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  • il y a 13 minutes
Avec Elisabeth Levy et Françoise Degois

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-10-05##

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz.
00:05L'actualité, l'actualité, c'est cette semaine décisive.
00:09Je ne sais pas si elle est décisive pour le gouvernement,
00:11mais en tous les cas, elle est décisive dans nos vies,
00:13parce qu'effectivement, on ne peut pas être insensible à ce qui se passe pour les lycéens,
00:18à leurs revendications, à peut-être ces mouvements maintenant étudiants
00:22et ces universités qui vont peut-être rejoindre le mouvement.
00:26C'est l'un des enjeux de la semaine.
00:29Effectivement, aujourd'hui, des ministres craignent l'embrasement national.
00:33On était à l'instant avec Philippe Baptiste,
00:35ministre de l'Enseignement supérieur de la Recherche et de l'Espace,
00:37qui ne cachait pas effectivement son inquiétude face à tout ce qui se passe.
00:42Alors, pour cela, on vous a posé deux questions ce matin.
00:47Avec vous, Félix Mathieu, d'abord, voyons la première.
00:50Avec cette suggestion d'un maire, le maire de Salon de Provence, Nicolas Isnard,
00:55qui propose de suspendre les réseaux sociaux les jours de manifestation aux lycéens.
00:59On se demande si vous pensez que ça peut être réellement envisageable.
01:03Vous nous répondez sur la chaîne YouTube de Sud Radio, oui, à 57%.
01:07Alors, sur le compte X de Sud Radio, il y a quand même pas mal de sceptiques sur le thème
01:11« Bienvenue en Corée du Nord » au cas Kim Jong-un.
01:13Bon, il y en a quand même à qui ça pose question, cette idée de suspendre les réseaux sociaux pour
01:17les mineurs, pour les lycéens.
01:18Alors, c'est sûr qu'il y a, effectivement, je peux comprendre beaucoup de réticences face à ça.
01:24On donne quelques éléments de contexte.
01:25Samedi 3 octobre, le lycée général et technologique de l'Empérie, à Salon de Provence, a subi un début d
01:30'incendie.
01:31En réaction, donc, le maire a proposé ce blocage temporaire,
01:34qui a déjà été envisagé par le passé.
01:38Il le présente comme une méthode exceptionnelle, limitée dans le temps,
01:42une sorte de brouillage, en réalité, comme ça se passe parfois sur des scènes de guerre,
01:46où l'armée peut utiliser des brouillages pour éviter des communications.
01:51C'est sûr que, dit comme ça, c'est assez impressionnant.
01:54Est-ce qu'il faut en arriver là ?
01:56Je crois connaître la réponse, mais je vous pose la question, ma chère Françoise.
01:59Non, pas du tout. En fait, je pense que ça, c'est des artefacts.
02:02C'est, comment dirais-je, c'est du gadget.
02:05C'est véritablement, pour moi, ça n'a strictement aucun sens.
02:09La réalité, c'est qu'on peut quand même se dire, parce que nous étions d'accord,
02:12il y a 15 jours, Elisabeth, vous et moi,
02:15qu'en réalité, les conflits sociaux ne partaient jamais où on les attendait.
02:18Tout le monde attendait les Gilets jaunes.
02:20Et en réalité, ce sont les lycéens qui s'embrassent, et peut-être les universités.
02:25Moi, je ne fais pas partie des gens qui dansent sur la table en disant
02:27youpla boum, tout le monde est dans la rue, etc.
02:29J'ai été lycéenne, j'ai manifesté contre Devaquet, nous sommes de la même génération.
02:33Je pense quand même que la réalité, c'est qu'il y a un déficit à la base
02:38de compréhension du gouvernement.
02:40Je pense que je ne balayerai pas tous les sujets.
02:43Je pense qu'interdire les réseaux sociaux, ça ne sert à rien.
02:46Il faut ouvrir une négociation, il faut respecter les lycéens.
02:49Et je dois dire quand même que je suis assez sidérée de la façon dont, à nouveau,
02:53ce gouvernement prend les mouvements sociaux à l'envers.
02:56On va y venir, mais d'abord, Elisabeth Lévy, sur ce point, il s'appelle Nicolas Isnard,
03:02à ne pas confondre avec l'Isnard, bien sûr.
03:04Il précise avoir saisi le ministre de la Justice et le ministre de l'Intérieur,
03:08et appelle les parlementaires à rendre cette mesure possible.
03:11Donc, on verra si techniquement, ce n'est pas tellement le sujet,
03:13est-ce que techniquement, c'est possible ?
03:14Enfin, pour moi, techniquement, c'est assez.
03:16Il y a quand même un petit sujet, mais bon, parce que sinon, on peut toujours parler en l'air.
03:19Non, parce qu'en fait, je pense que si, parce qu'en fait, vous pouvez brouiller des téléphones.
03:25Non, mais vous ne pouvez pas brouiller tous les téléphones.
03:27Le problème, si vous voulez, c'est que vous ne pouvez pas interdire toute communication
03:33sur l'endroit où il y a les manifs.
03:35Déjà, ce serait punir tous les habitants qui sont autour.
03:38Enfin bon, ça devient un peu délirant, mais cela dit, je crois que c'est vraiment...
03:43Là, je suis d'accord avec Françoise.
03:44Je trouve que c'est un gadget, mais je trouve ça quand même assez drôle
03:47qu'on nous propose d'interdire les réseaux sociaux pendant les manifs
03:50au moment où le gouvernement s'apprête à céder à une revendication
03:54vraiment très importante du mouvement lycéen.
03:57Ils veulent revenir sur une des seules bonnes mesures
04:01prises en matière d'éducation depuis quelques mois, je dirais,
04:04ou même peut-être des années.
04:06J'exagère, non.
04:08Qui est la seule bonne mesure qui a été prise là récemment,
04:12c'est l'interdiction des portables au lycée,
04:13qui, à mon avis, auraient dû d'ailleurs être absolument...
04:17Enfin, vous imaginez, dans une école asiatique,
04:19que les mômes aillent avec leur portable au lycée,
04:21après, regardez qu'il y a de bons résultats.
04:23Donc je suis quand même frappé par la différence...
04:26Asiatique ou d'autres régions du monde.
04:28Pourquoi asiatique ?
04:29Oui, parce que les écoles asiatiques sont bonnes, c'est pour ça,
04:31et parce qu'il y a un certain respect de la discipline, de l'autorité, etc.
04:36Donc, ça ne vient pas à l'idée d'un élève d'arriver, je pense...
04:39Enfin, on peut faire la même chose, si on le décidait vraiment...
04:41Oui, mais là, ce qui m'intéresse, si vous voulez,
04:43c'est qu'au moment où on dit qu'on va interdire les téléphones
04:45pour empêcher les manifs, en gros, de se propager...
04:49Bon, je ne crois pas.
04:50Et par ailleurs, je trouve quand même qu'il ne faut pas négliger le fait que,
04:54surtout quand les médias nous racontent la bleuette que François Zemtant,
04:58de ces braves lycéens, qu'il faut respecter.
05:01Moi, je ne les respecterai que quand ils se montreront respectables.
05:06Donc, la bleuette, si vous voulez, des pauvres étudiants, etc.
05:11Moi, quand ils auront...
05:13Je veux dire, la seule chose qui m'intéresse, c'est qu'ils arrêtent les violences.
05:17Après, on discutera.
05:18Je ne veux pas qu'on discute avec des gens qui cautionnent la violence.
05:23Et oui, quand tu fais partie du...
05:26Comme ça, vas-y, je veux tout répondre.
05:28Voilà, c'est assez équilibré, là.
05:30Elle a fait sa Françoise de Goua, en fait.
05:31J'ai les temps de parole dans la tête, c'est bien, là.
05:33Mais ma chère, comme c'est vous qui avez commenté par faire votre Françoise de Goua...
05:37Non, mais vous êtes fortes.
05:38Je veux dire que vous pratiquez l'art, maintenant, du débat.
05:41Non, non, je crois que Jacques a compté.
05:43Non, non, je crois qu'on est bien, là.
05:45On répartit son temps de parole.
05:46Moi, je ne suis pas dans la bleuette, je suis dans la réalité.
05:49D'abord, l'aveuglement de ce gouvernement.
