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Pour commencer ce soir, nous évoquerons les élections de mi-mandat imminentes aux Etats-Unis. Un scrutin à haut risque pour Trump mais aussi pour l’Iran. Certains informateurs affirment qu’une attaque nucléaire contre Téhéran serait dans les tuyaux de la Maison blanche.
Offensive bruxelloise en Pologne. Vendredi, galvanisé par son retour aux affaires, Donald Tusk a tenté un coup de force pas loin du coup d’Etat pour écarter le président en place. Une initiative illégitime soutenue par Bruxelles.
Et nous reviendrons en France pour faire le point sur les manifestations. Après un 31 octobre relativement calme, les blocages reprennent mollement dans les lycées.
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#guerreiran #pologne #midterms2026
Source YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=zZG3os6YZ4Y
Offensive bruxelloise en Pologne. Vendredi, galvanisé par son retour aux affaires, Donald Tusk a tenté un coup de force pas loin du coup d’Etat pour écarter le président en place. Une initiative illégitime soutenue par Bruxelles.
Et nous reviendrons en France pour faire le point sur les manifestations. Après un 31 octobre relativement calme, les blocages reprennent mollement dans les lycées.
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NewsTranscription
00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis très heureuse de vous retrouver pour cette nouvelle édition.
00:19Pour commencer ce soir, nous évoquerons les élections de mi-mandat imminente aux Etats-Unis.
00:24Un scrutin à haut risque pour Donald Trump, mais aussi pour l'Iran.
00:27Certains informateurs affirment en effet qu'une attaque nucléaire contre Téhéran serait dans les tuyaux de la Maison-Blanche.
00:34Offensive bruxelloise en Pologne vendredi.
00:37Galvanisée par son retour aux affaires, Donald Tusk a tenté un coup de force pas loin du coup d'Etat
00:42pour écarter le président en place.
00:44Une initiative illégitime soutenue par Bruxelles.
00:48Et puis nous reviendrons en France pour faire le point sur les manifestations.
00:51Après un 31 octobre relativement calme, les blocages reprennent mollement dans les lycées.
01:02Entrave ou blanc-seing ?
01:03À la veille des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, l'avenir de la guerre contre l'Iran reste
01:07très incertain.
01:09Le président républicain a multiplié les déclarations belliqueuses lors de sa campagne,
01:13à l'instar de son allié israélien qui profite, lui, de l'incertitude politique.
01:17Le point tout de suite.
01:18L'Iran à l'épreuve des élections américaines.
01:22Plus de huit mois après l'entrée en guerre des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, le conflit
01:27est en suspens.
01:28Donald Trump est largement engagé dans les élections de mi-mandat et fait compagne jusqu'au dernier moment pour ses
01:34candidats.
01:35Je vous demande de faire comme si mon nom figurait sur le bulletin de vote.
01:38Parce que, pour une raison ou une autre, et j'en suis très honoré,
01:43mais pour une raison ou une autre, quand mon nom figure sur le bulletin,
01:4749,2% de personnes supplémentaires viennent voter.
01:51Si nous nous approchons, ne serait-ce que de ce chiffre, même si nous n'en obtenons qu'une petite
01:56partie,
01:57chacun de ces votes sera un vote pour ces deux personnes extraordinaires et pour tous les membres du Congrès.
02:03D'ailleurs, nous avons beaucoup de poids politique ici.
02:06Pas sûr que l'argument fonctionne.
02:08En effet, les critiques fusent à l'égard du président.
02:11A l'origine d'un véritable choc pétrolier provoquant une crise économique dans une bonne partie de la planète,
02:16la décision d'affronter Téhéran a été lourde de conséquences.
02:20Des conséquences qui ont dépassé de loin les belligérants
02:24et n'ont pas profité de l'accalmie de rigueur depuis début septembre.
02:28En effet, conscient que cette initiative n'était pas particulièrement populaire
02:32chez son électorat, qui espérait le voir se concentrer sur le pouvoir d'achat,
02:36Donald Trump a mis la pédale douce avant les élections de mi-mandat.
02:39Et la seule raison pour laquelle je n'en ai pas encore fini avec l'Iran,
02:42c'est que je veux être gentil.
02:44Je veux essayer de sauver toutes ces vies, si je peux.
02:47Et eux, ils sont là avec une très mauvaise.
02:51Mais nous allons devoir à un moment leur donner un coup de massue.
02:54Mais les propos de Donald Trump laissent entendre depuis des semaines
02:57que ce n'est que partie remise.
02:59En effet, le président a clairement décidé de mettre la guerre de côté le temps de la campagne
03:04pour mieux la reprendre après, et peut-être même de plus belle.
