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00:00L'Europe 1, il est 13h.
00:05Europe 1 Info.
00:0613h, 14h.
00:08Clélie Mathias.
00:09Bonjour à tous et merci d'écouter Europe 1 Info.
00:11Ravi de vous retrouver. On est ensemble pour une heure d'info et de débat.
00:14On commence par le grand journal de la mi-journée.
00:16En ce mercredi 4 novembre, je n'étais pas sur le bulletin
00:19et si je l'avais été, nous aurions largement gagné.
00:23La réaction de Donald Trump après son échec cuisant aux élections de mi-mandat.
00:26Le président américain qui accepte cette défaite et promet de travailler avec les démocrates.
00:31En France, veille de mobilisation, les syndicats pourront-ils défiler au cœur de la capitale ?
00:36La préfecture de Paris n'a pas encore répondu.
00:39Qu'en pensez-vous ? Faut-il automatiquement interdire les manifestations dans les centres-villes ?
00:43C'est la question Europe 1 du jour.
00:44Vous pouvez voter, donner votre avis sur le site et l'appli Europe 1.
00:47Pour l'instant, vous dites oui en très grande majorité.
00:51Ils s'indignent contre les maboules ou les salopards.
00:54Etri, Gabriel Attal, des messages sans filtre d'Emmanuel Macron révélés par la journaliste Françoise Degoy dans son livre
01:00« Vous êtes trop dure avec moi ».
01:02Comment réagit-on à l'Elysée ? Les informations du service politique d'Europe 1.
01:06C'est un festival.
01:07Le PSG a écrasé hier soir le club espagnol de Villarreal en Ligue des champions.
01:11Victoire 6 buts à 0.
01:13Le club marche sur l'eau pour l'instant.
01:16Savez-vous que fumée a aussi de graves effets sur nos intestins ?
01:19A l'occasion de ce mois de novembre sans tabac, vous le découvrirez avec le docteur Millot dans sa chronique
01:24« Santé du jour ».
01:25Rendez-vous dans un quart d'heure.
01:26La tendance météo.
01:27Bonjour Géraldine Amand.
01:28Bonjour Kelly.
01:29Un temps agité au sud-est.
01:30Et oui, un nouvel épisode méditerranéen a démarré ce mercredi.
01:33Épisode qui s'annonce durable.
01:35Précipitations intenses et orageuses sont au programme.
01:37Les températures allieront de 8 à 14 degrés.
01:40En général, 15 à 18 degrés sur la Côte d'Azur et jusqu'à 22 degrés à Ajaccio.
01:44Météo complète sur Europe 1 à la fin du journal.
01:46Europe 1.
01:48On commence par les Etats-Unis et ce réveur cuisant pour Donald Trump et le parti républicain.
01:53La vague bleue pronostiquée depuis des semaines est devenue une réalité.
01:56Les démocrates remportent largement les élections de mi-mandat.
02:00Bonjour Wilfried de Villers.
02:01Bonjour Clélie, bonjour à tous.
02:02Donald Trump perd ses deux majorités dans les deux chambres du Congrès.
02:06Oui, la victoire est sans appel pour les démocrates.
02:08Donald Trump lui-même a rapidement reconnu la défaite de son camp hier soir sur Fox News.
02:13J'admets que je suis un peu surpris.
02:15Je pensais qu'il ferait mieux.
02:16Je pense qu'une partie de notre défaite est liée à l'Iran.
02:19Mais en même temps, les Américains comprennent l'importance de ce que j'ai fait là-bas.
02:23Seulement, ils n'étaient pas prêts à assumer les conséquences à court terme de la guerre,
02:26comme la hausse du prix de l'essence.
02:28Mais félicitations aux démocrates, ils ont fait un sacré boulot.
02:32Une défaite qui prend la forme d'un vote sanction contre l'administration Trump,
02:36après 22 mois d'une politique de plus en plus contestée par les Américains.
02:40Alors, si le décompte des voix se poursuit encore en ce moment dans certains États,
02:44les démocrates remportent, quoi qu'il en soit, une large majorité à la Chambre des représentants.
02:49Et de façon plus surprenante au Sénat, bascule la plus symbolique, celle du Texas.
02:5330 ans bastion conservateur qui élit un sénateur et un gouverneur démocrate.
02:58Bascule également au Kansas qui n'avait pas élu de sénateur démocrate depuis 1932
03:03ou encore dans l'Iowa et en Caroline du Nord et du Sud.
03:05Face aux difficultés qui s'annoncent pour gouverner sans majorité,
03:09Donald Trump a déjà brandi la menace du veto en cas de coup de pression démocrate.
03:14Merci Wilfried de Villers.
03:15En France, combien de personnes vont-elles descendre dans la rue contre la vie chère demain à l'appel des
03:20syndicats ?
03:20Le mouvement de grève et de manifestation s'annonce très suivi.
03:23Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, juge la journée sensible
03:27et demande au préfet d'éviter les cortèges en centre-ville.
03:30Il appelle également à renforcer les effectifs des forces de l'ordre.
03:33Depuis un mois, les manifestations s'enchaînent donc,
03:36avec hélas aussi des images des débordements qui vont avec parfois.
03:39Les vidéos des commerces saccagés le 17 octobre, par exemple, ont fait le tour du monde.
03:43De quoi effrayer les touristes qui font demi-tour.
03:46A Paris, 29% de nuitées en plus ont été annulées ces deux dernières semaines
03:51par rapport à la même période l'an dernier,
03:53selon le groupement des hôteliers et restaurations de France.
03:56L'organisation se base sur un échantillon de 35 hôtels parisiens.
03:59Reportage dans le quartier latin de Caroline Baudry.
04:01La Seine et 3 kilomètres séparent cet élégant hôtel 4 étoiles
04:05de l'épicentre des violences du 17 octobre.
04:07Mais depuis, Valérie, la directrice, accuse le coup.
04:10Je dirais qu'on est entre 20 et 25% d'annulation, effectivement.
04:14Les journaux télévisés à l'étranger, ça, ça nous dessert énormément.
04:18Le taux de réservation pour le mois de novembre n'est que de 50%, regrette l'hôtelière.
04:22Même constat pour Sofiane, réceptionniste,
04:24qui compte dans cet établissement voisin des dizaines d'annulations pour le mois à venir
04:27et endosse un nouveau rôle, rassurer les touristes.
04:30Les emails qu'on a reçus de clients américains et étrangers qui étaient inquiets,
04:33qui demandaient est-ce qu'on peut circuler facilement dans le quartier,
04:36est-ce qu'il n'y a pas de risque le soir quand on rentre le soir,
04:39est-ce que les sessions métro sont impactées, etc.
04:41Quand Heidi au comptoir d'un autre hôtel parvient à les convaincre,
04:44certains optent toutefois pour un départ anticipé le vendredi.
04:47Parce qu'ils sont déjà séjournés pendant 5 jours et ils vont annuler le 6ème jour.
04:52Parce qu'en fait il y a manif, il faut qu'on part à la veille parce qu'on ne
04:56voulait pas être bloqués ici.
04:57Seule solution pour limiter la case, dit-elle, brader les nuitées
05:00pour tenter de remplir les chambres désertées.
05:03C'est un livre sur Emmanuel Macron qui fait beaucoup parler.
05:05On se souvient du livre « Un président ne devrait pas dire ça »
05:08de Gérard Davé et Fabrice Lhomme qui relataient les confidences de François Hollande aux journalistes.
05:12Et bien 10 ans plus tard, autour d'Emmanuel Macron.
05:14La journaliste Françoise Degoy publie « Vous êtes trop dure avec moi »
05:18aux éditions Robert Laffont où elle révèle ses échanges par SMS avec le président de la République.
05:24Jacques Serret, comment réagit l'Élysée ce matin ?
05:26Eh bien l'entourage d'Emmanuel Macron veut minimiser la portée de ce livre
05:29et surtout critique la méthode de son auteur.
05:32Le président n'a jamais vu Françoise Degoy, explique un proche du chef de l'État.
05:37La divulgation de conversations privées peut se contester.
05:40Après, c'est surtout un examen de conscience, dénonce le même.
05:43En creux, ce que fait cette ancienne conseillère de Ségolène Royal avec ce livre
05:47n'est pas du tout apprécié par l'Élysée.
05:49Il faut dire que la divulgation de ces échanges permettent de comprendre un peu mieux
05:54la pensée du chef de l'État.
