Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 semaines

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Europe 1, il est presque 13h.
00:05Europe 1 Info, 13h, 14h, Clélie Mathias.
00:09Bonjour à tous, soyez les bienvenus pour cette nouvelle semaine qui démarre.
00:13Je suis ravie de vous retrouver pour Europe 1 Info.
00:15On est ensemble pour une heure d'info et de débat.
00:18Tout d'abord, on commence bien sûr par le grand journal de la mi-journée.
00:21En ce lundi 12 octobre, à Aubagne, un collégien armé d'un fusil de chasse blesse le principal
00:26et une professeure, Laurent Nunez et Édouard Jeffrey se rendent sur place.
00:30Nous serons en direct dès le début de ce journal.
00:32Comment faire baisser les prix des carburants après avoir puisé dans les stocks stratégiques pour le diesel ?
00:37Le gouvernement reçoit en ce moment les distributeurs pour se mettre d'accord sur les modalités,
00:42les informations européennes à suivre.
00:43Dans le cadre des discussions sur le budget 2027 cette semaine,
00:47la France doit-elle réduire sa contribution à l'Union Européenne qui est de 31 milliards d'euros ?
00:51C'est la question européenne du jour.
00:53Vous pouvez d'ores et déjà voter, donner votre avis sur le site et l'appli européen
00:57et pour l'instant, vous dites oui très largement.
01:00Le groupe de pirates Zero Bytes revendique une nouvelle cyberattaque.
01:04Des propriétaires de logements vacants potentiellement touchés, on vous en dira plus.
01:08Le pape doit se faire opérer prochainement d'un nodule au poumon, on l'a appris hier.
01:12Mais sans être pape, ça peut tous nous arriver,
01:14comme vous l'expliquera le docteur Millot dans sa chronique Santé du jour dans un quart d'heure.
01:19Maintenant dans ce météo, bonjour Gérardin Amon.
01:20Bonjour Kélie.
01:21Avec ce temps contrasté.
01:22Et oui, soleil à l'est, gris et pluvieux au nord-ouest.
01:24C'est le programme de votre lundi après-midi.
01:26Côté température, il fera entre 16 et 21 degrés sur la moitié nord,
01:2918 à 23 degrés dans le sud, jusqu'à 26 degrés sur le pourtour méditerranéen.
01:34Et en Corse, mettez au complet sur Europe 1 à la fin du journal.
01:37Europe 1
01:39On commence avec cette fusillade dans un collège d'Aubaine.
01:42Ce matin, le proviseur et une enseignante ont été légèrement blessés.
01:45C'est un collégien de 14 ans qui a été interpellé après avoir été maîtrisé.
01:50Stéphane Burgade, vous êtes sur place pour Europe 1.
01:52La situation est confuse.
01:53Oui, plusieurs centaines de parents sont massés tout autour des grilles.
01:57Tous sont sur les nerfs, les larmes aux yeux.
01:59Les enfants ont été confinés et sortent au compte-gouttes,
02:01escortés par des policiers équipés de gilets pare-balles.
02:04Sous le choc, ils dénoncent une scène d'une grande violence.
02:07En gros, il y a eu un élève de 3e.
02:09Il avait la haine contre une prof parce qu'à chaque fois,
02:11elle lui disait qu'il ne travaillait pas bien.
02:12Et du coup, il a voulu tirer sur elle.
02:15Il a rangé l'arme dans un étui à guitare.
02:17Et il est rentré, il les a posées aux toilettes.
02:20Et il est remonté, il a tiré.
02:22Et là, il y a tout le monde qui court sans vraiment réfléchir.
02:25Le contexte reste encore confus dans l'attente d'une prise de parole du parc
02:29et on sait que ce collégien est inconnu des services de police.
02:32Il aurait utilisé un fusil de chasse après avoir raté l'enseignante qu'il visait.
02:36Il aurait ouvert le feu dans le bureau du principal
02:39avant d'être maîtrisé par le conseiller d'éducation,
02:42nous confirme Jean-Pierre Schillari, le maire d'Aubagne,
02:44qui donne des nouvelles rassurantes des deux blessés.
02:47Les blessés, c'était nos proviseurs et nos professeurs
02:49qui étaient blessés, mais très légèrement,
02:50puisque ce sont des plombs, mais ils ont été atteints superficiellement.
02:54J'ai vu la professeure, avant qu'elle s'en aille à l'hôpital,
02:57elle avait une raffluence sur la jambe droite.
02:59Je suis rassuré quand même.
03:00Et dernière information, le ministre de l'Intérieur,
03:02le ministre de l'Éducation nationale et la ministre déléguée à l'enseignement
03:06se rendront sur place cet après-midi.
03:08Ce matin par ailleurs, plusieurs établissements scolaires
03:10étaient de nouveau bloqués ou perturbés.
03:12Le déploiement de 3000 professeurs remplaçants n'a pas calmé la grogne.
03:17Or, plus les jours passent, plus les retards s'accumulent sur les programmes.
03:20Élèves non grévistes et parents commencent donc à s'inquiéter.
03:23Reportage à Toulouse de Charles Lullier pour Europe 1.
03:25Dans ce lycée du centre-ville, le blocus a démarré plus tard qu'ailleurs.
03:29Mais le mal est fait pour Tom, élève de terminale.
03:32Le bac, ça va être compliqué.
03:33Ça fait une semaine qu'il y a les blocus et qu'on ne peut plus aller en cours.
03:36Et du coup, on prend du retard.
03:37Et du coup, on va plus travailler parce qu'on aura plus de devoirs.
03:40Ça va être plus difficile.
03:41Anxiété aussi pour les parents.
03:43Dans une ville où la mobilisation a parfois été très violente,
03:46le hall d'entrée d'un lycée a par exemple été incendié.
03:49Je suis inquiète des manifestations qui peuvent mal tourner.
03:53Agnès, maman d'une élève de première, craint également une baisse d'assiduité de la part de sa fille.
03:58Le distanciel ne fait pas de miracle.
04:00Elle a dû louper une dizaine d'heures de cours.
04:03Donc les professeurs ont mis du travail à faire.
04:06On a la chance d'avoir une fille qui est assez studieuse,
04:08donc elle travaille à la maison,
04:09mais ça ne remplace pas un cours en présentiel d'un professeur.
04:12Mais plus le mouvement va perdurer,
04:14plus il va falloir que les élèves, avec de l'aide extérieure,
04:18compensent ce manque.
04:19De l'aide extérieure, donc des cours particuliers
04:21auxquels pourraient avoir recours bon nombre de parents ici
04:25à l'occasion des vacances qui débutent samedi.
04:28Toulouse, Charles du Lier, Europe 1.
04:30La colère des lycéens et étudiants devrait s'exprimer plus largement dans les rues demain
04:34pour une grande journée de manifestation.
04:36Et puis une mobilisation plus large encore contre la vie chère,
04:39cette fois, est annoncée le 17 octobre, samedi.
04:41Sébastien Lecornu reçoit en ce moment les distributeurs de carburant
04:44pour évoquer la répartition des 10 millions de barils
04:47prélevés sur les stocks stratégiques
04:48en les mettant sur le marché à un prix plus bas.
04:51Le gouvernement espère baisser les prix de 12 à 18 centimes d'euros.
04:54Bonjour Barthélémy Philippe.
04:55Bonjour Clélie, bonjour à tous.
04:57Cette réunion à Matignon est en train de s'achever.
04:59Que sait-on à ce stade ?
05:00Eh bien d'abord que la libération des barils va commencer début novembre.
05:04Elle doit être étalée sur trois mois
05:06et représente sur la même durée 20% de la consommation française de gasoil.
05:10Avec cette opération, les pouvoirs publics veulent faire bénéficier
05:14les distributeurs de larges quantités de carburant
05:17vendus à des prix 3 à 4 fois inférieurs au prix de marché actuel.
05:22Objectif, faire baisser le prix moyen au litre,
05:252,30 euros actuellement, de 12 à 18 centimes.
05:28350 stations rurales où les prix sont les plus élevés seront servies en premier.
05:33Et le gouvernement fait pression sur les distributeurs
05:36pour qu'ils répercutent la baisse des prix,
05:38comme l'a demandé la ministre Maude Bréjon ce matin sur BFM TV.
05:42Nous serons intraitables parce que personne ne comprendrait
05:44que, ici ou là, certains puissent capter des marges
05:48alors même que le prix du gasoil reste extrêmement élevé.