03:07Dans ce cadre, le journaliste Tucker Carlson a déclaré
03:10que l'administration américaine subirait la pression de Benjamin Netanyahou
03:14pour lancer rien de moins qu'une frappe nucléaire contre l'Iran,
03:18et plus précisément contre Piquex, la montagne de la pioche située dans la province d'Ispahan.
03:24Selon les services de renseignement israélien,
03:26le pouvoir iranien y aurait relancé un programme d'enrichissement nucléaire
03:30dans un lieu souterrain très profond,
03:32un lieu que des bombes conventionnelles ne pourraient pas détruire.
03:36Lors de la soirée d'Halloween, le président américain a d'ailleurs affirmé
03:39qu'il restait des sites à traiter.
03:42Il nous reste encore à nous occuper, disons, d'un ou deux sites,
03:45mais nous pouvons régler ça en dix minutes.
03:48Expéditif.
03:50À un moment donné, il va falloir qu'on leur donne un coup de massue.
03:54Traduit par coup de massue,
03:56Trump fait en réalité référence à un marteau par le terme « hammer »
04:00qui rappelle l'opération « midnight hammer » de juin 2025
04:03où les Etats-Unis ont frappé des installations nucléaires iraniennes.
04:07De là à croire que le président prépare quelque chose.
04:10Toujours est-il que le Pentagone a renforcé sa présence militaire dans la zone
04:14et se tient prêt pour l'après-élection.
04:16En tout, 50 000 militaires américains sont déjà situés dans la région.
04:20Une configuration qui permet donc à Donald Trump de ménager tous les scénarii.
04:24Il est toutefois certain que Tucker Carlson,
04:27ancien soutien de Donald Trump, n'a pas une sympathie très développée
04:30pour Benjamin Netanyahou qu'il juge acculé et désespéré
04:34qu'on prend de prêt à tout.
04:35Selon l'ex-journaliste de Fox News,
04:37la décision du président américain ne serait pas encore arrêtée
04:40et le vice-président Vance,
04:42à l'instar de l'ami et émissaire du président Steve Witkoff,
04:46plaiderait pour un accord avec l'Iran
04:47et non une reprise des hostilités, encore moins une frappe nucléaire.
04:51Tout porte donc à croire que les résultats des élections de mi-mandat
04:53pourraient trancher pour Donald Trump ou à sa place.
04:57Depuis 1945, 15 présidents sur 20 ont perdu la Chambre des représentants
05:02et dans 11 cas, ils n'avaient pas la majorité au Sénat.
05:05Dans le cas actuel, il semble très probable
05:07que le locataire de la Maison-Blanche
05:09doit faire une croix sur le soutien de la Chambre des représentants,
05:12mais il apparaît encore en capacité de conserver le Sénat.
05:15Quoi qu'il en soit, Donald Trump gardera le commandement
05:18des opérations militaires, quelle que soit la majorité au Congrès.
05:21Par ailleurs, le nouveau Congrès ne prendra ses fonctions qu'en janvier.
05:25Un sursis qui ressemble à celui de Benjamin Netanyahou,
05:29Premier ministre par intérim depuis les dernières élections législatives
05:32qui n'ont permis à aucun bloc de dégager une majorité.
05:40L'État de droit contre la Constitution en Pologne.
05:44Le centriste pro-Bruxelles, Donald Tusk,
05:47tente de dédricoter les institutions pour s'imposer,
05:49plongeant le pays dans la crise.
05:51Olivier Frère-Jacques.
05:52Nous avons été témoins d'événements honteux
05:54aux abords du bâtiment du tribunal constitutionnel.
05:57Je souhaiterais vivement que nous n'ayons plus jamais
05:59à assister à de telles scènes en Pologne.
06:01Cependant, céder à l'anarchie et à la violence
06:03ne saurait mener à la paix.
06:05Un État démocratique doit être fort et capable
06:07de faire respecter la justice.
06:10S'attaquer aux institutions en invoquant l'État de droit,
06:13c'est la méthode initiée par le Premier ministre polonais
06:16Donald Tusk.
06:17Depuis son retour au pouvoir en 2023,
06:19ce centriste pro-européen n'a cessé de s'attaquer
06:22aux institutions qu'il juge trop proches
06:24de l'opposition de droite.
06:26Mais la crise a pris une toute autre mesure
06:28fin octobre 2026 autour du tribunal constitutionnel
06:31sous prétexte de rétablir l'État de droit.
