- il y a 12 minutes
Ce mardi 15 septembre, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Stéphanie Coleau sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Business présente
00:05Le 18h éco, Stéphanie Collot
00:07Soyez les bienvenus dans le 18h éco, une heure d'information économique, d'analyse et de débat
00:12A la une de ce mardi 15 septembre, le climat social se tend
00:15Policiers, électriciens, gaziers, pêcheurs, plusieurs manifestations ont eu lieu aujourd'hui
00:20Avec en ligne de mire le pouvoir d'achat
00:22La situation se complique aussi encore un peu plus pour le gouvernement
00:25Qui doit faire de nouvelles économies dans les dépenses
00:28A la demande de Sébastien Lecornu, on fait le point dans un instant
00:31En tout cas les entreprises françaises cotées sont généreuses avec leurs actionnaires
00:35Elles ont versé 61 milliards d'euros de dividendes au deuxième trimestre
00:39Alors à l'heure où le gouvernement cherche des sources de financement
00:42Faut-il taxer les dividendes ? On en débat à 18h15
00:45On reviendra aussi sur les ambitions de Trenitalia
00:49Le concurrent de la SNCF a déjà transporté 6 millions de voyageurs en France depuis 5 ans
00:54Il regarde désormais Outre-Manche, son directeur commercial sera sur ce plateau dans une demi-heure
01:00A 18h45, on va revenir sur le sommet des dirigeants de l'Union Européenne consacré à l'Arctique
01:06Il s'est tenu en Finlande au moment où les tensions géopolitiques s'accentuent dans la région
01:11Coincées entre les veillités américaines et la menace russe, l'UE, elle, organise sa stratégie
01:21La France est-elle au bord de la crise sociale ?
01:24Une chose est sûre, la question du pouvoir d'achat cristallise les tensions
01:27Aujourd'hui, plusieurs secteurs sont entrés en grève un peu partout en France
01:32Pour lutter contre la vie chère ou dénoncer des coupes budgétaires, Margot Faudéré
01:36Absolument, le premier secteur en grève aujourd'hui, c'était celui des enseignants et des étudiants
01:41Ils ont manifesté pour défendre les aides au logement mais aussi pour s'opposer à la hausse des frais d
01:47'inscription pour entrer à l'université
01:48Il y avait également un mouvement social aujourd'hui du côté des policiers
01:52A l'appel du syndicat Alliance à Paris pour réclamer entre autres des revalorisations salariales et une augmentation des effectifs
02:00Et puis vous avez sûrement entendu parler de cette grande grève dans les industries gazières et électriques
02:04Avec notamment 59% de salariés grévistes chez EDF à la mi-journée
02:09C'est un taux qui est même monté à 80% à la centrale nucléaire de Gravelines
02:12Alors contre quoi proteste-t-il ?
02:15En fait, il proteste contre le projet du gouvernement de réformer ce qu'on appelle le tarif agent
02:19C'est un accès préférentiel à l'énergie dont bénéficient aujourd'hui environ 300 000 salariés ou ex-salariés de
02:27cette branche
02:27Et selon la Cour des comptes, cet avantage a un coût démesuré pour EDF
02:32Je cite un rapport de la Cour des comptes
02:34Plus de 700 millions d'euros sur l'année 2024
02:36Et les magistrats de la Cour des comptes affirment aussi que les bénéficiaires de ce tarif préférentiel
02:42Désormais s'acquittent de moins de 2% des tarifs moyens de l'électricité ou du gaz
02:47Qui sont payés par le reste des consommateurs
02:49Et c'est un chiffre que ne contestent pas les syndicats
02:52Je vous propose d'écouter Fabrice Coudour, c'est le secrétaire général de la FNME-CGT
02:57Nos grilles salariales démarrent en dessous du SMIC depuis l'origine
03:01La première ministre Elisabeth Borne s'était offusquée de ça
03:05Il y avait sommé les employeurs de trouver des solutions d'ici à juin 2024
03:12Nos grilles démarrent toujours en dessous du SMIC
03:14Et donc le tarif agent c'est par déclinaison un élément de rémunération complémentaire par ces salaires qui sont trop
03:22bas
03:22Alors Fabrice Coudour et d'autres représentants syndicats, syndicaux ont été reçus cet après-midi par Maude Bréjon
03:28La ministre de l'énergie leur a promis qu'il n'y aurait pas de passage en force sur le
03:32sujet
03:32Et qu'elle allait faire remonter leur demande à Matignon
03:35Mais les syndicats eux exigent d'être reçus par Sébastien Lecornu avant le 2 octobre prochain
03:39Sinon ils menacent de se mobiliser à nouveau
03:42Et puisqu'on parle d'énergie Margot, l'autre grand sujet de tension ce sont les prix du diesel
03:46Et effectivement depuis la fin de la semaine dernière
03:48Le baril de Brent est repassé largement au-dessus de la barre des 100 dollars
03:52Ce qui pousse effectivement les prix du carburant vers le haut
03:54On est aux alentours de 2,15 euros le litre pour l'essence en France
03:58Autour de 2,30 euros pour le gazole
04:00Et tout cela pénalise à la fois les automobilistes, les agriculteurs
04:04Mais aussi les pêcheurs qui ce matin ont bloqué un dépôt pétrolier à fosse sur mer
04:08Et certains craignent même en fait le retour d'un mouvement des gilets jaunes à la Rochelle aujourd'hui
04:13Une mobilisation carburant a rassemblé une cinquantaine de personnes
04:17Qui scandait le carburant est trop cher, le peuple est en colère
04:21C'est une menace que le gouvernement prend très au sérieux
04:24Même s'il veut tout de même rassurer
04:25Il n'y a pas de pénurie de carburant, c'est ce que dit la ministre Maude Bréjon
04:28Et puis de son côté Roland Lescure a insisté ce matin à Bercy
04:32Sur le fait que les aides ciblées vont rester en place
04:35Pour soutenir les français les plus exposés
04:37Merci Margot
04:38Faudéré, les marges de manœuvre budgétaire sont quasi nulles pour le gouvernement
04:41Et les ministères sont d'ailleurs appelés à faire encore davantage d'économie
04:45Sébastien Lecornu a envoyé un courrier à tous ses ministres
04:48Il a été rendu public aujourd'hui, le Premier ministre leur demande de dégager un effort supplémentaire
04:54Il veut que les dépenses de l'Etat en 2027 restent strictement au même niveau que cette année
05:00Ça représente une économie d'environ 1,5 milliard d'euros
05:04Une façon de montrer que c'est l'Etat qui s'impose l'exemplarité la plus stricte dans l'évolution
05:10de ses dépenses
05:11Un signal aussi envoyé au marché alors que le taux à 10 ans de la France poursuit son ascension
05:16On est actuellement à 4,5%
05:19Pour autant, Emmanuel Moulin, le gouverneur de la Banque de France, a tenté de rassurer ce matin
05:24Écoutez
05:26Aujourd'hui, ce que nous constatons sur le marché de la dette française
05:29C'est qu'il n'y a pas de difficulté de l'agence France Trésor pour lever des fonds
05:35La dette française est très attractive et les investisseurs achètent nos titres
05:43Demandent plus de titres que ce que nous offrons
05:45Et donc il n'y a pas de crainte sur le financement de l'Etat
05:49Emmanuel Moulin, gouverneur de la Banque de France
05:51On en vient à cette bonne nouvelle sur le front des délais de paiement
05:55Ils ont tendance à se réduire au premier semestre selon une étude d'Altares
05:59Ils sont même à leur meilleur niveau depuis 3 ans
06:03On est en ligne avec Thierry Millon, bonsoir
06:05Vous êtes directeur des études d'Altares
06:08Le retard moyen de paiement recule à 12,3 jours
06:11Contre 14,1 jours, un an plus tôt
06:15Comment vous expliquez ce recul ?