05:51On a les moyens de vérifier station par station
05:53ce qui se passe et l'évolution des prix.
05:55On regarde semaine par semaine l'évolution des marges.
05:59Jusqu'à présent, les distributeurs ont joué le jeu.
06:02Parmi les principaux acteurs concernés,
06:04Total Energy qui plafonne déjà le prix du litre de gazole à 2,25 euros.
06:09D'après les informations d'Europe 1,
06:11la multinationale envisage de répercuter en partie
06:14la baisse liée à la libération des stocks
06:16avec un prix au litre qui pourrait reculer de quelques centimes
06:19sous le plafond de 2,25 euros.
06:22Merci beaucoup Barthélémy Philippe du service économie d'Europe 1
06:25et justement le prix Nobel d'économie
06:27a récompensé les Américains Michael Woodford et Robert Hall
06:30pour leurs travaux qui ont amélioré notre capacité
06:32à mettre en oeuvre des politiques de stabilisation efficaces.
06:36Je fais aussi simple que possible.
06:38Vous êtes propriétaire ?
06:39Regardez vos mails pour voir si vous n'avez pas été informé d'un piratage.
06:43On vous en parle dans la suite du journal.
06:45Il est 13h06 et Clélie Mathias vous informe sur Europe 1.
06:4813h, 14h, Europe 1 Info.
06:51A l'écoute des pros avec La Poste Pro.
06:53Pour simplifier les expéditions...
06:55Il est 13h07, bienvenue sur Europe 1,
06:57la suite du journal de Clélie Mathias.
06:58La campagne présidentielle à présent
07:00avec un déplacement surprise de Jordan Bardella à Ceuta aujourd'hui Clélie.
07:04Oui, Ceuta, vous savez, l'enclave espagnole située au nord du Maroc
07:07qui a vu débarquer fin juillet près de 70 000 migrants venus du Maroc.
07:12Depuis, la plupart sont repartis
07:13mais des milliers d'entre eux sont tout de même restés sur place
07:16créant de vives tensions avec la population locale.
07:19Alexandre Chauveau, vous êtes sur place pour Europe 1.
07:21Avec ce déplacement, Jordan Bardella veut remettre le sujet de l'immigration
07:24au cœur de la campagne présidentielle.
07:26Oui, quoi de plus pertinent que Ceuta
07:28pour envoyer un message de fermeté en matière d'immigration.
07:31Fin juillet, les images des quelques 70 000 migrants
07:34traversant la frontière de l'enclave espagnole
07:36avaient en effet frappé les opinions européennes.
07:39Le président du RN vient donc pour dire sa détermination
07:42à reprendre le contrôle et surtout décliner sa méthode.
07:45Mais Jordan Bardella veut aussi montrer
07:46qu'en cas d'élection de Marine Le Pen l'an prochain,
07:49le RN ne gouvernera pas seul en Europe.
07:51En Espagne, le parti anti-immigration Vox pourrait lui aussi accéder au pouvoir,
07:56non pas en 2027, mais dans un mois, à la faveur d'une alliance avec la droite espagnole.
08:01Jordan Bardella s'affichera tout à l'heure avec son allié Santiago Abascal,
08:05lui aussi en campagne.
08:06Enfin, politiquement, Jordan Bardella y voit le moyen de réimposer son récit
08:10alors qu'il est la cible de multiples articles de Mediapart,
08:13l'accusant d'avoir été l'auteur de messages antisémites lorsqu'il aurait eu 17 ans.
08:17En se rendant à Ceuta, le président du RN entend replacer le débat sur le fond des idées
08:22plutôt que sur les accusations qu'il conteste toujours.
08:25Alexandre Chauveau du service politique d'Europe 1.
08:27Une nouvelle cyberattaque aux répercussions potentiellement très importantes.
08:30Si vous êtes propriétaire, vous avez peut-être reçu la semaine dernière
08:33une notification, un mail, pour vous informer du vol de vos données
08:37sur le site de l'État Zéro Logement Vacant.
08:39C'est un site Internet qui recense notamment les logements vacants.
08:42Il a été piraté fin août par des hackers.
08:45Et ce vol pourrait avoir de lourdes conséquences, Wilfried de Villers.
08:48Nom, prénom, date de naissance, numéro de téléphone, mail et surtout adresse des biens immobiliers.
08:54149 millions de lignes de données subtilisées
08:56et un risque important pour les propriétaires concernés,
08:59estime Philippe Latombe, député modem de Vendée et spécialiste du numérique.
09:03On est sur des données de la personne qui en elle-même peuvent paraître anodines
09:06mais qui, mis bout à bout, favorisent la capacité à les arnaquer.
09:10Par exemple, telle personne a trois logements dont deux sont vacants
09:13et qu'on puisse squatter ses logements pour se dire qu'on peut aller les cambrioler un peu plus facilement.
09:18C'est ce qu'il s'est passé en mars dernier.
09:19Des cambriolages chez des détenteurs d'armes à feu
09:21après le piratage du fichier d'information sur les armes détenues par le ministère de l'Intérieur.
09:27Direction générale des finances publiques, éducation nationale, ANTS,
09:30les vols de données se succèdent sur les sites de l'État.
09:32Ça montre bien qu'il faut absolument rehausser la protection des bases de données de l'État.
09:36Et ce qui m'inquiète, c'est que je n'ai pas l'impression que ce message-là soit réellement
09:40passé dans les administrations
09:41puisque ça fait quand même six mois qu'on a des attaques.
09:43Donc c'est comme s'ils n'avaient pas appris.
09:44À un moment, il va falloir qu'on trouve, un, des moyens de remonter le niveau de protection
09:47et deux, qu'on trouve des responsables.
09:49Le député François Latombe travaille à l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire sur le sujet.
09:53Et l'ouverture du mondial de l'auto en présence d'Emmanuel Macron.
09:56Oui, ce matin, mais la star cette année, ce sera sans doute la future deux-chevaux dévoilée par Stellantis.
10:00Retour désormais effectif, ce sera un modèle 100% électrique fabriqué en Europe
10:04et annoncé par Citroën à 15 000 euros.
10:07Aurélien Fleureau.
10:07Il y a eu le moment R5 chez Renault.
10:10Y aura-t-il le même succès pour la deux-deuche de Citroën ?
10:14Les constructeurs français misent sur des modèles cultes pour relancer leur vente.
10:17La future deux-chevaux qui sera commercialisée en 2028
10:21multiplie les clins d'œil à son ancêtre de 1948, Xavier Chardon, président de Citroën.
10:27On va retrouver des éléments de design sur le capot avant cintré avec des stris,
10:31des beaux passages de roues.
10:33Et puis, on a des éléments qui sont quand même vraiment caractéristiques de la deux-chevaux
10:36comme le toit ouvrant en toile.
10:38On va retrouver des portes qui s'inspirent du modèle original, bien sûr.
10:41Et puis surtout, dedans, on a vraiment voulu remettre l'esprit deux-chevaux,
10:44donc du confort de siège, bien sûr, mais aussi de la simplicité d'usage.
10:47Elle sera produite en Europe, peut-être en Italie, rien n'est encore officiel.
10:51Elle sera plus petite de 10 cm que la deux-chevaux qui s'était vendue à plus de 5 millions
10:56d'exemplaires
10:56et qui est la voiture la plus collectionnée au monde.
10:59Autre clin d'œil, la nouvelle version électrique va permettre aux nostalgiques
11:03de retrouver le bruit caractéristique du démarrage.
11:06Hier, lors de la soirée de présentation, plusieurs collectionneurs étaient présents.
11:10Pas de doute, il s'agissait bien de version thermique.
11:13Merci beaucoup Aurélien Fleureau du service et économie d'Europe.
11:17Enfin, tout de suite, la bourse de Claire Lemaitre.
11:19La chronique bourse avec la Banque Postale, partenaire de la performance des entreprises.
11:24La chronique bourse, bonjour Claire.
11:26Bonjour Clélie.
11:26Le CAC 40 qui ne bouge pas trop et justement, on parlait des salons de l'automobile, le mondial de
11:31l'auto.
11:32Eh bien, l'auto, là, remonte avec le salon.
11:34C'est ça, le CAC 40 gagne 0,2%. Il est un petit peu freiné par le pétrole.