06:33Le Premier ministre a ordonné l'intervention de la police anti-émeute
06:37pour bloquer l'accès à l'institution,
06:39suspendre de force son président Bogdan Szykowski,
06:43nommé sous le précédent gouvernement,
06:45et installer des juges dont le chef de l'État,
06:47Karol Nawrowski, refuse de valider la nomination.
06:50Calmement mais fermement,
06:52le président polonais a dénoncé ces manœuvres.
06:55J'ai prêté serment de fidélité à la Constitution
06:58et je tiens aujourd'hui à rappeler,
07:00en particulier à ceux qui exercent le pouvoir,
07:02que la Constitution a été,
07:03est et restera la loi suprême en Pologne.
07:06Je le répète toujours,
07:07je suis prêt à coopérer sur les questions importantes
07:09pour la Pologne.
07:10Je signerai les textes législatifs qui sont fondés,
07:13mais je soulignerai les erreurs.
07:14Je proposerai des solutions et,
07:16lorsque cela sera nécessaire,
07:18j'exercerai mon droit de veto sur un projet de loi.
07:22Cette opération menée alors que le président
07:24se trouvait en voyage officiel
07:26ressemble davantage à une prise de contrôle
07:29qu'à une réforme.
07:30De retour en catastrophe,
07:31le chef de l'État a pu entrer dans le tribunal
07:33dans la nuit de vendredi à samedi
07:34en forçant le passage.
07:36Une fois à l'intérieur,
07:37il a confronté verbalement les juges
07:39nommés par la majorité de Donald Tusk
07:41en leur déclarant qu'ils n'étaient pas
07:43des juges du tribunal correctionnel.
07:45Il restait plusieurs heures dans le bâtiment
07:47avant d'en ressortir vers 5h du matin.
07:50Carole Navroski a engagé des consultations
07:52avec la majorité et l'opposition,
07:54mais celles-ci n'ont pour l'heure
07:55abouti à rien de concret.
07:58L'ancien ministre et député du PIS,
08:00Mathéus Morawieski,
08:01a lui proposé un compromis.
08:04En tant qu'opposition résolument responsable,
08:07nous proposons une solution constructive.
08:09Un vote de défiance suivi,
08:11comme le souhaitent le président de la République
08:12et le président du tribunal,
08:14d'une remise à plat du tribunal constitutionnel.
08:17Les juges désignés par la majorité de Tusk
08:19ont déclaré la suspension du président de la Cour suprême
08:22et disent assurer l'intérim sans base légale
08:24dans une décision surréaliste dénoncée même
08:27par la Fondation Elzinki pour les droits de l'homme.
08:29Un coup de force ou coup d'État
08:31assez largement admis comme tel,
08:33mais qui se fait au nom de l'État de droit
08:35et donc avec la bénédiction de Bruxelles.
08:38Tusk, de son côté, justifie ses méthodes
08:40par ce qu'il appelle la nécessité de restaurer
08:43la force de l'État démocratique.
08:44Pourtant, depuis trois ans, son gouvernement multiplie
08:47les gestes destinés à écarter ou neutraliser
08:49les voies adverses,
08:51refus de reconnaître des juges nommés sous le PIS,
08:53pression sur des diplomates proches de l'opposition
08:56qui finissent par démissionner
08:57et désormais l'usage de la force policière
08:59contre une institution constitutionnelle.
09:01L'opposition réunie comme rarement avec le PIS,
09:04Confederacia et autres formations de droite
09:07dénoncent un coup de force
09:08et accusent le Premier ministre
09:10de détruire la démocratie qu'il prétend défendre.
09:13Bruxelles, fidèle à son soutien à Tusk,
09:15a appelé le chef de l'État à céder
09:17et à valider les nominations de la diète.
09:19Cet alignement ne surprend pas.
09:21Depuis 2023, l'Union européenne a régulièrement
09:23appuyé les initiatives du Premier ministre
09:25contre les institutions,
09:27au détriment de l'ordre constitutionnel.
09:30Donc, à un an de nouvelles élections législatives,
09:32la tension politique atteint un niveau important
09:34et Bruxelles pourrait s'être embarquée
09:36dans une vilaine affaire,
09:37alors que le passage en force de Tusk
09:39renforce l'unité de la droite
09:41et pourrait dessiner les contours
09:42d'une nouvelle alternance en octobre 2027.
09:50Après un samedi relativement calme en France,
09:53les tensions reprennent avec la rentrée scolaire.
09:56On annonce un 5 novembre particulièrement chaud.
09:59Le point de Renaud de Bourleuf.
10:00Manifestation, acte 3, samedi 31 octobre,
10:03les mobilisations nationales rassemblant à la fois
10:05lutte contre la vie chère et revendications étudiantes
10:07ont eu lieu dans toute la France.
