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  • il y a 10 minutes
Jeudi 5 novembre 2026, retrouvez Raphaël Thuin (Directeur des stratégies de marchés de capitaux, Tikehau Capital) et Matthieu Barrière (Co-responsable de l'allocation d'actifs, ODDO BHF AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.

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00:01Générique
00:07...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne pour rester à l'écoute des marchés.
00:12Chaque jour, vous nous suivez en direct à la télévision à midi 30 et à 17h30.
00:16Vous nous retrouvez en rattrapage ou en replay sur notre site bsmart.fr
00:20et vous pouvez également nous écouter en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute
00:24préférées au sommaire de cette édition.
00:26Ce soir, nouveau vent de panique dans le secteur des semi-conducteurs.
00:30Le secteur accélère sa chute et abandonne 35% par rapport à son sommet du mois de juin.
00:37En cause, la crainte de nouvelles incertitudes politiques au Congrès américain pour le secteur de l'IA.
00:43Résultat direct et réaction assez violente.
00:46Le Nasdaq perd 4% et le Nasdaq 100 près de 5% au moment où on parle.
00:52Les investisseurs redoutent qu'une majorité démocrate renforcée au Congrès n'impose un cadre réglementaire strict à l'IA.
00:59Conséquence immédiate, les méga caps et les semi-conducteurs prennent très cher.
01:04Tesla abandonne 10%, SpaceX 9%, tandis que Nvidia et Broadcom cèdent environ 7%, Meta perd 5%.
01:11Côté puces, les mauvaises perspectives de Qualcomm accentuent ce mouvement.
01:16La contagion est générale et touche aussi le marché français.
01:20Par exemple, STMicroelectronics recule de 6% et Soitech plonge même de 20%.
01:26D'ailleurs, l'indice des semi-conducteurs plonge également de près de 10%.
01:32Autre grand sujet de l'actualité, après la claque des mid-terms pour les républicains, c'est le règlement de
01:38compte général.
01:39Le vice-président J.D. Vance commence déjà à prendre ses distances avec Donald Trump et la guerre en Iran.
01:45Il a dit d'ailleurs que si les républicains ont perdu ses élections de mi-mandat, c'est à cause
01:50de cette guerre et évidemment de l'inflation qu'elle a engendrée.
01:54Au final, la note est salée. Les républicains perdent au moins 7 sièges au Sénat et les démocrates récupèrent donc
02:00la Chambre et le Sénat d'ailleurs.
02:02Sur le conflit au Moyen-Orient, on note que le pétrole se détend depuis quelques jours, bien qu'en hausse
02:09aujourd'hui de 2,5-3% pour le baril de Brent qui se traite autour de 95-100 dollars.
02:14Au moment où on parle, sur les 5 derniers jours, le baril de Brent perd tout de même près de
02:1915% sur les marchés obligataires.
02:21Le rendement américain à 10 ans se détend encore un peu aujourd'hui, toujours dans le sillage des résultats du
02:27scrutin de mi-mandat aux Etats-Unis.
02:29Il évolue sous 4,90% globalement en Europe et du côté des indices actions.
02:34Il progresse encore un petit peu aujourd'hui après avoir gagné 2% hier par exemple pour le CAC 40.
02:40Il progressait de 1,5% ce matin avant de perdre une partie de ses gains portés notamment par les
02:47bonnes publications des entreprises.
02:49À l'image de Legrand et d'ArcelorMittal en tête de l'indice parisien, ArcelorMittal est passé dans le rouge
02:56au troisième trimestre à cause de pertes liées à la guerre.
02:59Mais l'activité remonte la pente.
03:01Résultat, la bourse applaudit avec un titre qui s'est envolé de près de 5% ce matin à Paris.
03:07Legrand, de son côté, relève ses objectifs et gagne plus de 5% également à Paris.
03:12Or, un disparu, on note l'envolée d'Air France-KLM de 14% après avoir fait état d'un
03:17bénéfice net en hausse de plus de 20%.
03:20Ailleurs en Europe, RailMittal accuse la plus forte baisse du stock se passissant avec un plongeon de plus de 15
03:26% après l'abaissement de ses objectifs annuels.
03:39Deux invités avec nous ce soir pour décrypter les mouvements de la planète.
03:42Marché Raphaël Thuin, responsable des stratégies de marché de capitaux chez Tikeo Capital.
03:47Bonsoir Raphaël.
03:48Et Mathieu Barrière, co-responsable de l'allocation d'actifs chez Odo BHF AM.
03:52Bonsoir Mathieu.
03:53Bonsoir Pauline.
03:54Mathieu, commençons avec ce secteur des semi-conducteurs qui est vraiment sous pression aujourd'hui des gros mouvements de marché.
04:01Je le disais en intro, le Nasdaq qui perd 4%, le Nasdaq 100 qui perd près de 5%.
04:07Mathieu, mais qu'est-ce qu'il se passe exactement sur ce secteur des semi et sur la tech en
04:11général ?