11:38On a un baril de Brent qui repasse les 105 dollars le baril.
11:42Mais on a donc un secteur qui se comporte bien, c'est l'automobile.
11:45Le grand salon parisien qui a donc ouvert ses portes aujourd'hui.
11:48Et puis l'Union Européenne et Pékin ont trouvé un accord pour limiter les importations de véhicules hybrides chinois.
11:55Renault et Stellantis en profitent donc et bondissent d'environ 2%.
11:59C'est bien aussi pour les équipementiers automobiles.
12:02Le luxe est sous surveillance alors que le géant LVMH publiera ce soir son chiffre d'affaires du troisième trimestre.
12:08En attendant, l'action gagne 0,7%. En Europe, Londres et Francfort gagne 0,7%.
12:13Et puis à Paris, le CAC 40 gagne 0,2%. On est à 7 822 points.
12:19Merci Claire, la Bourse Europe 1 avec Boursier.com.
12:22C'était la chronique Bourse avec la Banque Postale.
12:25La banque pour avoir un temps d'avance sur la performance de votre entreprise.
12:28La Banque Postale Citoyenne.
12:31La météo de votre début de semaine avec Géraldine Hamon.
12:34Retrouvez la météo avec Groupe à main.
12:36L'assureur qui sera toujours un point de repère pour les pros.
12:41Géraldine, le ciel est gris au nord-ouest et lumineux à l'est.
12:44Exactement, puisque les éclaircies vont dominer de l'Alsace jusqu'à la Bourgogne-Franche-Comté
12:49sur le pourtour méditerranéen en passant par l'Auvergne-Rhône-Alpes.
12:52A l'ouest en revanche, la perturbation arrivée par l'Atlantique continue de progresser.
12:56Le ciel reste très nuageux et légèrement pluvieux de la Bretagne et de la Basse-Normandie
13:00jusqu'au pays de la Loire et à la Neuve-Aquitaine.
13:03Le ciel deviendra aussi progressivement plus chargé au nord avec quelques pluies possibles
13:07sur la Manche.
13:08Et enfin, dans le sud-ouest, le ciel sera un peu plus variable avec une alternance d'éclaircies
13:12et de nuages.
13:12Il fera 17 à Caen, 18 à Strasbourg et Paris, 19 à Brest, 20 à Lyon, 21 à Bordeaux,
13:1724 à Marseille, 25 à Ajaccio jusqu'à 26 degrés à Perpignan.
13:22Et demain, le ciel sera gris et faiblement pluvieux au nord.
13:25Le soleil sera bien présent au sud.
13:27Les températures maximales, elles, vont légèrement augmenter.
13:3016 à 22 degrés sur la moitié nord de la France, 21 à 26 degrés sur la moitié sud
13:35jusqu'à 27 degrés au pied des Pyrénées.
13:37Merci Géraldine.
13:3913h, 14h.
13:41Europe 1 Info.
13:42Et nous accueillons le docteur Brigitte Millot pour la rubrique
13:44Santé du jour sur Europe 1, Clélie.
13:45Bonjour docteur Millot.
13:47Bonjour tout le monde.
13:48Le peuple Léon XIV a annoncé hier qu'il devait être opéré d'un nodule pulmonaire
13:51dans les prochains jours.
13:52Et vous nous dites que cette actualité peut tous nous concerner,
13:56même si on n'est pas pape.
13:57Pour commencer quand même, qu'est-ce qu'un nodule ?
13:59Oui.
13:59Alors sans spéculer le moins du monde sur l'état de santé du pape,
14:02on peut rappeler que tout le monde peut avoir un nodule.
14:06Il y a plusieurs endroits.
14:07Des nodules de la thyroïde, des seins, sous la peau.
14:10Mais c'est vrai, dès que l'on parle de nodules pulmonaires, on pense cancer.
14:14Alors je le précise tout de suite,
14:16on estime que plus de 80% des nodules pulmonaires sont bénins.
14:21Et je le répète, plus de 80% des nodules pulmonaires sont bénins.
14:24Un nodule pulmonaire est une petite zone anormale,
14:27plus dense que le tissu qui l'entoure,
14:29que l'on repère généralement sur un scanner du thorax,
14:33un scanner comme ça pour autre chose, de manière fortuite.
14:36Il peut mesurer quelques millimètres ou davantage.
14:40Les causes sont multiples.
14:41Ce peut être la trace d'une ancienne infection,
14:44une petite cicatrice, une réaction inflammatoire,
14:47ou une petite formation appelée amartome, totalement bénine.
14:51Mais il peut aussi, dans certains cas, être cancéreux.
14:55En fait, le terme nodule décrit ce que l'on voit à l'imagerie
14:59et ne donne pas du tout la nature de la lésion.
15:02Alors bien sûr, le risque qu'un nodule soit cancéreux dépend de la taille.
15:06S'il fait 3 cm, il y a plus de risque.
15:08Évidemment, on ne parle même plus de nodule.
15:11Donc, il dépend de la taille, de la forme,
15:14s'il est bien rond, bien régulier, ou s'il est au contraire très irrégulier,
15:17de la densité du nodule et de son évolution.
15:20Il dépend aussi de l'âge de la personne,
15:23de ses antécédents, s'il fume,
15:26ainsi que des signes cliniques qui l'accompagnent.
15:28S'il y a un essoufflement, une toux, du sang dans les crachats,
15:32là, il y a plus de risque.
15:32Alors, pourquoi retirer un nodule qui ne présente pas de risque majeur ?
15:38C'est une vraie question,
15:39qui dépend encore une fois des informations médicales disponibles
15:42et du niveau de suspicion.
15:44Mais cela ne signifie pas nécessairement qu'un cancer est probable.
15:49Ce peut être à titre préventif
15:51et pour éviter une surveillance régulière par scanner
15:54ou pour éviter une biopsie.
15:56Par ailleurs, retirer le nodule rapidement
15:59permet d'avoir un diagnostic de certitude
16:01et de traiter précocement s'il s'agit d'un nodule tenséreux,
16:05donc d'augmenter les chances de guérison.
16:08Quoi qu'il en soit, cette actualité nous rappelle à tous
16:11qu'il ne faut pas paniquer à l'annonce d'un nodule.
16:14La plupart des nodules sont bénins, je le répète,
16:16et retirer un nodule ne signifie pas nécessairement qu'il est dangereux.
16:20Un nodule est un signal à explorer,
16:22mais pas un diagnostic à lui tout seul.
16:25Merci beaucoup Brigitte, et nos pensées accompagnent le pape,
16:27quand même, pour cette opération.
16:29Bien sûr qu'à demain, une heure et quart,
16:31comme d'habitude dans Europe 1 Info,
16:32à présent place au débat,
16:34c'est Raphaël Glucksmann qui remporte la primaire de la gauche,
16:36alors on verra avec Yvan Rioufol et Jean-Michel Salvatore
16:39qui cette victoire arrange,
16:41et qui cette victoire n'arrange pas aussi.
16:43Il est 13h17, excellente après-midi,
16:45vous écoutez Clélie Mathias sur Europe 1.
16:4613h, 14h, Europe 1 Info.
16:50A l'écoute des pros, avec Ikea pour les pros.
16:53Ikea pour les pros offre un service.
16:55Avec Clélie Mathias sur Europe 1,
16:56il y a 13h20, on vous retrouve avec le chroniqueur politique
16:59et communicant Jean-Michel Salvatore
17:01et le journaliste Yvan Rioufol.
17:02Bonjour à tous les deux, soyez les bienvenus.
17:05Bonjour.
17:06On commence par Raphaël Glucksmann
17:08qui a été désigné candidat de la gauche sociale démocrate
17:10avec plus de 66% des voix.
17:13qu'une victoire large dès le premier tour
17:15et la soirée a été marquée hier par une enfarinade.
17:19Raphaël Glucksmann, écoutez-le,
17:20il était sur France Inter ce matin.
17:22Chaque événement qu'on organise,
17:25chaque manifestation dans laquelle on se rend,
17:28il y a des militants insoumis
17:29qui harcèlent, qui insultent
17:32ou qui enfarinent ou qui menacent.
17:36C'est un militant insoumis hier soir qui vous a enfariné ?
17:39Ah non, si c'était le cas.
17:40C'est récurrent, il y a un climat comme ça.
17:43Donc moi, je veux le dire, Jean-Luc Mélenchon,
17:44il doit décider s'il est sept mois qui viennent.