10:09Nous sommes ici pour faire valoir les revendications
10:11des jeunes et des travailleurs contre la vie chère
10:14et pour soutenir les mobilisations de la jeunesse.
10:17Nous sommes face à un gouvernement
10:19qui est dans une fuite en avant,
10:21autoritariste, qui est inacceptable.
10:23Mais malgré cela, malgré la répression,
10:25malgré les interdits de manifestation,
10:27malgré les contre-feu,
10:28les mobilisations se poursuivent.
10:30On pense que la colère sociale ne va pas s'arrêter.
10:32Le mouvement des lycéens, des lycéennes et des universités
10:36ne va pas se contenter des miettes
10:38qui ont été mises sur la table
10:39ou des promesses vagues.
10:41A l'instar de l'acte 2,
10:42les débordements en marge et manifestation
10:44ont été nettement moindres que le samedi 17 octobre.
10:47En fin de journée,
10:48le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez
10:49a fait part de son auto-satisfaction.
10:51Donc journée qui a réuni 320 000 personnes,
10:55dont 70 000 à Paris,
10:57dans les cortèges revendicatifs,
10:59dans les différentes manifestations,
11:01dont on peut dire d'ailleurs qu'elles se sont tenues
11:03pour les cortèges.
11:04Elles ont pu aller à leur terme
11:05et les cortèges revendicatifs se sont bien déroulés.
11:10Comme le 24 octobre,
11:11la place Beauvau avait mobilisé 70 000 policiers et gendarmes.
11:14L'ensemble des forces mobiles disponibles
11:16a été dépêché avec des services spécialisés
11:17tels que le RAID et le GIGN,
11:20des drones, des hélicoptères,
11:21ainsi que 26 blindés sans tort de la gendarmerie
11:24et 15 engins lanceurs d'eau.
11:26Une mobilisation qui contraste avec l'acte 1 du 17 octobre.
11:29Les forces de l'ordre étaient sept fois moins nombreuses.
11:31Mais comme Érian Saint-Michel,
11:32psychologue clinicienne et diplômée en sciences politiques,
11:35l'affirmait lors du samedi politique,
11:37cette non-maîtrise a sans doute fait les affaires de la Macronie.
11:40– C'est assez évident que la non-maîtrise est volontaire.
11:42Je pense qu'on ne peut pas vraiment penser autre chose.
11:45On a voulu garder des ouvertures sur d'autres possibilités.
11:48Ça me paraît très peu probable.
11:50Alors après, ce qui se passe,
11:51c'est qu'ils se sont peut-être rendus compte quand même
11:53que le 17 octobre, ils avaient trop laissé faire les choses.
11:56Parce que c'est extrêmement choquant ce qui s'est passé.
11:59Le fait que la mairie de Limoges brûle,
12:01que des aidés…
12:02Et aussi, enfin, tous ces Français, on en est toujours là.
12:05Les Français souffrent énormément.
12:06Les magasins qui ont été éventrés.
12:09C'est insupportable.
12:10Et ils se rendent peut-être compte
12:12qu'ils vont peut-être finir par réaliser
12:15ce que les gens qui aiment ce pays
12:17voient bien qu'il faudrait réaliser,
12:19à savoir l'union des Français.
12:21Ils vont peut-être finalement comprendre dans quoi ils sont.
12:25Et s'ils vont trop loin, ils vont réussir ça.
12:28Donc là, je pense qu'ils ont laissé faire les choses
12:30beaucoup trop loin le 17 octobre
12:31et que le 24, ils se sont dit,
12:33bien sûr, il faut qu'on se reprenne.
12:34C'est une sorte de danse.
12:36La perversion, d'ailleurs, c'est ça.
12:37Je reviens toujours un peu à mon fil.
12:40Le pervers va le plus loin possible
12:41dans ses objectifs, bien sûr.
12:43Mais dès qu'il ressent une résistance, il recule.
12:46Il recule provisoirement, bien sûr.
12:47Le 31 octobre a tout de même donné lieu
12:49à ces débordements habituels.
12:50Des jets de projectiles, des feux de poubelle,
12:52des commerces dégradés et des vitrines endommagées.
12:55Notons que de nombreux commerçants
12:56avaient pris leurs précautions,
12:57peu confiants quant aux moyens de l'État.
13:10Le ministère de l'Intérieur a évoqué 779 interpellations.
13:14Une enquête a été ouverte pour tentative d'homicide
13:17sur personnes dépositaires de l'autorité publique
13:19après le jet de cocktail Molotov sur les gendarmes à Paris.