04:12Alors, on peut prendre un peu de recul.
04:14C'est un secteur qui globalement est sous pression, on va dire, depuis fin juillet, début août.
04:19Il y a eu plusieurs choses.
04:20Il y a eu des éléments techniques. On a vu beaucoup de flux de collecte sur des stratégies, un peu
04:26suiveuses de tendance, de type Momentum,
04:28qui avaient beaucoup, beaucoup tiré les cours et bien fonctionné lors des 4 trimestres précédents.
04:34Et puis, c'est assez corrélé à la tech. Il y a eu de la perte de flux sur ces
04:40produits.
04:41Ce qui fait de la pression vendeuse sur des titres qui, effectivement, pour certains, étaient arrivés à des niveaux assez
04:45élevés.
04:47Ensuite, on a eu une nouvelle vague de stress sur le financement de l'écosystème tech.
04:53On en avait déjà eu une première au printemps qui était peut-être plus du côté du crédit, du crédit
04:58privé.
04:58Et puis là, elle s'est un peu généralisée.
05:01Ça fait craindre un ralentissement des dépenses d'investissement, des hyperscalers.
05:06Et donc, ça touche un peu les hyperscalers certains jours, les fournisseurs des hyperscalers,
05:11notamment les fabricants de mémoire à d'autres moments.
05:14Et puis là, un stress supplémentaire lié, effectivement, à une possible régulation moins favorable dans le futur aux États-Unis
05:22sur le CAPEX et la construction de data centers.
05:26Donc, du stress global sur les semi-conducteurs et probablement de la volatilité dans les marchés,
05:32des acteurs qui recentrent un peu leur position, ce qui fait remonter certains titres pour des raisons un peu obscures.
05:37Des fois, simplement ce qui était sous-pondéré et probablement des réductions un peu en panique,
05:42comme aujourd'hui, de surpondérations un peu historiques.
05:44C'est sûr, des mouvements hyper violents cet après-midi à l'ouverture des marchés américains.
05:49Raphaël, vos commentaires, votre analyse sur ce mouvement, une vague rouge qui ne s'arrête pas aux frontières américaines d
05:57'ailleurs
05:57et qui se répand à travers l'Europe, évidemment.
06:01Je rappelais STMicro et Soitech, par exemple, en France, qui en pâtissent également.
06:07Vous avez très bien résumé la photo globale.
06:10On est dans un long processus où on se pose des questions sur ce trade infrastructure IA qui a tant
06:15tiré les marchés.
06:16Et c'est vrai que les annonces des élections aux États-Unis ont remis une forme de doute et d
06:22'incertitude sur cet espace.
06:24On comprend qu'effectivement, le programme démocrate sera un programme beaucoup moins favorable à cette idée de data center, d
06:31'infrastructure IA.
06:33On a vu en particulier dans les élections de gouverneurs systématiquement, des gouverneurs démocrates,
06:38être élus dans des États où, justement, il y avait beaucoup de data centers.
06:42Au Texas, par exemple.
06:44Au Texas, en particulier, mais l'Ohio, le Wisconsin, l'Arizona, la Géorgie, ça a été systématique.
06:49Donc, c'est clairement une thématique de campagne.
06:51Les data centers inquiètent les communautés aux États-Unis.
06:55Et donc, dans ces conditions, on imagine qu'il puisse y avoir effectivement une forme de ralentissement dans cette vague
07:00de data centers,
07:01qu'on en construise moins, que ça coûte plus cher, que ce soit plus long.
07:06Et donc, ça, ce n'est pas une bonne nouvelle pour toute cette infrastructure IA.
07:10Alors, ça va des puces, à la mémoire, à tous ceux qui fournissent l'énergie, l'électrification.
07:16C'est un grand écosystème qui avait très bien fonctionné et qui, aujourd'hui, en pâtit.
07:21Donc, ça, c'est le point de départ du raisonnement.
07:24Et c'est vrai que, techniquement, à un moment où le marché était quand même très positionné depuis des années
07:29sur ce trade IA,
07:30où l'infrastructure IA est dans tous les portefeuilles omniprésents, d'ailleurs dans toutes les classes d'actifs.
07:36On voit un phénomène, comme vous l'avez dit, d'ailleurs, de panique, de dérisking, de liquidation qui est très
07:43important.
07:43Donc là, les mouvements, aujourd'hui, ne sont pas anodins.
07:455% sur le Nasdaq, très vite, très fort, ça fait beaucoup.
07:51La question, c'est dans quelle mesure ce scénario catastrophique qui consisterait à avoir un coup d'arrêt sur les
07:57centres de données aux États-Unis,
07:59dans quelle mesure ce scénario est réaliste et va se matérialiser ?
08:02Ça, c'est la première question qu'il faut se poser.
08:03On a le droit d'avoir des doutes.
08:05On sait qu'effectivement, ce n'est pas une bonne nouvelle.
08:07Mais on comprend aussi que, finalement, ces centres de données, c'est des sources de revenus très importants pour ces
08:13États-Unis.
