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  • il y a 17 minutes
Avec Noémie Halioua et Maud Koffler

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-11-06##

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News
Transcription
00:00La vérité en face, Benjamin Glaze.
00:03La vérité en face avec Face à Face, ce matin jusqu'à 9h30, Maud Koffler.
00:09Rebonjour Maud.
00:10Bonjour Benjamin.
00:10Et Noémie Alioua, bonjour Noémie.
00:13Bonjour Benjamin, bonjour à tous.
00:14Allez, on va parler notamment ce matin de cette mobilisation hier dans la rue.
00:21Alors les chiffres, l'écart est assez significatif.
00:24Du côté de la CGT, on parle d'1,6 million de Français qui étaient dans les cortèges.
00:29Et du côté des autorités, on parle de 575 000 manifestants.
00:34Ça fait une petite différence.
00:34En tout cas, on parle d'un rapport de force en faveur des manifestants.
00:39Est-ce que c'est une manifestation ?
00:41Est-ce que c'est une journée de mobilisation réussie ?
00:43Eh bien, on en débat tout de suite.
00:47Et on commence par regarder ce qui se passe du côté des réseaux sociaux.
00:50La mobilisation du 5 novembre a-t-elle été un succès ?
00:54On pose la question.
00:55Félix Mathieu, vous avez regardé ce qui se passe, les réactions sur les réseaux sociaux.
00:58Ça donne quoi ?
00:58Vous nous répondez plutôt non à 67% sur la chaîne YouTube de Sud Radio.
01:03Avec, pour la défense de la manifestation, le commentaire de Maryse qui nous dit
01:06« Oui, il y avait du monde, toutes professions confondues »
01:09ou encore « Jean-Louis, formidable, enfin le peuple se réveille ».
01:12Allez, on ouvre les débats avec Noémie et Maude.
01:17Maude, on va commencer avec vous.
01:19Manifestation, mobilisation réussie hier ou pas selon vous ?
01:23Pour moi, en fait, une manifestation réussie, c'est une manifestation dont on retient les slogans
01:28et qui, avec une manif en fait, qui apporte des solutions concrètes.
01:32Il n'y a pas eu de réponse du gouvernement, il n'y aura aucune conséquence.
01:35On a déjà oublié les slogans.
01:36Non mais c'est vrai, enfin...
01:38Non, parce que vous écoutez, vous ne voyez pas forcément, je fais la moue, effectivement.
01:43Et parce qu'on a quand même un ministre du Commerce qui dit, au ministre de l'Économie,
01:48je ne sais plus qui prenait la parole, mais qui disait...
01:51Mais de l'économie, il me semble.
01:52Voilà, de l'économie qui disait que, dans l'idée, il y aurait potentiellement une hausse du SMIC,
01:57une revalorisation pour passer au-dessus de la barre des 1 500 euros mensuels nets.
02:02On est à 1 477 euros en ce moment.
02:04On a une conférence sociale qui va débuter, qui va s'ouvrir lundi à Matignon.
02:08Mais pour vous, non...
02:09Oui, c'est le ministre du Travail, effectivement, pardon.
02:11Non, non, mais c'est très bien.
02:12S'il augmente le SMIC de 0,2%, je pense que les travailleurs seront très contents.
02:17C'est une très bonne chose.
02:18Non, mais il y a peu de chances que cette revalorisation du salaire ou du SMIC
02:22soit directement la conséquence de cette manifestation qui a eu lieu hier.
02:25C'est aussi le résultat de tractations en coulisses avec les syndicats,
02:29avec tout un tas de gens qui font valoir leurs revendications.
02:32de façon politique et de façon d'ailleurs assez respectueuse.
02:36La question que vous posez, au fond, elle ouvre plusieurs perspectives.
02:39Est-ce que cette manifestation a été réussie ?
02:42Tout dépend, en fait, de quel sujet vous parlez.
02:44Si on prend la question purement sécuritaire,
02:47écoutez, c'est intéressant parce qu'on entend depuis hier cette petite musique
02:49qui consiste à dire, au fond, il n'y a pas eu de pillage.
02:52On devrait finalement se féliciter du fait qu'il n'y ait pas eu
02:56ces mêmes scènes de chaos qu'on a pu voir dans la rue
02:59au cours de la manifestation du 17 octobre dernier.
03:02Mais pardon, je voudrais juste rappeler le bilan quand même.
03:06On parle, pour la journée d'hier, de 448 interpellations,
03:1053 blessés parmi les forces de l'ordre,
03:1386 interventions pour incendies.
03:14Et on est quand même là à applaudir, à se dire,
03:16ouh là là, c'est magnifique, il n'y a pas eu de pillage.
03:22La situation, c'est quand même, malgré tout, qu'on s'habitue
03:26à une forme de violence larvée, plus ou moins grande,
03:30qui accompagne manifestement ces manifestations.
03:34Et je crois qu'on ne peut que le déplorer.
03:36Que ce soit des pillages ou que ce soit des interventions pour incendies,
03:40ça veut dire que vous avez quand même des Français,
03:4286 interventions qui vont s'amuser à essayer d'incendier,
03:45d'une façon ou d'une autre, le mobilier urbain, etc.
03:48Donc le problème, si vous voulez, qui est au fond de tout ça,
03:52n'a pas été réglé.
03:53Là, on parle d'une minuscule minorité en marge des cortèges.
03:57Vous avez tout à fait raison de le préciser.
03:58Et qui trahit d'une certaine manière le mot d'ordre de cette mobilisation,
04:03la lutte contre la vie chère.
04:04Vous avez tout à fait raison.
04:05Et c'est vrai que c'est très important de faire la distinction
04:07entre ces centaines de milliers de personnes qui sortent dans la rue
04:10parce qu'elles ont des revendications.
04:12Mais encore une fois, ces casseurs, ces violences
04:15qui font d'ailleurs souffrir les gens ordinaires,
04:19ceux dont je parlais ce matin,
04:20parce que ce sont les premiers à payer,
04:23ce sont les premiers à subir toutes ces violences,
04:26ça ne peut pas non plus être écarté d'un revers d'ordre.
04:28Non mais ils sont numériquement inférieurs, ces casseurs, ces pilleurs.
04:31Mais à partir du moment où la masse,
04:33la majorité des manifestants, des responsables politiques
04:35qui sont derrière ces mouvements ne condamnent pas,
04:38je suis désolée, mais tout le monde est responsable
04:40de cette casse, de ces pillages.
04:43Si on ne condamne pas, c'est qu'on s'y ait ceci.
04:45Et le mot d'ordre, justement, la lutte contre la vie chère.
04:48On avait tout à l'heure, à 7h40 dans Sud Radio,
04:51vous explique, on dévoilait une étude très intéressante
04:55qui montrait effectivement que le pouvoir d'achat dévissait,
04:58il décrochait totalement en France
05:00par rapport au reste des pays de l'Union Européenne.
05:03C'est vraiment impressionnant, ce décrochage.
05:05Il y a quand même un sujet là-dedans, Noémie.
05:07Il y a un sujet, je lisais hier une étude qui est parue,
05:10une étude de l'Institut Jean Jaurès,
05:12qui montre également cet appauvrissement du pays.
05:15C'est une réalité.
05:16Aujourd'hui, beaucoup de Français se demandent
05:18à quel moment est-ce qu'ils vont allumer leur chauffage.
05:20Et ils essayent de repousser ce moment le plus tard possible
05:22pour éviter justement de subir ces conséquences
05:25de l'augmentation du prix de l'énergie.