05:55« Vous êtes tous trop durs avec moi » dit-il par exemple.
05:58Et lorsque la gauche revendique la victoire aux législatives de 2024,
06:02« Vous n'avez pas gagné » écrit-il.
06:03« C'est le RN qui a gagné ».
06:05Au sujet de Gabriel Attal, le président écrit encore
06:08« On lui a trop tout donné, tout le temps, trop »
06:11des propos que l'entourage du chef de l'État ne conteste pas.
06:14Sur le fond, il n'y a aucun scoop, ajoute un conseiller.
06:18Jacques Sereau du service politique d'Europe 1.
06:20Et dans la suite du journal, on parlera d'un autre livre écrit cette fois
06:23par un autre politique qui aspire à être Premier ministre.
06:26Il est 13h06.
06:27Clélie Mathias vous informe sur Europe 1.
06:3013h14
06:31Europe 1 Info
06:3413h14
06:34Europe 1 Info
06:35La suite du journal de Clélie Mathias sur Europe 1
06:37et en pleine campagne présidentielle, les politiques écrivent aux Français.
06:41Les livres programmes, les livres confessions se multiplient.
06:43Dernier en date, celui de Jordan Bardella qui s'intitule « Gouverner ».
06:46Le président de l'URN qui aspire à devenir Premier ministre en cas d'élection de Marine Le Pen l
06:51'an prochain,
06:52il dévoile sur près de 280 pages sa vision de la France.
06:55Alexandre Chauveau, Jordan Bardella le confie au JD News.
06:58Diriger la France est devenu son obsession.
07:00Oui, et le livre détaille la manière avec laquelle il se prépare à exercer le pouvoir.
07:05Il est des instants dans l'histoire où l'on ne peut plus se contenter de déplorer la faillite.
07:09Il faut se préparer soi-même à pénétrer dans le cockpit, confie Jordan Bardella au JD News.
07:15Gouverner se veut ainsi une profession de foi, une lettre d'engagement devant les Français,
07:19dit Jordan Bardella, qui raconte la France qu'il souhaite voir émerger sous une gouvernance RN,
07:24une France délivrée de la peur, réconciliée avec le travail et fière d'elle-même.
07:29Le président du RN consacre également un chapitre à son idylle avec sa compagne, Carolina,
07:33et un autre au procès de Marine Le Pen, qui l'a privée de fait d'une candidature à la
07:38présidentielle le 7 juillet dernier.
07:39« J'ai peut-être accusé le coup », écrit-il sobrement.
07:43« Les circonstances m'avaient conduite à envisager la responsabilité la plus immense que l'on puisse porter »,
07:48confie le président du RN, qui redit toute sa loyauté à Marine Le Pen.
07:52C'est d'ailleurs à Hénin Beaumont, dans le fief de la candidate du RN à la présidentielle,
07:56qu'il débutera demain sa tournée de dédicaces.
07:59Alexandre Chauveau du service politique d'Europe 1.
08:01Une nouvelle cyberattaque, c'est le crédit mutuel Arkea,
08:04les branches du Sud-Ouest et de la Bretagne, qui en a été victime.
08:07Une attaque informatique qui a permis la réalisation d'opérations frauduleuses.
08:10L'incident est désormais maîtrisé.
08:12La banque indique que cela n'a pas eu de conséquences financières sur les clients.
08:15Un mercredi, jour des sorties ciné.
08:17Et c'est un documentaire qui a retenu notre attention.
08:20Un film inédit sur la vie de Carlo Acutis, intitulé « Un saint pour notre temps »
08:25et projeté dans 180 salles en France.
08:27Carlo Acutis, c'est cité italien, mort en 2006 à l'âge de 15 ans
08:30et canonisé l'an dernier par le pape Léon XIV.
08:33De nombreux miracles, lui, sont attribués.
08:35Cyril Delamorinerie a pu assister à l'avant-première en présence de la mère de ce jeune saint.
08:40Je m'appelle Carlo Acutis et le 12 octobre 2006, je suis retournée dans la maison du père.
08:45Depuis, j'habite dans vos cœurs.
08:47Doué pour l'informatique et passionné de jeux vidéo,
08:50Saint Carlo Acutis est un modèle pour la jeune génération à travers des images inédites.
08:54On découvre un jeune italien tourné vers Dieu et les plus pauvres.
08:57Pour Alice, ce film montre que la vie sur Terre est un chemin vers l'au-delà.
09:01Ce qui m'a marqué, c'était son espérance du ciel.
09:03Il nous montre à quel point nous sommes faits pour la vie après la mort
09:06et pour une vie auprès de Dieu au paradis.
09:08Pour moi, la rencontre avec Jésus, c'était tout.
09:11Carlo fait sa première communion à 7 ans et va à la messe tous les jours.
09:15Il le disait, l'Eucharistie est mon autoroute vers le ciel.
09:18C'était même le centre de sa vie, explique sa maman, Antonia Salzano Acutis.
09:23Carlo vraiment voulait que les gens comprennent l'importance de l'Eucharistie,
09:26que c'est Dieu parmi nous, avec sa présence réelle,
09:29que la saintité, c'est un appel, pas seulement pour Carlo,
09:32ou Saint-François, ou Saint-Thérèse de l'Enfant-Jésus, mais pour tous.
09:36Mort à 15 ans d'une leucémie foudroyante,
09:38son corps, vêtu d'un gîner de basket, est exposé aujourd'hui à Assise,
09:42un saint à l'apparence ordinaire, mais au rayonnement extraordinaire.
09:4613h11 sur Europe 1, la Ligue des champions de football,
09:48le PSG en démonstration à Villarreal.
09:50Un score de tennis, Paris s'impose 6 à 0 en Espagne,
09:53c'est la plus large victoire de Paris à l'extérieur en Ligue des champions.
09:56Le PSG semble inarrêtable, Alexis Bourdon.
09:59Oui, malgré plusieurs absences, comme celle de Dembele ou Gwaras Krelia,
10:03le Paris Saint-Germain a largement dominé Villarreal.
10:06Quatre buts en sept minutes, une première dans l'histoire de la Ligue des champions.
10:11Après la pause, les Parisiens enfoncent le clou avec deux autres buts.
10:15L'entraîneur Luis Enrique reconnaît sur Canal+, la suprématie de son équipe.
10:19Il y a des matchs qui démarquent de cette manière.
10:22On en a été très fiers et impressionnants tous les temps.
10:25Mais on a fait beaucoup de récupération.
10:27C'est compliqué contre une équipe comme les nôtres qui prennent tous les temps.
10:31Quatre victoires d'affilée et 20 buts inscrits au total.
10:34Cette saison en Ligue des champions, pour le consultant d'Europe 1 Alain Giresse,
10:38le PSG est actuellement sur une autre planète.
10:40C'est une domination impressionnante.
10:43Rarement vue par une équipe dans cette compétition.
10:46Dans tous les domaines, ils sont au-dessus.
10:47Ça nous a rappelé cette finale contre l'Inter de Milan,
10:51où ils avaient des monnaies de la tête et des épaules.
10:53Et là, c'est pareil.
10:54Paris, double champion d'Europe en titre,
10:56continue de dominer le classement de la Ligue des champions
10:59et confirme son statut de grand favori à sa propre succession.
11:03Une formidable soirée sur Canal+, la bourse tout de suite.
11:07La chronique bourse avec la Banque Postale.
11:09Partenaire de la performance des entreprises.
11:11Bonjour Claire Lemaitre.
11:12Bonjour Clélie.
11:13Le CAC 40 en nette hausse après les résultats des midterms aux Etats-Unis.
11:16Oui, réaction positive du marché parisien.
11:18Le CAC 40 monte de 1,5%.
11:20La hausse est généralisée, mais ça monte surtout pour les banques
11:24grâce à une nette détente des taux aux Etats-Unis, mais aussi en France.
11:28On a des hausses de 3 à 5% pour Société Générale, BNP Paribas et Crédit Agricole.
11:33Le pétrole baisse encore.
11:35Le baril de Brent retombe à 102 dollars après ses résultats.
11:38On a quand même le secteur de la défense qui perd des points.
11:42Thalès lâche 3%, moins 2,6% pour Exocence.
11:45Les dépenses militaires pourraient être freinées désormais par la nouvelle majorité aux Etats-Unis.