08:15Pour beaucoup de ces États-Unis, d'ailleurs, c'est la source de revenus numéro un, source d'emploi numéro
08:19un.
08:20Donc, y a-t-il une nuance entre un coup d'arrêt et une forme d'encadrement un peu plus
08:25stricte ?
08:26Ça, ça sera la première inconnue.
08:28Et puis, la deuxième inconnue, c'est dans quelle mesure les valorisations reflètent déjà cette négativité ?
08:34Et là, vous l'avez bien dit, il y a eu plusieurs mois de sous-performance.
08:37Les valorisations ont fondu comme neige au soleil.
08:42Pensez à Nvidia.
08:43Ça traite à 11 fois les bénéfices aujourd'hui.
08:47Le Nasdaq est en train de chuter.
08:49Il faut regarder de minute en minute.
08:50Mais on doit être à 17-18 fois.
08:53On était très au-dessus de 20 il n'y a pas si longtemps.
08:55Vous regardez tous ces grands acteurs, y compris chez les hyperscalers, les grosses techs.
09:01Les valorisations sont quasiment au plus bas historiques.
09:04Et donc, la question pour l'investisseur contrariant, c'est une fois que cette liquidation aura terminé,
09:10et si on croit qu'effectivement, cette vague des data centers a encore un potentiel,
09:17quels seront les meilleurs véhicules pour se repositionner et quand ?
09:21Mais la question qu'on se pose, vous l'avez rappelé,
09:23c'est évidemment en lien avec ces résultats des élections de demi-mandat, Raphaël.
09:28Est-ce que c'est juste une question de régulation
09:31ou est-ce qu'on constate quand même un essoufflement un peu plus global sur ces valeurs-là ?
09:35C'est ça la question aussi ?
09:36Oui, effectivement.
09:37Comme le disait Mathieu, ça a commencé depuis plusieurs mois déjà.
09:41Il y a une multitude d'indices qui rendent aujourd'hui cet investissement IA plus incertain.
09:49Alors, pas tellement sur l'aspect fondamental,
09:53à savoir est-ce que la demande s'est ralentie ?
09:55Absolument pas, elle accélère.
09:57Est-ce qu'on voit des retours sur investissement de ces dépenses ?
10:00Un petit peu, et de plus en plus, et on a presque envie d'être optimiste sur le futur.
10:04Oui, l'IA, c'est réel, c'est une révolution de productivité, c'est la quatrième révolution industrielle,
10:10ces dépenses d'investissement servent à quelque chose.
10:12Donc, on a presque envie de dire que le débat, il s'est déplacé.
10:15Il n'est plus tellement sur ces questions-là, il est plutôt sur d'autres questions.
10:19Alors, des questions en particulier, on va dire déjà de goulets d'étranglement.
10:23On comprend qu'on a du mal à exécuter, on a du mal à mettre de la capacité de calcul
10:28en ligne,
10:29qu'on ne arrive pas à faire face à cette demande, et ça, c'est problématique.
10:33Et puis, et surtout, deuxième problématique, c'est la problématique du capital, de l'accès au financement.
10:39On a des besoins de financement gigantesques.
10:42Passez-moi l'expression, les marchés en ont ras la gueule,
10:45ils en ont du risque qu'il y a dans tous les portefeuilles.
10:48Et donc, aujourd'hui, à un moment où beaucoup de ces entreprises ont beaucoup d'engagements financiers,
10:54non financiers, auxquels ils doivent faire face,
10:58et à un moment où les marchés de capitaux semblent vouloir dire assez,
11:03on s'inquiète sur la stabilité et la solidité de ce système.
11:07Oui, on va suivre évidemment dans les prochains mois, dans les prochaines semaines,
11:11et puis dans les prochaines années, puisque ça va durer longtemps.
11:14Et puis, vous parliez justement des besoins de financement.
11:16J'en profite pour ajouter qu'Apple veut lever 7 milliards de dollars.
11:20Aussi, ça va dans le même sens que les annonces récentes d'Alphabet,
11:24que l'introduction en bourse d'Entropique, etc.
11:28Parlons des midterms un peu plus en détail, Mathieu.
11:31On a pris connaissance du résultat des midterms,
11:33donc c'est les démocrates qui l'ont emporté à la Chambre et au Sénat.
11:38On en a un petit peu parlé, justement, en lien avec cette thématique
11:43semi-conducteur, tech, intelligence artificielle.
11:45Qu'est-ce qu'on peut faire comme lecture sur ces résultats plutôt politiques
11:50et quels impacts ceux-ci vont avoir dans l'économie américaine
11:55et en macroéconomie également ?
11:57Si on met de côté la tech, sur laquelle on reviendra sans doute,
12:02la lecture qui était en tout cas celle des marchés hier et qu'on partage,
12:08c'est finalement quelque chose de plutôt positif.
12:12Les marchés, historiquement, ont été plutôt échaudés par des décisions politiques,
12:19que ce soit de politiques monétaires, de politiques fiscales un peu trop extrêmes.
