que sont les principales doléances ?
01:46Je suis allée regarder, sur les 100 000 consultations.
01:50Alors, je ne sais pas sur les 100 000 consultations, mais un jeune disait, je l'ai interrogé, parcours sup,
01:57suppression de parcours sup, les journées plus allégées.
02:02Et bien, 71%, les rythmes scolaires, journée trop longue, emploi du temps déséquilibré, charge de travail.
02:08Deuxièmement, seulement 51%, bâtiment et conditions matérielles.
02:11Et puis, le remplacement des enseignants absents, c'est 28,5%.
02:16Donc, vous voyez que les emplois du temps, le problème.
02:19Oui, mais les emplois du temps, c'est aussi...
02:21Alors, c'est vrai qu'il y a la confection de l'emploi du temps, et il y a le
02:24rythme, c'est-à-dire le contenu.
02:26C'est vrai que nous avons, en France, des enseignements qui sont très lourds, parce qu'on veut tout faire
02:31faire.
02:31On avait la même chose, nous, à notre époque.
02:34Par rapport à quel pays ?
02:35Oui, mais par rapport à d'autres pays, nous avons des rythmes qui sont extrêmement lourds.
02:39Donc, je ne dis pas non, je dis simplement que ce ne sont pas des sujets qui sont nouveaux.
02:44Ce sont des tendances lourds pour le résultat qu'on connaît, qui est un résultat pas extraordinaire.
02:48Parce que, là encore, je rappelle que le rapport PISA est un rapport qui nous donne à réfléchir.
02:54Oui, Jérémy Cohen, oui.
02:56Vous n'avez pas rapport à d'autres ?
02:57Bon, c'est vrai que l'Allemagne, ils ont du sport l'après-midi.
02:59Mais enfin, vous allez en Asie, à mon avis, ils travaillent plus que nous.
03:02Qui caracole en tête du classement.
03:03Je recevais dans l'émission, sur ma chaîne, il y a quelques jours, un monsieur qui est à Hong Kong.
03:09Alors, évidemment, là, on est sur un autre modèle éducatif.
03:12Mais avec des résultats qui sont, évidemment, bien, bien, bien, bien, bien supérieurs.
03:15Donc, moi, je pense que la quantité d'heures, ce n'est pas le problème.
03:18Le problème, c'est qu'est-ce qu'on fait pendant ces heures-là ?
03:19Mais je regardais quand même un sondage qui m'intéresse beaucoup.
03:22En 2024, 91% des lycéens se sentaient bien ou tout à fait bien dans leur lycée.
03:2893% se sentent en sécurité.
03:30Et 84% estiment bien apprendre dans leur lycée.
03:33Donc, l'immense majorité des lycéens en France, en réalité, sont très...
03:372024, du ministère de l'Éducation.
03:39Donc, ils sont très contents des conditions d'enseignement.
03:41Ça, c'est une évidence.
03:43Non, mais il y a une minorité agissante qui est organisée,
03:45qui est instrumentalisée par la gauche radicale,
03:47et qui mène aujourd'hui à ce convoi-là.
03:48Donc, maintenant, la question est de savoir, est-ce qu'on cède ?
03:51Et dans ce cas-là, en fait, c'est un ballot d'essai avant 2027,
03:54et avant le mandat à venir.
03:56Pour moi, il y a deux choses.
03:57Il y a effectivement les...
03:57Pardon.
03:58Il y a les revendications.
04:00Certaines sont légitimes.
04:02Par exemple, sur le rythme scolaire, on vient de le dire.
04:05Après, je crois qu'il faut reconnaître,
04:06mais ça a toujours été l'instrumentalisation.
04:09Et c'est là où il y a une responsabilité,
04:11à fois les organisations lycéennes.
04:13Moi, j'ai écouté des jeunes...
04:15J'avais plus l'impression...
04:16Enfin, j'ai écouté...
04:17Il y a eu une ou deux interventions,
04:19je crois que c'était sur BFM.
04:20J'avais plus l'impression d'avoir un militant politique
04:22mais c'est le cas des deux côtés, d'ailleurs.
04:27C'est beaucoup de politique, oui, Pierre Martigny.
04:29Alors, le mouvement, oui, effectivement,
04:31il y a des revendications qu'on pourrait trouver légitimes.
04:34Effectivement, s'il fait trop chaud, c'est mal.
04:36Si les bâtiments ne sont pas aux normes, c'est mal aussi.
04:40Après, j'ai entendu aussi beaucoup de choses
04:44concernant les journées de travail.
04:45On travaille trop, 8h, 18h, c'est trop.
04:47On devrait être payé.
04:49Pourquoi on n'est pas payé ?
04:50J'ai entendu aussi
04:52Parcours super raciste.
04:54Ou alors, sur BFM, notamment, j'ai assisté...
04:56J'ai été cité BFM, enfin.
04:58Vous entendez des choses bien sur Sud Radio, aussi.
05:00Oui, oui.
05:02Précisément, ce n'est pas une chose bien.
05:03Ce n'est pas une chose bien.
05:04Mais ce que je voulais dire,
05:05j'ai entendu des confrontations,
05:07mais c'était lunaire, en fait.
05:08Parce que tout y passait.
05:10Le passé colonial de la France...
05:11Je crois que les jeunes vont mal.
05:13Vous avez vu, à mon tour,
05:15de citer un autre média,
05:16mais le Parisien...
05:17Mais hier, j'ai fait une conférence.
05:17Attendez.
05:19Le Parisien qui évoque une étude ce matin,
05:23le mal-être en deux ans,
05:25c'est vraiment considérablement aggravé.
05:27Il y a 37% des filles qui disent se sentir bien,
05:3040% des garçons en 2026.
05:32En 2024, ça allait un peu mieux.
05:35Est-ce que ce problème,
05:36ce n'est pas finalement un problème de santé mentale,
05:38de mal-être ?
05:39Quand on est bien, quelque part,
05:41on a regardé même au travail,
05:42vous faites 10 heures de travail,
05:43si vous adorez votre boulot, ce n'est pas grave,
05:45si vous ne l'aimez pas, c'est plus compliqué.
05:46Mais je ne pense pas que ce soit essentiellement ça.
05:50Je pense que ça vient d'une ambiance générale.
05:52Je pense qu'aussi, depuis des années,
05:55nos dirigeants ne sont que dans la repentance,
05:59ne sont que dans le remettre en cause notre histoire,
06:03remettre en cause la France,
06:04la cohésion nationale, etc.
06:05C'est le résultat de tout ça.
06:07Et hier, pour la petite histoire,
06:10hier, c'est très tard,
06:11j'ai fait une conférence devant à peu près une centaine de jeunes.
06:14Alors certains étaient encore au lycée,
06:16certains faisaient un master,
06:17et d'autres, et je leur ai posé des questions.
06:19Mais ils me disent,
06:20mais partout, c'est toujours dur,
06:22partout, il faut travailler,
06:23il faut se lever le matin,
06:24il faut aller chercher,
06:25non pas attendre qu'on vous donne.
06:27Ce goût de l'effort est peut-être perdu.
06:28Mais le goût de l'effort n'existe plus.
06:29Aujourd'hui, c'est certain, jeunes.
06:30Je viens d'un milieu où le goût de l'effort
06:32est mis en avant en permanence,
06:33et même dans le sport,
06:34parce que je fais du sport à haut niveau longtemps,
06:35eh bien, ça aussi, ça se perd.
06:37Et pourquoi ça se perd ?
06:38Parce que, encore une fois,
06:40le sport national,
06:41je trouve que c'est la complainte,
06:43et la haine de soi,
06:44et la haine de la France.
06:45Alors, si on prend des exemples techniquement,
06:47bien évidemment qu'il y a des bâtiments,
06:49quand on voit l'état des bâtiments
06:50de certaines écoles,
06:51c'est déplorable.
06:53Mais évidemment, ça, personne ne le nie.
06:55Mais encore une fois,
06:55si on ne prend que ce prisme-là,
06:58c'est catastrophique.
06:59Mais si on prend l'ensemble des étudiants,
07:04il n'y a que 10% des étudiants qui se plaignent.
07:06C'est tout.
07:06J'en profite pour dire que ce jeudi 15 octobre,
07:11c'est la journée de J'aime ma boîte,
07:13pour aimer les sociétés.
07:15Merci de le rappeler.
07:15Et vous parliez tout à l'heure
07:16du plaisir qu'on peut avoir dans le travail.
07:19Sous le radio est fier d'être partenaire.
07:21Toute la journée, nous invitons les Français
07:23à fêter leur entreprise,
07:25qui est un pilier économique indispensable.
07:28Et si vous aimez votre boîte,
07:29n'hésitez pas à le dire.
07:30On est partenaire de cette opération.
07:33Absolument.
07:33Je vous propose de...