05:27Donc la réalité, c'est effectivement que le pays s'appauvrit.
05:30Et entre parenthèses, il faudra aussi à un moment donné
05:32qu'on pointe les responsabilités du Mozart de la finance,
05:35qui est au pouvoir quand même depuis 9 ans,
05:36notre président de la République,
05:38qui nous promettait d'ailleurs,
05:39en tant qu'ancien ministre de l'économie,
05:41de nous sortir de cette situation dans laquelle nous enfoncions.
05:45Or, le résultat, c'est qu'à la fin de son deuxième quinquennat,
05:48au contraire, le pays n'a jamais été aussi mal
05:50d'un point de vue économique.
05:51Donc oui, la France s'appauvrit.
05:52Oui, il y a des raisons d'être en colère.
05:54Oui, les Français souffrent,
05:56comme jamais dans leur histoire.
05:59Mais en tout cas, depuis très longtemps,
06:00nous n'avons pas été dans cette situation
06:01avec, vous aviez sur ce plateau,
06:04Agnès Verdier-Mollinier, tout à l'heure,
06:05qui nous décrivait la situation économique
06:07qui est très inquiétante et qui est une réalité.
06:09La question, c'est de savoir
06:10comment est-ce qu'on répond à tout cela.
06:12Est-ce que la violence dans la rue
06:14peut être pardonnée à ce titre ?
06:16C'est ça la question que je pose ce matin.
06:17Maude, est-ce que le gouvernement doit réagir,
06:19proposer quelque chose en urgence
06:21par rapport à ce pouvoir d'achat,
06:23ou est-ce qu'il faut filer jusqu'à la présidentielle
06:25et laisser aux Français le choix
06:27à travers la décision dans les urnes ?
06:30J'ai tendance à craindre
06:31que le gouvernement actuel
06:33ne fera pas davantage,
06:34ne pourra pas faire davantage non plus,
06:35parce que ce n'est pas en six mois
06:37qu'ils vont régler le problème.
06:38La dette s'est creusée en dix ans,
06:41enfin même en plus,
06:42mais sous les mandats d'Emmanuel Macron,
06:45la dette a explosé.
06:46Donc je ne vois pas comment en six mois
06:47pourrait se produire un miracle.
06:49Je pense qu'il va falloir attendre.
06:51Mais en fait, ce que je trouve assez intéressant
06:53et assez enquiquinant, en fait,
06:55c'est que ces manifestations se multiplient,
06:59grossissent d'une certaine manière.
07:01Enfin voilà, on assiste à un renouvellement
07:05du mouvement social,
07:06parce que les politiques ne font pas leur travail.
07:08Et quand je parle des politiques,
07:09ce sont les élus de l'Assemblée nationale,
07:10du Sénat,
07:11tous ceux qui sont censés peser aussi sur le pouvoir
07:13et qui vraisemblablement n'ont, eux,
07:16pas suffisamment de pouvoir
07:17pour imposer de nouvelles mesures,
07:19faire peser sur le budget.
07:21Donc je pense qu'il y a aussi des questions
07:23à se poser de ce côté-là.
07:24Avec un président de la République
07:25qui n'a jamais été aussi un populaire,
07:27Emmanuel Macron, je ne sais pas si vous avez vu
07:29le dernier sondage en date,
07:3113% de cote de confiance,
07:35niveau historiquement bas,
07:36en dessous de François Hollande.
07:38Ça vous surprend ou pas, Noémie ?
07:39Non, on n'est pas surpris, si vous voulez,
07:42d'abord parce qu'on entend autour de nous aussi
07:44cette colère de la part,
07:45y compris de ceux qui rêvaient.
07:48Vous vous souvenez-vous
07:49quand Emmanuel Macron est arrivé
07:50dans l'espace politique,
07:52il incarnait une forme de renouveau
07:53et beaucoup de gens pensaient
07:55qu'il allait sauver la France.
07:56Il y a cette passion française
07:58d'imaginer que quelqu'un arrivera au pouvoir
07:59et qu'il nous sauvera.
08:02Ça reste du général de Gaulle,
08:04cette idée qu'un homme providentiel
08:06arrivera au pouvoir
08:07et qu'il nous permettra
08:08de nous en sortir.
08:10Y compris ceux qui étaient
08:11les premiers à soutenir Emmanuel Macron,
08:13aujourd'hui, sont bien obligés
08:14de regarder la situation
08:16dans laquelle nous nous trouvons.
08:17Effectivement, cette côte de popularité
08:19qui est en berne,
08:20elle n'est que le reflet d'une politique
08:22non seulement qui n'a pas fonctionné,
08:23mais encore une fois,
08:24qui nous a enfoncés dans la misère.
08:25Maude, réaction à ce sujet ?
08:28Justement, cette côte de popularité
08:31au plus bas,
08:32pas de surprise,
08:33ça augure en tout cas
08:34une fin de second quinquennat
08:36sous tension.
08:36Une fin de règne tragique.
08:38Il n'a rien fait contre,
08:40entre les promesses non tenues
08:42et toutes ces espèces
08:44d'erreurs de parcours.
08:45Et puis aussi,
08:45une faculté d'Emmanuel Macron
08:46à s'occuper d'abord
08:48des affaires des autres
08:49avant de s'occuper
08:49des affaires de la France
08:51et des Français.
08:51Ce mouvement social,
08:52il n'est pas parti de rien.
08:55Depuis le début
08:56du premier quinquennat
08:57d'Emmanuel Macron,
08:58c'est le foutoir.
08:59Les Français n'en peuvent plus.
09:00On parlait du pouvoir d'achat,
09:01mais on parlait
09:02même des services publics,
09:04de tout,
09:05de la sécurité.
09:07Voilà.
09:08Donc oui,
09:08je comprends parfaitement
09:09ce sondage
09:10et ce ras-le-bol.
09:10En tout cas,
09:11Emmanuel Macron
09:11qui s'immisce
09:12dans la campagne présidentielle.
09:14Je ne sais pas
09:14si vous avez vu,
09:15mais a priori,
09:17il militerait
09:18pour une coalition
09:19allant de David Lissnard
09:20à Raphaël Glucksmann.
09:21Ne réagissez pas tout de suite.
09:23On en parle juste après ça.
09:24A tout de suite.
09:269h10,
09:27La Vérité en Face,
09:28Sud Radio.
09:30Parlons vrai.
09:329h10,
09:32Sud Radio,
09:33La Vérité en Face,
09:35Benjamin Gleize.
09:36La Vérité en Face,
09:389h21
09:39sur Sud Radio.
09:41On continue,
09:41bien évidemment,
09:42de décortiquer
09:43l'actualité
09:44avec,
09:44toujours présente,
09:46ici,
09:46dans le studio Sud Radio,
09:47Maud Koffler et Noémie Aloua.
09:49On parlait juste avant la pub.
09:51Alors,
09:51j'ai lancé le sujet.
09:52Je suis désolé,
09:52on n'a pas pu enchaîner directement.
09:54Je sentais que vous étiez
09:55prête à réagir,
09:57à bondir
09:58avec,
09:58effectivement,
09:59cette information
10:00à propos d'Emmanuel Macron
10:02qui,
10:03eh bien,
10:04militerait en faveur
10:05d'une primaire
10:06allant de
10:07Raphaël Glucksmann
10:09à David Lissnard
10:10pour éviter
10:11un face-à-face
10:12au second tour
10:13entre Jean-Luc Mélenchon
10:15et Marine Le Pen.