06:18Alors c'est évidemment un bon résultat
06:20Dans un contexte de rentrée qui nous en annonce des mauvais ou des décevants tous les matins
06:25Il y a effectivement besoin d'avoir un peu d'optimisme
06:27Alors la situation, elle s'inspire de trois phénomènes
06:31Le premier d'abord, c'est un phénomène de préparatoire à l'installation de la facturation électronique
06:36Qui a conduit à ce que les entreprises doivent s'y préparer
06:40Et pour cela, nettoyer les données qui sont les leurs sur leur ligne de facturation
06:44De sorte à pouvoir, dès le mois de septembre, présenter des factures qui soient conformes
06:50Le deuxième point, c'est probablement un point qui tient aux sanctions
06:56Qui sont présentées et qui doivent s'alourdir sur les mauvais payeurs
07:01A fortiori les plus grands
07:03Mais il y a aussi une troisième raison, naturellement
07:06Qui est celle qui concerne une activité un peu décevante
07:10Nous avons une faiblesse de croissance qui se traduit par des revenus qui ne sont pas à la hauteur
07:18Une entreprise qui a moins d'activité est une entreprise qui facture moins
07:21Une entreprise qui facture moins est une entreprise qui peut passer un peu plus de temps sur le repérage de
07:28ces litiges
07:29Et qui, d'une façon générale, l'avait déjà fait sur le début de l'année 2026
07:35Mais qui aujourd'hui doit le faire davantage
07:37Parce qu'il faut évidemment être certain de tenir la trésorerie si le chiffre ne rentre pas
07:41Ça veut dire à Thierry Millon que plus la conjoncture se dégrade
07:44Plus les entreprises finalement deviennent des bons élèves
07:48Le fait est que ça ne va pas durer de toute manière
07:50La situation est souvent contre-intuitive
07:53Quand les affaires reprennent, il y a besoin de trésorerie
07:56Et on a l'impression que parce que ça reprend, l'activité est toujours bonne
08:00Non, s'il n'y a pas de trésorerie, on ne peut pas évidemment grandir
08:02Et à l'inverse, quand l'activité n'est pas au rendez-vous
08:06On a un certain temps évidemment la trésorerie qui est disponible puisqu'on ne l'utilise pas
08:10Mais en revanche, c'est un point de faiblesse sur la durée bien évidemment
08:14Puisqu'il faut de l'activité pour dégager suffisamment de résultats
08:18Payer les salaires, payer les fournisseurs, payer évidemment toutes les charges dont les prix s'envolent
08:23Il y a tout de même une constante Thierry Millon, c'est que les mauvais payeurs restent surtout
08:28Et encore et toujours, j'ai envie de dire, les grandes entreprises
08:32Alors le fait est que la trajectoire, malheureusement, ne s'inverse pas sur la population des grandes entreprises
08:40Mais pas seulement, pour l'essentiel aussi
08:42Si nous avons un comportement qui globalement s'améliore
08:46Puisqu'on est aujourd'hui aux environs de 12 jours
08:49C'est-à-dire, vous l'avez rappelé, le meilleur chiffre depuis 3 ans
08:52Cette performance est très largement tirée par les plus petits
08:55Par à la fois les TPE, mais aussi les petites PME
08:58En revanche, dès lors que vous êtes au...
08:59Oui, mais ça paraît contre-intuitif finalement
09:00Parce que les plus petites structures sont finalement celles qui sont réglo
09:06Vous avez raison, en même temps, elles n'ont pas le choix malheureusement
09:09Parce que justement, elles sont petites, elles sont tenues
09:13Lorsqu'une entreprise de petite taille ne paye pas
09:15C'est malheureusement souvent, parce qu'elle est déjà en dépôt de bilan
09:19Une entreprise, elle est en face d'un donneur d'ordre qui dicte sa loi
09:24Et donc le petit acteur, malheureusement, s'il veut avoir des affaires
09:28Eh bien, il doit déjà accepter un délai de règlement
09:31Qui est en général plus court, aux environs de 30 jours
09:34Sur un délai légal de 60, je le rappelle
09:36Mais en plus, évidemment, auquel il n'est pas permis de déraper
09:40La facture, elle se présente, la date d'échange se présente, il faut la régler
09:43Sur une entreprise de plus grande taille, c'est moins vrai
09:46Mais ce n'est pas forcément moins vrai
09:48Parce que nous avons à la tête d'une entreprise un dirigeant
09:51Qui aurait décidé de ne pas payer ses fournisseurs
09:52Pour l'essentiel, bien évidemment
09:54Il s'agit de dysfonctionnement administratif de la chaîne
09:58De complexité de la chaîne
10:00Et naturellement, dès lors que vous allongez la chaîne
10:04Parce que l'entreprise, elle est plus grande
10:06Parce que la collectivité est plus grande
10:08Parce que c'est pareil dans le privé
10:10Une petite mairie paye évidemment plus vite, avec moins de retard
10:13Qu'une plus grande, par exemple, qu'une métropole ou une région
10:16Donc dès lors que vous allongez la chaîne de décision
10:20Vous ralentissez celle du règlement
10:22Thierry Millon, comment la France se situe
10:24Par rapport à ses voisins européens en matière de délai de paiement ?
10:28Alors c'est mieux, mais ce n'est pas encore satisfaisant
10:30C'est mieux parce qu'il y a encore un an
10:33Nous n'étions pas très loin d'avoir des comportements comparables
10:37À ceux de nos voisins latins qui ne passent pas pour être les pays les plus vertueux
10:42Nous avons progressé, mais pour autant, on est encore loin des leaders que nous analysons
10:49À savoir les Pays-Bas et l'Allemagne
10:52Les Pays-Bas sont en moyenne à trois jours de retard
10:54L'Allemagne est à six jours et demi
10:57La France est à 12, un peu plus
11:0012,3
11:00Donc on est un pays médiocre
11:03Qui a encore la possibilité de s'améliorer
11:05Parce que, souvenons-nous
11:08Que avant la Covid
11:09Nous avions réussi à descendre
11:12En dessous de 11 jours
11:14Donc il y a encore de la marge
11:15D'autant plus que l'Observatoire des délais de paiement
11:18La Vente de France le rappelle tout le temps
11:20Lorsque nous avons des retards de paiement
11:23Ça se traduit par de l'argent, des euros
11:25Qui ne rentrent pas dans les caisses des TPE et PME
11:28C'est globalement 16 milliards à l'année
11:30Donc c'est pas rien
11:31On a évidemment, dans un contexte d'activité tendue
11:36Besoin de récupérer le cash, l'argent, la trésorerie
11:39Pour pouvoir tenir et espérer que l'activité revienne, bien évidemment
11:44Merci beaucoup Thierry Millon
11:46Je rappelle que vous êtes le directeur des études d'Altares
11:49On continue à parler des entreprises
11:51Qui prévoient d'augmenter les salaires l'année prochaine
11:54C'est ce que révèle une étude Alixio
11:55En exclusivité pour BFM Business
11:57Mais avec un climat géopolitique tendu
12:00Et une inflation prévue en hausse
12:02Les évolutions salariales ne seront pas aussi bonnes qu'espérées
12:06À serait Olivier
12:08Les incertitudes poussent les entreprises à la prudence
12:10Leur budget moyen pour les augmentations salariales
12:13S'établit à 2,3% pour l'année prochaine
12:16C'est 0,4 point de plus qu'en 2026
12:19Mais inférieur à l'inflation
12:21Prévue à 2,9% en fin d'année
12:24La tension monte dans les entreprises
12:26Selon Ludovic Wolf, directeur chez Alixio
12:29On aura une perte de pouvoir d'achat
12:30Entre les budgets d'augmentation salariale
12:34Et l'inflation
12:35Bien évidemment, les entreprises le traduisent
12:37Et elles se disent
12:37On risque d'avoir un climat social tendu
12:39Pour une raison toute simple
12:40Il faudrait que ce soit les entreprises
12:42Qui comblent le gap
12:43Mais leur trésorerie ne leur permet pas toujours
12:45Près de la moitié des entreprises
12:47Anticipent aussi la directive européenne
12:50Sur la transparence salariale
12:51Qui devrait être appliquée en France d'ici à 2028
12:54Pour lisser les rattrapages des salaires
12:56Les entreprises sanctuarisent déjà
12:57Des enveloppes dans leur budget
12:59Je peux vous dire que nos clients se préparent
13:02Parce que ça n'est pas en un seul exercice
13:05D'aller rattraper des éventuelles situations d'écart inexplicables
13:09On passe des mots aux managers
13:10Et on leur dit
13:11Faites attention quand même
13:13A l'écart de rémunération entre les femmes et les hommes
13:15Qu'on ne pourrait pas expliquer
13:16Côté effectifs
13:18Les entreprises ne comptent pas réduire leur masse salariale
13:20Elles préfèrent parier sur le redémarrage de l'activité
13:23Dans un contexte économique incertain
13:26Restez avec nous dans un instant
13:27Le débat au deuxième trimestre
13:29Les dividendes versés par les grands groupes français
13:31Côté atteignent des niveaux records
13:33Alors faut-il les taxer dans le contexte budgétaire qui est le nôtre ?
