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  • il y a 25 minutes
Avec Gilles Platret ok STUDIO
Maire de Chalon-sur-Saône et candidat à la présidentielle, Patrick Vignal, Ancien Député Renaissance de l'Hérault, conseiller de Gabriel Attal, Lucas Planavergne
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##A_VOUS_DE_LE_DIRE-2026-11-06##

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Transcription
00:00:0010h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:00:04Soyez les bienvenus dans A vous de le dire, nous sommes ensemble jusqu'à midi et nous sommes vendredi.
00:00:11On va poser une question un petit peu plus légère que d'habitude, ça fait du bien mais pas si
00:00:15légère quand même.
00:00:16De 10h à 10h30, les bonnes manières se perdent-elles ?
00:00:19Dire bonjour, merci, s'il vous plaît, tenir la porte, laisser la place dans le bus,
00:00:23des gestes simples qui semblent parfois appartenir à une autre époque.
00:00:27Et puis à ceux qui passent leur repas, les yeux rivés sur le téléphone, vous trouvez ça normal ?
00:00:32Alors sommes-nous devenus mal élevés ?
00:00:35Les bonnes manières sont-elles en train de disparaître ou est-ce simplement le savoir-vivre qui évolue ?
00:00:40On peut le prendre comme ça aussi.
00:00:42Notre invité dans quelques instants, Jérémy Comoteur, des secrets de M. Bonne Manière, annoncé le 18 novembre.
00:00:49Et puis à partir de 10h30, trois débatteurs autour de la table pour commenter l'actualité.
00:00:53On viendra sur cette forte mobilisation incontestablement réussie par le nombre de manifestants.
00:00:58Hier dans la rue, fonctionnaires lycéens, retraités agriculteurs, gilets jaunes, sans doute moins de commerçants.
00:01:04Qui est un luxe pour eux de faire la grève qu'ils subissent pour ces derniers les conséquences des manifestations
00:01:11dans les centres-villes.
00:01:13Le mouvement a fait accoucher une conférence sociale annoncée lundi à Matignon.
00:01:16Mais qu'est-ce qui peut vraiment en sortir ? On annonce un coup de pouce sur le SMIC, très
00:01:20bien.
00:01:20Mais ça concerne un peu plus de 2 millions de Français seulement et les autres.
00:01:25Ceux qui y travaillent gagnent à peine plus et qui n'arrivent pas à vivre correctement.
00:01:29La réalité, c'est qu'il faudra des réformes en profondeur.
00:01:33Rapprocher le net du brut, alléger les cotisations, on risque peut-être d'égratigner notre sacro-saint modèle social.
00:01:39Alors vous, qu'est-ce que vous en pensez ? Je dirais que c'est une bonne chose.
00:01:42Est-ce qu'il faudrait carrément avancer la présidentielle pour enfin changer de cap en profondeur ?
00:01:47A vous de le dire.
00:01:48Lui a su clairement capitaliser sur la colère sociale.
00:01:52Les derniers sondages le placent en position de se qualifier pour le second tour face à Marine Le Pen.
00:01:57Et dans les cortèges, il fait siffler ses adversaires, à commencer par le social-démocrate Raphaël Glucksmann, pris à partie.
00:02:03Alors, Jean-Luc Mélenchon est-il en train de plier le match ?
00:02:06Est-il en train de s'imposer comme le candidat incantournable de la gauche ?
00:02:11A vous de le dire.
00:02:12Et puis...
00:02:1310h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:02:17Anthony ne veut pas que je fasse mon troisième sommaire.
00:02:19C'est vrai qu'il était long ce matin, mais il y avait des choses à dire.
00:02:21Il n'y a pas de bonne manière, vous savez.
00:02:23Mais voilà, c'est très mal aidé.
00:02:25Il coupe comme ça.
00:02:26Vous êtes formidables.
00:02:27Il faut qu'il apprenne.
00:02:28Il faut qu'il apprenne.
00:02:28C'est parfait.
00:02:29Non, mais c'est vrai que c'était un peu long ce matin, mais il y a des choses à
00:02:32dire.
00:02:32C'était quoi votre troisième sujet ?
00:02:34Non, c'était Emmanuel Macron qui veut faire une grande primaire.
00:02:37On s'en fout.
00:02:39On n'en a rien à cirer, c'est ça ?
00:02:41Non, non, non, vous n'embêtez pas avec ça.
00:02:43Non, mais c'est vrai, c'est parfait ça pour lancer les bonnes manières.
00:02:45On n'aurait pas pu mieux trouver.
00:02:47C'est compliqué les bonnes manières.
00:02:49C'est compliqué les bonnes manières, parce que les bonnes manières,
00:02:51ce n'est pas quelque chose de naissance.
00:02:54C'est quelque chose qui s'acquiert, soit avec ses parents et l'éducation,
00:02:57ou soit en lisant ou en voyant du monde.
00:03:00Oui, ou en observant les autres.
00:03:01Oui, c'est compliqué les bonnes manières, parce que...
00:03:04Non, mais c'est une transmission.
00:03:06Rassurez-vous par rapport à votre lancement, si je vous croise dans un bus,
00:03:09je laisse toujours ma place aux vieilles dames.
00:03:11Je vous laisserai ma place sans souci.
00:03:16Vous êtes plus vieux que moi.
00:03:18Bonjour, Jérémy Combe.
00:03:20Vous avez cette ambiance sur ce plateau, Jérémy.
00:03:23On accueille Jérémy Combe, c'est notre monsieur Bonne Manière,
00:03:27qui publie d'ailleurs les secrets de monsieur Bonne Manière aux éditions Fayard.
00:03:31On a pris un peu de l'avance, parce que ça va sortir le 18 novembre.
00:03:35On peut le réserver.
00:03:36Vous allez sur tous les sites de la FNAC ou d'Amazon.
00:03:38Vous êtes mon ambassadeur, Gilles, vous êtes mon ambassadeur.
00:03:40Non, mais c'est normal de le dire, vous venez en règle générale,
00:03:42la promo se fait au moment de la sortie.
00:03:44Merci.
00:03:44C'est normal qu'on dise qu'on peut le réserver.
00:03:47Je vais le découvrir juste après l'émission, pour être très honnête.
00:03:49Je ne l'ai pas encore vu.
00:03:50Ah, vous l'avez écrit quand même.
00:03:51Oui, je l'ai écrit.
00:04:07Là, on est carrément...
00:04:09Enfin, ce n'est plus les Bonnes Manières.
00:04:11Vous êtes choqué de ce que vous voyez autour de vous ?
00:04:14C'est-à-dire que moi, je pars du principe que les Bonnes Manières,
00:04:16avant d'être des codes réservés à une certaine case de la population,
00:04:19c'est plutôt du vivre ensemble.
00:04:21Moi, ce qui m'intéresse dans les Bonnes Manières,
00:04:23les codes ou les tips que j'essaie de transmettre,
00:04:25c'est justement de dire que la seule chose que l'on ait en commun,
00:04:28c'est peut-être justement quelques codes
00:04:30qui nous permettent de partager des journées, des moments tous ensemble.
00:04:34Autour de cette table, on n'a pas la même éducation,
00:04:36pas la même religion, pas la même vie mondaine, sociale, du tous les jours.
00:04:40Et en revanche, si jamais on a envie quand même d'échanger,
00:04:42il faut qu'on respecte quelques règles.
00:04:44Effectivement, le problème de ce qui se passe en ce moment dans l'actualité,
00:04:47c'est que moi, je ne suis pas du tout contre les manifestations et les manifestants.
00:04:51C'est ce que les autres font et s'en emparent.
00:04:56Et preuve est de constater que les agissements prouvent
00:04:59qu'il n'y a quand même plus de limites à rien.
00:05:03manifester et péter un magasin quand c'est la vie de quelqu'un
00:05:06qu'on met en deux minutes ou en trois minutes à plat,
00:05:09effectivement, on pourrait dire que ça manque de manière.
00:05:11Oui, au moins, on en parlera.
00:05:13Vous aurez dû sonner à la porte quand même.
00:05:16Avec Jean-Luc Mélenchon, je le disais dans le titre,
00:05:18qui fait LFI, qui fait siffler ses adversaires,
00:05:21la bordalisation permanente.
00:05:23On se dit que finalement, votre livre,
00:05:24on adore parler de ça, c'est cocasse,
00:05:28on parlera de plein de conseils,
00:05:29mais c'est totalement hors-sol avec la réalité, non ?
00:05:33C'est totalement hors-sol à partir du moment où on estime que c'est désuet.
00:05:36Et pour beaucoup de personnes, ça a l'air de l'être.
00:05:40Mais vous savez, moi, je traverse quand même pas mal la France
00:05:42dans des écoles, dans des cabinets d'avocats,
00:05:44vraiment des publics totalement différents.
00:05:46Et au bout de cinq minutes, tout le monde me dit,
00:05:48ah oui, ça fait quand même du bien.
00:05:50Parce qu'aujourd'hui, je crois même,
00:05:53je ne suis pas parent,
00:05:53mais les parents n'osent plus dire à leurs enfants stop.
00:05:57Dans les écoles, je donne des cours,
00:05:58on m'a quand même traité de frérot,
00:06:00il n'y a pas très longtemps dans un cours.
00:06:02Ouache frérot.
00:06:02Ouache frérot.
00:06:04Alors, ça peut être très drôle,
00:06:05ça peut faire rire,
00:06:06et ça ne m'a pas fait rire.
00:06:07Parce que justement, si on autorise le frérot,
00:06:09on autorise...
00:06:09On m'a perdu, Gilles.
00:06:10On autorise...
00:06:11On banalise tout.
00:06:14Gilles rit,
00:06:15mais le nombre de fois où, dans ce studio,
00:06:18sur différents sujets,
00:06:19vous interpellez les invités en disant,
00:06:20oh mais attendez,
00:06:22les choses ont évolué,
00:06:23vous êtes restés dans le passé,
00:06:24c'est intéressant d'avoir votre regard,
00:06:26Gilles, aussi, sur ces bonnes manières.
00:06:27Pour vous, c'est désuet.
00:06:29Je pense que c'est réservé à la bourgeoisie,
00:06:31pour moi.
00:06:32Je pense qu'il y a une différence
00:06:34entre le peuple et la bourgeoisie.
00:06:37Je ne suis pas sûr que vous disiez
00:06:39que ça fait du bien
00:06:39de mettre la fourchette du bon côté.
00:06:41Je ne suis pas sûr que ça fasse du bien.
00:06:43Figurez-vous que pour beaucoup de personnes,
00:06:46si ça ne leur fait pas de bien,
00:06:47ils aiment comprendre pourquoi ça se fait.
00:06:49Ah, ça, c'est autre chose.
00:06:50Moi, j'explique toujours les codes
00:06:51à travers leur histoire.
00:06:54Parce qu'il y a toujours une histoire,
00:06:57une habitude,
00:06:58il y a toujours quelque chose de pratique.
00:07:00Oui, mais quand on a du mal
00:07:01à se nourrir et à acheter des choses,
00:07:04à aller dire à des gens
00:07:05comment se comporter devant leur assiette,
00:07:08on est d'accord que c'est un peu...
00:07:09Comme il n'y a plus rien de beau,
00:07:10même avec du peu,
00:07:12autant essayer de faire du beau.
00:07:13Pourquoi ?
00:07:14Parce que sinon, moi aussi,
00:07:15je peux me passer de faire un centre de table.
00:07:16Je le fais pour ceux qui viennent chez moi,
00:07:18parce que c'est joli pour la vue.
00:07:19En même temps, mon dîner,
00:07:20il ne changera en rien.
00:07:22Et je trouve que parfois...
00:07:23C'est vraiment important,
00:07:24un centre de table ?
00:07:25Il ressemble à quoi ?
00:07:27Ah, il faudrait que vous veniez.
00:07:28Il y a des bougies,
00:07:29il y a des fleurs,
00:07:30il y a des objets.
00:07:30Et ça autorise à servir du jambon
00:07:32blanc avec des pommes de terre à l'eau
00:07:33parce qu'on n'est pas là pour...
00:07:35Prenez le jambon, par exemple.
00:07:36Est-ce que vous servez du jambon
00:07:38sans demander à vos invités
00:07:39s'ils mangent du porc, par exemple ?
00:07:40Oui, quand je connais mes invités,
00:07:42j'évite quand même
00:07:42de mettre certains plats
00:07:43par rapport à leurs habitudes.
00:07:45En revanche,
00:07:45j'en ai jamais à l'abri.
00:07:46Moi, je ne mange pas de thon
00:07:47parce que je suis allergique.
00:07:48Personne ne me demande
00:07:48si j'aime le thon avant de venir.
00:07:50Il n'y a rien de pire
00:07:50que l'invitation
00:07:52avec quasiment sa fiche signalétique.
00:07:54T'es allergique à quoi ?
00:07:55Etc.
00:07:55Ça fait partie du jeu.
00:07:56On reçoit souvent
00:07:57avant une première invitation.
00:07:59Avez-vous des intolérances alimentaires ?
00:08:00Moi, ça m'en fout,
00:08:01c'est comme faire enlever ses chaussures
00:08:02quand t'arrives chez quelqu'un.
00:08:03Ah, ça, on a eu cette discussion.
00:08:05Ah oui, on a eu un débat.
00:08:06Moi, c'est la même règle.
00:08:07Mais alors,
00:08:07je suis capable de partir du dîner.
00:08:09Il y a des gens qui le font ?
00:08:10Ben, plein.
00:08:10En revanche,
00:08:11j'entends que pour certains,
00:08:13on se dise
00:08:14que j'ai peut-être marché
00:08:14dans une merde
00:08:15avant de venir
00:08:16et que c'est pas très très propre.
00:08:18Moi, je le disais,
00:08:18j'en meurs d'envie
00:08:19mais j'ose pas demander.
00:08:20Mais on ne fait pas enlever
00:08:21les chaussures
00:08:22de quelqu'un
00:08:23chez quelqu'un.
00:08:24D'abord, pour plusieurs raisons.
00:08:25On n'est peut-être pas
00:08:26hyper au point
00:08:27avec ses propres chaussettes.
00:08:28Ça, voilà.
00:08:29On a peut-être aussi des problèmes.
00:08:31Moi, je dis toujours
00:08:31qu'on est totalement inégaux
00:08:32sur la transpiration.
00:08:34Oh, mais...
00:08:37au bout d'une heure
00:08:38et on n'impose pas
00:08:39ses odeurs aux autres.
00:08:40Et quand on enlève nos chaussures,
00:08:41ça peut quand même
00:08:42imposer des odeurs.
00:08:43Vous m'amenez de la transition
00:08:44tout trouvée
00:08:44parce que vous dites
00:08:45que ça ne se fait pas
00:08:45de demander d'enlever
00:08:46les chaussures.
00:08:47Mais ça, c'est en France.
00:08:48Au Japon, c'est l'inverse.
00:08:50Mais moi, je parle
00:08:51de l'art de vivre à la française.
00:08:52Vous voyez, par exemple...
00:08:53Non, mais alors,
00:08:54je vais me faire engueuler.
00:08:55Les Chinois, par exemple,
00:08:56il paraît que moi,
00:08:57on m'a toujours dit
00:08:58qu'en fait,
00:08:59quand on est en Chine,
00:09:00il faut faire du bruit,
00:09:01il faut souffler.
00:09:07Moi, si je vais en Chine,
00:09:08je vais m'adapter
00:09:09aux codes de ceux
00:09:09qui me reçoivent.
00:09:10Mais quand on vient chez moi,
00:09:11on va s'adapter aux miens.
00:09:12Et avant, il y avait
00:09:13des patins dans...
00:09:14Oui.
00:09:15Alors ça, c'était
00:09:15pour ne pas abîmer le parquet.
00:09:17Il ne fallait pas rayer
00:09:17avec les talons
00:09:18ou potentiellement
00:09:19les cailloux
00:09:20qu'on aurait ramassés
00:09:21entre le moment
00:09:21on sort de sa voiture
00:09:22et le moment on arrive.
00:09:23C'était très économique.
00:09:25C'est vrai que vous en avez
00:09:27un peu parlé, Gilles,
00:09:28mais je me mets à la place
00:09:29de nos auditeurs
00:09:30qui ont du mal.
00:09:31C'est vrai,
00:09:32à joindre les deux bouts.
00:09:32Il y a beaucoup de souffrance
00:09:33dans le pays.
00:09:34On le voit dans ces manifestations
00:09:35et on nous entend parler
00:09:38du pain,
00:09:39de la place du couvert à table.
00:09:42Vous croyez que finalement
00:09:43ça intéresse
00:09:45toutes sortes de français,
00:09:46les bonnes manières
00:09:47ou ce sont des manières, justement ?
00:09:49Justement, moi,
00:09:49je peux vous assurer
00:09:50que dans les cabinets d'avocats,
00:09:52par exemple,
00:09:53dans lesquels j'interviens,
00:09:54dans les écoles
00:09:54dans lesquelles j'interviens
00:09:55et je n'interviens pas
00:09:56que dans des grandes écoles
00:09:58réservées à des enfants de riches,
00:10:00heureusement,
00:10:00il y a encore la méritocratie
00:10:02et on peut accéder
00:10:03à des jobs
00:10:04sans avoir les codes
00:10:05qui correspondent
00:10:06aux jobs que l'on a.
00:10:07Je ne citerai pas
00:10:08un grand patron
00:10:09que j'ai coaché
00:10:09pendant quelques années.
00:10:11Il me disait
00:10:11moi, je suis arrivé
00:10:12en haut de la pyramide
00:10:13sauf que je sais
00:10:14que je suis jugé par mes pères
00:10:15dans certaines situations
00:10:16et pourquoi l'art de la table
00:10:18est si important ?
00:10:19Parce que c'est un moment
00:10:20où les gens,
00:10:21c'est stigmatisant.
00:10:22S'il y a bien un endroit
00:10:24où on regarde l'eau de fer,
00:10:25c'est à table.
00:10:25C'est ce que j'essaie
00:10:26d'expliquer à mes ados
00:10:27sans arrêt
00:10:28mais bon,
00:10:28ils ont du mal à écouter.
00:10:29Vous mettez le doigt
00:10:31sur quelque chose
00:10:32d'important,
00:10:33ces codes
00:10:33pour être recrutés
00:10:35dans les entreprises.
00:10:36J'ai vu des choses
00:10:37pas toujours très sympas
00:10:38sur les réseaux sociaux.
00:10:39Vous aviez des étudiants
00:10:42qui s'exprimaient
00:10:42avec les cheveux bleus,
00:10:43mal habillés
00:10:44et puis certains disaient
00:10:45comment on se par bien
00:10:46t'habiller ?
00:10:47Tu vas peut-être
00:10:47trouver un boulot.
00:10:48Est-ce qu'il y a
00:10:49de la vérité là-dedans ?
00:10:50Bien sûr.
00:10:51Alors ça,
00:10:53à compétence égale,
00:10:54aujourd'hui,
00:10:56ça je n'apprends rien
00:10:56à personne,
00:10:57j'ai un frère
00:10:57qui travaille
00:10:58dans le recrutement.
00:10:59Le look
00:11:00pour certains employeurs
00:11:03dans certaines entreprises,
00:11:04c'est super important.
00:11:06On est l'ambassadeur
00:11:07de la boîte
00:11:07pour laquelle on travaille.
00:11:08Et pourtant,
00:11:09ça se démocratise.
00:11:10Vous avez beaucoup
00:11:10d'entreprises aujourd'hui,
00:11:11notamment dans la tech
00:11:12où le costume d'hier,
00:11:14c'est le t-shirt
00:11:15de la mer.
00:11:15Oui,
00:11:15encore faut-il
00:11:16que le t-shirt soit propre,
00:11:17que le t-shirt soit bien porté.
00:11:19On en parlait...
00:11:20Mais s'il est compétent ?
00:11:21Comment ?
00:11:22S'il est compétent ?
00:11:23Si c'est un super informaticien ?
00:11:24Moi, je suis pour
00:11:25que ça prime.
00:11:27mais malheureusement,
00:11:28je ne suis pas dans la tête
00:11:28de tous les employeurs
00:11:30et moi,
00:11:30je constate qu'on me dit
00:11:31« Faites passer le message
00:11:32de l'hygiène,
00:11:33faites passer le message
00:11:33des tenues,
00:11:34faites passer le message
00:11:35du look ».
00:11:36C'est comme ça.
00:11:37Bon, vous restez avec nous,
00:11:38Jérémy.
00:11:39Comme ça réagit au standard,
00:11:40les auditeurs sont intrigués
00:11:41par les bonnes manières
00:11:42et ont peut-être envie
00:11:43de vous poser des questions.
00:11:450826 300 300.
00:11:48Sud Radio
00:11:5010h midi,
00:11:51Sud Radio,
00:11:52à vous de le dire,
00:11:53Stéphanie Demuru.
00:11:54À vous de le dire,
00:11:55soyez les bienvenus.
00:11:57Nous sommes vendredi,
00:11:57on parle bonne manière
00:11:58ce matin.
00:11:59Est-ce qu'elles sont désuètes ?