11:50En Europe, Francfort bondit de 1,5% plus 1,2% pour Londres.
11:54Plus 1,5% pour le CAC 40 à Paris.
11:56On est à 8141 points.
11:59Merci Claire.
11:59La Bourse sur Europe 1 avec Boursier.com.
12:02C'était la chronique Bourse avec la Banque Postale.
12:04La banque pour avoir un temps d'avance sur la performance de votre entreprise.
12:08La Banque Postale citoyenne.
12:10Vous êtes sur Europe 1, la météo de Géraldine Hamon.
12:13Retrouvez la météo avec groupe à main.
12:15L'assureur qui sera toujours un point de repère pour les pros.
12:20Géraldine, et le début d'un nouvel épisode méditerranéen.
12:22Et oui, des puissons nus et orageux entombent entre le Languedoc, les Cévennes et la Provence.
12:27Les précipitations concernent notamment l'Est de l'Hérault et le Var.
12:30Les cumuls seront très importants.
12:32De l'ordre de 100 mm localement sur le littoral entre l'Est de l'Hérault et le Var.
12:37En Corse aussi, cette activité pluvieuse se renforce en fin de journée sur l'Est de l'île.
12:41La Corse et 5 départements du pourtour méditerranéen qui sont pour le moment,
12:45pour le moment je dis bien en vigilance jaune pour pluie, inondation et orage.
12:48A cela s'ajoute un vent qui se renforce près de la Méditerranée,
12:51avec des rafales pouvant localement aller jusqu'à 90 km heure.
12:55Et des orages violents sont aussi possibles.
12:57Plus au nord, le temps est beaucoup plus calme.
12:59Les éclaircies alterneront entre des passages nuageux.
13:01Pour les températures, il fait frais à 10 degrés à Lille et Paris,
13:0411 à Rennes et Strasbourg, 12 à La Rochelle, 13 à Bordeaux, 14 à Biarritz,
13:0716 degrés à Marseille, 18 à Nice, jusqu'à tout de même 22 degrés à Ajaccio.
13:11Alors demain, cet épisode méditerranéen se poursuit et les précipitations seront encore soutenues.
13:17La situation sera particulièrement préoccupante en Corse.
13:21Un épisode plus vieux, intense et attendu sur l'ensemble de l'épisode.
13:25On attend en Corse, sur l'est de l'île, jusqu'à 300 mm d'eau d'ici vendredi matin.
13:31Donc prudence.
13:31Merci beaucoup Géraldine.
13:3413h, 14h, Europe 1 Info.
13:37Et nous accueillons le docteur Brigitte Millot sur Europe 1.
13:40Bonjour docteur Millot.
13:41Bonjour Clélie, bonjour Géraldine.
13:42Nous sommes en novembre, c'est les mois sans tabac.
13:45Quand on pense au danger du tabac, on pense poumons, cœur, cancer.
13:48Mais on oublie les effets sur notre système digestif.
13:52Et vous nous en parlez aujourd'hui.
13:53Oui, alors permettez-moi de rappeler que le tabac est la première cause de mortalité évitable.
14:0068 000 décès chaque année.
14:02Alors peut-être que la première question à se poser est, est-ce que c'est réellement un plaisir de
14:07fumer ?
14:08Mais bon, ce n'est pas le sujet aujourd'hui.
14:10Pour mémoire, une cigarette est un véritable cocktail toxique.
14:14Plus de 5000 substances chimiques, dont la nicotine, et 150 substances cancérogènes.
14:19Et toutes ces substances toxiques modifient le fonctionnement digestif.
14:26Elles favorisent le reflux gastro-œsophagien.
14:29Vous savez, dans l'estomac, le liquide est très acide.
14:31Et normalement, il ne remonte pas dans l'ésophage,
14:34grâce à un système de clapet, une espèce de valve anti-reflux.
14:39Or, le tabac diminue le tonus de cette valve.
14:43Donc l'acidité remonte, et ça fait mal.
14:46Ces substances toxiques provoquent aussi des brûlures d'estomac et perturbent le transit intestinal.
14:52On a tous entendu parler du fameux café-clope, qui déclenche une accélération du transit.
14:58Et de nombreuses études montrent que fumer entraîne un déséquilibre du microbiote.
15:04On parle de dysbiose, qui donne des douleurs abdominales, des ballonnements.
15:08Donc si vous souffrez de maux de ventre, pensez au tabac.
15:11Pour vous donner un exemple concret de la puissance du tabac sur les intestins,
15:16chez les personnes qui souffrent d'une maladie de Crohn,
15:19maladie qui entraîne des douleurs, des diarrhées terribles,
15:23la première chose que le médecin demande est d'arrêter de fumer.
15:26Car les fumeurs présentent davantage de poussées et de complications.
15:31Et ce n'est pas tout.
15:32Vous savez, la majeure partie de notre système immunitaire se trouve dans notre microbiote.
15:38Donc quand il est déséquilibré, notre immunité l'est aussi.
15:42Pour terminer une bonne nouvelle, notre microbiote est résilient.
15:46Ce qui veut dire qu'à l'arrêt du tabac, il retrouvera progressivement son équilibre.
15:51On le voit, arrêter le tabac, c'est aussi prendre soin de ses bactéries,
15:55de son intestin, de son système immunitaire et plus largement de tout son organisme.
16:01Donc il est peut-être temps de vous inscrire au mois sans tabac.
16:04Eh oui, pensez-y.
16:06Merci beaucoup Dr Millot.
16:07A demain, une heure et quart dans Europe 1 Info.
16:09À présent, place au débat avec aujourd'hui Sophie Audugé et Georges Fenech,
16:13que je salue, soyez les bienvenus.
16:14Bonjour Kelly.
16:15On va commencer par ces SMS d'Emmanuel Macron qui ont été dévoilés.
16:19Il est 13h18, vous écoutez Kelly Mathias et ses chroniqueurs sur Europe 1.
16:2213h, 14h.
16:24Europe 1 Info.
16:2813h, 14h.
16:29Europe 1 Info.
16:30Avec Kelly Mathias sur Europe 1 et à 13h21, nous vous retrouvons avec vos deux chroniqueurs,
16:34Georges Fenech et Sophie Audugé.
16:35Kelly.
16:36Vous êtes tous trop durs avec moi.
16:38C'est le titre de ce livre qui paraît demain chez Robert Laffont.
16:41La journaliste Françoise Degoy y révèle deux ans de SMS avec le président de la République,
16:45Emmanuel Macron.
16:46Écoutez Olivier Delagarde qui a parlé de ce livre dans sa revue de presse ce matin sur Europe 1.
16:50Ces conversations dessinent effectivement le portrait d'un président isolé, souvent bravache,
16:55à la limite du déni, crie-t-il.
16:57Pas l'ombre d'un mea culpa n'affleure chez lui-même quand l'ancienne journaliste lui fait remarquer
17:02que la dissolution est un ratage total.
17:04On le sent tout de même déstabilisé par les critiques.
17:07Vous êtes trop dur avec moi, se plaint-il.
17:09Vous devriez dire que ce sont tous des salopards, intime-t-il à propos de ceux qui alimentent
17:14les articles à charge.
17:16Ces échanges rendent aussi compte d'un président qui a le cafard, pour ne pas dire un peu dépressif.
17:20Je m'ennuie, écrit-il en plein sommet européen.
17:23Plus tard, il évoque aussi la fin de son mandat.
17:26Le blues, non, écrit-il.
17:28Mais oui, on y laisse sa livre de chair et d'âme.
17:31Et oui, disons, c'est une époque dont c'est tout de même une petite mort.
17:35Georges Fenech, vous avez cru à un fake ?
17:37Quand j'ai découvert ça, j'étais stupéfait.
17:41Je dis, c'est pas possible.
17:42C'est une fausse information.
17:43Fake news.
17:44Et apparemment, ça n'a pas été démenti.
17:47Donc, il faut prendre ça comme une réalité,
17:49c'est-à-dire des échanges surréalistes.
17:52Oui, quand même, il faut bien le dire.
17:54C'est totalement surréaliste.
17:55Entre un chef de l'État et une journaliste, Françoise de Gouin,
17:59qui trahit aussi la confidentialité, d'ailleurs, pour publier ce bord.
18:02Ça, ça la regarde, son éthique professionnelle.
