Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 18 minutes
Avec Sandrine Rousseau, députée Ecologiste de Paris

---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
---
———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75yzts
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##L_INVITE_POLITIQUE-2026-11-05##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:048h30 sur Sud Radio, bienvenue si vous nous rejoignez, c'est l'heure du grand entretien politique et aujourd'hui
00:10Benjamin vous recevez Sandrine Rousseau, députée écologiste de Paris.
00:14Sandrine Rousseau, bonjour et merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio, ce jeudi journée de grève, de
00:19manifestations contre la vie chère à l'appel de l'intersyndicale.
00:23500 000 à 700 000 personnes attendues dans la rue en France, encore une fois les parcours des manifestations font
00:28l'objet de bras de fer avec les autorités.
00:31Vous comprenez d'ailleurs la peur des commerçants de voir ces centres-villes et qui sont encore au cœur de
00:39ces manifestations, l'inquiétude, une nouvelle fois, le devoir de se barricader.
00:44Là il y a quand même le service d'ordre des syndicats qui sera là, donc il y a les
00:49forces de l'ordre mais il y a aussi une forme d'auto-organisation et de maintien de la paix,
00:58du calme dans les manifestations.
01:00Et ces grandes manifestations, les grandes formations syndicales savent faire ça, c'est-à-dire qu'en fait on l
01:06'a vu pendant les retraites, on l'a vu à chaque fois.
01:08Donc là pour moi il y a beaucoup moins de risques pour les commerçants cette fois-ci que les fois
01:14précédentes.
01:14Et par ailleurs je rappelle quand même que oui il y a eu le 17 octobre mais qu'après le
01:1817 octobre, à chaque fois ça s'est très bien passé et qu'il n'y a pas eu de
01:22grève.
01:24Grâce aux forces de l'ordre, ça a pu se placer dans le calme en tout cas.
01:28Grâce aussi aux manifestants qui ont régulé aussi d'une certaine manière le cortège le 17 octobre, moi je rappelle
01:37qu'il y a quand même eu une stratégie de montée en tension avant le départ de la manifestation.
01:44Et avec des jets de lacrymo très intenses, place de la République, et que ça n'a pas aidé au
01:52calme de cette manifestation, loin de là.
01:54Donc là on est dans des conditions différentes, j'entends que Nunez a changé aussi sa doctrine et c'est
01:59quand même le minimum.
02:00Mais donc je crois que cette fois-ci, enfin vraiment venez, venez en nombre, il n'y aura à mon
02:05avis aucun débordement parce que personne n'a intérêt à ce qu'il y ait ces débordements.
02:09On l'entend vous appeler tous les Français, Sandrine Rousseau a manifesté cet après-midi, nous sommes à 6 mois
02:14de la présidentielle, ça ne vous a pas échappé.
02:16Quelle promesse pourrait tenir un gouvernement qui au mieux a encore 6 mois devant lui ?
02:20Il pourrait débloquer des choses, il pourrait par exemple augmenter le SMIC très rapidement.
02:24Là on est quand même dans une situation très critique pour les gens qui sont au SMIC et pour les
02:28gens qui ont des bas salaires.
02:29Je rappelle qu'aujourd'hui, travailler ne garantit pas de pouvoir vivre, c'est quand même la base quoi.
02:35Elle est envisagée cette revalorisation du SMIC, on parle d'un plus de 1,6% ?
02:41Pour l'instant elle n'est toujours pas annoncée et par ailleurs 1,6% ce n'est pas ça
02:45qui va changer considérablement les choses.
02:47C'est insouffisant pour vous.
02:47Mais 1,6% de l'inflation elle est à 3,5%.
02:52Et encore quand on parle de l'inflation, on parle de l'inflation générale des prix.
02:56C'est-à-dire qu'on ne parle pas spécifiquement du loyer, de l'énergie et des assurances par exemple,
03:03qui sont les dépenses contraintes de biens des ménages et qui augmentent plus que l'inflation.
03:08Donc en fait, vraiment là, il y a besoin de permettre aux gens de vivre tout simplement, de desserrer la
03:13bride.
03:14Là on ne peut pas continuer dans une société où les personnes n'arrivent pas juste à manger 3 fois
03:20par jour,
03:21à se déplacer, même à aller à des soins.
03:24Moi je vais vous dire, j'ai travaillé avec des médecins sur le cancer du sein, on y reviendra,
03:29qui disent que les gens n'arrivent même plus à aller à leurs soins et notamment aux soins de suite
03:35parce qu'ils n'ont plus l'argent pour payer l'essence dans la voiture.
03:38C'est quand même pas possible.
03:39Il devra céder ou pas, écrivait Jean-Luc Mélenchon, c'est votre opinion.