05:51C'est complètement incroyable.
05:52Encore une fois, l'hélissaire, ça fait juste trois semaines, un mois déjà,
05:58qu'ils tapent et qu'ils disent qu'on a des revendications, etc.
06:00Tout le monde fait comme si ça n'existait pas.
06:03Le corps nu se bouche les oreilles, Emmanuel Macron aussi.
06:06Je ne suis pas du tout d'accord avec Elisabeth sur l'idée qu'on ne peut pas dialoguer avec
06:10eux.
06:10Il faudrait même dialoguer à un plus haut niveau.
06:12Je ne suis pas certaine qu'être reçu par le ministre de l'Éducation nationale suffise.
06:16Plus que le Premier ministre, je pense qu'Emmanuel Macron serait bien inspiré,
06:21contrairement au gilet jaune qu'il a laissé pourrir,
06:24alors qu'il suffisait, au bout de trois semaines, d'arriver et de dire
06:27« Ok, on s'assoit, on parle », on se serait évité des mois et des mois de galère,
06:31des éborgnés, etc.
06:32Oui, moi je dis qu'effectivement, il faut avoir un maintien de l'ordre particulier avec les lycéens,
06:38que ça n'est pas possible.
06:39Et je ne suis pas dans la buette des pauvres étudiants.
06:42Allez faire un tour dans les lycées.
06:43Et je sais que vous le faites, Elisabeth.
06:45Allez donc faire un tour dans les zones d'éducation prioritaire.
06:49Allez faire un tour dans les établissements.
06:52Lamentable, il y a assez de sujets.
06:53C'est assez documenté pour savoir qu'à un moment donné,
06:56un lycéen français, il a le droit de dire
06:59« Je veux bosser dans des conditions où il y a des WC normaux,
07:04d'un système électrique normal,
07:05où mon prof de philo est remplacé,
07:07même après trois semaines d'absence. »
07:09Je n'ai jamais dit qu'il ne fallait pas écouter les lycéens,
07:11j'ai dit qu'il ne fallait pas négocier tant qu'il y avait de la violence.
07:14Et tant qu'ils cautionnent la violence,
07:16tant qu'ils ne dénoncent pas la violence,
07:19je suis navré, on ne réclame...
07:21Non, Françoise, là je finis.
07:22On ne réclame pas plus de profs en tabassant des profs.
07:26Et moi, je ne suis pas du tout d'accord pour qu'on dise juste
07:29« On va leur faire payer les dégâts. »
07:32Il doit y avoir du pénal quand tu brûles quelque chose dans ton lycée.
07:36Il doit y avoir du pénal.
07:37Félix Mathieu, quelques réactions.
07:39Parce que ce qu'indique le maire de Salon de Provence
07:42à propos de ses réseaux sociaux...
07:43Donc, M. Isnard et non l'Isnard.
07:44M. Isnard, effectivement.
07:46C'est qu'il y voit un phénomène de mimétisme,
07:49d'amplification, de coordination via ses réseaux sociaux.
07:52C'est quelque chose qui avait déjà été énoncé à l'époque des émotions.
07:54Mais pourquoi on s'acharne sur cette...
07:55Enfin, pourquoi est-ce qu'on fait une fixation sur cette mesure ?
07:59Le problème n'est pas d'interdire les réseaux sociaux.
08:01Je ne comprends pas pourquoi on va faire une demi-heure sur...
08:03On ne va pas faire une demi-heure sur cette question-là.
08:05Je n'en pense absolument rien.
08:07Dans une minute, je vais vous proposer un autre thème.
08:09Non, non, non, mais je n'en pense absolument rien
08:11de ce maire bien ou mal, etc.
08:12Moi, j'allais venir à cette question
08:14qui, à mon avis, traduit un certain désarroi, quand même, du pouvoir.
08:19Ah bah si.
08:20Alors, bon, il est maire de Salon de Provence.
08:21Mais ce n'est pas le pouvoir.
08:22Ce n'est pas le pouvoir, c'est un maire.
08:24En termes de propositions, aujourd'hui, on sent bien que le gouvernement...
08:29Mais non, non, non, excusez-moi.
08:31Moi, je veux bien le concours...
08:32Non, stop.
08:33Hier, on a eu...
08:33Le concours l'épine des maires, le concours l'épine des élus locaux.
08:36Et de l'autre côté, le concours l'épine, la faudarcherie de la France insoumise,
08:41qui consiste à dire, Jean-Luc Mélenchon, calmez-vous,
08:44et puis des gens comme Louis Boyard qui allument...
08:47Moi, je n'ai pas envie qu'on mette tous les lycéens dans le M5.
08:50Vous avez 90% des lycéens qui manifestent comme font les lycéens.
08:54Ah, la police, machin truc, on a tous eu 17 ans.
08:57Vous tenez ce chiffre d'où ?
08:58Mais non, non, je vais...
08:59Vous tenez ce chiffre d'où ?
09:01Vous tenez ce 90% d'où ?
09:03De proviseur, regardez, alors écoutez...
09:05Enfin, ça suffit à la fin, vous ne pouvez pas assonner comme ça.
09:08Mais si, moi j'assène.
09:09Vous savez, vous avez vu cette photo ?
09:11J'en ai discuté.
09:11Non, non, mais asséner, ça ne m'intéresse pas.
09:12Mais non, mais est-ce que je peux parler ?
09:14Est-ce que vous avez vu ce proviseur qui a l'intelligence de descendre avec ses élèves à Laval
09:18et de faire une battle ?
09:19Vous l'avez vu ?
09:20Je n'ai pas envie de laisser dire ce matin
09:23que tous les profs se font tabasser
09:24et que les lycéens sont débrouillés.
09:27Mais vous avez trouvé ce poitrage.
09:28Je n'ai jamais dit ça.
09:29Attendez, attendez, juste une chose.
09:30Je n'ai jamais dit ça.
09:31J'en ai marre...
09:32Non, non, j'en ai marre qu'on déforme ce que j'ai dit.
09:34Je n'ai pas dit que tous les profs étaient tabassés.
09:36Je vous dis que vous n'avez aucun chiffre
09:37et je n'en ai pas donné, moi, contrairement à vous.
09:40Je considère simplement que cette affaire de violence est inacceptable
09:45et je n'entends pas les syndicats lycéens.
09:47Je les entends dénoncer la police.
09:49D'accord ?
09:50Je ne les entends pas dénoncer quand ils dénonceront les violences
09:54faites contre les profs qu'ils prétendent demander.
09:58Je ne les écouterai pas.
10:01Est-ce que c'est normal ?
10:04Juste une chose, oui, très bien.
10:06Enfin, ce matin, sur l'antenne de Sud Radio,
10:08à plusieurs reprises, vous aviez des professeurs,
10:11et notamment celui qui a été aspergé,
10:13qui appelle au calme et qui n'a aucun esprit de vengeance.
10:16Je suis d'accord.
10:18Ce discours existe aussi.
10:20On a le droit de le dire aussi.
10:22On ne cache rien.
10:23On ne cache ni les responsabilités des LFI,
10:25ni la violence, ni non plus les appels au calme des professeurs.
10:28On va venir dans quelques secondes à la deuxième question
10:32que nous souhaitions poser,
10:33qui effectivement, là, pour le coup, est beaucoup plus générale
10:36et concerne directement le gouvernement.
10:37C'est l'attitude de Sébastien Lecornu.
10:39Oui, qui met sur la table cinq chantiers
10:41pour répondre à cette colère des lycéens,
10:44avec, par exemple, des domaines visioconférences
10:46avec les présidents de région sur le bâti scolaire,
10:49sur les locaux délabrés, les sanitaires,
10:51on l'a vu parfois insalubres, le chauffage, etc.
10:54Il veut mettre sur la table avec les présidents de région
10:56cette rénovation du bâti scolaire.
10:58Il promet aussi que les ministres vont formuler des propositions
11:01d'ici la fin du mois sur la réforme de Parcoursup.
11:04Un traitement prioritaire aussi réclamé aux académies
11:06pour les absences longue durée,
11:08non remplacées, les postes non pourvus
11:10sur les effectifs d'enseignants.
11:11Voilà, donc les informations concrètes
11:13et les propositions concrètes arrivent,
11:14et c'est dans quelques secondes.
11:17Jacques Cardoz.
11:18Et on se retrouve avec Elisabeth Lévy et Françoise Degoy.
11:21Sébastien Lecornu tente d'éteindre la colère des lycéens.
11:24Il a annoncé une feuille de route
11:25taxée sur le recrutement des enseignants,
11:27la rénovation du bâti,
11:29la révision de Parcoursup.
11:31400 à 500 établissements seront fermés
11:34très probablement aujourd'hui.
11:37Félix Mathieu, quelle était la question
11:38dans le Grand Matin ce matin ?
11:39On se demandait si ces 5 chantiers annoncés
11:41par Sébastien Lecornu seront suffisants
11:43pour calmer la grogne lycéenne.
11:46Pour le moment, vous nous répondez non à 90%.
11:49Et on poursuit avec vous, Elisabeth.
11:52Vous, ça vous fait réagir ces mesures qui sont annoncées ?
11:54Parce que vous avez oublié les deux plus croquignolettes,
11:56mon cher Félix.
11:57Les deux plus stupides.
11:59Parce qu'évidemment, ça c'est du bon sens.
12:02Évidemment qu'il faut rénover les bâtiments
12:04quand ils sont délabrés.
12:05Mais enfin, je vous rappelle
12:06qu'il y a des bâtiments
12:07qui ont été délabrés encore plus
12:09pour lutter contre le délabrement.
12:11Mais bon, il y a deux mesures
12:12complètement stupides.
12:14La première, c'est de redonner
12:16je ne sais pas quel truc
12:17de la vie lycéenne comme ça
12:19dans un système
12:20où on a besoin de verticalité
12:22pour que les gens apprennent.
12:23On va remettre du blabla,
12:27de la tchat, de machin,
12:28on parle et on ne fait rien.
12:30Et puis surtout, on va demander leur habit aux enfants
12:32sur ce qu'ils veulent apprendre.
12:33Ça, c'est super.
12:34Et puis, on va leur rendre leur téléphone portable.
12:36Ça, c'est génial.
12:37Ça, c'est vraiment pour la qualité de l'enseignement.
12:39Mais, je finis.
12:40Et là, je veux m'adresser à Françoise
12:42qui sans doute peut-être, en tous les cas,
12:44est d'accord avec moi sur le problème.
12:46Le gouvernement, j'en ai marre
12:47non seulement de l'état nounou,
12:49mais de l'état mou du genou.
12:50Parce qu'il faut, à mon avis,
12:53pas du tout interdire les filles.
12:54Évidemment, je l'ai dit.
12:55Mais, en revanche,
12:56je ne vois aucune raison
12:57de ne pas poursuivre
12:59ceux qui lancent des appels
13:01à la violence,
13:01ceux qui lancent des appels
13:02à la sédition,
13:04ceux qui lancent des appels
13:05en France, l'état.
13:07La tradition de l'état en France
13:08est de se faire respecter.
13:09Aujourd'hui, franchement,
13:10on est mal.
13:11Oui, alors, d'abord,
13:12sur les grands chantiers,
13:13on ne sait pas Sébastien Lecornu,
13:15j'ai juste envie de dire
13:16mais que ne l'a-t-il fait avant ?
13:18C'est un peu la question
13:18que j'allais vous poser.
13:19C'est des années et des années
13:20qu'on sait que tout part en quenouille
13:22et qu'effectivement,
13:24c'est les régions.
13:25La prérogative des lycées,
13:26évidemment, c'est les régions.
13:27Les collèges, c'est les départements,
13:29etc.
13:29Mais tout ça,
13:29c'est des dotations de l'État.
13:31Et d'un seul coup,
13:32on découvre la lune,
13:33on découvre qu'il y a des câbles
13:34qui pendent,
13:35on découvre que des professeurs...
13:36Enfin, vous entendez
13:37des témoignages de lycéens
13:38au-delà des syndicalistes.
13:39Sur les professeurs,
13:39c'est indiscutable.
13:40Mais même sur l'état du bâti, Jacques,
13:42même sur l'état des établissements...
13:49dans la tête à tout le monde
13:50et vous savez très bien,
13:51vous avez des enfants.
13:52Vous l'avez vécu.
13:53Donc, c'est insupportable.
13:54Tout ça est cul par-dessus tête.
13:55Sans compter,
13:56huit ministres d'éducation nationale
13:58d'Emmanuel Macron en dix ans.
13:59C'est un délire.
14:00Avec des zigzags.
14:01Avec des zigzags.
14:02Avec des programmes
14:03qui changent tous les jours.
14:04Mais il y a quoi devenir dingue
14:05pour les profs
14:06et il y a de quoi devenir dingue
14:07pour les élèves.
14:08Ensuite,
14:08sur la responsabilité politique,
14:10je suis assez d'accord.
14:11Les débilités,
14:12pardon,
14:13l'inepsi qui consiste à dire
14:14qu'il faut interdire à l'FI,
14:15mais écoutez,
14:16on est un pays démocratique
14:17et l'FI sont tous élus.
14:18En revanche,
14:18je pense que
14:19mon inquiétude à moi,
14:21elle est sur la bascule
14:22éventuellement
14:23vers le mouvement étudiant.
14:25Parce que là,
14:25les lycéens,
14:26vous savez,
14:27on dit qu'ils sont noyautés.
14:28Ça reste quand même des lycéens
14:29et ça reste quand même
14:31globalement des mômes
14:32qui vont se calmer.
14:33Et il y a des vacances
14:34de la Toussaint qui arrivent.
14:34Et qui vont se calmer
14:35et qui vont rentrer
14:36vraiment dans la rivière.
14:37Dans dix jours en Occitanie.
14:39Non, et puis si on leur dit
14:39surtout,
14:40comment dirais-je,
14:41comment on fait ?
14:41Si on leur dit surtout
14:45c'est véritablement
14:46beaucoup plus politisé.
14:47Moi, je pense que vraiment
14:48LFI,
14:49le match de la gauche républicaine
14:51avec LFI
14:52dans le cœur étudiant,
14:55il est perdu
14:55depuis quelques années.
14:57Elisabeth Lévy,
14:57on peut regretter
14:58que l'EPS,
14:59d'une certaine façon,
14:59est perdu le contrôle
15:00des universités
15:01parce que c'est un mouvement
15:03qui est plus structuré
15:04et qui est peut-être
15:06évidemment moins radical
15:08que celui conduit
15:10ou entouré
15:11ou encadré
15:11par la LFI.
15:12Ce n'est même pas
15:13une question de radicalité.
15:15LFI ment.
15:16Je suis désolée.
15:17LFI ment aux jeunes.
15:18LFI leur dit
15:19qu'ils sont victimes
15:20d'un état raciste,
15:21policier,
15:22je ne sais pas quoi,
15:23ce qui est quand même
15:23un peu fort de café
15:25quand on vit en France.
15:27LFI leur raconte
15:28des craques
15:29toute la journée
15:30et, si vous voulez,
15:31LFI n'a pas
15:32endoctriné la jeunesse
15:33mais en gros
15:34est aujourd'hui dominant
15:36dans tous les lieux
15:36où se fabrique
15:37l'opinion de demain.
15:38Si vous voulez,
15:39dans les facs,
15:40Françoise vient de parler
15:41des étudiants,
15:42leur influence dans les facs
15:43et vraiment angoissante
15:45dans beaucoup de médias.
15:46Le jeune journaliste,
15:48LFiste,
15:49si vous voulez,
15:49vous connaissez ça,
15:50Jacques Parker.
15:51Donc moi,
15:52je suis très inquiète
15:53et je ne sais pas
15:54comment il faut faire.
15:56Je partage cela
15:58et je pense qu'évidemment,
15:59vous savez,
15:59on est dans une jeunesse,
16:01voilà,
16:01peut-être cette génération
16:02n'a pas eu assez
16:03à combattre
16:04et donc du coup,
16:05évidemment,
16:05elle est aussi
16:06dans une angoisse,
16:07on parle souvent
16:08de l'effondrement psychique
16:09et effectivement,
16:10vous avez quelqu'un
16:11qui arrive
16:11et qui vous vend
16:12un rêve,
16:13c'est-à-dire un rêve
16:14d'idéal
16:14qui vous dépasse,
16:15etc.