07:34Oui, Jérémy,
07:35vous voulez rajouter quelque chose ?
07:36Et puis après, on passera à ce sondage
07:38parce qu'il se passe quelque chose.
07:40Oui, ça m'intéresse beaucoup,
07:41le sujet Lysnard, évidemment.
07:42Mais très rapidement,
07:42peut-être qu'on devrait lancer
07:43un J'aime mon lycée.
07:44Et pour le coup, je crois que
07:45beaucoup, beaucoup, beaucoup de Français
07:46et beaucoup de lycéens
07:49adhèreraient à ce projet-là.
07:50Parce qu'on ne parle pas, justement,
07:51des autres lycéens
07:52et qui ont un discours
07:53qui est fondé sur le mérite,
07:55sur l'effort, sur le travail.
07:57Alors oui, évidemment,
07:57parfois c'est difficile,
07:58mais il y a d'autres façons
07:59de faire avancer ces revendications.
08:00Et ils sont de plus en plus nombreux,
08:01ces lycéens,
08:02et on les entend de plus en plus.
08:03Notamment Louise, là,
08:04qui en ce moment fait
08:05tous les plateaux télé
08:05avec beaucoup de talent.
08:06Et pour le coup,
08:07on peut aussi parler
08:07de cette jeunesse-là,
08:08qui je crois est largement majoritaire.
08:10Mais vous voyez,
08:11elle se fait attaquer beaucoup aussi, Louise.
08:12Comment ils sont les jeunes majoritaires ?
08:14Oui, ils sont majoritaires.
08:15Je te donne un sondage,
08:1690% des lycéens
08:18sont contents de leur lycée.
08:19Oui, c'est majoritaire.
08:21On verra.
08:21Et Louise, c'est vrai
08:22qu'elle est encartée au RN,
08:24donc elle se fait attaquer.
08:25Elle est chez Uni,
08:26mais son discours,
08:27il est entendable,
08:28et pour le coup,
08:28elle le présente
08:29avec beaucoup de talent.
08:30Donc, c'est pas politique,
08:31et quand c'est les autres,
08:32c'est politique.
08:33Tout est politique.
08:33Ah, on est d'accord.
08:34Oui, c'est ce qu'on disait.
08:35Tout est politique.
08:35On explique que tout est politique.
08:36Ils pensent la même chose.
08:37Encore une fois,
08:38hier soir,
08:38j'avais que des jeunes
08:39en face de moi.
08:42Il y a à peu près 100 jeunes.
08:44Tous n'étaient pas encartés,
08:45je pense.
08:45Mais ils disaient,
08:46mais ça suffit,
08:47on veut travailler.
08:47Ah bah oui,
08:48mais ça, il y en a plein.
08:49Il y a une petite dictature
08:51de la pensée, quand même.
08:52Bah oui,
08:53non, Gilles,
08:53ne me regardez pas comme ça.
08:54Non, je vous écoute.
08:55C'est très compliqué
08:57pour certains
08:58de dire qu'on est pays.
08:59Il y en a qui veulent travailler.
09:00C'est pas pour ajouter du sel.
09:01Bah oui, mais c'est du sel.
09:03Je me doute bien
09:04que vous avez le poster
09:06de Louise chez vous.
09:08Non, non.
09:08Ceux de la caricature.
09:09En tout cas,
09:10l'avantage qu'on peut lui accorder,
09:11c'est qu'elle reconnaît,
09:13elle avoue être encartée au RN,
09:14alors que de nombreux militants
09:16sur les plateaux télé
09:16sont plutôt de gauche.
09:17Ceux-là,
09:18on les présente
09:18comme des étudiants.
09:19En réalité,
09:20ils sont tous encartés à LFI.
09:22On a écouté certains.
09:23On n'a même pas besoin
09:23de savoir s'ils sont ou pas encartés.
09:25D'ailleurs,
09:25on n'a pas besoin
09:26d'être encartés
09:26pour être militants.
09:27Ils sont très clairement militants.
09:29Moi, je voulais dire
09:30juste une chose
09:30parce qu'effectivement,
09:34par le passé,
09:35moi, je suis désolé
09:37quand on me dit
09:38que je parle pour certains
09:39qui, je pense à LFI
09:42puisque certains
09:43sont essentiellement affiliés à LFI,
09:45je dis,
09:46mais les gens qui sont à LFI
09:47ont été aux responsabilités
09:49avec le Parti Socialiste,
09:51avec M. Mélenchon
09:53qui a été ministre
09:53de la formation professionnelle
09:56et pendant de nombreuses années.
09:57Donc, je pense que c'est un sujet
09:59qui est suffisamment compliqué
10:01pour ne pas rajouter à la caricature
10:03parce que dans chaque cas,
10:04on est dans la caricature.
10:05Voilà une parole sage.
10:07Et Jean-Michel Blanquer,
10:08le papa de la réforme du bac
10:09et l'invité tout à l'heure
10:11de 13h à 14h
10:12de Péricault-Légas.
10:13Donc, ça va encore parler
10:14éducation.
10:15Un créateur de parcours sup.
10:17Absolument.
10:18L'épouvantail à moineau
10:19de beaucoup d'étudiants.
10:21Allez, on continue nos débats.
10:22On va parler de ce sondage IFOP.
10:25Marine Le Pen
10:26est toujours bien au-dessus,
10:27quasi intouchable.
10:28Elle semble intouchable,
10:29Marine Le Pen.
10:29David Lysnard émerge.
10:32Il se passe quelque chose.
10:34En effet.
10:340-826-300-300
10:36ici aussi,
10:37sur Sud Radio.
10:38Avec mes débatteurs du jour,
10:40Jean-Claude Beaujour,
10:41Pierre Martinet,
10:42Jérémy Cohen.
10:43Dans quelques instants,
10:44on parlera de ce sondage IFOP.
10:46David Lysnard
10:47qui se place pour la première fois
10:49devant le candidat désigné
10:51par les Républicains,
10:52Bruno Retailleau,
10:536% contre 5%.
10:54C'est vrai qu'on en parle
10:55parce qu'il y a quand même
10:56un candidat officiel des LR
10:58et il y en a un autre
10:59qui grignote du terrain.
11:01On a parlé de ce mouvement.
11:03Ce n'est pas un mouvement,
11:04mais il se passe quelque chose.
11:06Et c'est vrai qu'il se passe
11:07réellement quelque chose.
11:08Mais alors d'abord,
11:08une petite annonce.
11:09Il se passe quelque chose
11:10au salon de l'auto.
11:11Vous avez vu qu'il y a
11:11tous les politiques qui sont là-bas.
11:13Peut-être David Lysnard
11:14ira faire un tour.
11:15Vous avez vu
11:16que notre président
11:17est monté
11:18dans une voiture électrique
11:19et vous avez un peu
11:21tout un défilé là-bas.
11:22Et nous aussi,
11:23puisque les vraies voix
11:25de Sud Radio
11:26seront en direct
11:27du mondial de l'automobile.
11:29On sera sur le stand
11:30de notre partenaire
11:31Mobiliance.
11:32Alors,
11:33il y aura Patrick Roger,
11:34Cécile de Minibus,
11:35Philippe David,
11:36tous des rois de la voiture
11:38et toutes leurs bandes
11:39seront sur place
11:40en direct
11:41de 17h à 20h.
11:42Ils donneront la parole
11:43aux professionnels
11:44de l'automobile
11:45sur l'explosion du prix,
11:47du carburant,
11:48mais aussi les voitures françaises
11:49qu'on achètera demain
11:50face aux voitures chinoises.
11:52Et puis,
11:53vous pouvez aller
11:54sur le site internet
11:56où déjà,
11:56vous pourrez voir,
11:57vous savez que Cécile,
11:58elle conduit des Formule 1.
11:59C'est une grande...
12:00Formule 1,
12:01peut-être pas.
12:01Si,
12:01c'est une grande conductrice,
12:02Cécile.
12:03Formule 1 ?
12:03Oui,
12:04elle a conduit
12:04des voitures.
12:06Oui,
12:06je sais,
12:06du rallye,
12:07mais ce n'est pas
12:07de la Formule 1.
12:08Oui,
12:08mais c'est la même chose,
12:09ça va vite.
12:09Ce n'est pas pareil.
12:10Ça se saurait,
12:11mais bon...
12:12Je crois qu'elle avait fait
12:13une course à Cécile
12:14parce que je l'avais filmée.
12:15Ce sont des rallies.
12:17Elle fait aussi...
12:18Elle est montée
12:19dans une Formule 1,
12:20je l'ai filmée.
12:20D'ailleurs,
12:20elle a gagné
12:21le dernier Grand Prix,
12:22De Silverstone.
12:23Cécile Rémi,
12:24il y a eu son côté.