00:12:01C'est vrai qu'on a tous eu
00:12:02la scène dans le bus
00:12:04de la personne qui hurle
00:12:05avec son portable
00:12:06ou des couples
00:12:07qui ne se parlent plus,
00:12:07qui passent leur vie
00:12:09penchée sur leur iPhone.
00:12:10On est avec Jérémy Côme,
00:12:12notre monsieur bonne manière,
00:12:13les secrets de monsieur bonne manière,
00:12:15justement aux éditions Fayard
00:12:16qui va sortir le 18 novembre
00:12:18et ça réagit au standard.
00:12:20Bonjour Hervé.
00:12:21Bonjour.
00:12:22Alors qu'est-ce que vous en pensez,
00:12:23vous, des bonnes manières ?
00:12:24Est-ce que ce sont des manières,
00:12:25justement,
00:12:26comme certains le pensent ?
00:12:27Ou est-ce que c'est important ?
00:12:29Oui, c'est du savoir-vivre.
00:12:31C'est de savoir se présenter correctement.
00:12:35Ce qui était considéré
00:12:36comme très vulgaire
00:12:37par l'aristocratie du XVIIIe siècle,
00:12:40c'est, si vous voulez,
00:12:41de parler fort,
00:12:43par exemple de mettre les coudes
00:12:44sur la table,
00:12:45de ne pas savoir,
00:12:46c'est surtout ne pas savoir,
00:12:48si vous voulez,
00:12:49quand on est en présence
00:12:50d'une société différente,
00:12:51se comporter.
00:12:52C'est pour ça qu'il faut apprendre
00:12:53les bonnes manières,
00:12:54bien évidemment,
00:12:55et c'est aggrave
00:12:56pour les autres,
00:12:58justement,
00:12:58d'avoir quelqu'un
00:12:59qui est, si vous voulez,
00:13:00qui est poudré,
00:13:01qui sent bon, etc.
00:13:03C'est vrai que quand on n'arrive pas
00:13:04à un entretien d'embauche
00:13:06en pyjama, par exemple,
00:13:07c'est tellement évident,
00:13:08mais il faut le redire
00:13:09et c'est bien sûr
00:13:11ce qu'on appelle
00:13:11les bonnes manières,
00:13:12mais c'est ce qui permet
00:13:13de vivre ensemble.
00:13:13Voilà, c'est ça,
00:13:15totalement raison.
00:13:16Et en plus,
00:13:17quand on sait ce qu'il faut faire,
00:13:18on peut s'autoriser
00:13:19à ne pas le faire
00:13:19parce qu'on a la grande liberté
00:13:20d'être pris en flague.
00:13:22C'est vrai, Hervé,
00:13:23on le disait en début
00:13:25de cette émission,
00:13:26on parle du pouvoir d'achat,
00:13:28de la vie chère,
00:13:28il y a énormément
00:13:29de Français qui soufflent.
00:13:31Est-ce que vous,
00:13:31vous ne considérez pas,
00:13:32justement,
00:13:33que le savoir vivre,
00:13:34les bonnes manières,
00:13:35c'est un luxe
00:13:36pour une certaine caste ?
00:13:38Non, non,
00:13:39je ne crois pas
00:13:40parce que, si vous voulez,
00:13:41vous vivez dans une société
00:13:43avec des gens
00:13:44qui sont soit
00:13:44de votre famille,
00:13:45mais c'est pareil
00:13:46pour votre famille,
00:13:47si vous conduisez mal,
00:13:48si vous voulez,
00:13:48ça crée forcément
00:13:49des tensions,
00:13:50encore plus
00:13:51quand ce sont des gens
00:13:52que vous ne connaissez pas.
00:13:54Et dans le savoir-vivre,
00:13:56il y a aussi le fait
00:13:57de ne pas se mettre en avant
00:13:58et de ne pas toujours
00:13:59parler soi, par exemple.
00:14:00Ça, c'est vrai.
00:14:01C'est vrai.
00:14:02C'est distribuer la conversation,
00:14:03justement.
00:14:03Dans un dîner,
00:14:04le savoir-vivre,
00:14:05c'est de parler aux autres
00:14:06et de faire parler les autres,
00:14:07surtout quand on est...
00:14:09Voilà, on doit équilibrer
00:14:10la parole entre son voisin de droite
00:14:11et son voisin de gauche,
00:14:12par exemple.
00:14:12Et c'est vrai que si on apprenait
00:14:14les bonnes manières en ce moment,
00:14:15peut-être que le monde
00:14:15serait moins dur.
00:14:17Il y a beaucoup d'incivilité.
00:14:18J'imagine qu'Hervé,
00:14:18ça vous est arrivé ?
00:14:19Je vois que vous habitez
00:14:20à Paris, c'est ça ?
00:14:21Oui, exactement.
00:14:23Non, ça devient insupportable
00:14:24parce que, si vous voulez,
00:14:27actuellement,
00:14:27c'est tout le contraire
00:14:28de ce qu'on devrait faire.
00:14:29C'est-à-dire que quand les journalistes
00:14:31posent des questions
00:14:32à des manifestants
00:14:33qui ne sont pas d'accord,
00:14:34au lieu d'argumenter,
00:14:35ils n'argumentent plus.
00:14:36Et si vous voulez,
00:14:37ils vous exclutent du débat
00:14:38avec des cris et des insultes.
00:14:41Donc là, c'est grave
00:14:44parce que ce sont normalement
00:14:45des gens, en plus,
00:14:46qui sont des lycéens,
00:14:48voire des étudiants
00:14:50en première ou deuxième année
00:14:51et qui sont incapables
00:14:52d'argumenter.
00:14:53C'est ça qui est grave.
00:14:54et le plus grave,
00:14:55c'est qu'ils ne se rendent
00:14:55même pas compte.
00:14:57Oui, oui.
00:14:58Non, mais cet exemple,
00:15:00on peut le multiplier
00:15:01à l'infini.
00:15:01C'est vrai que vous dites
00:15:02que c'est un sujet du moment.
00:15:04Ah ben oui,
00:15:04mais c'est vrai,
00:15:05dans les transports en commun,
00:15:06pour les gens qui habitent
00:15:07les grandes villes,
00:15:08c'est devenu terrible quand même.
00:15:09Les gens qui hurlent
00:15:10au téléphone,
00:15:12même au restaurant.
00:15:13Mais dans le train,
00:15:13moi je prends le train
00:15:14tout le temps,
00:15:14c'est quand même insupportable.
00:15:16Mais ça va dans des choses
00:15:16beaucoup plus simples.
00:15:17Une voiture qui vous laisse passer
00:15:18sur un passage pour piétons,
00:15:19ok, mais ce n'est pas un droit.
00:15:21on peut dire merci.
00:15:22On ne sait plus donner
00:15:24les mots gratuitement,
00:15:26enfin des petites attentions gratuites.
00:15:28On a toujours le sentiment
00:15:29qu'on est presque,
00:15:30c'est justement
00:15:31faire un peu genre
00:15:33que d'être agréable,
00:15:35de regarder dans les yeux
00:15:36quand on dit bonjour
00:15:36à quelqu'un.
00:15:38Oui, mais à l'inverse,
00:15:40il y a aussi ce féminisme
00:15:43qui aussi empêche
00:15:44certaines bonnes manières.
00:15:45C'est vrai que c'est compliqué
00:15:46aujourd'hui de dire
00:15:47à une femme qu'elle est jolie,
00:15:49qu'elle est belle,
00:15:50qu'elle sente bon,
00:15:51parce que ça peut être vécu
00:15:52comme une agression
00:15:54et de dire
00:15:54est-ce que je peux vous demander
00:15:57que vous dire
00:15:58que vous êtes jolie
00:15:58dans cette robe
00:16:00et ça a changé.
00:16:01Une femme peut très mal prendre
00:16:04qu'on lui ouvre la chaise
00:16:07en disant c'est bon,
00:16:07je suis une femme
00:16:09et dire qu'on est dans un monde
00:16:10où c'est l'homme qui dirige.
00:16:12Ça a changé,
00:16:13ça, sur les bonnes manières.
00:16:15Gilles, vous avez entièrement raison.
00:16:16Dans les écoles
00:16:16dans lesquelles j'interviens,
00:16:17souvent ces règles-là
00:16:18où je dis la préséance
00:16:20sur les femmes
00:16:21qui passent avant et après,
00:16:22j'ai changé mon vocable
00:16:24en disant
00:16:24la personne la plus forte
00:16:26va aider la personne
00:16:27la plus faible.
00:16:27C'est-à-dire,
00:16:27si je suis avec mon grand-père,
00:16:29je vais laisser mon grand-père
00:16:30passer dans les escaliers
00:16:31devant moi.
00:16:31Oui, mais vous pouvez dire
00:16:32qu'une femme est faible.
00:16:33Non, mais je parle...
00:16:34Si, parce que jusqu'à preuve du contraire,
00:16:37il y a quand même peu d'hommes
00:16:38qui portent des talons de 12.
00:16:40Donc, c'est toujours
00:16:41pour aider les femmes.
00:16:42Nous ne sortons pas
00:16:42dans les mêmes endroits.
00:16:44Vous me taquinez.
00:16:45Non, mais vous voyez
00:16:46ce que je veux dire ?
00:16:46On est obligé d'avouer
00:16:48que les temps ont changé,
00:16:49mais ça, c'est vrai.
00:16:49Mais pour autant,
00:16:50on peut quand même
00:16:51aider l'autre.
00:16:52Alors, il y a quelques curiosités
00:16:54quand même dans ce que vous nous dites
00:16:55qu'on ignore tous,
00:16:56on est tous le mal élevé de quelqu'un.
00:16:57notamment, j'ai vu circuler
00:17:00des vidéos de vous
00:17:01sur les réseaux sociaux,
00:17:03vous disiez
00:17:03qu'il ne faut pas apporter
00:17:04de cadeaux ni de vin
00:17:05quand on va chez quelqu'un.
00:17:06Alors là, vous allez surprendre
00:17:08beaucoup de Français.
00:17:09Et j'arrive souvent
00:17:10avec des cadeaux.
00:17:11La règle autrefois,
00:17:13c'était de ne pas offrir de cadeaux
00:17:14quand on va dîner chez quelqu'un
00:17:15parce qu'on ne met pas
00:17:16de relation d'argent
00:17:17dans l'amitié.
00:17:18Je viens dîner chez vous,
00:17:19je vous fais un cadeau
00:17:20à 100 euros,
00:17:21c'est peut-être rien pour moi,
00:17:22mais c'est énorme peut-être
00:17:23pour la personne qui le reçoit.
00:17:24Donc, on met la personne
00:17:25qui le reçoit
00:17:26dans une situation d'embarrance
00:17:28en disant
00:17:28mais qu'est-ce que je lui offrirais
00:17:29le jour où il m'invitera ?
00:17:30Donc, c'était pour ne pas avoir
00:17:31du jugement d'argent.
00:17:32Ce n'est pas faux.
00:17:32Mais voilà.
00:17:33Donc, si vous voulez absolument
00:17:34offrir des cadeaux,
00:17:35je suis preneur.
00:17:37On n'offre normalement
00:17:37pas de vin.
00:17:38Pourquoi ?
00:17:38Parce que si, Gilles,
00:17:39vous m'invitez,
00:17:40vous aurez prévu le vin
00:17:41qui va avec le plat
00:17:41que vous me proposez.
00:17:43Donc, si j'arrive
00:17:43avec mon bourgogne
00:17:44et que vous avez prévu du Bordeaux,
00:17:46je fous le bordel.
00:17:46Oui, mais on n'est pas obligé
00:17:47de l'ouvrir si ça aussi
00:17:48parce que normalement,
00:17:50ça veut dire
00:17:50qu'on est en train
00:17:51de se faire une cave
00:17:51avec les bouteilles
00:17:52que vous offrez.
00:17:54Il y a toujours
00:17:55un peu un niveau d'argent
00:17:57mais chacun est libre
00:17:57de faire ce qu'il veut
00:17:58quand on connaît.
00:17:59On n'offre pas de fleurs,
00:18:00on n'arrive pas avec des fleurs
00:18:01parce que si jamais
00:18:02vous avez six couples
00:18:03qui arrivent
00:18:03avec six bouquets de fleurs,
00:18:04vous vous transformez
00:18:05en fleuristes,
00:18:06vous n'avez pas forcément
00:18:07les vases,
00:18:08on vous retrouve pour le dessert.
00:18:09Alors que si vous les faites livrer,
00:18:10alors que c'est gratuit
00:18:11dans beaucoup d'endroits
00:18:12de faire livrer les fleurs,
00:18:13surtout en province,
00:18:14vous pouvez faire livrer le bouquet
00:18:15comme ça le maître
00:18:16ou la maîtresse de maison
00:18:17a le temps d'organiser
00:18:18ses bouquets.
00:18:19On parle souvent
00:18:20du défaut d'autorité aujourd'hui,
00:18:22on parle beaucoup des jeunes
00:18:23en ce moment,
00:18:24est-ce que certains parents
00:18:25ont renoncé à transmettre
00:18:26certaines règles ?
00:18:27Je ne pense pas
00:18:28qu'ils aient renoncé,
00:18:29je pense qu'on le disait,
00:18:30on le dit là tous les trois
00:18:31et avec notre auditeur,
00:18:32c'est qu'il y a une espèce
00:18:33au bout d'un moment
00:18:34les parents qui rabâchent
00:18:35et quand ça ne fait pas écho,
00:18:36ils lâchent prise.
00:18:38C'est un peu,
00:18:39c'est assez humain.
00:18:40Mais moi je pense vraiment
00:18:41quand je vais dans des écoles,
00:18:42je vous promets
00:18:43que quand on explique aux jeunes
00:18:45et à la jeune génération
00:18:46pourquoi ça existe,
00:18:47d'où ça vient,
00:18:48il y a une raison historique,
00:18:49pratique,
00:18:51il y a toujours une raison
00:18:52derrière tout ça,
00:18:54et bien les jeunes
00:18:54prennent ça un peu
00:18:55comme une espèce d'anecdote
00:18:57de culture générale.
00:18:59Oui, tous les jeunes.
00:19:00Beaucoup, franchement beaucoup
00:19:02et Dieu sait que j'en rencontre
00:19:04de nombreux
00:19:04et d'univers très différents.
00:19:06Ça vous arrive
00:19:07de vous faire livrer une pizza ?
00:19:09De me faire livrer une pizza ?
00:19:10Oui, de manger comme ça
00:19:11à la one again.
00:19:13Je suis très one again, moi Gilles.
00:19:14Ah bon ?
00:19:15Vous arrivez d'être mal élevé,
00:19:17vous aussi ?
00:19:17Bien sûr.
00:19:18Ah bon ?
00:19:18Et c'est quoi votre pire ?
00:19:20Ah non, ça je ne peux pas le dire.
00:19:22Non mais c'est vrai que ça...
00:19:24C'était ça un peu
00:19:25derrière ma question.
00:19:26Et dites-moi,
00:19:26qui doit payer l'addition
00:19:28lors d'un premier rendez-vous ?
00:19:30Ah c'est un grand débat.
00:19:30Alors ça c'est pareil,
00:19:31on va me dire l'égalité, etc.
00:19:33La personne qui paie
00:19:34la première addition,
00:19:35c'est la personne
00:19:35qui est à l'initiative du moment.
00:19:38Je vous invite à déjeuner Gilles,
00:19:40c'est moi qui paierai.
00:19:42Stéphanie, vous m'invitez
00:19:43à dîner au restaurant
00:19:45si c'est vous qui avez...
00:19:47Même si je suis une femme ?
00:19:47Moi je paierai.
00:19:49Mais la règle aujourd'hui,
00:19:51c'est que...
00:19:51Et surtout on fait la différence
00:19:52entre perso et professionnel.
00:19:54Dans le monde professionnel,
00:19:55la personne qui est à l'initiative
00:19:57paiera.
00:19:57Dans le monde,
00:19:58dans l'univers personnel,
00:20:00si vous m'invitez
00:20:00parce que j'ai trouvé un stage
00:20:01à votre enfant,
00:20:02parce que vous voulez me remercier
00:20:03de quelque chose,
00:20:03c'est votre gratification,
00:20:05c'est votre cadeau.
00:20:06Après, et puis surtout,
00:20:07je crois qu'il faut être
00:20:08un peu plus malin que ça
00:20:09sur cette règle de restaurant.
00:20:10Si on sait que la personne
00:20:11qui est en face de vous
00:20:12n'a pas le même train de vie
00:20:13et que vous,
00:20:14le dîner,
00:20:14ça ne changera pas votre quotidien,
00:20:16vous l'invitez
00:20:16et puis on n'en fait pas un état.
00:20:18Et puis la personne
00:20:19qui veut vraiment inviter,
00:20:20à un moment,
00:20:20elle dit je vais me laver les mains
00:20:21et elle a payé quand elle est de retour.
00:20:22Et à ce moment-là,
00:20:23on peut commander
00:20:23n'importe quel plat ?
00:20:25Alors, si jamais vous...
00:20:26Je sais Gilles,
00:20:27que vous allez prendre
00:20:27la truffe et le caviar,
00:20:29si c'est moi qui vous invite.
00:20:30Jamais prendre le plus cher.
00:20:31On ne prend jamais.
00:20:32D'abord,
00:20:32on essaie de se jauger par rapport...
00:20:34Les gens qui prennent le plus cher
00:20:35sur les cartes.
00:20:35C'est clair.
00:20:36On essaie de se jauger
00:20:37par rapport à ce que l'autre prend.
00:20:39Si jamais on a compris
00:20:40qu'on est invité.
00:20:42Bon.
00:20:43Merci Jérémy Côme.
00:20:44Merci à vous.
00:20:44Les secrets de M. Bonne Manière,
00:20:46ça sortira donc le 18 novembre.
00:20:48On peut déjà le commander.
00:20:50Chez Fayard,
00:20:50merci d'être passé par le studio
00:20:52d'Europe 1.
00:20:53On se tient tous droit maintenant.
00:20:54Et Anthony,
00:20:55tu ne me coudes plus la chique.
00:20:57Je plaisante.
00:20:59Allez,
00:21:00on se retrouve
00:21:01dans quelques instants
00:21:02sur Sud Radio,
00:21:03bien sûr.
00:21:05Sud Radio.
00:21:0810h30,
00:21:09Sud Radio,
00:21:10à vous de le dire,
00:21:11Stéphanie Demiru.
00:21:1310h32,
00:21:13décidément,
00:21:14toujours ces deux minutes
00:21:15de retard
00:21:16sur Sud Radio.
00:21:18Gilles Ganzman
00:21:19qui m'accompagne toujours.
00:21:20Gilles Plétré,
00:21:21maire de Châlons-sur-Saône,
00:21:22candidat à la présidentielle.
00:21:24Bonjour Gilles.
00:21:24Bonjour à vous.
00:21:25Patrick Vignel,
00:21:26ancien député,
00:21:27Renaissance de l'Hérault,
00:21:28conseiller de Gabriel Attal.
00:21:29Bonjour mon cher Patrick.
00:21:31Et Lucas Planavergne,
00:21:33journée Sougi-Dédé.
00:21:34Bonjour.
00:21:34Bonjour Lucas.
00:21:35On sera évidemment
00:21:37ensemble pour commenter
00:21:38cette journée de mobilisation.
00:21:40Réussie,
00:21:40c'est sûr,
00:21:41sur le nombre,
00:21:42600 000 manifestants.
00:21:43Mais enfin,
00:21:44et maintenant,
00:21:44une conférence sociale,
00:21:46pour quoi faire ?
00:21:47Je doute que ça accouche
00:21:49de quelque chose de concret.
00:21:50Mais enfin,
00:21:50on peut toujours rêver.
00:21:51On en parlera avec vous.
00:21:53On parlera aussi
00:21:53d'Emmanuel Macron
00:21:54qui se mêle
00:21:55de la campagne présidentielle
00:21:56et aimerait bien
00:21:56une grande primaire.
00:21:57Il voudrait faire du en même temps
00:21:58comme si ça ne nous avait pas suffi.
00:22:02Ça n'a pas super fonctionné,
00:22:03mais je suis arrivé
00:22:04d'avoir un candidat
00:22:04à la présidentielle,
00:22:05surtout un élu local
00:22:06qui sait de quoi il parle.
00:22:07Je sens que ça va être animé.
00:22:09Ça va être chaud ce matin.
00:22:10Ça ne va pas raliment,
00:22:11rassurez-moi.
00:22:13Bon, en attendant,
00:22:14c'est le zapping avec vous,
00:22:15mon cher Gilles.
00:22:17Sud Radio,
00:22:1710h30,
00:22:18l'instant zapping.
00:22:19Mais que se passe-t-il
00:22:21dans les airs,
00:22:22Stéphanie ?
00:22:22Qu'est-ce qui se passe
00:22:23dans toute l'Europe ?
00:22:24Des alertes à la bombe
00:22:25dans les avions,
00:22:27revues du plan de vol
00:22:28par France 2.
00:22:30Les passagers de cet avion
00:22:31devaient atterrir à Rome.
00:22:33Les voilà sur le tarmac
00:22:34de la base militaire d'Evreux
00:22:36dans l'heure.
00:22:36Leur appareil a été dérouté ce matin
00:22:39en raison d'une alerte à la bombe.
00:22:41On déroute l'avion
00:22:41sur le terrain le plus proche
00:22:43qui peut l'accueillir.
00:22:44En l'occurrence,
00:22:45ça devait être le terrain d'Evreux
00:22:46qui est un terrain militaire.
00:22:47Une fois que l'avion est au sol,
00:22:49on fait intervenir
00:22:50des opérateurs de déminage.
00:22:52À bord,
00:22:53il y avait 151 passagers
00:22:55et 6 membres d'équipage.
00:22:56Ce n'est pas le seul avion
00:22:58qui a été visé ce matin
00:22:59par une alerte à la bombe.
00:23:00Il y en aurait au moins 11 autres.
00:23:02Et mardi dernier déjà,
00:23:03des vols Ryanair
00:23:04ont fait l'objet de menaces.
00:23:05C'est le cas de cet appareil
00:23:07reliant Manchester à Murcie,
00:23:08en Espagne,
00:23:09inspecté par les démineurs.
00:23:11Ces passagers évacués.
00:23:13Qui émet ces alertes
00:23:14et dans quel but ?
00:23:15À chaque fois,
00:23:16les avions sont fouillés
00:23:17et aucun engin suspect
00:23:19n'a pour l'instant été découvert.
00:23:21Au total,
00:23:22sur toute cette semaine,
00:23:23il y a eu 22 alertes à la bombe.
00:23:25À chaque fois,
00:23:26l'avion est soit dérouté,
00:23:28soit accompagné par les militaires.
00:23:31Ce qui a été le cas
00:23:31sur l'avion d'Evreux
00:23:33puisque le pilote
00:23:34ne voulait pas atterrir
00:23:36à Charles de Gaulle.
00:23:37Il ne voulait pas atterrir
00:23:38dans un endroit militaire.
00:23:41Il voulait atterrir
00:23:41à Charles de Gaulle.
00:23:42Donc, il y a des questions
00:23:43qui se posent
00:23:44sur ce pilote d'avion
00:23:46d'Air Lingus
00:23:47qui est la compagnie aérienne
00:23:48irlandaise.
00:23:49Et évidemment,
00:23:50on se pose des questions
00:23:51sur toutes ces alertes.
00:23:53Ça fait partie un peu
00:23:54de tout ce qu'on vit en ce moment
00:23:55avec le sang
00:23:57qui a été attaqué
00:23:58dans les frigos
00:24:00qui contiennent le sang.
00:24:01Les ingérences.
00:24:02Les ingérences.
00:24:03Et ça devient de plus en plus
00:24:05un déséquilibre en France.
00:24:07Voilà, je voulais vous interroger.
00:24:09On est très vulnérables, manifestement.
00:24:10Est-ce que c'est une autre guerre
00:24:11qu'on est en train de vivre ?
00:24:12Moi, je pense qu'avec les élections présidentielles,
00:24:15je pense que les ingérences russes,
00:24:17américaines,
00:24:18il y a vraiment
00:24:20un climat qui est très anxiogène.
00:24:22Et j'ai l'impression,
00:24:23enfin, on verra les élections présidentielles,
00:24:25on a un candidat pour nous en parler.
00:24:27J'ai l'impression que ce monde
00:24:28est en ébullition.
00:24:30Et vraiment.
00:24:31Et donc, entre les TikTok,
00:24:33les ingérences,
00:24:34les vidéos qui sont tronquées,
00:24:36vous les voyez tous les jours,
00:24:37je suis inquiet, moi,
00:24:38surtout pour notre jeunesse.
00:24:39On est carrément sur la guerre hybride, là.
00:24:40Et sur une guerre hybride, effectivement.
00:24:42Le jour où on pourra piloter les avions
00:24:44et prendre le pouvoir des GPS ?
00:24:47Cinquié de l'humain,
00:24:48vous imaginez le résultat.
00:24:49Lucas, Plane Verde ?
00:24:50Moi, je pense qu'il faut prendre des précautions
00:24:53sur les personnes qui se cachent derrière
00:24:55ces alertes à la bombe.
00:24:56On sait qu'il y a quelques mois,
00:24:58il y avait un phénomène somme toute similaire
00:25:00dans les établissements scolaires.
00:25:02Donc, forcément,
00:25:03ça génère une forme de psychose.
00:25:04Il y a des alertes à la bombe dans des écoles ?
00:25:06Il y a quelques mois,
00:25:08il y avait une série d'alertes à la bombe.
00:25:10Alors, c'était sans doute pas
00:25:11le même profil derrière,
00:25:13puisque en l'occurrence,
00:25:14c'était des jeunes qui s'amusaient
00:25:15un petit peu bêtement
00:25:16à générer la peur.
00:25:19Ici, on est peut-être plutôt sur des adultes.
00:25:21En tout cas, ça génère une forme de psychose.
00:25:23Pour être honnête,
00:25:24moi, je suis déjà une flippette
00:25:25de prendre l'avion en temps normal.
00:25:27Alors, ce n'est pas ce genre de phénomène
00:25:29qui va m'encourager
00:25:30à le prendre plus fréquemment.
00:25:33C'est sûr que la période est compliquée
00:25:34et de se reproduire un peu dans tous les domaines.
00:25:38Il y a eu des débuts de pistes,
00:25:38quand même, en effet,
00:25:40d'ingérence étrangère.
00:25:41On regarde toujours du même côté.
00:25:42Oui, voilà.
00:25:44Gilles Plattré,
00:25:44c'est vrai que ça montre aussi
00:25:46notre vulnérabilité,
00:25:47parce que ce n'est pas normal
00:25:48qu'on soit autant,
00:25:50aussi facilement atteint, quand même.
00:25:51Ça montre et surtout,
00:25:52ça teste notre vulnérabilité.
00:25:54C'est-à-dire que depuis,
00:25:55maintenant, quelques années,
00:25:56vous l'avez rappelé,
00:25:57depuis quelques années,
00:25:59la France est testée
00:26:00par des puissances
00:26:01qui nous sont hostiles,
00:26:02soit qu'elles viennent
00:26:04de l'extérieur.
00:26:05On pense, évidemment,
00:26:06à des puissances
00:26:07avec lesquelles nous sommes,
00:26:08non pas en conflit,
00:26:09mais en différents traits aggravés.
00:26:11À la Russie, bien évidemment.
00:26:13Ça t'est établi
00:26:13pour les supermarchés,
00:26:14et un manifestement.
00:26:15Effectivement,
00:26:16j'avais établi un rapport
00:26:18l'année dernière
00:26:18avec un certain nombre d'experts
00:26:20sur les ingérences en France
00:26:21de la République islamique d'Iran.
00:26:22On sait qu'elles existent
00:26:23et qu'elles continuent.
00:26:25Elles sont d'ailleurs
00:26:25encore à l'œuvre
00:26:26dans certains mouvements
00:26:26qu'on a vus au mois d'octobre.
00:26:28Nous allons publier,
00:26:29avec un site-tank que je préside,
00:26:30France 2050,
00:26:31la semaine prochaine.
00:26:33Donc, c'est vraiment une actualité.
00:26:34Un rapport d'Olivier Vial,
00:26:35spécialiste des radicalités.
00:26:36Oui, qu'on a reçu ici.
00:26:37Bien sûr,
00:26:38sur les sabotages
00:26:39dans l'industrie de défense.
00:26:41Donc, on voit bien
00:26:42que tout ça participe
00:26:43en réalité d'un test gigantesque,
00:26:45soit de l'intérieur
00:26:46par des mouvements d'ultra-gauche,
00:26:47soit de l'extérieur
00:26:48par des ennemis de la France,
00:26:49pour nous dire
00:26:51que vous êtes en capacité
00:26:52finalement de vous écrouler
00:26:53et nous sommes en capacité
00:26:54de le faire.
00:26:55Et je pense,
00:26:55alors on verra
00:26:56ce que l'enquête dit,
00:26:57bien évidemment,
00:26:57mais il y a trop de coordination
00:26:59pour que ça ne vienne pas
00:27:00d'une manière
00:27:01effectivement organisée.
00:27:02Mais c'est faux
00:27:02que ce soit aussi simple.
00:27:03C'est ça ?
00:27:04C'est aussi simple
00:27:05peut-être parce que nous
00:27:06nous sommes endormis
00:27:06sur nos lauriers.
00:27:07C'est aussi simple
00:27:08parce que nous n'osons pas dire
00:27:10que nous sommes infiltrés.
00:27:12En parlant des sabotages
00:27:13dans l'industrie de défense,
00:27:15le gros souci,
00:27:16c'est qu'on n'arrive pas
00:27:17juridiquement,
00:27:18pour le moment,
00:27:18à les classer
00:27:19comme actes terroristes.
00:27:20Donc ça passe sous le manteau,
00:27:21sous les radars.
00:27:22Je crois qu'il faut regarder
00:27:23les choses en face.
00:27:24Nous sommes dans une situation
00:27:25de vulnérabilité.
00:27:26On nous teste,
00:27:27à nous de répondre.
00:27:28Et ça, c'est tout l'enjeu.
00:27:29D'ailleurs,
00:27:30des mois et des années qui viennent,
00:27:31évidemment.
00:27:31Monsieur le maire,
00:27:32à qui profite le crime ?
00:27:34Au niveau national
00:27:35et à nos candidats.
00:27:36Mais c'est dans toute l'Europe.
00:27:37Oui.
00:27:38Vous savez sur quel plan ?
00:27:40Sur les ingérences,
00:27:41aujourd'hui.
00:27:42Les relations de l'Iran
00:27:43et la Russie.
00:27:44Écoutez,
00:27:44il y a un parti
00:27:45qu'on connaît très bien.
00:27:47Alors,
00:27:47je ne vais pas le cibler
00:27:48plus que d'autres.
00:27:48Il y a plusieurs partis
00:27:49qui ne sont pas clairs
00:27:50avec la Russie.
00:27:51On est d'accord là-dessus ?
00:27:52Voilà.
00:27:53Notamment des deux côtés
00:27:54extrêmes de l'échiquier politique.
00:27:56Quant à l'Iran,
00:27:57hélas,
00:27:58nous savons que
00:27:59l'islamisme,
00:28:00d'une façon générale,
00:28:01l'Iran étant,
00:28:02la République islamique d'Iran
00:28:03étant une des expressions
00:28:05des ingérences islamistes.
00:28:06On sait très bien
00:28:07défi, pour le coup,
00:28:08et complètement,
00:28:09aujourd'hui,
00:28:10infiltré par ce phénomène.
00:28:11Et ça n'est pas, hélas,
00:28:13les déclarations rassurantes
00:28:14comme un grand-père
00:28:15qui raconte une histoire
00:28:16à ses petits-enfants
00:28:17de M. Mélenchon
00:28:18qui nous fera penser
00:28:18le contraire.
00:28:19Nous savons,
00:28:20objectivement,
00:28:20que ce mouvement
00:28:21est infiltré
00:28:22par des mouvements extérieurs.
00:28:23Et d'ailleurs,
00:28:23il s'en revendique
00:28:24puisqu'il est capable,
00:28:25sur des meetings,
00:28:26d'inviter des gens
00:28:27qui ont été condamnés
00:28:28pour terrorisme
00:28:28en Israël ou ailleurs.
00:28:29Donc oui,
00:28:30effectivement,
00:28:31il y a des relais
00:28:31de puissances hostiles
00:28:33dans l'intérieur même
00:28:38En tout cas,
00:28:39il faut prendre
00:28:40beaucoup de pincettes
00:28:40mais vous avez vu,
00:28:41il y a tout de même
00:28:41des revendications
00:28:42pour certaines
00:28:43de ces alertes à la bombe
00:28:46assez intrigantes
00:28:47d'ailleurs,
00:28:47si je puis dire,
00:28:47puisque c'est un collectif
00:28:49qui se présente
00:28:51comme un état masculin
00:28:52qui serait un parti
00:28:54d'extrême droite
00:28:55litante
00:28:56chez nos confrères
00:28:58qui est officier
00:28:59en Russie
00:28:59et qui s'attaquerait
00:29:03aux états féministes.
00:29:05Donc c'est vrai
00:29:05que c'est un type
00:29:06de revendication
00:29:06qu'on a rarement vu
00:29:07surtout pour ce type
00:29:09d'attaque
00:29:10ou de menace.
00:29:11Donc voilà,
00:29:11c'est un dossier
00:29:12à suivre
00:29:12pour en savoir plus.
00:29:13Merci pour cette précision.
00:29:15Dans les manifs,
00:29:16il y a toujours des chants
00:29:17vous savez,
00:29:17pour galvaniser
00:29:18les militants.
00:29:19On chante,
00:29:20on fait les gorges chaudes.
00:29:22Alors ça a fait
00:29:22les gorges chaudes
00:29:23sur les réseaux.
00:29:24Je suis sûr
00:29:25qu'à la machine à café,
00:29:26on a parlé de
00:29:27on fait caca,
00:29:28pipi,
00:29:29nan nan nan nan
00:29:30On a chanté même.
00:29:31Et oui,
00:29:31Quotidien a retrouvé
00:29:32l'origine de ce chant
00:29:33de on fait caca.
00:29:35Vous le chantez bien.
00:29:44Vous avez bien entendu,
00:29:45on fait caca
00:29:46sur Bardella,
00:29:47popo sur les fachos.
00:29:48En plus des manifestants,
00:29:49ce sont les réseaux sociaux
00:29:50qui se sont emparés
00:29:51de ce refrain
00:29:51techno, oriental,
00:29:53zouk ou variété.
00:29:54Il y en a vraiment
00:29:55pour tous les goûts.
00:29:56Popo sur les fachos
00:29:59Et sur Marie aussi.
00:30:04En fait,
00:30:05tout a commencé
00:30:05avec cette jeune femme.
00:30:07Elle s'appelle Lou.
00:30:08Elle est venue protester
00:30:08contre la venue du RN
00:30:09à Orléans.
00:30:10C'était le 24 octobre dernier.
00:30:12Elle était interrogée
00:30:13par France 3.
00:30:13Le sujet est alors
00:30:14devenu viral.
00:30:16Pipi, pipi sur les nazis,
00:30:18on fait popo,
00:30:19popo, popo sur les fachos.
00:30:22Et donc,
00:30:22ce n'est pas de la grande littérature,
00:30:24mais...
00:30:26Et voilà,
00:30:26on adore sans rire.
00:30:27C'est donc ainsi
00:30:28qu'en fait caca sur Bardella
00:30:29est né un slogan potache
00:30:31aussi cash que sa pancarte
00:30:32sur le compte Insta
00:30:33de France 3,
00:30:34centre Val-de-Loire.
00:30:35La vidéo a été vue
00:30:362 millions de fois.
00:30:38Bon,
00:30:38tant que ça reste de l'humour,
00:30:40moi,
00:30:40je préfère qu'ils le chantent
00:30:41plutôt que...
00:30:41Vous voyez,
00:30:42parce qu'il y a
00:30:42certains manifestants
00:30:43le 17 octobre
00:30:44qui ont envoyé
00:30:44des matières fécales,
00:30:47il n'y a pas d'autre mot,
00:30:47sur les policiers.
00:30:48Ah, j'ai vu les policiers.
00:30:49Ils les font macérer
00:30:50dans des pots
00:30:50et après,
00:30:51ils les envoient
00:30:51sur les forces de l'ordre.
00:30:52Je préfère qu'ils les chantent.
00:30:54Voilà,
00:30:54mais c'était un sujet
00:30:55de quotidien.
00:30:56C'est vrai que c'est devenu viral
00:30:58et c'est vrai
00:31:00qu'on avait oublié l'origine,
00:31:01mais c'est une chanson
00:31:03qui est devenue virale.
00:31:04Moi,
00:31:04je trouve ça plutôt rigolo,
00:31:05mais on devrait inventer...
00:31:06L'autre camp devrait inventer
00:31:07une chanson.
00:31:08Moi, je pense que...
00:31:08Je ne pense pas
00:31:09que les policiers chantent
00:31:10quand même,
00:31:10pour le coup.
00:31:11Non, mais l'autre camp...
00:31:12De droite !
00:31:14Moi, je pense que
00:31:14la révolution
00:31:15que nous subissons,
00:31:17moi,
00:31:17ce n'est pas ma génération,
00:31:18mais moi,
00:31:18j'avoue que des fois,
00:31:19quand c'est drôle,
00:31:19les vidéos qui sont détournées,
00:31:21enfin,
00:31:22on a un candidat face à nous,
00:31:24ça va être ça aussi.
00:31:25C'est-à-dire qu'on va
00:31:26détourner vos paroles.
00:31:27Alors, quand c'est avec de l'humour
00:31:28que c'est drôle,
00:31:29ça peut être sympa
00:31:30si monsieur le candidat,
00:31:31demain,
00:31:32on le met en Père Noël
00:31:33ou en homme savant.
00:31:35Ça, c'est plutôt sympa.
00:31:35Il y a quelques pancartes
00:31:36sympathiques aussi
00:31:37dans les manifestations
00:31:38qui sont assez bien chantiques.
00:31:38Quand vous voyez
00:31:39un effigie de CRS,
00:31:42ça,
00:31:43on n'est plus dans la drôlerie.
00:31:44Pareil.
00:31:45Bien sûr.
00:31:46Cette chanson,
00:31:47elle devrait répondre.
00:31:49Après,
00:31:49j'ai dit,
00:31:51monsieur le maire le sait,
00:31:52quand on est candidat,
00:31:53quand on est candidat,
00:31:55on sait qu'on va être conspué,
00:31:56mais quand ça reste
00:31:57en-dessus de la ceinture,
00:31:58ça peut être sympa.
00:31:59En-dessous,
00:32:00c'est compliqué.
00:32:01Bon,
00:32:02on marque une petite pause,
00:32:03on se retrouve dans quelques instants
00:32:04pour la suite
00:32:05du zapping
00:32:06de Gilles Gonsemel.
00:32:07Sud Radio.
00:32:10Parlons vrai.
00:32:1110h midi,
00:32:12Sud Radio,
00:32:13à vous de le dire,
00:32:14Stéphanie Demury.
00:32:15Il y aura raison.
00:32:16À vous de le dire,
00:32:16avec Gilles Platré,
00:32:18Patrick Vignal,
00:32:19Lucas Plagnaverne,
00:32:20on parlera des sujets d'actualité
00:32:22dans quelques instants.
00:32:23La mobilisation sociale,
00:32:25réussie,
00:32:25il faut bien le dire,
00:32:26mais qui va accoucher de quoi ?
00:32:27Une conférence sociale,
00:32:28qui va elle-même accoucher de quoi ?
00:32:30Une augmentation du SMIC,
00:32:31bon,
00:32:31ça ne règle pas le problème
00:32:32de tous les Français.
00:32:33On en parle.
00:32:34Et puis,
00:32:34est-ce que Jean-Luc Mélenchon
00:32:35a plié le match ?
00:32:36En tout cas,
00:32:37il sait faire taire ses adversaires.
00:32:39Même Raphaël Glucksmann
00:32:40n'arrive pas à en placer une
00:32:41dans les cortèges.
00:32:42Venez réagir 0826 300 300
00:32:45avec Manu,
00:32:45qui vous attend sympathiquement
00:32:47au standard,
00:32:47comme tous les jours.
00:32:48En attendant,
00:32:49suite et fin de votre zapping,
00:32:51Gilles.
00:32:51Dans ce moment où tout le monde
00:32:53se traite de raciste
00:32:54de part et d'autre,
00:32:56il y a une question
00:32:57qu'a posée Prisca Thévenot.
00:32:59À quel moment
00:33:00on n'est plus issu
00:33:01de l'immigration ?
00:33:02À la première,
00:33:03à la deuxième,
00:33:04ou à la troisième génération ?
00:33:06Une vraie question abordée
00:33:07par Prisca Thévenot
00:33:08chez Darius Rochebin
00:33:09sur LCI.
00:33:10Vous pourrez en débattre.
00:33:11À quel moment
00:33:12on est français tout court ?
00:33:14Moi,
00:33:14je suis une enfant
00:33:15de l'immigration.
00:33:16Mes parents étaient immigrés,
00:33:17mais français.
00:33:18Je suis une enfant
00:33:19de l'immigration,
00:33:20je suis une en France
00:33:20et mes enfants sont aussi
00:33:22des petits-enfants
00:33:23d'immigrés.
00:33:24À partir de quelle génération
00:33:25on arrête
00:33:26d'être considérés
00:33:27comme des immigrés ?
00:33:29Et ça,
00:33:29c'est une vraie question
00:33:30qu'on doit commencer à poser.
00:33:31Et ensuite,
00:33:32je vais répondre
00:33:32à votre question
00:33:33parce que le préambule,
00:33:34excusez-moi,
00:33:34il est important
00:33:34parce que ça commence
00:33:36à être un peu agaçant
00:33:37et je pèse mes mots.
00:33:38Mais précisez,
00:33:39c'est très intéressant
00:33:41ce que vous dites là.
00:33:41Arrêtons-nous un instant là-dessus.
00:33:42Est-ce que vous estimez
00:33:43que l'expression même
00:33:44français issu de l'immigration
00:33:46a quelque chose d'anormal ?
00:33:48Mais a quelque chose
00:33:48d'injuste en fait.
00:33:50De parfaitement injuste.
00:33:51On ne parle pas
00:33:51des étrangers en situation
00:33:53régulière dans le pays.
00:33:54On parle de français.
00:33:55Point !
00:33:56Oui,
00:33:56ça revient à la polémique
00:33:57sur Edouard Philippe
00:33:58accusé de racisme
00:34:01par la France insoumise
00:34:02parce qu'il avait
00:34:02effectivement parlé
00:34:03de français issu de l'immigration.
00:34:05Ce débat,
00:34:06on l'a eu beaucoup
00:34:06et on l'a beaucoup
00:34:07toujours dans ce contexte
00:34:10très tendu.
00:34:12Maintenant,
00:34:12quand certains,
00:34:13moi je suis d'accord,
00:34:14moi-même,
00:34:14je suis issue
00:34:15d'une immigration italienne,
00:34:17j'ai l'impression
00:34:18d'être française
00:34:18et je suis française d'ailleurs.
00:34:20Mais quand certains
00:34:21utilisent eux-mêmes
00:34:21leurs origines,
00:34:23parfois,
00:34:23ça faut bien le dire,
00:34:24pour tenir un discours
00:34:25de rejet de la France,
00:34:26est-ce qu'on doit
00:34:27passer ça sous silence ?
00:34:29Parce que c'est quand même
00:34:29le cas.
00:34:30En fait,
00:34:31j'ai l'impression
00:34:31que tout le monde
00:34:32déteste son voisin
00:34:33à ce moment.
00:34:33C'est pour ça
00:34:34qu'on est une France
00:34:35au beurre du burn-out.
00:34:36Moi,
00:34:36je vais vous dire,
00:34:37écoutez aussi
00:34:37ce que dit
00:34:38Sibeth Ndiaye,
00:34:39qui a été communicante
00:34:41auprès d'Emmanuel Macron.
00:34:42Moi,
00:34:42quand j'entends Prisca,
00:34:44je me dis,
00:34:45qu'est-ce que j'ai pas fait ?
00:34:46Moi,
00:34:46mon problème,
00:34:47c'est pas sa couleur de peau.
00:34:48Mon problème de mon partenaire
00:34:50en face de moi,
00:34:51c'est pas sa religion.
00:34:52Je veux dire,
00:34:52on va arrêter
00:34:53avec ces Français de papier,
00:34:54ces Français de souche,
00:34:564,
00:34:565 générations.
00:34:57Moi,
00:34:58j'ai envie que les gens
00:34:58aiment leur pays.
00:35:00J'ai envie de cette liberté,
00:35:01égalité,
00:35:02fraternité
00:35:02sur nos frontons.
00:35:03On est tous d'accord,
00:35:04Patrick.
00:35:05Après,
00:35:06attendez,
00:35:06moi,
00:35:06j'ai bossé
00:35:07sur des quartiers populaires.
00:35:08J'ai vu aussi
00:35:09dans des quartiers populaires,
00:35:10dans certains quartiers,
00:35:11des jeunes
00:35:12qui ne n'aiment pas
00:35:13leur France
00:35:13parce que peut-être
00:35:14qu'on n'a pas su faire en sorte
00:35:16de leur faire aimer la France.
00:35:17J'ai renfourqué
00:35:18par le ressentiment
00:35:20post-colonial
00:35:20d'atmosphère.
00:35:21Mais oui,
00:35:22mais oui,
00:35:22moi,
00:35:22j'ai des gens
00:35:22qui m'ont dit
00:35:23qu'ils sont encore
00:35:24sur la guerre d'Algérie.
00:35:25J'ai dit,
00:35:25écoute,
00:35:26ce n'est pas ton passé,
00:35:27ça.
00:35:28Construis-le en avenir.
00:35:29Et donc,
00:35:29quand je vois Prisca,
00:35:30quand je vois Sibeth Ndiaye,
00:35:33vous savez,
00:35:33Gilles,
00:35:34hier,
00:35:34je ne dirais pas
00:35:35sur quelle télé,
00:35:36et j'ai dit,
00:35:37pour le Rassemblement National,
00:35:38c'est la faute
00:35:39des Arabes et des Noirs.
00:35:40Je trouvais que sur le plateau,
00:35:41il y a une personne de couleur.
00:35:42J'ai regretté après.
00:35:43J'aurais dû dire,
00:35:44peut-être pour certains,
00:35:44c'est l'immigration.
00:35:52Je crois que la plupart
00:35:53des Français s'en fichent,
00:35:54mais la plupart des Français
00:35:55ne font pas de la différence.
00:35:56La différence,
00:35:57c'est qu'on ne demandera
00:35:58jamais à moi
00:35:59si je suis d'origine alsacienne,
00:36:02si je suis chrétien,
00:36:03etc.
00:36:04Sibeth Ndiaye,
00:36:04qui était sur Novo 19,
00:36:06de temps en temps,
00:36:07il y a un téléspectateur,
00:36:08c'est moi.
00:36:09Et donc,
00:36:09sur Novo 19,
00:36:11Sibeth Ndiaye a dit,
00:36:12moi,
00:36:12je ne peux pas faire un dîner
00:36:13ou un déjeuner
00:36:15ou qu'on me demande,
00:36:15c'est quoi vos origines ?
00:36:16C'est ce que je vous dis.
00:36:18Ah, vous étiez là ?
00:36:19Oui.
00:36:19Et d'où vous venez ?
00:36:20Et elle,
00:36:21elle m'a dit,
00:36:21à toi,
00:36:22en regardant une autre personne blanche,
00:36:24en lui disant,
00:36:25à toi,
00:36:25on ne te demande jamais,
00:36:26ou on ne me demandera jamais
00:36:27de quelle origine je suis,
00:36:28si je suis alsacien ou autre,
00:36:30comme vous,
00:36:30vous parliez de l'Italie.
00:36:31Et donc,
00:36:32il y a ce côté-là
00:36:33où vous avez plusieurs générations
00:36:35et pourtant,
00:36:36ils sont français
00:36:37depuis trois générations.
00:36:39C'est le vrai débat.
00:36:40Oui,
00:36:40c'est le cas.
00:36:41pour ironiser un petit peu,
00:36:42moi,
00:36:43j'aimerais beaucoup
00:36:43qu'on me demande
00:36:43si je suis mozélan
00:36:45à chaque fois que je parle.
00:36:46Mais avec ta voix,
00:36:47je vais te dire,
00:36:48t'es pas le mec du Sud.
00:36:49Voilà,
00:36:50Non,
00:36:51mais plus sérieusement,
00:36:52en réalité,
00:36:53les propos que formule
00:36:56Prisca Tévenot
00:36:57avec beaucoup d'emphase
00:36:58et de grandes expressions,
00:36:59en réalité,
00:37:00on peut y répondre
00:37:00assez simplement.
00:37:02est français,
00:37:03celui qui déjà se sent français
00:37:05et qui se comporte
00:37:06comme un français.
00:37:07Donc,
00:37:07c'est assez simple,
00:37:08finalement,
00:37:09pour répondre,
00:37:10Gilles,
00:37:10à ce que tu disais.
00:37:12Je ne vois pas,
00:37:13en réalité,
00:37:13le mal
00:37:14à ce qu'on demande
00:37:15les origines de quelqu'un.
00:37:17S'il n'y a pas de problème,
00:37:18on lui répond
00:37:18et il n'y a aucun problème.
00:37:19Je veux dire,
00:37:20parfois,
00:37:20on a des origines
00:37:20qui peuvent être
00:37:21plus ou moins visibles,
00:37:22d'autres qui ne peuvent être invisibles.
00:37:24Et je veux dire,
00:37:24quand on est en accord
00:37:26avec son identité
00:37:26et au calme avec tout ça,
00:37:28on peut en discuter
00:37:28sans le moindre problème.
00:37:29et il n'est en aucun cas
00:37:31question de dire
00:37:32que Sibeth Ndiaye
00:37:33n'est pas française.
00:37:34Mon problème avec Sibeth Ndiaye,
00:37:35si vous voulez,
00:37:35ce n'est pas sa couleur de peau
00:37:36ni sa nationalité,
00:37:37c'est sa politique.
00:37:38Et c'est le cas
00:37:39avec des responsables
00:37:40de la Macronie
00:37:41qui sont blancs,
00:37:42jaunes,
00:37:43bleus,
00:37:43quelques-leux.
00:37:44C'est pas ça.
00:37:45C'est ce que dit
00:37:46Jean-Claude Beaujour
00:37:46qu'on reçoit souvent ici
00:37:48en débattant scientifiquement.
00:37:49Historiquement,
00:37:50intellectuellement,
00:37:50on parle de quoi
00:37:51quand on dit
00:37:51issue de l'immigration ?
00:37:52On se trompe,
00:37:53vous voyez,
00:37:53de mots,
00:37:54mais tout le monde
00:37:54parle de la même chose,
00:37:55c'est finalement
00:37:56se sentir français,
00:37:57ce qu'on pense.
00:37:59Oui,
00:38:00mais vous êtes d'origine italienne,
00:38:02ma maman était jeune italienne,
00:38:03mais je veux vous dire,
00:38:05demain,
00:38:05vous avez une autre couleur.
00:38:06On va vous dire à chaque fois,
00:38:07mais c'est quoi ton origine
00:38:08du Bénin ?
00:38:09Ça dépend comment vous posez
00:38:11la question,
00:38:11ça peut être sympathique aussi
00:38:13comme question.
00:38:14Non,
00:38:14parce que vous pouvez imaginer
00:38:15qu'elle est française.
00:38:16Stéphanie,
00:38:16elle est récurrente à la question.
00:38:18mais vous regardez notre accent,
00:38:19on dira,
00:38:19tiens,
00:38:20tu viens de quelle région du sud ?
00:38:21Mais bien sûr,
00:38:21c'est déjà un problème
00:38:22le fait de prendre ce genre de questions
00:38:24Je suis convaincue Stéphanie
00:38:26qu'on vous a déjà dit
00:38:27demi-rume et ça vient d'où ça ?
00:38:29Ça ne vous arrive pas
00:38:30tous les jours à eux ?
00:38:31Tout le temps ?
00:38:32Tout le temps ?
00:38:33Tout le temps ?
00:38:33Alors qu'ils sont français ?
00:38:35Peut-être,
00:38:35peut-être,
00:38:36je ne sais pas si ça arrive
00:38:36à tous tous les jours comme ça.
00:38:38Justement,
00:38:38il ne faudrait pas reprendre
00:38:39les arguments de ceux,
00:38:40comme le disait Stéphanie,
00:38:41qui utilisent cette assignation
00:38:43identitaire comme un stigmate
00:38:45retourné pour se placer
00:38:47en victime,
00:38:47etc.
00:38:48Il ne faudrait pas reprendre
00:38:49leurs arguments.
00:38:50Je pense évidemment
00:38:51que le racisme existe,
00:38:52qu'il y a des Français
00:38:54qui sont noirs,
00:38:55qui sont issus
00:38:56de l'immigration arabe,
00:38:57par exemple,
00:38:58à qui on ressort constamment,
00:39:00on leur jette constamment
00:39:01la figure de ses origines.
00:39:02Mais les filles le fait,
00:39:03on désocialise
00:39:04les gens.
00:39:05Mais trois générations,
00:39:05Lucas,
00:39:06ils ne sont plus arabes.
00:39:07Mais oui,
00:39:08mais absolument.
00:39:08Vous, trois générations.
00:39:09Mais absolument.
00:39:10Quand le père est né en France,
00:39:11quand la grand-mère est née en France.
00:39:13Mais absolument,
00:39:13mais eux-mêmes,
00:39:14eux-mêmes,
00:39:14très souvent,
00:39:15et avec beaucoup de,
00:39:17comment dire,
00:39:17de fierté,
00:39:18revendiquent leurs origines,
00:39:19qui sont des origines,
00:39:20qui ne veulent pas dire nationalité,
00:39:22et qui ne veulent pas dire.
00:39:23Donc, je ne vois pas,
00:39:24honnêtement,
00:39:24je ne vois pas le mal
00:39:25dans l'absolu.
00:39:25C'est un point,
00:39:26quand même,
00:39:26c'est vrai.
00:39:27Gilles Plêtre,
00:39:28on ne vous a pas encore entendu
00:39:29sur ce thème,
00:39:30mais c'est vrai que c'est un débat
00:39:31qui est sensible
00:39:32et qui est du moment.
00:39:34C'est un débat de fond
00:39:35parce que c'est un débat
00:39:36qui vient après,
00:39:39et je le dis en analyse,
00:39:41pas en polémice,
00:39:42en l'urgence,
00:39:42après des décennies,
00:39:43des décennies
00:39:44d'une forte immigration.
00:39:46Notamment venant de pays
00:39:47en dehors de l'Europe.
00:39:48Voilà, ça c'est un fait.
00:39:49Les démographes le documentent,
00:39:52je vais vous citer un vieux mot
00:39:54qui est devenu avec le temps,
00:39:56hélas, un gros mot
00:39:57et qui pourtant devrait être réhabilité.
00:39:59Il n'y a pas de problème d'origine
00:40:01dès lors qu'il y a de l'assimilation.
00:40:04Si on accepte de revenir sur ce concept
00:40:07qui était un des piliers du code civil,
00:40:10qui permettait finalement
00:40:12à des étrangers du monde entier
00:40:14de venir en France,
00:40:16mais d'adopter les lois,
00:40:18les mœurs,
00:40:19les coutumes,
00:40:19ce n'est pas simplement que du droit,
00:40:21c'est aussi une façon de vivre.
00:40:23Alors, si on y revenait,
00:40:24on ne se poserait plus ces questions.
00:40:26Oui, le racisme existe.
00:40:27C'est une évidence
00:40:28et d'ailleurs,
00:40:28il est capable de tuer.
00:40:30On l'a vu ici à Trappes
00:40:32et on l'a vu dans d'autres circonstances,
00:40:34sur d'autres personnes,
00:40:35d'autres origines,
00:40:37et d'autres religions partout.
00:40:39Donc, c'est une réalité
00:40:40et là, ça existe.
00:40:42Pour autant,
00:40:43ce qu'il faut dire très simplement,
00:40:45c'est que la France
00:40:46est suffisamment généreuse
00:40:48dans son histoire,
00:40:49dans sa géographie,
00:40:51dans son économie,
00:40:52pour accueillir des personnes
00:40:54qui sont sur son sol,
00:40:56parfois depuis une ou deux
00:40:57ou trois générations,
00:40:58comme des Français à part entière,
00:41:00mais à une condition,
00:41:01c'est qu'ils soient
00:41:02des Français à part entière.
00:41:03Et donc,
00:41:04ils acceptent de l'être.
00:41:05Ça s'appelle
00:41:06le creuset républicain,
00:41:07le creuset,
00:41:08je vais jusqu'au bout,
00:41:08le creuset de la nation.
00:41:09C'est ce qui a permis
00:41:11à des générations
00:41:11et des générations
00:41:12d'immigrer,
00:41:13alors c'est revenu d'abord d'Europe,
00:41:15mais pas simplement d'Europe,
00:41:16mais pas simplement d'Europe,
00:41:18quand vous regardez l'histoire,
00:41:19de pouvoir s'intégrer.
00:41:20Et la question ne se pose même plus.
00:41:21Or, aujourd'hui,
00:41:22vous voyez bien
00:41:23que non seulement
00:41:23l'assimilation a été bloquée,
00:41:25elle a été dénoncée,
00:41:26elle est aujourd'hui
00:41:27presque un gros mot
00:41:28dans certains milieux,
00:41:29mais que de surcroît,
00:41:30et on revient sur notre sujet,
00:41:31des ingérences venues de l'extérieur,
00:41:33des mouvements venus de l'extérieur
00:41:36entretiennent leurs propres nationaux,
00:41:37y compris chez les Français
00:41:38qui ne sont plus ces nationaux d'ailleurs.
00:41:40Y compris certains partis politiques.
00:41:42Et donc, aujourd'hui,
00:41:42il y a, quand on parle,
00:41:43moi je déteste cette expression
00:41:45de raciser,
00:41:45parce que je sais
00:41:46ce qu'elle veut dire derrière,
00:41:47c'est dire
00:41:48vous appartenez à votre race,
00:41:50pour moi le véritable racisme,
00:41:51il est là,
00:41:51quand l'extrême gauche dit
00:41:52parle de personnes racisées,
00:41:54elle les assigne à leur race,
00:41:56à leur couleur de peau,
00:41:57à leur religion.
00:41:58La France, ça n'est pas ça.
00:41:59La République,
00:42:00c'est l'intégration de tous
00:42:01dans la communauté nationale,
00:42:03mais à une condition
00:42:03qu'ils le veuillent.
00:42:04Et c'est bien là
00:42:05que le bas blesse aujourd'hui,
00:42:06et c'est ça qu'il faut reprendre
00:42:07depuis le départ.
00:42:08Vous avez raison.
00:42:09Moi je m'adresse à un candidat
00:42:10à la présidentielle.
00:42:12C'est le débat essentiel.
00:42:14On est au cœur.
00:42:15C'est la base, ça.
00:42:16Comment on fait France
00:42:17et comment on accepte l'autre ?
00:42:18On est au cœur de tout.
00:42:19On est bien d'accord.
00:42:19Mais moi je vous donne
00:42:20des cas précis.
00:42:21Moi j'ai un jeune aujourd'hui
00:42:23qui est issu de l'immigration.
00:42:25Quand il est en France,
00:42:26il a l'impression
00:42:26de sa couleur
00:42:27qu'il n'est pas français.
00:42:28Et quand il va au Maroc,
00:42:29on lui dit
00:42:29tu n'es pas d'origine arabe
00:42:32parce que tu es français.
00:42:33Ça veut dire qu'on doit
00:42:33le prendre en compte cela aussi.
00:42:35Et le deuxième point,
00:42:36et là vous avez raison,
00:42:37c'est qu'aujourd'hui,
00:42:38si on parle politique,
00:42:39on est dans une mâchoire.
00:42:40C'est une question d'éducation aussi,
00:42:42Patrick Vignal,
00:42:42parce qu'on parlait
00:42:43des Italiens,
00:42:44des Italiens
00:42:44quand ils sont arrivés
00:42:45avec l'immigration italienne.
00:42:46Vous ne parlez pas italien.
00:42:48Il n'avait pas le droit.
00:42:49Mon père ne m'a jamais parlé italien.
00:42:53J'ai compris après
00:42:53que c'était parce qu'il fallait s'intégrer.
00:42:55Oui, madame.
00:42:56Je lui ai fait le reproche
00:42:57mais c'était au fond.
00:42:59Il avait raison, votre père.
00:43:00Mais aujourd'hui,
00:43:01il y a un problème de couleur,
00:43:02qu'on le veuille ou pas.
00:43:03Moi, je me rappelle,
00:43:03mon père qui était très chantier,
00:43:05il disait
00:43:06hispanifle,
00:43:07les macaronis
00:43:08à part des Italiens.
00:43:09Vous vous rappelez ?
00:43:10Sauf qu'aujourd'hui,
00:43:11on est rentrés dans une mâchoire
00:43:12où vous avez,
00:43:13elle et fille,
00:43:14la nouvelle France
00:43:15et les racisées
00:43:15qui est en train de faire un pôle
00:43:17avec le RN
00:43:18qui dit
00:43:18c'est l'immigration
00:43:19qui nous pose un problème
00:43:21économique et sécuritaire.
00:43:22Et vous avez certainement
00:43:23des candidats
00:43:24comme M. le maire
00:43:25qui veulent préparer un projet
00:43:27mais c'est inaudit
00:43:28parce qu'aujourd'hui,
00:43:29ce qui marche
00:43:29c'est la radicalité.
00:43:32Mais on peut être
00:43:32radicalement républicain.
00:43:34On peut être modéré
00:43:35et proposer des solutions radicales.
00:43:36Quand je dis
00:43:37qu'il faut retravailler
00:43:37à l'assimilation,
00:43:39c'est un scandale
00:43:39aux yeux de beaucoup
00:43:40et pourtant,
00:43:41c'est de la nécessité.
00:43:42Vous restez avec moi.
00:43:43On en parle
00:43:44dans quelques instants.
00:43:45On aura aussi Christine Bouillaud
00:43:46d'ailleurs
00:43:46qui est sur la 69.
00:43:48Enfin !
00:43:49Après 30 ans de feuilleton,
00:43:51ça y est,
00:43:51c'est ouvert.
00:43:52On en parle
00:43:52sur Sud Radio.
00:43:54Sud Radio.
00:43:5810h midi,
00:43:59Sud Radio.
00:43:59A vous de le dire,
00:44:01Stéphanie Demiru.
00:44:02A vous de le dire
00:44:03sur Sud Radio
00:44:03avec aujourd'hui
00:44:04Gilles Platré,
00:44:05maire de Châlons-sur-Saône
00:44:06et candidat
00:44:07à la présidentielle.
00:44:08Patrick Vignal,
00:44:09ancien député
00:44:09Renaissance de l'Hérault,
00:44:10conseiller de Gabriel Attal
00:44:12et Lucas Planeverne,
00:44:13journaliste.
00:44:14Au JDD,
00:44:15dans quelques instants,
00:44:15on parlera de cette journée
00:44:17de mobilisation
00:44:17qui a été certes réussie.
00:44:20Fonctionnaire lycéen,
00:44:20retraité agriculteur
00:44:21dans la rue,
00:44:22600 000 personnes.
00:44:23Mais pourquoi maintenant ?
00:44:25Est-ce que ça va vraiment
00:44:26déboucher sur des mesures
00:44:27concrètes ?
00:44:28On peut en parler.
00:44:28En attendant,
00:44:29ne pas oublier
00:44:30les commerçants
00:44:31qui s'ouvrent
00:44:31dans les centres-villes,
00:44:32les hôteliers
00:44:33qui voient leurs réservations
00:44:35s'effondrer.
00:44:35Ça aussi,
00:44:36c'est une réalité.
00:44:37On n'en parle peut-être
00:44:38pas beaucoup,
00:44:39mais il faut le dire.
00:44:40En tout cas,
00:44:41qu'est-ce que vous en pensez ?
00:44:42Vous venez nous le dire
00:44:42au 0826 300 300.
00:44:45En attendant les débats,
00:44:46on va faire un petit détour
00:44:47vers l'A69.
00:44:49C'est historique,
00:44:50ça y est.
00:44:51Après 30 ans
00:44:52de rebondissement.
00:44:53Bonjour Christine Bouillaud.
00:44:55Bonjour à tous.
00:44:57Vous vous trouvez donc
00:44:58sur place
00:44:58sur cette A69
00:45:00qui ouvre enfin,
00:45:01Christine ?
00:45:02Oui,
00:45:03officiellement,
00:45:04dans quelques secondes,
00:45:05de manière symbolique,
00:45:06il y a le préfet
00:45:07du Tarn
00:45:08et le directeur
00:45:09de la Société,
00:45:10directeur général
00:45:10de la Société Atosca
00:45:11qui a construit
00:45:12cette autoroute.
00:45:13Vous enlevez
00:45:13les derniers plots
00:45:14pour permettre
00:45:15l'accès
00:45:16dans les deux sens
00:45:17de cette autoroute
00:45:18à 69.
00:45:19Et comme vous l'avez dit,
00:45:20c'est la fin
00:45:21d'un feuilleton
00:45:21qui a commencé
00:45:22à imaginer
00:45:22dans les années 90
00:45:25l'idée ensuite
00:45:26d'un tronçon
00:45:27autoroutier
00:45:27entre Toulouse
00:45:28et Castres,
00:45:29la deuxième grosse ville
00:45:30du Tarn,
00:45:31le Tarn Sud,
00:45:31a émergé en 1996
00:45:33et se sont succédés
00:45:34des rebondissements,
00:45:36différentes options
00:45:37et puis surtout
00:45:38une option financière
00:45:39qui allait donc
00:45:40financer ce tronçon
00:45:41de 53 kilomètres.
00:45:43Et finalement,
00:45:43la décision a été prise
00:45:45il y a quelques années
00:45:46que ce serait
00:45:46la Société Atosca
00:45:47qui a obtenu
00:45:48le chantier
00:45:49et qui serait donc
00:45:50financé.
00:45:50C'en est suivi,
00:45:51on l'a suivi
00:45:53sur Sud Radio,
00:45:53trois ans et demi
00:45:54de chantier
00:45:55à rebondissement
00:45:55avec des recours
00:45:57déposés devant
00:45:58les différents
00:45:59tribunaux administratifs,
00:46:00notamment le plus
00:46:01spectaculaire,
00:46:02ce recours
00:46:02devant le tribunal
00:46:04administratif de Toulouse
00:46:05qui avait donc
00:46:05annulé
00:46:06l'autorisation
00:46:08environnementale
00:46:08de ce chantier
00:46:09qui avait été
00:46:10stoppé net.
00:46:11Les trois quarts
00:46:12de l'autoroute étaient
00:46:12alors construites
00:46:13et tout le monde
00:46:13s'était arrêté,
00:46:14ce qui a retardé
00:46:15de neuf mois
00:46:16la réalisation
00:46:17et l'ouverture,
00:46:18la mise en service
00:46:19de cette autoroute.
00:46:20Alors,
00:46:21ce sont 53 kilomètres
00:46:22d'autoroutes
00:46:24deux fois deux voies.
00:46:25Les opposants
00:46:27préconisaient
00:46:27d'améliorer
00:46:28la Nationale 126,
00:46:30de la mettre
00:46:30en deux fois deux voies.
00:46:31Il y avait déjà
00:46:32des tronçons
00:46:32qui avaient été mis
00:46:33en deux fois deux voies,
00:46:34mais c'est l'option
00:46:34qui n'a pas été retenue
00:46:35et la mise
00:46:36en conformité
00:46:38a été faite
00:46:38avec la société
00:46:39Atosca.
00:46:40450 millions d'euros
00:46:42de chantier
00:46:43avec des rebondissements,
00:46:45je vous le disais,
00:46:46mais aussi,
00:46:47il faut le souligner,
00:46:48la société Atosca
00:46:49a été condamnée
00:46:51par l'État
00:46:51récemment
00:46:52à 800 000 euros
00:46:53d'amende
00:46:53pour non-conformité
00:46:55de l'emprise
00:46:56que ce chantier
00:46:57a sur cette autoroute.
00:46:59Bon,
00:46:59maintenant,
00:46:59les choses sont lancées.
00:47:01C'est une autoroute
00:47:01nouvelle génération.
00:47:03Il n'y a pas de péage.
00:47:04C'est en flux libre,
00:47:05comme on dit,
00:47:05avec des abonnements.
00:47:06Et le seul IATUS,
00:47:08c'est effectivement
00:47:09le prix qui a été affiché
00:47:10pour le commun des mortels.
00:47:11Une personne
00:47:12qui n'a pas de véhicule électrique,
00:47:14qui n'a pas d'abonnement,
00:47:15cet aller-retour
00:47:16lui coûtera
00:47:17la somme
00:47:18de 20,40 euros.
00:47:19Si vous avez des abonnements,
00:47:21tout ça va se réduire.
00:47:29Je vous explique.
00:47:31Il y a un petit tronçon
00:47:32qui n'appartient pas
00:47:33à l'A69,
00:47:35mais qui appartient
00:47:35à l'A62,
00:47:39qui va à Albi.
00:47:41Ce petit tronçon
00:47:41se rajoute
00:47:43en termes de tarification
00:47:44et va vous coûter
00:47:452 euros supplémentaires.
00:47:45Donc, la totalité
00:47:46du trajet,
00:47:47c'est 20,40 euros
00:47:47en totalité
00:47:48pour un véhicule
00:47:49lambda,
00:47:50diesel,
00:47:50admettons,
00:47:51qui n'a pas d'abonnement.
00:47:52Ça, c'est le tarif.
00:47:53Après, ça sera dégressif
00:47:54avec les abonnements
00:47:55qui sont proposés.
00:47:56Et Christine,
00:47:57comment les habitants
00:47:59accueillent
00:47:59cette ouverture ?
00:48:02Alors, ça a été
00:48:03la bataille
00:48:03de l'opinion.
00:48:04Vous vous en doutez,
00:48:05Stéphanie,
00:48:05pendant des mois et des mois
00:48:06avec les opposants
00:48:07et les partisans,
00:48:09avec les gens
00:48:09qui l'attendaient,
00:48:10notamment toutes les personnes
00:48:12et les entreprises
00:48:13qui habitent
00:48:14et qui travaillent.
00:48:15Il y a 50 000 emplois
00:48:16dans le sud Tarn,
00:48:17dans la zone Mazamécastre,
00:48:18qui attendent cette autoroute
00:48:20avec une entreprise
00:48:22emblématique
00:48:22qui sont les laboratoires
00:48:24Pierre-Fabre,
00:48:24qui sont un des plus gros
00:48:25pourvoyeurs d'emploi
00:48:26de la région,
00:48:27un des employeurs privés
00:48:28les plus importants.
00:48:30Évidemment,
00:48:30après, il y a effectivement
00:48:31tous ceux qui disent
00:48:32mais quel intérêt
00:48:33alors qu'on avait une nationale
00:48:34qu'on aurait pu améliorer ?
00:48:35Et puis après,
00:48:36il y a tous ceux
00:48:36qui sont effectivement
00:48:37pour des questions
00:48:38environnementales
00:48:38qui disaient
00:48:39mais c'est contre-intuitif
00:48:40aujourd'hui
00:48:41alors que l'été,
00:48:42on enchaîne les canicules
00:48:44de bétonner
00:48:44des terres agricoles.
00:48:45Il y a 450,
00:48:47effectivement,
00:48:48il y a une empreinte au sol
00:48:49qui a été assez importante
00:48:50mais qui a été compensée.
00:48:51C'était les obligations
00:48:52qui avaient été imposées
00:48:53aux concessionnaires
00:48:54avec des renaturalisations
00:48:56comme on dit
00:48:56mais effectivement,
00:48:58le dossier
00:48:59environnement
00:48:59contre mobilité
00:49:00a été largement dominé.
00:49:02Alors,
00:49:02il faut savoir
00:49:03que tous les élus locaux,
00:49:05la présidente de région,
00:49:06les présidents des départements,
00:49:07les maires des communes,
00:49:09la plupart des maires
00:49:10des grandes communes
00:49:11concernées
00:49:11étaient pour ce chantier
00:49:13qu'on appelait
00:49:14de désenclavement.
00:49:15Maintenant,
00:49:15il restera donc
00:49:16une réussite
00:49:17avec celui
00:49:18de fidéliser
00:49:19finalement
00:49:20les habitudes
00:49:21de circulation.
00:49:22Il y a un appel
00:49:22au boycott
00:49:22qui a été lancé
00:49:23avec des habitants
00:49:25qui ne veulent pas
00:49:26prendre
00:49:26et qui ont peut-être
00:49:27le temps.
00:49:28Oui,
00:49:29non mais
00:49:30ça sera l'autoroute
00:49:31qui sera la,
00:49:32on va dire,
00:49:33c'est une autoroute
00:49:35controversée
00:49:35qui le restera
00:49:36encore quelques temps
00:49:37et puis
00:49:38ensuite,
00:49:39on verra les habitudes.
00:49:40Le trafic camion,
00:49:41c'est celui
00:49:42qui est effectivement
00:49:42posé le plus de problèmes.
00:49:43Lui,
00:49:43en revanche,
00:49:44le trafic professionnel
00:49:46verra sans doute
00:49:48très rapidement
00:49:49une utilité
00:49:50à ce tronçon.
00:49:52Merci beaucoup,
00:49:53merci Christine Bouillaud
00:49:55en direct
00:49:55de Toulouse
00:49:56avec l'ouverture
00:49:57de cette A69
00:49:58du CIMON
00:49:59et encore des opposants.
00:50:01C'est très gaulois
00:50:02quand même,
00:50:02on lâche rien,
00:50:03jamais.
00:50:04Monsieur le candidat,
00:50:05aidez-nous
00:50:05à faire en sorte
00:50:06qu'il y ait moins de normes
00:50:08dans ce pays.
00:50:09Vous savez,
00:50:10je crois que c'est
00:50:11De Gaulle
00:50:11qui disait
00:50:12un pays
00:50:12avec 450 formes
00:50:14différentes de fromage
00:50:15est ingouvernable.
00:50:17Je veux dire,
00:50:17je l'ai suivi
00:50:18par le député
00:50:19du Tarn
00:50:20et c'est ma région.
00:50:22Je veux dire,
00:50:22et Carole Delga,
00:50:23elle a raison.
00:50:24Je peux entendre
00:50:25le côté diversité,
00:50:26écologie,
00:50:27vous voyez bien.
00:50:28Chez moi,
00:50:29il y a une zone économique
00:50:30pour construire
00:50:31de l'économie.
00:50:32on a des gens au chômage
00:50:33et il y a une poule
00:50:35canopetière
00:50:36et qui est sur 2 hectares,
00:50:37il reste 1500.
00:50:39Il faut faire 12 hectares
00:50:40pour installer
00:50:41donc l'économie
00:50:42ne vient pas.
00:50:43Donc à un moment donné,
00:50:44je ne veux pas
00:50:45opposer économie
00:50:46l'écologie,
00:50:46mais en une situation difficile,
00:50:48ça suffit les normes.
00:50:50Tant que votre poule
00:50:51ou votre tétard
00:50:52ou votre crapaud
00:50:53à poire rose
00:50:54n'a pas été amené
00:50:56volontairement
00:50:56sur des futurs chantiers
00:50:58par des militants
00:50:59écologistes durs
00:51:01pour dire que précisément
00:51:02cette zone
00:51:03ne pouvait pas
00:51:03être aménagée,
00:51:05ça va encore.
00:51:05Mais on sait
00:51:06que ces pratiques existent.
00:51:07J'étais,
00:51:07puisque vous m'interpellez,
00:51:09j'étais avec les artisans
00:51:10du bâtiment
00:51:11de mon département
00:51:11qui la semaine dernière
00:51:12faisaient une opération
00:51:14escargot
00:51:1513ème trimestre
00:51:16de baisse d'activité.
00:51:1713ème trimestre
00:51:18consécutif
00:51:18de baisse d'activité.
00:51:19Prenant la parole
00:51:20devant eux
00:51:20ainsi qu'ils m'y invitaient,
00:51:22je leur ai dit
00:51:22vous savez,
00:51:23on va vous faire
00:51:23plein de promesses
00:51:24pendant la campagne électorale.
00:51:25Trop de bureaucratie,
00:51:27trop de normes,
00:51:28trop de contrôles,
00:51:28etc.
00:51:29Mais dites-vous bien une chose,
00:51:30si nous n'avions pas
00:51:31nous, collectivement
00:51:32classe politique,
00:51:34laissé précisément
00:51:35la bureaucratie
00:51:35prendre le pas
00:51:36sur la démocratie,
00:51:37si nous n'avions pas
00:51:38laissé à la tête
00:51:38de nos ministères,
00:51:39voyant passer
00:51:40les ministres
00:51:41les uns après les autres,
00:51:42les majorités
00:51:43ou les absences
00:51:43de majorité
00:51:44à l'Assemblée
00:51:44les unes après les autres,
00:51:46des fonctionnaires,
00:51:47hauts fonctionnaires,
00:51:47hommes et femmes
00:51:48très valables sans doute,
00:51:49mais qui ont capté
00:51:51le pouvoir
00:51:51et qui eux
00:51:52ont le temps pour eux
00:51:53pour imposer
00:51:54la norme et le contrôle,
00:51:55nous n'en serions pas là.
00:51:56Donc c'est précisément
00:51:57parce que le politique
00:51:58a lâché sur l'administratif
00:52:00qu'elle a tombé
00:52:01dans une société
00:52:01de contrôle et de normes.
00:52:03Et tant qu'on n'a pas
00:52:04repris le pouvoir
00:52:04au sein même des ministères
00:52:06en faisant un peu de ménage
00:52:07à la tête
00:52:08de la haute administration,
00:52:09alors la norme continuera.
00:52:10Il y a du boulot,
00:52:11je vous rappelle
00:52:11que François Bayreau
00:52:12était supposé
00:52:13nous alléger tout ça.
00:52:15Il n'a rien fait.
00:52:17J'ai aussi souvenir
00:52:18de candidats
00:52:18qui appartiennent plutôt
00:52:19à ma philosophie politique
00:52:21qui avaient dit
00:52:22qu'on adopterait
00:52:23le système américain
00:52:24du spoil-système
00:52:25qui consiste
00:52:26à justement
00:52:27avoir une haute administration
00:52:28conforme
00:52:29à la majorité démocratique
00:52:31exprimée par les urnes
00:52:32et qui ne l'ont jamais fait.
00:52:33Donc je crois
00:52:33que ce travail
00:52:33doit être repris aujourd'hui.
00:52:36Sur ce cas précis,
00:52:37M. le maire
00:52:38et M. Vignel
00:52:39qui connaissaient bien
00:52:40ce département.
00:52:41Je vais me faire
00:52:42l'avocat
00:52:43des teïtards
00:52:44et des crapauds
00:52:44à poire rose.
00:52:46Du Nord
00:52:46qui a mis les crapauds
00:52:47et la poule
00:52:48carrépétière.
00:52:49J'aime beaucoup
00:52:49la Moselle,
00:52:50c'est pas le Nord.
00:52:51Je suis à leur couleur
00:52:51non mais plus sérieusement.
00:52:54Je m'interroge
00:52:55tout de même
00:52:55sur ce projet.
00:52:57Si je comprends bien,
00:52:59grâce à ce tronçon,
00:53:00on gagne 20 à 25 minutes
00:53:01de trajet.
00:53:02On parle d'un trajet
00:53:03qui coûte
00:53:04entre 8 et 10 euros
00:53:05si je ne dis pas de bêtises,
00:53:07l'aller,
00:53:07donc quelque chose
00:53:08qui revient à 20 euros
00:53:09à l'aller-retour.
00:53:09On voit
00:53:10qu'il y a déjà
00:53:11beaucoup de contestations
00:53:12sur la mise en place
00:53:14concrète du projet
00:53:15puisque des riverains
00:53:16s'offusquent
00:53:16sur ce prix
00:53:17à payer
00:53:18pour utiliser ce tronçon.
00:53:19Il y a même
00:53:20des élus,
00:53:21y compris ceux
00:53:21qui défendaient
00:53:22le projet
00:53:23comme le président
00:53:24du département,
00:53:25son nom m'échappe
00:53:26mais il me semble
00:53:26que c'est un membre
00:53:27du parti socialiste
00:53:28qui pèse contre l'État,
00:53:30contre le prix
00:53:30finalement
00:53:31de cette autoroute
00:53:33qui va être
00:53:34contre-productive
00:53:35puisque beaucoup de gens
00:53:36risquent de contourner
00:53:37et on le voit
00:53:38sur beaucoup de routes
00:53:38partout dans le pays
00:53:40et envers l'utilité
00:53:41d'un projet
00:53:42qui, comme on l'a
00:53:43beaucoup rappelé,
00:53:44a mis des dizaines
00:53:45d'années
00:53:46à être concrétisé,
00:53:47a suscité
00:53:47une colère
00:53:48de part et d'autre,
00:53:49des manifestations,
00:53:50beaucoup de tensions
00:53:51locales
00:53:52et au niveau national
00:53:53et finalement,
00:53:54pourquoi faire ?
00:53:55Et tout ça pour ça
00:53:56j'ai envie de dire.
00:53:56Je vais vous répondre
00:53:59le nombre de camions
00:54:00qui passent dans les villages
00:54:02dont insécurité,
00:54:04pollution,
00:54:04ça pose un vrai point
00:54:06rien que pour ça.
00:54:07Déjà, on est entre Lyon
00:54:09et la frontière espagnole,
00:54:10deuxième point,
00:54:11c'est quand même
00:54:1153 000 personnes
00:54:12qui travaillent
00:54:13avec le laboratoire
00:54:14Bière-Fabre,
00:54:14je ne veux pas qu'ils partent
00:54:15chez les Chinois
00:54:16ou à l'étranger.
00:54:17Si vous voulez,
00:54:18la difficulté en fait,
00:54:19c'est que trop de démocratie
00:54:21tue la démocratie
00:54:21et c'est moi qui vous dis ça.
00:54:23C'est-à-dire qu'à un moment donné,
00:54:24ça a été validé
00:54:26par nos États
00:54:27et à l'arrivée,
00:54:28il y a toujours un os
00:54:29ou la poudre canopetière
00:54:31qui empêche
00:54:32le développement de l'économie
00:54:33et à côté de ça,
00:54:34regardez les autres pays.
00:54:35Je veux dire,
00:54:36la France va finir
00:54:37à être le club-mède
00:54:38de l'Europe à force.
00:54:39Non mais c'est bien
00:54:40de vous entendre
00:54:40sur ces exemples précis
00:54:41parce qu'on ne connaît pas
00:54:42forcément bien.
00:54:43C'est des exemples
00:54:47qui sont tout à fait audibles
00:54:47et j'espère pour le pays
00:54:49et pour l'État
00:54:50que les effets de ce projet
00:54:53s'avèreront rapidement
00:54:56productifs
00:54:56parce que sinon,
00:54:57ce sera malheureusement
00:54:57donner raison
00:54:58à tous ces militants écologistes
00:55:00qui ont tenté
00:55:01de bloquer le projet
00:55:01depuis des années.
00:55:02Si vous me dites
00:55:02qu'il y a un peu
00:55:03de business derrière,
00:55:04moi j'ai la parole libre,
00:55:06je pense que le laboratoire
00:55:07Pierre-Effard par exemple
00:55:08a des parts,
00:55:09j'ai pas de soucis avec ça.
00:55:10Par contre,
00:55:11s'ils me paient des impôts,
00:55:12ça m'intéressera
00:55:13pour qu'il y ait une réalité sociale,
00:55:15il faut une réalité économique.
00:55:26Dans quelques instants,
00:55:27messieurs,
00:55:28on va parler
00:55:28de cette mobilisation sociale,
00:55:30qu'est-ce que vous en pensez ?
00:55:32Est-ce que ça va déboucher
00:55:33sur quelque chose de concret ?
00:55:35Est-ce que c'est bien
00:55:35de maintenir la pression
00:55:36en quelques mois
00:55:36de la présidentielle ?
00:55:38Ou est-ce que vous attendez
00:55:39finalement encore quelque chose
00:55:40du gouvernement
00:55:41de Sébastien Lecornu ?
00:55:42A tout de suite
00:55:42sur Sud Radio.
00:55:44Sud Radio.
00:55:46Sud Radio,
00:55:47à vous de le dire,
00:55:48Stéphanie Demiru.
00:55:49À vous de le dire
00:55:50avec Gilles Plattré,
00:55:52Patrick Vignal,
00:55:53Lucas Planavergne.
00:55:55Aujourd'hui,
00:55:55on parle de cette journée
00:55:56de mobilisation,
00:55:57c'était réussi,
00:55:58c'est vrai,
00:55:59c'est ce que titre la presse
00:56:00aujourd'hui
00:56:00et puis on ne peut pas
00:56:02le contester,
00:56:03600 000 personnes dans la rue,
00:56:04fonctionnaires,
00:56:05lycéens,
00:56:05retraités,
00:56:05agriculteurs,
00:56:06gilets jaunes,
00:56:07certainement moins
00:56:08de salariés du privé
00:56:09quand même
00:56:09et encore moins
00:56:10de commerçants.
00:56:11Il faut aussi avoir
00:56:13des pensées
00:56:14pour les commerçants
00:56:14dont les centres-villes
00:56:17sont désertés,
00:56:18leur commerce,
00:56:19ça ne se passe pas bien,
00:56:20les hôteliers,
00:56:21pareil,
00:56:21moi 60%,
00:56:22je parlais avec un hôtelier
00:56:23l'autre jour,
00:56:24on n'en parle pas tellement
00:56:25de ces gens-là,
00:56:26ils souffrent aussi,
00:56:27en tout cas,
00:56:27bon,
00:56:28si ça débouche
00:56:29sur quelque chose,
00:56:30tant mieux,
00:56:30il y a une conférence sociale
00:56:32à Matignon,
00:56:33lundi,
00:56:33pour annoncer quoi ?
00:56:34Un coup de pouce
00:56:35du SMIC,
00:56:36c'est vrai que ça concerne
00:56:37quoi ?
00:56:382 millions,
00:56:381 personnes ?
00:56:39Vous autorisez
00:56:40la laissime ce matin ?
00:56:42C'est ce que je dis,
00:56:43c'est vrai que c'est bien
00:56:44de mettre la pression
00:56:45sur les futurs candidats
00:56:47à la présidentielle,
00:56:48n'est-ce pas ?
00:56:48Gilles Plaitré,
00:56:50vous êtes sûr
00:56:51que ça va servir
00:56:51à quelque chose ?
00:56:52Je sais que c'est bien
00:56:53de manifester,
00:56:54mais j'ai un doute,
00:56:55bordéliser le pays,
00:56:56bloquer,
00:56:57et puis faire du mal
00:56:58encore plus à l'économie,
00:56:59on ne va pas sortir de chèque,
00:57:00de toute façon,
00:57:01on n'a plus les moyens,
00:57:01donc qu'est-ce qu'on fait ?
00:57:03Alors d'abord,
00:57:04oui,
00:57:05ça s'est plutôt
00:57:06bien passé,
00:57:07je dis bien plutôt,
00:57:09parce qu'on évoquait
00:57:10tout à l'heure
00:57:10quand même des moments
00:57:12agressifs,
00:57:13des moments de confrontation
00:57:14avec les forces de l'ordre,
00:57:15généralement plutôt
00:57:16c'est vrai
00:57:16sur les fins de parcours,
00:57:18avec des éléments
00:57:19ultra radicalisés
00:57:20qui sont là
00:57:21pour en découdre
00:57:22et qui ont sans doute
00:57:24vu plus de policiers
00:57:25mis face à eux
00:57:27que le 17 octobre,
00:57:28ce qui a permis
00:57:28d'éviter des débordements,
00:57:29mais en tout cas,
00:57:30il y avait quand même
00:57:30cette tentative.
00:57:31Ça s'est bien passé aussi
00:57:32et je le dis
00:57:33parce que les syndicats
00:57:34étaient là.
00:57:35Oui.
00:57:36Parce que les syndicats
00:57:37savent encadrer
00:57:38des manifestations
00:57:39et savent encadrer
00:57:40leurs troupes.
00:57:40Je ne parle pas
00:57:40du service de sécurité
00:57:41même s'il y en a,
00:57:42mais véritablement,
00:57:43il y a des mots d'ordre
00:57:44qui ont été suivis.
00:57:45Moi, je salue quand même
00:57:45la responsabilité syndicale.
00:57:47À un moment donné,
00:57:47je n'ai pas de soucis
00:57:48par rapport aux faits syndicales.
00:57:49J'ai plutôt,
00:57:50je pense,
00:57:51montré ces dernières années
00:57:52qu'on pouvait nourrir
00:57:52avec les syndicats
00:57:53de très bonnes relations,
00:57:54de travail,
00:57:55quand on s'intéressait vraiment
00:57:56au sort des gens,
00:57:57en tout cas dans ma collectivité.
00:57:58Donc,
00:57:59ça a été une réussite
00:58:00de ce côté-là.
00:58:01Mais n'oublions pas
00:58:02que tout mouvement
00:58:03aujourd'hui
00:58:04est prétexte
00:58:05à des débordements
00:58:05et que vous avez
00:58:07en ce moment
00:58:08des alliances
00:58:09qui se nouent.
00:58:10Quand on disait
00:58:10que tout le monde
00:58:11déteste son voisin
00:58:12ou s'en méfie,
00:58:13on voit bien
00:58:13que la société
00:58:14est en train d'éclater
00:58:15et que des conjonctions
00:58:17terribles
00:58:17entre des mouvements politiques,
00:58:19des mouvements de pillage
00:58:20sont en train de se faire
00:58:21qui sont prêts demain
00:58:23parce que,
00:58:24de surcroît,
00:58:24on a au moins
00:58:25un parti politique
00:58:26qui jette de l'huile
00:58:26sur le feu
00:58:27qui s'appelle LFI
00:58:28à fondre
00:58:30sur le moindre mouvement social
00:58:31sans emparer,
00:58:32le détourner
00:58:33et semer un désordre noir.
00:58:34On en parlera tout à l'heure,
00:58:35Gilles Plateret,
00:58:35de l'extrême gauche,
00:58:36mais sur déjà
00:58:37les revendications.
00:58:38Moi,
00:58:38je voudrais vous faire écouter
00:58:39Agnès Verdier-Moliné,
00:58:40ce matin,
00:58:41directrice de l'IFRAP.
00:58:43Selon elle,
00:58:44elle a fait ses petits calculs,
00:58:45elle a sorti sa calculatrice,
00:58:46Agnès,
00:58:47ce que demandent les manifestants,
00:58:48c'est 90 milliards d'euros.
00:58:50Ce que je leur dis,
00:58:51c'est que quand je fais l'addition
00:58:52de tout ce qu'ils demandent,
00:58:53c'est-à-dire par exemple
00:58:54l'augmentation du point d'indice
00:58:55de 10% ou de 20%,
00:58:58ou alors l'idée
00:59:00de repartir à la retraite
00:59:02à 60 ans,
00:59:03c'était dans les revendications
00:59:04des cortèges,
00:59:06ou alors l'ensemble
00:59:08des mesures
00:59:09qui sont demandées
00:59:10et qui ont été
00:59:13énumérées hier.
00:59:14J'ai fait l'addition,
00:59:15c'est de l'ordre
00:59:15de 90 milliards
00:59:16de dépenses supplémentaires.
00:59:17On n'a pas l'ombre
00:59:19du premier milliard.
00:59:21Le bruitage,
00:59:22c'était,
00:59:23vous voyez,
00:59:23devant tant de chiffres.
00:59:24Non mais,
00:59:25c'est pas le problème.
00:59:26Si je peux me permettre,
00:59:28Mme Verdier-Mollinier
00:59:29n'a pas sorti sa calculette,
00:59:30elle a sorti le tableur Excel
00:59:31qu'elle ressort
00:59:32tous les 4 matins
00:59:33pour expliquer
00:59:34qu'on n'a pas d'argent.
00:59:35C'est une amie à vous.
00:59:37Non, non,
00:59:38parce que la vérité,
00:59:39c'est qu'il y a un espace
00:59:41entre les lobbyistes
00:59:43ultra-libéraux
00:59:44comme Agnès Verdier-Mollinier
00:59:45et les manifestants
00:59:46d'ultra-gauche,
00:59:47ultra-radicalisés,
00:59:47il y a un espace
00:59:48entre tout ça.
00:59:49Pour parler des revendications...
00:59:49Je vous rappelle
00:59:50quand même qu'on a
00:59:523600 milliards de dettes.
00:59:53Et ça, c'est une réalité.
00:59:54Et puis, on va la payer
00:59:55à un moment donné.
00:59:56Vous aussi,
00:59:57vous la payer déjà.
00:59:57La vie chère
00:59:58et l'incapacité
00:59:59d'une grande partie
01:00:01de la population
01:00:01à se nourrir décemment,
01:00:03à pouvoir avoir de l'essence
01:00:04pour aller au travail
01:00:05est aussi une réalité.
01:00:05Non, mais c'est pas le sujet.
01:00:07C'est qu'il faut réformer
01:00:08en profondeur.
01:00:08On parlait des revendications.
01:00:10Il y a un petit discours
01:00:11qui s'est installé
01:00:11depuis les émeutes
01:00:12qui consiste,
01:00:13notamment concernant les lycéens,
01:00:14parce que c'est quand même
01:00:15de là que tout part,
01:00:16qui consistait à dire
01:00:17que, oui,
01:00:18bon, il y a eu la casse,
01:00:19mais les revendications
01:00:19sont légitimes.
01:00:20Alors, pardonnez-moi,
01:00:22moi j'ai fini mes études
01:00:23il n'y a pas si longtemps,
01:00:23les revendications
01:00:24des lycéens,
01:00:25elles sont lunaires.
01:00:27Lunaires.
01:00:27Pour la plupart,
01:00:28à part la question
01:00:30de la vétusté des bâtiments,
01:00:31qui est un vrai sujet.
01:00:32Et évidemment,
01:00:33on ne peut pas laisser
01:00:33des établissements scolaires
01:00:35avec des cafards
01:00:36et des trous dans les murs,
01:00:38évidemment.
01:00:38Mais le reste,
01:00:39les emplois du temps,
01:00:40la suppression de parcours sup,
01:00:42la fin de la sélection,
01:00:43mais tout ça,
01:00:43c'est absolument lunaire.
01:00:45Et moi,
01:00:45quand j'entends des phrases
01:00:46aussi dingues
01:00:47que le ministre
01:00:48de l'éducation nationale
01:00:49et de l'enseignement supérieur
01:00:50reçoit les organisations syndicales,
01:00:52excusez-moi,
01:00:53on parle de responsables politiques,
01:00:55de pères de famille
01:00:56qui reçoivent des jeunes
01:00:57de 15 ans
01:00:58qui n'ont rien fait de leur vie,
01:00:59qui vont leur expliquer
01:01:00comment doit fonctionner le pays.
01:01:01Si c'est un jeune
01:01:02qui doit le dire,
01:01:02écoutez,
01:01:03moi j'en profite pour le dire.
01:01:05Maintenant,
01:01:05le problème de cette manifestation,
01:01:07c'est que c'est un gloubi-boulga.
01:01:08On ne comprend plus rien,
01:01:09il y a tout le monde
01:01:10qui est mélangé,
01:01:10on ne sait plus
01:01:12quelles sont les revendications.
01:01:12Je vous redonne la parole,
01:01:13mais c'est vrai
01:01:14que c'est une des grandes questions,
01:01:15vous avez raison,
01:01:16qu'ont en commun finalement
01:01:18les fonctionnaires,
01:01:18les salariés du privé,
01:01:19les profs,
01:01:20les étudiants,
01:01:20enfin en tout cas,
01:01:22qu'ont en commun,
01:01:23c'est la difficulté de vivre,
01:01:24mais quelle réponse commune ?
01:01:25C'est ça la question.
01:01:26Alors on va prendre Loïc
01:01:27qui nous appelle de Toulouse.
01:01:28Bonjour Loïc.
01:01:29Bonjour.
01:01:30Bonjour.
01:01:32Qu'est-ce que vous souhaitiez
01:01:33nous dire sur ces manifestations ?
01:01:34Vous trouvez que c'est
01:01:35une bonne chose ?
01:01:35Est-ce qu'on va obtenir
01:01:37quelque chose
01:01:37sans encore sortir le chéquier ?
01:01:40Alors, de toute façon,
01:01:42sortir le chéquier aujourd'hui
01:01:43quand il n'y a plus d'argent,
01:01:45je veux dire,
01:01:45on peut le sortir,
01:01:46ça fera un chèque en blanc,
01:01:48un de plus,
01:01:48et ça ne changera pas
01:01:49la problématique.
01:01:51Je suis d'accord
01:01:52avec le dernier intervenant,
01:01:53il y a un moment,
01:01:54recevoir des gamins
01:01:55de 15 ans
01:01:56nous expliquer
01:01:57que leurs lycées
01:01:58sont dégueulasses
01:01:59et qu'il n'y a plus rien
01:01:59qui fonctionne,
01:02:00hier,
01:02:01ils ont quand même foutu
01:02:02le feu juste à côté
01:02:03de Toulouse
01:02:03à un lycée
01:02:04qui n'a même pas 10 ans.
01:02:07Moi, j'habite
01:02:07Tournefeuille,
01:02:08il y avait un lycée
01:02:09qui était là depuis 40 ans,
01:02:10il y en a un deuxième
01:02:11qui est ouvert il y a 10-15 ans,
01:02:12il est quasiment neuf.
01:02:13Ils ont foutu le feu,
01:02:14ces abrutis,
01:02:15excusez-moi le terme.
01:02:17Je crois que vous pouvez le dire.
01:02:20Voilà,
01:02:21il y a un moment,
01:02:21il faut,
01:02:22maintenant,
01:02:22il faut être très clair.
01:02:24Ça fait 10 ans
01:02:24qu'on est sous un régime
01:02:25politique macroniste,
01:02:27on nous a ressorti
01:02:301 500 milliards
01:02:30de dettes supplémentaires
01:02:32sur notre budget
01:02:32de fonctionnement global,
01:02:34on est en train
01:02:34de faire des mesurettes
01:02:35et de booster
01:02:36des trous partout
01:02:36où on peut,
01:02:37en refusant systématiquement
01:02:40les débats de fonds
01:02:41à savoir
01:02:42comment la France dépense
01:02:43son argent,
01:02:44l'argent qu'elle récupère
01:02:45tous les ans
01:02:45grâce aux impôts,
01:02:47effectivement,
01:02:48on conçoit très clair,
01:02:50la vie est devenue
01:02:51difficile,
01:02:52mais la vie est devenue
01:02:52difficile,
01:02:53pourquoi ?
01:02:54Moi,
01:02:54mon salaire,
01:02:55sur les 12 dernières années,
01:02:56j'ai pris 5% d'augmentation
01:02:57sur les 12 dernières années.
01:02:595% sur 12 ans.
01:02:59Moins que l'inflation, oui.
01:03:01On est dans un système
01:03:02un peu bâtard,
01:03:03je travaille dans une chambre
01:03:04consulaire,
01:03:05donc c'est l'État
01:03:06qui décide de notre
01:03:07non-augmentation,
01:03:08parce que c'est le cas
01:03:09depuis 12 ans,
01:03:10et c'est l'État
01:03:11qui, dans le même temps,
01:03:12lâche pour les fonctionnaires,
01:03:13lâche pour ceci,
01:03:14lâche pour cela.
01:03:16Bon, donc,
01:03:16et moi,
01:03:17il est très clair,
01:03:17aujourd'hui,
01:03:18on est le 5 du mois,
01:03:19il me reste 350 euros
01:03:21pour finir le mois,
01:03:22tout ce qui était
01:03:23très lèvement obligatoire
01:03:24est parti,
01:03:25j'ai 350 euros
01:03:26pour finir le mois,
01:03:28payer mon essence
01:03:28pour aller bosser
01:03:29et bouffer.
01:03:30Et Loïc,
01:03:31qu'est-ce que vous aimeriez,
01:03:32vous,
01:03:32si vous deviez,
01:03:34demander quelque chose
01:03:35au gouvernement,
01:03:35ce serait quoi ?
01:03:37Il y a un moment,
01:03:38je vais être très franc,
01:03:39vous êtes dans une boîte
01:03:40privée,
01:03:41vous êtes médiocre,
01:03:42vous dégagez.
01:03:44Moi, la seule chose,
01:03:45le seul intérêt
01:03:46que je vois
01:03:46des revendications
01:03:47aujourd'hui,
01:03:48parce que je suis d'accord,
01:03:49c'est un globulbulga
01:03:50de revendications,
01:03:51c'est qu'il y a un moment
01:03:52ou un autre,
01:03:52vous avez été mauvais,
01:03:54et je me retiens
01:03:55parce que j'ai des mots
01:03:55beaucoup plus grossiers
01:03:56que ça en tête,
01:03:57vous dégagez,
01:03:58vous filez votre dème
01:03:59et on organise
01:04:00les élections
01:04:01tout au-dessus.
01:04:02Oui,
01:04:02c'est une vraie question,
01:04:03pas de vignale,
01:04:04c'est une vraie question
01:04:05que je posais d'ailleurs
01:04:06dans mon sommaire,
01:04:07est-ce qu'on n'aurait pas
01:04:08intérêt à avancer
01:04:09la présidentielle ?
01:04:10Déjà,
01:04:11on fait un état des lieux,
01:04:12on a une crise lycéenne,
01:04:13on a une crise des syndicats
01:04:15qui est structurée
01:04:15quand on fait des manifestations,
01:04:16on a les gilets jaunes
01:04:18qui vont débarquer
01:04:19ce week-end,
01:04:20on a l'extrême droite
01:04:21et l'extrême gauche
01:04:22chez moi,
01:04:22il y a eu des bagarres
01:04:23entre l'extrême gauche
01:04:24et l'extrême droite,
01:04:25mais regardez pour les lycéens,
01:04:27les lycéens,
01:04:28c'est très simple,
01:04:32à nos gamins
01:04:33la possibilité à 90%
01:04:34d'avoir le bac,
01:04:36d'accord ?
01:04:36Et tous ces gamins,
01:04:3863%,
01:04:38rentrent à l'université.
01:04:40On a dit qu'il fallait
01:04:41rajouter des enseignants.
01:04:43Stéphanie,
01:04:44en 2035,
01:04:45il y aura 2 millions
01:04:46de moins d'élèves.
01:04:47L'enseignant aujourd'hui,
01:04:49je voudrais répondre
01:04:49à ce monsieur qu'on embauche,
01:04:51dans 9 ans,
01:04:52on va y dire,
01:04:52il n'y a plus d'élèves.
01:04:53Le vrai débat,
01:04:54monsieur le candidat,
01:04:55c'est qu'en fait,
01:04:56on ne se projette pas
01:04:57dans l'avenir à long terme.
01:04:58On est toujours
01:04:59dans l'émotion
01:05:00à des coups de boutoir.
01:05:01Et le dernier point,
01:05:02Stéphanie,
01:05:03je suis désolé,
01:05:04il y a l'urgent
01:05:04et l'important.
01:05:06Et ce que disait Loïc,
01:05:06dans l'urgent,
01:05:07il faut faire quelque chose
01:05:08pour ces gens.
01:05:09Parce que de toute façon,
01:05:10ça continuera la rue.
01:05:11Et la rue,
01:05:12c'est les hôtels
01:05:13qui ne travaillent pas,
01:05:13c'est la tour Eiffel
01:05:14qui est fermée,
01:05:15c'est les magasins
01:05:16de chez moi.
01:05:16Non mais Patrick Vignac,
01:05:17justement,
01:05:17mais l'urgence,
01:05:18c'est toujours sortir le chéquier
01:05:19parce que là,
01:05:20ce qu'il faut,
01:05:20c'est une réforme
01:05:21en totale confondeur.
01:05:22Il faut baisser
01:05:23les charges sociales,
01:05:23on approchait le net du brut
01:05:25et vous savez
01:05:25que ça ne se fait pas comme ça.
01:05:26On a un candidat
01:05:26à la présidentielle.
01:05:27Vous savez moi
01:05:28ce qui m'intéresse ?
01:05:29C'est la première fois
01:05:31qu'à six mois
01:05:31des élections,
01:05:32on a une rue en colère
01:05:33qui ne veut pas
01:05:34retrouver le chemin des urnes.
01:05:36C'est eux demain
01:05:36qui vont nous faire rêver
01:05:38de l'espoir,
01:05:39de l'envie.
01:05:39J'en ai marre,
01:05:40j'en ai de dire
01:05:41que la France est pauvre.
01:05:42Ça suffit.
01:05:43Et quant aux lycéens,
01:05:44je suis désolé,
01:05:45parcours sup,
01:05:46on va l'améliorer.
01:05:47Mais moi,
01:05:47avant,
01:05:48on allait faire la queue
01:05:49à 4h du matin,
01:05:50c'était les parents
01:05:50pour inscrire son gamin.
01:05:51C'est bon,
01:05:52ça suffit.
01:05:53On s'en souvient
01:05:54de cette époque.
01:05:55Qu'est-ce que vous en pensez
01:05:56vous 0800,
01:05:5726,
01:05:57300,
01:05:58300 ?
01:05:58Vous avez raison,
01:05:59c'est vrai que l'espoir,
01:06:01il en faut.
01:06:01Et il y a beaucoup de Français
01:06:02d'ailleurs qui demandent
01:06:03une primaire aussi
01:06:05du centre.
01:06:06Je vois les sourires
01:06:07s'afficher.
01:06:08Oui,
01:06:08parce qu'ils aimeraient bien
01:06:10avoir quelqu'un
01:06:10qui incarne autre chose,
01:06:11peut-être que l'ERN
01:06:13ou LFI.
01:06:15A tout de suite
01:06:15sur Sud Radio.
01:06:1710h midi,
01:06:18Sud Radio
01:06:19A vous de le dire,
01:06:20Stéphanie Demiru.
01:06:22A vous de le dire
01:06:22sur Sud Radio
01:06:23en compagnie de Gilles Plâtré,
01:06:25Patrick Vignal,
01:06:26Lucas,
01:06:27Planavergne.
01:06:28On parle de cette journée
01:06:29de mobilisation,
01:06:30qu'est-ce qu'on fait,
01:06:31quelles sont les solutions ?
01:06:32Alors là,
01:06:32on a des hommes actifs,
01:06:34Gilles Plâtré,
01:06:35maire de Châlons,
01:06:36mais surtout candidat
01:06:36à la présidence de Ciel.
01:06:37Et Patrick Vignal,
01:06:39vous,
01:06:39vous avez publié
01:06:40un communiqué,
01:06:41un appel même,
01:06:42prenez votre place,
01:06:43reprenez la parole.
01:06:45C'est ça la question.
01:06:47Aujourd'hui,
01:06:48c'est une réforme
01:06:49en profondeur
01:06:50qu'il faut pour vraiment
01:06:50changer le système.
01:06:51Parce que je regardais,
01:06:52c'est vrai,
01:06:52hier le salaire brut
01:06:54par rapport aux autres pays,
01:06:55mais c'est sûr
01:06:56qu'on est aux fraises,
01:06:57les Français.
01:06:57On est bien en deçà
01:06:59des Allemands
01:06:59et alors les Etats-Unis
01:07:00n'en parlons pas.
01:07:01Mais qu'est-ce qu'on fait ?
01:07:03C'est une réforme
01:07:05au long cours.
01:07:06La priorité,
01:07:06me semble-t-il,
01:07:06parce que comme on est
01:07:07face à une multiplication
01:07:08d'urgence,
01:07:09de tous côtés,
01:07:10regardez notre émission
01:07:11ce matin,
01:07:12regardez l'actualité
01:07:13d'une façon générale,
01:07:13on ne fait qu'aborder
01:07:15et être confronté
01:07:16à des urgences.
01:07:17Il me semble
01:07:17que la plus grande
01:07:18des urgences,
01:07:19c'est déjà
01:07:19d'éviter
01:07:20la crise financière.
01:07:22Parce que si nous étions
01:07:23vraiment,
01:07:23si notre dette
01:07:24était vraiment attaquée,
01:07:25alors là,
01:07:25on ne serait plus
01:07:26en train de négocier
01:07:27une rallonge
01:07:28estimée
01:07:29par tableur Excel
01:07:30ou par calculette
01:07:31à quelques dizaines
01:07:32de milliards d'euros.
01:07:33Ce seraient des centaines
01:07:34de milliards d'euros
01:07:35qu'il faudrait peut-être
01:07:35trouver sur
01:07:37ce que nous gagnons déjà,
01:07:38ce que les Français
01:07:39touchent dans leur retraite
01:07:40en particulier
01:07:40pour essayer
01:07:41d'éviter la catastrophe.
01:07:42Or, nous sommes
01:07:43à la porte
01:07:44de la catastrophe.
01:07:44Ce n'est pas une façon
01:07:46pour moi
01:07:46de balayer
01:07:47les revendications
01:07:47parce que je peux vous dire
01:07:48comme maire cette fois-ci,
01:07:49comme élu local,
01:07:50on n'est quand même
01:07:51pas mal placé
01:07:51pour savoir
01:07:52ce qui se passe
01:07:52sur le terrain
01:07:53que objectivement,
01:07:54et c'est pour ça
01:07:54que je vous rejoins
01:07:55complètement,
01:07:56des difficultés sociales
01:07:57sont en train
01:07:57de grandir.
01:07:58On a tous mis,
01:07:59on a essayé en tout cas
01:08:00dans nos communes
01:08:01de mettre en place
01:08:01dans nos CCAS,
01:08:03dans nos centres communaux
01:08:03d'action sociale,
01:08:04des aides
01:08:05pour servir
01:08:06de dernier filet de sécurité
01:08:07à des gens
01:08:07qui comme celui
01:08:09qui nous a parlé
01:08:09tout à l'heure,
01:08:10n'arrivent plus
01:08:10à la fin du mois
01:08:11à acheter le nécessaire.
01:08:13Je ne parle pas
01:08:13du superflu,
01:08:14je vous parle
01:08:14de simplement
01:08:15comme il le disait
01:08:16à manger,
01:08:17à manger.
01:08:18Et bien on voit,
01:08:19alors je vous le dis
01:08:19simplement,
01:08:20on voit aujourd'hui
01:08:21face à ces publics
01:08:22que nous recevons
01:08:23qu'il y a une augmentation
01:08:25vertigineuse,
01:08:26vertigineuse
01:08:27du nombre de demandeurs,
01:08:28donc vertigineuse
01:08:29du nombre de familles
01:08:30qui n'arrivent plus
01:08:31à acheter le nécessaire.
01:08:32Donc ça c'est une réalité,
01:08:33donc je ne balaye pas du tout
01:08:34ce que les syndicats
01:08:35ont défendu hier
01:08:36et qui me paraît
01:08:37d'ailleurs légitime.
01:08:38Le seul problème,
01:08:39c'est les urgences
01:08:40à traiter.
01:08:41Et la priorité
01:08:42c'est d'éviter
01:08:43que parce que
01:08:44notre modèle
01:08:45a vécu trop longtemps
01:08:46sur la dette,
01:08:47on arrive à un effondrement
01:08:49et on y est.
01:08:50Le cas de la Grèce
01:08:51est à nos portes.
01:08:52Je ne fais pas
01:08:53catástrofiste en disant ça.
01:08:54On a dépassé
01:08:55les 5%
01:08:56sur les obligations
01:08:57à 10 ans.
01:08:57On est aujourd'hui
01:08:58dans un taux
01:08:59qui s'écarte dangereusement
01:09:00du taux de référence
01:09:01d'emprunt de l'Allemagne.
01:09:02On est aujourd'hui
01:09:03sur des marchés
01:09:04dont les bons investisseurs
01:09:05s'éloignent de nous
01:09:06et on est dans la main
01:09:07de plus en plus
01:09:08des spéculateurs
01:09:09qui achètent de la dette
01:09:10pour peut-être la revendre
01:09:11tout d'un coup demain.
01:09:12Donc si jamais cela arrivait,
01:09:13je ne souhaite évidemment pas,
01:09:14je dis simplement
01:09:14que la priorité
01:09:15c'est déjà d'éviter
01:09:16que cela arrive.
01:09:17Parce que si cela arrive,
01:09:18alors là on ne sera plus
01:09:19sur ce mot du caisseur
01:09:20mais ce sont des choses
01:09:20absolument catastrophiques
01:09:21pour nos concitoyens.
01:09:23une réponse politique ?
01:09:25Et c'est le vrai débat.
01:09:26C'est pour ça que...
01:09:27Mais il en faut une,
01:09:27mais le problème c'est que...
01:09:28Mais je vais vous dire
01:09:29dans la réflexion
01:09:29que nous menons
01:09:30avec l'équipe de Gabriel Attal,
01:09:31quand je dis aux Français
01:09:33prenez votre place,
01:09:34reprenez la parole,
01:09:35le débat est très simple.
01:09:36Aujourd'hui,
01:09:37dans l'instant,
01:09:37monsieur le candidat,
01:09:38vous voyez bien
01:09:38que les Français sont en colère,
01:09:40ils sont dans la rue,
01:09:41pour l'instant,
01:09:41ils ont du mal
01:09:42à avoir envie
01:09:43de retrouver le chemin
01:09:43des irmes.
01:09:44C'est le premier point.
01:09:45Deuxième point...
01:09:45Il va falloir, hein ?
01:09:46Oui, mais ils y vont Stéphanie.
01:09:48Le vrai débat c'est la Macronie.
01:09:50Dans six mois,
01:09:51Emmanuel Macron
01:09:52ne sera plus
01:09:53le président de la République.
01:09:54J'ai en face de moi
01:09:55un élu local,
01:09:55moi j'assume mes propos.
01:09:57Emmanuel Macron,
01:09:58quand il a gagné en 2017,
01:10:00il a mis en place
01:10:00une histoire d'amour
01:10:01avec les Françaises
01:10:02et les Français
01:10:02et il avait compris
01:10:04que les normes
01:10:05font en sorte
01:10:06que vous ne pouvez pas
01:10:06changer ce pays.
01:10:07Soit que ça ne marche pas
01:10:09comme ça en France,
01:10:10soit que le maire
01:10:10que j'ai en face de moi,
01:10:11les syndicats,
01:10:12les corps intermédiaires
01:10:13sont des amortisseurs.
01:10:15On avait un président
01:10:16qui était un entrepreneur politique.
01:10:18Mais moi Stéphanie,
01:10:19je ne vais pas regarder
01:10:19dans le rétroviseur.
01:10:20Moi, qu'est-ce que je vois
01:10:21dans la parole politique
01:10:23aujourd'hui ?
01:10:24On a des candidats
01:10:25que vous vouliez ou pas,
01:10:26que ce soit Marine Le Pen
01:10:27ou Jean-Louis Mélenchon,
01:10:29ils sont à l'ordre de marche,
01:10:30ils ont un programme
01:10:31qu'on n'aimant pas
01:10:31et ils sont prêts
01:10:32à être les...
01:10:33Après, qu'est-ce qu'on a ?
01:10:34Que des primaires sauvages,
01:10:35monsieur le candidat.
01:10:36Vous voyez bien,
01:10:37on va être clair.
01:10:38Nous, le bloc central,
01:10:39on a plusieurs candidats.
01:10:40Chez les LR,
01:10:41il y a plusieurs candidats.
01:10:44Chez l'EPS,
01:10:44vous avez vu,
01:10:45on a Raphaël Guzman,
01:10:46on a François Hollande
01:10:47qui est en embuscade.
01:10:48Chez les Verts,
01:10:49on a une partie
01:10:50qui veut aller avec LFI.
01:10:52Il y a un vrai problème.
01:10:53Vous avez vu, là,
01:10:55Emmanuel Macron
01:10:55qui se mêle,
01:10:56peut-être de ce qu'il ne regarde pas
01:10:57parce que je crois
01:10:57que les Français
01:10:58n'ont pas forcément envie
01:10:59d'avoir son avis
01:11:00qui s'invite dans la présidentielle.
01:11:02Il veut rassembler tout le monde.
01:11:04De Raphaël Glucksmann
01:11:05à David Lissnard
01:11:06pour éviter un duel
01:11:07Mélenchon-Le Pen.
01:11:08C'est un peu le retour
01:11:09du fameux...
01:11:09Oui, mais attendez.
01:11:10Non, non.
01:11:10Moi, je ne vous cache pas,
01:11:11j'ai envoyé ma tribune hier
01:11:12au président de la République.
01:11:14Il ne m'a pas répondu,
01:11:14mais ça, c'est normal.
01:11:15Moi, j'ai envie d'interroger...
01:11:16Françoise Degoy,
01:11:17plus de chance que vous.
01:11:18Oui, j'ai envie d'interroger
01:11:19le candidat en face de moi.
01:11:21Stéphanie,
01:11:21si on ne construit pas
01:11:22de passerelle,
01:11:23si on n'est pas capable
01:11:24d'avoir un contrat...
01:11:25Mais vous êtes d'accord
01:11:25avec Raphaël Glucksmann
01:11:26à David Lissnard ?
01:11:27Mais attendez, attendez,
01:11:28aujourd'hui...
01:11:28C'est presque la Macronie,
01:11:29ils sont d'accord sur tout là.
01:11:30Mais non, mais moi,
01:11:31je suis d'accord
01:11:31et personne aujourd'hui.
01:11:32Qu'est-ce qu'ils ont en commun,
01:11:34Raphaël Glucksmann
01:11:34et David Lissnard ?
01:11:35Mais madame, vous voulez quoi ?
01:11:36Vous voulez qu'il y ait des extrêmes ?
01:11:37Vous voulez la Nouvelle-France
01:11:38ou la France-Rence ?
01:11:39Oui, enfin, attendez,
01:11:40Gabriel Hassan,
01:11:41votre candidat,
01:11:42était un petit peu au pouvoir,
01:11:43quand même, je vous rappelle.
01:11:44Alors, moi,
01:11:44non, mais attendez,
01:11:45moi, je vais vous dire,
01:11:46mon problème,
01:11:46ce n'est pas le rétroviseur.
01:11:48Mon problème,
01:11:48c'est qu'est-ce qu'on peut
01:11:49construire ensemble,
01:11:50que vous vouliez ou pas.
01:11:51Vous savez,
01:11:51j'ai un député de chez moi
01:11:52qui dit
01:11:53« Jamais je mettrai un trappe
01:11:54pour Raphaël Glucksmann
01:11:55parce qu'il veut régulariser
01:11:57300 000 sans-papiers. »
01:11:58Mais ce n'est pas à nous
01:11:59de décider.
01:12:00C'est au monde économique,
01:12:01c'est aux bâtiments,
01:12:02c'est aux EHPAD,
01:12:03parce qu'ils ont besoin
01:12:03de l'immigration.
01:12:04Ah oui, mais bon.
01:12:05La régularisation est dans
01:12:06la main du politique.
01:12:08Le besoin économique
01:12:09appartient à l'entreprise.
01:12:10La régularisation est précise.
01:12:12Non, mais je veux juste
01:12:12pour préciser.
01:12:13Non, mais monsieur le candidat,
01:12:14je vais vous dire le problème.
01:12:15Aujourd'hui,
01:12:16les candidats,
01:12:16ils sont dans leur couloir.
01:12:18Moi, je ne vais pas vous dire
01:12:18aujourd'hui qu'il faut réfléchir
01:12:20à un contrat de cohabitation.
01:12:21Vous avez envie,
01:12:22vous pensez
01:12:23que vous pouvez gagner,
01:12:24tant mieux.
01:12:24Mais quand on va arriver
01:12:25au mois de janvier
01:12:26et qu'on va sacraliser les choses.
01:12:28Puis le deuxième point,
01:12:29chaque fois,
01:12:30c'est le politique qui dit
01:12:31« Je veux dire que c'est ce débat. »
01:12:32On ne peut pas demander
01:12:33aux Français ce qu'ils veulent,
01:12:34le logement,
01:12:35les mamans solos,
01:12:36tout ça.
01:12:37Moi, j'ai envie
01:12:37que les Français s'expriment
01:12:39et que vous soyez capables
01:12:40de répondre.
01:12:40Et vous savez pourquoi
01:12:41il faut que vous entendiez ?
01:12:42Parce que ce pays a changé.
01:12:44Il y a une tripartition
01:12:45de la vie politique.
01:12:46Si demain, vous,
01:12:47vous êtes président de la République,
01:12:49que vous avez fait un projet
01:12:50avec les Français,
01:12:51quand vous arriverez
01:12:52à cette couscoussière
01:12:53qu'est l'Assemblée nationale,
01:12:54vous ne pourrez pas
01:12:55faire votre programme.
01:12:56Donc ça veut dire
01:12:57que dans les cinq jours,
01:12:58monsieur le candidat,
01:13:00vous devez faire
01:13:00des accords intelligents.
01:13:02Et puis surtout,
01:13:03arrêtons.
01:13:03Quelle erreur que j'ai fait
01:13:04de ne pas voter
01:13:05le cumul des mandats ?
01:13:06Vous avez vu ce qu'on a
01:13:07à l'Assemblée ?
01:13:08Moi, je veux des gens
01:13:08qui savent de quoi ils parlent.
01:13:10Je veux des élus
01:13:10qui savent ce que c'est un budget.
01:13:12Comment parler à l'opposition ?
01:13:13C'est tout qu'il faut
01:13:14remettre à plat.
01:13:14La réponse de Gilles Plattray,
01:13:16candidat à la présidentielle.
01:13:18Je ne sais pas si j'ai la réponse absolue.
01:13:19Mais je félicite en tout cas
01:13:20à Patrick Vignal
01:13:21de proposer quelque chose
01:13:23qui parte en réalité du terrain.
01:13:25Parce que si je comprends bien,
01:13:26ce que vous voulez,
01:13:27c'est précisément
01:13:28que les Français se prononcent
01:13:29sur leurs préoccupations majeures.
01:13:30Qui prennent leurs actes
01:13:31et la parole.
01:13:31On est bien d'accord.
01:13:32Donc ça,
01:13:33il me semble que la démarche est bonne.
01:13:34Quant à la primaire,
01:13:35permettez-moi de vous dire
01:13:36qu'il faut pour qu'elle réussisse,
01:13:37qu'elle soit crédible.
01:13:38Et il y a des grands écarts
01:13:40qui risquent de ne pas l'être.
01:13:42Alors je sais que vous défendez
01:13:43corps et âme.
01:13:44Ce n'est pas crédible
01:13:44Raphaël Guzman à Adisnard
01:13:45comme le propose Emmanuel Macron ?
01:13:47C'est apparemment
01:13:48ce que certains penseraient.
01:13:49Là, je pense plus que...
01:13:51C'est un peu différent, moi.
01:13:52J'ai cru comprendre
01:13:53que c'était un peu différent
01:13:54et qu'on repartait d'abord du programme
01:13:56avant de parler des idées.
01:13:57Sauf que...
01:13:57Avant de parler des personnalités.
01:13:59Sauf que je tiens
01:13:59à vous dire la chose suivante.
01:14:01Je crois que la classe politique,
01:14:03dans son ensemble,
01:14:03a failli depuis des années et des années.
01:14:05Et j'en tiens,
01:14:07vieux gaulliste que je suis,
01:14:08pour responsable
01:14:09les partis politiques
01:14:10dans leur fonctionnement.
01:14:11Je crois que les partis politiques
01:14:12aujourd'hui sont grandement responsables
01:14:14d'avoir abandonné
01:14:15ce qu'était l'État général
01:14:16pour défendre leurs intérêts
01:14:17de chapelle,
01:14:18leur prévande,
01:14:19leur place au Parlement.
01:14:21Oui, sauf que tout le monde est d'accord.
01:14:22Mais nous repartons aujourd'hui
01:14:24sur une course aux partis politiques.
01:14:25Il est temps peut-être
01:14:26que des personnalités émergent
01:14:28qui ne dépendent pas
01:14:29des partis politiques
01:14:29et dont les mots d'ordre
01:14:31viennent sans doute plus,
01:14:32comme vous le dites,
01:14:32du peuple français
01:14:33que des chapelles parisiennes.
01:14:35Bonjour Cédric.
01:14:36Vous nous appelez de Bézier.
01:14:37Bonjour Céphanie.
01:14:39Bonjour à tous vos invités.
01:14:42J'ai pris le téléphone,
01:14:43alors j'étais en train
01:14:43de préparer un petit salé aux lentilles.
01:14:45Ah, c'est bien ça !
01:14:46On se prépare à quel âge c'est bon ?
01:14:49Voilà.
01:14:49Et j'entends M. Vignal
01:14:51qui se gargarise
01:14:53de ce qui s'est passé
01:14:54ces dernières années.
01:14:56Il faisait quand même partie
01:14:58de La République En Marche.
01:15:00Donc aujourd'hui,
01:15:00on ne peut pas entendre,
01:15:02je ne peux pas entendre
01:15:03ce qu'il est en train de dire
01:15:04et en train de défendre.
01:15:06Je suis désolé.
01:15:07On a eu un M. Attal
01:15:08qui a été Premier ministre,
01:15:10qui n'a rien fait.