13:37On en débat dans un instant
13:38A tout de suite
13:45Le 18h éco
13:46Stéphanie Collot
13:48Le 18h éco se poursuit
13:49C'est l'heure du débat
13:50Les entreprises françaises n'ont jamais autant choyé leurs actionnaires
13:53Au deuxième trimestre
13:54Les dividendes versés par les grands groupes
13:57Atteignent des niveaux records
13:59Selon Janice Anderson
14:00Et la France est au deuxième rang mondial des pays les plus actifs en la matière
14:04Clara Bido
14:05Au deuxième trimestre
14:06La France s'est particulièrement démarquée
14:0861 milliards d'euros de dividendes distribués
14:11En hausse de 2,5% sur un an
14:13C'est plus que l'Allemagne
14:14Le Royaume-Uni
14:15Mais aussi l'Italie
14:16Mais très loin
14:17De derrière les Etats-Unis
14:19156 milliards d'euros
14:20Reversés en seulement 3 mois aux entreprises américaines
14:22En hausse de 6% sur un an
14:24Une performance française qui contraste avec celle du marché actions
14:27Où le CAC 40 est en baisse
14:29Ces dividendes records sont en fait surtout liés notamment à 3 grands groupes
14:33Sanofi et AXA
14:34Qui ont versé 5 milliards d'euros de dividendes
14:37Et le groupe Bolloré
14:384,2 milliards d'euros distribués
14:40Un dividende exceptionnel
14:42Qui fait suite notamment à la vente de certaines de ses filiales
14:44Sur ces dernières années
14:45Et à l'échelle mondiale
14:47Clara, quel secteur redistribue le plus ?
14:49Très largement la finance
14:51Avec 208 milliards d'euros de dividendes versés au deuxième trimestre
14:54Loin derrière l'industrie
14:5675 milliards d'euros
14:57Et la tech
14:5862 milliards d'euros de dividendes versés
15:00Il faut dire que la tech préfère de plus en plus une autre méthode
15:04Pour justement rendre l'argent à ses actionnaires
15:06C'est le rachat d'actions
15:07104 milliards d'euros
15:08L'avantage c'est la flexibilité
15:10Une entreprise peut réduire ses achats
15:12Beaucoup plus facilement
15:13Que de baisser son dividende
15:15Notamment sans être immédiatement sanctionné par les marchés
15:18Donc tout secteur confondu
15:19C'est près de 500 milliards d'euros d'actions
15:22Qui ont été rachetés au deuxième trimestre
15:24En hausse de 30% sur un an
15:26Et contrairement aux dividendes
15:27La France est encore loin d'avoir embrassé cette méthode
15:30Seulement 1,5 milliard d'euros de rachat d'actions sur le trimestre
15:33Portés notamment par deux grands groupes français
15:36Total Energy et Euronext
15:37Merci Clara Bideau
15:39Alors à l'heure où le gouvernement cherche des sources de financement
15:41Faut-il taxer les dividendes ?
15:43On en débat avec Anthony Morley-Lavidali
15:45Bonsoir
15:45Bonsoir
15:46Vous êtes économiste chez Rexécode
15:47Et Guillaume Duval
15:48Bonsoir
15:49Bonsoir
15:49Vous êtes co-président du club Maison Commune
15:52Et ex-rédacteur en chef d'Alternative économique
15:55Guillaume Duval
15:56Est-ce que ces 61 milliards de dividendes distribués vous choquent ?
16:04Me choquent, c'est pas le terme
16:06Mais je crois qu'il faudrait bien que les Français comprennent
16:09Que c'est en fait très mauvais signe
16:12C'est pas le reflet de la bonne santé des entreprises ?
16:15C'est pas du tout le reflet de la bonne santé des entreprises
16:17C'est-à-dire que quand une entreprise est obligée de donner beaucoup de dividendes à ses actionnaires
16:22Pour espérer maintenir son cours, le cours de son action
16:26Ça veut dire avant tout qu'elle ne sait pas quoi faire de son argent
16:29Elle ne sait pas investir, elle ne sait pas innover pour développer son business
16:34Elle est obligée de faire ça pour rester dans la course sur le plan simplement du niveau de son action
16:41Donc ça veut dire je ne sais pas quoi faire de mon argent, je vous le rends
16:45Et donc en soi, c'est plutôt le signe de la grande faiblesse des entreprises françaises
16:52Anthony Morley, La Vidalie, est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
16:54Est-ce qu'une entreprise qui distribue des dividendes, ça veut dire qu'elle n'investit pas ?
16:58Alors je ne suis pas du tout d'accord
17:00Pour commencer, il faut quand même bien avoir en tête que quand on distribue des dividendes
17:03C'est qu'on génère du résultat
17:05C'est le premier point
17:06Il faut se souvenir que pendant la période Covid
17:08La plupart des entreprises françaises ont fortement diminué leurs dividendes
17:10Parce que par définition, il y a beaucoup moins d'activité
17:12Donc c'est quand même qu'il y a de l'activité
17:14Par ailleurs, on a quand même une spécificité en France
17:16C'est qu'on a de très grandes multinationales
17:18C'est vrai qu'on a les plus grandes au niveau européen
17:19Et qui exercent une activité essentiellement à l'international
17:2380% du chiffre d'affaires des multinationales est fait en dehors de France
17:27Donc en fait, ça reflète surtout, non pas la croissance française
17:29Mais la croissance mondiale
17:30Et le dernier point, c'est que moi je suis très embêté par le chiffre qui est avancé
17:34Pour une simple et bonne raison
17:35C'est qu'il y a une saisonnalité dans les dividendes qui sont distribués
17:38Et la France distribue essentiellement ses dividendes au deuxième trimestre
17:42Ce qui n'est pas du tout le cas par exemple des entreprises américaines
17:44Qui les versent chaque trimestre de manière à peu près équivalente
17:47Et donc quand on reporte les dividendes versés sur une année
17:50En fait, la France n'est pas du tout en tête
17:51Les Etats-Unis sont loin devant
17:53Le Royaume-Uni également, le Japon
17:55Donc il y a vraiment un effet d'optique sur le deuxième trimestre
17:57Il y a un cas français au deuxième trimestre
17:58Exactement, c'est de la saisonnalité
18:00Et donc là, on met le focus
18:01Mais il faut vraiment regarder ça sur une année
18:02Et sur l'année entière, on est complètement dans une forme de moyenne
18:07Et les entreprises françaises
18:08Il faut avoir en tête que le rendement du capital
18:09Il est fixé au niveau mondial
18:10On ne peut pas vraiment s'éloigner de cette forme de moyenne
18:13Et donc on répond au rendement encore une fois
18:15Qui est exigé au niveau mondial
18:16Et de ce point de vue-là, les multinationales françaises
18:19Sont dans la moyenne
18:20Guillaume Duval, est-ce que selon vous il faut taxer les dividendes ?
18:23Oui, enfin moi je suis tout à fait favorable
18:26A ce qu'on taxe davantage à la fois les profits des entreprises
18:29Et les revenus des individus
18:32Et en particulier les revenus des individus les plus aisés
18:36Ainsi que taxer les patrimoines des individus
18:39Après, taxer les dividendes tels qu'ils sont exprimés là
18:42Ça n'aurait pas beaucoup de sens
18:43Puisque ce sont des profits mondiaux et des dividendes mondiaux
18:47Qui vont, pour la majorité d'entre eux, à des ressortissants étrangers
18:53Donc ça, ce n'est pas vraiment un débat franco-français
18:56Ce qu'il y a, c'est qu'il y avait commencé à y avoir
18:59Un accord international pour taxer davantage les profits des multinationales
19:04Qui ont fait beaucoup d'évasion fiscale
19:06D'évitement fiscal toutes ces dernières années
19:09En particulier les multinationales américaines
19:11Donc au niveau de l'OCDE, on s'était mis d'accord pour avoir un minimum de 15%
19:15Sur les profits
19:17Donc Donald Trump, comme tout le reste, est en train d'essayer
19:22De casser tout ça
19:25J'espère qu'on tiendra le choc au niveau européen
19:28Mais c'est vrai qu'au niveau européen
19:29La situation de l'Irlande, en particulier, sur ce plan-là
19:32Reste absolument scandaleuse
19:33Celle du Luxembourg aussi
19:35Et c'est vrai que c'est un des domaines
19:37Où la France est à la peine
19:41Du fait des possibilités d'évasion fiscale
19:43Qui existent pour les multinationales
19:45Notamment au sein de l'Europe
19:46Oui, parce que le risque, c'est ça
19:47C'est de voir les investisseurs fuir aussi
19:49Anthony Morley, la vie d'Alice
19:50Si on taxe les dividendes ?
19:51Alors complètement
19:52Et pourquoi ?