03:43S'il y a la mobilisation perdure, Emmanuel Macron devra prendre ses responsabilités et démissionner ?
03:49Démissionner à 6 mois d'une présidentielle, ça j'y crois pas un instant.
03:52Enfin, ils devront céder, mais ça c'est tout le bras de fer.
03:55Pour moi, ce qu'on retiendra du macronisme...
03:58Ça ne sera pas la solution en tout cas pour vous d'avoir une démission d'Emmanuel Macron comme ça,
04:01là, à quelques mois d'une présidentielle ?
04:02Je ne crois pas que ce soit ça qui permette véritablement d'avoir des élections.
04:05Certains le demandent, oui.
04:07Très bien, mais en fait, ce qui sera la marque du macronisme de ces deux mandats,
04:11c'est d'avoir toujours raison contre tout le monde,
04:14d'être complètement sourd et aveugle à tout ce qui se passe dans la rue,
04:18à tout ce qui se passe à l'Assemblée, à tout ce qui se passe dans les corps intermédiaires.
04:22C'est-à-dire qu'en fait, il a raison tout seul et contre tout le monde.
04:25Et bien là, on arrive au bout de ce mandat,
04:27et j'ai l'impression que les Français comptent les jours avant la fin de ce mandat.
04:31Si vous n'êtes pas entendus, vous continuerez à manifester tous les samedis jusqu'à la présidentielle ?
04:36Mais vous savez, je pense que les manifestations, c'est des manifestations pour la dignité,
04:40pour la capacité à vivre, c'est la manifestation pour juste être respecté en tant qu'humain,
04:45qui nous débattons dans la vie pour essayer de faire en sorte que nos enfants aient une vie meilleure, etc.
04:51Est-ce que selon vous, le gouvernement Emmanuel Macron ne nous respecte pas ?
04:55Je pense que quand on voit, par exemple, l'état des lycées,
04:58le salaire des enseignants qui a chuté de manière conséquente depuis les années 80,
05:05quand on voit...
05:06Ce n'est pas propre à Emmanuel Macron et sa politique, en l'occurrence.
05:09Si, parce qu'en fait, il a gelé le point d'indice,
05:11et il a fait en sorte qu'il y ait de plus en plus de précarité dans la fonction publique.
05:15C'est lui aussi qui a été le grand faiseur de cette ubérisation de la société,
05:21c'est-à-dire qu'il a favorisé ce statut d'auto-entrepreneur qui ne donne quasiment aucun droit
05:26et qui ne permet pas d'être sécurisé quand on tombe malade ou quand on veut changer de métier, etc.
05:34En fait, il y a quand même, sous Macron, une précarisation de la base de la pyramide
05:40qui est très conséquente.
05:42Le nombre de pauvres a explosé, le nombre de très riches aussi.
05:44Donc en fait, ça, c'est son bilan.
05:47Sandrine Rousseau, vous parlez de bilan.
05:48Dans six mois, il y aura cette élection présidentielle.
05:52Marine Tondulier est toujours candidate,
05:53mais elle donne l'impression de vous avoir quelque peu entendue.
05:55Elle se dit prête à retirer sa candidature à la présidentielle.
05:58S'il y a, je cite, un chemin de victoire pour la gauche,
06:01le vote des militants est prévu du 10 au 13 décembre prochain.
06:05Est-ce que c'est trop tard, selon vous ?
06:07Alors, moi, j'ai toujours dit que ce vote était bien trop tardif.
06:09En plus, on n'est pas complètement sûr de la question qui va être posée
06:12et qu'on a une forme de traumatisme collectif dans ce parti sur les questions qui sont posées.
06:18Parlons-en si la question, c'est est-ce que vous êtes prêts à faire union avec Raphaël Glucksmann
06:21et que les militants, les écologistes décident effectivement
06:25que les écologistes se regroupent derrière Raphaël Glucksmann ?
06:28Vous serez capable de faire compagnie derrière lui ?
06:31J'ai toujours voulu qu'il y ait un vote
06:33et après que chacun prenne ses responsabilités en fonction de ce vote.
06:35Simplement, ce vote, il est extrêmement tardif.
06:38Et moi, je refuse aussi, et je le pose un peu fortement,
06:42je refuse aussi qu'on soit dans une stratégie que je qualifie,
06:45et le mot est fort, d'opportuniste dans le moment,
06:48c'est-à-dire qu'on se greffe à une dynamique qui existe d'un côté ou de l'autre
06:51ou qu'on fasse le choix en fonction du nombre de places qu'il y aura pour les législatives.
06:56En fait, là, il y a deux lignes politiques qui sont assez différentes
06:59et en tant que parti politique, dans un moment aussi crucial que celui que nous vivons,
07:04nous devons savoir choisir entre deux lignes politiques.