12:23Le fait d'avoir une situation de semi-blocage aux Etats-Unis,
12:29d'une certaine manière, ça apporte de la visibilité
12:31sur quel sera l'état de la législation qui s'applique aux entreprises jusqu'en 2028,
12:39voire même, vu la débâcle qu'ont subi les Républicains,
12:45on se dit que ça va être compliqué pour eux même de reconquérir le Sénat
12:49lors de la prochaine essence.
12:52Donc ça, ça apporte un peu de la visibilité sur les politiques macroéconomiques,
13:00on élimine un peu de risques extrêmes,
13:02et puis ça apporte de la visibilité, c'est bien pour les investisseurs,
13:05c'est aussi bien pour la Fed,
13:06parce que les banques centrales se sont quand même fait complètement dominer
13:10par les relances budgétaires,
13:12on a beaucoup discuté de cette thématique de la dominance fiscale
13:18sur les politiques monétaires.
13:21Ça, c'est quelque chose qui redonne aussi un peu de visibilité,
13:23qui peut amener les banquiers centraux à se dire,
13:26voilà, j'ai un peu plus de temps pour,
13:29je suis moins obligé de réagir rapidement au moins de chiffre d'inflation.
13:34Donc quelque chose de plutôt positif.
13:35Alors effectivement, le fait que ce soit les démocrates
13:38qui sont peut-être un peu moins big business friendly aux Etats-Unis
13:41plutôt que les Républicains qui les ont emportés,
13:43oui, ça peut faire un peu plus de régulation.
13:46Rappelons que les agences de régulation,
13:47elles appliquent les lois définies par le Congrès américain,
13:51mais sous l'autorité de l'exécutif américain,
13:53donc ça ne va pas non plus radicalement changer du jour au lendemain,
13:56mais effectivement, dans le mix,
13:57on peut avoir un peu de reflux de marge,
14:00peut-être pour les entreprises dans certains secteurs.
14:02Mais globalement, le message,
14:04et je pense que c'est celui des marchés au global,
14:06notamment hier, avec tous les actifs qui montaient.
14:08Bien sûr, l'or, le bitcoin...
14:10Et que c'était la tech, et quand la tech baisse,
14:12ça fait monter de tout secteur par les jeux de rotation,
14:14mais au global, les marchés montaient.
14:15C'était un retour d'appétence pour le risque.
14:20Vous parliez justement, Mathieu, de la réserve fédérale américaine.
14:24Il y a une autre question qu'on se pose,
14:26parce que du coup, Donald Trump,
14:28il ne va plus pouvoir placer les gens qui veulent,
14:32vu que le Sénat doit valider les candidatures,
14:35on va dire, des membres de la réserve fédérale américaine.
14:38Là, du coup, c'est les démocrates
14:40qui vont devoir valider globalement.
14:42Donc en fait, Donald Trump ne pourra plus mettre un peu
14:44qui veut à cette réserve fédérale aussi.
14:47Alors, effectivement,
14:48mais on peut aussi constater
14:50qu'il pouvait placer qui il voulait auparavant,
14:54que ce soit Powell,
14:56que ce soit Warch,
14:58qui ne va pas dans le sens contraire,
15:00mais n'a pas non plus baissé les taux
15:02comme il était supposé le faire d'après Trump,
15:05ou même au niveau de la Cour suprême,
15:06qui ne donne pas systématiquement raison
15:08à l'administration américaine.
15:10Oui, il a pu déjà nommer les gens qu'il voulait,
15:12ils n'ont pas forcément appliqué exactement ce qu'il souhaitait.
15:14Donc pour nous, ce n'est pas un énorme changement.
15:15Oui, on élimine, on réduit le risque
15:18de dérapage total de l'administration Trump,
15:21qui, sur une fin de mandat,
15:22avec les pleins pouvoirs,
15:24pourrait faire des politiques un peu particulières
15:27d'un point de vue budgétaire.
15:31Raphaël, vos commentaires sur ces résultats
15:34d'élections de mi-mandat aux États-Unis,
15:37est-ce que ça mérite une attention particulière
15:41à réallouer un peu les portefeuilles
15:44ou pas encore à ce stade ?
15:46Comment on fait dans ce contexte-là ?
15:48Alors, la règle générale un petit peu sur les élections,
15:51c'est que traditionnellement,
15:53ce n'est pas un facteur long terme
15:54qui impacte les marchés significativement.
15:56Qu'est-ce qui intéresse les marchés ?
15:58C'est le cycle économique,
16:00la croissance, la croissance des bénéfices,
16:03les politiques monétaires.
16:04Et les élections ne sont pas toujours en mesure
16:07ou en capacité d'influer durablement
16:09ces grandes dynamiques de marché.
16:11On peut d'ailleurs estimer que c'est le cas
16:12sur ce coup-là.
16:14On va avoir un statut quo politique, législatif,
16:17dans une certaine mesure.