10:16Ça vous inspire quoi,
10:18Maud,
10:18tout d'abord ?
10:18De quoi je me mêle,
10:20déjà.
10:20Je ne comprends pas
10:22pourquoi il intervient
10:23dans cette campagne
10:24qui n'a pas vraiment
10:26encore commencé.
10:27Je suis un peu surprise
10:29qu'Emmanuel Macron
10:30veuille faire barrage
10:30au RN
10:31et à Jean-Luc Mélenchon
10:32alors qu'il est
10:32le principal acteur
10:34de ce clivage
10:37qui a grossi.
10:38Je pense que,
10:39de toute façon,
10:39il est inévitable,
10:40ce duel.
10:41Donc,
10:41qu'Emmanuel Macron,
10:42aujourd'hui,
10:42intervienne pour nous expliquer
10:43qu'il faut à tout prix
10:44éviter ça,
10:45je trouve ça assez cocasse.
10:46Il est inévitable,
10:47il peut encore se passer
10:48énormément de choses
10:48en six mois de campagne.
10:51Oui,
10:51une musique dit
10:52qu'il se passe quelque chose,
10:53mais je ne sais pas quoi,
10:55je suis désolée,
10:56pour l'instant,
10:56je ne vois rien.
10:56Référence à David Lissnard,
10:57à l'un de ses slogans.
10:58Mais David Lissnard
10:59qui prend du terrain,
11:00qui gagne du terrain,
11:02qui vient de dépasser
11:03Bruno Retailleau,
11:04si je ne m'abuse,
11:05et qui prend encore des points.
11:06Donc,
11:06oui,
11:07il se passe quelque chose,
11:07mais je ne pense pas
11:08que ce soit à ce point-là.
11:10On verra s'il y a une primaire,
11:11déjà.
11:11Oui,
11:12on verra cela,
11:13puisque,
11:13pour l'instant,
11:14non.
11:15Alors,
11:16par contre,
11:16question,
11:16mais peut-être que vous avez la réponse,
11:18s'il y a une primaire,
11:18qui vote ?
11:20C'est une bonne question.
11:21C'est un peu la boîte ID,
11:22parce que je ne sais pas
11:23si vous avez vu,
11:23notamment,
11:24certains députés
11:24qui proposaient un sondage XXL,
11:26pour départager les candidats
11:28de la droite et du centre.
11:30En gros,
11:30on se met d'accord,
11:31on fait un panel
11:32de 30 à 50 000 Français,
11:34et puis,
11:35on leur demande,
11:35comme un sondage,
11:37vraiment.
11:38Bon,
11:38effectivement,
11:39de temps en temps,
11:40il y a des idées
11:40qui peuvent surprendre.
11:42Un mot,
11:43Noemi,
11:43sur cette proposition,
11:46cette demande
11:47d'Emmanuel Macron
11:48pour une primaire
11:49de Raphaël Glucksmann
11:49à David Lissnard.
11:50Je rejoins quand même
11:51ce que vient de dire un mot,
11:52je crois que c'est important,
11:53c'est-à-dire cette idée
11:54qu'Emmanuel Macron
11:55est l'artisan aussi
11:56de ces nouveaux clivages.
11:58C'est lui qui a voulu détruire
11:59par le même temps
12:00le clivage gauche-droite,
12:01et au fond,
12:02il revient en force
12:02par le biais
12:03d'incarnations
12:05qui sont plus radicales,
12:06parce que le pays lui-même
12:08s'est radicalisé.
12:09Donc,
12:09si vous voulez cette conséquence,
12:11c'est lui
12:11qui en est responsable.
12:13Et ensuite,
12:14sur cette question
12:14de primaire
12:15de la droite et du centre,
12:17moi je trouve
12:17qu'il y a toujours
12:17une forme d'oxymore,
12:19ne serait-ce que
12:19dans cette formule.
12:20La droite et le centre,
12:21ce n'est pas la même chose,
12:22ou alors on aurait menti,
12:23mais il me semble quand même
12:25que la politique
12:25que défend actuellement
12:26Bruno Rotailleau
12:27pour le pays
12:28n'est absolument pas la même,
12:29ou celle de Lysnard
12:31n'est absolument pas la même
12:32que celle de Raphaël Glucksmann.
12:34Sinon,
12:34ça veut dire quoi ?
12:35On s'en trouve pas
12:35Raphaël Glucksmann.
12:36Mais non,
12:36il est à gauche,
12:37il a été élu par le PS,
12:39il est représentant
12:40de la gauche sociale-démocrate,
12:42la gauche qui veut
12:42se détacher
12:43de Jean-Luc Mélenchon,
12:44une gauche non-mélenchoniste
12:45qui a le droit d'exister
12:46et d'ailleurs
12:47qui dans les sondages,
12:48je veux dire,
12:49monte aussi,
12:50il est à peu près
12:51à 10%,
12:52Mélenchon est à 18%,
12:53il n'y a pas un écart
12:54qui est énorme
12:55entre les deux,
12:55c'est-à-dire qu'il y a
12:56dans notre pays
12:56une volonté
12:57de la part de gens
12:58qui sont très ancrés
13:00à gauche
13:00de se détacher
13:01du grand projet
13:02de Jean-Luc Mélenchon.
13:03Elle aurait du sens
13:04ou pas une primaire
13:05comme ça allant
13:05de Raphaël Glucksmann
13:06à David Lysnard ?
13:07Non,
13:08je ne crois pas.
13:09Moi,
13:09j'aimerais bien
13:09que ça permette
13:11au candidat
13:11pour ne parler
13:12que de la droite
13:13de réfléchir deux secondes,
13:15que certains se retirent,
13:17qu'il y ait une alliance
13:17mais pas une primaire,
13:19une primaire de Glucksmann
13:20à Lysnard,
13:20ça veut dire quoi ?
13:21On ne va pas demander
13:22aux Français,
13:23je ne sais qui du coup,
13:24parce qu'encore une fois,
13:25on ne connaît pas
13:25les critères de cette primaire
13:26si elle a lieu,
13:27mais de choisir
13:28entre Glucksmann et Lysnard.
13:29Il y a quelque chose
13:29d'absolument aberrant.
13:31On ne va pas faire
13:32une présidentielle
13:33avant la présidentielle.
13:34En tout cas,
13:35j'ai l'impression
13:35qu'il ne fait pas forcément
13:36un cadeau à son camp,
13:37Emmanuel Macron,
13:38en poussant
13:39en faveur de cette primaire.
13:41Ça veut dire aussi
13:42qu'il y a une forme
13:43de complaisance
13:43entre tous ces partis,
13:44ce qui est très mauvais
13:45pour la démocratie.
13:46Ça veut dire quoi ?
13:47Ça veut dire qu'il y a
13:47l'ERN d'un côté,
13:49l'FI de l'autre
13:49et tout ce qui est au milieu
13:51est interchangeable.
13:52Ça veut dire que la droite,
13:53le centre,
13:54la gauche sociale-démocrate,
13:55c'est la même chose.
13:57Je veux dire,
13:57là,
13:58sans être dans la théorie
13:59de la conspiration,
14:00mais quand même,
14:02ce que disait Marine Le Pen
14:03sur l'UMPS,
14:04c'est en train
14:04de se matérialiser.
14:05En fait, c'est le cordon sanitaire.
14:06Ça voudrait dire
14:06que tout ça est la même chose.
14:08C'est quand même très problématique.
14:09C'est le cordon sanitaire
14:14intéressant.
14:15Maintenant,
14:16on place extrême-gauche,
14:17extrême-droite,
14:18parce que je crois
14:18que la France Insoumise,
14:20c'est sûr,
14:21c'est le Conseil d'État
14:22qui a admis
14:23qu'on devait appeler
14:24ce parti extrême-gauche,
14:25le qualifier d'extrême-gauche.
14:27Le RN aussi,
14:28je crois,
14:28extrême-droite.
14:29Tant que légalement,
14:30maintenant,
14:30on doit qualifier
14:31ces partis
14:32tels quels.
14:33Du reste,
14:34des autres partis.
14:35Mais ça aussi,
14:35c'est quand même inquiétant.
14:37Oui, c'est très mauvais
14:38pour la démocratie.
14:39Ça veut dire qu'il n'y a pas
14:39d'autres alternatives
14:40et ça veut dire que
14:40tous les alternatifs
14:41sont interchangeables
14:42et se valent.
14:43Encore une fois,
14:43quel est le rapport
14:44entre David Disney ?
14:45Est-ce que ça va alors
14:45avec la conflictualisation
14:47de cette société
14:49et puis de ses rapports politiques ?
14:50On l'a vu encore hier
14:52avec Raphaël Glucksmann
14:53qui a essayé
14:54d'être présent
14:56dans ce cortège-là.
14:57Il a été hué,
14:58il a dû être exfiltré.
15:00Je ne sais pas
15:01si les images
15:02vous ont choqué
15:03ou pas,
15:03Maud, d'ailleurs.
15:04Ah oui,
15:04je trouve ça absolument choquant.
15:06En fait,
15:06non seulement c'est odieux,
15:07le comportement est odieux,
15:09c'est antidémocratique,
15:10mais c'est surtout
15:11l'illustration
15:12de ce que souhaite
15:12la France Insoumise,
15:13c'est-à-dire d'épurer,
15:14en fait,
15:14ce que je disais tout à l'heure,
15:15c'est d'épurer,
15:16de trier,
15:17de choisir
15:17qui a le droit de parler,
15:18qui a le droit d'être là,
15:19qui a le droit de participer
15:20à tel débat,
15:21à telle manifestation,
15:22c'est super inquiétant.
15:24Alors là,
15:25ce n'était pas des élus
15:25de la France Insoumise,
15:26mais des militants.
15:28Des militants,
15:29en tout cas.
15:29Oui, bien sûr,
15:30mais ce que je veux dire,
15:31c'est que,
15:31en tout cas...
15:32que Jean-Luc Mélenchon
15:33prenne la parole
15:33et dise,
15:34je suis contre ses attitudes.
15:36Jean-Luc Luxman
15:36a le droit de participer
15:37à cette manifestation.
15:38pour taper sur LCI
15:39comme il a l'habitude
15:40de le faire,
15:41et il a,
15:41par ailleurs,
15:42glissé dans ce tweet
15:43l'idée qu'on l'accusait,
15:45on accusait son parti
15:46d'être responsable.
15:47De tous les mots,
15:48à chaque fois.
15:48De tous les mots,
15:49y compris ceux-là,
15:50mais qu'en fait,
15:51il n'avait rien à voir
15:51avec ça.
15:52Mais à part dire
15:52qu'il n'est pas responsable ?
15:53L'extrême-gauche
15:56ne condamne pas la violence,
15:57au contraire.
15:58C'est un moyen d'action
15:59pour arriver au pouvoir.
16:00On parlait tout à l'heure
16:01de l'acteur Mathieu Kassovitz
16:02qui, hier encore,
16:03a défendu les casseurs.
16:04Mais vous savez,
16:05c'est une vieille tradition
16:07de l'extrême-gauche
16:08que de défendre la violence.
16:10Non, mais on est vraiment,
16:11si vous voulez,
16:11dans ce concept
16:12des deux gauches irréconciliables
16:14qu'avait très bien théorisé
16:15Emmanuel Valls à l'époque
16:16parce que lui-même,
16:17il avait subi la violence
16:18aussi de l'extrême-gauche
16:19de façon très violente.
16:20Au fond,
16:21l'extrême-gauche déteste
16:22beaucoup plus la gauche
16:23que la droite.
16:24Vous savez pourquoi ?
16:25Parce qu'ils veulent
16:26se revendiquer
16:27comme les seuls
16:30représentants de la gauche.
16:31Or, il y a deux gauches
16:32qui, littéralement,
16:33ne se ressemblent pas.
16:34Et Glucksmann, en plus,
16:36souvenez-vous,
16:36pendant les débats
16:37de la primaire à gauche,
16:38a justement fait partie
16:38de ceux qui ne voulaient
16:40aucune alliance
16:41et qui, en tout cas,
16:42on va voir s'il s'y tient vraiment,
16:43mais par rapport
16:44à Ségolène Royal,
16:45par rapport à Olivier Faure,
16:46par rapport à d'autres personnes
16:47qui se sont présentées également
16:49à cette primaire de la gauche,
16:51lui, il avait une ligne
16:52très ferme.
16:53Nous ne ferons pas d'alliance
16:54avec la France insoumise.
16:55Et donc ça,
16:56on ne lui pardonne pas.
16:57Et aujourd'hui,
16:57il ne peut pas faire
16:58cinq minutes dans une manifestation
17:00sans être rué.
17:01Vous voyez,
17:01sur les réseaux sociaux,
17:02c'est une cible.
17:02C'est difficile de faire campagne
17:03dans ces cas-là.
17:04Mais oui,
17:04on lui a beaucoup reproché,
17:05d'ailleurs,
17:05ces derniers mois,
17:06d'être assez absent.
17:06C'est anti-démocratique.
17:07Depuis qu'il a été élu,
17:08d'être assez absent
17:09des manifestations,
17:10des grands débats,
17:11de la rue, etc.
17:12Mais en fait,
17:12il ne peut pas le faire
17:13parce que partout
17:14où il va,
17:15il est complètement
17:15ospillé, le pauvre.
17:18Vraiment,
17:18j'ai de la compassion pour lui
17:19parce qu'il a beaucoup de mal
17:20à faire démarrer sa campagne.
17:22Il a beaucoup de volonté.
17:23Encore hier,
17:23il a dit,
17:23quoi qu'il arrive,
17:24on ne me fera pas taire,
17:25je continuerai ma campagne.
17:26Mais la vérité,
17:27c'est qu'au bout de cinq minutes
17:28à la manifestation,
17:29il a dû partir
17:30parce qu'en fait,
17:31il y avait un danger
17:31pour sa sécurité.
17:33Du côté de la fille,
17:34on dit, en gros,
17:36je traduis,
17:36mais finalement,
17:37Raphaël Glucksmann,
17:38c'est un continuateur
17:39de la Macronie,
17:41du macronisme.
17:42Ce n'est pas
17:43l'interprétation,
17:44en tout cas l'analyse
17:45que vous en faites,
17:45Maud ?
17:47Je pense que je n'ai pas
17:48la distance suffisante
17:50pour affirmer
17:53ou dire l'inverse
17:54de ce que pense...
17:55Oui, ou affirmer,
17:56pardon, merci.
17:57Mais je pense qu'en fait,
17:58le sujet est beaucoup
17:59moins politique que ça.
18:00Le sujet est...
18:02C'est-à-dire que je ne crois
18:03plus au clivage
18:04droite-gauche.
18:05Ça, c'est ce qu'a réussi
18:06Emmanuel Macron.