16:16Ou vous êtes victime.
16:17Non,
16:17mais je dis,
16:18c'est ça,
16:18c'est très facile
16:19quand on est jeune,
16:20on a toujours besoin
16:20d'avoir un idéal
16:21et de rêver.
16:22Bon,
16:22il y a eu mai 68,
16:24on a eu des idéaux
16:25très forts
16:25et le dernier idéal
16:26en date,
16:27c'est Gaza.
16:28Et véritablement,
16:29on ne peut pas imaginer
16:32véritablement
16:32à quel point
16:33cet argument simpliste
16:35a fait véritablement
16:36des ravages
16:37et a permis
16:38à LFI
16:39de planter son drapeau
16:41véritablement
16:41dans les universités
16:42avec cette idée
16:43d'idéal.
16:44Ces jeunes-là,
16:45si vous les prenez
16:45un parent
16:46et vous les dites
16:46comment ?
16:47Tu soutiens quelqu'un
16:49qui soutient lui-même
16:50par exemple
16:51aujourd'hui
16:52un gouvernement au Sénégal
16:53qui persécute
16:54les homosexuels.
16:55Ah oui,
16:55mais si on met
16:57en rapport
16:57tu soutiens quelqu'un
16:58qui en réalité
16:59n'est pas du tout
17:01incompatible
17:01avec la tyrannie chinoise.
17:03Oui,
17:04mais c'est-à-dire que...
17:04Qu'est-ce qu'il faut leur dire ?
17:05Il faut rien.
17:06D'abord,
17:06il faut que jeunesse se passe,
17:07j'ai envie de dire.
17:08Mais la réalité,
17:09si vous voulez,
17:10c'est qu'il y a ça
17:11et puis il y a la personnalité
17:12de Jean-Luc Mélenchon.
17:13Je ne sais pas
17:13si vous avez vu
17:14les images
17:14de la Pride à Paris.
17:16Il est,
17:17comment dirais-je,
17:18même le mouvement LGBT,
17:20QIA+,
17:20à Paris
17:21est véritablement
17:23devenu presque
17:23une forme de paradis
17:25pour Jean-Luc Mélenchon.
17:26Il est arrivé
17:27véritablement
17:28acclamé
17:29à la Gay Pride
17:30et évidemment,
17:31alors Olivier Faure,
17:32Ségolène,
17:32tout le monde y est allé
17:33évidemment avec eux
17:34parce que c'est habituel
17:35la social-démocratie
17:36et la Gay Pride,
17:37ça va ensemble,
17:38etc.
17:39Mais il y a quelque chose
17:40sur la personnalité
17:41de Mélenchon
17:42qui touche les jeunes.
17:43Il domine beaucoup
17:44à gauche
17:44et particulièrement
17:45pour les jeunes.
17:46Mais Elisabeth,
17:47j'ai envie de vous demander,
17:49la jeunesse,
17:50elle a des raisons
17:51d'être inquiète aussi
17:51parce qu'elle voit
17:53les chiffres,
17:53elle voit le débat
17:55sur...
17:55Tout le monde a des raisons
17:56d'être inquiète
17:57dans ce pays.
17:57Oui, mais particulièrement
17:58aujourd'hui
17:59parce que les emplois
18:00sont précaires
18:00pour les jeunes,
18:01parce qu'il y a
18:02un taux de chômage
18:04qui est élevé
18:04chez les jeunes.
18:05Bon, attendez,
18:06excusez-moi,
18:06moi je ne me rappelle pas
18:07que vous et moi,
18:08nous ayons grandi
18:09dans un monde
18:10où quand nous sommes arrivés
18:12à la Jagule
18:13sur le marché du travail,
18:14on s'est prosternés
18:15devant nous
18:16et qu'on a eu des...
18:18Arrêtons,
18:19arrêtons,
18:19si vous voulez,
18:20de considérer
18:20que tout d'un coup...
18:21Mais ils ont envie
18:22de travailler.
18:22Il y en a beaucoup
18:23mais nous aussi
18:24on avait envie
18:25de travailler,
18:25c'est difficile.
18:26C'était déjà...
18:27Non mais,
18:27ce que j'essaye de vous dire
18:28c'est que victimiser
18:30les gens en permanence,
18:31dire regardez
18:31comme vous êtes tellement
18:32plus malheureux
18:33que les autres,
18:33comme c'est triste
18:34votre vie.
18:35Je veux dire,
18:36non mais ça suffit.
18:37Oui, c'est difficile
18:38mais moi,
18:39je n'ai jamais oublié
18:40cette phrase de Kennedy
18:41qu'il faudrait peut-être
18:42rappeler de temps en temps.
18:44Arrêtez de pleurnicher.
18:46Il y a aussi une dignité
18:47dans le fait
18:48de se prendre par la main
18:49et de se demander
18:50ce qu'on peut faire
18:51soit pour la collectivité.
18:53On a vu la semaine dernière,
18:54je ne dis pas du tout,
18:55on a vu dans ces jeunes catholiques
18:57dont beaucoup s'engagent
18:58dans la société.
18:59Je ne dis pas
19:00que je ne veux pas opposer
19:02les uns aux autres,
19:02je dis simplement
19:03il y a un moment
19:04où passer son temps
19:06quand on voit
19:07que la France
19:07est de telles difficultés,
19:09ils voient les difficultés
19:10de leurs parents,
19:11de leurs grands-parents.
19:12C'est-à-dire passer son temps
19:13à dire
19:13nous sommes les plus grandes victimes,
19:15ça va.
19:16Je ne pense pas Elisabeth
19:17que les jeunes résonnent comme ça
19:18en disant
19:18nous sommes les plus grandes victimes.
19:20Les jeunes,
19:20ils ont vraiment une souffrance
19:21qui est tout à fait réelle,
19:23une souffrance psychique
19:24qui est réelle.
19:25Ils ont une anxiété
19:26qui est réelle.
19:28C'est à la limite
19:28nous-mêmes les boomers...
19:29Après c'est vrai
19:29que cette génération-là,
19:30Françoise,
19:31elle a connu le Covid.
19:32Elle s'est tapé le Covid.
19:33J'allais dans votre sens.
19:34J'allais dans votre sens.
19:35Elle a connu le Covid.
19:36Elle a des chiffres aujourd'hui
19:37qui ne sont pas bons.
19:38Elle a la guerre.
19:39Il y a l'effondrement.
19:40Enfin, objectivement,
19:41cette génération,
19:42moi je veux dire...
19:42Le dérèglement climatique
19:43est une source d'angoisse
19:44pour beaucoup de jeunes également.
19:45les boomers,
19:45on devrait se demander aussi
19:47ce qu'on a raté aussi là-dedans.
19:49Quand on n'a pas été capable aussi
19:50de donner aussi un exemple,
19:52il n'y a pas d'exemplarité générationnelle
19:55et encore moins
19:56d'exemplarité politique.
19:57Vous comprenez bien
19:58qu'à un moment donné,
19:59on a une forme de responsabilité terrible
20:01dans aussi ce mal-être de la jeunesse.
20:03Ils vont profiter
20:04pour l'élection présidentielle de cela.
20:06Parce que la jeunesse...
20:07Jean-Luc Mélenchon, bien sûr.
20:09Jean-Luc Mélenchon,
20:09évidemment,
20:11profitera ponctuellement de cela.
20:12En plus, il me semble...
20:14Quelqu'un m'a dit ça hier,
20:15mais que...
20:18Justement, avant,
20:18on disait,
20:19il y avait aussi le RN
20:20qui avait une partie de la jeunesse.
20:21Mais il paraît...
20:21Il semble que le RN
20:22est plutôt les jeunes actifs,
20:24c'est-à-dire la tronche au-dessus.
20:26Mais dans les 18 ou les 15-24,
20:29ou les 15-22-23, disons,
20:31là, c'est...
20:32Mais massif !
20:34Et ce qui m'inquiète,
20:35c'est ce qu'a dit Françoise tout à l'heure,
20:36c'est-à-dire qu'il suffit
20:37de leur dire Gaza-génocide.
20:39Donc, je répète,
20:40si on a commis un crime
20:41contre ces jeunes,
20:42c'est de détruire l'école
20:43au lieu de ne pas leur former le cerveau.