07:06Voilà, c'est pour ça que je me bataille à l'intérieur de mon parti,
07:11pour faire en sorte qu'on ait cette espèce de droiture politique qui fait que...
07:14Jusqu'à quand vous vous battrez dans ce parti ?
07:17Eh bien, écoutez, c'est la question, on verra.
07:18C'est la question, on verra.
07:19Vous faites quoi samedi à Sandrine Rousseau ?
07:22Samedi, écoutez, je vais à un salon du livre féministe
07:26et je vous invite à venir, je dédicacerai mes livres.
07:28Du coup, vous ne serez pas au meeting de Jean-Luc Mélenchon au Vanger ?
07:34Non, je ne fais pas au meeting de Jean-Luc Mélenchon, mais par contre, j'appelle à ce que mon
07:37parti
07:37prenne une décision qui permette de rejoindre la campagne de Jean-Luc Mélenchon.
07:42Il n'y a pas de doute là-dessus.
07:43Enfin, j'ai toujours été très claire là-dessus.
07:45Maintenant, moi, je veux encore faire le travail en interne.
07:48Jusqu'à quand ? Jusqu'à ce que je n'y arrive plus et que vraiment, je sens...
07:51Le Conseil fédéral de votre parti des écologistes est en tout cas très clair avec l'exclusion
07:56des membres qui soutiendraient des candidats non investis par le mouvement.
08:00Est-ce que vous seriez prête d'ici à décembre à soutenir Jean-Luc Mélenchon
08:05qui t'a claqué la porte des écologistes ?
08:06Non, mais je vais vous dire, si vraiment, la position des écologistes,
08:10alors qu'on est entre 2 et 3% dans les sondages,
08:12c'est de virer à peu près toutes les têtes qui dépassent.
08:14Enfin, vraiment, c'est un signe de faiblesse énorme.
08:16Et surtout, sans choix de ligne politique.
08:18C'est-à-dire qu'on est en incapacité, alors qu'on est un parti politique,
08:21de choisir une ligne politique.
08:23Franchement, si la réponse à tout ça, c'est de virer les gens,
08:26eh bien, qu'ils le fassent.
08:28Mais je pense qu'ils en payeront un prix.
08:29Vous n'hésiterez pas, en tout cas, à quitter le parti ?
08:31Il n'y a pas d'intimidation qui me touche et qui marche sur moi.
08:36Sandrine Roux, souhaitez voir Philippe sous le feu des critiques
08:38après avoir parlé d'une, je cite, sur présentation de jeunes issus de l'immigration
08:41dans les pièges du 17 octobre.
08:43Jean-Luc Mélenchon dénonce des calomnies racistes.
08:46Est-ce que, comme lui, vous pensez que les propos de l'ancien Premier ministre sont racistes ?
08:49Je pense que ces propos sont absolument inadmissibles.
08:52Absolument inadmissibles.
08:53Et que c'est très grave, en fait.
08:54C'est-à-dire, à partir de quand on n'est plus enfant de l'immigration,
08:57à partir de quand on fait partie de la communauté nationale,
08:59il faut que ce soit nos parents, nos grands-parents, nos arrière-grands-parents.
09:02En fait, et comment il sait que ce sont des gens issus de l'immigration
09:05parce qu'il a regardé la couleur de peau ?
09:07En fait, c'est scandaleux.
09:08C'est scandaleux et ça suffit.
09:10C'est-à-dire qu'on peut dénoncer les pillages,
09:12on peut dénoncer cette délinquance qu'est le pillage.
09:15Et ça, il faut le dénoncer.
09:17Parce qu'évidemment qu'il y a des commerçants
09:19qui ont vu leur vie un peu s'effondrer à cause de ces pillages.
09:23Donc, on peut dénoncer ça, il n'y a pas de problème.
09:25Mais on ne peut pas associer ça à de l'immigration,
09:29de l'immigration de masse, des enfants de l'immigration, etc.
09:31Parce qu'alors là, on est racistes et de l'énophobe.
09:33Parler d'immigration, c'est tabou aujourd'hui, parler d'immigration ?
09:36Non, parler des enfants, ça veut dire qu'il y a un Français sur trois
09:41qui a au moins un grand-parent qui est né à l'étranger.
09:44Un Français sur trois.
09:45Ça veut dire qu'il y a un Français sur trois
09:46qui ne fait pas partie de la communauté nationale.
09:48Et je rappelle quand même que ces enfants d'immigration
09:50dont ils parlent, ou ces descendants d'immigration,
09:53aujourd'hui, ils occupent tous les emplois de la société.
09:56Ils sont autant médecins que travailleurs dans le BTP.
10:01En fait, ils ont tous les emplois.
10:02Et je rappelle qu'ils font partie de la communauté nationale,
10:06mais aussi qu'ils composent et qu'ils créent cette communauté nationale.