13:21On a eu dans chaque cortège
13:24des groupes de casseurs, de pilleurs,
13:27beaucoup animés d'ailleurs par la mouvance
13:29d'ultra-gauche et d'extrême-gauche radicales
13:32qui, dans toutes les villes,
13:33dans la plupart des villes même,
13:35ont pris à partie les forces de sécurité intérieure
13:38et n'ont eu que comme seul objectif
13:40de regagner ces centres-villes
13:41avec une violence inouïe.
13:43Mais les festivités ne vont pas s'arrêter là.
13:45Ce lundi coïncidait avec la rentrée scolaire.
13:48Les revendications des lycéens et étudiants
13:49se sont invités dans les mobilisations
13:51des derniers jours.
13:52La réponse du gouvernement,
13:53c'est des miettes et une arnaque totale.
13:56En réalité, Parcoursup,
13:58ils disent qu'ils vont le supprimer
14:00mais ils ne sont pas en train de supprimer la sélection.
14:02Ils sont en train d'enfumer les étudiants
14:05et les lycéens en leur disant
14:06que maintenant il faut se calmer.
14:08En parallèle, des négociations
14:09pour nous faire croire
14:10qu'ils sont en train d'entendre la colère de la jeunesse.
14:12Ils sont en train de continuer de réprimer
14:15systématiquement ce qui se passe
14:16dans les lycées et dans les universités.
14:18Ils sont en train de terroriser la jeunesse.
14:20Le pouvoir est prêt à tout,
14:22à tout, à tout, à tout
14:23pour nous empêcher de défendre nos droits,
14:26notre avenir.
14:27On a 15 000 places apparemment
14:28qui vont être ouvertes
14:28contre 127 000 étudiants aujourd'hui
14:30qui sont sans fac.
14:32Donc on voit bien que dans les chiffres,
14:33déjà ça ne colle pas.
14:35Donc non, en fait,
14:36aujourd'hui vraiment on dit non.
14:37En fait, on veut que tous les étudiants
14:39qui veulent étudier soient inscrits.
14:41C'est aussi simple que ça.
14:42Je soutiens complètement le fait
14:43qu'il faille bloquer dès la rentrée.
14:45C'est une question simple,
14:46c'est pour montrer qu'on est toujours là.
14:47Parce qu'en fait,
14:47c'est ça qu'ils cherchent le gouvernement.
14:48C'est qu'on s'essouffle,
14:49qu'on arrête
14:50et puis qu'on arrête nos revendications.
14:51Et puis qu'on reste dans des petits parcours
14:53de manif aux portes et aux périphéries de Paris.
14:55Voilà, et qu'on enlève tout emblème
14:57à cette cause.
14:58Déjà, ils ont annoncé une rentrée
14:59sur les barricades.
15:00Dès ce mardi,
15:01on va bloquer nos universités
15:02et nos lycées
15:03à l'appel de l'union syndicale lycéenne
15:04et de l'union étudiante
15:05et de l'intersyndicale.
15:06Et on bloquera jeudi également
15:08pour ensuite aller en manifestation
15:10ce 5 novembre
15:11à l'appel des travailleurs
15:12et des travailleuses
15:12qui appellent à la grève.
15:13La seule voie de sortie
15:14pour ce gouvernement,
15:15c'est de répondre
15:16aux revendications des jeunes,
15:17des lycéens et lycéennes
15:18et étudiants et étudiantes
15:19et plus largement
15:20des travailleurs et travailleuses.
15:21On ne demande pas le luxe,
15:23on ne demande pas des macbooks
15:23dans chaque salle de classe,
15:24on ne demande pas
15:25un restaurant gastronomique.
15:27Nous demandons des conditions
15:28de dignité,
15:29des conditions correctes
15:30pour pouvoir étudier,
15:31un plan national sur le bâti.
15:33Or aujourd'hui,
15:34on le voit bien,
15:35c'est que des effets d'annonce
15:36et un écran de fumée.
15:37Nous attendons toujours
15:38des annonces concrètes,
15:39les grandes paroles,
15:40c'est bien,
15:40mais les actions,
15:41c'est mieux.
15:42Et ce lundi,
15:42une quarantaine de lycées
15:43selon le chiffre
15:44de l'éducation nationale
15:45étaient perturbées.
15:46L'union syndicale lycéenne
15:47en revendique plus de 150
15:48à travers la France.
15:49Devant certains établissements,
15:51les élèves évoquent leur inquiétude
15:52à l'approche du baccalauréat.
15:53Au lycée Voltaire,
15:54dans le 11e arrondissement de Paris,
15:55malgré les poubelles
15:56et les barricades,
15:57deux lycées n'ont réussi
15:58à se faufiler pour entrer.