18:07Mais c'est dramatique
18:08parce que je pense plus
18:08à un clivage France
18:09contre France.
18:10Et lorsque vous dites
18:12que la France insoumise
18:13va avoir le monopole,
18:14par exemple,
18:15des idées de gauche,
18:15je pense que c'est pas ça.
18:17C'est vraiment le monopole
18:18de l'opposition, en fait.
18:22C'est bien au-delà
18:23des idées de gauche.
18:24La gauche,
18:24et d'ailleurs,
18:25le dernier baromètre
18:25nous le dit,
18:26la France insoumise
18:27ne touche plus
18:27les campagnes,
18:29les provinces, etc.
18:30Elle ne touche que
18:30les villes,
18:31les grandes villes.
18:31Le RN, c'est l'inverse.
18:33Le Parti socialiste,
18:34je pense,
18:35ne fait même pas partie
18:36du baromètre
18:36parce que malheureusement,
18:38il ne figure plus tellement
18:40en haut des sondages.
18:41Mais la France insoumise
18:42n'est pas du tout
18:43un parti de gauche,
18:44ne porte aucune valeur
18:45de gauche,
18:45n'a aucune idée de gauche,
18:46en tout cas traditionnelle,
18:47telle qu'on la connaît
18:48en France.
18:50Donc, je ne sais pas.
18:51Je trouve que le débat
18:52est à côté, en fait.
18:54C'est-à-dire que ce n'est pas
18:55une question de placement politique
18:56gauche-droite ?
18:57L'économie, en fait,
18:59n'est pas la question centrale
19:00pour l'instant
19:01de cette campagne présidentielle ?
19:02Alors, je ne sais pas
19:03ce que vous en pensez,
19:04mais ça serait surprenant
19:04compte tenu des mobilisations
19:06qu'on a en ce moment
19:07qui sont des mobilisations sociales,
19:08en l'occurrence.
19:09Noémie ?
19:10Parmi les préoccupations
19:11des Français,
19:11ce qui revient le plus souvent
19:12dans les sondages,
19:13c'est un, le pouvoir d'achat,
19:14deux, le besoin de sécurité.
19:17Ce sont les éléments
19:18qui déterminent en grande partie
19:20le choix des votes aux Etats-Unis.
19:22D'ailleurs, on l'a vu
19:23avec Donald Trump
19:23et ça fait partie aussi
19:24des raisons pour lesquelles
19:26il a perdu ses mi-termes.
19:27C'est justement parce que
19:28cette promesse
19:29qu'il avait faite
19:30sur le pouvoir d'achat
19:31a été dénaturée
19:32par la question de l'inflation
19:34et plus largement
19:35de la guerre en Iran.
19:35Ça, c'est une autre question.
19:36Mais la question du pouvoir d'achat
19:38évidemment fait partie
19:39des préoccupations
19:40qui sont très importantes
19:41dans le choix d'un vote.
19:43Et aujourd'hui, d'ailleurs,
19:45si vous regardez bien
19:45les deux parties
19:46qui sont en tête
19:47dans les sondages,
19:48à savoir l'ERN et l'FI,
19:50ont placé le pouvoir d'achat
19:53parmi aussi
19:54leurs grands sujets.
19:58Et pourtant,
20:00dans le combat
20:00qu'on a politique en ce moment,
20:02le pouvoir d'achat,
20:02il n'en est pas forcément question.
20:04On n'entend pas forcément
20:06justement les mesures
20:07en termes de lutte
20:09contre la vie chère
20:09des uns et des autres
20:10qu'on s'invective.
20:11Aujourd'hui,
20:12c'est ça la campagne.
20:12Parce qu'aujourd'hui,
20:13personne ne peut émettre
20:15la moindre promesse
20:16sur le pouvoir d'achat
20:17parce que c'est intenable.
20:18On ne peut rien faire.
20:19Autant sur la sécurité,
20:20on peut s'engager
20:20sur des mesures chocs.
20:22Ils le font tous,
20:23d'ailleurs.
20:24Enfin, ils le font tous
20:24à droite, en tout cas.
20:25Mais sur le pouvoir d'achat,
20:26c'est impossible.
20:30Merci.
20:31Merci.
20:32Non, non, mais la chute
20:34était brutale.
20:37C'était brutale,
20:37mais en tout cas,
20:38c'était très intéressant
20:40effectivement d'avoir ce débat-là.
20:42Débat de fond,
20:43surtout à un moment,
20:45à une période
20:46où on a du mal
20:47à débattre,
20:48très clairement.
20:48Merci beaucoup,
20:49Maud Koffler.
20:50Merci d'avoir été avec nous
20:51sur Sud Radio ce matin.
20:52Et merci à vous,
20:54Noémie Aloua.
20:55On se retrouve dans un instant.
20:56Merci Benjamin.
20:57Merci à tous.
20:579h33 sur Sud Radio.
20:58Bonne journée à toutes les deux.
21:00Et puis,
21:01avant de se retrouver
21:01dans un instant,
21:02Félix Mathieu,
21:03tenez l'autre question
21:04composée sur les réseaux sociaux.
21:05Raphaël Glucksmann
21:06est en train de quitter
21:07la manifestation sous les U.
21:08Est-ce que vous êtes choqués ?
21:10Que répondent les auditeurs ?
21:11Très largement non à 81%
21:13avec par exemple
21:14ce commentaire pas très sympa
21:15mais qui donne le tour.
21:16Donc, je vous le lis quand même.
21:17Les gens ne veulent pas passer
21:18de 10 ans de Macron d'Alton
21:19à 5 ans de Avril Glucksmann.
21:22Des commentaires quand même
21:24qui vont un peu dans l'autre sens.
21:25David qui s'agace pour LFI.
21:26Tout ce qui n'est pas LFI
21:27est facho.
21:28Ou encore Jean-Baptiste
21:29qui nous dit
21:30que Glucksmann ne représente personne
21:32et sûrement pas
21:32les révolutionnaires de LFI.
21:34Vous en parliez.
21:34Ça vous fait réagir
21:360826 300 300.
21:38Vous nous appelez.
21:38On peut parler aussi
21:39de la mobilisation d'hier.
21:40Succès ou pas,
21:41selon vous.
21:42Et puis,
21:42cette proposition d'Emmanuel Macron.
21:44Une primaire
21:44pour la présidentielle de 2027
21:46allant de David Lissner
21:47à Raphaël Glucksmann.
21:49Vous en pensez quoi ?
21:500826 300 300.
21:51A tout de suite.
21:539h10 heure.
21:54La vérité en face.
21:55Sud Radio.
21:57Parlons vrai.
21:589h10 heure.
21:59Sud Radio.
22:00La vérité en face.
22:01Benjamin Glaze.
22:039h38.
22:05Bienvenue.
22:05Bienvenue sur Sud Radio.
22:06Vous êtes là avec nous
22:08au 0826 300 300.
22:10Vous nous appelez.
22:11Dans quelques instants,
22:11on reviendra
22:12sur cette petite idée
22:14d'Emmanuel Macron
22:15qui fait savoir
22:16qu'il serait favorable.
22:17Il milite pour une primaire,
22:20en tout cas,
22:20une coalition,
22:21une coalition allant
22:23de Raphaël Glucksmann
22:24à David Lissner
22:25pour éviter,
22:26c'est ce qu'il espère,
22:27face à face
22:28au second tour
22:28de la présidentielle
22:29entre Jean-Luc Mélenchon
22:30et Marine Le Pen.