20:47Je suis désolée,
20:47c'est ça le plus important.
20:48On va tomber d'accord.
20:49C'est-à-dire que moi,
20:50je rêverais d'un président de la République
20:51qui dit,
20:52ma première...
20:53Mon premier chantier,
20:53ce n'est pas simplement l'école,
20:55c'est...
20:55Vous savez quoi ?
20:56Je recommence avec mes obsessions.
20:58Service public de la lecture.
21:01Apprendre, réapprendre à lire
21:02à partir de trois ans.
21:03Oui, pour ça,
21:04il faut leur piquer leur portable, alors.
21:05A aimer les imaginaires
21:06et les apprendre à lire
21:07et à retrouver leur portable.
21:08Donc, il faut commencer
21:09par leur interdire leur portable.
21:11Donc, le gouvernement ne doit pas
21:13céder sur le portable.
21:14On commence à trois ans.
21:16En revanche,
21:16il pourrait imposer la lecture
21:17pour tous.
21:18Je vais me pondrer.
21:19Et si en plus,
21:20il pouvait ajouter la musique
21:21et la danse,
21:21ce serait parfait.
21:22Bon, ça, c'est tout à fait personnel.
21:25Le violon et les modèles réduits aussi.
21:27Vous nous appuyez au 0826 300.
21:29300, évidemment.
21:31C'est le sujet majeur de la semaine.
21:34C'est la libre antenne.
21:35Vous nous appelez sur,
21:37à la fois,
21:37cette initiative,
21:38cette demande du maire
21:40de Salon de Provence,
21:41Nicolas Isnard,
21:42sur le climat général
21:42et sur cet embrasement
21:45qu'est craint aujourd'hui
21:46par un ministre.
21:47Et ça a été annoncé ce matin
21:48sur Sud Radio.
21:49Et je vois que c'est repris
21:50un petit peu par nos collègues.
21:51A tout de suite.
21:52Le Grand Matin Sud Radio,
21:54La Vérité en Face,
21:56Jacques Cardoz.
21:58Et dans La Vérité en Face,
22:00bien sûr,
22:00on aborde et on traite
22:02les différents sujets
22:04qui vous émeuvent
22:06en ce début de semaine
22:07et notamment la question
22:08des lycées qui sont attaqués,
22:10qui sont à nouveau
22:11dans l'actualité ce matin.
22:13On craint,
22:14et c'était ce matin
22:15sur Sud Radio
22:16avec le ministre
22:17de l'Enseignement supérieur
22:18qui nous disait
22:19craindre l'embrasement
22:21au cours de cette semaine.
22:23Philippe Baptiste,
22:23ministre de l'Enseignement supérieur,
22:25de la Recherche et de l'Espace,
22:26qui nous annonçait cela
22:27donc tout à l'heure
22:27dans Le Grand Matin
22:29et l'interview politique.
22:30Je vous pose la question
22:31ce matin.
22:32Ça fait partie
22:33des suggestions,
22:34celles du maire
22:35de Salon de Provence,
22:36Nicolas Isnard,
22:37qui suggère
22:38d'interdire
22:39ou de suspendre
22:40les réseaux sociaux
22:41les jours de manifestations
22:42lycéennes.
22:42c'est évidemment
22:43une proposition
22:45qui peut faire réagir
22:46quant à la privation
22:48d'une certaine façon
22:49de liberté,
22:50même temporaire
22:50et même dans une période
22:52de tensions
22:53et de manifestations.
22:54Mais évidemment,
22:55c'est pour le bien
22:56et c'est pour tenter
22:58effectivement
22:59de calmer les esprits.
23:00Alors avant même
23:01de savoir
23:01si c'est techniquement faisable,
23:03vous nous appelez
23:030 826 300 300
23:05et j'accueille Hector.
23:07Bonjour Hector,
23:08bonjour Hector,
23:09soyez le bienvenu.
23:10vous nous appelez
23:10de Montpellier
23:12et vous,
23:13vous avez un avis
23:13assez précis
23:14sur cette question-là.
23:16Oui,
23:17moi j'ai un avis précis
23:18parce que bon,
23:19déjà,
23:19interdire les réseaux sociaux
23:20ça ne servira déjà à rien
23:22parce que ça,
23:24je veux dire,
23:24si on crée
23:25un précédent déjà,
23:26c'est-à-dire que
23:27pourquoi pas
23:27on pourra interdire
23:28les réseaux sociaux
23:29par exemple
23:29si les Français
23:30ont mal voté
23:32comme ce qui s'est passé
23:33en Roumanie
23:33ou l'Union Européenne
23:35a annulé les élections.
23:36Mais moi,
23:36je vais revenir
23:37sur quelque chose.
23:38Je suis policier,
23:39d'accord ?
23:39Oui.
23:40Donc moi,
23:40je suis tous les jours,
23:42d'accord ?
23:43Bon,
23:43pas ce matin
23:43parce que je suis de repos.
23:45Mais j'ai passé
23:46la semaine dernière
23:46quand je suis revenu
23:47il y a quelques jours
23:48j'avais les jambes
23:49criblées d'impact
23:51de mortier d'artifice.
23:53Vous étiez sur les événements,
23:55vous étiez sur les événements,
23:56là ?
23:56Donc j'ai eu des collègues
23:57qui ont été blessés.
23:59On a pris des impacts.
24:01Heureusement que,
24:01bon,
24:02nous avons des bonnes protections
24:03pour le service
24:04auquel j'appartiens.
24:05Mais je vais vous dire un truc.
24:06J'entends parler,
24:07oui,
24:07les gens,
24:08les jeunes,
24:10le climat,
24:11ça les inquiète.
24:12C'est absolument faux,
24:13en fait.
24:13Parce qu'ils n'en ont
24:15strictement rien à faire.
24:16la seule motivation
24:17c'est de casser,
24:19c'est d'affronter
24:19les forces de l'ordre.
24:21Tout ça,
24:21en plus,
24:22je l'ai vu en face,
24:23comme maqués
24:24par des profs
24:27qui sont politisés,
24:28d'accord,
24:28qui utilisent les élèves
24:29comme des bataillons de choc
24:31pour leurs revendications.
24:33Ils ne s'en cachent même pas
24:34puisqu'ils viennent au contact.
24:35D'accord ?
24:36Ça,
24:36c'est quelque chose
24:37que vous avez vu,
24:38Hector.
24:38Je l'ai constaté,
24:39je l'ai vu,
24:40c'était à 3 mètres de moi.
24:42Alors que des gens de là-bas
24:43ont interpellé
24:45un gamin
24:46qui nous a balancé
24:47en tir tendu
24:48des mortiers d'artifice.
24:50Ouais,
24:50c'est terrible.
24:51D'accord ?
24:51Tout ça,
24:52c'est...
24:53À côté de ça,
24:54vous avez des élus,
24:56notamment élèfistes,
24:57qui poussent au crime.
24:58Moi,
24:58ce que je vais vous dire,
25:00clairement,
25:01là,
25:01si le gouvernement,
25:02parce que pour avoir fait
25:04des états d'urgence
25:05pour un oui
25:05ou pour un non,
25:06là,
25:06ce serait décréter
25:07l'état d'urgence
25:08et surtout,
25:08c'est mettre en face
25:11les politiciens,
25:11notamment de LFI,
25:12face à leurs responsabilités.
25:14On voit Louis Bonnetto,
25:15qui est en train de courir
25:16et qui invite les jeunes
25:17à aller au contact
25:18des CRS
25:19pour fuir
25:19parce qu'il a pris du gaz.
25:21Quand on voit
25:21Bali Bagayoko,
25:22dont un signalement
25:23a été fait par le préfet de police
25:26justement pour ses actes
25:27qui la commune
25:28notamment face à des journalistes,
25:29ce sont ces gens-là
25:30en fait le vrai danger
25:31parce que je vais vous dire
25:32ce qu'ils sont en train
25:33de se préparer.
25:34Ils sont en train
25:35de préparer les jeunes
25:36au ce que j'appelle
25:37l'entre-deux-tours
25:39où vous allez avoir
25:40tous ces bataillons
25:40qui sont extrêmement politisés,
25:42qui sont cornaqués en sous-main
25:44par des antifas
25:45et l'extrême-gauche
25:46justement pour créer
25:47un précédent dans la rue.
25:48On ne connaît pas encore
25:49le résultat, Hector.
25:50Non, mais ce que je veux dire,
25:51ils sont en train de préparer,
25:52vous savez quoi ?
25:53On ne devrait pas
25:54sous-estimer l'extrême-gauche
25:56parce qu'ils sont
25:56extrêmement organisés.
25:57Eux, ils prévoient.
25:59Eux, ils prévoient.
26:00C'est la bordélisation permanente.
26:01On le voit que ce soit
26:02à l'Assemblée,
26:03que ce soit dans la vie politique,
26:05mais toutes les semaines,
26:06on le voit.
26:08Et je vais vous dire
26:08ce qu'il faudrait faire.
26:09Déjà, les profs
26:10qui incitent les élèves,
26:12déjà parce qu'en fait
26:13les manifs ne sont pas déclarés,
26:14donc c'est un attroupement,
26:16c'est illégal.
26:17Déjà, c'est un attroupement.
26:18En principe, oui.
26:19Déjà, la sanction.
26:20Le gamin qu'on a chopé
26:21en train de balancer
26:21des mortis a dégradé.
26:23C'est très simple.
26:25Vous les punissez,
26:27le BAT, il ne le passera jamais
26:29parce qu'il n'aura pas le droit
26:29de passer un diplôme
26:30pendant au moins dix ans.
26:31Les parents,
26:32vous les sanctionnez.
26:33C'est-à-dire que si
26:34vous devez vider leur appartement
26:35pour payer les dégâts,
26:36vous le faites.
26:38Vous perdez les allocations,
26:39un truc comme ça.
26:40Et si jamais il y a besoin,
26:43OQTF et interdiction
26:43de paraître sur le territoire.
26:44Oui, pour ceux qui sont concernés,
26:46en tous les cas.
26:46Pour ceux qui sont concernés.
26:47Oui, mais par contre,
26:48et après, pour ceux qui ont
26:49la citoyenneté française,
26:50ils payent à vie.
26:52Moi, quand je vois,
26:53par exemple,
26:53j'ai grandi dans la région
26:55la plus pauvre de France.
26:57Mais jamais de la vie
26:58on n'aurait attaqué un lycée.
26:59D'accord ?
27:00Et les lycées,
27:01on les respectait.
27:02Alors les gens,
27:02ils disaient
27:02les lycées sont dégradées.
27:04C'était en Corse,
27:05mais pas bon.
27:05D'accord.
27:06Hector, vous restez avec nous
27:07parce qu'il y a Liliana
27:08qui nous appelle également
27:09sur ce sujet.
27:10Et j'ai l'impression...
27:11Bonjour Liliana.
27:13Bonjour.
27:13Soyez la bienvenue sur Sud Radio.
27:15J'ai l'impression que vous,
27:15vous avez un avis
27:16radicalement différent
27:17de celui d'Hector.
27:20Concernant les réseaux,
27:21concernant l'interdiction
27:22des réseaux.
27:23Oui, je ne sais pas
27:24si c'est radicalement différent
27:25parce que j'ai un fils
27:27qui est en dernière année
27:28de lycée
27:30qui me montre
27:32depuis un moment
27:32toutes les publications
27:34qui incitent à la violence
27:35et qui, dernièrement,
27:37il m'a montré
27:38des images,
27:39mais c'est n'importe quoi.
27:42Des jeunes qui demandent,
27:44qui se coalisent
27:45pour mettre le feu
27:47aux directeurs de lycée
27:49qui habitent
27:49dans les lycées
27:51parce qu'ils ont
27:52un appartement de fonction.
27:54Et c'est très, très loin.
27:57Ça va très, très loin.
27:58Donc, je ne sais pas
27:59si l'interdiction
28:01pendant les manifestations
28:03mènerait à quelque chose.
28:05Mais plutôt,
28:06moi, je suis pour
28:06l'interdiction totale.
28:08Là, ça va être compliqué.
28:09Parce qu'il y a
28:10un milliard de personnes
28:11qui vivent en Chine
28:12qui n'ont pas
28:13les réseaux sociaux.
28:14Comment ils font ?
28:15Non, en Chine,
28:16ils ont des réseaux,
28:17mais ce sont des réseaux
28:18qui sont, effectivement,
28:20autorisés par le...
28:21Contrôlés.
28:21Et contrôlés par le gouvernement,
28:22absolument.
28:23Et très filtrés.
28:24On tombe dans autre chose.
28:26Mais ça n'est plus
28:27ce qu'on peut appeler
28:28une démocratie.
28:29On est dans un régime autoritaire.
28:32Ce n'est plus pareil.
28:33Exactement.
28:34Exactement.
28:35Sauf que là,
28:37nos enfants,
28:39je ne sais pas
28:40ce qui se passe.
28:41Parce que, par exemple,
28:42mon fils,
28:42il me dit,
28:44compte tenu du fait
28:45que pratiquement
28:47la moitié de la population
28:48française ne paie pas
28:49d'impôts.
28:51Peut-être que ces enfants,
28:52s'ils voyaient
28:53leurs parents imposés,
28:56ils se poseraient
28:57des questions
28:58sur la suite
28:59de leurs actions.
29:01De ce point de vue-là,
29:02vous rejoignez
29:02l'avis d'Hector
29:04qui nous dit
29:05« Moi, j'aimerais
29:06que les sanctions
29:07soient appliquées
29:09lorsqu'il y a sanctions. »
29:11De ce point de vue-là,
29:12vous êtes d'accord.
29:13Et Hector,
29:14vous,
29:14les réseaux sociaux,
29:15vous pensez
29:16que ça ne servira à rien ?
29:18Le souci,
29:19c'est que,
29:19le problème,
29:20c'est que je suis assez
29:23sceptique
29:23sur l'interdiction
29:24des réseaux sociaux
29:25parce qu'on pourra
29:25toujours les contourner.
29:27Et surtout,
29:28d'un point de vue,
29:29on va dire,
29:29démocratique,
29:30je ne suis pas...
29:30Mais vous voyez
29:30ce que dit Liliana
29:31par rapport à son enfant.
29:33C'est intéressant.
29:34Ils sont abreuvés
29:35d'images
29:35et ça les incite.
29:37Mais bien sûr
29:38que ça les incite
29:38et de toute façon,
29:39il y a une compétition
29:40parce que la politique,
29:41les gamins,
29:42ils s'en foutent.
29:43C'est vraiment
29:43foutre sur la gueule
29:44aux forces de l'ordre,
29:45détruire,
29:47commettre des dépradations.
29:49Mais on le voit
29:50et de toute façon,
29:51il y a une émulation
29:51parce que quand vous connaissez
29:52un peu le principe
29:53de la foule,
29:54vous voyez qu'ils sont engrainés.
29:56Je ne suis pas sûr
29:56que certains gamins...
29:57On a un effet de foule,
29:58bien sûr.
29:58On les prendrait individuellement,
30:00même à regarder
30:01des images tout le temps.
30:02Je veux dire,
30:04je ne pense pas
30:05que ça soit...
30:06que ça sera efficace
30:08parce qu'ils détourneront
30:09toujours.
30:10Ils détourneront toujours
30:11l'interdiction.
30:12Non, ce qu'il faut,
30:13c'est qu'il faut
30:13qu'il y ait une répression terrible.
30:15Et je voudrais revenir
30:15sur cette histoire
30:16de répression.
30:17C'est que pendant des années,
30:19moi, j'ai connu des profs,
30:20d'accord ?
30:22Moi, j'ai toujours connu
30:23des profs qui étaient
30:24« Ah oui, c'est la responsabilité
30:25individuelle. »
30:26Tous ces profs-là,
30:27là, vous parliez
30:28de responsabilité individuelle
30:30et de responsabilité collective
30:31des boomers.
30:32Mais les boomers,
30:33quand ils nous ont abreuvés
30:35pendant des années,
30:35moi, j'avais des profs
30:36qui nous faisaient
30:36l'apologie H24
30:38de mai 68.
30:40H24, oui, nous,
30:41en mai 68.
30:42Non, mais en fait,
30:42c'est vous, les 68ards,
30:44les gauchistes
30:45qui avaient ruiné ce pays,
30:46qui avaient incité,
30:48qui avaient poussé
30:49à la culture
30:49de l'excuse permanente
30:50et maintenant,
30:52dépassés par leur propre révolution,
30:54ils se retrouvent
30:54le bec dans l'eau.
30:55Parce que c'est toujours
30:56comme ça.
30:57Une révolution
30:57est toujours dépassée
30:58et notamment avec la gauche,
31:00c'est toujours dépassé
31:01par leur gauche.
31:02Et résultat,
31:03on arrive à plus de 30 ans,
31:05plus de 30 ans
31:06de marasme.
31:07Et d'ailleurs,
31:07moi, ce qui me gonfle,
31:08en fait,
31:09et je vais vous le dire,
31:09c'est que moi,
31:10je paye des impôts,
31:11d'accord ?
31:12Évidemment,
31:13moi, j'ai mis mes gamins
31:13dans des écoles privées
31:15parce que sinon,
31:16voilà,
31:16je paye deux fois.
31:18Je paye mes impôts
31:19pour que des profs gauchistes
31:21en doctrine les gossent
31:22et derrière,
31:23je vais payer encore plus
31:24pour payer,
31:25en fait,
31:25les dégradations commises.
31:27Eh oui,
31:27éclair.
31:28Ça va devenir fou.
31:29Moi, j'appelle
31:29à la privatisation
31:30de l'éducation nationale.
31:31Ah, c'est encore autre chose.
31:32C'est encore autre chose.
31:33Tiens,
31:33on va poser la question.
31:36Vous êtes un adepte
31:36de Ravier Milei.
31:39Très bonne journée
31:40à vous, Hector.
31:40On va juste poser la question
31:41pour terminer à Liliana.
31:43Vous aussi,
31:43vous pensez qu'il faut privatiser
31:44l'éducation nationale ?
31:45Vous êtes de l'avis
31:46d'Hector ?
31:47Non,
31:48je n'irai pas jusque-là.
31:50Par contre,
31:51j'ai été obligée
31:51de mettre mon fils
31:53dans le privé
31:55au collège
31:57parce que,
31:57justement,
31:58la première année
31:59de collège,
31:59il y a eu
32:00un professeur de maths
32:03qui...
32:04En fait,
32:05ils n'avaient plus
32:05de professeurs de maths
32:06et pendant six mois,
32:07il n'y a eu personne.
32:08Ça, c'est terrible.
32:09Ça, c'est terrible.
32:10Deuxième raison,
32:12c'est lorsque mon fils
32:13m'a dit
32:13le professeur qui est venu,
32:15le professeur de maths
32:16qui est finalement venu,
32:18les mauvais élèves
32:20de la classe
32:21ont fait pleurer
32:22le professeur.
32:23Donc,
32:24j'ai considéré
32:25qu'il y a un grave problème
32:27et qu'il a fallu
32:28que je le sorte
32:29de là-dedans.
32:30Merci beaucoup,
32:31en tous les cas,
32:31Liliana et Hector,
32:33d'avoir partagé
32:34avec moi
32:34ce moment d'antenne
32:37au sujet
32:37de la proposition
32:38du maire
32:40de Salon-de-Provence.
32:40On va poursuivre
32:41dans quelques secondes
32:42la discussion
32:43cette fois-ci
32:44autour des chantiers
32:45de Sébastien Lecornu.
32:46Il en propose cinq.
32:47Est-ce que ce sera suffisant
32:49pour calmer la grogne ?
32:50Remplacement des absences
32:51longue durée ?
32:52Vous en parliez
32:52à l'instant,
32:53Liliana.
32:54Poste non pourvu,
32:55donc,
32:55rénovation des bâtiments.
32:57Là aussi,
32:57vous êtes nombreux
32:57à nous appeler
32:580826-300-300.
33:00A tout de suite.
33:01La vérité en face,
33:03Jacques Cardoz.
33:05Et vous êtes nombreux
33:05à nous appeler
33:06au 0826-300-300.
33:08La semaine est évidemment
33:09décisive,
33:10pas tellement
33:10pour le gouvernement,
33:11mais elle est décisive
33:12parce que le pays
33:13est sidéré
33:14de ce qu'il voit
33:16devant les lycées,
33:17devant peut-être
33:18demain les universités,
33:20puisque,
33:21effectivement,
33:22les syndicats
33:23appellent à étendre
33:23ce mouvement
33:24et que l'on sait
33:26à quel point,
33:26aujourd'hui,
33:28eh bien,
33:28il a une envie
33:29pour les lycéens
33:30et les étudiants
33:31de descendre dans la rue
33:32et de manifester.
33:34Alors,
33:34face à cela,
33:35le gouvernement
33:35essaye de réagir.
33:37Le Premier ministre
33:38a suggéré
33:38cinq pistes
33:39de travail
33:40pour essayer
33:41de calmer
33:42cette grogne lycéenne,
33:43le remplacement
33:44des absences
33:44longue durée,
33:45la rénovation
33:46des bâtiments.
33:47Il y a également
33:48la question
33:48de parcours sub.
33:49Et vous nous appelez
33:50à ce sujet,
33:51j'accueille Jean-Paul.
33:52Bonjour Jean-Paul.
33:53Oui,
33:54bonjour Jacques.
33:55Merci de me prendre
33:56à l'antenne.
33:57Avec plaisir,
33:58vous nous appelez
33:58de Toulouse.
34:00Et est-ce que
34:00ce plan d'action
34:01est de nature
34:02à éteindre
34:02cet incendie
34:03qui est déjà
34:04bien développé
34:05maintenant ?
34:07L'incendie
34:08est bien développé,
34:09à mon avis,
34:09va se développer
34:10encore plus.
34:11Parce qu'il y a
34:12un certain nombre
34:13de personnes
34:14du côté de l'Alefi
34:15ou d'extrême-gauche
34:16qui veulent effectivement
34:18développer,
34:19ils voudraient refaire
34:19un mai 68
34:20et je dirais même
34:21qu'il y a des pays
34:22étrangers à la France
34:23qui poussent
34:24à la roue
34:25par derrière.
34:29Attention à votre
34:32téléphone Jean-Paul
34:33parce qu'on ne vous entend
34:34pas très très bien.
34:35Essayez de rester stable
34:36par rapport au téléphone
34:38mais je vous écoute.
34:39D'accord,
34:40oui,
34:40donc je disais
34:41qu'il y avait aussi
34:41un certain nombre
34:42de pays
34:43qui ont tout intérêt
34:44à ce que la France
34:44soit encore plus déstabilisée
34:47pour diverses raisons,
34:48diverses raisons politiques
34:50ou diverses raisons historiques.
34:54Bon,
34:54je ne parlerai pas
34:55de la Russie
34:55parce qu'à l'heure actuelle
34:56dès qu'il y a de la grêle
34:59c'est de la faute à Poutine,
35:00dès qu'il y a un coup de vent
35:01c'est de la faute à Poutine
35:02donc là je n'irai surtout pas
35:04dans ce sens.
35:06Mais par contre
35:06le plan de le Cornu,
35:09ce qu'on attend de lui
35:11c'est du courage,
35:12de la volonté
35:13et donc partant des actions.
35:16j'ai l'impression
35:17que son plan
35:17est juste fait
35:18pour gagner 15 jours
35:19parce que dans 15 jours
35:21c'est les vacances scolaires
35:22donc 15 jours
35:23de vacances scolaires
35:24derrière
35:24donc on pense
35:26que le soufflet
35:26va retomber
35:28ou en tout cas
35:30diminuer
35:31en force
35:32et en intensité
35:34je pense que
35:34c'est beaucoup plus ça
35:35alors qu'effectivement
35:36de le Cornu
35:37on attendrait
35:37un plan d'action
35:39mais un vrai plan d'action
35:40s'il avait un petit peu
35:41de courage
35:42mais je ne pense pas
35:43que le courage soit un mot
35:45indiscipliniste encore
35:46chez les hommes politiques
35:47donc un plan d'action
35:49qui concernerait
35:50un volet technique
35:51donc tous les aspects
35:53clim, bâtiments, machin
35:54bon ça
35:56ça se planifie
35:57un aspect organisationnel
35:59c'est-à-dire
36:00les enseignants
36:02absents
36:03la gestion des enseignants
36:04nombre d'élèves par classe
36:06les horaires
36:07tout ça
36:07donc cet aspect organisationnel
36:09on peut effectivement le traiter
36:10et surtout un troisième aspect
36:12qui est la finalité
36:14de l'éducation nationale
36:15à l'heure actuelle
36:16donc le dernier rapport
36:18c'est PISA
36:19qui a montré
36:20que la France se décrochait
36:21mais en fait
36:22on le voit
36:23on le voit
36:24si vous voulez
36:25un ingénieur
36:26qui sort à Bac plus 5
36:27aujourd'hui
36:28n'a pas le
36:29à peine le niveau
36:30d'un Bac plus 3
36:31d'un DUT
36:32il y a 30 ans
36:34il y a une dégradation
36:35une dégradation
36:36complète
36:37complète à tous les niveaux
36:38et dans la filière
36:40universitaire
36:41les filières universitaires
36:42qu'est-ce qu'on forme ?