17:46Eh bien, ça va être ce type d'événement tout le temps.
17:49Et s'il décide que ce n'est pas ça,
17:50eh bien, il doit désavouer formellement
17:52que ses supporters agressent.
17:54Et nous allons mettre fin
17:55à l'hégémonie psychologique,
17:57culturelle, politique, idéologique,
17:59des brutaux et des violents sur la gauche française.
18:02Parce que la gauche française, ce n'est pas cela.
18:03Jean-Michel Salvatore, justement, cette victoire,
18:06ce mandat qu'il a eu, en fait,
18:08pour représenter la gauche sociale-démocrate,
18:10c'est un mandat pour sa ligne politique
18:12ou c'est un vote rejet de LFI ?
18:14Ah, moi, je crois que c'est quand même
18:15beaucoup un vote rejet de LFI.
18:17C'est même une humiliation pour Olivier Faure
18:21qui a porté cette ligne, finalement,
18:24de convergence avec la France insoumise.
18:26Le résultat, il est incroyable.
18:28Vous avez 67% d'un côté, 15% de l'autre.
18:31Il lui met plus de 50 points dans la vue.
18:34Donc, évidemment, pour Olivier Faure,
18:36c'est une humiliation terrible.
18:38Et pour Glucksmann, finalement,
18:40c'est la validation qu'il existe
18:42une gauche non-mélenchoniste.
18:45Et moi, je trouve que c'est plutôt
18:46une bonne nouvelle pour la politique française
18:48parce que c'est vrai que Mélenchon,
18:50avec tous ses excès,
18:51cette violence permanente, etc.,
18:54donnait au débat politique
18:55une image et une coloration très inquiétantes.
18:59Là, au moins, on a des adversaires
19:01qui sont raisonnables.
19:02Alors, qui sont raisonnables
19:03même s'ils ont un programme
19:05qui, finalement, est très contestable.
19:07Quand on voit, par exemple,
19:08que Glucksmann, il est favorable
19:10à la taxe Zuckmann, quand même.
19:13Glucksmann, il veut alourdir
19:14les droits de succession.
19:15Il ne faut pas oublier ça.
19:17Et Glucksmann, il est pour le statu quo
19:19sur les retraites.
19:20Donc, ça en fait quand même
19:21un programme économiquement
19:23assez inquiétant.
19:24Mais au moins, ce sont des gens
19:25avec qui on peut parler
19:26d'une façon normale
19:28dans une démocratie
19:29qui fonctionne à peu près normalement.
19:31Yvan Réphol, vous êtes d'accord
19:32avec ce que vient de dire
19:34Jean-Michel Talbator ?
19:35Je me félicite, en effet,
19:37que Glucksmann ait rompu
19:38avec la secte, si je puis dire,
19:40et qu'il ait vu qu'il y avait
19:41effectivement un danger démocratique
19:42dans cette France insoumise
19:44qui est devenue très sectaire,
19:45perméable à l'idéologie islamiste.
19:47Parce que c'est aussi ça,
19:48maintenant, la France insoumise.
19:49Donc, il est bien
19:50qu'au cœur de la gauche,
19:51il y ait cette fracture
19:52qui soit apparue.
19:53Il y a deux gauches,
19:54les deux gauches irréconciliables,
19:56dont parlait
19:57l'ancien Premier ministre.
19:59Manuel Valls ?
20:00Manuel Valls, pardon,
20:01j'ai un trou de mémoire maintenant,
20:02parce qu'il a déjà disparu
20:03du paysage.
20:06Mais quand je dis
20:07« je demande à voir »,
20:07c'est que j'ai...
20:08Donc, je me félicite,
20:09encore une fois,
20:10de la lucidité de Glucksmann,
20:12mais je l'ai entendu,
20:12et ça a été presque
20:13ses premiers mots,
20:14qui a été de dire
20:15« notre véritable adversaire,
20:16c'est l'extrême droite. »
20:18« Notre véritable adversaire,
20:19c'est l'extrême droite. »
20:19Je pensais que
20:20leur véritable adversaire,
20:21à eux,
20:22c'était la France insoumise.
20:23Et que l'extrême droite,
20:24comme l'avait vu,
20:25en tout cas,
20:29à la primaire,
20:30qui a été évacuée
20:31pour des raisons inconnues,
20:33disait « nous avons oublié le peuple. »
20:35Or, c'est précisément
20:36ce qu'ils appellent
20:37l'extrême droite
20:38qui est porteuse
20:39d'une partie
20:40de cette voix
20:41d'un peuple
20:41qui n'arrive pas
20:42à se faire représenter
20:43par la gauche.
20:43Et donc,
20:44quand j'entends Glucksmann dire
20:45« notre adversaire,
20:46c'est l'extrême droite »,
20:46je me demande
20:47si au bout du compte
20:48et au bout du bout,
20:49s'il y avait un affrontement,
20:50ce qui est possible
20:51entre Mélenchon et Le Pen
20:52au second tour,
20:54je me demande
20:54si toute cette gauche
20:56soi-disant démocratique,
20:58bien peignée
20:59et sympathique,
21:00appellera à voter
21:02pour...
21:02ou appellera à s'abstenir
21:04ou sinon à voter
21:05pour Mélenchon.
21:05Pour vous,
21:06la rupture
21:07avec les Insoumis
21:08n'est pas si claire
21:09que ça pour vous.
21:09Non, pour moi, non.
21:11Jean-Michel Savator.
21:11L'épreuve de vérité,
21:13ça sera le deuxième tour
21:14des législatives
21:15après la présidentielle.
21:16Et là, on verra
21:20si Raphaël Glucksmann
21:22reste sur sa ligne
21:22et même Jérôme Gage,
21:23parce que Jérôme Gage
21:24était sur sa ligne
21:26et souvenez-vous
21:26de ce que Jérôme Gage
21:28disait de Mélenchon.
21:29Il disait
21:30c'est un salopard
21:31antisémite.
21:32Donc, on verra
21:34si les socialistes
21:35au second tour
21:37de la législative
21:38seront prêts
21:39à s'allier
21:39aux salopards
21:41antisémites
21:42ou s'ils s'abstiendront.
21:44Je pense que là,
21:44il y aura vraiment
21:45une épreuve de vérité.
21:46Raphaël Glucksmann,
21:47lui,
21:47il veut croire
21:47que l'affaire est réglée.
21:48La ligne a été tranchée
21:49avec netteté,
21:50il n'y aura pas d'alliance
21:51avec la France Insoumise,
21:52a-t-il dit ?
21:52On rappelle quand même
21:53qu'Olivier Faure avait dit
21:54que le parti socialiste
21:55déciderait seul
21:56le moment venu
21:57de ce qu'il fait
21:58aux législatives.
21:59Et Raphaël Glucksmann
22:00a répondu
22:00que Olivier Faure
22:01n'est plus majoritaire
22:02dans son parti.
22:03Finalement,
22:03je me posais la question,
22:04ça arrange qui cette victoire
22:05et ça n'arrange pas qui
22:06cette victoire ?
22:07Je pense que pour Mélenchon,
22:09ce n'est pas une bonne nouvelle
22:10parce qu'il va avoir
22:12un partenaire à gauche
22:13assez difficile.
22:16Et puis moi,
22:16je pense que c'est une mauvaise nouvelle
22:17pour François Hollande
22:18parce que François Hollande,
22:19il pouvait espérer
22:20se faufiler à la présidentielle
22:23si Glucksmann avait été mal élu,
22:25s'il avait été élu
22:25au deuxième tour,
22:27Ricrac, etc.
22:28Bon, là,
22:29Glucksmann,
22:30c'est un plébiscite,
22:3167%,
22:31c'est un score magistral
22:33dès le premier tour.
22:35Donc, pour Hollande,
22:35ça va être plus compliqué.
22:36Et les écolos aussi.
22:38Et les écolos aussi, oui.
22:40Mais je pense que pour Hollande
22:41qui, lui, était tapis dans l'ombre,
22:43là, je pense qu'il va avoir un problème.
22:44Évan Réphold ?
22:45La leçon qu'il faut en tirer,
22:47elle saute aux yeux,
22:48c'est que c'est un effacement
22:49du Parti Socialiste,
22:50c'est la mort du Parti Socialiste.