16:19Donc pas de grande inflexion de ce point de vue-là.
16:21En revanche, ce qui arrive souvent avec les élections,
16:23c'est qu'on voit de la rotation.
16:23Tout d'un coup, du fait d'un changement de législature,
16:27on a certains secteurs, certains acteurs
16:29qui bénéficient plus que d'autres.
16:31Et là, on en est en plein dedans.
16:32La rotation, elle, a lieu.
16:34On sait que, par exemple,
16:36on a parlé de la tech,
16:37on va mettre ça de côté.
16:39Regardons la défense.
16:40On sait que sur la défense,
16:42tout ça n'est pas anodin.
16:43Les perspectives d'avoir un budget
16:45aussi élevé qu'attendu aux États-Unis fondent.
16:49Donald Trump avait demandé
16:511 500 milliards de budget pour la défense.
16:53Il aura beaucoup moins.
16:54Tout ça va donc moins ruisseler sur l'industrie.
16:57Et on a vu une grosse sous-performance
16:59des valeurs défenses.
17:00On peut parler aussi de la pharma et de la santé.
17:02S'il y a un consensus, peut-être,
17:05qui pourrait se former dans ce congrès,
17:06c'est le fait que la santé coûte trop cher
17:08aux États-Unis,
17:09que le prix des médicaments est problématique.
17:11Ça, ce n'est pas une bonne nouvelle
17:12pour certaines pharmas aussi.
17:14Donc, là encore,
17:16on pourrait voir un peu de rotation
17:17de ce point de vue-là.
17:19L'énergie, enfin,
17:21ça aussi, c'est un grand point d'inflexion.
17:23Là où on était sur une administration
17:25qui était très favorable
17:27aux producteurs d'énergie aux États-Unis,
17:31on rentre dans une dynamique très différente.
17:33On sait que les démocrates
17:34sont davantage positionnés
17:35sur les énergies renouvelables.
17:37On comprend aussi que la géopolitique
17:39pourrait être aussi peut-être moins agressive,
17:42en tout cas,
17:42que la laisse qu'on laissera à Donald Trump
17:46sera moins longue que précédemment
17:48et qu'il aura plus de contraintes.
17:50Et on a vu, d'ailleurs,
17:51les valeurs énergie
17:53baisser très fortement
17:54à la suite des élections.
17:55Donc, peut-être pas un point d'inflexion dramatique
17:59sur la direction de long terme des marchés.
18:01Encore une fois, on regarde
18:02croissance, bénéfice, taux d'intérêt.
18:04Mais beaucoup de rotation
18:06qui a lieu à la suite de ces élections.
18:07Oui, dans plusieurs secteurs,
18:08dans plusieurs thématiques.
18:09On va, là aussi, surveiller tout ça
18:12dans les prochaines semaines.
18:13Vous parliez, Raphaël,
18:14de géopolitique,
18:16un mot du pétrole aussi.
18:19Jay Evans a dit
18:20que si les Républicains
18:21avaient perdu cette élection,
18:23c'est notamment à cause
18:24de la guerre au Moyen-Orient
18:25et donc des remontées
18:27des prix du pétrole.
18:28Là, on voit,
18:29aujourd'hui,
18:29le baril de Brent
18:30remonte un petit peu,
18:31mais on voit quand même
18:32que sur la semaine,
18:34sur cinq jours,
18:35il perd 15%,
18:36presque, 14%.
18:39C'est une bonne nouvelle
18:40tout de même.
18:41Est-ce que vous pensez
18:42que ces prix seront amenés
18:43encore à décembre
18:45ou ils vont se stabiliser
18:46entre 80 et 100 dollars
18:48pour le baril de Brent ?
18:50Alors, c'est une très bonne nouvelle.
18:51C'est effectivement
18:52un nœud de marché.
18:53On a parlé à juste titre
18:54de l'IA,
18:55premier nœud de marché,
18:56deuxième nœud de marché,
18:57le pétrole, l'énergie,
18:58avec un effet cascade
19:00qui est très important.
19:02Prix du baril élevé,
19:03plus d'inflation,
19:05taux d'intérêt plus élevé.
19:05Avec tout ce que ça veut dire
19:07pour l'économie réelle,
19:08pour les valorisations,
19:09pour les marchés.
19:09Donc là, on est sur
19:10un nœud de marché important.
19:11Alors malheureusement,
19:12on ne peut pas dire
19:12que l'élection nous donne
19:14énormément de clarté,
19:15vu que cette politique militaire,
19:18l'intervention militaire
19:19du président Trump,
19:20elle se fait sans l'aval du Congrès.
19:23Un mécanisme qui lui permet...
19:25Le Congrès pourrait mettre fin
19:29à cette intervention,
19:30mais le président Trump
19:31aurait le droit
19:31de mettre un veto
19:32sur la décision.
19:33C'est d'ailleurs comme ça
19:34qu'il va gouverner
19:34dans les prochaines semaines
19:35et dans les deux prochaines années.