16:00Le Premier ministre Sébastien Lecornu
16:01a affirmé ce lundi
16:02qu'il était prêt à recevoir
16:03de nouveau les représentants
16:04des lycéens la semaine prochaine.
16:06Du côté des universités,
16:08quelques blocages ont eu lieu
16:09notamment à Paris-Cité
16:10et à Rennes-2,
16:10mais le syndicat UNEF
16:12appelle à une journée noire
16:13demain mardi.
16:14Le slogan est
16:15« Va en nager
16:16et bloque ta fac ».
16:17Et l'union syndicale lycéenne
16:19et l'union étudiante
16:20ont appelé à rejoindre
16:21la grève interprofessionnelle
16:22et intersyndicale
16:23le jeudi 5 novembre.
16:24Ainsi, en fin de présidence,
16:26Macron aura réuni
16:27toutes les tranches d'âge
16:28contre lui.
16:33Et l'on poursuit à présent
16:34avec l'actualité
16:34en bref en France.
16:38Pas de choc des démocrates
16:39pour une primaire.
16:40Le rassemblement proposé
16:41par Gabriel Attal
16:42ne rencontre vraiment
16:43pas de succès.
16:44Dimanche soir,
16:45le candidat à l'élection
16:46présidentielle,
16:46Edouard Philippe,
16:47a rejeté cette primaire.
16:49Elle rassemble
16:50des gens qui sont
16:51les continuateurs
16:52du macronisme
16:53pour M. Attal
16:54et d'autres
16:55qui ouvrent la voie
16:56et qui ouvrent
16:57et qui tendent la main
16:58à l'union des droites.
16:59Continuateurs du macronisme,
17:01celui qui a été
17:01premier ministre
17:02d'Emmanuel Macron
17:03pendant trois ans
17:03de la crise des gilets jaunes
17:05à celle du confinement,
17:06ne semble pas
17:07s'inscrire dans cette catégorie.
17:08Plus à gauche,
17:09c'est Raphaël Glucksmann
17:09qui a à son tour
17:10jeté ce lundi matin
17:11l'idée d'une primaire
17:13des démocrates.
17:14Mais cette primaire,
17:14c'est la primaire
17:16de ceux qui
17:17assument le bilan
17:18du macronisme,
17:19de ceux qui ont été
17:19premiers ministres
17:20d'Emmanuel Macron,
17:21de ceux qui ont été
17:22ministres d'Emmanuel Macron.
17:23Pour l'instant,
17:23il y a tout de même
17:24quelques voix
17:24qui se sont montrées favorables
17:25à une primaire
17:26de la droite et du centre,
17:27comme le maire de Cannes
17:28David Linnard
17:28ou l'ancien ministre
17:29de l'économie
17:30Bruno Le Maire.
17:31David Linnard,
17:32sommé par des élus
17:33de mettre un terme
17:34au mélange des genres.
17:35Le candidat a jusqu'ici
17:36conservé son mandat
17:37de président
17:37de l'Association
17:38des maires de France,
17:39une structure puissante
17:40dont certains membres
17:41sont agacés
17:42par les propos
17:42du maire de Cannes.
17:43Le vice-président
17:44de l'AMF André Léniel
17:45ainsi que le maire
17:45de Bourg-en-Bresse
17:46Jean-François Debas,
17:47tous les deux socialistes,
17:48ont demandé
17:49de mettre un terme
17:49à la situation.
17:50Outre le fait
17:51que ce statut
17:51facilite grandement
17:52l'obtention
17:53des 500 parrainages
17:54pour se présenter
17:55à l'élection présidentielle,
17:56les prises de position
17:57du candidat
17:57ont des répercussions
17:58sur la structure
17:58et certaines déclarations
17:59ont déjà fait grincer
18:01les dents en interne.
18:02Le président avait d'ailleurs
18:02déjà reçu un courrier
18:03de rappel à l'ordre
18:04il y a une dizaine de jours.
18:06Visiblement,
18:06David Linnard
18:07n'a pas décidé de céder
18:08puisqu'il est également
18:09candidat à sa réélection
18:11à la tête des maires de France,
18:12une élection qui aura lieu
18:13lors du prochain congrès
18:14entre les 24 et 26 novembre prochains.
18:16À croire qu'il se passe
18:17quelque chose,
18:18mais qu'il vaut mieux
18:19miser sur autre chose.
18:20Natacha Polony
18:21reçoit un soutien de poids
18:22pour la présidentielle,
18:23celui de Jean-Pierre Chevènement.