19:53Parce qu'on a déjà des niveaux de prélèvement sur les entreprises
19:55Et sur les ménages également
19:57Qui sont extrêmement élevés
19:58Quand vous regardez la fiscalité qui s'applique sur les entreprises
20:01Net des aides
20:02Où on retranche notamment les subventions à l'investissement
20:05Et les subventions à la production
20:06On est tout en haut des pays européens
20:08Très loin, notamment devant l'Allemagne
20:09Donc si on était allemand ou américain
20:11On pourrait se poser la question
20:12Quand on est français et déjà au taquet sur les prélèvements
20:15Il n'y a pas beaucoup de marge de manœuvre
20:16Et c'est vrai également sur les ménages aisés
20:18On est déjà sur des niveaux de prélèvement extrêmement élevés
20:21Donc le risque c'est que si on va plus loin
20:23Effectivement à la fin ça se traduise malheureusement
20:25Par un rétrécissement de l'assiette de la base taxable
20:28Guillaume Duval, qu'est-ce que vous répondez à cet argument ?
20:31C'est un argument que je connais depuis longtemps
20:33Mais qui est faux
20:36On compare des choux et des carottes
20:38En particulier le coût du travail allemand
20:41Reste plus élevé que le coût du travail français
20:44Simplement c'est la manière de gérer la protection sociale
20:47Qui peut être différente d'un pays à l'autre
20:48Aux Etats-Unis les prélèvements sont très inférieurs
20:51A ce qu'ils sont chez nous
20:52Mais après c'est les malades eux-mêmes
20:55Qui payent beaucoup plus cher leurs assurances privées
20:58Etc.
20:59Donc ça c'est une comparaison qui n'a pas beaucoup de sens
21:03Ce qui reste vrai par contre
21:05C'est ce que je disais tout à l'heure
21:06C'est-à-dire qu'il y a des possibilités aujourd'hui excessives
21:09D'évitement fiscal, de dumping fiscal
21:13A l'intérieur de l'Europe
21:15Qui sont pénalisantes pour la France
21:17Et qui nous empêchent en particulier
21:19De faire ce qu'il faudrait qu'on fasse
21:21Pour taxer davantage les multinationales
21:23Et les profits des grandes entreprises
21:25Anthony Morley-Lavidali
21:27Vous êtes d'accord avec ça ?
21:29L'Europe se met une épine dans le pied
21:31Avec les législations différentes ?
21:33Alors est-ce qu'il faut lutter contre l'évasion
21:36L'évitement fiscal ?
21:36Oui
21:38La problématique c'est que
21:39Encore une fois
21:39On est très décalé vers le haut sur la fiscalité
21:41La question qu'on doit se poser c'est
21:43Est-ce que nos niveaux de fiscalité
21:45Sont l'optimum ou l'optimal
21:47Et est-ce que les autres pays
21:48Ont envie de converger vers nous ?
21:49La réponse c'est plutôt non
21:50Donc à la fin
21:51On a l'impression que la France
21:52Aimerait que tout le monde soit au même niveau
21:53Précisément pour éviter la fuite
21:56A la fois du capital et des dividendes
21:57Mais c'est peut-être nous qui sommes
21:58Beaucoup trop décalés
22:00En quelque sorte
22:00Par rapport à une moyenne OCDE
22:02Et de ce point de vue-là
22:03Il faut aussi remettre en question
22:04Ce que nous on estime
22:05Comme étant aujourd'hui sain
22:07On est honnêtement sur des niveaux de fiscalité
22:09Qui sont déraisonnablement élevés
22:10Et on gagnerait à se rapprocher
22:12De la moyenne européenne
22:12Et au passage certains pays
22:13Gagneraient à l'inverse
22:14Notamment l'Irlande ou les Pays-Bas
22:16A revenir
22:17Mais nous on est quand même tout en haut
22:19A un moment donné il faut le dire
22:20Non on n'est pas tout en haut
22:22D'autre part
22:24Toute la politique
22:25En particulier d'Emmanuel Macron
22:26Mais c'était déjà commencé avant lui
22:28A consisté à baisser significativement
22:31Les prélèvements sur les entreprises
22:34Mais le résultat c'est simple
22:36C'est qu'on a à la fois creusé le déficit
22:39En menant cette politique
22:41Et augmenté de manière inconsidérée
22:43La dette publique
22:44Ce qui nous amène aujourd'hui
22:45Au bord d'une crise financière
22:47Et d'autre part
22:48On a dégradé les services publics
22:51En particulier les services publics
22:52Qui sont essentiels
22:53A la compétitivité des entreprises
22:56A l'innovation
22:57Comme l'éducation
22:59L'enseignement supérieur
23:01La recherche etc
23:02Donc on s'est tiré deux balles dans le pied
23:04En faisant ça depuis 15 ans
23:06C'est pas en allant plus loin
23:07Et plus fort dans cette direction là
23:08Qu'on s'en sortira
23:09Anthony Morley, l'avis d'avis ?
23:10On va se retrouver sur un point
23:12C'est le fait que la politique de l'offre
23:13N'a pas été financée par des baisses de dépenses
23:15Et ça c'est terrible
23:16Là pour le coup
23:17Il est très clair que quand on baisse des prélèvements
23:19Il faut des baisses de dépenses en face
23:20Sinon ça ne fonctionne pas
23:21Ça s'autofinance que très rarement
23:23En revanche
23:24La convergence que l'on a eue
23:26Vers la moyenne des pays européens
23:27Elle est pour partie inachevée
23:29On a baissé le taux d'impôt sur les sociétés
23:31On est encore très au-dessus de la moyenne européenne
23:33Sur les impôts de production
23:34On les a baissés
23:35Mais on est encore record man en Europe
23:36Donc on a commencé une convergence
23:38Mais on n'est pas du tout dans la moyenne européenne
23:40Donc on a itéré sur une première politique de l'offre
23:43Mais en réalité le chemin reste encore long
23:45Et il va falloir à un moment donné
23:47S'attaquer aux dépenses
23:48Et c'est l'éternel sujet en France
23:49L'éternel sujet
23:50Juste une petite information
23:52Selon laquelle la Banque de France
23:53Abaisse sa prévision de croissance pour 2026
23:55Mais réfute tout décrochage de l'économie française
23:58Là où l'INSEE parlait de décrochage de l'économie française
24:01Comment vous interprétez cette différence de vue
24:04Anthony Morley-Lavidali
24:06Entre ces deux institutions ?
24:07Il y a un décrochage
24:08Très clairement
24:09Vous prenez le premier semestre 2026
24:11Vous regardez soit la variation
24:13Par rapport au semestre précédent
24:14Ou même sur un an
24:15C'est-à-dire par rapport au premier semestre 2025
24:18La France est tout en bas de l'ensemble des pays de la zone euro
24:20Donc là il n'y a juste pas de débat
24:22On est clairement en queue du peloton
24:24Comment expliquer cette communication du coup de la Banque de France ?
24:27On se veut rassurant et c'est normal
24:28C'est une institution financière
24:29L'objectif n'est pas quand même de créer de la panique
24:31On a quand même une dette très élevée
24:33Un déficit très élevé
24:34Donc il faut quand même rassurer
24:35Est-ce qu'on est en récession absolue ?
24:37Pas du tout
24:37Mais est-ce qu'on est dans une forme de très faible croissance
24:40Voire de stagnation ?