19:36Il n'hésitera pas,
19:37très clairement.
19:38Donc malheureusement,
19:39pas de capacité réelle
19:40du Congrès
19:41à mettre fin
19:42à la guerre instantanément.
19:43En revanche,
19:44des contraintes
19:45vis-à-vis des dépenses militaires,
19:46le Congrès financement armé.
19:48Et puis des contraintes aussi
19:49en termes de personnel politique.
19:50Et on sait que par exemple,
19:51le secrétaire de la Défense
19:52est manifestement
19:54sur un siège éjectable.
19:55Et tout ça pourrait contribuer
19:57au fait qu'il y ait
19:58une forme de détente.
19:59Et au-delà de l'élection,
20:01et c'est probablement
20:01ce qu'anticipe
20:02les marchés aujourd'hui,
20:03on sent bien
20:04qu'on se rapproche
20:05potentiellement,
20:06peut-être on l'espère,
20:07d'une fin de conflit,
20:08qu'il y a une forme
20:09de lassitude,
20:10que l'administration Trump
20:12cherche une porte
20:13de sortie élégante,
20:15une feuille de vigne
20:16peut-être à agiter
20:17avant de sortir,
20:18et que de toute façon aussi
20:19il y a des contraintes
20:20de matériel
20:21qui font qu'en termes
20:22de munitions et d'équipements,
20:24la guerre ne pourra pas
20:24durer éternellement.
20:25Donc c'est un petit peu
20:26ce qu'anticipe
20:27le marché peut-être.
20:28En tout cas,
20:28les cours ont baissé.
20:29Et encore une fois,
20:30c'est très important,
20:31c'est une très bonne nouvelle,
20:32c'est un nœud de marché
20:34qui a pesé,
20:35et s'il pouvait se dénouer
20:36ce nœud,
20:37ça pourrait favoriser
20:38plus de performance.
20:38Oui, ça donnerait
20:39un peu d'air au marché
20:40sur le pétrole.
20:43Mathieu,
20:43vos commentaires également
20:46sur ces prix,
20:48et puis la question aussi,
20:49c'est bon,
20:50le pétrole certes,
20:51mais tous les produits raffinés
20:52et tout ce qu'il y a autour,
20:54ça peut être aussi le gaz,
20:55on a un problème de gaz,
20:56notamment en Europe,
20:57à l'approche de l'hiver,
20:58l'hiver qui est déjà
20:59un petit peu installé,
21:01des cuves historiquement
21:03basses en termes
21:04de capacité de gaz
21:06en Europe.
21:08Voilà vos commentaires
21:08sur cette situation,
21:10sachant que,
21:10vous l'avez dit Raphaël,
21:12mais on voit que Donald Trump
21:13essaye aussi de tempérer
21:15un petit peu avec l'Iran
21:16sur ses dernières prises de parole.
21:19Alors,
21:20les marchés pétroliers eux-mêmes,
21:22les marchés dérivés,
21:24où on peut acheter du futur,
21:26pardon,
21:26des futurs pour avoir des livraisons
21:28de pétrole ou de gaz
21:29le mois prochain
21:30ou dans trois mois
21:30ou même 10-15 ans,
21:32ils sont assez liquides
21:33et ce qu'ils nous disent
21:33depuis le début du conflit,
21:34en mars,
21:36c'est que le pétrole long
21:38n'a pas de raison
21:39de rester à très haut niveau
21:41extrêmement longtemps.
21:42D'accord.
21:42Par exemple,
21:43le pétrole au-delà de 2032
21:45ou des fois 2033
21:46ou retour sur 1031,
21:48il a toujours été
21:48sous les 60 dollars
21:49et même à des niveaux inférieurs
21:52pour acheter du pétrole
21:53livré dans longtemps
21:54à ce qu'on voyait
21:55il y a un an.
21:57Par contre,
21:58là où le marché
21:58a été un peu surpris,
21:59c'est effectivement
22:01en mars,
22:02il nous a dit
22:02bon,
22:03on va avoir une décrue
22:04assez rapide
22:04et puis on reviendra
22:05sous les 80 dollars
22:07ou sous les 75 dollars
22:09des jours.
22:09Et puis,
22:10le fait d'avoir Trump
22:11qui s'accroche
22:12à faire des actions militaires
22:14somme toute assez réduites
22:16parce que l'essentiel
22:17des destructions en Iran
22:19ont été faites
22:19dans les premières semaines.
22:22Et là,
22:22on voit finalement
22:25probablement
22:26aussi des opérations
22:27de couverture
22:28de producteurs de pétrole
22:29qui disent
22:29ok,
22:29là c'est peut-être la bonne,
22:31j'ai envie de loquer
22:31mes profits,
22:32je revends
22:33histoire de couvrir
22:34ma production
22:35des prochains mois
22:36parce qu'effectivement
22:37là,
22:38si ça arrête de durer,
22:40ça risque assez rapidement
22:40de se normaliser.