36:43on ne forme pas des ingénieurs
36:44on ne forme pas des médecins
36:45et c'est de ça
36:47dont on a besoin
36:48fondamentalement
36:49on forme des sociologues
36:50on forme des psychologues
36:52mais ces gens-là
36:53on en a besoin
36:53c'est vrai
36:54mais on a besoin
36:55de combien par an
36:56en France
36:57rien à voir
36:58avec la quantité
36:59d'étudiants
36:59qui vont effectivement
37:00dans toutes ces filières
37:01donc là aussi
37:02il y a
37:03il y a un plan
37:04il y a tout un plan
37:05à mettre en place
37:06il faut arrêter
37:07de dire
37:0995%
37:1098%
37:11des enfants
37:13avec le bac
37:13un bac qui ne vaut plus rien
37:15parce que le niveau
37:16est devenu tellement bas
37:18comme Raoult
37:19le rappelait à votre antenne
37:20il y a quelques années
37:22le niveau
37:23de QI
37:24le constat
37:25le constat est là
37:26et ça c'est vrai
37:27le constat est là
37:28Jean-Paul
37:28on va juste rester
37:29sur les mesures
37:30de Sébastien Lecornu
37:31et j'accueille Dominique
37:32qui nous appelle
37:33de Roussillon
37:34bonjour Dominique
37:36bonjour Jacques
37:37bonjour à tous les auditeurs
37:37est-ce que vous croyez
37:38aux mesures
37:39de Sébastien Lecornu ?
37:41c'est mort
37:41excusez-moi
37:42mais ça fait 40 ans
37:44que le système
37:45scolaire français
37:46est en délicescence
37:47absolue
37:48on a
37:49petit à petit
37:50complètement tout
37:51démonté
37:53comment dire
37:54la qualité
37:55de notre transmission
37:56du savoir
37:57et de la formation
37:58de nos élèves
37:59on a commencé
38:00par détruire
38:01la formation initiale
38:02des maîtres
38:03aujourd'hui
38:04je vous rappelle
38:04quand même
38:05qu'un étudiant
38:06qui arrive à Bacus 2
38:07est engagé
38:08s'il se présente
38:09dans l'éducation nationale
38:09comme professeur
38:10donc je vous laisse
38:12imaginer un petit peu
38:13le niveau
38:14ça fait 30 ans
38:16écoutez bien Jacques
38:16ça fait 30 ans
38:17moi j'ai été délégué
38:18de parents d'élèves
38:18ça fait 30 ans
38:19que 20% des élèves
38:21qui passent
38:21de CM2 au 6ème
38:22ne savent ni lire
38:23ni écrire
38:23ni comprendre un texte
38:24et encore moins compter
38:25ça fait 20%
38:26c'est la statistique
38:28de l'éducation nationale
38:30aujourd'hui
38:31et ils s'en orgueillissent
38:32d'avoir 20%
38:33et aujourd'hui
38:34si vous vous dites
38:36tiens ça fait 30 ans
38:37que ça dure
38:37les enfants qui sont
38:38aujourd'hui dans la rue
38:39sont les enfants
38:40de ceux qui étaient
38:40en échec scolaire
38:41la plupart du temps
38:42ceux qui cassent
38:43ceux qui détruisent
38:44ce sont ceux
38:44qui ont eu des parents
38:46qui ont été en difficulté scolaire
38:47ou qui ont eu des problèmes
38:49et moi aujourd'hui
38:50je ne cautionne pas
38:51la violence
38:51je suis anti
38:53j'ai vu des scènes
38:54qui m'ont éclairé
38:55des scènes de violence
38:56mais par contre
38:57je suis tout à fait d'accord
38:59avec ces jeunes
38:59j'ai moi-même
39:00un jeune qui est étudiant
39:01un enfant qui est étudiant
39:03ils se rendent bien compte
39:04que ce qu'on leur transmet
39:05aujourd'hui est obsolète
39:06que l'avenir
39:09qu'il aurait préparé
39:10aujourd'hui
39:11n'est pas du tout
39:11du tout adapté
39:12aux enjeux internationaux
39:14voire même
39:14simplement nationaux
39:15je vous rappelle
39:16qu'on a un président
39:17de la république
39:18qui a refusé
39:18de présenter un programme
39:19un projet
39:20et de débattre
39:21donc aujourd'hui
39:23je ne pense pas
39:24que l'on puisse
39:25s'en sortir
39:25avec 5 mesures
39:27simplement cosmétiques
39:28c'est dit
39:29c'est dit Dominique
39:30et le constat
39:31effectivement
39:31est assez sombre
39:32pardon d'abréger
39:33un petit peu
39:34cette conversation
39:35merci en tous les cas
39:36à tous les deux
39:36Jean-Paul et Dominique
39:37d'avoir partagé
39:38l'antenne avec moi
39:38et j'accueille
39:39Stéphanie Demuru
39:40bonjour Stéphanie
39:41comment allez-vous
39:42très bien
39:43écoutez
39:43alors quel est le programme
39:44aujourd'hui
39:45vaste programme
39:46on reçoit
39:47Charles et l'oncle
39:47c'est cité
39:49dans son livre
39:50mon cher Jacques
39:50je vous ai vu
39:52édité
39:53chez Fayard
39:54je jure de dire
39:54toute la vérité
39:55c'est passionnant
39:56j'ai lu les premières pages
39:57c'est très intéressant
39:59oui oui
39:59je vous confirme
40:00vous êtes cité
40:02cette scène
40:02où vous apparaissez
40:03vous aussi
40:04à la commission
40:04de l'audiovisuel public
40:06ce qu'il nous raconte
40:08est absolument dingue
40:09les pressions
40:10les menaces de mort
40:12il va tout nous dire
40:13alors on imagine
40:14que c'est la vérité
40:15oui une heure
40:16alors n'hésitez pas
40:17vous 0 826 300
40:18300
40:19lui posez
40:20toutes vos questions
40:21on se demande quand même
40:22si l'audiovisuel public
40:24est réformable
40:24quand on lit ce livre
40:25enfin je ne vous en dis pas plus
40:27je ne me prononce pas
40:28je connais à peu près
40:30votre réponse
40:31et à partir de 11h
40:32ça sera la partie débat
40:33avec toujours
40:34ce mouvement lycéen
40:36et étudiant
40:36qui inquiète
40:37à votre micro
40:38ça a été repris partout
40:39Philippe Baptiste
40:40qui dit
40:40craindre un embrasement national
40:43le ministre de l'enseignement
40:44supérieur
40:44c'est vrai qu'on a encore vu
40:45des scènes inquiétantes
40:47ce matin
40:47un lycée en feu
40:48à Paris
40:49il va falloir que ça s'arrête
40:50on ne sait pas comment
40:51le gouvernement
40:52essaie d'apporter des réponses
40:53mais ça semble
40:54mal engagé
40:55belle émission
40:56ma chère Stéphanie
40:5810h midi
40:59à vous de le dire
41:00très belle journée
41:01à vous
41:01je remercie
41:02Juliette Riouffol
41:03Joseph Ruiz
41:04John Rakoto Zafi
41:05et Zach
41:06qui est au manette
41:08ce matin
41:08très belle journée
41:09je vous dis à demain
41:09Jonas
41:09Stéphanie
41:10Paul
41:10Ren Create
41:10voire
41:10Stéphanie

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