24:40Oui clairement on est installé sur ce chantier là
24:42Merci beaucoup à tous les deux
24:44Anthony Morley-Lavidali
24:45Économiste chez Rexécode
24:46Et Guillaume Duval
24:47Co-président du club Maison Commune
24:49Et ex-rédacteur en chef d'Alternative Économique
24:51Restez avec nous dans un instant
24:52On va faire un point sur les marchés
24:56Le 18h éco se poursuit sur BFM Business
24:58On fait un point sur la séance du jour
25:00Sur les marchés avec Antoine Larigauderie
25:01Bonsoir Antoine
25:02Bonsoir Stéphanie
25:03Le CAC termine en baisse ce soir
25:04Encore une fois
25:05Moins 0,34%
25:078090 points
25:08On commence à regarder les supports du côté des 8000
25:10La tech était en baisse
25:12Également avec un Euronext Tech Leaders
25:14Qui a perdu 0,46%
25:15Et du côté des autres places européennes
25:18Baisse peut-être un tout petit peu moins forte
25:19L'Eurostox 50
25:20Moins 0,38%
25:22Moins 0,15%
25:23Pour le DAX à Francfort
25:24Et l'IBEX à Madrid
25:25Moins 0,05%
25:26Mais en Paris
25:27Encore une fois sous-performé
25:28Premièrement parce que les taux restent quand même très élevés
25:314,5% pour le 10 ans
25:33On ne bouge pas
25:343,54% pour la dette allemande
25:36Pour la petite histoire
25:375% pour le 10 ans américain
25:38Ça passe en provoqué 2-3 remous
25:40On verra
25:42Du côté de Paris
25:43C'est évidemment le secteur du luxe
25:45Qui s'est distingué à la baisse
25:46Puisque c'est toujours la première pondération
25:49Un secteur
25:50Il y a l'Hermès au recul de 2,76%
25:531375 euros
25:54LVMH qui sort du top 10 des capitalisations européennes
25:57Mais oui un monde change au profit de L'Oréal
25:59LVMH recule de 2,6% à 406,45 euros
26:02A noter Kering
26:03Moins 53 à 234,35 euros
26:05Nous encore une fois c'est l'énergie qui a signé la meilleure performance du jour
26:09Total qui a gagné 1,2% à 80,49 euros
26:12Et la plus forteuse du jour
26:14Elle est pour Thalès
26:14Qui gagne 4,12% à 239,90 euros
26:17Antoine puisque vous parliez du luxe
26:20Cette information
26:21Kering en pleine phase de transformation
26:23Annonce la nomination de Sophie Madaloni
26:25Jusqu'ici directrice fiscale
26:27Elle devient secrétaire générale du groupe
26:30Du côté des marchés américains
26:32Antoine on est clairement dans le rouge
26:34Oui c'est la baisse qui l'emporte là aussi
26:36Moins 0,64% pour le Nasdaq
26:3826 017 points
26:39Le Dow Jones
26:40Moins 0,8% à 52 04
26:43Et moins 0,41% pour le S&P 500
26:477588 points
26:48La volatilité remonte encore un petit peu
26:50Du côté des 17 points sur l'indice VIX
26:52Et donc je le disais
26:525% pour la dette américaine
26:55Disons on est au plus haut depuis juillet 2007
26:58C'était une époque où on était
27:00Entre la faillite de Lehman Brothers
27:01Et le début de la crise des dettes souveraines
27:04Donc voilà une période où il y avait un ennui systémique
27:06Sur les marchés qui nous a bien bien préoccupés
27:08Là pour l'instant rien de tout ça
27:10Sur les marchés financiers actuels
27:12Mais des inquiétudes et des perspectives d'inflation
27:15On attend évidemment la décision de la Fed
27:17Qui devrait remonter ses taux
27:18Ça devrait être annoncé demain soir aux environs des 20h
27:21Et on le suivra évidemment sur BFM Business
27:23Cette dernière information selon laquelle AXA veut dégager jusqu'à 700 millions d'euros de profits
27:29Grâce à l'intelligence artificielle
27:30Eh oui, en confiant à l'IA des tâches un petit peu rébarbatives
27:34Ou qui font perdre du temps à ses employés
27:36C'est d'ailleurs une des prévisions chiffrées les plus précises
27:39Qu'on a dans l'ensemble du secteur financier
27:40Il sera vraiment très intéressant de voir
27:42Alors peut-être à la faveur de la publication des trimestriels
27:45Mais ce que ça va donner dans le secteur bancaire aussi
27:48En termes de possibilités d'économie
27:50On sait que tout le secteur financier
27:51Que ce soit les assureurs
27:52Que ce soit le secteur bancaire
27:54Sont vraiment très en recherche
27:57D'économie de coût d'échelle
27:59L'IA peut les y aider
28:02Cela dit c'est assez amusant
28:04Par rapport aux encours d'AXA
28:06Notamment en termes de gestion
28:07En termes d'activité d'assurance
28:09700 millions d'euros
28:09Ça paraît finalement pas grand chose
28:12Avec leur cul dans un monde
28:13Qui manipule les milliers de milliards d'euros
28:15Comme unité monétaire
28:16Non on peut se dire que c'est précisément conservateur
28:19Dans le sens où il n'est pas question
28:20De détruire de la valeur
28:21Mais d'ajouter de la plus-value
28:22Et ça c'est plutôt intéressant
28:24Et c'est un signal plutôt encourageant
28:26De la part d'AXA
28:26Merci beaucoup Antoine
28:27Larigauderie
28:28Un nouveau gros contrat pour le géant français
28:30De l'IA Mistral
28:31Nous un partenariat à 100 millions d'euros
28:33Avec Total Energy
28:34Erwan Maurice
28:35Cet accord doit permettre à Total
28:37De franchir un cap
28:39Dans l'exploration pétrolière et gazière
28:41Oui parce qu'avec ce partenariat
28:43Total Energy confie en réalité à Mistral
28:45Une quantité astronomique de données
28:48Des données de l'énergéticien
28:50Qui ont été accumulées depuis maintenant
28:52Une centaine d'années
28:53Sur l'exploration
28:54Sur l'ingénierie
28:55Sur la maintenance
28:56Une mine d'informations
28:57En réalité que Mistral
28:58Va pouvoir utiliser
29:00Pour faire tourner des modèles
29:02A une vitesse décuplée
29:03Ce qui doit permettre aux experts
29:05De Total Energy
29:06D'être plus éclairés
29:07Dans leur prise de décision
29:08Quand il s'agit de forêt
29:10Vous savez que ça coûte très cher
29:12Il ne faut pas se planter
29:13Écoutez
29:14François Digard
29:15Chez Kepler Chevreux
29:16Tout à l'heure dans BFM Bourse
29:17Il expliquait justement
29:18En quoi ce contrat
29:18Pouvez être un tournant
29:19Pour l'énergéticien
29:21Donc ils avaient déjà
29:23Beaucoup de données
29:23Ils avaient les capacités
29:25De calcul pour les traiter
29:26Mais c'était quand même
29:27Compliqué à mettre en œuvre
29:29Donc là ça va les aider
29:30Sans doute à accélérer
29:32Les décisions de développement
29:34Optimiser le design
29:35Des champs pétroliers
29:37Augmenter le taux de récupération
29:39Des réserves
29:39Donc en fait derrière
29:40Il y a un véritable enjeu financier
29:42Voilà avec l'objectif
29:43Donc toujours d'extraire
29:44Vous l'avez compris
29:44Des sous-sols
29:45À moindre coût
29:46Ce partenariat qui court
29:48Sur les trois prochaines années
29:49Doit aussi permettre à Total
29:50D'optimiser l'existant
29:52Pas uniquement de faire
29:53De l'exploration
29:54Mais prolonger
29:56La durée de vie
29:57Des infrastructures
29:57Qui existent déjà
29:59Un contrat de cette ampleur
30:00C'est une première
30:01Pour l'exploration pétrolière
30:02En Europe
30:03Mais pas dans le monde
30:03Si on regarde du côté
30:04Des Etats-Unis
30:05Exxon a par exemple
30:06Déjà noué un contrat
30:08Avec Microsoft
30:08Pour faire la même chose
30:09Alors pourquoi Total
30:10Choisit-il Mistral
30:11Plutôt qu'OpenEye
30:12Anthropique
30:13Ou encore Microsoft ?
30:14Le PDG de Total Energy
30:16Patrick Poyané
30:16Dit que c'est pour contribuer
30:17Au développement
30:18De l'écosystème
30:19Européen
30:20Qui est encore
30:20Balbutiant
30:21On en est au début
30:22C'est vrai que ce contrat
30:23A 100 millions d'euros
30:24Vient donc ajouter
30:25Une pierre à l'édifice
30:26Mais surtout pour Total
30:27C'est aussi la garantie
30:29De la souveraineté
30:30De ces modèles
30:31Une nécessité absolue
30:32Pour les industriels
30:33Qui doivent protéger
30:34Leurs données
30:34Qui sont stratégiques
30:36Notamment dans le secteur
30:37De l'énergie
30:37Et donc avec Mistral
30:39Total va co-construire
31:09Faire aussi un laboratoire
31:10To be souverain
31:12Avec déjà plusieurs contrats
31:13Avec Airbus
31:13Stellantis
31:14BMW
31:14AXA
31:15Ou BNP
31:16Des groupes
31:17Qui font confiance
31:18Au français Mistral
31:19Pour assurer la conformité
31:20Et la protection
31:21De leur propriété intellectuelle
31:23A noter que pour Mistral
31:24Ce partenariat
31:25A 100 millions d'euros
31:26Avec Total
31:26Est son contrat
31:27Le plus important
31:28Connu à ce jour
31:29Ça montre donc
31:30Qu'il y a peut-être
31:31Un phénomène
31:32Qui est en train
31:33De prendre de l'ampleur
31:34Une bonne nouvelle
31:35Pour Mistral
31:36Peut-être une moins bonne nouvelle
31:37En revanche
31:38Pour le climat
31:39Puisque plusieurs experts
31:40Alertent sur le fait
31:41Que l'utilisation
31:42De l'intelligence artificielle
31:43Dans l'exploration pétrolière
31:45Va nécessairement contribuer
31:47A augmenter les émissions
31:48De CO2 dans le monde
31:49Y compris
31:50Si on utilise l'IA
31:51Pour les énergies renouvelables
31:53Ça ne suffira pas
31:54A contrebalancer ce phénomène
31:55Merci Erwan Maurice
31:57Et toujours à propos
31:58D'intelligence artificielle
31:59On apprend ce soir
32:00Qu'Open AI
32:01Anthropik
32:01Et Google DeepMind
32:02Travaillent à la création
32:03D'un organe de supervision
32:05Des risques liés à l'IA
32:07C'est ce qu'a indiqué
32:08Open AI ce soir
32:10Alors que se multiplient
32:11Les appels
32:12A mieux contrôler
32:13Les dérives
32:14De l'intelligence artificielle
32:16On en vient
32:17Aux ambitions
32:18De Trenitalia en France
32:19Le concurrent de la SNCF
32:21A déjà transporté
32:21Plus de 6 millions
32:22De voyageurs
32:23Depuis 2021
32:24Et il voit plus loin
32:26Fabrice Toledano
32:27Bonsoir
32:27Bonsoir
32:28Vous êtes directeur
32:29Marketing et commercial
32:29De Trenitalia en France
32:31Et alors vous annoncez
32:32Aujourd'hui
32:33Ça y est
32:33L'ouverture
32:34Des réservations
32:36Pour la période de Noël
32:37Ça y est
32:37Ça démarre maintenant ?