18:04Mais voir un président de la République, tout de même,
18:07qui parle des autres, des politiques, sont tous des nazes.
18:11Et puis moi, quand je ne serai plus au pouvoir,
18:14je ne vais pas aller travailler pour les autres.
18:16Je vais monter mon business, mais pas en France, à l'étranger.
18:20Comment un président de la République peut dire ça, quoi ?
18:22Même en privé, si vous voulez.
18:24Voilà.
18:25Et puis, alors, quelques amabilités pour CNews,
18:28qui lui tapent dessus matin, midi et soir.
18:30Et enfin, ce sentiment d'avoir presque un président un peu à l'enfant gâté
18:36qui s'enferme, qui se boumquérise dans son palais
18:40et qui considère que le monde entier a tort et qu'il a raison.
18:44Voilà, c'est ainsi.
18:46Il y a une forme de narcissisme qui transpire, là, véritablement,
18:50et de surpuissance, en quelque sorte, quoi.
18:52Sophie Odigé, je rebondis sur l'expression utilisée par Georges Fennec d'enfant gâté.
18:56Vous qui connaissez bien la jeunesse et qui l'aimait, c'est la jeunesse.
19:00Est-ce qu'il a les réactions...
19:01Je ne devrais pas dire ça, non plus.
19:03Est-ce qu'il a les réactions d'un...
19:05Oui, mais vous n'êtes pas président de la République.
19:07À cette différence, pardon, Georges Fennec.
19:11Je n'ai pas dit mon dernier mot au Président.
19:14Mais est-ce que vous diriez, vous, est-ce que vous y voyez, là,
19:16la réaction d'un enfant gâté, donc ?
19:18Oui, oui, mais moi, ça fait quand même quelques temps
19:20que je trouve que le comportement d'Emmanuel Macron
19:24est le comportement d'un adolescent narcissique
19:27qui veut toujours avoir raison,
19:28qui fait sa colère quand il n'obtient pas ce qu'il veut.
19:32On l'a vu dans plusieurs événements politiques, d'ailleurs,
19:34où il a pris des décisions qui ont conduit la France là où elle est.
19:37Il faut être clair, on est quand même dans une situation absolument dramatique.
19:40Moi, je ne suis pas étonnée du tout,
19:42à plein de registres, à la fois sur la nature des propos,
19:45sur la façon dont il s'exprime.
19:46Je veux dire, c'est ce qu'on vit depuis dix ans.
19:48Je vous rappelle quand même que très peu de temps après son arrivée,
19:50il a fait venir des youtubeurs pour faire des galipettes
19:53sur la pelouse de l'Elysée.
19:56Enfin, je veux dire, on est quand même, depuis le début,
20:00je veux dire, ce qui ne relève pas, j'irais,
20:03de la tenue d'un chef d'État.
20:05Et certainement pas de la tenue du président de la France.
20:08Mais moi, ce qui m'étonnait, c'est qu'il y a quand même eu un précédent.
20:11Il y a eu un président qui ne devrait pas dire ça avec François Hollande
20:16et des échanges qui avaient été révélés
20:18avec les journalistes Gérard Davé et Fabrice Lhomme.
20:21Donc, là, Emmanuel Macron aurait pu se dire
20:24attention, je me méfie, je fais attention quand même.
20:26Mais moi, je suis convaincue qu'il savait très bien
20:30qu'il prenait le risque en pleine conscience,
20:33voire peut-être même volontairement,
20:34que ce soit publié.
20:35Je ne veux pas croire une seconde,
20:37qu'il ne s'attendait pas, un, à ce que ce soit publié
20:39et que cela soit publié
20:42sans qu'à un moment, il y ait eu un accord
20:43ou en tous les cas, une absence de désaccord.
20:46Enfin, moi, je ne veux pas croire du tout
20:48que ce n'est pas prévu,
20:49qu'il n'y avait pas d'accord
20:50et que ce n'était pas imaginé dès le départ.
20:52Je n'y crois pas.
20:52Une seconde.
20:53Georges Fenech ?
20:54Moi, j'y crois.
20:55Moi, franchement, j'y crois.
20:56Je pense qu'il a été capable de ça.
20:58Et alors, est-ce que vous trouvez,
20:59parce que c'est le titre du livre,
21:01est-ce que vous trouvez que les médias sont trop durs
21:02avec Emmanuel Macron ?
21:04Comme lui, il le dit.
21:05Écoutez, les médias,
21:09comment dirais-je ?
21:10Les médias critiquent à juste titre
21:11ces deux quinquennats
21:13qui ont été une catastrophe,
21:15surtout le second après la dissolution ratée.
21:17Ils laissent un pays en lambeau, on peut dire.
21:21Forte affaire pour celui ou celle qui succédera
21:23pour retrouver la barre
21:25et redresser l'acquis du navire.
21:27Parce que, pour l'instant, on va sur des récifs.
21:29On ne sait pas jusqu'où et jusqu'où ça peut aller.
21:32Justement, on va en parler.
21:33Les successeurs d'Emmanuel Macron,
21:35ils sont nombreux sur la ligne de départ,
21:38notamment au centre.
21:39On parlera des sondages
21:40qui viennent d'être publiés.
21:42Ce sera juste après le journal permanent
21:44d'une heure et demie sur Europe 1.
21:4513h26, très bel après-midi
21:47avec Kelly Mathias sur Europe 1.
21:5313h, 14h.
21:55Europe 1 Info.
21:56Europe 1 Info se poursuit à 13h31 sur Europe 1.
21:59Vous écoutez Kelly Mathias
22:00et ses chroniqueurs
22:00Sophie Audugé et Georges Fenech.
22:02À six mois de la présidentielle,
22:04les sondages qui rebattent
22:06quelque peu
22:06les cartes du centre et de la droite.
22:08Écoutez Bruno Retailleau,
22:09le candidat à LR,
22:10qui prône lui pour une primaire
22:11du centre et de la droite.
22:12Il était sur BFM TV hier.
22:14Je n'ai jamais été opposé à la primaire.
22:16Je pense que,
22:17tel que se dessinent les choses,
22:18il faudra une primaire
22:19sans doute en début d'année.
22:20J'imaginais que les sondages
22:21pouvaient nous départager.
22:23Ce n'est pas parti pour ça.
22:24Le dernier,
22:24on est tous en dessous de 10%.
22:26On est à six mois des élections.
22:28Rien n'est fait.
22:28Dans une élection présidentielle,
22:29il y a d'énormes surprises.
22:31Ce que je propose
22:32d'ici la fin de l'année,
22:33c'est qu'il y ait une confrontation,
22:35il y ait trois grands débats.
22:36Un sur le pouvoir d'achat,
22:37un autre sur l'écologie
22:38et puis peut-être un autre
22:39sur le régalien,
22:41tout ce qui est ordre républicain,
22:43l'immigration, etc.
22:44Les quatre qui me semblent évidents,
22:46c'est David
22:46et puis c'est les deux anciens ministres
22:48d'Emmanuel Macron.
22:49Et ces quatre-là,
22:50ils n'obtiennent pas plus que 10%
22:52dans un dernier sondage IFOP.
22:55Georges Fenech,
22:55ça veut dire quoi ?
22:56Que la primaire finit par s'imposer ?
22:59Pour qu'une primaire puisse avoir lieu,
23:01il faut d'abord
23:01que les prétendants sérieux
23:04y participent.
23:06Oui, pour l'instant,
23:06Edouard Philippe a toujours dit que...
23:08Pour l'instant,
23:08Edouard Philippe refuse.
23:10Alors, on peut penser
23:11qu'avec la chute sensible
23:13qu'il enregistre en ce moment,
23:14il revienne à raison
23:16et qu'il accepte, effectivement,
23:18de se mesurer
23:19dans le cadre d'une primaire.
23:21Après,
23:21est-ce que la primaire permettra
23:23effectivement de sacrer,
23:24comme on dit,
23:24entre guillemets,
23:26un champion de la droite
23:27et du centre ?
23:28Je n'en suis pas sûr.
23:31Je n'en suis pas sûr.
23:31Regardez, par exemple,
23:32vous avez Raphaël Glucksmann
23:33qui est sorti de la primaire.
23:35Vainqueur,
23:36un beau vainqueur
23:37avec un très beau résultat,
23:3870% je crois,
23:40à peu près.
23:41Et pour autant,
23:42comme vous le voyez
23:42dans ce sondage,
23:44il atteint 10% péniblement.