10:10C'est-à-dire qu'ils ne sont pas juste tolérés.
10:13Pourquoi ne pas porter plainte dans ces cas-là ?
10:15Ils ne sont pas juste tolérés.
10:16Ils sont, enfin, ces enfants de l'immigration, comme il dit,
10:20ne sont pas juste tolérés dans la communauté nationale.
10:22Non seulement ils en font partie, mais ils la créent, ils la composent,
10:25ils la font évoluer.
10:27Et donc, moi, par exemple, quand j'étais sur un plateau...
10:29Vous n'avez pas de problème d'intégration aujourd'hui en France ?
10:31Non mais, aujourd'hui, le sujet n'est pas l'immigration, là, dans le 17 octobre.
10:38C'est le pouvoir d'achat, c'est la capacité à vivre, c'est l'avenir de nos enfants.
10:41C'est ça, le sujet.
10:42C'est les violences et les pillages aussi.
10:44Depuis, il n'y en a pas eu.
10:46D'accord ?
10:47Et je voudrais juste dire que, parce que vous me posiez la question de déposer plainte.
10:51Moi, j'ai été sur un plateau avec Charles Consigny, qui a tenu les mêmes propos.
10:55Et j'ai fait un article 40 parce que j'estime que la justice doit dire ce qui est de
11:01l'ordre du débat public
11:03et ce qui est de l'ordre de la liberté d'expression.
11:05Le racisme n'est pas une liberté d'expression, c'est un délit.
11:09Et donc, nous devons poser les bases juridiques du fait que le racisme reste un délit.
11:15Ça n'est pas une opinion politique, c'est un délit.
11:17Et c'est le cas.
11:18Des personnes sont condamnées pour propos d'un jure raciste, en l'occurrence.
11:22Eh bien, nous verrons ce qu'il a dit.
11:23Édouard Philippe accueille Jean-Luc Mélenchon de vouloir imposer une forme de police de la pensée.
11:28Non, enfin, Édouard Philippe, là, il se compromet.
11:31Il va chercher les voies de Bardella, les voies de Retailleau,
11:35alors qu'il avait un chemin qui était le chemin d'une droite gaulliste,
11:41un peu qui respecte la République, qui garantit ses institutions,
11:46qui se met au-dessus de la mêlée.
11:48Il s'est mis non seulement dans la mêlée, mais il s'est mis dans la bout de cette mêlée.
11:51Alors qu'il ne donne de leçons à personne.
11:54Là, vraiment, il n'est pas en état de donner de leçons à qui que ce soit.
11:57Et qu'il revienne dans le champ de la République.
11:59Mais est-ce qu'il aurait dû, tout de même, Jean-Luc Mélenchon,
12:01accepter le débat proposé par Édouard Philippe ?
12:03En tout cas, moi, je ne l'aurais pas accepté.
12:05Je n'aurais pas accepté, parce que je pense que ça n'est pas à la hauteur d'un ancien
12:10Premier ministre
12:10que de tenir ses propos.
12:12Et pourquoi ne pas lui dire en face, tout simplement ?
12:14Je lui dis là, par antenne interposée, mais ce n'est pas...
12:17Mais ça veut dire qu'on ne peut pas débattre aujourd'hui en France ?
12:19C'est l'impression qu'on a, ce climat est quand même très tendu, vous le reconnaissez ?
12:24Débattre, ça voudrait dire reconnaître que des positions racistes sont légitimes dans le débat politique.
12:31Ou dire qu'on n'est pas d'accord et argumenté.
12:32Non, ce n'est pas une question d'être pas d'accord.
12:34C'est une question de la loi, du droit.
12:37En France, nous n'avons pas le droit d'être raciste.
12:39Pourquoi ? Parce que c'est une discrimination.
12:40Est-ce qu'Édouard Philippe a été condamné ?
12:42Moi, je vous dis, je pense que ces propos peuvent tomber sous le coup de la loi.
12:47Absolument.
12:48Et donc, ça n'est pas possible.
12:50Surtout pas de la part d'un ancien Premier ministre.
12:53Est-ce que vous êtes favorable à la fermeture de CNews ?
12:55J'ai l'impression de défendre un truc complètement hyper osé, etc.
12:59C'est quand même les bases de notre contrat social.
13:01Je suis désolée, les personnes, toute personne qui a la nationalité française
13:05est français absolument, totalement, complètement.
13:08Et qui n'a pas à revenir à sa généalogie.
13:12C'est quand même la base que notre Constitution dit
13:14que tous les humains naissent libres et égaux en droit.
13:18Ça veut dire que quelle que soit la couleur de la peau...
13:20La base de notre démocratie, c'est bien qu'on n'est pas tous d'accord,
13:21mais de pouvoir échanger et le dire.