32:38Ça démarre demain matin
32:39À 8h
32:39Effectivement
32:40On va ouvrir la période
32:41Des fêtes de Noël
32:42Jusqu'au 10 janvier
32:43Parce que c'est important
32:44Justement que les gens
32:45Étant donné la forte demande
32:47A cette période
32:48Puissent anticiper un maximum
32:49Donc anticipation
32:51Ça c'est sur les lignes
32:54Paris-Lyon
32:55Paris-Marseille
32:55Paris-Milan
32:56Exactement
32:57Est-ce que ce sont
32:57Des lignes rentables
32:58Aujourd'hui ?
32:59Alors aujourd'hui
33:00Ce ne sont pas encore
33:01Des lignes rentables
33:01Puisqu'on est encore
33:03En fort développement
33:04Je rappelle que l'année dernière
33:05On a lancé la ligne
33:07Entre Paris et Marseille
33:08Et 4 allers-retours par jour
33:10On a intensifié
33:11L'offre entre Paris et Lyon
33:13Et que là
33:14On a annoncé
33:15Des nouveaux investissements
33:17Très forts
33:17Pour l'achat de nouvelles rames
33:19Pour pouvoir développer
33:20Des nouvelles lignes
33:21Dans le futur
33:21Donc effectivement
33:22On est plutôt dans une dynamique
33:23D'investissement
33:24Et de croissance
33:25Absolument
33:25Le fonds Certares
33:26A investi 300 millions d'euros
33:28Au sein de Train Italia
33:29En France
33:30Des fonds aussi destinés
33:32Alors au rame
33:33Oui
33:33Mais aussi pour la création
33:35D'un centre de maintenance
33:36Près de Paris
33:38Parce que jusqu'à présent
33:39Le centre de maintenance
33:40Il était où ?
33:41Il était près de Milan
33:41C'est ça ?
33:42Le centre de maintenance
33:43Pour les trains de Train Italia
33:45France
33:45Était essentiellement à Milan
33:46Et en partie à Paris
33:47Mais dans des ateliers
33:48Qui ne nous appartenaient pas
33:49Et il est important
33:51De pouvoir asseoir
33:53Justement le développement
33:54De notre offre
33:55Avec une autonomie
33:56En termes de maintenance
33:57C'est-à-dire un atelier
33:58Qui nous appartient
33:59En France
33:59A proximité de Paris
34:01Puisque Paris est vraiment
34:02Le hub de notre offre
34:03Hub de votre offre
34:04Aussi parce que vous allez
34:05Lancer la liaison
34:07Transmanche Paris-Londres
34:09D'ici 2029
34:11Autant dire que c'est demain
34:11Vous en êtes où ?
34:13Alors justement
34:13La commande des rames
34:15Était dans cet objectif
34:16De pouvoir justement
34:17Avoir des rames
34:18Pour lancer le Paris-Milan
34:20Fin 2029
34:21Donc ça y est
34:22Le projet concrètement
34:23A commencé pour nous
34:24Et c'était la première étape
34:26Concrète d'investissement
34:27Pour justement
34:28Acheter ce nouveau matériel
34:29Il y a aussi Virgin Train
34:30Qui est présente
34:31Sur cette liaison
34:32Paris-Londres
34:34En plus de Rostar
34:35Est-ce que ça fait
34:36Pas trop d'acteurs
34:37Sur la même ligne ?
34:38Est-ce qu'il y a encore
34:38De la place ?
34:39Ce qui est sûr
34:40C'est qu'il y a de la place
34:41Pour plus d'un acteur
34:43Donc évidemment
34:44Qu'on va avoir une prime
34:45Au deuxième acteur
34:46Le troisième
34:47Sera peut-être
34:47Plus challenging
34:48Aujourd'hui nous
34:49On est parti justement
34:50Avec une commande de matériel
34:52Voilà
34:52On ne sait pas
34:53Comment le reste du marché
34:54Les autres opérateurs
34:55Vont réagir
34:56A quel timing
34:57Ils vont arriver
34:58Sur la ligne Paris-Londres
35:00En tout cas
35:00Nous on est sur les rails
35:01Pour y aller
35:02Assez rapidement
35:03Parce que
35:03Cette ligne Paris-Londres
35:05Elle est rentable
35:06Plus difficilement
35:07Parce que les droits de péage
35:08Sont plus élevés ?
35:09Alors
35:10Les droits de péage
35:11Sont élevés
35:12Comme beaucoup
35:12Puisque je rappelle
35:13Qu'en France
35:14Le péage est globalement
35:15Plus élevé
35:16Que dans la plupart
35:17Des pays européens
35:18Pour donner un exemple
35:19Avec l'Italie
35:19Qu'on connaît bien
35:20En France
35:21Les droits de péage
35:21C'est à peu près
35:21Quatre fois plus élevés
35:22Donc les droits de péage
35:25Sont élevés
35:25Comment vous l'expliquez ça ?
35:27Pourquoi c'est plus élevé
35:27En France qu'ailleurs ?
35:28Parce qu'il y a un modèle
35:29De financement
35:30Qui est différent
35:31En Italie par exemple
35:32L'État participe
35:33Justement à une partie
35:34Des investissements
35:35De maintenance
35:35Et de modernisation
35:36Alors qu'en France
35:37C'est laissé justement
35:38Aux opérateurs
35:39Et c'est les opérateurs
35:40Qui financent
35:41Par leurs droits de passage
35:42Et à chaque fois
35:43Qu'ils font circuler un train
35:44Qui financent le réseau
35:45Dans sa maintenance
35:46Parce qu'il est important
35:49Parce que c'est un réseau
35:50Qui commence parfois
35:51A être un peu vieillissant
35:52Donc c'est plutôt
35:53Un mode de financement
35:54Différent
35:55Mais du coup
35:55Ça veut dire que
35:56Oui les droits de péage
35:57Sont plus élevés
35:58En France
35:58Ils sont élevés
35:59Sur le Paris-Londres
36:00Maintenant il y a aussi
36:01Une demande
36:02Et nous notre stratégie
36:03C'est de continuer
36:04A développer le marché
36:06Des axes
36:06Sur lesquels on est présent
36:07Donc on l'a fait
36:08Sur Paris-Lyon
36:09On l'a fait sur Paris-Marseille
36:10Sur Paris-Milan également
36:12Et le but
36:13C'est de le faire également
36:14Sur le Paris-Londres
36:16Vous faites partie
36:17De l'association française
36:18Du rail
36:18Qui réunit tous
36:19Les concurrents
36:19De la SNCF
36:21Et cette association
36:22Dit que la concurrence
36:23Est bonne pour la SNCF
36:24Au regard évidemment
36:26De ce que vous reversez
36:27À SNCF Réseau
36:29Mais vous demandez
36:29Tout de même
36:29Un abaissement
36:30Des freins et des barrières
36:31On parle de quoi ?
36:32On parle des fameux
36:32Droits de péage ?