23:46Il n'y a pas eu
23:47cette montée en puissance
23:49qu'il aurait pu espérer.
23:50On voit que le débat
23:52est en train de se cristalliser
23:54entre Marine Le Pen
23:55et Jean-Luc Mélenchon.
23:57Et ce que je note,
23:58c'est que M. Retailleau,
23:59qui a le sens
24:00de l'intérêt général
24:00et qui, lui,
24:01se prête au jeu
24:02de la primaire s'il le faut,
24:04n'enregistre qu'un score
24:05qui était celui
24:06de Valérie Pécresse,
24:07en dessous de 5%.
24:08Et c'est terrible
24:09pour votre famille politique.
24:10C'est terrible.
24:11C'est la descente,
24:12toujours,
24:12qui continue,
24:13malheureusement.
24:14Alors,
24:14il est vrai aussi
24:15que vous avez
24:16un partage des voix
24:17avec David Lissnard,
24:19qui est TLR,
24:19qui s'est désolidarisée
24:21pour pouvoir se présenter.
24:23David Lissnard
24:23qui enregistre quand même
24:24un score intéressant,
24:26significatif,
24:26de 7%.
24:27Donc,
24:28on pourrait imaginer
24:29d'additionner tout cela.
24:30Mais vous savez,
24:30la politique,
24:31ce n'est pas une question
24:32d'arithmétique.
24:33Pas uniquement,
24:33en tout cas.
24:34Il faut qu'il y ait
24:35vraiment un engouement
24:36pour une personnalité.
24:38On dit que c'est la rencontre
24:39d'un homme ou d'une femme
24:39avec le peuple.
24:40Pour l'instant,
24:41on ne voit pas bien
24:42cet homme ou cette femme
24:43au centre.
24:43Je reviens sur les Républicains
24:45parce que là,
24:47on l'a vu,
24:47par exemple,
24:48pour Raphaël Glucksmann.
24:49Ce n'est pas un socialiste
24:50du PS
24:51qui a gagné
24:52la primaire sociale
24:54et démocrate.
24:55C'est place publique.
24:56Est-ce que vous imaginez
24:57que les Républicains
24:59ne soient pas présents
25:00à la présidentielle ?
25:01Et qu'est-ce que ça signifie
25:02pour ce parti ?
25:03Ça signifie un déclin
25:05qui a commencé en 2017
25:07alors que nous avions,
25:09comme à l'époque,
25:10on disait un boulevard.
25:11S'il n'y a pas eu
25:12ces affaires
25:13qui ont pollué
25:13la campagne
25:14de François Fillon,
25:15qui étaient données
25:16et qui étaient crédités
25:17à un moment
25:17à 30%
25:18au premier tour.
25:19Et donc,
25:20ça signifie
25:21qu'il va falloir
25:22refonder la maison,
25:23disons,
25:23gaulliste au sens large
25:25de fond en comble.
25:27Reconstruire,
25:28redéfinir
25:29ce qu'est aujourd'hui
25:30une vision gaulliste
25:31pour le futur
25:32de la France
25:33et trouver
25:34les candidats
25:35qui incarneront
25:36parce que la politique,
25:37c'est aussi,
25:37et presque,
25:38j'allais dire,
25:38essentiellement,
25:39une question d'incarnation.
25:40Trouver la personne
25:41qui redonne confiance
25:43au peuple.
25:44Sophie Audugé.
25:45Oui,
25:46c'est mal parti.
25:48C'est mal parti.
25:49Non,
25:49mais c'est vrai
25:50que ce pôle-là,
25:53droite-centre,
25:54d'ailleurs,
25:55droite-centre,
25:56honnêtement,
25:56ça ne veut rien dire.
25:56Soit ils sont à droite,
25:57soit ils sont au centre.
25:58Mais enfin,
25:59cette espèce
26:00d'embroglio
26:01auquel personne
26:02ne comprend plus rien,
26:03franchement,
26:03je pense que les Français
26:04n'en veulent pas.
26:05Ça avait marché en 2002,
26:06je vous rappelle.
26:07Oui,
26:07en l'occurrence,
26:08aujourd'hui,
26:10350 députés
26:10élus
26:10à l'Assemblée nationale.
26:11Oui,
26:11mais le fait est,
26:12Georges,
26:12que ça ne marche plus.
26:13C'est vrai.
26:14Regardez,
26:15Bruno Retailleau dit
26:16on va faire une primaire
26:17alors que deux jours plus tôt,
26:19Édouard Philippe dit
26:20on ne fera jamais de primaire,
26:21tout le monde est contre,
26:22moi je suis contre.
26:23Et également,
26:24que dit Bruno Retailleau ?
26:26Est-ce qu'il nous parle
26:26de leur programme ?
26:27Non,
26:27il ne parle pas
26:28de leur programme,
26:29qu'il parle de leur programme,
26:31qu'il dit ce qu'ils vont faire.
26:32Bruno Retailleau parle
26:33de la vie pas chère,
26:36il parle du régalien,
26:37je veux dire,
26:38tout le monde attend
26:38une reprise de l'école,
26:39une reprise de l'hôpital
26:40et de la santé,
26:41je veux dire,
26:42il est où le programme en fait ?
26:44Pour l'instant,
26:44ils sont inaudibles,
26:45compte tenu des problèmes
26:46de la sécurité,
26:47des manifestations,
26:49des émeutiers,
26:49on n'arrive pas effectivement
26:51à parler des programmes.
26:53Mais c'est à eux
26:54d'imposer leur programme,
26:56en tous les cas,
26:57leur programme,
26:58c'est le seul moyen
26:59que les Français
27:00se rallient.
27:00Ou leur thème du moins.
27:02Ou leur thème du moins.
27:03Oui mais au moins là,
27:05si vous voulez,
27:06moi je suis extrêmement surprise
27:07que Bruno Retailleau
27:09ne parle pas ni de l'hôpital
27:10et de la santé,
27:10ni de l'école.
27:11Enfin je veux dire,
27:12les Français au quotidien,
27:13ils sont inquiets
27:14de ces deux choses-là
27:16qui représentent leurs enfants
27:18et leurs familles,
27:19et notamment les plus âgés
27:20où on sait que c'est
27:21extrêmement difficile
27:21pour toutes les familles
27:22qui sont confrontées
27:22aujourd'hui
27:23à devoir prendre en charge
27:25nos personnes
27:25les plus âgées.
27:26Je veux dire,
27:27tout le monde s'en fiche.
27:28J'insiste sur les républicains,
27:30Georges Fenech.
27:30Mais là,
27:32il y a,
27:32si on prend les quatre principaux,
27:34on va dire Gabriel Attal,
27:36Edouard Philippe,
27:36Bruno Retailleau
27:37et on va dire David Lissnard,
27:38mais ce qui est étonnant
27:39surtout c'est que...
27:40Gabriel Attal n'est pas républicain.
27:41Non mais justement,
27:42ce que j'allais vous dire
27:43c'est qu'Edouard Philippe
27:43et Gabriel Attal
27:44payent peut-être,
27:46en tout cas pour le macronisme,
27:48pour ce 10 ans
27:48d'Emmanuel Macron.
27:50Pour le bilan.
27:51Parce qu'ils y ont
27:52directement participé.
27:53Pour Bruno Retailleau,
27:55il y a un peu participé,
27:57on est d'accord,
27:57mais on a l'impression
27:58qu'il paye aussi beaucoup
27:59alors qu'il était sur une ligne
28:01un peu différente.
28:03Je ne suis pas certain
28:04qu'on lui tient à rigueur
28:07du fait qu'il ait accepté
28:09la place Beauvau
28:10sous le quinquennat de Macron
28:12parce que,
28:12comme il l'avait bien expliqué
28:13à l'époque,
28:14ça n'était pas adhérer
28:15à une politique macroniste,
28:17c'était pour empêcher,
28:18parce que s'il n'y avait pas été,
28:20si les LR n'avaient pas été
28:21dans ce gouvernement,
28:22c'est qui qui allait ?
28:23C'était la France Insoumise.
28:26Oui, mais visiblement,
28:27il en paye quand même
28:28les frais.
28:28Peut-être, peut-être,
28:30mais bon,
28:31c'est toujours le sens
28:32de l'État
28:33qui conduit cet homme.
28:34Manifestement,
28:34on le sent,
28:35les Français le comprennent,
28:37sur Etaillot,
28:38il n'est pas guidé
28:38par intérêt perçu,
28:39on voit qu'il est convaincu
28:40de l'intérêt général,
28:42donc il l'a accepté,
28:43et il s'est retiré
28:44quand il a fallu se retirer,
28:46et à ce moment-là,
28:47il avait même,
28:49comment dirais-je,
28:49critiqué
28:50ses amis des LR
28:51qui avaient accepté
28:52de se maintenir.
28:53Mais visiblement,
28:54ce n'était pas forcément
28:54assez clair
28:55comme positionnement.
28:56Georges Fenech
28:56et Sophie Audigé
28:57dans le débat
28:58d'Europe 1 Info.
28:59On va revenir sur la colère
28:59des jeunes, Sophie.
29:01A tout de suite sur Europe 1.
29:02Europe 1 Info,
29:03c'est de 13h à 14h
29:04avec Lélie Mathias
29:04sur Europe 1.
29:0613h, 14h,
29:08Europe 1 Info.
29:09Bonjour.
29:0913h, 14h,
29:11Europe 1 Info.
29:11Et merci de vous rejoindre
29:12à 13h41
29:13sur Europe 1.
29:13Vous écoutez Europe 1 Info
29:14avec Lélie Mathias
29:15et ses deux chroniqueurs,
29:16l'experte en politique éducative
29:18et de protection de l'enfance,
29:19Sophie Audigé,
29:19et l'ancien juge d'instruction,
29:21Georges Fenech.
29:21Nous sommes à la veille
29:22d'une nouvelle journée
29:23de mobilisation.
29:24On va parler des lycéens
29:25qui devraient rejoindre
29:26les cortèges demain
29:28dans les rues.
29:29Dans un lycée toulousain,
29:30une poignée de jeunes
29:31empêchent les élèves
29:31de passer toujours.
29:32Écoutez Olivia,
29:33une lycéenne qui n'a pas pu
29:34aller en cours.
29:34Elle était au micro
29:35de Charles Lullier
29:36pour Europe 1.
29:37J'ai essayé de rentrer,
29:38ils n'ont pas voulu.
29:39Et moi, je voulais aller en cours.
29:40Il faudrait qu'ils se calment
29:41un peu des fois.
29:42Je pense que,
29:43quand même,
29:43ils en demandent beaucoup.
29:44On a reçu la lettre
29:46du ministre, là.
29:47Et il a changé
29:48beaucoup de choses quand même.
29:49Donc bloquer encore
29:50et encore,
29:51ça fait plus d'un mois.
29:52Franchement,
29:52on va être beaucoup
29:53en retard sur les cours.
29:54Mais ils peuvent continuer
29:55à manifester et tout,
29:56mais pas bloquer.
29:57C'est abusé.
29:58Cette majorité,
29:59parce que c'est une majorité,
30:00en fait,
30:00il y a une minorité de bloqueurs,
30:02cette majorité,
30:03on commence à l'entendre,
30:04Sophie Audugé.
30:05Oui, oui, oui.
30:06Alors moi,
30:06ce que j'aimerais bien entendre,
30:07c'est plutôt le ministre
30:08de l'Éducation nationale
30:09plutôt que de nous dire
30:10oui, oui, bloquer les lycées,
30:13c'est pas bien,
30:13ça empêche les autres
30:14de travailler.
30:15Si vous voulez,
30:15l'adulte, c'est lui.
30:16Donc,
30:18c'est pas normal, en fait.
30:19C'est pas aux enfants
30:20de dire
30:20qu'ils rentrent
30:22dans un établissement scolaire
30:23et qu'ils n'y rentrent pas.
30:24Le problème de ce pays,
30:25c'est qu'en fait,
30:26il n'a pas d'adulte
30:28à la direction
30:29et aux décisions.
30:31C'est un problème
30:31majeur
30:32qu'on retrouve partout.
30:33Là,
30:33c'est absolument incroyable.
30:35C'est un droit,
30:36l'instruction.
30:37C'est un droit.
30:38L'État a le devoir
30:39de permettre
30:40à chaque enfant
30:40d'accéder
30:42à ce droit
30:44constitutionnel
30:44à être instruit.
30:46Là,
30:47aujourd'hui,
30:47il est clair
30:48que l'État
30:49ne fait pas son travail
30:50s'il faut mettre
30:51des forces de police
30:52qui les mettent
30:53et qui libèrent l'espace
30:54de manière à ce que
30:55les élèves
30:56qui veulent rentrer
30:57puissent aller étudier.
30:58Il y a aujourd'hui
30:59des parents
31:00qui le font.
31:01Je veux dire,
31:02des parents
31:02qui bénévolement
31:03viennent,
31:04écartent les rangs
31:05pour laisser passer
31:06les élèves
31:06qui veulent aller travailler.
31:07C'est n'importe quoi quand même.
31:09Ça veut dire
31:10que le gouvernement
31:10a un travers,
31:11c'est de prendre
31:12trop en considération
31:15ces jeunes
31:16qui bloquent
31:16et qui manifestent.
31:19Vous avez un droit
31:21à la manifestation,
31:22vous n'avez pas un droit
31:23à l'entrave
31:24d'un établissement scolaire
31:26qui répond,
31:27lui,
31:27à un devoir de l'État
31:28qui c'est d'instruire.
31:29Voilà.
31:30Donc,
31:30il n'y a aucune raison
31:31qu'un endroit...
31:32Donc,
31:32au manifeste,
31:33on ne bloque pas.
31:34Non,
31:34mais bien,
31:34je veux dire,
31:35ils manifestent,
31:35s'ils ont le droit
31:36de manifester,
31:36ça,
31:36c'est encore autre chose.
31:37Mais en l'occurrence,
31:39l'État doit garantir
31:40à chaque enfant
31:41qui le souhaite
31:42l'accès à l'établissement scolaire
31:44dont la mission
31:45est le devoir de l'État
31:46et qu'ils reçoivent
31:47l'instruction
31:48que l'État lui doit.
31:50Donc,
31:50je suis désolée,
31:52oui,
31:52on ne répond pas oui
31:53à tous les enfants,
31:54je veux dire,
31:54quand vous êtes parent,
31:54vous le savez un minimum
31:55et quand vous êtes chef de l'État,
31:57je veux dire,
31:57à un moment,
31:58il y a des directions
31:59que ça vous plaise ou que ça ne vous plaise pas,
32:00c'est comme ça.
32:01Je veux dire,
32:01l'autorité,
32:02c'est ça.
32:02Donc,
32:03de toute manière,
32:04on a d'autres problèmes à gérer
32:05en France aujourd'hui,
32:06une dette abyssale,
32:08un problème de chômage massif.
32:11Ces jeunes-là
32:11qui s'instruisent aujourd'hui,
32:13qui sont au lycée,
32:13qui vont passer le bac,
32:14qui vont faire des études supérieures
32:15pour la majorité d'entre eux
32:16et qui devront chercher un emploi demain,
32:19je veux dire,
32:19il est là l'enjeu véritable
32:20et l'État doit leur garantir
32:21un avenir à ce moment-là
32:23et c'est certainement pas
32:24en laissant des gamins
32:26qui sont portés
32:27par évidemment
32:28des idéologies d'extrême-gauche
32:31empêcher ceux qui le veulent
32:32et qui sont majoritaires
32:33d'aller recevoir l'instruction
32:34qui vont leur permettre
32:35d'avoir le bac
32:36et de faire des études supérieures
32:37et de continuer dans la vie,
32:39si vous voulez.
32:39Alors, Sophie,
32:39on a compris ce que vous vouliez nous dire,
32:41le message qui est passé,
32:42mais je rebondis sur le mot autorité
32:44parce que je ne sais pas
32:46si vous avez ouvert
32:47Le Parisien aujourd'hui en France,
32:49il y a une interview
32:50de Frédéric Lohs
32:50qui est le secrétaire général
32:51des syndicats des commissaires de police
32:53et il dit qu'il y a
32:53un effondrement de l'autorité.
32:55Ça, c'est déjà un premier point.
32:57Deuxièmement,
32:57il y a un autre article
32:58très intéressant
32:58et je voulais avoir
32:59votre avis là-dessus.
33:02Les journalistes du Parisien
33:03ont montré à des lycéens parisiens
33:05ce qu'ils pensaient
33:06devant l'image du gendarme en feu,
33:08vous savez,
33:08le week-end dernier.
33:09Il a été touché
33:10par un cocktail monotophe
33:11et il a pris feu,
33:12il a été grièvement blessé.
33:14Souvent,
33:15c'est par ces lycéens
33:17qui ont été interrogés.
33:18Alors, ce n'est pas un sondage,
33:19c'est un article,
33:19d'accord,
33:20sur quelques lycéens,
33:21mais ils disent,
33:21ils sont choqués,
33:23mais.
33:24Il y a un mais
33:25et dans ce mais,
33:25après,
33:26ils disent,
33:26oui,
33:26mais regardez,
33:27les jeunes aussi
33:27ont subi le même degré
33:29de violence.
33:30Il y a une sorte de,
33:32peut-être,
33:32vous allez me dire,
33:33est-ce qu'il y a une sorte
33:34d'absence de compassion,
33:35d'empathie,
33:36de relativisme ?
33:37Qu'est-ce que vous y voyez ?
33:38Alors,
33:38il y a évidemment
33:39une absence de compassion,
33:41ça c'est évident.
33:42Il y a aussi
33:43les effets
33:44des réseaux sociaux
33:45et d'un discours
33:46qui leur est présenté
33:47en boucle sur les réseaux sociaux,
33:49qu'ils absorbent,
33:49qu'ils ingurgitent
33:50sans aucune capacité
33:52de distance
33:52et d'esprit critique
33:54et qu'ils recrachent
33:55comme ça
33:55en disant,
33:56effectivement,
33:57alors,
33:57oui,
33:57ce n'est pas bien
33:58parce qu'on lui a brûlé la jambe
33:59mais en même temps,
34:00il représente l'autorité
34:02et cette autorité est violente.
34:04Alors,
34:04peut-être que lui,
34:05ce policier,
34:05ce gendarme,
34:06ce pompier,
34:07peut-être que lui
34:08n'a pas été violent,
34:09qu'il ne s'est pas opposé
34:09aux manifestants
34:10mais il paye pour les autres
34:11et ça leur paraît normal
34:12mais cette évolution,
34:14cette absence de compassion,
34:16cette absence de morale,
34:17cette absence aussi de honte,
34:19je veux dire,
34:19on devrait avoir honte
34:21que quelqu'un
34:21qui représente l'autorité
34:22qui est là pour nous sauver,
34:24c'est-à-dire que ce soit
34:25la police et les pompiers,
34:26je veux dire,
34:27quand un jeune est en difficulté,
34:29il est bien content
34:29de trouver un policier
34:30ou un pompier
34:31pour venir le sauver
34:32et lui apporter
34:33les premiers soins
34:34en ce qui concerne les pompiers
34:35mais là,
34:36en l'occurrence,
34:36si vous voulez,
34:37ils sont tellement nourris
34:39de cette haine
34:40qui est portée
34:40sur les réseaux sociaux
34:41et ces discours préformatés
34:44que évidemment,
34:45ils n'ont plus aucune compassion
34:46ni empathie
34:47pour qui que ce soit
34:47et là aussi,
34:48il y a une question d'autorité.
34:50Jean-Schwebeck.
34:50Non mais Sophie a bien dit les choses.
34:52Il y a non seulement compassion,
34:54je dirais même
34:55c'est une sorte de banalisation
34:56de la violence
34:58chez ces jeunes
34:59qui ne sont pas tous
35:00issus des quartiers
35:01et qui sont quelquefois
35:03issus même
35:03de familles
35:05bien installées.
35:06On voit bien les lycées
35:07Henri IV
35:09et d'autres lycées
35:09qui ont été touchées.
35:10Ils ne sont pas tous
35:10forcément au sud-extrême-gauche
35:11non plus.
35:11Exactement,
35:12ils ne sont pas forcément.
35:13On ne va pas les réaliser.
35:13Et donc on voit ces jeunes
35:15qui non seulement
35:16n'ont plus le sens
35:17de l'autorité,
35:18n'ont plus le sens
35:18du respect de la loi,
35:20de ce que représente
35:21la violence dans une société
35:23et qui n'arrivent pas
35:25à dire les mots
35:25quand il s'agit
35:26d'une tentative de meurtre
35:28quand même
35:29sur un gendarme
35:30qui a pris feu
35:31et c'est un miracle
35:32s'il n'a pas été tué.
35:34Et donc ça nous interroge
35:36sur l'état
35:37de notre jeunesse aujourd'hui.
35:38Les Etats-Unis
35:39avec ce revers cuisant
35:40de Donald Trump
35:41et des Républicains
35:42aux élections de mi-mandat.
35:43On en parle sur Europe 1
35:44avec Sophie Audugé
35:45et Georges Fenech.
35:4613h48,
35:46merci d'avoir choisi Europe 1.
35:4813h, 14h
35:50Europe 1 Info
35:52Manojet
35:5313h, 14h
35:55Europe 1 Info
35:56On se poursuit
35:58avec Lélie Mathias
35:59et vos deux chroniqueurs.
36:00Clélie, Sophie Audugé
36:01et Georges Fenech.
36:02Donald Trump a perdu cette nuit
36:03sa majorité au Congrès.
36:05Écoutez l'analyse de Vincent Hervouet
36:06dans son édito
36:07sur Europe 1 ce matin.
36:08En Caroline du Sud,
36:09du Nord,
36:10dans l'Iowa,
36:11dans l'Ohio,
36:12dans tous ces états
36:12où Donald Trump
36:13avait cartonné en 2024,
36:15les défautes républicaines
36:16sont cuisantes,
36:17elles trahissent
36:17une tendance de fond,
36:19la colère face
36:20à l'augmentation
36:21du coût de la vie,
36:22le rejet
36:22de cette guerre en Iran
36:24qui est dans l'impasse.
36:25Mais Donald Trump
36:26reste le commandant en chef
36:27et il va garder
36:28donc la main
36:28sur les affaires du monde,
36:30celles qui nous intéressent.
36:31Il n'a plus rien à perdre
36:32et on ne va pas s'ennuyer
36:33dans les deux ans qui viennent.
36:35Les démocrates
36:35devraient savourer
36:36aujourd'hui leur victoire
36:38car si on y regarde bien,
36:39on voit qu'ils n'ont pas de programme,
36:40pas de leader,
36:41de plus en plus de gauchistes
36:43dans leur rang
36:43et pour les unir,
36:45un seul discours,
36:46un peu comme en France d'ailleurs,
36:48c'est
36:48« Fuck Trump ».
36:50Georges Fenech-Saba,
36:51il dit
36:51qu'on ne va pas s'ennuyer
36:52dans les deux ans qui viennent.
36:54Vous êtes d'accord
36:54avec Vincent Herbouet ?
36:55C'est toujours
36:56le président
36:57des Etats-Unis.
36:58Vous n'allez pas
36:59changer sa mentalité,
37:01sa personnalité,
37:02sa façon
37:03de présider
37:04et de se croire
37:05le président du monde.
37:08Maintenant,
37:08il faut quand même
37:09bien voir
37:09que
37:11dans l'époque contemporaine,
37:12si vous regardez bien,
37:14pratiquement
37:14tous les présidents
37:15des Etats-Unis
37:16ont été sanctionnés
37:17au mid-terme.
37:18Il y en a eu
37:18trois ou quatre
37:19qui ont fait exception.
37:20En réalité,
37:21c'est un référendum.
37:22À ce moment-là,
37:23c'est un référendum.
37:23Donc,
37:24il paye manifestement
37:25les guerres
37:26qui sont extrêmement coûteuses
37:27et alors qu'il s'était même engagé
37:29à ne jamais faire de guerre
37:30à l'extérieur,
37:32ça c'est certain.
37:33Je dirais
37:33l'Américain moyen
37:34du Texas,
37:35Texas qui a basculé
37:36quand même
37:36dans le camp démocrate,
37:38le ressent à la pompe,
37:40le ressent
37:41pour se chauffer,
37:42pour manger.
37:43Donc,
37:43le pouvoir d'achat
37:43est atteint là-bas aussi.
37:45C'est ça qu'il paye essentiellement.
37:46Et maintenant,
37:47moi je pense que
37:47Trump continuera
37:49à vouloir faire
37:49sa politique
37:52et qu'il trouvera
37:53toujours les moyens
37:54d'imposer un style.
37:55Il est là pour deux ans
37:57et il y restera
37:58et surtout qu'il ne peut pas
37:59se représenter.
38:00Donc,
38:00il est,
38:01comment dirais-je,
38:01il est en capacité
38:02de continuer
38:03à être ce qu'il est,
38:05c'est-à-dire faire du trumpisme
38:06là où on ne l'attend pas.
38:07Il a dit qu'il acceptait
38:08de travailler
38:09avec les démocrates.
38:10Il ne peut pas faire différemment
38:11que d'accepter,
38:12mais c'est comme une forme,
38:13disons,
38:13pour bien comprendre les choses,
38:14un peu de cohabitation.
38:15C'est comme nous
38:16quand il y a eu
38:17la cohabitation
38:18entre Mitterrand et Chirac.
38:20Donc,
38:20le président n'a plus
38:21le pouvoir sur le budget.
38:22Il n'a plus le pouvoir,
38:24mais il reste quand même
38:25beaucoup de pouvoir.
38:26Sur le budget,
38:27ça veut dire
38:27qu'il va être quand même
38:27entravé.
38:28Ça veut dire
38:29qu'il n'aura pas
38:30les mêmes moyens
38:31pour aider,
38:31notamment dans le conflit
38:33d'Iran
38:34ou dans le conflit
38:35avec l'Ukraine
38:36et la Russie.
38:37Il peut y avoir
38:38aussi des enquêtes sur lui,
38:39des commissions d'enquête.
38:40Alors là,
38:41aujourd'hui,
38:42d'ailleurs,
38:42ça commence à transpirer
38:43à une volonté
38:45d'aller chercher
38:46Donald Trump
38:47sur des faits de corruption,
38:48de mettre en place
38:49des commissions d'enquête.
38:50Là-dessus,
38:51il est bien entendu
38:51aujourd'hui plus exposé.
38:53Sophie Audugé,
38:54quel regard portez-vous
38:55sur ce qui s'est passé
38:55cette nuit aux Etats-Unis ?
38:57Écoutez,
38:57je suis absolument d'accord
38:58avec ce que vient de dire Georges.
39:00C'était un marquage
39:01d'une colère populaire
39:03qui est ceux
39:04qui ont voté
39:05pour Donald Trump.
39:07Donc effectivement,
39:07qu'ils réagissent
39:08très vertement
39:09à l'augmentation
39:10des prix en taux
39:11de la vie chère.
39:12Je pense que c'est vraiment
39:13la colère de la vie chère.
39:14Et effectivement,
39:16il n'a rien à perdre
39:18à faire ce qu'il veut.
39:20Donc moi,
39:20je pense qu'il va être
39:20totalement en roue libre
39:22avec effectivement
39:23les limites
39:23que vous rappeliez
39:25et Georges également.
39:25A savoir que là,
39:26il va y avoir
39:26des commissions d'enquête
39:27et que les questions
39:29de corruption
39:29vont être à mon avis
39:31en première ligne
39:32dans les prochains mois.
39:32C'est intéressant de faire
39:33peut-être le parallèle,
39:35si on peut le faire,
39:36entre Trump et Macron
39:38qui sont tous les deux
39:39dans la même situation.
39:40Enfin,
39:40c'est en fin de mandat
39:41puisqu'il ne reste plus
39:42que six mois.
39:43Mais cette volonté
39:44toujours d'imprimer
39:45alors que M. Macron
39:46n'a plus du tout le pouvoir,
39:47il se mêle de tout.
39:48Il continue à se mêler
39:49de tout.
39:49Voilà.
39:50Il n'a pas dit
39:51son dernier mot.
39:51Il veut se mêler
39:52absolument de tout
39:53ce qui se passe dans le pays
39:53alors qu'aujourd'hui,
39:55ce serait au gouvernement
39:55à le faire.
39:56Eh bien,
39:57on va le voir.
39:57Vous allez voir
39:58que Donald Trump
39:59continuera aussi
40:00à s'affronter.
40:01Aujourd'hui,
40:02il le dit
40:02parce qu'il ne peut pas
40:03faire autrement.
40:04J'accepte,
40:04c'est bien joué,
40:05ils ont fait du bon boulot,
40:06etc.
40:07Mais le naturel revient
40:08toujours.
40:09Il a dit qu'il utiliserait
40:10qu'il avait le veto pour lui.
40:11À un moment ou à l'autre,
40:12il peut nous surprendre.
40:14Vincent Herouet
40:14dit également
40:15quelque chose d'intéressant.
40:16Il dit que les démocrates,
40:17finalement,
40:17parce qu'ils se projettent
40:18dans deux ans
40:19pour l'élection présidentielle,
40:21les démocrates
40:21ne sont pas prêts.
40:23Mais ils ont encore deux ans,
40:24justement,
40:24et là,
40:24ils ont la majorité
40:25au Congrès.
40:26Oui,
40:27mais on ne voit pas
40:29pour l'instant,
40:29mais ça peut surgir.
40:31Les Etats-Unis
40:31nous ont habitués
40:32à faire surgir
40:33au dernier moment
40:34comme ça des présidents.
40:35On ne voit pas
40:36pour l'instant
40:36de personnalités,
40:37si j'ai bien compris,
40:39démocrates
40:39qui incarnent
40:40une alternance.
40:42Alors qu'on le voit
40:43parmi les républicains,
40:44que ce soit
40:44J.D. Vance
40:45ou Marco Rubio
40:47qui sont des personnalités
40:48qui vont effectivement
40:49compter
40:50dans deux ans.
40:52On verra
40:52si on n'a pas des surprises.
40:53C'est loin, deux ans.
40:54en politique américaine
40:55et comme en politique française
40:56d'ailleurs.
40:57Sophie Audugé.
40:58Oui, il n'y a pas
40:59de personnalité
40:59qui se dégage
41:00mais j'ai envie
41:00de vous dire
41:01chez nous non plus.
41:03Nous, on est à six mois,
41:04c'est ça ?
41:04C'est ça.
41:07Chez nous,
41:07c'est pareil.
41:09À part les deux extrêmes,
41:10il n'y a pas de personnalité
41:11qui se dégage clairement.
41:13On en parlait tout à l'heure
41:14sur la gauche,
41:15on va dire que Luxman
41:16a eu un petit effet
41:18de ce que vous disiez
41:18juste après
41:19et puis ensuite
41:19il est retourné très vite.
41:21Peut-être si vous me donnez
41:22encore deux secondes,
41:23je pense qu'il faut
41:23encore et toujours
41:24faire confiance au peuple.
41:26C'est lui qui décidera
41:27de son avenir
41:28et c'est lui qui décidera
41:29à qui confier son avenir.
41:31Ça s'appelle la démocratie.
41:32Merci beaucoup.
41:33Quelle belle conclusion.
41:34C'est pas une porte ouverte
41:35un Jean-François.
41:36C'est vraiment
41:36ce que je pense.
41:36C'est important de le rappeler
41:37quand même.
41:38Véritablement.
41:38Merci pour ces mots.
41:40Merci à vous de Sophie Audugé
41:41et Georges Fenech.
41:42Votre après-midi
41:43se poursuit sur Europe 1
41:44bien sûr avec Romain Desarbres
41:45et Marie-Estelle Dupont
41:46pour l'émission
41:47Ici on en parlait.
41:47Moi je vous donne rendez-vous
41:48demain de 13h à 14h.
41:51Merci de m'avoir accompagnée
41:52Géraldine.
41:52Avec plaisir.
41:53C'était Clélie Mathias
41:54sur Europe 1
41:54et avant de retrouver
41:55Romain Desarbres
41:55et Marie-Estelle Dupont
41:56notez qu'à l'occasion
41:57des 50 ans de sa disparition
41:59Europe 1 vous raconte
42:00l'intimité, l'homme
42:01et la carrière de Jean Gabin
42:02dans la collection
42:03de podcasts
42:04Destins Extraordinaires.
42:06Six épisodes passionnants
42:07avec le témoignage
42:08exclusif de son fils
42:09Mathias Moncorgé
42:10et bien sûr
42:11les précieuses archives
42:12de Europe 1.
42:13Destins Extraordinaires
42:15Jean Gabin
42:15c'est à retrouver
42:16dès maintenant
42:16sur toutes vos plateformes d'écoute.
42:18sur le site
42:18et l'application Europe 1.