22:52Glucksmann n'est pas membre
22:53du Parti Socialiste,
22:54le secrétaire général
22:55du Parti Socialiste
22:56n'a pas eu 20%.
22:58Ségolène Royal,
22:59qui disait vouloir
23:00revivifier la mémoire socialiste,
23:02a fait 7%.
23:03Et en plus,
23:05Glucksmann a été élu
23:06sur un corps électoral
23:07qui, si on le généralise
23:09à l'ensemble du corps français,
23:10représente 0,1% des Français.
23:13C'est-à-dire que ça devient ridicule.
23:15C'est un mini-événement
23:16et c'est un mini-événement
23:18qui montre que le socialisme,
23:19maintenant, ne veut plus rien dire
23:20et ne porte plus.
23:21Il avait déjà fait 1,7%
23:22à la présidentielle.
23:23Pardon, il faut que je m'interrompe.
23:25Et donc, voilà,
23:26le socialisme est mort.
23:27Eh bien, vous ne vous inquiétez pas,
23:28on va continuer d'en parler.
23:29C'était la conclusion,
23:30il était vraie.
23:30Yvan Riaufol.
23:31Je vous voyais faire des gestes pour blague.
23:33Yvan Riaufol
23:34et Jean-Michel Salvatore
23:35dans le débat d'Europe 1.
23:36Enfin, on parlera du mouvement lycéen
23:38après le journal permanent.
23:39Il est 13h27,
23:40vous écoutez Europe 1.
23:44Europe 1.
23:46Objectif Élysée 2027.
23:47Marine Le Pen,
23:48invité exceptionnel.
23:50Europe 1.
23:51Europe 1.
23:51On se poursuit sur Europe 1
23:52avec vous, Clélie Mathias
23:53et vos deux chroniqueurs,
23:55Yvan Riaufol
23:55et Jean-Michel Salvatore.
23:57On va parler du mouvement lycéen
23:59et étudiant aussi.
24:01Vous avez vu que ce week-end,
24:02les forces de police
24:03ont évacué des manifestants
24:04d'un bâtiment de l'université de Nantes
24:06qui les occupait en solidarité
24:08avec le mouvement lycéen.
24:09Il y a eu d'énormes dégradations constatées.
24:12Et écoutez l'extrait de l'édito
24:14de Laurent Tessier ce matin sur Europe 1.
24:16Une partie de la fac de Nantes
24:17a été saccagée,
24:18squattée pendant trois jours,
24:19des tags anti-police,
24:20des murs souillés,
24:21des bureaux vandalisés,
24:22du matériel informatique cassé,
24:24des sacs remplis d'excréments
24:25des tas de pavés pour être jetés.
24:27Et les forces de l'ordre
24:27sont intervenues samedi matin.
24:29Je connais bien les lieux.
24:30Oui, parce que j'étais étudiant
24:31dans ce bâtiment.
24:32Pendant ma licence de sociologie
24:33sur le campus du Terte,
24:34j'ai entendu les propos
24:35de la présidente de l'université de Nantes,
24:37Karine Berneau,
24:37samedi sur BFM.
24:38Je n'ai pas de mots
24:39à part l'écœurement,
24:41la colère.
24:42Il y a un étudiant,
24:43par exemple,
24:43un élu étudiant
24:44qui a été menacé de mort
24:45avec un couteau.
24:46L'intervention de la police
24:48a été réalisée à sa demande.
24:49Mais pourquoi n'avoir pas agi
24:50dès le premier jour
24:51du blocage mercredi ?
24:52Pourquoi avoir attendu
24:53des universitaires,
24:54des enseignants
24:55qui ont alimenté
24:56pendant des années
24:57l'extrême-gauche ?
24:57Yvan Réofol,
24:58vous aussi,
24:59vous connaissez bien
24:59cette ville de Nantes.
25:00Est-ce que vous êtes d'accord
25:01avec Laurent Tessier ?
25:02Il y a un paradoxe
25:03dans cette ville ?
25:04Moi, je connais Nantes.
25:06J'ai fait mes études
25:07de droit à Nantes.
25:07J'ai fait quasiment
25:08six ans de droit à Nantes.
25:10Et dans les années 70,
25:11c'est déjà...
25:12Alors, la faculté de droit
25:13de Nantes penchée à gauche,
25:15mais était encore
25:16à peu près ouverte aux autres.
25:18Mais déjà,
25:19la faculté de l'aide
25:19qui était à quelques centaines
25:21de mètres de là
25:21était très systématiquement
25:23envahie par les mouvements
25:24gauchistes de l'époque,
25:25les mouvements post-68ards.
25:26Donc, ce n'est pas une nouveauté.
25:28Et Nantes a toujours eu connu
25:30un foyer anarcho-syndicaliste.
25:32En mai 68,
25:33c'était Sud Aviation
25:34qui avait mené
25:35le mouvement des ouvriers.
25:37Il y a eu le mouvement
25:38des paysans travailleurs.
25:39J'avais travaillé sur ce sujet
25:41quand j'étais étudiant en droit
25:42dans les années 70
25:43et né à la Chapelle-sur-Air,
25:45ce qui allait donner ensuite
25:46le mouvement de José Bové et compagnie.
25:48Donc, il y a quand même eu
25:49cette structure nantaise
25:52qui, au-delà de cette ville bourgeoise,
25:54est une ville ouvrière
25:55et une ville avec un potentiel révolutionnaire.
25:57Là, maintenant,
25:58on va quand même
25:58à un stade au-dessus,
26:00naturellement,
26:01parce qu'on tombe
26:02dans ce qui est maintenant
26:04la mise,
26:05le commun
26:06dans ces grandes manifestations,
26:09c'est-à-dire
26:09une sorte d'islamo-
26:11pas une sorte,
26:11un islamo-gauchisme,
26:12c'est-à-dire un gauchisme
26:13qui s'ajoute
26:14à une subversion islamique
26:16qui ne se cache plus
26:17quand elle fait agiter
26:19les drapeaux palestiniens,
26:20qu'elle porte des keffiers,
26:22qu'elle parle de Gaza,
26:23etc.,
26:24qu'elle mime des petites intifadas.
26:25Et donc,
26:26Nantes est un petit peu
26:27le réceptacle
26:28de ce qu'est devenu
26:29cette extrême-gauche
26:29qui s'était également
26:31refait remarquer
26:32dans la ZAD
26:36de l'ancien aéroport,
26:38Notre-Dame-des-Landes,
26:40qui là aussi
26:41avait permis
26:42des répétitions générales.
26:43Mais je reviens
26:43sur le paradoxe
26:44soulevé par Laurent Tessier
26:45parce que Karine Berneau,
26:46qu'on a entendu
26:47dans l'extrait
26:48que je vous ai passé,
26:49c'est la présidente
26:49de l'université de Nantes,
26:51c'était en 2022
26:53lors de l'élection présidentielle,
26:54elle avait appelé
26:56à faire barrage
26:57à l'extrême-droite
26:58et il y avait
26:58toute une polémique
26:59parce qu'elle contrevenait
27:00au devoir de neutralité.
27:02Oui,
27:03mais c'est vrai
27:03que Nantes
27:04paye aussi
27:05la politique
27:06de sa mère,
27:08de Mme Joanna Roland,
27:10il ne faut pas l'oublier,
27:11c'est l'adjointe
27:12d'Olivier Faure,
27:12ce qui nous ramène
27:13au sujet précédent,
27:14l'adjointe d'Olivier Faure
27:15à la tête
27:16du Parti Socialiste.
27:17Souvenez-vous
27:18que lors des municipales,
27:19elle avait dit
27:20qu'il n'était pas question
27:21que le Parti Socialiste
27:21fasse un accord global
27:23avec la France Insoumise
27:24et puis qu'est-ce
27:25qu'elle a fait
27:25entre le premier
27:26et le deuxième tour
27:27pour sauver sa place
27:29et pour sauver
27:30son siège de maire ?
27:31Elle a fait un pacte
27:33avec la France Insoumise
27:34et donc elle a été réélue.
27:35Et finalement,
27:36quand on regarde
27:36un petit peu cette ville,
27:37on a quand même
27:38un peu le sentiment
27:39que le laxisme généralisé
27:43qui prévaut
27:44depuis l'élection
27:45de Mme Roland
27:46finalement produit
27:47des effets épouvantables
27:48parce qu'on le voit
27:49au niveau de la sécurité,
27:51on le voit
27:51au niveau de la prostitution,
27:53on le voit
27:53au niveau du narcotrafic,
27:55on le voit aussi
27:56au niveau des violences
27:57qui sont générées
27:57par les étudiants.
27:58Donc c'est une ville
27:59qui est en train
28:00de basculer
28:01alors que c'était une ville,
28:02alors c'est vrai
28:02que ça a toujours été
28:03une ville
28:04qui a connu
28:04beaucoup d'alternances
28:05entre la gauche
28:06et la droite.
28:07Quasiment à chaque municipal,
28:09il y avait une alternance.
28:12Jean-Marc Ayrault
28:13a tenu la ville
28:14beaucoup plus longtemps
28:15et c'est vrai
28:15que depuis
28:16que Mme Roland
28:16est arrivée,
28:17c'est vrai
28:17qu'il y a un basculement,
28:19un laxisme généralisé
28:20et on voit le résultat
28:21et le résultat paroxystique,
28:23c'est ce qui se passe
28:23dans l'université.
28:25Et d'ailleurs,
28:26à ce sujet-là,
28:26est-ce que vous pensez
28:27que le mouvement,
28:27alors il y aura
28:28une grande manifestation
28:29prévue demain
28:30mais que le mouvement
28:31a tendance à diminuer
28:32un peu ces lycéens
28:33et étudiants contestataires ?
28:35On le sent, oui.
28:36On sent que ça diminue.
28:37Il va y avoir quand même
28:38deux grands tests.
28:39Demain,
28:40on va voir si
28:40en fait c'est un répit
28:42ou si...
28:42Enfin, on a quand même
28:43le sentiment
28:43que les vacances approchant,
28:46les lycéens
28:47sont peut-être
28:48un petit peu moins motivés
28:49et puis peut-être aussi
28:50que la politisation
28:51est moins active.
28:52Il y aura sans doute
28:53un rendez-vous
28:54qui sera plus dangereux
28:55et plus important,
28:57c'est celui de samedi prochain
28:58avec cette grève,
29:00enfin ce mouvement général
29:01où là,
29:01il peut y avoir
29:02une convergence des luttes
29:03comme disent les...
29:04Pour reprendre l'expression consacrée.
29:05...les agitateurs de LFI
29:07avec les gilets jaunes.
29:09Les agriculteurs
29:09sont aussi extrêmement mécontents.
29:11Vous avez aussi
29:12les étudiants dans les facs,
29:14on l'a vu.
29:15Et puis,
29:15il y a aussi la police.
29:17Je pense que
29:17si les violences continuent,
29:19je pense que le gouvernement
29:20finira par avoir
29:21un problème avec la police.
29:22Alors justement,
29:22vous parliez de samedi
29:23et de ce grand mouvement,
29:25de cet appel à se mobiliser
29:26où il pourrait y avoir
29:27plusieurs types de profils
29:30d'ailleurs dans les rues.
29:31On en parlera
29:31et vous nous donnez
29:32votre avis.
29:33Yvan Rioffo.
29:33Voilà, tout de suite.
29:34Il est 13h38,
29:35excellente après-midi
29:36avec Lélie Mathias
29:36et ses chroniqueurs
29:37sur Europe 1.
29:3813h, 14h.
29:40Europe 1 Info.
29:42On en parle.
29:44Thierry Marx,
29:44pourquoi offrir
29:45votre soutien ?
29:46La suite d'Europe 1 Info
29:47sur Europe 1
29:48avec Lélie Mathias
29:49et vos deux chroniqueurs
29:49qui élit,
29:50Jean-Michel Salvatore
29:51et Yvan Rioffo.
29:51On poursuit.
29:53On poursuit notre débat.
29:53Est-ce que vous disiez,
29:54Jean-Michel Salvatore,
29:55sur cette colère qui monte
29:56et qui s'exprimera sans doute
29:57dans les rues,
29:59sur les routes aussi samedi
30:01à propos du prix des carburants ?
30:03Écoutez Emmanuel Macron
30:04qui a pris la parole
30:04sur la libération
30:05des stocks stratégiques.
30:06C'était ce matin
30:07au Mondial de l'Auto à Paris.
30:08Avec la libération
30:09des stocks stratégiques
30:10et les discussions
30:10en particulier
30:12avec nos grandes entreprises
30:13permettent de faire
30:14qu'à la pompe
30:15ce prix soit le plus bas possible.
30:17C'est le sens
30:18de ce que le Premier ministre
30:19a annoncé la semaine dernière
30:20et donc le gouvernement
30:22est à la manœuvre
30:23pour justement
30:24baisser ses prix au maximum,
30:27mettre la pression
30:27et donc baisser
30:29les marges
30:30aujourd'hui
30:31du côté raffineur
30:33et utiliser à plein
30:34la libération
30:34de ces stocks stratégiques
30:36pour aider à baisser
30:37les prix à la pompe.
30:38Yvan, vous aviez bien étudié
30:39le mouvement des Gilets jaunes
30:40à l'époque.
30:41Est-ce que là
30:42vous ressentez la même chose,
30:43la même colère,
30:44la même grogne,
30:45ce même type de contestation ?
30:47Oui, les raisons
30:47de la colère
30:48sont les mêmes.
30:49Elles se sont même aggravées.
30:50C'est-à-dire
30:51les raisons de la colère initiale
30:52c'était effectivement
30:52des taxes sur l'essence
30:54à l'époque
30:55pour des raisons écologiques.
30:58Il y avait également
30:59cette demande de démocratie
31:00à travers les Gilets jaunes
31:02et à travers cette demande
31:03de référendum, etc.
31:04Mais c'était un mouvement
31:05spontané.
31:05C'était un mouvement
31:06qui a d'abord
31:07mobilisé la France
31:08rurale,
31:08la France périphérique
31:09et qui est d'ailleurs
31:10au tout départ,
31:12je m'en souviens parfaitement,
31:13avait été délégitimée
31:14par l'ensemble
31:15du monde syndical
31:16et la France insoumise
31:17ne s'était raccrochée
31:18qu'à la fin,
31:19d'ailleurs pour dénaturer
31:20le mouvement
31:20à travers les antifas
31:22et des violences extrêmes.
31:23Là, pour l'instant,
31:24on se rend compte
31:24que l'appropriation
31:25de la France insoumise
31:26se fait immédiatement
31:27non seulement à travers
31:28les mouvements des lycéens
31:29qui pourraient rejoindre
31:30ces Gilets jaunes
31:30et pour les Gilets jaunes aussi.
31:32Donc je crains
31:32que d'abord
31:33ce mouvement
31:34ne manque de souffle
31:35et il manque de spontanéité.
31:36On ne retrouvera pas
31:37ce grand soulèvement
31:39de la société civile.
31:40On va retrouver
31:41le savoir-faire
31:42de la France insoumise
31:44mais c'est un savoir-faire
31:44qui, me semble-t-il,
31:46ne peut s'imposer
31:47dans le débat public
31:48qu'à travers une radicalité
31:49toujours plus importante.
31:51Quand j'entends radicalité,
31:52j'entends violence
31:52de plus en plus importante.
31:53Donc je crois
31:54que la France insoumise
31:55porte en elle-même
31:56la répulsion
31:57qu'elle commence à susciter
31:58au cœur même
31:59de la France silencieuse.
32:00Il était intéressant
32:00de voir par exemple
32:01que la survenue
32:02de cette jeune lycéenne
32:03Louise
32:04qui était maintenant
32:06sur tous les plateaux
32:07et qui nous dit
32:08dans le fond
32:09que certes
32:10elle se reconnaît
32:11dans la détresse lycéenne
32:13mais que cette détresse lycéenne
32:14ne doit pas aller
32:14jusqu'à bloquer les lycées
32:16et qu'il y a
32:17une majorité silencieuse
32:18dans cette génération Z,
32:20la jeune Z
32:21et que cette génération silencieuse
32:25ne cautionne pas
32:26à l'extrême gauche.
32:27Je pense qu'il peut apparaître
32:28également au cœur
32:29de la société civile
32:30cette autre France silencieuse
32:31que j'avais appelée
32:31la France oubliée.