36:33On parle des droits de péage
36:34Parce qu'effectivement
36:36Aujourd'hui
36:36C'est un frein à l'entrée
36:37Pour beaucoup de nouveaux acteurs
36:38Et c'est pour ça
36:39Qu'il y a très peu d'acteurs
36:41Actifs
36:41En plus de l'opérateur historique
36:43On a été les premiers
36:46Effectivement
36:46Le marché a du mal
36:47A s'ouvrir à la concurrence
36:49On milite évidemment
36:50Pour qu'il y ait
36:51De plus en plus d'acteurs
36:52Parce que ce qui est important
36:53C'est de pouvoir offrir
36:53Une alternative aux voyageurs
36:55L'intérêt de la concurrence
36:56Et on l'a démontré
36:57On l'a vu dans d'autres pays
36:58Et je reprends l'exemple
36:59De l'Italie
37:00Puisque la concurrence
37:00A été ouverte en 2012
37:02Donc on a un peu plus de recul
37:03C'est vrai que c'est bien
37:05Parce que ça offre
37:06Une offre plus large
37:07Plus riche
37:08Pour les voyageurs
37:08Il y a plus de départs de train
37:09Nous quand on vient
37:10Sur une ligne
37:11C'est des trains en plus
37:12Par rapport à l'opérateur historique
37:13On ne remplace pas des trains
37:15On ajoute des trains
37:16Puis en plus
37:17C'est stimulant
37:17En termes d'innovation
37:18C'est stimulant
37:19En termes de prix
37:20Donc il y a un vrai intérêt
37:21Et on le voit
37:23Le marché français
37:24Là où il y a de la concurrence
37:26Commence à augmenter
37:27En termes de volume
37:27Et généralement
37:28C'est des transferts
37:29Depuis la voiture
37:31Depuis l'avion
37:32Depuis des modes de transport
37:33Finalement plus polluants
37:34Vers le train
37:35Donc c'est plutôt intéressant
37:37Vous avez aussi
37:39L'association française du rail
37:40A relevé toujours ce problème
37:43Avec l'application SNCF
37:45SNCF qui ne commercialise pas
37:46Les billets de ses concurrents
37:49Ça aussi ça fait partie
37:49D'une demande de l'association
37:52Aujourd'hui il y a un travail en cours
37:54Il y a une réflexion en cours
37:55Parce qu'effectivement
37:56L'application d'SNCF
37:58SNCF Connect
37:58Est vraiment dominante
37:59Sur le marché
38:00C'est 85%
38:01De la vente de billets en ligne
38:03Ça veut dire que
38:03Tous les autres acteurs
38:04Se partagent les 15% restants
38:06Et c'est vrai que
38:07Aujourd'hui ça crée
38:09Un frein dans le développement
38:10De la concurrence
38:11Donc il y a une réflexion
38:12Sur le fait de se dire
38:13Est-ce qu'il est envisageable
38:14Souhaitable
38:15De pouvoir ouvrir
38:16SNCF Connect
38:17A l'ensemble des autres opérateurs
38:20Sachant qu'ils distribuent
38:21Effectivement aussi
38:22Du service de voitures de location
38:24Du service annexe
38:25En tout cas au train
38:26Du service régional
38:27Avec même d'autres opérateurs
38:29Que la SNCF
38:30Puisque dans le sud
38:31Il y a d'autres opérateurs
38:32Qui opèrent aujourd'hui
38:33Donc voilà
38:34La question se pose
38:36Et c'est sûr que
38:37Étant donné
38:38Que souvent
38:40En tout cas
38:40Dans 60% des cas
38:42Les gens
38:43Ont déjà vécu
38:45Une situation
38:45De train plein
38:47Alors que
38:47Potentiellement
38:48À leur concurrence
38:48Il reste de la place
38:49Donc c'est dommage
38:50De devoir reporter
38:51Annuler
38:52Ou autre
38:52Alors qu'on aurait pu
38:54Servir ses clients
38:55Reste à savoir
38:55Si vous êtes capable
38:56Si vous accepteriez
38:58De faire de même
38:58C'est-à-dire
38:59Mettre les billets
39:00SNCF
39:01Sur votre site aussi
39:02Ou votre application
39:03Alors en France
39:04Ou créer une plateforme
39:05On est plutôt ouvert
39:07A la réciprocité
39:08Sachant que
39:09Évidemment
39:09Les gens sont plutôt
39:10Habitués à SNCF
39:11Connect
39:11À trainitalia.fr
39:13Mais pourquoi pas
39:14Si le sujet
39:15Est celui-ci
39:16On peut en discuter
39:17Merci beaucoup
39:18Monsieur Télédano
39:20Fabrice Télédano
39:20Directeur marketing
39:21Et commercial
39:22De Trainitalia
39:23En France
39:23Dans un instant
39:24On va revenir
39:24Sur le sommet
39:25Des dirigeants
39:26De l'Union Européenne
39:27Consacré à l'Arctique
39:28Il s'est tenu
39:29En Finlande
39:30Au moment où
39:30Les tensions géopolitiques
39:32S'accentuent
39:33Dans la région
39:34Coincée entre
39:34Les veillités américaines
39:36Et les menaces russes
39:37L'Union Européenne
39:39Organise sa stratégie
39:40On fait le point
39:41Dans un instant
39:46Le 18h écho
39:48Stéphanie Collot
39:49On poursuit le 18h écho
39:50Avec
39:51A l'international
39:52La région Arctique
39:53Toujours plus convoitée
39:55Les tensions géopolitiques
39:57Y sont vives
39:58Entre les menaces russes
39:59Et les veillités américaines
40:00On vous fait le point
40:01Avec Thierry Garcin
40:02Bonsoir
40:02Bonsoir
40:03Vous êtes chercheur associé
40:04A l'université Paris
40:05Cité
40:06Auteur de
40:07Géopolitique
40:08De l'Arctique
40:09D'abord un mot
40:10Sur cet incident
40:11Qu'il y a eu
40:12En mer Baltique
40:13Hier soir
40:14Le Danemark accuse
40:15La Russie
40:16D'avoir tiré
40:17Deux fusées
40:46Éclairantes
40:48Suivant
40:48Pour autant
40:49Que la guerre
40:50D'Ukraine
40:50Ce qui est vraisemblable
40:51Continue à perdurer
40:52Pendant très longtemps
40:53Alors il y a eu
40:55Le sommet européen
40:56De l'Arctique
40:56En Laponie
40:57Qui s'est terminé
40:59Hier
40:59La Finlande
41:00Voisine de la Russie
41:01A décidé de rejoindre
41:02La dissuasion nucléaire
41:05Avancée
41:05Proposée par la France
41:06La Norvège
41:07L'avait déjà fait
41:08Au mois de mai
41:09Bientôt peut-être
41:10L'Estonie aussi
41:11Qui y réfléchit
41:12Est-ce que c'est
41:13Pour ces pays
41:13Une façon de se protéger
41:14Encore un peu plus
41:15De la Russie
41:16Oui c'est surtout
41:17Le fait qu'ils sont orphelins
41:18Des Etats-Unis
41:19Ces pays-là
41:19Et le fameux pilier
41:20Américain
41:21De l'Alliance Atlantique
41:22Est devenu très friable
41:23Il est même vacillant
41:24On connait les déclarations
41:25De Trump
41:26Qui sont ahurissantes
41:27Sur ses propres alliés
41:29C'est-à-dire
41:29Sur l'Alliance Atlantique
41:30On connait aussi
41:32Les déclarations
41:32Très inquiétantes
41:33Du secrétaire général
41:34De l'Alliance Atlantique
41:35Qui applaudit
41:36A tout rompre
41:37A la violation
41:38Du droit international
41:38Par les Etats-Unis
41:39Et Israël
41:40L'année dernière
41:41En 2025
41:41Contre l'Iran
41:42Et à propos
41:44Notamment de la guerre d'Iran
41:45Actuelle
41:45Etc
41:45Donc ils sont orphelins
41:49Et d'autre part
41:50Je pense qu'ils cherchent
41:52Un parapluie
41:52Non pas de substitution
41:53Mais complémentaire
41:55Or il n'y a pas
41:55De parapluie nucléaire
41:56Le parapluie nucléaire
41:57Américain était troué
41:58C'est pour ça
41:59Que la France d'ailleurs
41:59Est partie en 1966
42:01Vous vous rendez compte
42:02Du commandement militaire
42:03Intégré de l'OTAN
42:04Qu'elle a finalement
42:07Retrouvé
42:07Et recouvré
42:09Il y a quelques années
42:10Et puis
42:12La notion de dissuasion
42:14Il n'y a pas
42:14La dissuasion malheureusement
42:15Ne se partage pas
42:16Vous êtes tout seul
42:17Vous êtes le chef de l'État
42:18Quel que soit l'État en question
42:20C'est-à-dire aujourd'hui
42:22Maintenant
42:22Qu'est-ce que vous décidez
42:24Pour votre propre peuple
42:25Donc l'idée
42:26Qu'il y ait une souveraineté européenne
42:28En matière nucléaire
42:29Ne résiste pas à l'examen
42:30Et il faut souhaiter
42:31Que quel que soit
42:32Le titulaire
42:34Acte futur
42:35A l'Élysée
42:37Quel qu'il soit
42:38Il faut absolument
42:39Qu'il comprenne
42:39Que l'arme nucléaire
42:40Est faite pour interdire la guerre
42:41Et ce n'est pas une arme
42:42Anti-Russe
42:43A l'origine
42:44Mais ça veut dire que là
42:45Cette coopération
42:46De dix pays
42:47Qui sont mis sous protection
42:48Française
42:49De dissuasion nucléaire
42:51C'est quoi cette
42:52Quelle forme ?