01:15:11Il a été ministre
01:15:12de l'Éducation nationale.
01:15:13Il n'a rien fait.
01:15:15Et là, aujourd'hui,
01:15:15il se présente aux présidentielles
01:15:17et il ne fera rien.
01:15:18Donc aujourd'hui,
01:15:19moi je dis,
01:15:20laissez le peuple se débrouiller,
01:15:22laissez le Rassemblement National
01:15:24faire ce qu'il a à faire,
01:15:25les autres faire ce qu'ils ont à faire,
01:15:27mais ne crachez pas dans la soupe
01:15:28parce que quand ça va arriver
01:15:30sur la table,
01:15:31vous allez être obligés d'en manger
01:15:33et vous ne pourrez pas faire autrement.
01:15:34Donc moi je dis,
01:15:35aujourd'hui,
01:15:36on vit avec
01:15:3976% de notre salaire
01:15:41qui est ponctionné
01:15:42par l'État
01:15:42grâce à Macron,
01:15:44grâce à M. Hollande,
01:15:46grâce à M. Sarkozy
01:15:47un petit peu moins
01:15:47parce qu'on avait
01:15:49le travaillé plus
01:15:50pour gagner plus,
01:15:52mais qui a été retiré
01:15:53par M. Hollande.
01:15:54Donc aujourd'hui,
01:15:55je dis,
01:15:56stop,
01:15:56il faut arrêter le socialisme,
01:15:58il faut arrêter
01:15:58La République En Marche,
01:15:59il faut arrêter tous ces trucs
01:16:00qui ne servent à rien,
01:16:02ça se gargarise,
01:16:03ça fait beaucoup de blabla,
01:16:05ça saute dans les flaques
01:16:06et ça se plaint
01:16:07après qu'en fait
01:16:08on est claboussé.
01:16:09Donc je pense qu'aujourd'hui,
01:16:10on a besoin
01:16:11de véritables choses,
01:16:13un réel changement.
01:16:14On a essayé La République En Marche
01:16:16ou Ensemble
01:16:16ou je ne sais pas combien,
01:16:17ils ont changé trois fois de nom.
01:16:19D'ailleurs déjà,
01:16:19ça s'approuve déjà
01:16:20beaucoup de choses.
01:16:21Après,
01:16:22on a essayé la droite,
01:16:23on a essayé la gauche.
01:16:24Moi je vous dis sincèrement,
01:16:26il y avait beaucoup de Français
01:16:27qui mangent du salé aux lentilles
01:16:28et on va voter
01:16:29pour que ça change réellement.
01:16:31Voilà ce qu'il faut aujourd'hui.
01:16:32Merci.
01:16:32Je ne sais pas s'il était
01:16:34conscrit dans ce que j'ai dit
01:16:35mais voilà,
01:16:36je trouve que maintenant
01:16:37on a besoin de changer.
01:16:38Vous avez été très clair
01:16:38et merci pour votre coup de gueule
01:16:40et bon appétit
01:16:42pour le petit salé aux lentilles,
01:16:44ça nous a donné faim.
01:16:45On fera répondre
01:16:46à Patrick Vignal
01:16:47donc vous pourrez
01:16:49continuer à écouter
01:16:49Sud Radio
01:16:50en dégustant
01:16:50votre déjeuner,
01:16:52mon cher Cédric.
01:16:54On se retrouve
01:16:55dans quelques instants.
01:16:57Sud Radio
01:16:59Midi,
01:16:59Sud Radio
01:17:00à vous de le dire,
01:17:02Stéphanie Demirus.
01:17:02A vous de le dire,
01:17:03dernière partie
01:17:04avec Gilles Plétré,
01:17:05Patrick Vignal
01:17:06et Lucas Planaverne.
01:17:08Il y a quelques instants
01:17:09on a entendu un auditeur,
01:17:11Cédric de Bézé,
01:17:11il faisait un peu
01:17:12secouer le cocotier quand même.
01:17:14Non mais écoutez,
01:17:14moi je parte.
01:17:15C'est dur de soutenir
01:17:16quand même.
01:17:16Non mais non,
01:17:17c'est pas dur de soutenir.
01:17:18Écoutez,
01:17:18moi je vais être clair,
01:17:20moi j'étais au Parti Socialiste,
01:17:21Emmanuel Macron,
01:17:22il m'a fait rêver,
01:17:23il est arrivé en me disant
01:17:24on va arrêter
01:17:24on va arrêter
01:17:26ces normes,
01:17:26on va aller parler aux français,
01:17:28ça marche pas,
01:17:28voilà,
01:17:29c'est un constat.
01:17:30Ça marche pas à cause
01:17:30de Emmanuel Macron
01:17:31ou à cause de la France
01:17:32qui est pas reformable ?
01:17:33Parce que la vie politique
01:17:34n'est pas structurée comme ça.
01:17:35Mais moi j'ai envie de dire
01:17:36à Cédric,
01:17:37c'est pas le problème
01:17:37d'Emmanuel Macron
01:17:38qui aujourd'hui
01:17:39peut redresser la France.
01:17:41C'est pas le problème
01:17:42d'Emmanuel Macron ?
01:17:43Mais non,
01:17:43parce qu'il s'en va
01:17:43dans 6 mois Stéphanie.
01:17:45Moi je ne rorde pas
01:17:45le rétroviseur.
01:17:46Moi j'ai un candidat.
01:17:47Mais c'est pas grave le bilan.
01:17:50Il est comme ça le bilan Stéphanie.
01:17:51On a 3 000...
01:17:52Il ne faut pas dire
01:17:53que c'est pas grave.
01:17:53Non mais quand je dis
01:17:54c'est pas grave.
01:17:54On peut penser à l'avenir
01:17:55en regardant objectivement
01:17:56ce qui a été mal fait quand même.
01:17:57Cher monsieur,
01:17:58je vais vous dire,
01:17:59le bilan c'est 20%,
01:18:00le projet c'est 80%.
01:18:01J'ai pas de soucis,
01:18:03Emmanuel Macron
01:18:03depuis la dissolution,
01:18:05il a tué son pays.
01:18:06Je ne vais pas vous dire mieux,
01:18:07je n'ai pas de soucis avec ça.
01:18:08Avec la tripartition,
01:18:09voilà,
01:18:09je veux dire,
01:18:10c'est pas un problème.
01:18:10Et ça avait commencé avant,
01:18:11c'est 40 ans de lâcheté,
01:18:1340 ans de déni.
01:18:14Stéphanie,
01:18:14je pourrais parler
01:18:15de la réforme des retraites,
01:18:17480 milliards,
01:18:17j'ai été celui
01:18:18qui s'est opposé au départ
01:18:20à la réforme des retraites
01:18:21parce que j'avais dit au président
01:18:22si tu n'embarques pas
01:18:24Laurent Berger
01:18:24à la CFDT,
01:18:25tu n'y arriveras pas.
01:18:26Deux ans après,
01:18:26on l'a abandonné.
01:18:27Il y en a marre
01:18:28de craquer,
01:18:28d'abandonner.
01:18:29Moi ce qui m'intéresse,
01:18:30c'est quel homme et femme
01:18:32peut porter un projet
01:18:34des Français ?
01:18:35Mais avec la tripartition Stéphanie...
01:18:36Mais on a fait cette primaire
01:18:36de Raphaël Glucksmann
01:18:38mais elle viendra,
01:18:40c'est obligé.
01:18:41Apparemment,
01:18:41les Français appellent
01:18:42en tout cas de leur veuille
01:18:43un sondage ce matin
01:18:45dans le Figaro
01:18:46qui révèle que 74%
01:18:48des sympathisants de droite
01:18:49et de gauche
01:18:49veulent une grande primaire.
01:18:51Et d'ailleurs,
01:18:51les partisans
01:18:52et les militants
01:18:53d'Edouard Philippe aussi
01:18:53qui lui n'en veut pas,
01:18:54Lucas.
01:18:55Alors moi je ne suis pas candidat,
01:18:57je ne suis qu'observateur,
01:18:58je ne suis qu'électeur
01:18:59comme tous les Français
01:18:59donc je regarde ça
01:19:00d'un peu plus loin.
01:19:02Je prendrais avec beaucoup de pincettes
01:19:03les résultats de ce sondage
01:19:04que vous évoquez.
01:19:06Non mais ils cherchent un nom.
01:19:07Déjà sur le cas
01:19:09de cette primaire Patrick,
01:19:11honnêtement,
01:19:11je ne vois pas
01:19:12au nom de quoi
01:19:13quelqu'un comme David Lissnard,
01:19:14quelqu'un comme Raphaël Glucksmann
01:19:15va aller se jeter
01:19:16dans une primaire
01:19:17avec des opposants
01:19:19qui ont tous gouverné
01:19:20avec Emmanuel Macron
01:19:21pour certains
01:19:22depuis la première heure,
01:19:23pour d'autres
01:19:23comme Bruno Retailleau
01:19:24même s'il est parti
01:19:26avec fracas,
01:19:27il a tout de même contribué
01:19:28à mettre en oeuvre
01:19:29la politique d'Emmanuel Macron
01:19:30donc évidemment
01:19:31que dans un contexte
01:19:32de rejet massif
01:19:33du président de la République
01:19:35ça leur sera rappelé.
01:19:36Je ne vois pas pourquoi
01:19:36David Lissnard,
01:19:37Raphaël Glucksmann
01:19:37irait se mélanger à cela
01:19:39surtout ce que j'observe également
01:19:41c'est que finalement
01:19:43le gros de la campagne
01:19:44n'est même pas encore arrivé
01:19:45que l'extrême centre
01:19:47tente déjà
01:19:47de nous jouer
01:19:48le coup du tripartisme
01:19:50et de nous dire
01:19:51attention
01:19:52l'extrême LFI
01:19:53d'un côté
01:19:54ou l'extrême
01:19:55Rassemblement National
01:19:56de l'autre
01:19:56va gagner
01:19:57donc il faut tous
01:19:57qu'on s'allie
01:19:58quitte à ce qu'on ait
01:19:59pas du tout
01:19:59les mêmes idées
01:20:00sur tout et n'importe quoi
01:20:01Jean-Luc Mélenchon
01:20:02il est quand même
01:20:03en train de siphonner
01:20:04le reste
01:20:04vous avez vu
01:20:05regardez ce qu'il fait
01:20:06avec Luxman
01:20:07il ne peut plus sortir
01:20:08le socialisme
01:20:09mais je pense que ça
01:20:10c'est contre-productif
01:20:11de faire ça
01:20:11parce que ça va
01:20:13amener à quoi ?
01:20:14ça va amener à ce que
01:20:14à gauche
01:20:15il y ait un réflexe
01:20:16de vote utile
01:20:16comme ça a eu lieu
01:20:17à la précédente élection
01:20:18où Jean-Luc Mélenchon
01:20:19au lieu de faire
01:20:1913, 14, 15%
01:20:21au premier tour
01:20:22comme il l'est annoncé
01:20:22ils ont fait 18, 19%
01:20:24et risque d'arriver
01:20:24au second tour
01:20:25ce que vous appelez primaire
01:20:28Gravel Luxman
01:20:28déjà pour parler de lui
01:20:29on sort d'une victorieuse
01:20:31mais ce que vous appelez primaire
01:20:32en réalité
01:20:32ça s'appelle
01:20:33le premier tour
01:20:34d'élection présidentielle
01:20:35non mais Luc
01:20:35moi je ne vends pas
01:20:36des parapluies
01:20:37à des poissons
01:20:38l'idée c'est quoi ?
01:20:39elle est très simple
01:20:40aujourd'hui
01:20:40aujourd'hui
01:20:41dans l'état actuel
01:20:42tous les candidats
01:20:43sont dans leur couloir
01:20:44ils font campagne
01:20:45on va arriver
01:20:46au fin janvier
01:20:47et moi je suis clair
01:20:48je ne dis pas
01:20:49aux français
01:20:50vous aurez
01:20:51LFI ou RN
01:20:52les français votent
01:20:52pour qui ils veulent
01:20:53ce que j'essaie de dire
01:20:54aujourd'hui
01:20:55en France
01:20:55c'est que le consensus existe
01:20:57on a un maire
01:20:58en face de nous
01:20:59il travaille avec son opposition
01:21:00il va d'abord
01:21:01convaincre l'opposition
01:21:02à sa majorité
01:21:02ce pays est fou
01:21:04moi j'ai envie
01:21:04que les gens
01:21:05se convergent
01:21:06sur des trucs intelligents
01:21:07qui font plaisir aux français
01:21:08il y a un auditeur
01:21:08qui veut s'exprimer
01:21:09Aurélien bonjour
01:21:10vous nous appelez
01:21:10Divry sur scène
01:21:12oui bonjour
01:21:13je me permets
01:21:14de revenir
01:21:15à propos du débat
01:21:16qui est en cours
01:21:17moi je pense
01:21:17que les gens
01:21:19qui sont présents
01:21:19sur le plateau
01:21:20se trompent
01:21:22ce qu'on a besoin
01:21:22ce n'est pas des personnalités
01:21:23on a besoin
01:21:24d'un programme
01:21:24là aujourd'hui
01:21:25quand on entend parler
01:21:28quand on entend parler
01:21:29qu'ils veulent faire
01:21:30la primaire
01:21:30je me moque moi des gens
01:21:32ce que je veux
01:21:32c'est des gens
01:21:33qui nous proposent
01:21:34un vrai programme
01:21:35qu'est-ce qu'ils vont faire
01:21:36pour que la France
01:21:36s'améliore
01:21:37pour qu'on trouve
01:21:38moi je suis chef d'entreprise
01:21:40j'ai plein de difficultés
01:21:41aujourd'hui
01:21:41les clients ne veulent plus payer
01:21:42il y en a plein de soucis
01:21:43comme ça
01:21:43qu'est-ce qu'on fait
01:21:44pour améliorer
01:21:45le quotidien des français
01:21:46mais surtout
01:21:47qu'on ait des candidats
01:21:48qui soient là
01:21:49non pas pour leur étiquette politique
01:21:51ou pour leur égo
01:21:54ou leur carrière politique
01:21:56mais pour l'intérêt de la France
01:21:57et moi j'en ai marre d'entendre
01:21:59par exemple
01:22:00il paraît que le président de la république
01:22:02il faut quand même rappeler
01:22:03quand même si on est là
01:22:04il a quand même
01:22:05sa grande part
01:22:05de responsabilité
01:22:07mais quand il dit
01:22:08qu'il faut faire la primaire
01:22:09de Guzman
01:22:11à Lysnard
01:22:12mais on s'en fout des gens
01:22:13moi c'est pas les gens
01:22:14que je veux savoir
01:22:14c'est qu'est-ce qu'ils vont nous proposer
01:22:16ils sont supposés
01:22:17avoir un programme
01:22:17ces gens-là
01:22:20un projet
01:22:20alors aujourd'hui
01:22:22ils en ont pas selon vous Aurélien
01:22:24il n'y en a pas présenté
01:22:25jusqu'à présent
01:22:25excusez-moi
01:22:27on distille
01:22:28de trois petits trucs
01:22:28des mesures
01:22:29mais vous savez
01:22:29c'est comme
01:22:29les précédentes élections
01:22:31on nous balance
01:22:32depuis 81
01:22:33on nous balance un catalogue
01:22:34on a l'impression
01:22:35que c'est le catalogue
01:22:36c'est vrai
01:22:38mais quel projet
01:22:39pour la France
01:22:40où est-ce qu'on veut aller
01:22:41qu'est-ce qu'on veut donner
01:22:42à la France
01:22:43vous savez
01:22:45vous parlez
01:22:45des deux extrêmes
01:22:46en effet pour l'instant
01:22:47ce sont les deux
01:22:48qui ont essayé de donner
01:22:49un programme
01:22:50qu'on sait dire
01:22:50là où ils vont aller
01:22:51alors après
01:22:52on aime ou on n'aime pas
01:22:53moi je ne me prononce pas là-dessus
01:22:54mais en attendant
01:22:55les autres
01:22:55qu'est-ce qu'ils attendent
01:22:56pour faire la même chose
01:22:57et puis
01:22:57et puis je regrette aussi
01:22:59depuis 2002
01:23:00on a loupé
01:23:01depuis qu'on a voté
01:23:03contre les gens
01:23:04et pas pour
01:23:04on a loupé de faire
01:23:06ce qu'on appelle
01:23:06des gouvernements
01:23:07d'union nationale
01:23:08il fallait que tout le monde
01:23:09se mette autour de la table
01:23:10comme il s'est passé
01:23:11après la seconde guerre mondiale
01:23:13et tout le monde
01:23:14a oublié
01:23:14ce qu'est politique
01:23:15et on nous va
01:23:16dans l'intérêt du français
01:23:18mais cher monsieur
01:23:19moi la proposition
01:23:21c'est vraiment celle-là
01:23:22quand je dis
01:23:22que les français
01:23:23reprenez votre place
01:23:24reprenez la parole
01:23:25ça suffit les chapelles
01:23:26je vous donne un exemple
01:23:28vous avez des candidats
01:23:29qui disent
01:23:29je participe à une primaire
01:23:30mais si je ne gagne pas
01:23:31je ne soutiens pas
01:23:32ce monde est fou
01:23:33cher monsieur
01:23:34et je vais vous dire
01:23:35ils se trompent les politiques
01:23:36en disant
01:23:37moi j'ai mes électeurs
01:23:39qui me suivront
01:23:40vous avez raison
01:23:40sur un point
01:23:41il faut tout changer
01:23:42et oui je pense que
01:23:44Jean Moulin
01:23:44nous a ouvert la voie
01:23:45moi je pense qu'il faut
01:23:46qu'on ait des tiers de confiance
01:23:48des Bayrou
01:23:48des Barnier
01:23:49des Jean-Louis Borloo
01:23:50des gens qui veulent
01:23:51servir la République
01:23:53et pas
01:23:53pour organiser
01:23:55Stéphanie
01:23:55je pense que les Français
01:23:58ont envie
01:23:58Stéphanie
01:24:00c'est pour organiser
01:24:03organiser
01:24:03un contrat de confiance
01:24:05avec les Français
01:24:06c'est ça le débat
01:24:07comme vous êtes candidat
01:24:08à la présidentielle
01:24:08malheureusement
01:24:09le temps nous manque
01:24:09bien sûr
01:24:10je pense qu'il faut garder
01:24:11la tête froide
01:24:13on est dans une période
01:24:14de pulvérisation politique
01:24:15c'est un temps
01:24:17la campagne électorale
01:24:18commence maintenant
01:24:19elle connaîtra forcément
01:24:21une accélération
01:24:22et une clarification
01:24:23en janvier
01:24:24je pense qu'on est encore
01:24:25dans un moment
01:24:26effectivement
01:24:26d'une certaine confusion
01:24:27c'est aussi
01:24:28je le rappelle quand même
01:24:29le moment où
01:24:30tous ceux qui se présentent
01:24:31doivent aller convaincre
01:24:32500 maires
01:24:33dans 30 départements différents
01:24:35de les soutenir
01:24:36donc on verra
01:24:37à la fin de l'exercice
01:24:38qui n'est pas si simple
01:24:39que ça
01:24:40qui sera encore en lice
01:24:42donc on voit bien
01:24:42que c'est un temps
01:24:43de décomptation
01:24:44mais je crois quand même
01:24:45et c'est mon petit désaccord
01:24:46avec l'auditeur
01:24:48qui vient de nous en parler
01:24:49Aurélien
01:24:49même si je comprends sa colère
01:24:51elle est celle des français
01:24:51elle est aussi
01:24:52la mienne
01:24:53dans ce que je souhaite
01:24:55apporter dans cette campagne
01:24:56je dis simplement
01:24:57ne gommons pas
01:24:58face à la catastrophe
01:25:00qui menace
01:25:01l'importance
01:25:02de la personnalité
01:25:03qui émergera
01:25:04parce que le programme seul
01:25:05s'il n'est pas porté
01:25:07par quelqu'un
01:25:07d'assez solide
01:25:08pourra s'écrouler
01:25:09et rester
01:25:10des promes inabouties
01:25:11comme ça a été
01:25:12trop souvent le cas
01:25:13la personnalité
01:25:14qui devra sauver la France
01:25:15parce que c'est exactement
01:25:16ce qui nous pend au nez
01:25:17aujourd'hui
01:25:17c'est le risque
01:25:18d'une chute mortelle
01:25:19pour notre pays
01:25:20cette personnalité
01:25:21demain sera déterminante
01:25:22il faut deux tours
01:25:23le premier tour
01:25:24et le second tour
01:25:26on choisit
01:25:26la niac
01:25:27la personne qui a envie
01:25:28merci à tous les trois
01:25:28ça va être long
01:25:29jusqu'à la présidentielle
01:25:31merci Gilles Petre
01:25:31et merci Patrick Vignel
01:25:33merci Lucas Planetaverde
01:25:34merci à Anthony
01:25:35Emmanuel
01:25:35et à Juliette Riaufol
01:25:37pour la semaine
01:25:38et on se retrouve
01:25:39dans quelques instants
01:25:40avec André Bercoff
01:25:42sur Sud Radio

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