22:31Mais d'abord,
22:32on fait le point,
22:33on fait le bilan
22:33sur cette mobilisation
22:35qui avait lieu hier
22:37avec notamment
22:39Sabine,
22:39Chantal,
22:40et puis Bruno de Draguignan.
22:43Un retour ce matin,
22:44Bruno.
22:44Bonjour.
22:45Oui,
22:45bonjour à toutes et à tous.
22:47Comment ça va, Bruno ?
22:49On s'était parlé,
22:51pour ceux qui n'étaient pas là hier,
22:52on s'était parlé effectivement hier
22:54à cette même heure
22:55pour parler de cette mobilisation
22:56qui allait débuter,
22:58ces manifestations.
23:00Vous étiez dans le cortège
23:02à Draguignan,
23:02du coup, Bruno ?
23:04Oui, absolument.
23:04J'étais dans le cortège.
23:05On était quelques centaines
23:07de personnes
23:08et il tombait des cordes
23:10donc il y avait quand même
23:10quelques courageux
23:12et ça s'est bien passé.
23:15On a eu...
23:17Allô ?
23:17M'entendez ?
23:18Mais oui,
23:18je vous entends tout à fait, Bruno.
23:20Bien sûr, je vous écoute.
23:21Et on a fait un trajet
23:24qui est passé devant
23:25le lycée Jean-Moulin
23:26parce qu'il faut quand même
23:27rendre hommage
23:27à nos petits jeunes
23:28et tout s'est passé
23:29dans le calme,
23:30la joie,
23:31c'était vraiment sympa.
23:33C'était quoi les slogans
23:34que vous avez entendus
23:35ou ce que vous avez chanté
23:36vous-même ?
23:38On est sur les classiques.
23:42Déjà, on note
23:43qu'il y a un gros rejet
23:44dans les manifs
23:45du Front National
23:47de la part de la jeunesse
23:48qui était très bien représenté.
23:50Et comme c'était
23:51une manif également,
23:54avant tout pilotée
23:55par les syndicats,
23:57on a eu les revendications
23:59sur la sauvegarde
24:01des services publics,
24:03les moyens donnés
24:04aux gens de bien vivre
24:05de leur travail.
24:06on est dans la lignée
24:07de ce que moi j'ai connu
24:08depuis 2018
24:09avec les jeunes jeunes.
24:12Donc, finalement,
24:13le slogan principal,
24:15c'était quoi ?
24:15C'était contre l'ERN
24:17ou c'était pour,
24:18justement,
24:19le pouvoir d'achat ?
24:21Non, on était avant tout
24:23sur une manif syndicale
24:25avec des revendications
24:27pour les travailleurs.
24:29Et on a noté
24:30que comme les jeunes
24:31à l'heure actuelle
24:32sont très très remontés,
24:34eux, ils sont dans une approche
24:36qui est aussi politique
24:38de façon plus large.
24:39et c'est là
24:40qu'il est intervenu
24:41la partie ARN.
24:42Bruno,
24:43vous restez avec nous.
24:45Le temps d'accueillir
24:46Sabine,
24:46qui est à Béziers.
24:47Bonjour, Sabine.
24:48Bonjour,
24:49bonjour tout le monde.
24:50Et bienvenue
24:50sur Sud Radio,
24:51Sabine,
24:52au 0826 300 300.
24:54Comment ça va
24:54ce matin, Sabine ?
24:55Ça va bien.
24:56On a un peu
24:57les pieds palmés,
24:57mais ça va.
24:58Ah oui ?
24:59Oui ?
25:00Ah oui,
25:00là, on a pris cher.
25:02Hier avant-hier,
25:03on a pris cher.
25:04En 48 heures,
25:05dans le sud de la France,
25:06je pense que beaucoup
25:07ressent dans les ornitorains
25:08que ce matin.
25:10C'est tombé à ce point,
25:11oui ?
25:12Ah oui,
25:12oui.
25:13Hier, c'était impressionnant.
25:14Hier soir surtout,
25:15c'était très très impressionnant.
25:16D'accord.
25:17Et pourtant ?
25:17Sur Montpellier,
25:18Béziers,
25:19c'était très impressionnant.
25:20Et pourtant,
25:20vous avez tout de même
25:22manifesté hier,
25:22Sabine ?
25:23Vous étiez présent
25:24dans le cortège à Béziers ?
25:25On met des jolies bottes,
25:26oui.
25:27Béziers que j'aime beaucoup,
25:28qui a beaucoup changé
25:28et que j'apprécie le maire.
25:31J'écoute beaucoup le maire
25:32quand il passe dans les médias.
25:33Donc voilà,
25:34je trouve que c'est plus sympa
25:35d'aller là-bas.
25:35Robert Ménard,
25:36qu'on a régulièrement
25:37effectivement sur Sud Radio.
25:38On est content de l'avoir.
25:39J'apprécie beaucoup.
25:40Oui,
25:40on est très content de l'avoir.
25:41Et puis quand on voit Béziers
25:42qui a changé comme ça,
25:42c'est un vrai bonheur
25:43d'aller dans les rues
25:44et c'est un vrai bonheur
25:45de rencontrer les gens.
25:46La ville a complètement changé.
25:48C'est la diversité,
25:49c'est malgré tout ce qu'on peut entendre
25:51et tout ce qu'on peut dire.
25:52Franchement,
25:53ça s'est très bien passé.
25:55Les slogans étaient vraiment...
25:56Bon,
25:5750 ans passés,
25:58on est là
25:59et puis c'est le pouvoir d'achat
26:00et puis on défend les travailleurs
26:02et puis le service public
26:03puisque j'en fais partie.
26:04Donc voilà,
26:05mais ça reste...
26:06Ça s'est resté bon enfant.
26:07C'est resté...
26:08Bon,
26:08après,
26:08le temps a fait
26:09qu'on n'était pas nombreux.
26:10Moins que ce qu'on espérait,
26:11même sur l'employé.
26:12Donc,
26:13il y avait quand même des courageux
26:14avec des bonnes bottes.
26:15Ça le faisait, quoi.
26:16Et un bon parapluie.
26:17Voilà.
26:17Et alors,
26:18vous,
26:19par exemple,
26:20vous attendez quoi exactement
26:21du gouvernement ?
26:22Je ne sais pas,
26:22une ou deux mesures pour vous
26:24qui font que vous étiez aussi présente
26:25dans la rue hier,
26:26malgré la pluie.
26:27Je n'attends rien.
26:29Je vous le dis franchement,
26:30je n'attends plus rien du gouvernement.
26:32Franchement,
26:33s'ils annoncent quelque chose
26:34qui relance un peu
26:35le pouvoir d'achat,
26:35je m'assois.
26:36Je n'y croirais même pas.
26:37Il faudrait qu'on me pince.
26:39Donc là,
26:39pour l'instant,
26:40je n'attends rien.
26:40J'essaye de défendre un peu les droits,
26:41de se faire entendre.
26:42Malheureusement,
26:43à part la rue,
26:43il n'y a pas grand-chose.
26:44Moi,
26:44je ne suis pas un casseur,
26:45je ne suis pas quelqu'un de...
26:46Je suis quelqu'un de classique
26:48qui aime bien aller dans la rue
26:49pour dire qu'il n'est pas content.
26:50Après,
26:52malheureusement,
26:53apparemment,
26:54il y a beaucoup de monde
26:55en souligne.
26:56Je pense qu'il y a des bouchons d'oreilles
26:57un peu partout.
26:58Donc,
26:58on ne nous écoute pas,
26:59on ne nous entend pas.
27:00On galère tous
27:01à la fin du mois,
27:02même avant.
27:03Mais on ne nous écoute pas.
27:04Donc,
27:04à un moment donné,
27:05qu'est-ce que vous voulez faire ?
27:06Moi,
27:06je n'attends rien du gouvernement.
27:08La mise du travail
27:08qui,
27:09Sabine,
27:10juge important
27:10d'essayer de franchir la barre
27:12des 1 500 euros nets
27:13pour le SMIC.
27:14On est à 1 477.
27:16Ça vous inspire quoi ?
27:17C'est magnifique.
27:19J'essayais y avoir un arrêt cardiaque.
27:20C'est magnifique.
27:21C'est magnifique.
27:23Vu le prix
27:23de tout ce qui a monté,
27:25je pense que c'est du foutage de gueule.
27:27Je pense que le ministre
27:28qui dit ça,
27:28lui,
27:29il est pignard
27:30avec ses scènes de mois
27:31sans problème.
27:33S'il veut faire
27:33vie ma vie,
27:34moi,
27:34je lui prête ma place
27:35et je prends la sienne.
27:36Ne serait-ce qu'une semaine,
27:37je veux bien tenter l'expérience
27:38parce que franchement,
27:39s'il arrive à vivre
27:40avec les salaires qu'on a
27:42avec un train de vie,
27:43je pense que ça va
27:44lui faire mal.
27:45Je pense qu'il faut
27:46qu'il redescende
27:47un petit peu tous
27:48sur notre planète amie
27:49qui est la planète réelle,
27:51au réel
27:52et qu'il fasse
27:53avec ce qu'on a.
27:54Donc,
27:54même 1 500 euros,
27:55mais même 1 550,
27:57même 1 600 euros,
27:58les gens n'y arriveront pas.
28:00Ce n'est pas possible.
28:02Donc,
28:02c'est de la survie.
28:03On va vivre,
28:04les gens,
28:05ils vivent des aides,
28:05des APL,
28:06des allocations,
28:07des compléments de salaire,
28:08chose qu'on n'a pas
28:09quand on est légèrement
28:09au-dessus du SMIC.
28:11Donc,
28:11voilà,
28:11mais c'est de la survie.
28:13Ce n'est même plus
28:15en travail
28:16pour payer les factures.
28:17Sabine,
28:18j'entends votre colère
28:19et c'est important
28:21effectivement
28:21de pouvoir
28:22vous entendre
28:23de ce que vous vivez aussi
28:24et puis
28:25comment vous réagissez
28:26à ce qui se passe
28:27actuellement ?
28:28J'entends la pluie derrière.
28:30C'est chez qui ?
28:31Non,
28:32moi,
28:32il fait beau.
28:33Oui,
28:33il fait beau.
28:33Aujourd'hui,
28:34c'est beau,
28:34mon collier.
28:35Ah ben voilà,
28:36ça c'est bien.
28:38Effectivement,
28:38on a Chantal
28:40avec nous
28:41qui nous appelle
28:42de Bastia
28:43au 0826-300-300.
28:45Bonjour Chantal.
28:47Bonjour
28:48à la radio
28:49et bonjour aux auditeurs.
28:51Alors,
28:51dites-nous Chantal.
28:53Parce que nous,
28:53on était en vigence orange.
28:55Bah oui.
28:55Donc,
28:56il y a eu des inondations
28:57dans le sud,
28:57dans le nord
28:58où je suis.
28:59C'était un peu aussi
29:00la catastrophe.
29:01Donc,
29:02les gens n'ont pas
29:03beaucoup manifesté.
29:04Bon,
29:04moi,
29:04j'ai travaillé,
29:05mais j'ai pris quand même
29:05une heure de grève
29:07parce que je voulais
29:08faire partie des gens
29:09qui n'étaient pas contents.
29:12Bon,
29:12moi,
29:12je suis fonctionnaire,
29:13donc il y a le point
29:14d'indice qui est bloqué.
29:16Il y a,
29:16qu'on soit pris...
29:17Et qui devrait rester bloqué,
29:19selon les dernières informations
29:21qu'on a
29:21et de ce que dit le gouvernement.
29:23Bien entendu.
29:25Il a augmenté deux fois
29:25en dix ans,
29:26le point d'indice.
29:27Oui,
29:27non mais...
29:28Vous le savez.
29:29Il n'a pas augmenté
29:29deux fois en dix ans,
29:32mais même dans le privé.
29:34Bon,
29:35j'ai écouté Sabine tout à l'heure,
29:36elle a tout à fait raison.
29:36Maintenant,
29:37les gens ne vivent pas
29:38de leur travail,
29:39ils survivent de leur travail.
29:41Donc,
29:41il y a des gens quand même
29:42à 1 500 euros
29:43qui tombent dans la voiture,
29:44ils n'arrivent même plus
29:44à se loger.
29:45À un moment donné,
29:47même s'ils montent le SMIC
29:49à 1 500 euros net,
29:51ça va être les entreprises
29:53qui vont se retrouver
29:55à ne pas pouvoir embaucher
29:56parce qu'entre le salaire
29:58qui s'écharge,
29:59les gens ne vont plus
30:00s'en sortir.
30:01De toute façon,
30:02donc les entreprises
30:03ne vont pas pouvoir embaucher.
30:05De toute façon,
30:06donc c'est le serpent
30:07qui se mord la queue.
30:08C'est-à-dire qu'à un moment donné,
30:09ça fait des années et des années
30:11que nous sommes les vachalés,
30:13les gens qui travaillent.
30:16Moi,
30:16quand j'entends l'escur
30:17qui dit qu'avec 2 000 euros,
30:18on peut vivre,
30:19déjà qu'on commence
30:20à mettre tous les ministres
30:21à 2 000 euros
30:22et puis on verra
30:23s'ils peuvent vivre.
30:25Donc,
30:25je pense que,
30:26comme disait Sabine,
30:27c'est du foutage de gueule.
30:28On se moque de nous.
30:31Après,
30:31je pense qu'il faut
30:32changer les gens
30:34à qui manifestent
30:35contre le RN.
30:35Je rappelle que le RN,
30:36même si on n'est pas pour eux,
30:38ni LFI d'ailleurs,
30:39n'ont jamais été au gouvernement.
30:41Donc,
30:41il ne faut pas prendre non plus...
30:43Voilà,
30:43ce n'est pas ni le RN,
30:45ni LFI
30:45qui a donné la situation
30:47dans laquelle on est.
30:47Je veux dire,
30:48ça fait des années
30:49et des années
30:50qu'on prend des imbéciles.
30:52Et on le voyait encore une fois
30:54réécouté en podcast,
30:55Sud Radio vous explique,
30:56c'était à 7h40,
30:57on vous dévoilait une étude
30:59sur l'évolution
31:00du pouvoir d'achat
31:01de notre pouvoir d'achat.
31:03Ça dégringole,
31:04ça décroche complètement
31:05par rapport au reste
31:06de l'Union Européenne.
31:08Merci Chantal,
31:10merci Bruno,
31:10merci Sabine.
31:11Je ne sais pas
31:11s'ils sont toujours là,
31:14Sabine, Bruno,
31:15Chantal.
31:15Est-ce que vous allez continuer
31:16à vous mobiliser ?
31:18Oui,
31:19on a tout à fait.
31:21Réponse ?
31:22C'est clair
31:23qu'on ne peut pas.