32:32j'ai fait un livre récent
32:33pour décrire ceci
32:34cette France oubliée
32:35qui en a marre
32:36de se faire caricaturer
32:37également par cette extrême gauche
32:38qui naturellement
32:39sait utiliser les réseaux sociaux
32:40et très habile
32:42et très professionnel
32:43dans la manière
32:44de conduire la politique
32:45mais qui oublie
32:46qu'il y a toute une partie
32:47d'une France
32:47qui veut rester française
32:49et qui ne veut pas
32:50se faire manipuler
32:51et qui surtout
32:51n'a pas envie
32:52de payer
32:52et qui en a marre
32:53et qui ne peut plus
32:54et qui le sent
32:54être étranglé.
32:55Jean-Michel Savaltois
32:56sans vouloir dévoiler
32:57des points de nos conversations
32:58privées peut-être
32:59vous me disiez
33:00mais il n'y a pas
33:00que les carburants
33:01il y a le gaz aussi
33:02attention.
33:03Oui il y a le gaz
33:03et c'est vrai
33:03qu'on a appris aujourd'hui
33:05que le gaz
33:05allait augmenter
33:06de 6,6%
33:07à partir du 1er novembre
33:09et si on regarde
33:10un petit peu les chiffres
33:11sur 5 ou 6 ans
33:12on se rend compte
33:13que le prix du gaz
33:14a augmenté
33:15de 80%.
33:16C'est une augmentation
33:18gigantesque évidemment
33:19qui a commencé
33:20avec la guerre en Ukraine
33:22et qui se poursuit maintenant
33:24et donc ça évidemment
33:25ça pèse
33:25ça pèse sur le pouvoir
33:26d'achat des Français
33:27et c'est vrai
33:28que ça se conjugue
33:29avec l'augmentation
33:30du prix du carburant
33:31donc évidemment
33:33que ça crée
33:33une désespérance
33:35une colère terrible
33:36mais c'est vrai
33:37qu'en fait
33:38il y a beaucoup
33:40d'observateurs
33:40qui imaginent
33:41que le mouvement
33:42des gilets jaunes
33:43va réapparaître
33:45moi j'ai tendance
33:46à penser quand même
33:47que l'histoire
33:48ne se répète jamais
33:49et il peut y avoir
33:50de nouveaux mouvements
33:51mais sans doute pas
33:52des mouvements
33:53de cette nature-là
33:54parce que finalement
33:55les problèmes sont différents
33:56et qu'on est à 7 mois
33:57d'une présidentielle
33:58et qu'on est à 7 mois
33:59d'une présidentielle
33:59et en général
34:00c'est vrai que
34:01les Français se disent
34:02on se réserve
34:04pour le premier tour
34:07le deuxième tour
34:07de l'élection présidentielle
34:08et c'est peut-être
34:09comme ça
34:10que les Français
34:12espèrent manifester
34:13je pense que
34:14pour le gouvernement
34:14c'est très important
34:15parce qu'il faut se souvenir
34:16que les gilets jaunes
34:17s'étaient traduits
34:20par un plan
34:21qui avait été annoncé
34:21par Emmanuel Macron
34:22et qui avait coûté
34:2317 milliards d'euros
34:2417 milliards d'aides
34:26qui n'avaient pas été
34:27extrêmement efficaces
34:28d'ailleurs
34:28et on n'avait pas été
34:29très regardant
34:30sur le suivi
34:32de ces dépenses
34:32de 17 milliards
34:33aujourd'hui
34:34aujourd'hui
34:36le gouvernement
34:37n'a pas les moyens
34:38de dépenser
34:41une telle somme
34:42et c'est vrai
34:42que là
34:43il y a une vraie inquiétude
34:44du gouvernement
34:44si le mouvement
34:47est important
34:48samedi prochain
34:49et s'il doit se poursuivre
34:50c'est vrai que
34:51c'est un sujet
34:53d'inquiétude supplémentaire
34:54pour Sébastien Le Corneu
34:55Petite parenthèse
34:56mais qui est liée aussi
34:57finalement
34:58que pensait
34:58de Donald Trump
34:59qui se détourne
35:00de l'Ukraine
35:00qui désavoue Zelensky
35:02et qui signe un partenariat
35:03avec Poutine
35:03sur le diesel russe
35:05moi je trouve
35:05que c'est comme
35:06pour moi
35:07c'est une trahison
35:08quand même
35:08c'est à dire
35:08que là
35:09véritablement
35:09on savait que
35:10Donald Trump
35:11était un allié
35:12pas très fiable
35:13pour les Européens
35:14mais là
35:15c'est quand même
35:16absolument incroyable
35:17que finalement
35:19il s'aligne
35:20sur Poutine
35:23pour bénéficier
35:24du diesel russe
35:26mais dans des quantités
35:27finalement
35:28assez négligeables
35:29parce que
35:29quand on regarde
35:30un petit peu
35:31les quantités
35:31qu'il va pouvoir
35:32acheter aux Russes
35:33ça représente
35:34à peu près
35:34une journée
35:35de consommation
35:37américaine
35:37mais il le fait aussi
35:39parce qu'il voit bien
35:40qu'il avait promis
35:41lorsqu'il était élu
35:42qu'il se concentrerait
35:44sur les Etats-Unis
35:45sur la vie des Américains
35:46et là
35:47les Américains
35:48sont de plus en plus furieux
35:49de voir que
35:50finalement
35:51il a deux guerres
35:51sur les bras
35:53une guerre
35:53avec l'Iran
35:54et puis
35:55un conflit
35:56avec l'Ukraine
35:57qu'il avait dit
35:58facile à régler
35:59vous vous souvenez
36:00qu'il avait dit
36:00qu'il pouvait le régler
36:01en 24h
36:02et finalement
36:02on y est toujours
36:03donc en fait
36:04il se dit que
36:05pour essayer
36:06de limiter
36:07les dégâts
36:09aux élections
36:09du mois de novembre
36:10il faudrait qu'il fasse
36:11un geste
36:12il faudrait qu'il montre
36:12à son peuple
36:13qu'il s'intéresse plus
36:14à eux
36:15qu'à l'étranger
36:16et l'une des façons
36:16de le faire
36:17c'est de mettre
36:17la pression
36:18sur l'Ukraine
36:18Jean-Michel Salvatore
36:19Yvan Rioufoil
36:20dans le débat
36:20d'Europe 1 Info
36:21on a commencé
36:22en parlant
36:22de la primaire
36:23de la gauche
36:23de la victoire
36:23de Raphaël Glucksmann
36:24on va parler
36:25un peu
36:25de la droite
36:26juste avant
36:26le journal
36:27permanent
36:28de 14h
36:28sur Europe 1
36:29il est 13h47
36:30à tout de suite
36:30avec Clélie Mathias
36:31sur Europe 1
36:3213h
36:3314h
36:34Europe 1 Info
36:36Bonjour
36:36c'est Sophie Davant
36:37mon voisin
36:38possède une maison
36:39à la campagne
36:40qu'il met
36:41Europe 1 Info
36:42et bien si
36:42il nous rejoindra
36:432h moins 10
36:43sur Europe 1
36:44la suite d'Europe 1 Info
36:45c'est avec Clélie Mathias
36:46et vos chroniqueurs
36:47Clélie
36:47les journalistes
36:48Yvan Rioufoil
36:49et le chroniqueur politique
36:50et communiquant
36:50Jean-Michel Salvatore
36:52après avoir parlé
36:53de la gauche
36:53parlons de la droite
36:54écoutez Michel Barnier
36:55qui était l'invité
36:55de Laurence Ferrari
36:56ce matin
36:57sur Europe 1
36:57et c'est News
36:58l'ancien Premier ministre
36:59député Les Républicains
37:00de Paris
37:00qui a affirmé
37:01il faut un seul candidat
37:03du centre et de la droite
37:04il faut l'unité
37:05nous avons
37:05les français attendent
37:07qu'est-ce qu'ils nous disent
37:07aux municipales
37:08qu'est-ce qu'ils disent
37:09sur le terrain
37:09j'étais encore à Clermont-Ferrand
37:10avec les agriculteurs
37:12vendredi
37:12toutes les semaines
37:13je vais écouter les gens
37:14y compris naturellement
37:15dans les arrondissements
37:17qui m'ont choisi
37:18comme député
37:18ils nous disent
37:19entendez-vous là-haut
37:21et réglez nos problèmes
37:22entendez-vous
37:23comme on s'entend
37:24dans des municipalités
37:24dans des départements
37:26entre les gens
37:27de la droite et du centre
37:28donc il faut qu'on s'entende
37:29et personne n'est capable
37:30de s'entendre
37:31nous verrons bien
37:32on va se donner encore
37:32quelques semaines
37:33de décantation
37:34de débat
37:35alors de décantation
37:37le débat
37:38il faut qu'on s'entende
37:39on est d'accord
37:39mais comment déjà
37:40est-ce que ça passera
37:41est-ce que vous y croyez
37:42vous une primaire de la droite
37:43Yvan Rioufo
37:44non je n'y crois pas
37:45parce que cette droite
37:46ne veut pas analyser
37:47quel est le paysage politique
37:48d'aujourd'hui
37:49le paysage politique d'aujourd'hui
37:50il est d'abord
37:51dans l'effondrement
37:53du socialisme
37:53on l'a dit tout à l'heure
37:55donc dans l'effondrement
37:55de la social-démocratie
37:56c'est une première chose
37:57une première constatation
37:58que l'on peut faire
37:59et la deuxième constatation
38:00c'est que c'est aussi
38:01l'effondrement du bloc central
38:02c'est aussi l'effondrement
38:03du centrisme
38:04et quand j'entends
38:04Michel Barnier dire
38:05qu'il faut une alliance
38:06entre la droite
38:07et le centre
38:08il continue précisément
38:09il s'entête
38:10à vouloir penser
38:11que le centre
38:12représente encore quelque chose
38:13alors que le centre
38:14à travers la Macronie
38:15est devenu répulsif
38:16pour le plus grand nombre
38:17donc ce n'est pas
38:18un message audible
38:20de mon point de vue
38:21et je trouve d'ailleurs
38:22qu'il y a une ambiguïté
38:23dans son soutien
38:23à Bruno Retailleau
38:25parce que Bruno Retailleau
38:27je ne l'entends pas dire
38:29contrairement à ce que soutient Barnier
38:31qu'il faudrait pour lui-même
38:32une alliance
38:33entre la droite
38:34et le centre
38:35j'entends même Bruno Retailleau
38:36dire qu'il n'est pas centriste
38:37qu'il ne veut pas se reconnaître
38:38dans le mouvement macroniste
38:39ni dans le bloc central
38:40etc.