42:52C'est très dangereux
42:54De la part de la France
42:56De promettre
42:57Parce que quand on promet
42:58En la matière
42:58Une matière aussi fragile
43:00On risque de mentir
43:02Par anticipation
43:03Il n'y a pas de promesse
43:04En matière nucléaire
43:05Et les Américains
43:06L'en suit très bien
43:07Ils ont sans arrêt
43:07Essayé de se désengager
43:08Pendant des décennies
43:10De l'Europe occidentale
43:11Dans les rapports Est-Ouest
43:12Et il ne faut pas
43:13Que nous devenions
43:14Les Américains
43:15Petits pieds
43:16En Europe
43:17En matière nucléaire
43:18Du reste du continent
43:20Contre la Russie
43:21Ce n'est pas l'objet
43:22De l'arme nucléaire
43:24L'arme nucléaire
43:24Est une arme destinée
43:25A ne pas être utilisée
43:26Si on comprend bien
43:27Les fondamentaux
43:28De la dissuasion
43:28C'est ça
43:29C'est le principe de la dissuasion
43:30Oui
43:30C'est le principe même
43:31De la dissuasion
43:32C'est-à-dire
43:33Convaincre l'adversaire potentiel
43:35S'il intervenait
43:37Que les
43:38Comment pourrait-on dire
43:39Que
43:40Le jeu n'en vaudrait pas
43:42La chandelle
43:42Pour lui-même
43:43Parce qu'il y aurait
43:44Un double cimetière
43:46De part et d'autre
43:47Automatiquement
43:48Et aujourd'hui
43:49On a eu la réaction
43:49Du Kremlin
43:50Qui a dit
43:51Que la dissuasion nucléaire
43:52Avancée proposée
43:52Par la France
43:53Constituait un risque
43:54Pour Moscou
43:55Comment interpréter ça ?
43:57Ils ont toujours dit ça
43:57Ils étaient moins
43:59Comment dire
44:00Inquiets
44:01Lorsque le général de Gaulle
44:02Disait que précisément
44:03La dissuasion nucléaire
44:04Était une chose en soi
44:06Et n'était pas
44:06Destinée à un pays
44:08En particulier
44:09Donc il ne faut pas
44:09S'enfermer
44:10Pour la dissuasion nucléaire
44:12Française
44:12Dans une vision
44:13Qui serait uniquement
44:15Continentale
44:15C'est une arme
44:16Qui est
44:18Pérenne
44:19Et qui
44:20Et qui va traverser
44:21Encore des décennies
44:22Et des décennies
44:23Espérons-le
44:24Sans qu'elle soit
44:25Sans être utilisée
44:26Alors
44:27Neuf dirigeants européens
44:28Ont fait le déplacement
44:28Cette semaine
44:29A Rovaniemi
44:31La capitale de la Laponie
44:33Parmi eux
44:33Il y avait le chancelier allemand
44:34La première ministre danoise
44:36Également
44:36L'objectif était de montrer
44:38Finalement
44:39Que
44:39Ce qui se passe ici
44:40Ce n'est pas qu'une affaire régionale
44:42C'est vraiment une affaire européenne
44:44Oui parce qu'il y a une internationalisation
44:47De l'Arctique
44:47De tous les enjeux arctiques
44:48Alors c'est dû à l'environnement
44:49Le réchauffement de la planète
44:50C'est dû aux routes maritimes
44:52Qui sont plus faciles d'accès
44:54Et d'emploi
44:55C'est dû à un certain nombre
44:57De grands facteurs
44:58Le rôle des chinois
44:59Qui est en train
45:00D'être plus présent
45:01En Arctique
45:02Notamment
45:02En complicité
45:03Avec la réussite de Poutine
45:05Et ainsi de suite
45:05Pour toutes sortes de raisons
45:07Ce sont des enjeux interactifs
45:08Ce sont des enjeux multiples
45:09L'Europe a tout à fait raison
45:10De s'y intéresser
45:11Jusqu'à présent
45:12Elle était profil bas
45:14Depuis 25 ans
45:15J'ai lu tous les
45:16Malheureusement
45:17Notamment pour ces toits
45:18Je vous avais bien voulu citer
45:19J'ai lu toute la production européenne
45:21Au début
45:22C'était des textes
45:23Très maigrelais
45:23Et c'est-à-dire
45:26Consensuels
45:26Alors la recherche scientifique
45:28Tout le monde est pour
45:29L'environnement
45:29La protection de l'environnement
45:31Tout le monde est pour
45:31On est contre la pollution
45:32Et ainsi de suite
45:33Alors maintenant
45:33Ils s'intéressent beaucoup plus
45:34Et c'était la décision
45:35D'hier
45:37Notamment de la présidente
45:38De la commission
45:38Madame von der Leyen
45:39D'accorder 200 millions
45:41Donc au titre du global gateway
45:45C'est-à-dire du portail mondial européen
45:49D'accorder 200 millions au Wendland
45:51Alors pour les matières premières
45:53Critiques dont nous avons besoin
45:54Pour également l'interconnectivité
45:57C'est-à-dire les satellites
45:58Et les câbles sous-marins
46:00Et pour les énergies renouvelables
46:02C'est-à-dire qu'elle est plus intéressée
46:04Elle a vraiment des intérêts
46:05Cela dit
46:06On arrive un peu tard, non ?
46:07Non seulement on arrive un peu tard
46:08Mais on n'arrive pas en ordre de marche
46:09C'est-à-dire qu'on est très dispersé
46:11Il y a des gens
46:12Et c'est tout à fait normal
46:12Sur 27 pays
46:13Qui n'ont aucune culture polaire
46:15Mais on ne peut pas le reprocher
46:17Et d'autre part
46:18Vous retombez sur cette question russe
46:21C'est-à-dire que
46:22Beaucoup de pays arctiques
46:25Vraiment arctiques
46:25C'est-à-dire la Norvège
46:27La Suède et la Finlande
46:28Si j'ose dire
46:29D'ouest en est
46:30Pour la partie européenne de l'Arctique
46:32Et les pays baltes
46:33Bien sûr
46:33Qui ne sont pas arctiques
46:34Ont des relations
46:35Extrêmement justifiées
46:37Et craignantes
46:38Évidemment
46:40De la Russie
46:41Et en même temps
46:43L'Union européenne
46:44Doit avoir une politique
46:45Beaucoup plus
46:45A mon avis
46:46Beaucoup plus ambitieuse
46:47Sur l'Arctique
46:47Et c'est le sens
46:48De la nouvelle stratégie
46:50Que l'Union européenne
46:51Veut mettre en place
46:52Caja Calas a dit
46:53Qu'il fallait commander
46:54Plus de brise-glace
46:55Notamment pour la région
46:56Oui alors ça
46:56C'est un vieux projet
46:57Qui date au début
46:58Des années 2000
46:58C'est un projet d'ailleurs allemand
46:59Qui était intéressant
47:01En relation avec la Norvège
47:02Et la Russie
47:02Encore une fois
47:03Mais tout ça
47:03Est complètement périmé
47:05Une flotte de brise-glace
47:07Attention
47:07Les Etats-Unis
47:08Ils en ont deux
47:10Brise-glace
47:10Deux
47:11Les Russes
47:13En ont un certain nombre
47:14Donc quatre à peu près
47:16Ou six
47:16À la propulsion nucléaire
47:18On ne joue pas dans la même cour
47:19Ni les Américains
47:19Ni les Européens
47:20Donc on est là vraiment
47:21Tout petit
47:22Mais en même temps
47:23C'est un vrai enjeu
47:25Pour en tout cas
47:27Un certain nombre
47:27De pays européens
47:28Je ne dirais pas
47:28Pour l'Union
47:29Enfin l'Union européenne
47:30Oui
47:30Mais parce que
47:31L'Arctique s'internationalise
47:32Et Bruxelles
47:33En tient compte
47:34En tient compte désormais
47:35Et d'ailleurs
47:36Double son aide financière
47:37Pour la période
47:402000
47:40Puisqu'on est en 2016
47:412028-2024
47:43De 225 millions d'euros
47:46À 530
47:47Merci beaucoup
47:48Thierry Garcin
47:49Je rappelle que vous êtes
47:49Chercheur associé
47:50À l'université Paris-Cité
47:52Auteur de
47:53Géopolitique de l'Arctique
47:55Merci à vous
47:55Dans un instant
47:56Sur BFM Business
47:57C'était Kenco
47:58Présenté par François Sorel
47:59Très bonne soirée
47:59À demain
48:01Le 18h éco
48:03Sur BFM Business
48:05Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires