- il y a 1 semaine
Avec Maud Koffler et Jean-François Achilli
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NewsTranscription
00:00Radio La Vérité en Face, Jacques Cardoz.
00:03Et dans La Vérité en Face, autour de la table, Maud Koffler de Valeurs Actuelles.
00:08Bonjour Maud, Jean-François Aquilly que vous retrouvez tout le week-end sur l'antenne de Sud Radio.
00:14Et le vendredi matin bien sûr, pour mon plus grand bonheur d'en soyez libre à 8h08.
00:17Bonjour Jean-François Reu.
00:18Bonjour Jacques.
00:19Et Albin Texera qui nous retrouve.
00:22Pour nous donner les deux éléments, les deux sondages du jour,
00:25Alors, Albin, je vous laisse me donner le premier sondage concernant les commerçants.
00:31Exactement, vous demandez sur nos réseaux sociaux,
00:33comprenez-vous les commerçants qui feront appel à des sécurités privées demain ?
00:37Et vous êtes à 91% en train de nous dire oui, vous les comprenez,
00:43contre 9% de nos auditeurs qui disent qu'ils ne les comprennent pas.
00:46Dans les commentaires, là ça va vers un seul sens, vers les 91% qui nous répondent qu'ils les
00:52comprennent.
00:52Par exemple, Eric qui nous dit, les petits commerces, c'est la vitrine d'une ville, il faut veiller sur
00:58eux.
00:58Ou encore Lina qui dit, moi je ne comprends pas, dans le sens où l'État les a abandonnés, c
01:02'est honteux.
01:03Maintenant, c'est à eux de se protéger.
01:05L'État a-t-il abandonné les commerçants qui vont devoir et qui ont déjà commencé à se protéger ?
01:13Certains, je regardais ça hier soir, dans certaines boutiques,
01:16c'est parfois des investissements qui montent jusqu'à 20 000 euros pour une boutique.
01:19Alors bien sûr, c'est des gros commerces, 20 000 euros, mais enfin, et ce matin, nous étions en ligne
01:24avec Fabien,
01:25si je me souviens bien, à 7h10, qui me disait, mais moi je n'ai pas les moyens, je n
01:29'ai pas les moyens de me protéger.
01:32Déjà, un tiers des commerçants du petit quartier de Popincourt, dont il est représentant via une association,
01:38il disait, un tiers n'arrive déjà pas à se payer, Maud Koffler.
01:41Donc, ce report de charges, d'une certaine façon, c'est encore un phénomène nouveau pour les commerçants.
01:49Non mais c'est dramatique, parce que, je ne sais pas si vous avez certainement entendu beaucoup de témoignages de
01:54commerçants à Paris,
01:54dévastés d'antins qui devaient vendre son fonds de commerce, qui devaient partir en retraite,
01:59et dont la boutique a été totalement saccagée, qui va devoir repartir à zéro.
02:03Mais à zéro, c'est quoi ?
02:04Ça veut dire refaire des investissements avec de l'argent qu'on n'a pas ?
02:07On sait que c'est déjà assez compliqué pour les commerçants aujourd'hui de payer, d'entretenir leur local, de
02:12payer le loyer, etc.
02:14C'est un enfer.
02:14Et ce qui, je trouve, scandaleux, et on en a beaucoup parlé cette semaine,
02:18c'est la préfecture de Paris qui incite les commerçants à se protéger, à faire appel à des sociétés privées
02:24de protection.
02:24C'est le préfet.
02:25Le préfet, oui.
02:26Mais c'est complètement délirant.
02:28C'est-à-dire que les commerçants doivent s'armer parce que l'État s'est totalement désarmé.
02:33On a un Darmanin qui nous explique qu'il faut une réponse pénale ferme.
02:37Et en face, vous avez 24 délinquants, casseurs, pris en flagrant délit, place de la République, le 17 octobre, qui
02:42n'iront pas en prison.
02:43Jean-François, on parlera de l'aspect plus politique avec Macron dans notre deuxième quart d'heure.
02:48Mais d'abord, sur, effectivement, ces commerçants et ce report de charges, c'est leur responsabilité aujourd'hui.
02:54Ils sont face à un dilemme, j'ouvre, ou bien je prends le risque de me faire taper dessus, ou
03:00bien je ferme et je perds une partie de mon chiffre d'affaires.
03:02C'est une lettre du préfet Patrice Faure, envoyée aux commerçants, leur suggérant effectivement de se protéger avec des sociétés
03:12privées.
03:13Il s'est ravisé ensuite, le préfet de police de Paris, en expliquant que cela relevait de la charge de
03:18l'État.
03:19Mais c'est un aveu quand même.
03:20Mais il ne s'est pas ravisé, il a simplement dit que ça ne se substituait pas à la fonction
03:24de l'État.
03:24Mais ça se substituera de fait, puisque l'État n'est pas en mesure de recevoir.
03:28C'est pour ça que, à mon avis, le fait de se raviser n'est pas très convaincant non plus.
03:32Cette histoire, c'est une rupture du pacte social en réalité.
03:35Pourquoi ? Parce que l'État régalien a l'obligation de protéger les institutions, les personnes et les biens également.
03:43Et s'il y a une incapacité à le faire, ce que nous avons vu largement, et à Paris et
03:50ailleurs,
03:51puisque des pilleurs ont pu s'en prendre au magasin pendant des heures entières,
03:55et les vider tranquillement, et se filmer, et se diffuser sur TikTok et le reste.
04:00L'État est en faille totale, et c'est un aveu de faiblesse.
04:04C'est un aveu de faiblesse qui est aussi une incitation à venir piller pour le deuxième week-end consécutif.
04:11Alors, pour qu'on se rende bien compte, parce qu'on a tendance, jour après jour,
04:14avec nos mémoires de poissons rouges, à ne plus avoir en tête la violence de ce qui s'est passé
04:20ce week-end,
04:20je vais vous proposer un témoignage.
04:22C'était ce matin, dans le petit matin de Benjamin Glaze, témoignage incroyable.
04:26Vous allez écouter d'un policier qui raconte la violence des échanges,
04:31et dans cet échange, on mesure bien ce que les policiers peuvent subir et vivre lorsqu'ils sont à l
04:38'affrontement,
04:39parce qu'il n'y a pas d'autre mot.
04:39Comment je me sens ? Surtout la frustration, parce que la manifestation qui s'est déroulée le 17 octobre,
04:45elle s'est déroulée en plusieurs temps, et la grosse surprise, ça a été le nombre de manifestants.
04:50On a été pris de court. On a tenu le point, mais ça a été hyper violent.
04:55Ça a été violent pendant le désert, en fait. Ils ont foutu le feu à un restaurant, quoi.
04:58Ils ne se sont pas posé la question s'il y avait quelqu'un qui était encore dedans.
05:01Là, ça a foutu le feu direct au bout d'une demi-heure.
05:03J'emploie le mot masse, parce que c'est vraiment ça, en fait.
05:05Vous avez une grosse masse noire qui vous caillasse, en fait.
05:08Quand je vous dis caillassez, ce n'est pas des petits cailloux, c'est des pavés qui sont arrachés du
05:10sol,
05:11donc il faut à peu près votre tête, et qu'on vous balance dessus, et nous, on répond avec du
05:14gaz.
05:14Je sais que moi, mes collègues, ils ont dit qu'ils n'ont jamais vu ça, quoi, certains.
05:17On se demande à quoi on sert.
05:21Vous savez, c'est tout le problème, donc, de l'engagement de la force légitime,
05:25celle des policiers, c'est, vous recevez des pavés, voire plus.
05:30La masse noire dont ils parlent, c'est ces jeunes gens par centaines,
05:34cagoulés, vêtus de noir, qui, eux, n'hésitent pas à agresser,
05:40on est quasiment à quelque chose de l'ordre du...
05:43Ce ne sont pas des tentatives de domicile, mais nous y sommes.
05:47Et c'est-à-dire que si les policiers, si la force publique, policiers et gendarmes,
05:51ont pour ordre de faire preuve de retenue, voire d'empathie,
05:55avait déclaré le chef de l'État, ceux d'en face le savent.
05:59Ils le savent très bien, ils savent qu'ils ne...
06:01Si jamais ils se font attraper, ils ne ressortiront qu'avec un rappel à la loi des tribunaux,
06:06que les lois sont ainsi faites, que les magistrats, parfois, ont la main trop légère,
06:10et c'est de fait, où jusqu'où peut aller l'engagement de la force légitime.
06:16Mais est-ce qu'à un moment donné, des ordres ne seront pas donnés,
06:19et ce sera le prix à payer, ce sera un prix à payer ?
06:22Si sinon, c'est à l'envers, c'est-à-dire que les casseurs rentrent désormais dans les appartements.
06:27C'est ça, mais c'est ce qu'on a vu.
06:28Maud Koffler, on se rend bien compte, en réécoutant ce policier, ce matin,
06:35dans la matinale de Benjamin Glaze,
06:37on se dit, quand on vit ces choses-là,
06:40on peut comprendre que les commerçants veuillent juste se protéger,
06:44parce que l'armurier que j'avais au téléphone ce matin,
06:47dans le grand matin, nous disait,
06:49ce ne sont pas des tout sécuritaires ceux qui viennent nous voir,
06:51ce sont des gens qui ont juste envie de rester en vie, si possible.
06:56C'est des gens qui ne sont même pas politisés,
06:57c'est des gens qui bossent,
06:58c'est des gens qui ont un outil de travail qui a été complètement ravagé,
07:00et qui aimeraient bien protéger le peu qu'il en reste.
07:04Je ne comprends même pas que la manifestation de demain ait lieu
07:07sur le même trajet que celle de la semaine précédente,
07:10c'est porter le coup de grâce sur ces gens-là.
07:13Je trouve ça assez scandaleux.
07:14Et puis là, ce qu'on entend, c'est que le policier était totalement désarmé,
07:17pour le coup, lui aussi, face à cette meute complètement enragée.
07:20On imagine un commerçant qui, lui, n'est pas armé,
07:22mais ils vont faire quoi, les commerçants ?
07:23C'est quoi leur arme ?
07:25Ça va être une bombe lacrymo, mais vous faites quoi face à 50 mecs complètement fous ?
07:29Vous disiez à l'instant, vous ne comprenez pas pourquoi ce tracé est maintenu,
07:33il y a le droit à manifester, et puis il y a la position d'Emmanuel Macron,
07:36il y a les demandes de Sébastien Lecornu auprès des syndicats,
07:41certains l'ont entendu, pas tous.
07:43On en parle dans quelques secondes avec vous,
07:46Maud Koffler et Jean-François Aquili,
07:47et on revient sur aussi le positionnement du chef de l'État,
07:50qui a évolué depuis une semaine.
07:52Il y a l'avant-pays de golf et l'après-pays de golf.
07:55A tout de suite.
08:01Maud Koffler de Valeurs Actuelles et Jean-François Aquili sont autour de la table
08:04avec Albin Texera.
08:06On évoque cette journée de tous les dangers.
08:09Demain, avec un revirement, il faut bien le dire,
08:12et une réponse de l'État bien tardive.
08:14Ça va faire partie des questions que l'on va évoquer avec vous,
08:18Maud et Jean-François.
08:19En ce moment même, où ce matin, il va y avoir ce fameux Conseil de Défense.
08:24C'est quoi ce Conseil de Défense de la Sécurité Nationale
08:26qui est présidé par le Président de la République ?
08:28Eh bien, c'est la réunion du Premier ministre,
08:30des ministres des Armées, de l'intérieur, de l'économie,
08:32du budget, des affaires étrangères, etc.
08:34Et puis, il y a les lycéens qui seront reçus par Emmanuel Macron à 15h.
08:39Je vous pose la première question, Jean-François,
08:41parce que j'ai un côté un peu caustique comme ça.
08:44Ce n'est pas un peu tard de recevoir les lycéens ?
08:46Un, c'est tard.
08:47Et deux, ce n'est peut-être pas les bons interlocuteurs.
08:50Il est trop tard.
08:51Ce Président, dimanche dernier, dimanche soir,
08:54nous commet une allocution qui n'a servi à rien.
08:58Ni langage sécuritaire, ni ouverture au dialogue, rien.
09:01Puis, il est parti faire certaine du golfe.
09:03On a vu ses photos, on le voit tout sourire,
09:06avec l'émir, et puis dans un monde parallèle.
09:09Et il a dû penser peut-être, je ne sais pas,
09:11je ne suis pas dans son esprit,
09:13que les choses allaient peut-être se tasser.
09:15Vous savez, après les émeutes qui ont suivi la mort de Naël Merzouk,
09:20ce Président n'a rien fait, il n'a rien dit,
09:23il n'a tiré aucune leçon de la casse.
09:25Donc là, il prend les choses à bras-le-corps trop tard.
09:27Les lycéens, il fallait les recevoir il y a 15 jours.
09:30Il n'y aurait pas eu tout ça.
09:31Et puis, le fait d'interdire les manifs,
09:34sauf celles encadrées par les syndicats,
09:37avec le Conseil d'État, vous l'avez souvenir ce matin,
09:39c'est encore une décision qui arrive du Conseil d'État,
09:42qui risque de retoquer le Président.
09:44Il prend un risque.
09:45Il prend tous les risques.
09:46Oui, il prend tous les risques.
09:47Mocteufleur, Emmanuel Macron ne comprend pas ce mouvement,
09:50il ne comprend pas la société.
09:52Il ne comprend pas ce mouvement,
09:53mais pour rebondir ce que vous disiez,
09:55Jean-François, de fait, il aurait dû recevoir
09:57les responsables des syndicats lycéens,
09:59il y a au moins 15 jours,
10:00sauf que 24 heures après le début du mouvement,
10:02ce n'était déjà plus un mouvement lycéen.
10:03Et je vais me répéter,
10:05mais moi, lorsque je me suis rendue sur les blocus,
10:07ça n'avait rien à voir.
10:08Il n'y avait aucun slogan, aucun revendication.
10:09Oui, mais quand vous êtes aux responsabilités,
10:10vous devez bien, à un moment donné...
10:12Oui, il faut prendre à bras le corps le problème,
10:13t'es qu'il vient.
10:13Et vous adresser à quelqu'un,
10:15même si ce quelqu'un n'est pas totalement représentatif.
10:17Et il est passé complètement à côté.
10:18Et sa déclaration, sa prise de parole la semaine dernière
10:21était juste lunaire.
10:22C'est important juste de préciser
10:23pourquoi le choix de cette date aussi,
10:25juste l'Élisa a communiqué sur le choix de cette date.
10:28De quelle date vous parlez ?
10:29Pourquoi ils rencontrent aujourd'hui les syndicats lycéens ?
10:33C'est une consultation qui a été lancée.
10:36Et l'Élisa se justifie comme ça.
10:38Oui, mais ça, c'est l'habillage.
10:40C'est pour ça qu'ils se justifient comme ça.
10:42D'accord, très bien.
10:42Ça, c'est l'habillage politique.
10:43Vous pouvez tout dire en politique.
10:45Bon, Albin Texerra, en tous les cas,
10:47donnez-nous les résultats du deuxième sondage,
10:50celui que nous posions sur le rôle des syndicats,
10:52puisque le gouvernement, je le disais tout à l'heure,
10:54Le Cornu, a reçu les syndicats cette semaine
10:57en leur demandant clairement de ne pas manifester, en réalité.
11:00On vous demandait, pour vous,
11:01est-ce normal que les syndicats soient les seuls autorisés à manifester demain ?
11:06Et à 78%, vous nous répondez non,
11:08ce n'est pas normal,
11:10contre 22% de nos auditeurs qui disent
11:11oui, c'est tout à fait normal.
11:13Et dans les commentaires, là encore,
11:15François nous dit,
11:16dans tous les cas,
11:16les syndicats ne sont plus représentatifs de la population.
11:19Voilà pourquoi.
11:20Le choix cornélien,
11:21Maud Koffler de Valeurs Actuelles,
11:23le choix est cornélien.
11:24Doit-on maintenir le droit de manifester ?
11:26Ou bien, est-ce que là,
11:27il faut décréter une sorte de...
11:29Alors, il y a le terme état d'urgence,
11:31mais décréter des mesures spéciales, spécifiques,
11:35et arrêter ces manifestations
11:38avec le risque que l'on parle d'état autoritaire ?
11:41Mais ce n'est pas grave.
11:42Mais là, c'est un état mou.
11:43Vous l'assumez.
11:44Ah, mais je l'assume complètement.
11:45On est face à un état mollaçon,
11:46qui ne fait rien,
11:47qui ne prend aucune responsabilité,
11:49qui se déresponsabilise
11:50au point de demander, encore une fois,
11:51aux commerçants de s'armer,
11:53de se protéger eux-mêmes.
11:54Mais je veux dire,
11:55je m'en fiche, moi,
11:56qu'on explique que c'est un état totalitaire
11:59à partir du moment
11:59où on interdit les manifestations.
12:01On veut protéger les citoyens,
12:02protéger les biens.
12:04À ce moment-là, tout brûle.
12:06On ne peut pas expliquer que,
12:07oui, seuls les syndicats ont le droit
12:08d'organiser des manifestations
12:09parce qu'ils sont légitimes et compagnie.
12:11On a bien vu, la semaine dernière,
12:12que la manifestation autorisée
12:14était organisée par des syndicats,
12:16etc., des partis politiques aussi,
12:18mais qu'en face,
12:19il y avait une autre manifestation spontanée.
12:21C'est elle qui a foutu le bordel.
12:22Il n'y avait personne en face.
12:24Là, ils peuvent tout interdire.
12:25Ils peuvent faire ce qu'ils veulent.
12:27Ça ne servira à rien, ce week-end.
12:28Jean-François Akili.
12:29Je pense qu'on ne peut pas interdire
12:31les manifestations.
12:32C'est constitutionnel.
12:33C'est une première chose.
12:35Oui, empêcher les gens
12:37qui n'en peuvent plus de le dire,
12:40c'est un premier pas vers quelque chose
12:42qui, au loin, pourrait ressembler
12:44à une forme de dictature.
12:46J'invite les personnes
12:47à aller faire un tour dans les pays,
12:49vraiment, sous un régime de dictature
12:51pour comprendre que nous sommes ici
12:52dans un grand pays de liberté,
12:54juste au passage de glisse, quand même.
12:56Deuxième chose,
12:57je pense que ce pays n'en peut plus.
13:01On arrive au bout de dix ans
13:02d'un pouvoir qui patauge.
13:05Et il y a cette forme d'impatience
13:07qui, à mon sens, est suicidaire,
13:09puisque c'est ce que je voulais exprimer ce matin.
13:12Nous avons une élection présidentielle.
13:13Le premier tour, c'est dans moins de six mois.
13:16Je pense que ce serait bien
13:17de faire en sorte,
13:19et là, il y a une responsabilité
13:21de tous les partis politiques,
13:22quels qu'ils soient,
13:23d'appeler au calme les citoyens,
13:26parce que le débat démocratique,
13:27il démarre maintenant.
13:29C'est aux uns et aux autres
13:29de proposer un projet pour la France,
13:31et c'est aux citoyens de choisir.
13:33Ça s'appelle la démocratie.
13:34Le problème, c'est que si vous multipliez
13:36les manifs, la casse,
13:38il n'y aura pas d'élection présidentielle.
13:40Il n'y aura pas de débat,
13:41et ce sera une cote mal taillée.
13:42J'aimerais vous entendre sur ce point,
13:44c'est intéressant.
13:45Est-ce que l'on croit vraiment
13:46qu'il peut encore y avoir un débat
13:48dans ce pays,
13:49dans les six prochains mois,
13:50compte tenu de ce qui se passe
13:51dans la rue aujourd'hui,
13:52Maud Koffler ?
13:53Ça semble quasi impossible aujourd'hui,
13:56puisque tout est...
13:58Les gens ne se parlent plus,
14:00les gens se battent,
14:00les gens se tapent dessus.
14:03Non, je ne sais pas.
14:04C'est assez compliqué comme question en réalité.
14:05Ça fait des mois, des années même,
14:07que le débat est devenu compliqué,
14:08parce que la nuance est devenue impossible.
14:09Pourquoi je pose cette question ?
14:10Parce que moi, il y a une phrase
14:11qui m'a beaucoup choqué dimanche dernier,
14:13qui n'a pas beaucoup été commentée.
14:14C'est celle d'Emmanuel Macron
14:16qui dit dimanche dernier
14:17« Vous avez un débat,
14:19vous aurez... »
14:20On m'a posé la question de la démission.
14:23Il ne dit pas ça exactement comme ça,
14:25mais enfin,
14:25il évoque le fait que...
14:28d'un départ plus rapide
14:30ou d'élections anticipées,
14:32peu importe,
14:32mais en tous les cas,
14:33il justifie le fait que
14:34il doit y avoir un temps
14:36consacré au débat
14:37sur les six prochains mois
14:38pour que l'élection présidentielle
14:40soit belle.
14:41Mais...
14:42Alors, il y a deux lectures à cela.
14:44Il y a, d'une certaine façon,
14:46préservez-moi jusqu'au bout,
14:47je dois pouvoir occuper ma fonction
14:49jusqu'au bout,
14:49parce que c'est ainsi,
14:51j'ai été élu,
14:52bon, très bien.
14:53Et puis, il y a...
14:54Est-ce que c'est encore possible ?
14:55Alors, je sors face à un dilemme
14:56parce qu'il ne peut pas démissionner
14:58sinon le prochain président
14:59ou la prochaine présidente
15:01sera obligée de partir
15:02au bout de six mois,
15:03un an, deux ans
15:04s'il y a la moindre vague
15:05de contestation.
15:06Les institutions font
15:07qu'un président doit rester en place.
15:09Malheureusement, c'est ainsi.
15:10Sinon, il n'y a plus de démocratie.
15:12Ça ne marche plus, ce système.
15:13La première chose,
15:14quand il nous souhaite
15:14une belle élection,
15:15il a l'air complètement...
15:16Mais il ne l'explique pas comme ça.
15:17Ça aurait été intéressant
15:17qu'il dise ce que vous venez de dire.
15:19Ben oui,
15:19mais c'est la seule raison audible.
15:22Oui.
15:22Écoutez, je sais que je vous ennuie
15:24mais je vais rester jusqu'au bout
15:25parce que sinon,
15:26mon successeur
15:27ou celle qui va me succéder,
15:28peu importe,
15:29Ça, c'est un vrai argument.
15:30devra partir à la moindre...
15:31La moindre...
15:32La moindre soubrosseau.
15:33...turbulence.
15:34Donc ça, ce n'est pas possible.
15:35Ce serait une instabilité institutionnelle
15:38insupportable.
15:38Ce n'est même pas une question
15:39de 5e République
15:40ou de 6e République.
15:41C'est simplement,
15:42si vous élisez quelqu'un,
15:43si vous le faites partir
15:44au bout de 15 jours,
15:45on ne sait pas comment ça fonctionne.
15:46Il ne l'a pas formulé comme ça.
15:48Moi, je l'ai compris comme
15:49laissez-moi tranquille encore 6 mois.
15:52Écoutez, on va dire les choses simplement.
15:5318% de Français sont satisfaits aujourd'hui.
15:55Ce président est détesté.
15:57Comme l'on en s'entend, en fait.
15:58Comme tous les présidents,
15:59peu ou prou, en fin de règne.
16:01Bon, là,
16:02ça prend des proportions dramatiques
16:03parce qu'il y a deux quinquennat
16:04et pas un.
16:06Première chose.
16:06Deuxième chose,
16:07ce pays est exsangue.
16:09Exsangue !
16:10C'est-à-dire que les gens doivent réaliser
16:11que les 91,2 milliards de charges de la dette,
16:15c'est quand même point de détail de l'histoire.
16:17Pardonnez-moi le jeu de mots.
16:19Ce point-là,
16:20c'est 90 milliards.
16:21Vous les mettez sur la table,
16:22vous réformez la France.
16:23Il va falloir cesser l'argent
16:25des intérêts de la dette.
16:26Donc,
16:27qu'on arrête de nous raconter des salades.
16:28Ce pays est exsangue.
16:30Il n'est pas...
16:31On n'a plus les moyens
16:32de réformer quoi que ce soit
16:33jusqu'à la prochaine élection.
16:35En espérant,
16:36et je rebondis sur ce que vous disiez, Jacques,
16:38que quelqu'un dans cette histoire
16:39ait un projet intéressant
16:41pour lancer le pays.
16:42J'entends des choses
16:43plutôt intéressantes
16:44chez les uns et chez les autres.
16:45Faisons le tri.
16:46Il y a une élection.
16:47Je rappelle l'opinion nouée
16:48pour CNews.
16:50Peu importe le média,
16:51mais l'opinion nouée,
16:51c'est sérieux.
16:52Là,
16:52qui dit 56%
16:54Le Pen face à Glucksmann
16:56ou à Philippe,
16:57c'est-à-dire des candidats
16:58du bloc central,
17:01on va dire,
17:02raisonnables
17:03au vu de l'histoire
17:04de la 5ème République,
17:05mais Marine Le Pen,
17:06elle fait 69%
17:07face à Mélenchon.
17:08Comme par hasard,
17:10c'est le chaos dans la rue
17:11six mois avant.
17:12Il y a quelque chose
17:12qui me dérange
17:13dans cette séquence,
17:14c'est que,
17:15est-ce qu'il n'y a pas
17:15un impensé ?
17:18Je ne dis pas
17:18qu'il y a une manipulation,
17:19ce serait quelque chose
17:21de complotiste
17:22qui n'est pas mon genre.
17:23Mais il y a un impensé
17:24collectif
17:24d'une peur de l'élection
17:26ou du résultat
17:27d'une élection à venir.
17:28Je pense que les Français,
17:29les citoyens,
17:30les uns et les autres,
17:30doivent se poser
17:31et se dire,
17:31quel est le bon projet
17:33pour mon pays ?
17:33C'est intéressant,
17:34en mode Koffler,
17:35de Valeurs Actuelles.
17:36Est-ce que vous aussi,
17:36vous voyez ce qui se passe
17:37dans la rue
17:38et est une forme
17:38d'impensé
17:40de cette projection
17:41de cette élection
17:42au second tour ?
17:43Non, moi je pense
17:44que c'est juste un truc
17:44orchestré par la France Insoumise,
17:46encore une fois.
17:47Et ça aussi,
17:47c'est parfaitement assumé.
17:48Ils sont partout,
17:49les slogans sont totalement deux.
17:51Est-ce que c'est vraiment
17:52tenable cet argument
17:53pour le gouvernement
17:54de dire
17:55tout est orchestré
17:56par la France Insoumise ?
17:57Non, non.
17:58Ça, c'est un point de vue.
17:59après le gouvernement,
18:00sa responsabilité,
18:01c'est de dire
18:01nous sommes responsables.
18:03Vous avez des gilets jaunes
18:07qui veulent se mobiliser
18:08huit ans après.
18:09Mais quels gilets jaunes ?
18:10Où est-ce que vous avez vu
18:10des gilets jaunes ?
18:11Quand je dis des gilets jaunes,
18:12c'est des personnes qui...
18:13Des personnalités ?
18:14Trois personnalités
18:15qui ont incarné...
18:16Je ne parle pas des trois
18:17que nous interviewons
18:17en boucle sur tous les médias.
18:19Je parle des gens
18:19qui sont exaspérés.
18:20Il y en a de tous les bords.
18:22C'est les gens qui payent
18:22des gens.
18:23Ils représentent
18:24les sens trop chers
18:25à la pompe.
18:27Ils ne sont pas dans la rue,
18:27Jean-François.
18:28D'accord.
18:29Mais vous savez quoi ?
18:30Moi, je veux bien
18:31que les gens râlent
18:32sur les réseaux sociaux,
18:33expliquent qu'ils n'ont plus
18:34les moyens de payer l'URSSAF.
18:36Et ils sont hyper nombreux.
18:38Mais ceux qui foutent le bordel...
18:40Ceux qui manifestent
18:41et pensent au grand soir
18:43aujourd'hui
18:44vont avoir une surprise
18:46dans les urnes
18:46que la majorité scientifique
18:47vous dit que vous votez
18:49dans six mois.
18:49Maud, vous voyez vous
18:50en réalité
18:51un, le mouvement lycéen,
18:53ça on l'a bien vu,
18:54et deux, des casseurs.
18:55Vous ne voyez pas
18:56d'autres mouvements
18:57sociaux aujourd'hui ?
18:58Le juste milieu,
18:59ce sont les syndicalistes,
19:00ce sont ceux qu'on voit
19:01régulièrement
19:02pour le travail,
19:03ce sont ceux
19:04qu'on est censé voir le 5.
19:05Oui, ce sont ceux
19:06qu'on est censé voir le 5.
19:08Effectivement,
19:08mais là où Jean-Luc Mélenchon
19:10a eu raison la semaine dernière,
19:11c'est lorsqu'il a dit
19:12que dans son cortège,
19:13tout s'était très bien passé.
19:14Parce que c'était cadré,
19:15parce que c'était les syndicats,
19:16parce que c'était
19:17presque bon enfant
19:18comme manifestation.
19:19Le problème,
19:20c'est toujours ceux d'à côté.
19:21Sauf que ceux d'à côté,
19:22ce sont des gens
19:23qui reprennent
19:23des termes de Jean-Luc Mélenchon,
19:24qui sont encouragés
19:25par des termes
19:26de Jean-Luc Mélenchon.
19:27Quand j'entends
19:28Balibagayoko
19:28légitimer toute forme
19:29de violence,
19:30puis finalement rétropédaler,
19:31puis finalement redire
19:32que non, non,
19:32il assume complètement
19:33ses propos,
19:34c'est totalement irresponsable
19:35et cet homme est un élu
19:36de la France insoumise.
19:37Maud Coffleur et Jean-François Aquili,
19:39merci à tous les deux.
19:41Dans quelques secondes,
19:42on poursuit la vérité en face
19:43avec vous,
19:44vous qui nous donnez
19:45votre avis
19:46sur cette journée
19:47de tous les dangers
19:48pour le gouvernement,
19:49pour les mairies,
19:51d'une certaine façon,
19:52plusieurs municipalités
19:53qui ont assumé
19:54de vouloir ne pas autoriser
19:57ces manifestations
19:58en le demandant bien sûr
19:59aux préfets
20:00qui ont la compétence.
20:03Et puis la question
20:04des commerçants,
20:05la question du rôle
20:07des syndicats,
20:07vous nous appelez
20:080826 300 300,
20:09à tout de suite.
20:11Le Grand Matin Sud Radio,
20:13la vérité en face,
20:15Jacques Cardoz.
20:16Et dans la vérité en face,
20:17vous nous appelez,
20:18c'est vous,
20:18vous qui faites l'actualité
20:190826 300 300,
20:22on accueille Claudine
20:23qui nous appelle de New York.
20:24Bonjour Claudine.
20:25Bonjour Jacques Cardoz.
20:27Bonjour,
20:27soyez la bienvenue.
20:28Comment vous voyez
20:29cette journée de demain ?
20:31Pas bien.
20:34Ça vous inquiète ?
20:35Parce que,
20:36ben moi,
20:37moi,
20:38je suis dans la brousse,
20:39alors ça ne m'inquiète pas.
20:41Pour l'instant,
20:42ils ne viennent pas jusque-là.
20:43Donc,
20:43voilà.
20:45Ma fille qui est à Toulouse,
20:46par contre,
20:47bon,
20:48c'est un peu plus inquiétant.
20:49Parce qu'elle est dans Toulouse même,
20:51elle habite dans Toulouse,
20:52elle travaille dans Toulouse,
20:53en plein cœur de la ville.
20:55Donc,
20:56forcément,
20:58on y pense.
20:59Voilà,
21:00on va dire ça comme ça.
21:00à Toulouse,
21:02où la manifestation
21:05ne sera pas autorisée
21:07en centre-ville,
21:07je crois.
21:09Oui,
21:10mais enfin,
21:10bon,
21:11vous savez,
21:12il n'y a pas grand-chose
21:13qui les arrête,
21:13actuellement.
21:14C'est ça.
21:15Oui,
21:15c'est pour ça que ça vous inquiète.
21:17Non,
21:18mais bon,
21:18il faut être un peu objectif.
21:20Je veux dire,
21:24oui,
21:25on ne s'attendait pas
21:26à ce qu'ils aillent
21:27faire les magasins,
21:29etc.
21:29Enfin bon,
21:31il faut s'attendre à tout.
21:32Vu les dernières fois,
21:34déjà,
21:35où ça a eu lieu,
21:37plus ça va,
21:38moins ils ont de limites.
21:41Donc,
21:41forcément,
21:43si en plus,
21:44on leur donne des limites
21:45qui sont quand même
21:46relativement subjectives
21:47puisque bon,
21:47les peines de prison,
21:49là,
21:49ne sont pas non plus
21:50oulalala.
21:53Bon,
21:54là,
21:55on prend des grandes décisions
21:56en disant
21:57oui,
21:57on va faire ceci,
21:58tout ça.
21:59Mais bon,
21:59vous savez,
22:00les actions,
22:02les paroles,
22:03c'est bien,
22:03les actions,
22:04c'est mieux.
22:05Alors,
22:05juste je précise
22:07parce qu'effectivement,
22:08en fait,
22:08la manifestation contre la vie chère
22:10est autorisée
22:10pour ce samedi 24
22:12à Toulouse.
22:13En revanche,
22:14effectivement,
22:15il y a d'autres rassemblements
22:16qui ont été,
22:17tous ceux qui sont non déclarés,
22:18évidemment,
22:18sont strictement interdits.
22:20Et donc,
22:20oui,
22:20il y a eu des restrictions
22:22mais vous avez raison,
22:23celle de demain,
22:24elle est autorisée à Toulouse.
22:26Oui,
22:26et puis,
22:26de toute façon,
22:28je veux dire,
22:29ce n'était pas autorisé non plus
22:30de bousiller les vitrines des magasins
22:32et puis de les piller.
22:35Voilà,
22:36vous avez vu quelqu'un
22:37qui les a arrêtés,
22:38vous ?
22:39Eh oui.
22:40Qu'est-ce que ça signifie ?
22:41Ça signifie que vous,
22:42vous seriez pour qu'on interdise
22:43ces manifestations ?
22:45Non,
22:46mais moi,
22:46je ne suis pas pour qu'on interdise
22:47les manifestations.
22:48Moi,
22:49je suis pour qu'on mette
22:50toutes ces racailles en prison.
22:53Voilà,
22:54qu'on,
22:55tous les bâtiments,
22:56là,
22:56dont on ne sait pas quoi faire,
22:57là,
22:57qui appartiennent à l'État
22:58qui sont,
22:58qui sont,
23:01pas mis en,
23:02enfin,
23:02qui sont vides,
23:03quoi,
23:04ben,
23:05on peut peut-être
23:05les mettre en prison.
23:07Oui.
23:07On peut peut-être
23:08en faire des prisons.
23:10On en fait des prisons
23:11et puis on les met dans.
23:13Malheureusement,
23:14malheureusement,
23:15Claudine,
23:16malheureusement,
23:16ça prend du temps.
23:17Les transformations de bâtiments,
23:19les constructions de prisons,
23:21d'ailleurs,
23:22c'est intéressant ce que vous dites
23:23parce que j'étais en ligne ce matin
23:24avec un directeur de prison
23:26qui dit,
23:26lui,
23:27il faudrait construire,
23:29là,
23:29tout de suite,
23:30très vite,
23:30une prison de,
23:31entre 10 et 15 000 prisonniers
23:34parce qu'on en a besoin.
23:36Donc,
23:36c'est vous dire,
23:37on a un taux d'occupation
23:38de 140%.
23:39Aujourd'hui,
23:40dans les prisons de France,
23:41en fait,
23:41il n'y a plus de place en prison
23:42et il y a une surpopulation carcérale.
23:45Vous restez avec nous,
23:46Claudine,
23:46et on va accueillir Bruno
23:47qui nous appelle de Montpellier.
23:49Oui,
23:49bonjour, Jacques.
23:50Bonjour, Bruno.
23:51Vous,
23:51vous considérez que les manifs
23:53doivent être maintenus ?
23:55Oui,
23:56maintenus
23:57et encadrés
23:58comme c'est prévu
24:00de le faire
24:00avec les syndicats
24:01de manière à ce que
24:02on limite au maximum
24:04tout ce qui va être
24:05casse et pillage.
24:07Vous pensez que ce sera suffisant ?
24:10Les services d'ordre
24:11des syndicats ?
24:14Les manifs se passent bien.
24:16Ce qui se passe mal,
24:17c'est ce qui se passe après.
24:18Donc,
24:20je pense que
24:21renforcer
24:22et redonner
24:23leur rôle
24:24au syndicat
24:25en tant qu'intermédiaire
24:26entre la population
24:28et le gouvernement,
24:30dans cette phase critique,
24:32ça peut aider,
24:33effectivement.
24:33mais ça n'empêchera pas
24:35qu'en fin de manif,
24:36moi,
24:36sur Montpellier,
24:38pour le mouvement
24:39des Gilets jaunes,
24:40à la fin de la manif,
24:41ils m'ont...
24:43Ah,
24:43on a une petite rupture
24:45avec vous,
24:45Bruno Claudine.
24:46Vous êtes toujours là
24:48lorsque vous entendez...
24:49On vous a retrouvé,
24:50Bruno,
24:50allez-y.
24:52Ah,
24:52non,
24:52on a un petit problème
24:53avec Bruno Claudine.
24:53Lorsque vous entendez
24:54ce que nous dit Bruno
24:55au sujet de ces encadrements
24:57par les syndicats,
24:58est-ce que vous,
24:59ça vous rassure
24:59ou pas,
25:00Claudine ?
25:00C'est un doux rêve.
25:02On a le droit de rêver,
25:04c'est pas interdit.
25:06Moi,
25:06je suis un peu plus pragmatique,
25:08quoi.
25:09Parce que
25:09ce qu'on a vu,
25:11on l'a vu,
25:11quoi.
25:12Et quand il dit
25:13c'est après la manifestation,
25:15je suis désolée,
25:15mais ça commençait déjà
25:16à 14h.
25:17Avant 14h,
25:18à midi,
25:19ils étaient déjà
25:19en train
25:20de péter
25:21les pavés
25:23sur la République
25:25et puis
25:26en train
25:26de balancer
25:27déjà des choses
25:27sur la police.
25:31Donc,
25:32non,
25:33c'est pas après,
25:33c'est pendant,
25:35c'est après,
25:35c'est pendant,
25:37voilà.
25:37Donc,
25:38non,
25:38non,
25:39non,
25:40là,
25:40il y a des choses,
25:41moi,
25:41je pense que
25:42là,
25:43actuellement,
25:45soit on n'a pas voulu
25:46les arrêter,
25:47on les a laissés faire.
25:51Bruno,
25:52Bruno,
25:52vous,
25:53ce que vous nous dites,
25:54c'est que,
25:55vous entendez ce que dit Claudine,
25:57elle,
25:57elle pense que
25:58quoi qu'il arrive,
25:58lorsqu'on organise
25:59une manifestation aujourd'hui,
26:01malheureusement,
26:01même si la première partie
26:02est bien organisée,
26:03ça dérape toujours.
26:04Comment fait-on ?
26:06Ben,
26:07ouais,
26:07c'est exactement,
26:08c'est là que le boulot
26:10de la police
26:11reprend tout son rôle.
26:13Pas de casse,
26:14pas de pillage,
26:14parce que les casseurs,
26:15ils ont un agenda politique
26:17de destruction
26:17de notre société,
26:18les pilleurs,
26:19ils vont détruire
26:21le boulot
26:22des commerçants,
26:23donc il faut
26:24s'en tenir aux revendications.
26:25Dans toutes ces conversations-là,
26:27on oublie les revendications.
26:28Donc,
26:28il faut remettre
26:29les revendications
26:30au premier rang
26:30et le seul moyen
26:31de les remettre,
26:32c'est d'avoir
26:33des interlocuteurs sociaux
26:35qui permettent
26:37à ces revendications
26:38de s'exprimer.
26:39Moi,
26:40j'ai fait la manif
26:41samedi dernier
26:42à Montpellier.
26:42Pendant deux heures et demie,
26:43ça s'est très bien passé.
26:45Il n'y a eu aucun problème,
26:47d'accord ?
26:47Et derrière,
26:48on parle de République,
26:50on va parler
26:50de République à Paris.
26:52À Paris,
26:52les NAC,
26:53elle a démarré
26:53à 13h30
26:54et ils ont commencé
26:55à gazer
26:56avant même
26:56que les gens partent.
26:57Donc,
26:58c'est là qu'il faut
27:00remettre les choses
27:00à leur place.
27:01Les revendications
27:03encadrées
27:03par les organisations
27:04de lycéens,
27:05encadrées
27:06par les organisations
27:07syndicales
27:08et toutes les organisations
27:09représentatives
27:10et derrière,
27:11pour ceux qui sont
27:12contre notre pays,
27:14contre notre société,
27:15zéro tolérance.
27:16Oui,
27:17zéro tolérance.
27:18c'est le boulot de l'État.
27:18Là,
27:19c'est le boulot de l'État
27:20de faire son taf.
27:21Et ça les arrange bien
27:22parfois de semer le bazar.
27:24Comment ça s'est passé
27:24à Montpellier ?
27:25Ça a dérapé
27:26à partir de quel moment,
27:27Bruno ?
27:28On a fait le tour
27:31du centre-ville
27:32puisqu'ils avaient interdit
27:33de manifester
27:34à l'intérieur de l'écusson
27:35justement pour éviter
27:37la casse des magasins
27:38et ça a commencé
27:40à se dégrader
27:41réellement
27:42à partir du moment
27:43où on revenait
27:44vers l'esplanade
27:45et la comédie
27:46et ensuite,
27:47ça a duré
27:48jusque tard dans la soirée.
27:49Et moi,
27:49j'ai un problème de santé,
27:50je ne peux pas me permettre
27:51de me faire gazer
27:52donc je suis sorti
27:53justement avant
27:54qu'on réattaque l'esplanade
27:55et pour la plupart
27:58des manifestants
27:59qui ont fait
28:00cette partie
28:00de la manifestation,
28:02ça s'est extrêmement bien passé
28:04dans une ambiance joyeuse,
28:06transgénérationnelle
28:06où les plus jeunes
28:07et les plus anciens
28:08comme moi
28:09qui suis un vieux gilet
28:09jaune,
28:10on a parfaitement échangé
28:12et ça s'est bien passé.
28:13Donc c'est ça
28:14qu'il faut pousser.
28:14Et on rappelle Bruno
28:17que la préfète
28:19de l'Hérault
28:19a imposé
28:20des mesures
28:21d'exception
28:21à Montpellier
28:22et à Béziers
28:23d'ailleurs
28:24pour ce 24 octobre
28:25avec des manifestations
28:26qui sont interdites
28:28et un couvre-feu
28:29pour les mineurs
28:29et également
28:30des tramways
28:31à l'arrêt.
28:33Ça,
28:33j'imagine
28:34que ça vous convient
28:35Claudine,
28:36ce genre de décision.
28:37c'est ce qu'il faut faire
28:37selon vous ?
28:39Disons qu'il faut
28:41dignité des dégâts,
28:42quoi.
28:43Mais ce monsieur disait
28:46les policiers
28:47ont commencé
28:48à gazer
28:48il y a 13h30.
28:50Mais s'il avait
28:51mieux regardé,
28:52il aurait vu
28:52que les Black Blocs
28:54étaient déjà
28:54en train de casser
28:55des pavés
28:57et puis de mettre
28:58le bazar
28:59déjà à la République,
29:00déjà à ce moment-là.
29:02C'est pour ça
29:02qu'ils ont gazé.
29:03C'est pendant 3 ans
29:04ils ont gazé.
29:05Non mais parce qu'il parlait
29:06de Montpellier,
29:07je pense que vous ne parliez pas
29:09de la même...
29:09je parlais de Paris.
29:09Ah d'accord, ok.
29:10Ah non, ils parlaient de Paris.
29:11À Paris, ils ont même gazé
29:14un orchestre
29:14en train de jouer.
29:16Oui, parce qu'il y avait
29:17des casseurs.
29:18Oui, parce qu'il y avait
29:19des casseurs
29:20qui étaient en train
29:21de mettre le bazar déjà.
29:22C'est parce qu'il y a
29:22des casseurs dans un coin.
29:23Ça n'a pas de sens.
29:24Ah bah oui, mais enfin
29:25bon, vous êtes marrants,
29:26alors on les laisse faire.
29:27Non, je ne suis pas marrant,
29:28je suis dans les manifs
29:29depuis 2018.
29:30Bah non, mais on les laisse faire
29:31alors ?
29:32Non, on ne les laisse pas faire.
29:33On ne les laisse pas
29:34arriver jusque-là.
29:35On ne les laisse pas
29:36arriver jusque-là.
29:36Et l'État, ça les arrange bien
29:38de semer le bazar.
29:40Et ça les arrange bien
29:41d'avoir des casseurs
29:43qui leur donnent des excuses
29:44pour restreindre la liberté
29:46de vraiment exprimer
29:47nos revendications.
29:49Donc les casseurs,
29:50ils les connaissent.
29:51Ils les ont à travers
29:52le renseignement intérieur.
29:55Mais ils les laissent
29:57venir jusque-là.
29:58Et à l'arrivée,
29:59vous gazez un orchestre.
30:00Vous vous rendez compte
30:01le niveau de stupidité
30:02que ça constitue ?
30:03Oui, Bruno Claudine
30:04vous répond.
30:06Oui, moi, la stupidité,
30:08elle est...
30:09Alors, je peux être d'accord
30:10avec vous sur le fait
30:11que l'État laisse faire,
30:13que le gouvernement laisse faire.
30:14Ça, je peux être d'accord
30:15avec vous.
30:16Néanmoins,
30:17quand vous avez des gens
30:19qui mettent le bazar,
30:21eh bien,
30:22qu'il y ait un orchestre
30:23ou qu'il n'y ait pas d'orchestre,
30:24le sujet n'est pas là.
30:25Le sujet, c'est qu'il faut bien
30:26écarter les gens
30:28qui mettent le bazar.
30:29Les casseurs,
30:30ils n'étaient pas
30:31au milieu de l'orchestre.
30:32Donc ils savaient très bien
30:33où ils gavaient.
30:34Oui.
30:35Merci en tous les...
30:36De toute façon,
30:37de votre point de vue,
30:38c'est forcément
30:39de la faute de la police.
30:40On ne vous mettra pas d'accord.
30:41On ne vous mettra pas d'accord
30:42en tous les cas.
30:43C'est de la faute des casseurs.
30:45Ils ont gazé.
30:45C'est de la faute des casseurs
30:47principalement.
30:48Et les casseurs
30:48ne sont pas les manifestants.
30:50Vous vous rejoignez.
30:51Les casseurs ne sont pas
30:51les manifestants.
30:52Voilà.
30:53Et les pilleurs
30:53ne sont pas les casseurs
30:55et ne sont pas les manifestants.
30:56Vous vous rejoignez
30:57sur le fait
30:59que vous caractérisez
31:00tous les deux
31:00le fait que ce sont
31:01les casseurs
31:02qui sont responsables.
31:04Mais ensuite,
31:04sur la méthode,
31:05vous ne vous rejoignez pas
31:07notamment au sujet
31:08effectivement du gazage
31:09de cet orchestre.
31:10Merci à tous les deux.
31:11En tous les cas,
31:11Claudine qui nous appelle
31:12de New York
31:13et Bruno de Montpellier.
31:14Très belle journée à vous
31:15et à l'écoute de Sud Radio.
31:16Dans quelques secondes,
31:17on poursuit la discussion
31:18dans La Vérité en Face.
31:19avec cette question
31:20quel rôle jouent
31:22les syndicats ?
31:24Quel rôle jouent
31:25les syndicats
31:27dans tout cela ?
31:28Est-ce qu'ils doivent
31:28appeler à la raison ?
31:30Est-ce qu'ils peuvent
31:31réellement encadrer
31:32ces manifestations ?
31:34Et est-ce que c'est suffisant ?
31:35Vous nous appelez
31:360826 300 300
31:37A tout de suite.
31:38Jacques Cardoz
31:39Entre droits de manifester
31:41et crainte que cela déborde,
31:42on en débat aujourd'hui
31:44dans La Vérité en Face
31:45et vous nous appelez
31:46parce que c'est vous
31:47qui faites l'actualité
31:48au 0826 300 300.
31:50J'accueille Guy
31:50qui nous appelle de Toulon.
31:52Oui, bonjour.
31:53Bonjour Guy.
31:56Est-ce que vous craignez
31:57cette journée de demain ?
31:59La crainte,
32:00je ne suis pas dans Toulon même.
32:02Donc, je ne peux pas dire
32:04je craigne,
32:05je me débrouillerai
32:06de ne pas y être.
32:06Je me mets à la place
32:07de tous ces commerçants
32:11qui n'ont rien fait à personne
32:12et qui ont été embêtés
32:15et qui risquent
32:16d'être à nouveau embêtés.
32:19Le problème dans tout ça,
32:20c'est que si vous voulez,
32:23bon, il a été mis
32:24des dispositions,
32:25des couvre-feux,
32:26des cils,
32:27des lades et le reste.
32:27Donc, s'ils ont envie
32:28de manifester,
32:29ils manifesteront quand même.
32:32Après, surtout les casseurs.
32:34Ce n'est pas la manifestation
32:35par elle-même.
32:36Les gens ont le droit
32:36de manifester.
32:37Ça, ce n'est pas le problème.
32:38Le truc, c'est que je pense
32:40que on devrait avoir,
32:42du moins,
32:43nos dirigeants
32:44et nos gens
32:45qui sont beaucoup plus intelligents
32:46que vous et moi
32:47devraient avoir
32:47beaucoup plus de discrétion
32:49et ne pas dire
32:51on va faire ci,
32:51on va faire là,
32:52on va faire un couvre-feu,
32:53on va faire bon.
32:54Parce qu'en réalité,
32:55si vous interdisez
32:56les gens d'aller dans Toulon,
32:57avec les moyens qu'ils ont,
32:59et on a eu l'exemple
33:01des dizaines de fois,
33:02au dernier moment,
33:03ils peuvent décider,
33:04par exemple,
33:04d'aller à la Seine-sur-Mer
33:06qui est juste à côté,
33:07d'aller dans le coin
33:09de Grand-Var
33:11et l'avenue 83
33:13qui peuvent détruire la volonté.
33:16Ils peuvent aller sur Hier,
33:17qui est une ville moyenne.
33:19Ils peuvent faire ça.
33:22Et donc,
33:23je pense que
33:25ce qui est à craindre,
33:27c'est surtout qu'on diffuse trop
33:28ce qui doit être fait.
33:29Et on vous montre
33:31des reportages
33:32sur comment on s'y prend
33:33pour surveiller ci,
33:34surveiller là,
33:34autant leur donner
33:35tous les outils.
33:36Déjà qu'ils en ont beaucoup
33:37et qu'ils sont des fois
33:38mieux équipés
33:39que notre police
33:41et tout ce qui s'en suit
33:42pour ce qui est de l'armement.
33:44Donc,
33:45je pense qu'on fait
33:46de grosses erreurs.
33:48Parallèlement à ça,
33:50par mon travail,
33:50j'ai eu l'occasion
33:51de rencontrer des personnes
33:55qui étaient...
33:56Alors,
33:56j'ai rencontré deux personnes
33:58et que je côtoie toujours
33:59deux personnes
34:00qui étaient commandants
34:02de la criminelle
34:03dans des régions différentes
34:04et un commandant
34:07de la BAC.
34:08D'accord ?
34:09Et donc,
34:10je vais vous dire sincèrement,
34:11ces gens-là,
34:12ils vous disent
34:12mais
34:14il y a les moyens.
34:16Il y a les moyens.
34:17Il suffit d'interdire
34:18tout ce qui est...
34:20C'est très simple,
34:21vous interdirez déjà
34:22tout ce qui est cagoule
34:22dans les manifestations.
34:24et vous arrêtez les gens
34:25sur le champ.
34:26Voilà,
34:27vous avez le visage.
34:28Pourquoi ce n'est pas fait
34:28d'après vous ?
34:30Parce que
34:31ce que je dis
34:33tout le temps,
34:34c'est voulu.
34:36C'est voulu
34:37de faire
34:37cette terreur,
34:38de produire
34:40cette terreur
34:40dans le pays.
34:41C'est prévu,
34:42c'est organisé.
34:43Produire peut-être pas,
34:44mais en tous les cas,
34:45laisser faire
34:46par crainte
34:46que ça dérape.
34:47C'est peut-être ça.
34:48C'est ça.
34:49On a peur que ça dérape,
34:50mais vous savez,
34:51je m'occupe,
34:53je vous ai déjà eu
34:54et je vous ai dit
34:54je m'occupe de deux migrants.
34:56D'accord ?
34:56Les deux.
34:57Hier, je me rencontrais.
34:58Il m'a dit
34:58mais vous êtes fous ici.
35:01Mais chez nous,
35:02le gars qui s'est mis
35:03à faire un truc comme ça,
35:05il est fusillé dans la rue.
35:06Direct.
35:06La police se tire au-dessus,
35:07c'est fini.