22:42À côté,
22:42on a aussi
22:43des investissements
22:44qui sont faits,
22:45on a beaucoup parlé
22:46du pipeline saoudien
22:48qui permettait
22:49de transphaser
22:50du Golfe Persique
22:52vers la mer Rouge,
22:54celui qui avait été
22:54parlé aussi
22:55il y a environ
22:56six semaines.
22:57Dans le même temps,
22:58du côté des Émirats Arabes Unis,
23:00on avait déjà
23:01un pipeline
23:02qui permettait
23:03de contourner
23:04le pic d'Hormuz
23:06lui-même.
23:06Il y en a un deuxième
23:07qui devrait rentrer
23:08en livraison
23:09a priori
23:10pour la clientèle asiatique
23:13peut-être
23:14dès le printemps
23:14en 2027.
23:15Il y en a un troisième
23:16dont la construction
23:17vient d'être lancée.
23:18Donc il y a plusieurs routes
23:19pour contourner ce défi.
23:19Finalement,
23:20il y a des investissements
23:21d'infrastructures
23:22assez rapides
23:22qui sont faits
23:24pour finalement
23:25baisser un peu
23:27l'intérêt
23:27que peuvent avoir
23:28les Iraniens
23:28eux-mêmes
23:29à réenvenimer
23:31la situation.
23:32d'ailleurs,
23:33sur cet oléoduc
23:34en Arabie Saoudite,
23:35au final,
23:35il avait été réparé
23:36assez rapidement
23:36alors qu'on pensait
23:37que ça prendrait
23:38beaucoup de temps
23:39et ça avait fait
23:40d'ailleurs pas mal
23:41de tensions
23:41sur les marchés
23:42il y a quelques semaines,
23:44Mathieu,
23:45vous le disiez.
23:45Il nous reste
23:46cinq minutes,
23:47donc deux minutes
23:48trente chacun
23:48pour parler rapidement
23:49de cette fin de saison,
23:51des résultats.
23:51C'est l'autre
23:52grand sujet
23:52du moment.
23:54Mathieu,
23:55comment vous regardez
23:56ces résultats
23:57chez Odo ?
23:58C'est une bonne saison
23:59du T3,
24:00aussi bonne
24:01que celle du deuxième trimestre ?
24:04Ça dépend
24:05de quel côté
24:06de l'Atlantique
24:07on regarde.
24:08Aux Etats-Unis,
24:09évidemment,
24:09le taux de croissance
24:11est moins mirifique
24:12que celui
24:13qu'on a pu voir
24:14au deuxième trimestre,
24:15mais le deuxième trimestre
24:16de 2026
24:17se comparait
24:17très favorablement
24:19avec un deuxième trimestre
24:20de 2025
24:20qui était une base
24:21plutôt basse.
24:23On reste quand même
24:24si on regarde
24:25le MSI à USA
24:25en termes de rythme
24:27de croissance
24:28des résultats
24:29sur des niveaux
24:30qui sont au-delà
24:30de 30%
24:31de progression
24:32des résultats.
24:32Et puis,
24:33en Europe,
24:34on n'avait pas
24:34au deuxième trimestre
24:35cet effet de base
24:37aussi favorable,
24:38mais on a
24:39des résultats nets
24:41au troisième trimestre
24:42qui sont en croissance
24:43sur un rythme
24:44de l'ordre
24:45de 25%
24:46si on compare
24:47au troisième trimestre
24:48de 2025.
24:48Donc,
24:49effectivement,
24:50assez impressionnant
24:51avec,
24:51de par et d'autres
24:52de l'Atlantique,
24:53de la croissance
24:54de chiffre d'affaires.
24:55C'était quand même
24:55un peu
24:56ce qui manquait
24:57en Europe.
24:59Les résultats
24:59du marché européen,
25:00en fait,
25:01ils avançaient
25:01sur une jambe,
25:02c'est-à-dire
25:02l'augmentation
25:03de la marge,
25:04mais pas des masses
25:05d'augmentation
25:06du chiffre d'affaires.
25:07Là,
25:07c'est un peu le cas.
25:08C'est aussi partiellement
25:09la conséquence
25:09de l'inflation.
25:11C'est peut-être
25:11un peu difficile
25:13à imaginer
25:14vu de Paris,
25:15mais globalement,
25:16en Europe,
25:17on a une croissance
25:18qui,
25:18par rapport à l'historique
25:19du croissance européen,
25:20n'est pas si faible.
25:22Donc,
25:23oui,
25:23c'est plutôt solide
25:24et on l'a dit
25:25dès le début,
25:26il y a les problématiques
25:27de valorisation.
25:29On a eu beaucoup
25:30de...
25:32d'e-rating
25:32sur quasiment
25:33tous les secteurs
25:34aux Etats-Unis.
25:36Même la tech,
25:36maintenant,
25:37revient sur des niveaux
25:38de valorisation
25:39qui peuvent sembler
25:40assez acceptables
25:41si on fait
25:42l'hypothèse,
25:43à mon avis,
25:43pas trop extrême
25:45que la technologie
25:46continuera à accroître
25:47au moins à la même vitesse
25:48que la croissance mondiale
25:49dans le futur.
25:51Donc,
25:51oui,
25:52d'un point de vue micro,
25:53pour l'instant,
25:54tout va bien.
25:54Tout va bien
25:55et sachant
25:56que les attentes
25:59étaient assez stratosphériques,
26:01Raphaël,
26:02et on a vu des titres,
26:03des gros mouvements
26:04aussi sur des titres,
26:05je pense à Alphabet,
26:06évidemment,
26:07mais aussi à Intel
26:08qui a perdu presque 30%
26:09après sa publication.
26:11Vos commentaires
26:12sur ces résultats ?
26:13Oui,
26:13c'est une belle saison
26:15à nouveau,
26:16alors pas aussi belle
26:18que précédemment,
26:19certains seront déçus.
26:21Il y a eu effectivement
26:22quelques accidents,
26:23malgré tout,
26:24de l'investité,
26:25mais c'est vrai
26:26qu'en valeur absolue,
26:27c'est une très belle saison,
26:28on est sur des croissances
26:28de bénéfices
26:30qui sont quasi historiques.
26:32Donc,
26:32le contexte reste identique,
26:34on est dans une espèce
26:35de méga cycle
26:36d'earnings,
26:37méga cycle de bénéfices,
26:39on va probablement
26:40être pas très loin
26:41des 30% de croissance
26:42de BPA
26:43aux Etats-Unis cette année,
26:44pas très loin des 20%
26:45peut-être en Europe,
26:47c'est remarquable
26:48et ça vient après
26:49plusieurs années
26:49où déjà,
26:50on avait eu
26:50beaucoup de croissance.
26:51La problématique
26:52qui va se poser
26:53sur les marchés,
26:54elle est multiple.
26:54D'une part,
26:55quand on écoute
26:56ce que disent
26:56les management,
26:57la demande est résiliente,
26:59il y a toujours
27:00une capacité
27:01à maîtriser les coûts,
27:02couper les coûts
27:02qui permettent
27:04de maintenir
27:04des niveaux de marge
27:05qui sont anormalement élevés,
27:06on est très au-dessus
27:07des moyennes historiques
27:08aux Etats-Unis
27:08et en Europe.
27:09En revanche,
27:10ce qu'ils disent tous,
27:11c'est que les coûts
27:12des intrants,
27:13les coûts de production
27:14explosent.
27:15L'impact de l'énergie,
27:17l'impact du diesel,
27:18l'impact des matières premières
27:19commencent à se faire sentir
27:20jusqu'à présent
27:21sans impact sur les marges
27:22mais manifestement,
27:24c'est une histoire
27:25qui est en train
27:25de se dérouler
27:26et qui pourra avoir
27:26des répercussions
27:27sur les trimestres suivants.
27:29Donc ça,
27:29ça va être un point d'attention
27:30et en tout cas,
27:30ça a été une thématique
27:31très forte
27:32de la saison des résultats.
27:34La deuxième problématique
27:35qui se pose
27:35pour l'investisseur,
27:36c'est la dérivée seconde.
27:38Oui,
27:38on est dans un méga-sique
27:39d'earnings,
27:40oui,
27:40la croissance d'earnings
27:42est très importante,
27:43elle restera
27:44l'année prochaine
27:44mais la croissance
27:46des earnings
27:46va diminuer,
27:47on va moins croître.
27:49Et comment le marché
27:50va absorber
27:50cette dynamique
27:52moindre,
27:53cette dérivée seconde
27:54pour les marchés,
27:55elle est très importante
27:56et une croissance
27:57moins forte
27:58à l'avenir
27:59pourra peut-être
27:59créer quelques déceptions
28:01donc ça sera
28:01probablement
28:02la thématique de 2027.
28:03Merci beaucoup messieurs,
28:04Raphaël Thuin,
28:05responsable des stratégies
28:06de marché de capitaux
28:06chez Tikeo Capital
28:08et Mathieu Barrière,
28:09co-responsable
28:10de la location d'actifs
28:11chez Odo,
28:11BHF-AM,
28:13merci à tous les deux
28:14d'avoir été avec nous
28:15sur ce plateau
28:15pour détailler
28:16tous ces sujets
28:17d'actualité.
28:18Un mot rapide
28:19de la Banque d'Angleterre
28:20qui a rendu
28:21sa décision monétaire
28:22et qui a augmenté
28:23son taux directeur
28:25le ramenant
28:26à 4%,
28:26c'est une première
28:27depuis 2023,
28:28un seul membre dissident
28:29à la hausse,
28:30un membre qui votait
28:31pour une hausse plus forte
28:32donc de 50 points de base.
28:34Merci à tous
28:34de nous avoir suivis,
28:35on se retrouve demain
28:36à midi et demi
28:38sur Bsmart.
28:42Sous-titrage Société Radio-Canada
28:43Merci à tous.

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