12:25En tout cas,
12:26vous pouvez aller
12:26sur le site internet
12:27où elle essaye des voitures
12:29et elle parle du salon de l'auto
12:30sur notre site internet
12:31sudradio.fr.
12:32Rendez-vous dans les vraies voix.
12:34C'était 17h tous les jours
12:35sur Sud Radio.
12:36Moi,
12:36j'ai eu la chance
12:37d'être pilotée par Cécile.
12:38Bon,
12:39et vous êtes pilotée
12:40par moi maintenant.
12:41Alors maintenant,
12:41on va parler
12:42de ce sondage IFOP
12:44Marine Le Pen
12:45qui reste en tête
12:46pour Sud Radio aujourd'hui.
12:4935%
12:50elles semblent quasiment
12:51intouchables.
12:52Et puis à droite,
12:52c'est vrai que ça bouge
12:53parce que David Lissnard,
12:54on en parlait,
12:55le maire de Cannes,
12:56on s'est demandé
12:56si c'était un engouement
12:58un petit peu artificiel.
12:59Mais c'est vrai que ça y est,
13:01il est testé
13:01et 6%,
13:02c'est quand même pas mal.
13:03Surtout quand on voit
13:04que le candidat désigné
13:05Bruno Retailleau
13:06à 5%.
13:06Alors,
13:07est-ce que tout ce beau monde
13:08là,
13:08au centre et à droite,
13:10au centre-gauche,
13:11ils auraient intérêt
13:12à faire une primaire
13:14finalement,
13:15pour qu'il y en ait un
13:15qui ressorte franchement,
13:17Jérémy Cohen ?
13:18Alors,
13:18plusieurs sujets.
13:19D'abord,
13:20dans le sondage,
13:21il y a eu un enseignement,
13:22c'est que les Français
13:22s'en foutent complètement
13:23de l'affaire Bardella-Médiapart.
13:25Ça déjà,
13:25c'est un premier élément,
13:26ça ne bouge pas au RN,
13:28l'électorat est consolidé.
13:29Et d'ailleurs,
13:30je trouve ça hyper intéressant
13:31parce que c'est une remise
13:32en question
13:32de cette espèce
13:33d'hégémonie culturelle
13:35médiatique de gauche
13:36où Mediapart
13:36avait tendance
13:37à faire tomber des candidats.
13:38Là,
13:39pour la première fois,
13:40l'impact est nul.
13:45On voit que ça ne marche pas
13:45et donc c'est assez intéressant.
13:46Ça,
13:46c'est le premier enseignement.
13:48Deuxième chose,
13:49c'est concernant David Lissner.
13:50C'est un sujet
13:50que je traite assez souvent
13:51avec beaucoup de taquinerie
13:53puisque je suis plutôt d'accord
13:54sur le fond du programme.
13:55Par contre,
13:55sur la communication politique,
13:56il faut revenir au début
13:57de cette bulle artificielle
13:58qui vient d'être créée.
14:00Vous dites artificielle, vous.
14:01Il l'est par définition
14:03puisqu'en fait,
14:03au départ,
14:04on est sur un site
14:06de prédiction de marché,
14:08de marché prédictif,
14:09pardon,
14:09qui s'appelle Polymarket,
14:11qui est un marché
14:12qui fonctionne sur la blockchain
14:14et qui est interdit en France.
14:15D'abord,
14:16il faut commencer par ça.
14:17Dans lequel,
14:18on a vu la cote.
14:19En fait,
14:19on parie pour un candidat,
14:20on dit oui ou non,
14:20est-ce qu'il peut être élu,
14:21etc.
14:23Et en fait,
14:23la cote est passée
14:24de 3 à 8%
14:25en l'espace de quelques jours
14:26et pour ça,
14:26il a fallu mettre
14:2712 500 dollars.
14:29Donc,
14:29on a un marché
14:30qui est très peu profond.
14:31Quelques milliers de dollars
14:32permettent de faire exploser
14:33une cote,
14:34ce qui montre bien
14:35le côté artificiel.
14:36Par ailleurs,
14:37on voit qu'il y a seulement
14:385 wallets
14:38qui sont à l'origine
14:39de 70%.
14:40Un wallet,
14:40c'est un portefeuille électronique
14:42qui permet de payer
14:43en crypto
14:43pour faire bouger
14:45justement la cote.
14:46Donc,
14:46on voit que c'est un mouvement
14:46qui a été organisé.
14:48Je ne dis pas
14:49que ça a été organisé
14:49par le parti Nouvelle Énergie,
14:51on n'en sait rien.
14:52En tout cas,
14:52je vois qu'ils s'en sont
14:53quand même largement emparés
14:54que ce soit sur les réseaux sociaux.
14:56Il y a des bons communicants
14:57sur le digital notamment.
14:58Ils ont une communauté
14:59en tout cas sur les réseaux sociaux
15:00et donc ils se sont emparés
15:02de cette cote
15:03qui a été gonflée artificiellement
15:04et ensuite,
15:05ça a été repris aussi
15:05par Cyril Hanouna
15:06et ensuite par les médias
15:08et donc en fait,
15:08d'une bulle
15:09qui a été créée artificiellement,
15:10ça a créé une bulle
15:11qui est donc finalement réelle
15:12puisque de fait,
15:13là où moi,
15:14je ferais quand même attention,
15:14c'est qu'il y a des gens
15:15qui mettent de l'argent
15:16et donc il y a une spéculation
15:18financière,
15:19pas juste une spéculation
15:20au niveau des idées
15:21mais aussi financière
15:22avec le risque associé.
15:23Si demain,
15:24vous investissez
15:25pour David Lesnar,
15:27quand la butte va éclater,
15:28vous allez perdre de l'argent.
15:29Donc ça,
15:29c'est très important
15:30et nous,
15:30moi qui viens de l'écosystème crypto
15:32depuis quelques années,
15:33on sait exactement
15:34ce phénomène où il vient.
15:35Donc voilà,
15:36donc pour le coup,
15:36En tout cas,
15:37ce fondage d'IFOP
15:38pour Sud Radio,
15:38il est bien réel
15:39donc ça veut dire
15:40que cette petite bulle
15:42coup de pouce artificielle
15:44devient quand même réelle
15:45dans l'opinion publique,
15:46Pierre Martinet.
15:46Oui,
15:47ça reste 6% bien évidemment
15:49mais ça...
15:50Non mais quand je dis...
15:52C'est quoi être nuisible
15:52pour notamment Bruno Retailleau,
15:54ça c'est vrai.
15:54Alors moi,
15:55je n'employerais pas
15:56le terme nuisible
15:57parce qu'au contraire,
15:58ça pourrait redonner
16:00un élan
16:00peut-être de cohésion
16:01d'une partie de la droite
16:03parce que je pense
16:04qu'elle va être éparpillée
16:05comme toujours
16:05et c'est une machine à perdre
16:08qui se met en route.
16:09Alors David Isnard,
16:10c'est quelqu'un qui vient du...
16:11Pour les gens du Sud,
16:13je communique avec des gens du Sud,
16:15David Isnard,
16:15c'est quelqu'un...
16:16C'est tout bête,
16:17je ne sais pas
16:18si c'est des bangogues ou pas
16:18mais il va mettre l'essence lui-même.
16:20Il accompagne ses enfants
16:21à l'école lui-même.
16:23Il vient de la société civile.
16:26C'est un peu un professionnel
16:27de la politique.
16:28Il parle vrai.
16:29Il a une vision
16:30qui est différente.
16:31Il est maire quand même.
16:32Il est quand même surtout adhérent
16:33du RPR depuis 1998.
16:36Et puis président
16:36de l'association
16:37des maires de France.
16:38Il sera un président normal.
16:40Il a créé des sociétés.
16:41Non, non,
16:41ce ne sera pas un président normal,
16:42surtout pas.
16:43C'est la pire des choses à faire
16:44d'être un président normal,
16:45au contraire.
16:46Je sais bien.
16:47Donc il a créé des sociétés,
16:49il parle différemment.
16:51Après,
16:51ça ne veut pas dire
16:52qu'il n'a pas une fabrication,
16:55que ce n'est pas une manipulation aussi.
16:57Mais c'est un autre discours.
16:59Il y a quand même 27 millions de vues
17:01en septembre.
17:01Oui, bien sûr.
17:02Moi, je pense qu'il faut,
17:03pour répondre concrètement
17:04à votre question,
17:05je pense qu'il est temps,
17:06peut-être, oui,
17:07de faire une primaire à droite,
17:08une vraie primaire à droite,
17:11une droite...
17:12Bruno Rotailleau,
17:13il ne va pas être content
17:13de vous entendre
17:14parce qu'il estime
17:14qu'il l'a faite,
17:15la primaire.
17:16Je pense qu'aujourd'hui,
17:18je suis désolé,
17:18mais selon moi,
17:20il n'y a pas une figure charismatique
17:22qui se dégage.