35:08On ne discute pas.
35:09Donc tous ces gens
35:10qui se disent être de pays,
35:12alors on défend
35:13je suis de l'Algérie,
35:14je suis de la Tunisie,
35:15je suis de tel pays,
35:16de tel pays,
35:17et s'il est là,
35:18ils viennent avec leur drapeau.
35:20Mais je vais vous dire,
35:21va y vivre au quotidien
35:22dans ces pays.
35:23Fusillé dans la rue,
35:25ce n'est pas le meilleur
35:26qu'on puisse souhaiter
35:27pour une société digne de ce nom.
35:30En même temps, Guy,
35:31mais effectivement,
35:33j'entends ce que vous nous dites.
35:34Catherine nous appelle de Montauban.
35:36Bonjour Catherine.
35:37Bonjour.
35:38Comment vous voyez
35:38cette journée de demain, Catherine ?
35:42Eh bien,
35:43ça va être, je pense, compliqué.
35:45Mais en même temps,
35:47ça fait des années
35:48qu'on a déshabillé
35:49nos forces de police
35:50qui vont aller
35:52avec des pistolets
35:53à bouchons
35:54contre les casseurs.
35:55Donc il y a un moment,
35:55effectivement,
35:56on ne peut pas
35:57avoir force de loi
35:58sur ce genre de personnes.
36:00Oui.
36:01Et c'est absolument lamentable.
36:02Et en même temps,
36:04M. Macron
36:05n'a aucune analyse
36:06de situation.
36:07Mais ça,
36:07c'est depuis le début
36:09de ces quinquennats,
36:10c'est clair et net.
36:11Comment vous analysez
36:13son approche,
36:14vous,
36:15sur ce mouvement ?
36:17Il entretient la peur.
36:20Donc il entretient
36:21la peur des gens.
36:22Il entretient.
36:23Donc quand on a peur,
36:24on ne réfléchit plus.
36:25On est en instinct de survie.
36:27Donc les gens
36:27restent cloîtrés chez eux.
36:29On n'a plus d'envie
36:31d'aller manifester,
36:33se révolter.
36:34Je suis une ancienne infirmière.
36:37Moi, je me suis fait gazer
36:39par M. Macron
36:39avant le Covid
36:40quand on lui disait
36:41que les établissements
36:43de santé n'allaient pas bien.
36:44Donc il n'a aucune analyse
36:46de situation.
36:47Il fait de l'esbrouffe.
36:48Il fait son show.
36:50Il va après nous demander
36:52nos grandes revendications
36:54avec son petit cahier.
36:56Et après,
36:57on ne sait pas du tout
36:57où sont passées
36:58nos revendications.
36:59Il a dû faire un feu de joie
37:01avec Brigitte.
37:01Mais en attendant,
37:03j'ai de la famille
37:04en Normandie,
37:05au Touquet,
37:07il y avait
37:07six cartes de CRS
37:08autour de la chocolaterie
37:10Tronieu.
37:11Et là,
37:12on va avoir
37:12tous les petits commerçants
37:14qui vont être obligés
37:15de prendre
37:15sur leur compte
37:16des services
37:19de sécurité privés.
37:22Je trouve ça
37:24lamentable.
37:25Guy,
37:25vous êtes encore avec nous
37:27de Toulon.
37:29Effectivement,
37:30ce que nous dit Catherine
37:31au sujet d'Emmanuel Macron,
37:32vous le partagez.
37:34Oui.
37:35Vous voyez,
37:35dans le tendance
37:36qu'elle est en train
37:36de raconter,
37:37j'ai un de mes amis
37:38qui travaille sur la région
37:40de Nice,
37:41qui est artisan.
37:43Et il y a deux ans,
37:44il m'a raconté
37:46qu'il avait travaillé
37:48chez un monsieur
37:49qui avait une société
37:50de gardiennage,
37:52tout ça,
37:53et qu'ils avaient été réunis.
37:56ils étaient,
37:57il a dit,
37:58une trentaine de sociétés
37:59et on leur avait demandé
38:00de recruter,
38:01de former des gens
38:02parce qu'ils s'attendaient
38:02à des rébellions
38:03dans les années
38:04qui allaient venir.
38:05Et oui,
38:06merci Guy en tous les cas
38:07et merci à Catherine
38:08tous les deux
38:09d'avoir partagé
38:10et animé avec moi
38:11cette vérité en face.
38:13On accueille
38:13Stéphanie Demuru
38:14dans le studio de Sud Radio.
38:16Bonjour Jacques.
38:16Bonjour Stéphanie,
38:17vous allez bien ?
38:17Très très bien.
38:19Écoutez,
38:19week-end un petit peu
38:20de tension quand même.
38:21Week-end de tension,
38:22on le sent bien,
38:23les gens sont inquiets.
38:24Et oui,
38:24et en même temps
38:25on voit que
38:26j'ai envie de dire
38:27le gouvernement
38:27a sorti l'artillerie lourde
38:31mais il y a
38:31une grosse inquiétude.
38:32Vous trouvez ça normal
38:33en fait qu'on ait le choix
38:35entre le couteau
38:35et l'enclume finalement ?
38:37Et en même temps
38:37ce n'est pas clair.
38:38Si je puis me permettre,
38:39ce n'est pas clair.
38:40Si vous réussissez
38:41là en 15 secondes
38:43à me dire
38:43où est-ce qu'on a le droit
38:44de manifester,
38:45quels sont les parcours
38:46autorisés,
38:48est-ce qu'il y a encore
38:49des couvre-feux ?
38:49Enfin je veux dire
38:50on n'y comprend plus rien.
38:51Ce qui est très clair
38:52c'est qu'est-ce que
38:53vous trouvez ça normal
38:54qu'on ait peur
38:55d'aller manifester
38:56pacifiquement
38:56pour des revendications
38:58légitimes ?
38:59Est-ce que vous trouvez
38:59ça normal
39:00que les commerçants
39:00aient le choix
39:01entre tirer le rideau ?
39:02C'est ce que leur conseille
39:03ce matin le président
39:04de la chambre de commerce
39:06de laisser faire la police
39:07mais finalement
39:07de renoncer
39:08à leur chiffre d'affaires.
39:09Est-ce que vous trouvez
39:10normal qu'Olivier Faure
39:12aille manifester
39:14au congrès du RN
39:16sous couvert de démocratie
39:17on ne laissera pas passer
39:18le RN
39:19au lieu d'aller
39:21d'être aux côtés
39:22des manifestants
39:23pacifiques
39:23il y a plein de choses
39:24que je trouve pas normales
39:25voilà
39:26On est bien d'accord
39:26vous allez en parler
39:28à vous de le dire
39:29est-ce qu'il y aura
39:30d'autres sujets ?
39:31Oui des choses
39:32un petit peu
39:32plus légères
39:33on va dire
39:34de 10h à 10h30
39:36Olivier d'Artigol
39:37on le connait bien ici
39:38ancien chroniqueur
39:39de Sud Radio
39:40il a écrit un livre
39:41tout destin
39:42et cousu d'enfance
39:43il s'intéresse
39:43à l'enfance
39:44des hommes politiques
39:45il a bien raison
39:46tout est là
39:47je pense qu'il y a
39:48beaucoup de psychanalystes
39:49parfois
39:50qu'il faudrait faire
39:51sur nos candidats
39:53c'est à suivre
39:5310h midi
39:54avec vous Stéphanie Demuru
39:55bon week-end
39:56j'en profite
39:57pour vous le dire
39:57et à tous
39:58merci à Juliette Riouffole
40:00et Joseph Ruiz
40:00pour la préparation
40:01de ce grand matin
40:02Anthony à la réalisation
40:03et Emmanuel Galasso
40:05au standard
40:06je vous retrouve
40:07lundi