18:25La récente candidate
18:25à la magistrature suprême
18:26indiquait dimanche
18:28avoir reçu 174 promesses
18:29de parrainage de maires
18:30sur les 500 nécessaires
18:32pour concourir.
18:32Elle s'est aussi prévalu
18:33du soutien de l'ancien ministre
18:35Jean-Pierre Chevènement,
18:36entre-temps rallié au macronisme.
18:38Elle dit l'avoir rencontré
18:39le 29 octobre dernier.
18:40Selon elle,
18:40il n'intervient plus
18:41directement dans la vie politique
18:42en raison de son état de santé,
18:44mais a tenu
18:45à lui exprimer son soutien.
18:46Un geste qui la touffe
18:47profondément, dit-elle,
18:48car il s'inscrit
18:49dans l'histoire politique
18:50qui a forgé ses convictions.
18:51En 2002,
18:52Natacha Polony
18:52avait participé
18:53à la campagne présidentielle
18:54de Jean-Pierre Chevènement.
18:56Elle se définit elle-même
18:57comme issue
18:57de la gauche républicaine,
18:59tout en se disant prête
19:00à accueillir avec plaisir
19:01des gens de droite.
19:01Reste à franchir
19:02l'obstacle des 500 parrainages.
19:04L'affaire de la martyr
19:05de la 10 devant les juges
19:0639 ans après les faits.
19:08Ce lundi,
19:08le procès des parents
19:09d'Inas Touloub
19:10s'ouvre devant la cour d'assises
19:11du Loire-et-Cher à Blois.
19:12En 1987,
19:13le corps de cette fille
19:14âgée de 4 ans
19:15avait été retrouvé
19:16dans un fossé
19:17au bord de l'autoroute
19:17à 10 dans le Loire-et-Cher.
19:19L'autopsie avait révélé
19:20de multiples traces
19:20de torture et sévices,
19:22des fractures,
19:22des hématomes,
19:23des brûlures de fer
19:24à repasser
19:24et même des morsures humaines
19:27infligées sur plusieurs mois.
19:29Personne n'avait signalé
19:30sa disparition.
19:30Il a fallu attendre 2018
19:32pour que la fille
19:33soit enfin identifiée
19:34et ses parents arrêtés.
19:35La mère Alima El-Bakhti
19:37est jugée pour torture
19:38et actes de barbarie
19:39ont entraîné la mort
19:40sans intention de la donner
19:41et le père Ahmed Touloub
19:43pour complicité.
19:47Et continuons avec le reste
19:49de l'actualité internationale.
19:53Nette victoire
19:54et sérieux camouflet symbolique
19:55pour Bruxelles.
19:56La présidente sortante
19:57Iliana Lyotova
19:59a remporté dimanche
20:00la présidentielle en Bulgarie
20:02avec plus de 57% des voix.
20:04Elle devance nettement
20:05Andrei Gyorov,
20:06candidat pro-occidental
20:07et ancien premier ministre
20:08par intérim
20:09qui a obtenu moins de 40%
20:11des suffrages.
20:12partisane du dialogue
20:13avec Moscou
20:14pour mettre fin
20:14à la guerre en Ukraine.
20:15Lyotova, 62 ans,
20:17s'est présentée
20:18comme une présidente
20:19de la paix.
20:20Elle a salué
20:20une campagne positive
20:21et un message centré
20:22sur les revenus,
20:23la paix et la stabilité.
20:25Gyorov a lui accepté
20:26les résultats.
20:28Lyotova est une ancienne
20:29journaliste
20:29et est une figure
20:30du parti socialiste.
20:31Les fonctions présidentielles
20:33restent essentiellement
20:35représentatives
20:35dans ce pays
20:36de 6,4 millions d'habitants,
20:37membres de l'UE
20:38et de l'OTAN.
20:39La présidente dispose
20:40néanmoins d'un droit de veto
20:41et du commandement
20:42des forces armées.
20:44Berne et Pyongyang
20:45reprennent contact.
20:47La Suisse a officiellement
20:47rouvert son bureau diplomatique
20:49en Corée du Nord
20:49le 19 octobre.
20:51Le ministre des Affaires étrangères
20:52Ignacio Cassis
20:53s'est même rendu
20:54à Pyongyang
20:54les 29 et 30 octobre
20:56devenant le premier chef
20:57de la diplomatie suisse
20:58à y séjourner
20:59depuis 2003.
21:00Il a rencontré
21:01le ministre nord-coréen
21:02des Affaires étrangères
21:03Madame Xu Sonhui
21:05et un haut responsable
21:06du parti.
21:07Les discussions ont porté
21:08sur la reprise
21:09du dialogue politique
21:10et la sécurité
21:11dans la péninsule.