17:23La figure charismatique,
17:25ça va au-delà des élections,
17:26ça va au-delà de la primaire.
17:29Vous n'êtes pas le seul à le dire.
17:31C'est vrai que les électeurs de droite
17:34sont orphelins,
17:35Jean-Claude Beaujour.
17:36Deux choses.
17:37Ce n'est pas une primaire
17:39qui fait du charisme.
17:40Non, non, bien sûr.
17:41Non, mais je précise quand même.
17:43Bien sûr.
17:45Deuxièmement,
17:465 ou 6%,
17:48même en additionnant 5 et 6,
17:50ça fait 11,
17:50ça ne vous fait pas passer
17:51le cap du premier tour.
17:53Donc, de toutes les façons,
17:55je ne vois pas tellement
17:56ce que ça apporterait
17:58de faire une primaire
17:59parce que la difficulté...
18:00Vous vous supportez Édouard Philippe
18:01et vous êtes contre la primaire.
18:02Non, mais je vais vous dire
18:03pourquoi je suis contre la primaire
18:04parce que, moi,
18:06je regarde, par exemple,
18:07d'autres modèles,
18:09y compris ce qui se passe ailleurs,
18:10y compris aux Etats-Unis.
18:11À partir du moment
18:12quand vous faites la primaire,
18:13vous êtes obligés
18:14de vous radicaliser
18:15pour pouvoir sortir
18:17un peu, en quelque sorte,
18:18Mais est-ce que ce n'est pas
18:19le seul moyen, Jean-Claude Beaujour ?
18:20Et puis, oui,
18:22mais Guxman,
18:23vous avez vu la marge
18:24de manœuvre entre nous.
18:25Lui, il a gagné
18:26sans se radicaliser.
18:27Oui, mais parce qu'il n'y avait
18:28pas Mélenchon,
18:29parce qu'il n'y avait
18:30pas un cerne de choses.
18:31Si c'était une primaire
18:32très largement ouverte,
18:34il aurait eu
18:34une petite difficulté,
18:35je peux vous l'assurer.
18:36Il pourrait faire
18:37la notion de droite.
18:38Il aurait eu
18:39une vraie difficulté,
18:40mais cela étant,
18:42deuxièmement,
18:42donc j'ai dit
18:43pourquoi est-ce que moi
18:44je suis contre
18:44parce que, tout simplement,
18:45la primaire laisse des plumes.
18:47Nous sommes déjà
18:48en mois de novembre,
18:48je veux dire organiser correctement
18:50les primaires, etc.
18:50Et puis, on a vu
18:51ce que ça a donné,
18:51parfois un pécressement.
18:52Et on a vu ce que ça a donné.
18:53Moi, je ne suis pas favorable
18:55pour des questions,
18:55les raisons que je viens
18:56de vous l'indiquer.
18:57En revanche,
18:58pour moi,
18:59il y a un vrai sujet,
19:00c'est des problèmes de fond.
19:01Comment est-ce qu'on va
19:02s'adresser à nos concitoyens
19:04ou est-ce qu'on est capable ?
19:05Parce que ça aussi,
19:05on l'oublie.
19:06Vous savez,
19:06on parle entre nous,
19:07ça fait un peu microcosme,
19:09mais pourquoi est-ce que
19:10les uns et les autres
19:10ont dit
19:12personnalité qui émerge ?
19:13Mais il y a un sujet
19:14qui a été évoqué à l'instant,
19:15c'est le faire-nation.
19:17Qui propose
19:18et qu'est-ce qu'on propose
19:19pour recommencer
19:20à faire-nation ?
19:21Et ça fait un peu
19:22le lien aussi
19:22avec l'autre sondage
19:23que vous avez donné
19:24puisque vous avez dit
19:25que dans un autre sondage,
19:2646% des Français
19:27d'origine musulmane
19:28veulent quitter
19:29l'Université de France.
19:30On va en parler
19:31parce que c'est important
19:31comme sondage.
19:32Je ne mélange pas tout,
19:32c'est ma réponse.
19:35Je ne mélange pas tout,
19:37c'est ma réponse.
19:38Et je l'assume.
19:39Je dis que le sujet,
19:40par exemple,
19:41comment est-ce qu'on recommence
19:42à faire-nation ensemble
19:44en déclinant
19:45sur les politiques publiques.
19:45Mais Jean-Claude Beaujour,
19:46vous qui soutenez Edouard Philippe,
19:47ça ne vous fait pas de la peine
19:48de voir qu'il n'imprime pas
19:50vraiment quand même.
19:51Pas partout en tout cas.
19:52Vous voyez,
19:53ce que vient de dire
19:53Pierre Martinet,
19:54moi je l'entends quand même
19:55ici ou là,
19:56dans les campagnes
19:57et pas dans le microcosme.
19:59C'est que,
19:59il n'y a personne,
20:00on verra bien.
20:01Vous voyez,
20:02ça ressort tout le temps.
20:03Je vais vous redire une chose,
20:05c'est que si vous parlez
20:07des sondages,
20:08les autres candidats,
20:09un ne font pas mieux.
20:10Je ne parle pas de sondages,
20:10je parle des vrais gens.
20:11Mais ça,
20:12c'est ce que,
20:13vous savez,
20:13c'est qu'à un moment donné,
20:14il y a tellement de monde
20:15et que c'est vrai
20:15que le sujet serait plutôt
20:17pourquoi est-ce que les autres
20:18ne rejoignent pas
20:20le candidat de la droite
20:22et du centre ?
20:23Pourquoi est-ce qu'ils ne le rejoignent pas ?
20:25Pourquoi est-ce qu'ils ne le rejoignent pas ?
20:27Parce qu'effectivement,
20:28l'électeur a le sentiment
20:30qu'il y a tellement
20:30de voix différentes
20:32qu'il ne s'y retrouve pas.
20:33Ça,
20:34c'est un sujet.
20:35Ça,
20:35en fait,
20:35je le fais à la campagne.
20:36Édouard Philippe,
20:36il faut qu'il se méfie
20:37de Natacha Polony.
20:39C'est vrai.
20:40On a vu hier...
20:42C'est ridicule.
20:43Est-ce que je peux peut-être
20:45ajouter ?
20:45Je ne me suis pas prononcé
20:46sur la primaire.
20:47Je suis contre également
20:48la primaire.
20:49Je pense que ça ne sert à rien.
20:50Effectivement,
20:51je pense que le risque,
20:52c'est d'affaiblir
20:52les discours
20:53et les candidats de droite.
20:54Je pense que la primaire,
20:55en fait,
20:55elle va se faire
20:56tout à fait naturellement.
20:57Darwin fait très bien son métier.
20:58La campagne,
20:59pour l'instant,
20:59n'a pas vraiment commencé.
21:00Par exemple,
21:01Éric Zemmour
21:01n'est pas encore
21:02véritablement candidat.
21:03Je pense que Lysnard
21:04profite aussi
21:05de l'aiguillon libéral
21:06de CNAFO.
21:07Certains se disent
21:07que je préfère
21:08un Lysnard
21:09parce qu'il n'est pas
21:10aussi extrême
21:10qu'une CNAFO
21:11alors qu'il porte des idées
21:12qui sont très comparables
21:13sur le plan économique.
21:14Après,
21:14concernant Édouard Philippe,
21:16on ne va pas se mentir.
21:16Comment est-ce qu'on peut
21:17mettre dans la même phrase
21:18faire nation
21:18avec Édouard Philippe
21:19quand on sait que c'est
21:20les gilets jaunes ?
21:21Vous allez nous fâcher,
21:23Jean-Pierre.
21:23Je vais finir ma phrase.
21:24Les gilets jaunes,
21:25les 80 km heure,
21:26le début du Covid.
21:28Donc,
21:29faire nation,
21:29je crois qu'Édouard Philippe
21:30n'est pas forcément
21:31ce qu'il incarne le plus.
21:32Mais le débat
21:33va avoir lieu
21:34de toute façon
21:35que ce soit sur les réseaux sociaux,
21:36dans les médias
21:37et les Français de la droite
21:38et du centre,
21:39comme vous l'appelez,
21:40à la fin,
21:40ils feront leur choix
21:41et je pense que
21:41le mieux placé
21:42sera celui qui ira
21:44et après,
21:44il faudra évidemment
21:45que certains se retirent.
21:46Et ce n'est pas pour rien
21:47qu'Édouard Philippe
21:47reste encore le mieux placé
21:49pour pouvoir
21:49assurer un deuxième tour.
21:50Ça chute depuis
21:51qu'il s'est déclaré
21:51il y a trois ans.
21:52Et qu'ils aient
21:52leur signature.
21:54Et qu'ils aient
21:54leur signature,
21:55ça c'est la clé.
21:56Parce qu'on peut se présenter...
21:57Tu as tout à fait raison.
21:58D'ailleurs,
21:58tu parlais de Polonie,
21:59de Villepin,
22:00tous ces gens-là,
22:00ils n'iront pas,
22:01on le sait très bien.
22:02Raphaël Guzman
22:03progresse jusqu'à 14%
22:04et fait maintenant
22:05jeu égal
22:05avec Édouard Philippe
22:06et Gabriel Attal.
22:08Et oui,
22:08dans ce même sondage
22:09IFOP pour Sud Radio.
22:10On continue de parler
22:11de sondage,
22:12on pourrait répondre
22:14peut-être à Jérémy
22:14rapidement,
22:15mais on parlera aussi
22:16de ce sondage important.
22:17Vous l'avez déjà cité,
22:18Jean-Paul Beaujour,
22:1946% des musulmans
22:21qui envisageraient
22:22de quitter la France
22:22si Marine Le Pen,
22:23Jean-Claude...
22:24Des Français musulmans.
22:25Des Français musulmans,
22:26absolument.
22:27Et vous faites bien de le dire...
22:28Français ou bien
22:28double nationalité ?
22:30Non, mais vous faites bien
22:31de le dire des Français.
22:32Moi, je suis avocat,
22:34ils sont Français.
22:35Non, non, mais bien sûr,
22:35mais après,
22:36ça donne le point de l'opportunité
22:37de pouvoir...
22:38On en parle dans quelques instants,
22:39s'il vous plaît, Pierre.
22:41Oui, merci.
22:42Parce que c'est vrai,
22:43vous avez raison de souligner
22:44des Français
22:45parce qu'un président de la République
22:46ou une présidente
22:47est supposée rassembler
22:48tous les Français.
22:49On en parle dans quelques instants
22:51sur Sud Radio.
22:5310h midi, Sud Radio,
22:55à vous de le dire,
22:56Stéphanie Demiry.
22:58Mes débatteurs de...
23:00Pas de la deuxième heure,
23:02de l'heure de 10h30 jusqu'à midi,
23:05Jean-Claude Beaujour.
23:06Parce que les débats continuent,
23:08ils sont nourris,
23:09même pendant la pause.
23:10On continue à débattre ici,
23:11c'est toujours très animé.
23:12Pierre Martinet, Jérémy,
23:14Cohen.
23:15On en revient à ce sondage important.
23:18Je voulais vraiment vous entendre
23:19et vous faire réagir là-dessus.
23:20Marine Le Pen,
23:21qui, vous le savez,
23:22on vient de parler de ce sondage
23:23IFOP pour Sud Radio,
23:24est toujours largement en tête.
23:25Elle semble quasiment intouchable,
23:27autour de 35%.
23:29Eh bien, si elle était élue présidente de la République,
23:32selon une enquête IFOP publiée par Marianne,
23:34eh bien, 46% des musulmans interrogés
23:37envisagent de quitter la France
23:40en cas de victoire.
23:40Donc, de Marine Le Pen,
23:42c'est une perspective qui concerne aussi
23:4421% de l'ensemble des Français interrogés.
23:48Donc, ça veut dire que ça dépasse
23:49l'inquiétude de la question religieuse.
23:53Que dit ces réponses ?
23:55Que dit cette étude ?
23:56Est-ce que c'est la limite de la dédiabolisation
23:59qui se lance ?
24:00Allez, Jérémy Cohen.
24:01Oui, en fait, c'est bien.
24:02Merci d'ailleurs d'avoir rappelé
24:03que 21% des Français aussi
24:05pourraient partir.
24:07Bon, moi, je ne donne absolument aucun crédit
24:09à ce sondage.
24:10Je pense que personne ne partira.
24:12Il suffit de voir dans les autres pays
24:13dans lesquels les droites nationales
24:15ont été élus.
24:16On n'a pas vu d'exode massif.
24:18En revanche, moi,
24:19il y a un autre chiffre du sondage
24:20qui m'a intéressé,
24:21c'est 44% des Juifs
24:22qui également,
24:23si Marine Le Pen était élue,
24:25disent qu'ils pourraient partir.
24:26La réalité, c'est que les Juifs
24:27n'ont pas attendu
24:28que Marine Le Pen
24:29soit aux portes du pouvoir
24:30pour partir
24:30puisqu'ils partent déjà massivement
24:32depuis 2012.
24:34Et ce n'est pas à cause
24:35du Rassemblement National,
24:36mais à cause de l'islamisme.
24:37Et depuis le 7 octobre,
24:38à cause de tout cet antisionisme
24:42organisé, instrumentalisé
24:42par LFI, la gauche radicale.
24:45Donc, je pense que l'exil,
24:46il existe en France.
24:47Les Juifs, ça, c'est documenté,
24:48c'est large.
24:49Et c'est aussi l'exil des talents,
24:51les personnes qui vont quitter la France
24:53pour de meilleures conditions ailleurs.
24:54Ça, ce sont des vrais sujets
24:56d'émigration.
24:57Ce sondage, les musulmans,
24:59certes, les actes anti-musulmans
25:00ont beaucoup augmenté,
25:01c'est une réalité.
25:02En revanche, ça représente
25:03300-350 cas sur 6 millions
25:05de musulmans.
25:06C'est toujours trop,
25:07mais c'est évidemment
25:08parfaitement résiduel,
25:09comme disait Mélenchon,
25:10à l'inverse des actes antisémites
25:12qui touchent effectivement
25:12beaucoup plus de personnes
25:14en proportion du nombre
25:15de Juifs en France.
25:16Jean-Claude Beaujau,
25:17il vous inquiète ce sondage ?
25:19Parce que c'est vrai
25:20qu'on rappelle quand même
25:21qu'un président de la République
25:22est supposé rassembler
25:23tous les Français,
25:25pas qu'une catégorie.
25:26Donc c'est vrai que ce chiffre,
25:27moi, m'a interpellé quand même.
25:29Qu'il vous interpelle,
25:31mais moi, il ne m'inquiète pas
25:32à ce point.
25:34Parce que, vous savez,
25:36tout est dans la question,
25:37j'ai été sondeur,
25:37tout est dans la façon
25:38dont vous posez la question,
25:40dans la façon dont on peut aussi
25:42emmener une interrogation
25:43et que les gens disent
25:44oui, je quitterai,
25:45c'est pas la même chose
25:47que tout est déjà prêt,
25:48je vais partir.
25:49Ça, c'est la première chose.
25:50La deuxième chose, je dis,
25:51à supposer que ce soit vrai,
25:54attention, parce qu'on pense toujours
25:56que l'herbe est plus verte ailleurs,
25:58on oublie, vous avez bien dit,
25:5946% de Français
26:01qui se disent d'origine...
26:0215% de musulmans,
26:04tout simplement.
26:0546% de musulmans,
26:06j'imagine qu'il y a beaucoup
26:07de Français dans ce pourcentage.
26:10C'est un échantillon
26:12de 10 000 personnes environ,
26:13de musulmans.
26:13Ils vont vite découvrir
26:15qu'ils sont Français
26:17et qu'ils ne sont pas
26:18je ne sais pas quoi
26:19et qu'ailleurs,
26:19on ne les attend pas forcément,
26:21on ne vous attend pas,
26:21il ne faut pas oublier.
26:22Les phénomènes migratoires,
26:24ils sont vrais chez nous,
26:25on les vit d'une certaine façon
26:26chez nous.
26:27Ailleurs, c'est pareil,
26:28on ne nous attend pas
26:29en disant
26:29soyez les bienvenus, etc.
26:31Donc ça,
26:32il faut arrêter la démagogie.
26:34Et puis la troisième chose,
26:35ce que ça traduit,
26:36c'est qu'effectivement,
26:37il y a probablement
26:39plus que jamais
26:40une polarisation
26:40de la vie politique française
26:42où on voit effectivement
26:44que dans l'hypothèse
26:45ou que ce soit les filles,
26:48que ce soit le rassemblement national,
26:50il y a des Français
26:50qui disent en tout cas,
26:52qui disent
26:52je quitterai
26:53parce que je suis particulièrement inquiète,
26:54j'en ai déjà rencontré
26:55dans un sens ou dans l'autre.
26:57Donc ça veut bien dire
26:58que nous avons un sujet
26:59sur la cohésion
27:00et le pacte social,
27:03je suis désolé,
27:04mais faire nation,
27:05c'est un vrai sujet
27:06pour nous en France.
27:07On va prendre Samy,
27:09puisque vous êtes nombreux
27:11à réagir sur ce sujet
27:12au 0826 300 300.
27:14Bonjour Samy.
27:15Bonjour Stéphanie.
27:16Soyez bienvenue.
27:18Merci.
27:18Qu'est-ce que vous en pensez,
27:19vous, de ce sondage,
27:2046% des musulmans interrogés
27:22qui envisagent de quitter la France
27:23si Marine Le Pen était élue ?
27:25Je pense que dans les faits,
27:26très peu quitteront la France
27:28parce que, mine de rien,
27:30sur ces 46%,
27:31je pense que 95% sont français.
27:35donc derrière les faussures
27:38très peu quitteront la France
27:39pour un pays
27:40qui ne connaisse que très peu,
27:42finalement,
27:42pour un pays qui connaissait très peu,
27:44où les conditions sociales
27:45et salariales
27:46ne seront pas du tout les mêmes
27:48ou même sociétales.
27:50Donc effectivement,
27:50il y a bien de choses
27:51qui ne vont pas en France,
27:52mais on s'attarde toujours
27:54à avoir la bouteille à moitié vide.
27:57Mais je pense que les gens
27:59qui veulent quitter la France
28:00pour un autre pays musulman
28:02ou maghrébin
28:02ou tout autre
28:04l'auraient déjà fait
28:05s'ils avaient vraiment l'envie
28:06et les moyens de le faire.
28:08Donc, derrière les postures,
28:11je pense que dans les faits,
28:12ça ne se traduira pas
28:13dans la réalité, en fait.
28:16Moi, je trouve ça un peu problématique,
28:17c'est qu'on joue encore
28:18sur le communitarisme.
28:19Alors moi,
28:20comme vous m'avez posé la question
28:21en quelques temps,
28:21je vous avais au téléphone,
28:23je vous avais dit
28:23que je ne suis ni identitaire
28:25ni communautaire.
28:26Et en fait,
28:26je fais partie de cette...
28:27Vous êtes musulman, Samy ?
28:29Non, non, pas du tout.
28:30Mais moi, dans ma famille,
28:31en fait,
28:32chacun fait ce qu'il veut.
28:34D'accord.
28:34En fait, moi, dans ma famille,
28:35chacun fait ce qu'il veut.
28:36On ne se pose pas la question.
28:37Ma mère, quand elle va faire
28:38les prières,
28:38elle va faire la prière.
28:41Enfin, comme si...
28:42Enfin, on ne se pose pas la question.
28:43En fait, chacun fait ce qu'il veut.
28:44Mon meilleur ami est juif.
28:45Et en fait,
28:46en fait, je suis d'une génération
28:47où on ne se pose pas la question
28:48sur l'orientation politique,
28:50religieuse ou sexuelle des gens.
28:52On en parlait beaucoup moins avant,
28:53c'est sûr.
28:54Voilà.
28:54Ce n'est pas dans les conversations.
28:56Voilà.
28:56En fait, on s'en fiche,
28:57t'es sympa, t'es pas sympa.
28:58Bien sûr.
28:59Mais après, maintenant,
28:59on est dans une époque
29:00où il faut s'afficher.
29:01On est musulman.
29:02On est pro, on est anti.
29:04Et en fait,
29:05c'est très fatigant
29:06pour les...
29:06Absolument.
29:07Ni pour, ni contre comme nous.
29:09Et on nous force
29:10à prendre position
29:11pour des sujets
29:11où on s'en fiche, en fait.
29:13Et en fait,
29:14il faut savoir
29:14que la communauté musulmane,
29:15même si il n'y a pas trop ce nom,
29:17en fait,
29:17est aussi variée
29:19et hétérogène
29:20que les catholiques en France.
29:22Alors, il y a des gens
29:22qui suivent,
29:23qui font un peu le ramadan
29:24temps en temps,
29:24mais qui vont après
29:26boire de l'alcool vendredi.
29:27Il y en a qui vont à la mosquée,
29:28mais qui après vont fuir.
29:29En fait, il y en a qui suivent,
29:31il y en a qui suivent à distance,
29:32il y en a qui s'en foutent totalement.
29:33C'est comme si les cathos,
29:35en fait,
29:35il y en a qui vont
29:36tous les dimanches à la messe.
29:38Il y en a qui vont très peu,
29:39mais qui ne suivent pas du tout,
29:40mais qui vont faire Noël.
29:41Et en fait,
29:42on ne comprend pas
29:42que les musulmans sont variés.
29:44Il y a une variété de musulmans
29:47en France,
29:48mais comme dans le monde
29:49de rabo-musulmans.
29:50Et cette diversité,
29:51il faut la comprendre.
29:52Et non,
29:53tous les musulmans
29:55ne sont pas des barbus.
29:56Alors oui, je sais,
29:57il y en a de plus en plus en France
29:58et franchement,
29:59c'est flippant.
30:00Moi, ça me fait flipper
30:01parce que c'est des intégristes.
30:02Oui, il y a de plus en plus
30:03femmes boilées.
30:04Et effectivement,
30:04je ne trouve pas
30:05que ça soit une avancée
30:06pour la femme en général.
30:08Mais apparemment,
30:09elles ont le droit
30:10de faire ce qu'elles veulent.
30:12Mais en fait,
30:13pour revenir à votre question,
30:14non, je ne pense pas
30:14que les musulmans partiront.
30:15Moi, je connais
30:16des maghrébins
30:17qui sont partis
30:18mais rien à voir
30:19avec les ARN
30:19parce qu'ils avaient envie
30:21de vivre
30:22dans un autre pays
30:23du Maghreb.
30:24Il n'y a rien à voir.
30:25Pierre Martinet,
30:25je ne voulais pas être d'accord
30:27avec tout ce que disait Samy,
30:28mais moi,
30:29je tiens quand même
30:30à souligner
30:30ce qu'il dit.
30:31C'est très important.
30:33Il y a une injonction
30:33aujourd'hui à choisir son camp.
30:34C'est insupportable.
30:35Il y a deux camps en France.
30:37Oui, mais je suis sûre
30:38qu'il y a plein de gens
30:39où il y a cette majorité
30:40silencieuse.
30:41Le sens de la nuance,
30:42ça fait du bien parfois.
30:43La France n'est plus divisée,
30:44elle est fracturée.
30:45Dans tous les domaines,
30:46quoi qu'il arrive,
30:47c'est deux camps
30:47qui parfois
30:49s'affrontent dans la rue.
30:50Et pour répondre
30:51à ce sondage,
30:53à Londres,
30:53il y avait des musulmans
30:54français
30:55qui sont venus à Londres
30:56parce qu'ils préféraient
30:57vivre leur islam
30:58dans un pays
30:59comme l'Angleterre
31:01qu'en France.
31:01Alors, après,
31:04l'Angleterre,
31:05c'est un peu plus compliqué
31:06pour vivre
31:07parce que c'est difficile,
31:08tout est cher,
31:09il faut travailler,
31:10il y a moins d'aides sociales
31:12qu'en France.
31:13Mais après,
31:13encore une fois,
31:14je trouve que chacun est libre
31:16et il y a une période
31:17où je n'étais pas très bien
31:18en France,
31:18je suis parti.
31:20Je suis parti,
31:21mais ce n'est pas mieux ailleurs.
31:22Donc, je suis revenu.
31:25Après,
31:26quand je jauge à la tête,
31:28c'est sur l'islam
31:29en général en France.
31:30Donc, je travaille sur le sujet
31:31depuis très longtemps
31:32et effectivement,
31:33il y a un entrisme islamique
31:34aujourd'hui.
31:35Je ne dis pas islamique.
31:35C'est ce qu'a dit Samy ?
31:36Non.
31:37Il le déplore ?
31:38Oui, il y a un entrisme
31:39mais ce n'est pas anodin
31:40et ce n'est pas,
31:41pour moi,
31:41ce n'est pas minoritaire.
31:441975,
31:44il y avait 8 mosquées en France.
31:45Aujourd'hui,
31:46il y en a plus de 3000
31:47recensées,
31:48plus toutes les slages de prière,
31:49plus tous les réseaux fondamentalistes
31:51qu'il y a en Europe de l'Ouest.
31:52C'est très important
31:53ce qui se passe
31:54en Europe de l'Ouest
31:54et on n'a aucun chiffre,
31:56personne ne sait combien,
31:58il n'y a aucun pourcentage
31:58qui est donné
31:59parce qu'on ne fait pas
32:00de recensement ethnique,
32:02il n'y a rien.
32:02Donc, c'est un sujet complexe
32:04sur lequel les services travaillent.
32:05J'ai travaillé uniquement là-dessus
32:06tout au long de ma présence
32:08aux services
32:08dans les services
32:09à la fin des années 90.
32:12C'est puissance 10,
32:13puissance 20
32:13ou 30 aujourd'hui.
32:14Donc, c'est plus compliqué que ça.
32:17Ce n'est pas uniquement
32:18des gens qui posent des bombes
32:21et des gens
32:21qui sont juste croyants.
32:22Non, ce n'est pas ça du tout
32:23aujourd'hui.