31:25Réponse collective.
31:26Merci,
31:27merci à vous trois
31:28et passez une bonne journée.
31:309h47,
31:30on vient dans un instant
31:31sur Sud Radio,
31:32on va parler
31:33de l'ouverture
31:34de l'autoroute à 69
31:35avec notre reporter
31:36sur place,
31:37Christine Bouillaud.
31:399h10,
31:39la vérité en face,
31:41Sud Radio.
31:449h10,
31:45Sud Radio,
31:46la vérité en face,
31:48Benjamin Glaze.
31:49Et vous êtes bien
31:49sur Sud Radio,
31:50on file retrouver
31:51notre reporter
31:52Christine Bouillaud
31:53après des années
31:54de bras de fer,
31:55des décennies
31:56de reports,
31:57de recours.
31:58Nous y sommes,
31:59la 69
32:00entre Toulouse et Castres
32:01qui ouvre,
32:02qui va ouvrir,
32:03c'est imminent,
32:04Christine,
32:04bonjour.
32:06Bonjour Benjamin,
32:07bonjour à tous,
32:07oui effectivement
32:08l'ouverture est imminente
32:09et nous nous trouvons
32:10actuellement
32:10avec les journalistes
32:12qui avons été invités
32:13à participer
32:14à cette ouverture
32:15et bien sur le bitume,
32:16nous sommes arrêtés
32:17à la hauteur de Versailles,
32:18c'est juste à la jonction
32:20on va dire
32:20entre l'agglomération
32:21toulousaine
32:22et le début
32:22de cette autoroute
32:23tarnèse,
32:24et bien nous sommes là
32:25sur ce bitume
32:25puisque tout à l'heure
32:26à 10h officiellement,
32:28et bien les premières bâches
32:29et petit à petit
32:29pendant une heure,
32:31les voies d'accès,
32:33les bretelles
32:34d'enclenchement
32:34et d'embranchement
32:35pardon,
32:35vont être ouvertes
32:37à la circulation,
32:38en tout le tronçon
32:39va être ouvert officiellement
32:40pendant à peu près
32:41une heure
32:42et donc nous sommes ici
32:43sur le bitume
32:44et dans un brouillard
32:45à couper au couteau
32:46donc c'est assez
32:46un petit peu lunaire
32:48mais voilà,
32:48nous sommes effectivement
32:49sur cette autoroute
32:51un peu particulière.
32:53Et un chantier vieux
32:55de 30 ans,
32:56c'est dire aussi
32:57l'importance
32:58de ce que vous vivez,
32:59de ce qu'on vit
32:59en ce moment-là,
33:00Christine.
33:01Oui,
33:01alors petite anecdote,
33:02moi quand j'ai commencé
33:03à travailler,
33:04on parlait déjà
33:04de cette autoroute
33:05qui avait été initiée,
33:07qui avait été pensée
33:08à l'époque,
33:08on se souvient,
33:09c'était Philippe Douste-Blazy
33:10qui était élu
33:12sur l'agglomération
33:13toulousaine à Toulouse,
33:14maire de Toulouse
33:14et qui effectivement
33:15militait pour que
33:16effectivement
33:19le Tarn-Sud
33:20puisse avoir
33:20son tronçon
33:22d'accès rapide
33:23à Toulouse.
33:24C'est un bassin
33:24de 140 000 habitants,
33:2650 000 emplois
33:27et donc c'est un dossier
33:28qui a effectivement
33:29été une sorte d'arlésienne,
33:30on en parlait,
33:31c'était voulu
33:32mais il est arrivé
33:33un moment
33:33où l'État
33:33n'avait plus d'argent
33:34et donc c'est
33:35la concession
33:36effectivement vis-à-vis
33:38d'une société privée
33:39à Tosca
33:39qui a enclenché
33:40il y a 3 ans et demi
33:42vous vous en souvenez
33:43le début de la polémique
33:43et le début de la contestation
33:44autour de ce chantier
33:46qui a duré
33:47donc 3 ans et demi
33:47avec de nombreux rebondissements
33:48Benjamin ?
33:49Oui, des polémiques
33:50qui ont été très nombreuses
33:51Christine Durand
33:52ces 3 ans et demi.
33:53Oui, alors
33:54les polémiques
33:55avec les manifestations
33:56les opposants
33:57on se souvient
33:57ça avait commencé
33:58effectivement
33:59avec ces militants
34:00qui s'étaient accrochés
34:01dans des armes
34:01et ça avait été
34:02le début de la contestation
34:03on se souvient aussi
34:04de cet arrêt du chantier
34:05sur décision du tribunal
34:07administratif
34:07en disant que
34:08l'autorité environnementale
34:09n'avait pas été respectée
34:11ça a fait perdre
34:129 mois
34:13pour l'ouverture
34:13de ce chantier
34:143 mois
34:15d'arrêt du chantier complet
34:17donc c'est officiel
34:19effectivement
34:19maintenant
34:20cette autoroute
34:20est construite aujourd'hui
34:22mais il y a eu
34:22nombre de polémiques
34:24un chantier
34:25qui a coûté
34:25450 millions d'euros
34:27financé par la société
34:28à Tosca
34:29et aujourd'hui
34:29on se retrouve
34:30effectivement
34:30avec une ouverture
34:32qui est en
34:33étant effectivement
34:35attendez excusez-moi
34:35on me demande juste
34:36de bouger parce que
34:36on va se repartir
34:38c'est du direct
34:39donc voilà
34:40mon cher Benjamin
34:41effectivement
34:41c'est un événement
34:43pour la société
34:43avec le brouillard
34:45et puis une douche froide
34:46les prix Christine
34:47le prix
34:48alors le prix
34:49si vous avez une voiture
34:51diesel
34:51pas thermique
34:53et que vous n'avez pas
34:54d'abonnement
34:54effectivement
34:54le tarif est de
34:5520,40 euros
34:56aller-retour
34:57entre Toulouse et Castres
34:58effectivement
34:58ce n'est pas ce qui était
34:59prévu au départ
35:00puisque les collectivités
35:01locales s'étaient engagées
35:02à verser 44 millions d'euros
35:03à la société Atosca
35:05pour une baisse de 33%
35:06du prix
35:07le conseil d'état
35:08a annulé cette aide
35:09et donc du coup
35:09effectivement
35:10alors en revanche
35:11si vous avez une voiture
35:12électrique et un abonnement
35:13l'aller-retour
35:14va vous coûter 2 euros
35:15mais pour l'instant
35:16personne ne sait
35:17quelle va être
35:18l'ampleur de l'adhésion
35:19à ce chantier
35:21on sait aussi
35:21que les opposants
35:22n'ont pas baissé la garde
35:23aujourd'hui
35:23ils considèrent
35:24que c'est un jour noir
35:25pour eux
35:25mais ils demandent
35:26et ils appellent
35:26au boycott
35:27de cette autoroute
35:28puisque désormais
35:30l'ancienne nationale
35:31c'était leur projet
35:32c'était d'améliorer
35:33l'ancienne nationale
35:34en deux fois deux voies
35:35partout
35:35et bien l'ancienne nationale
35:37devient une départementale
35:38alors quelle sera
35:39l'étendue du trafic
35:40Atosca attend 8000 véhicules
35:41par jour
35:41800 camions
35:42on verra effectivement
35:43dans les mois prochains
35:44s'il y a une adhésion
35:46à ce nouveau tronc
35:47au final
35:47à ce que je m'ai dit
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