21:12Ignacio Cassis
21:13a proposé
21:14une médiation suisse
21:15pour réduire les tensions.
21:16Le bureau dépend
21:17de l'ambassade à Pékin.
21:19Après Pyongyang,
21:19Cassis s'est rendu
21:20à Séoul
21:21où les autorités
21:22sud-coréennes
21:22ont exprimé l'espoir
21:23que cette présence
21:24facilite le dialogue
21:25inter-coréen
21:26dans un contexte
21:27de tensions
21:27à la frontière
21:28ainsi que de tirs.
21:31Neuf morts
21:32et aucun survivant.
21:33C'est le terrible bilan
21:34du crash
21:35d'un petit avion
21:35privé en Floride
21:36dimanche.
21:37L'appareil
21:37a un large jet 60
21:39en partance du Texas
21:40vers les Bahamas
21:41s'est écrasé
21:42vers 12h50
21:43heure locale
21:43dans un quartier
21:44résidentiel
21:45du comté de Palm Beach.
21:46L'avion s'est écrasé
21:47à environ 10 kilomètres
21:48de la résidence
21:49Mar-a-Lago de Donald Trump
21:51qui avait quitté
21:51les lieux plus tôt
21:52pour des rassemblements
21:54de campagnes.
21:54Des vidéos montrent
21:55l'appareil s'écraser
21:56et exploser
21:57en bordure de route.
21:58La FAA,
22:00la Federal Aviation
22:01Administration
22:01et le NTSB,
22:03le Conseil National
22:04de Sécurité
22:04des Transports,
22:05ont annoncé
22:06une enquête
22:07conjointe
22:07pour déterminer
22:08les causes
22:08de l'accident.
22:10Une liberté d'expression
22:11en plein désert.
22:12Au Maroc,
22:13un dessinateur
22:13a été condamné
22:14à 4 ans de prison
22:15pour insultes
22:16à l'encontre du roi
22:17et insultes
22:18envers des agents
22:19de la fonction publique.
22:20Il a été arrêté
22:20en juin
22:21après avoir dessiné
22:22et posté
22:23sur son compte Instagram
22:24des caricatures
22:25du roi Mohamed VI.
22:26Son avocat a annoncé
22:27dimanche faire appel
22:28tandis que
22:29l'Association marocaine
22:30des droits humains
22:31exige sa libération.
22:37Et voilà,
22:37nous arrivons déjà
22:38à la fin de cette édition.
22:39Vous pouvez dès à présent
22:40retrouver Politique et Éco.
22:41Pierre Bergerot reçoit
22:42l'essayiste Héloïse Benhamou
22:44pour évoquer la possibilité
22:45d'un krach
22:45avant la présidentielle
22:47et la vassalité financière
22:49de la France
22:49face aux Etats-Unis.
22:50Je sais que les Français
22:51et je le suis aussi
22:52peuvent être attachés
22:53à un certain modèle social.
22:55On a envie de participer
22:57à ce modèle social
22:58mais là,
22:59on est arrivé à un stade
23:00où la France
23:01est le pays
23:02où le taux de prélèvement
23:03obligatoire
23:03est le plus élevé
23:04du monde
23:04et en contrepartie
23:06les Français
23:06n'ont pas du tout
23:07l'impression
23:07que cet argent
23:08est reversé
23:10pour la collectivité,
23:11la société
23:12et des services publics
23:14qui soient
23:15à la hauteur
23:16des paiements
23:18auxquels on les oblige.
23:19Donc ça se répercute
23:20sur tout,
23:21c'est-à-dire
23:22les services publics,
23:24l'inflation,
23:25la répercussion aussi
23:26sur les coûts
23:26puisque comme les entreprises
23:27sont accablées
23:28par les charges,
23:31le prix des coûts
23:33des produits
23:34et des services
23:34augmente.
23:35Donc dans le quotidien
23:36ça se répercute
23:38de manière très concrète
23:39mais assez à dollar
23:40pour qu'on ne fasse pas
23:41les liens
23:41entre un phénomène
23:42et l'autre.
23:44Demain dès 7h,
23:45un nouveau Zoom
23:46avec le scénariste
23:47Jean-François Vivier.
23:48Il raconte la chute
23:49de Napoléon III
23:50dans sa bande dessinée
23:51Sedan 1870.
23:53C'est à présent
23:54la fin de cette édition.
23:55Merci à tous
23:56pour votre fidélité.
23:57On se retrouve demain
23:58même lieu même heure.
23:58En attendant,
23:59portez-vous bien.
24:00Bonsoir.
24:05– Sous-titrage ST' 501