32:24Vous êtes en train de dire
32:24que les services secrets,
32:26puisque vous êtes un ancien
32:27de la DGSE,
32:28c'est ça ?
32:29Oui.
32:30Faisaient des études
32:31de savoir combien il y avait...
32:33Non, je n'ai jamais dit ça.
32:34Ah bon, alors c'était quoi l'idée ?
32:35Non, je n'ai pas dit ça,
32:35j'ai dit que vous travailliez
32:37sur les réseaux.
32:38C'est une question,
32:39alors pour le coup,
32:40il n'y a pas de choses mal.
32:42Je ne suis pas au second degré là.
32:43Non, non, mais j'avais compris.
32:44Oui, j'avais très bien compris.
32:46Non, non, on ne travaillait pas
32:46sur ces sondages-là.
32:49Moi, je travaillais uniquement,
32:50j'étais dans un service
32:51qui était Action,
32:52donc on travaillait uniquement
32:53sur les réseaux islamiques
32:54sur le terrain.
32:54D'accord.
32:55C'est-à-dire, c'était les GIA
32:56à cette période,
32:57c'était les balbutiements
32:58d'Al-Qaïda.
32:59Et donc, moi, j'ai vu monter
33:00ce phénomène,
33:01notamment en Angleterre,
33:02parce que j'ai travaillé
33:03essentiellement en Angleterre,
33:04c'était le Londonistan
33:05à cette période.
33:06Je suis revenu à Londres
33:08pour y vivre fin 2016.
33:09Je n'ai pas reconnu les quartiers.
33:11Il y a des quartiers,
33:12c'est Kaboul.
33:13Complètement.
33:14Il y a des tribunaux islamiques.
33:15Mais alors, il y a la différence
33:15entre l'antrisme, effectivement,
33:17et puis bon,
33:18le nombre de mosquées
33:19qui augmentent par définition
33:21avec le nombre de musulmans
33:22en France,
33:23qui est estimé, je crois,
33:24à 10%,
33:25même s'il n'y a pas
33:25de chiffre officiel.
33:26Non, il n'y a pas de chiffre officiel.
33:28Honnêtement, il n'y a pas de chiffre.
33:28Ce n'est pas vrai.
33:29Il faut arrêter de se mentir.
33:30Ce n'est pas vrai.
33:31Mais ce que je veux dire,
33:32c'est que je fais la distinction
33:33entre un religieux
33:34et moi, je pose toujours la question,
33:36mais quelle est la frontière
33:37entre l'islam et l'islamisme ?
33:39C'est aussi la question,
33:41c'est aussi notre capacité
33:43à remettre la laïcité
33:45au centre de notre fonctionnement sociétal.
33:48Elle est perdue, là ?
33:48Non, mais on ne peut pas dire
33:49qu'elle est perdue
33:50parce qu'on n'a pas le choix.
33:51Il y a des moments
33:51où il faut savoir se dire
33:52non, non, mais elle n'est pas perdue
33:53et il faut la retrouver.
33:54Si tant et soit-il
33:55qu'on l'avait perdue,
33:56il faut la retrouver
33:56parce qu'on n'a pas le choix.
33:59On n'a pas le choix.
34:00On ne va pas refaire
34:01des états religieux.
34:02On ne va pas repartir
34:03dans un système ancien.
34:06Notre système,
34:07il en déplaise à certains,
34:08est le moins,
34:09je ne dirais pas que le meilleur,
34:10le moins mauvais système
34:11parce qu'effectivement,
34:13peut-être qu'il est unique,
34:14notre laïcité,
34:15notre façon de voir la laïcité
34:17est assez unique.
34:18C'est cela qu'il faut
34:19qu'on arrive à réintégrer.
34:20Et je rajouterai juste une chose.
34:21Juste une chose,
34:22c'est qu'il y a un certain nombre
34:25qui sont très attachés
34:26à cette laïcité
34:27et qui l'ont fait respecter.
34:28Nous n'arrivons pas
34:29à faire respecter
34:30des règles simples.
34:30Nous avons un sujet là-dessus.
34:32On a un sujet
34:33et on va en parler
34:33dans quelques instants.
34:35La suite est fin.
34:36À vous de le dire
34:37avec Jean-Claude Beaujour,
34:38Pierre Martinet
34:39et Jérémy Cohen.
34:50Dernière partie,
34:51on parlait de ce sondage
34:53important,
34:54inquiétant
34:55pour, diront certains,
34:56Marine Le Pen,
34:57largement en tête
34:58des intentions de vote,
34:59vous le savez.
34:59Eh bien,
35:00si elle a été élue,
35:0146% des musulmans
35:03interrogés,
35:03alors ça a été une étude
35:05faite sur 10 000 personnes
35:07environ,
35:07envisage de quitter la France
35:09en cas de victoire.
35:11C'est une perspective
35:12qui concerne aussi
35:13quand même 21%
35:14de l'ensemble
35:15des Français interrogés.
35:16En tout cas,
35:17on voit que c'est une inquiétude
35:18qui dépasse au-delà
35:19de la question religieuse.
35:21Alors,
35:21c'est vrai qu'on ne s'est pas
35:23posé la question
35:23de savoir,
35:24on a déjà commencé ce débat
35:25avant la pause,
35:27quelle mesure concrète
35:28du RN
35:28explique cette inquiétude ?
35:30Vous en avez une idée,
35:31vous,
35:31Jérémy Cohen,
35:32ou c'est finalement
35:33une inquiétude d'atmosphère ?
35:35Non,
35:35il y a une inquiétude
35:36d'atmosphère,
35:36évidemment,
35:37et je pense qu'on n'est
35:37qu'au début.
35:38Je veux dire,
35:38à mesure que la campagne
35:39va commencer,
35:40on va avoir de plus en plus
35:42de sondages,
35:42de déclarations,
35:43etc.,
35:43et le théâtre antifasciste
35:45va à nouveau...
35:45Surtout si c'est
35:46Mélenchon-Le Pen.
35:47Bien évidemment,
35:48mais il y aura la même chose
35:48du côté Mélenchon,
35:49et donc c'est là
35:50où ça va être intéressant,
35:51c'est lequel théâtre
35:52va être le plus terrifiant.
35:54En revanche,
35:54sur les propositions du RN
35:56qui pourraient faire peur
35:57aux musulmans,
35:57très honnêtement,
35:58je ne vois pas,
35:59notamment quand on parle
36:00de l'interdiction du voile
36:01dans la rue,
36:03la position,
36:03elle a varié,
36:04elle est extrêmement faible.
36:06On a eu d'un côté
36:07Tanguy qui a dit
36:08on va l'interdire,
36:09ensuite on a dit
36:09non, finalement,
36:10on va faire un référendum,
36:11après on a dit
36:11on en ferait peut-être
36:12deux référendums
36:12et puis peut-être pas,
36:14et puis finalement,
36:14on va y aller à Paris-Table.
36:16On commence par appliquer
36:17la loi qui est déjà en place.
36:18Autant je veux bien
36:18qu'ils aient peur
36:19qu'un reconquête passe
36:20parce que là,
36:21la ligne est très claire,
36:22qu'on soit d'accord
36:23ou pas d'accord,
36:23autant sur le RN,
36:24c'est quand même
36:25très faible,
36:25très fragile
36:26et puis encore faut-il
36:26qu'ils aient une majorité
36:27aux législatives
36:28et ça,
36:29les musulmans
36:29ne sont pas moins intelligents
36:30que les autres,
36:30ils savent très bien
36:31que quand bien même
36:32Marine Le Pen arrive au pouvoir,
36:33elle n'aura pas les bras libres
36:35pour faire tout ce qu'elle veut.
36:36Donc moi,
36:36encore une fois,
36:37ce sondage,
36:38je crois qu'il...
36:38Voilà,
36:39je ne crois pas trop.
36:41Pierre Martinet,
36:42sur les mesures concrètes,
36:43qu'est-ce qui fait aussi peur
36:44aux musulmans ?
36:46Alors,
36:46il y a une mesure concrète,
36:48concrète,
36:48il y a une mesure
36:48qui a été annoncée
36:49par le RN,
36:50Jérémy vient d'en parler,
36:52c'est un peu le flou,
36:53on ne sait pas
36:53s'ils sont capables
36:55de l'appliquer ou pas,
36:56moi j'ai mon avis là-dessus,
36:57effectivement,
36:58en disant
36:58on va interdire
36:59le voile dans la rue,
37:00interdire le voile dans la rue,
37:02ça peut faire peur à certains...
37:03Bon courage !