13:23Oui, notre Constitution qui garantit cette démocratie,
13:25elle garantit aussi les bornes et les limites du débat.
13:29Et donc, la couleur de peau ne détermine pas la qualité de quelqu'un.
13:33Vous êtes favorable ou pas à la fermeture de CNews, Sandrine Rousseau ?
13:36Alors moi, je pense qu'elle n'a pas à avoir de canal public.
13:41Et donc, je l'oppose.
13:42Ça fait aussi partie des positions que je tiens depuis des mois.
13:45Elle n'a pas à avoir de canal public parce qu'elle répand des fake news.
13:50On l'a vu le jour des manifestations du 17 octobre,
13:53où je crois qu'il y a eu trois fake news dans la même journée.
13:56Donc, non seulement elle promeut, elle met en évidence des fake news
14:00avec cette fameuse photo des personnes de 80 ans
14:03qui auraient été en slip sur le bord du...
14:06Non, mais ça, c'est une fake news.
14:07Ce que je veux dire, c'est qu'ils l'ont reconnue après.
14:09Ils se sont excusés.
14:10C'est si oui, mais pas les deux autres.
14:12Et ils ne se sont pas vraiment excusés.
14:14Mais en tous les cas, c'est passé.
14:16Et donc, moi, j'ai une très haute opinion du métier de journaliste.
14:20Une très haute opinion.
14:21Et je pense que la presse fait partie du contre-pouvoir en démocratie.
14:25Donc, la liberté de la presse, le respect des sources,
14:30est absolument fondamental pour le fonctionnement de notre démocratie.
14:33Mais la contrepartie de cela,
14:35c'est que les journalistes fassent véritablement leur travail
14:39et qu'ils fournissent des informations vérifiées,
14:43qu'il y ait une pluralité,
14:44et que ça ne soit pas de la propagande,
14:46mais que ça soit de l'information.
14:47Ce que vous dites, c'est que l'ARCOM,
14:49le gendarme de l'audiovisuel, ne fait pas son travail ?
14:52Il ne le fait pas assez.
14:54Clairement pas.
14:55Clairement pas.
14:55Il y a eu des décisions qui sont tombées tout de même, Sandrine Rousseau.
14:58Mais ce n'est pas nouveau.
15:00Ce n'est pas nouveau.
15:01Je vais vous dire, depuis que l'ARCOM ne fait rien.
15:05Est-ce que vous pensez, Sandrine Rousseau,
15:07que la fermeture de CNews
15:09enraillera la montée du racisme en France ?
15:11Je pense que c'est un acte qui permet de dire
15:14que nous avons, encore une fois,
15:17comme pour Édouard Philippe,
15:18un cadre du débat national
15:19où certaines opinions ne sont pas tolérées
15:22au titre des lois que nous avons.
15:24Mais c'est à la justice de le dire, ça, Sandrine Rousseau.
15:27Mais c'est aussi l'ARCOM, c'est le gendarme du...
15:30Ça veut dire que les médias doivent devancer une décision de justice ?
15:34Non, l'ARCOM est le gendarme de l'audiovisuel.
15:38Et donc, à ce titre-là, il a régulé l'espace du débat politique et journalistique.
15:44Et donc, encore une fois, une chaîne d'information.
15:48Et parce que c'est très important que la presse reste un pilier de contre-pouvoir.
15:54C'est primordial si on n'a plus la presse.
15:56Si on n'a plus la presse, je vais vous dire, on n'est plus en démocratie.
15:58Si on n'a plus une presse libre et indépendante.
16:00Avec le pluralisme aussi.
16:01Le pluralisme dans les limites.
16:05Et du métier de journaliste et du débat politique.
16:07Pour vous, il faut qu'il y ait la pétition à l'Assemblée nationale.
16:10On est à près de 900 000 signatures.
16:13Il faut un débat dans l'hémicycle, selon vous ?
16:15Oui, il en faut un, bien sûr.
16:17Mais enfin, on a eu un débat sur la loi Duplomb.
16:19On a eu un débat sur Parcoursup.
16:20Ça ne donne pas grand-chose.
16:21C'est-à-dire qu'en fait, on débat...
16:23Quand on parle de débat à l'Assemblée nationale,
16:25c'est une succession de prises de parole.
16:26Mais derrière, il n'y a pas de vote, nécessairement.
16:29Mais en tous les cas, ça permet...
16:31Est-ce que Jean-Luc Mélenchon respecte les journalistes ?
16:34Non, mais je vous pose la question.
16:38Mais écoutez, j'espère en tous les cas qu'il défend mordicus la presse libre et indépendante
16:43et le métier de journaliste, oui.
16:44Parce que quand il épingle une journaliste de 20h de TF1,
16:48quand il s'en prend un journaliste de BFM,
16:51c'est respecté la presse, selon vous ?
16:53En tout cas, je peux vous répondre que moi,
16:57je fais vraiment très attention à ce que le métier de journaliste soit respecté.
17:01Et donc, voilà, on peut regretter que dans une interview,
17:05des journalistes posent ou pas une question,
17:07mettent le cadre ou mettent pas le cadre.
17:08C'est la liberté de chacun.
17:10Oui, et on peut le regretter.
17:12Moi, j'ai regretté aussi qu'Anne-Laure Coudray n'ait pas été plus...
17:17Anne-Claire Coudray, oui, tout à fait.
17:18Anne-Claire Coudray, pardon, n'ait pas été plus forte.
17:23Et c'est votre avis ?
17:24Est-ce que vous auriez eu les mêmes mots que Jean-Luc Mélenchon ?
17:26Je ne les ai pas eus de fait, voilà.
17:27Mais après, je...
17:29Il a eu tort ? Il a eu tort ou pas ?
17:30Oui.
17:31Ce qu'il a dit, c'est qu'il a refusé l'invitation.
17:33C'est aussi sa liberté de le faire.
17:35Non, mais ça, c'est une chose.
17:35C'est aussi sa liberté de le faire.
17:36Après, il a été très critique à son égard.
17:38Oui, il a critiqué les modalités de l'interview.
17:41Moi, je dis, j'aurais aimé que l'interview se déroule aussi différemment,
17:45pour autant, voilà.
17:47On poursuit ensemble, Sandrine Rousseau, députée écologiste de Paris.
17:51On reste ensemble, dans un instant, vous allez nous alerter sur la santé des femmes.
17:54Et puis, on parlera d'Emmanuel Macron et des SMS dévoilés dans un livre.
17:57A tout de suite.
17:587h10, le Grand Matin Sud Radio.
18:01Sud Radio.
18:03Parlons vrai.
18:08Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Benjamin Glaze.
18:12Et nous sommes toujours avec vous, Sandrine Rousseau, députée écologiste de Paris.
18:16Place tout de suite à votre carte blanche.
18:18Vous avez voulu nous alerter sur la santé des femmes à travers un rapport parlementaire
18:22que vous avez rendu public la semaine dernière avec la députée Priska Thévenot.
18:26C'est à vous, Sandrine Rousseau.
18:28Oui, c'est au sujet du cancer du sein, parce que c'est un fléau assez silencieux.
18:32Mais nous avons une très mauvaise place dans le monde.
18:35Nous sommes numéro 2 mondiaux en termes de cancer du sein.
18:39Et nous sommes les premiers mondiaux, les premiers au monde,
18:42en termes de cancer du sein chez les femmes jeunes de moins de 40 ans.
18:45Et ce cancer du sein, ce n'est pas une fatalité.
18:50C'est-à-dire qu'il y a un peu moins de la moitié de ces cancers
18:53qui sont dus à ce qu'on appelle des comportements individuels,
18:56c'est-à-dire alcool, tabac, sucre, etc.
18:59Mais il y a l'autre moitié qui vient de l'environnement.
19:02Et ce que j'ai découvert à l'occasion de ce rapport,
19:06c'est que les produits chimiques que nous ingérons
19:10quand nous mangeons, quand nous respirons, etc.
19:13sont des produits chimiques qui ont été testés sur le sang,
19:16mais pas sur la glande mammaire,
19:17parce que c'était des standards assez masculins de recherche.
19:22Et donc, ce que l'on découvre actuellement,
19:25c'est que ces produits chimiques s'accumulent dans la glande mammaire.
19:28Il y a des chercheurs qui nous ont dit qu'il y avait en moyenne 42 produits chimiques différents
19:32dans les tumeurs du sein quand ils les prélèvent.
19:35Et aujourd'hui, il y a énormément de femmes qui sont concernées par ce cancer.
19:40Et je voudrais avoir une pensée pour elles et une parole pour elles
19:43en disant que nous avons conscience à l'Assemblée
19:47de l'importance de prendre ce sujet en main,
19:49que nous n'allons pas vous laisser toutes seules
19:51parce que ce sont des traitements qui sont durs,
19:54qui sont lourds, qui sont difficiles,
19:56qui sont mutilants pour la plupart.
19:58Et en fait, les femmes se retrouvent souvent très seules
20:01parce qu'en plus, une grande partie d'entre elles, 20%,
20:03sont quittées par leur mari au moment de maladie comme ça.
20:07Et donc, je voudrais vous dire que ça devrait être une cause nationale
20:11qu'on va se battre à l'Assemblée, que c'est la fin du mandat,
20:13mais qu'on va continuer le combat.
20:14Ne lâchez rien surtout et on est avec vous.
20:17Ça doit être une cause nationale.
20:19Vous demandez un vaste programme de recherche d'ailleurs ?
20:21Absolument.
20:22Parce qu'aujourd'hui, on a des recherches sur la récidive, etc.
20:26Mais on a très très peu de recherches sur la prévention
20:29et sur l'effet de ces produits.
20:31Vous savez qu'on est une génération
20:32qui absorbe une quantité de produits chimiques,
20:35de produits d'épiphase, des perturbateurs endocriniens,
20:38mais absolument considérable qu'aucune génération avant nous
20:41n'a absorbé autant de produits chimiques,
20:44de microplastiques, etc.
20:45Et que ça a des effets,
20:47et particulièrement sur les seins des femmes.
20:49Et que tout cela est quand même beaucoup décidé
20:51dans des cercles de pouvoir très masculins.
20:53Et qu'en fait, je voudrais le dire,
20:55nos corps comptent,
20:56notre santé compte,
20:58les seins des femmes, évidemment, comptent.
21:00Et donc, c'est une urgence nationale
21:02que de prendre soin des femmes
21:05et de prévenir ces cancers.
21:06Aujourd'hui, journée de mobilisation,
21:08journée également nationale de lutte
21:10contre le harcèlement, le cyberharcèlement.
21:13On a plusieurs internautes, auditeurs,
21:15qui nous ont alertés sur la question
21:17de l'interdiction des réseaux sociaux
21:19au moins de 15 ans.
21:19Il y a urgence ?
21:20Il faut accélérer à ce niveau-là,
21:22Sandrine Rousseau ?
21:23Oui, alors moi, je ne suis pas absolument
21:26convaincue de l'interdiction
21:27des réseaux sociaux en dessous de 15 ans.
21:29Parce que je trouve que c'est quand même
21:30se défausser de notre responsabilité
21:32à nous adultes,
21:34de se défausser aussi de la responsabilité.
21:37C'est aux parents de faire leur boulot ?
21:37Non, mais c'est déjà les parents
21:38de moins les utiliser,
21:39de les utiliser convenablement.
21:41Et puis derrière, c'est aussi
21:42aux plateformes de réguler.
21:43C'est-à-dire qu'on ne peut pas juste dire
21:45que maintenant qu'il y a les moins de 15 ans,
21:46toutes les opinions sont possibles,
21:48toutes les images sont possibles,
21:50tous les harcèlements sont possibles,
21:52puisqu'il n'y a plus les moins de 15 ans
21:54sur ces réseaux.
21:55Donc en fait, je trouve que ça suffit
21:57de la part des adultes
21:58de se défausser de nos responsabilités
22:00sur les enfants.
22:01Même sur l'environnement,
22:02on dit qu'il faut éduquer les enfants.
22:03Sur le sexisme,
22:04on dit qu'il faut éduquer les enfants,
22:05etc.
22:06Mais c'est à nous de faire les efforts aujourd'hui.
22:08C'est à nous de changer nos comportements.
22:09Ce n'est pas aux enfants
22:10d'être interdits de partout.
22:11Déjà, leur avenir est largement compromis
22:14par notre légèreté.
22:16Donc les parents ne doivent pas interdire
22:17l'accès aux réseaux sociaux aux plus jeunes ?
22:19Non, mais je pense qu'on doit réguler.
22:21On doit réguler.
22:21Ce n'est pas normal que des enfants
22:22de moins de 15 ans
22:23soient tout le temps sur des réseaux.
22:24Et moi, je suis même pour
22:26que les parents disent non.
22:27Mais la puissance publique
22:30n'a comme seule réponse
22:31sur les réseaux sociaux ultra toxiques
22:33que d'interdire pour les moins de 15 ans
22:35sans jamais regarder le problème
22:38dans sa globalité.
22:39Sandrine Rousseau,
22:40Félix Mathieu nous a rejoint
22:42pour nous parler d'un sujet
22:43qui fait le buzz sur les réseaux sociaux.
22:45Félix, sommes-nous vraiment trop durs
22:46avec Emmanuel Macron ?
22:47C'est la question qu'on se pose ce matin
22:48avec le livre de notre amie
22:50Françoise Degoy
22:51qui sort aujourd'hui.
22:52Oui, livre dans lequel on apprend
22:53par exemple qu'auprès de Françoise
22:55dans ses messages échangés sur Telegram,
22:57Emmanuel Macron justifiait son refus
22:59de nommer Lucie Casté à Matignon
23:01en expliquant que non,
23:03le nouveau Front populaire
23:03n'avait pas remporté
23:04les législatives de 2024
23:06et de faire le lien
23:07sur le ton de la plaisanterie
23:09entre la gauche
23:09qui se croit première
23:10sans l'être selon lui
23:11et le mauvais niveau
23:13en mathématiques à l'école.
23:14C'est le RN
23:15qui a gagné ses législatives
23:17répond par exemple
23:17le chef de l'État
23:18à Françoise
23:19et selon lui
23:20l'extrême droite
23:20aurait encore fait
23:21un meilleur score
23:22si à l'époque
23:22il avait davantage attendu
23:24jusqu'à l'automne
23:25pour dissoudre
23:25l'Assemblée Nationale.
23:27Et puis donc
23:27il y a cette fameuse
23:28petite phrase
23:28qui donne le titre au livre
23:30« Vous êtes tous trop durs avec moi ».
23:32Allez, je vous propose
23:33un petit florilège à ce sujet.
23:35La situation dans laquelle
23:36nous sommes dans ce pays
23:37est vraiment le résultat
23:39de cet an de macronisme pur
23:41et de son incapacité
23:42de ce roi fainéant.
23:44Une augmentation de la dette
23:45de 1000 milliards d'euros
23:46zéro stratégie climatique.
23:48Il n'y a pas d'autre responsable
23:49que lui.
23:50Je suis mortifiée
23:50par ce qui se passe
23:51mais c'est trop faible
23:52parce que je suis très très
23:53très en colère
23:53contre Emmanuel Macron.
23:55On ne peut pas humilier
23:56impunément le peuple français.
23:57Je le dis depuis
23:58qu'Emmanuel Macron
24:00je crois
24:01est élu président.
24:02J'ai l'impression
24:03vraiment qu'il joue
24:04avec la démocratie
24:05de manière extrêmement dangereuse
24:07parce qu'il s'en moque
24:08en réalité.
24:09Il a voulu rentrer
24:09comme à Austerlitz
24:10mais qu'il partira
24:11comme à Waterloo
24:12sans les honneurs
24:12et je pense qu'il partira
24:13tout seul.
24:14Sa démission devient inéluctable.
24:16Voilà vos propos
24:17au fil des années
24:17dans les médias
24:18au poste
24:19ou chez nos confrères
24:19de France Info
24:20ou encore ici même
24:21sur Sud Radio.
24:21Sandrine Rousseau
24:22est-ce que vous êtes trop durs
24:23vous avec Emmanuel Macron ?
24:25Au contraire
24:25je revendique à peu près
24:27chaque mot
24:28que j'ai entendu là
24:29parce que je pense
24:30que la crise sociale
24:32la crise écologique
24:33la crise politique
24:33dans laquelle nous sommes
24:34actuellement
24:35est largement
24:35de sa responsabilité
24:36et qu'il fasse
24:38ouin ouin
24:38en disant
24:39vous êtes trop durs
24:39avec moi
24:40franchement
24:40qu'il regarde en face
24:43son mandat
24:44et la manière
24:45dont il a pris le pays
24:46et la manière
24:46dont il le laisse
24:47et je pense qu'alors
24:48il verra
24:50que nous avons au contraire
24:51été très conciliant
24:51avec lui.
24:52Vous envoyez pas
24:53de texto du coup
24:54à Emmanuel Macron ?
24:55Ça c'est une grande
24:56surprise de ce livre
24:57Je vais vous dire
24:58c'est une des grandes
24:58surprises de ce livre
24:59c'est que je constate
25:00qu'en tant que président
25:01il a du temps
25:02pour échanger
25:03et textoter
25:03en permanence
25:04avec des journalistes
25:05et avec Françoise de Gouard
25:06en particulier
25:07mais
25:07enfin moi
25:08c'est quand même
25:11fascinant
25:12et donc
25:12ça explique aussi
25:15moi je trouve
25:16que ça n'est pas
25:17tout à fait
25:17la bonne place
25:18d'un président
25:19de la république
25:19mais ça c'est mon
25:21c'est ma perception
25:22des choses
25:22je crois qu'il y a
25:24des conférences de presse
25:25il y a des explications
25:26mais que textoter
25:27comme ça en permanence
25:28évidemment
25:28on s'expose
25:30à ce qu'un jour
25:30ça sorte
25:31et par ailleurs
25:32le langage texto
25:34n'est pas un langage
25:34de président de la république
25:35merci beaucoup
25:36Sandrine Rousseau
25:38députée
25:38les écologistes
25:39de Paris
25:40et donc
25:40journée de mobilisation
25:42de grève
25:42vous serez sur le terrain
25:43dans la rue
25:44aujourd'hui
25:45contre la vie chère
25:45merci
25:46bonne journée
25:46à vous
25:47merci d'être passé
25:48par Sud Radio
25:48il est 8h59
25:49on file dans un instant
25:50les infos
25:51et puis Françoise de Gouard
25:52on va la retrouver
25:52dans la foulée
25:53avec Elisabeth Lévy
25:54à tout de suite

Recommandations