37:04Alors,
37:04j'allais justement y venir,
37:06il y a déjà une loi
37:06qui est sortie en 2010
37:07sur le voile intégral,
37:08aujourd'hui,
37:08il y a le voile intégral,
37:09moi j'avais à cette période-là,
37:11j'avais commencé à recenser,
37:12depuis le temps,
37:13recenser les gens
37:14partout où je me déplaçais,
37:15il y en a partout en France,
37:17le voile intégral est partout,
37:19aujourd'hui,
37:21le hijab est transformé en niqab
37:22avec le masque chirurgical,
37:25donc voilà,
37:27si on veut faire appliquer
37:28ce genre de loi,
37:29je sais comment ça va se terminer,
37:31il y aura des protestations,
37:34il y aura des accrochages
37:35qui peuvent se transformer
37:37en heure intercommunautaire,
37:39et moi,
37:39depuis quelques années,
37:40j'ai écrit beaucoup là-dessus,
37:41je sens dans cette société française,
37:45mais je l'étends aussi
37:46à l'Europe de l'Ouest,
37:47qu'il y a tous les ingrédients
37:48pour une libanisation
37:49de la société
37:50qui se met en place.
37:51Pour avoir vécu
37:51la guerre du Liban,
37:52j'ai vu ce que ça a donné,
37:53et aujourd'hui,
37:54on n'est pas clair
37:55sur des sujets,
37:56et effectivement,
37:57un sujet comme celui-ci
37:58qui est sensible
37:59parce que le nombre
37:59de musulmans en Europe,
38:00je pense qu'il faut le comptabiliser
38:03sur le plan européen,
38:05ça c'est pareil,
38:06je n'ai trouvé aucun chiffre.
38:07Ça va de 30 à 60 millions,
38:10je n'ai trouvé aucun chiffre.
38:11J'ai des rapports
38:12qui donnent 55,
38:14mais on se base sur quoi
38:15pour donner ces chiffres-là ?
38:16Sur rien,
38:16puisque à Londres,
38:17on nous demande
38:18notre religion
38:19partout où l'on passe.
38:20Pendant tous les recensements,
38:21j'ai donné ma religion,
38:22quand je vais à l'hôpital,
38:23je donne ma religion,
38:24etc.
38:25Mais en France,
38:25on ne le fait pas.
38:26Moi, je pense que
38:26ça serait une bonne idée
38:27de le faire,
38:28ça ne stigmatise personne,
38:29pour prendre un terme
38:30qui est à la mode
38:30et qui me fait bondir
38:31à chaque fois.
38:32Donner sa religion,
38:33ce n'est pas stigmatisant.
38:35Et donc,
38:35ce que je veux dire,
38:36c'est que ces mesures-là,
38:38pour répondre concrètement
38:39à votre question...
38:40La France a l'histoire
38:40avec les listes...
38:41Oui, oui, je suis bien.
38:42Il faut arrêter aussi.
38:43L'histoire,
38:43ce n'est pas la même chose.
38:44Il y a une différence
38:45entre statistiques ethniques
38:46et anonymisées
38:47et demander à quelqu'un
38:48d'afficher sur sa pièce d'identité
38:49qu'il est juif
38:50ou qu'il est musulman.
38:51Ce n'est pas du tout ça,
38:51d'afficher sur sa pièce d'identité.
38:52Non, ce n'est pas
38:53sur la pièce d'identité.
38:54Dans un recensement...
38:54Quand on va à l'hôpital,
38:55quel rapport donner sa religion ?
38:57Ben...
39:0625 millions de musulmans en France,
39:07d'autres qui pensent
39:08qu'il y en a trois.
39:09Au moins, peut-être
39:09qu'on aurait les chiffres
39:10et puis ça clôturait le débat.
39:12Moi, je me tourne
39:12vers Jean-Claude Beaugour
39:13quand vous parliez
39:14beaucoup de cohésion,
39:15d'union.
39:17Vous soutenez Edouard Philippe.
39:19Quand vous entendez
39:19Pierre Martinet nous dire
39:20qu'on va vers une libanisation
39:22de la société,
39:22vous êtes d'accord ?
39:24Oui, en tout cas,
39:25c'est ma crainte.
39:26J'ai une histoire personnelle.
39:27Moi aussi, c'est ma crainte.
39:28Je n'ai pas attendu
39:29cet engagement
39:30pour pouvoir avoir
39:31une histoire,
39:32un parcours
39:32qui est extrêmement marqué
39:35républicaine,
39:36par une culture laïque
39:37dans l'espace public
39:38et professionnel
39:39parce que j'ai moi-même
39:40un engagement religieux
39:42mais dès lors
39:43que l'on tombe
39:44dans l'espace public,
39:45dès lors que j'exerce
39:46mon métier,
39:48pour moi,
39:48je suis d'une neutralité
39:49la plus totale
39:50y compris dans ma façon
39:51d'être.
39:53Ça, c'est la règle.
39:54Donc, c'est vrai
39:54que de ce point de vue,
39:57on a beaucoup...
39:58Moi, je vois
39:58comment fonctionnent
39:59certaines sociétés.
40:01On a beaucoup critiqué
40:02le système français.
40:03Nous avons le moins
40:04mauvais système
40:05avec ses errements,
40:06avec ses loupés.
40:08Je veux dire,
40:08il faut arrêter
40:08d'imaginer
40:09qu'il y a un endroit
40:10où c'est le paradis.
40:14On a nos loupés,
40:15on a nos carences,
40:16on a notre histoire
40:18et il s'agit...
40:18C'est là où je dis
40:19qu'est-ce qu'on fait ensemble.
40:21Et ce n'est pas un vain mot
40:22quand je parle de laïcité
40:23mais il n'y a pas
40:24que de laïcité,
40:24c'est qu'est-ce qu'on construit
40:25ensemble
40:26par rapport aux défis
40:27qui nous guettent.
40:28Moi, je regarde,
40:29je m'intéresse
40:30à la géopolitique,
40:31je dis
40:32c'est quoi
40:32la France de demain ?
40:34Oui, ça ce sont
40:35les sujets
40:36que je me pose
40:37par rapport
40:37à toutes les échéances
40:38que nous avons affrontées.
40:40Voilà, c'est ça
40:41mon vrai sujet.
40:42Ça va être le sujet
40:43de la prochaine élection
40:44présidentielle
40:45et donc ça va être
40:46extrêmement intéressant
40:46de comparer les visions
40:48justement de la société.
40:50Mais encore une fois,
40:51je crois que
40:54la crainte d'un passage
40:56de Marine Le Pen
40:56doit être quand même
40:58relativisée
40:58par la réalité
41:00de l'exercice du pouvoir.
41:01C'est ça
41:02le plus important.
41:03Merci à tous les trois.
41:04Jean-Claude,
41:04bonjour,
41:05Pierre Martinet,
41:06Jérémy Cohen,
41:06bonjour mon cher
41:07Péricault Légas.
41:08Bonjour Stéphanie.
41:09Un invité
41:12auquel...
41:12Pardon.
41:13Monsieur.
41:13Oui, vous allez lui poser
41:14beaucoup de questions
41:15à Jean-Michel Blanquer.
41:16Il écrit un livre sur Tocqueville,
41:18alors on le fait venir
41:18pour lui poser des questions.
41:20C'est ça.
41:22Il est prévenu,
41:22il est prévenu,
41:23voilà.
41:24Le livre s'appelle
41:25La fureur et la démocratie.
41:27J'ai dit comment la fureur
41:27est-elle en train
41:28de tuer l'école
41:29et peut-être la démocratie
41:30puis on lui demandera
41:31de faire un point sur
41:32finalement est-ce qu'il était
41:33un si mauvais
41:33ou un pas si mauvais
41:34ministre de l'éducation.
41:35On lui fait beaucoup de grief
41:36aujourd'hui quand même.
41:36Pour voyer les aveux
41:37que les membres ne sont rois,
41:38c'est pas qu'on soit mauvais
41:39mais les autres sont tellement nuls.
41:42Comment échapper
41:42à l'acquisition des bien-pensants ?
41:44Nous en parlons avec Charles Sapin,
41:45vous voyez deux personnalités.
41:46C'est bien ça.
41:47Il vient aussi nous expliquer
41:48voilà où il en est,
41:49le directeur de l'Asie actuelle.
41:50Et moi je dirais un petit mot
41:51sur ce qui se passe en Ukraine.
41:53En trahissant l'Ukraine,
41:54nous assassinons l'Europe.
41:55On a tellement dit
41:56qu'on allait les sauver.
41:57Allez-y, on arrive,
41:58la cavalerie arrive.
41:59Et là ils sont dans une situation
42:00absolument tragique
42:01et nous regardons nos chaussures
42:02parce que M. Trump
42:03a besoin de diesel
42:04pour éviter une catastrophe électorale
42:06aux élections intermédiaires.
42:08C'est quand même sordide.
42:10Sacré programme.
42:11Bonne émission mon cher Péricault,
42:12les gars.
42:13Et on se retrouve nous
42:14demain à 10h
42:15sur Sud Radio
42:15pour à vous de le dire.