38:41donc je vois moi
38:43des choses
38:44qui ne sont pas dites
38:45ni de la part de Retailleau
38:46ni de la part de Lysnard
38:47et je vois bien en revanche
38:49que le mouvement tectonique
38:50si je puis dire
38:51est en train de faire s'opposer
38:54la gauche radicale
38:55à la droite radicale
38:57je ne sais pas comment
38:57on les appelle maintenant
38:58ou à la droite de la droite
38:59la gauche de la gauche
38:59et les filles
39:00au Rassemblement National
39:01et qu'au bout du compte
39:02va se poser la question
39:03de savoir si oui ou non
39:04il faut une union
39:05de ces droites-là
39:06parce qu'il peut y avoir
39:07des ponts
39:08naturellement
39:08entre Retailleau
39:10Lysnard
39:10Sarah Knafo
39:11Eric Zemmour
39:13Ciotti
39:13et Marine Le Pen
39:14tout le monde
39:15a bien compris ça
39:16il n'y a que la droite
39:17pour l'instant
39:17enfin la droite
39:19embriadée
39:20dans ses refus
39:21de voir la réalité
39:22qui n'ose pas encore
39:23franchir ce pas
39:24mais je pense que c'est ce pas
39:25qui doit être franchi
39:26Jean-Michel Salvatore
39:27Oui moi je suis tout à fait
39:28d'accord avec Yvan
39:28je pense que
39:30la droite et le centre
39:31ne sont d'accord
39:32sur pas grand chose
39:33le centre
39:33c'est le macronisme
39:35et d'ailleurs
39:36Mme Pannier-Runacher
39:37qui est la porte-parole
39:39d'Attal
39:41de Gabriel Attal
39:42et qui fait
39:43le programme
39:43de Gabriel Attal
39:45disait l'autre jour
39:46qu'elle souhaitait
39:48une primaire
39:49qui allait
39:50de Xavier Bertrand
39:51jusqu'à Glucksmann
39:52bon
39:52vous voyez un petit peu
39:53le grand écart
39:54Xavier Bertrand
39:55c'est la gauche
39:56de la droite
39:56et Glucksmann
39:57il a gagné
39:58sa primaire
39:59donc il n'est pas question
40:00qu'il aille
40:01se frotter
40:02à une primaire
40:04de la droite
40:04et du centre
40:05donc si vous voulez
40:06le centre
40:07c'est le macronisme
40:08et puis la droite
40:09c'est autre chose
40:10c'est autre chose
40:10alors évidemment
40:11il y a des points
40:13de convergence possibles
40:14mais je trouve
40:15qu'il y a quand même
40:15plus de choses
40:16qui séparent
40:17le centre de la droite
40:18que de choses
40:18qui les rassemblent
40:19et moi je pense
40:20que le sujet aujourd'hui
40:22c'est de voir
40:23que Bruno Retailleau
40:24dont la campagne patine
40:26et Lysnard
40:27visiblement
40:27il se passe un petit peu
40:28quelque chose
40:29on a envie de se dire
40:29mais pourquoi
40:30ne se rassemblent-ils pas
40:31et pourquoi
40:32ne font-ils pas
40:33un ticket
40:33pour essayer
40:34de créer
40:36une certaine surprise
40:37de créer un déclic
40:38qui pourrait permettre
40:39à la droite
40:40d'être véritablement
40:41représenté
40:42à l'élection présidentielle
40:43vous avez tous les deux
40:44évoqué son nom
40:44David Lysnard
40:45on le voit de plus en plus
40:46sur les réseaux sociaux
40:48un petit peu aussi
40:49dans les sondages
40:50mais le candidat
40:51de Nouvelle Énergie
40:51est-ce qu'il fait une percée
40:52est-ce qu'on y croit
40:54est-ce qu'il y a un mouvement
40:55autour de sa candidature
40:57il y a une injustice
40:58si vous voulez
40:58autour de Lysnard
40:59c'est qu'il n'est pas
41:00dans les sondages
41:00il n'est pas dans les panels
41:02et on ne l'invite
41:03quasiment jamais
41:04à la radio
41:04et à la télévision
41:06or il semblerait
41:08et quand on regarde
41:08un petit peu
41:09les réseaux sociaux
41:09il semblerait
41:10qu'il y ait vraiment
41:13candidat véritablement libéral
41:15aujourd'hui
41:16Retailleau a un discours
41:16qui est plus régalien
41:17qu'économique
41:18et c'est d'ailleurs pour ça
41:19que ça serait intéressant
41:20qu'il se retrouve
41:21même s'ils ne s'entendent pas
41:22parce que l'un
41:23est très régalien
41:24l'autre est économique
41:25et ça pourrait faire
41:26un ensemble intéressant
41:27mais c'est vrai que
41:28Lysnard jusqu'à présent
41:29était un petit peu méprisé
41:32parce que
41:33il a un parti
41:35qui n'est pas très puissant
41:36il n'a pas beaucoup d'argent
41:37etc.
41:37mais c'est vrai
41:38qu'on a quand même
41:39le sentiment
41:39qu'il se passe quelque chose
41:40autour de lui
41:41mais le libéralisme
41:42ça pourrait avoir
41:42la faveur des français
41:43Alors c'est la divine surprise
41:45je suis un libéral
41:47depuis longtemps
41:48et pendant très longtemps
41:49de défendre le libéralisme
41:50y compris au Figaro
41:52je dis ça
41:52devant Jean-Michel Salvador
41:53c'était pas évident
41:55enfin le Figaro
41:55était un journal libéral
41:56mais déjà à cette époque-là
41:57il était compliqué
41:58de se dire libéral
41:59il fallait s'en expliquer
41:59aujourd'hui effectivement
42:00le grand mérite
42:01de Lysnard
42:02c'est de s'affirmer libéral
42:04et d'avoir cet acquiescement
42:06mais son autre grand mérite
42:07c'est d'avoir
42:07une position
42:09plus claire
42:10que celle de Retailleau
42:11me semble-t-il
42:11en disant qu'il veut
42:12une rupture
42:13qu'il veut symboliser
42:14la rupture
42:15et il le prend
42:15de moins en moins
42:16de distance
42:18me semble-t-il
42:18avec toute cette
42:19autre droite souverainiste
42:21dont il semble donner
42:23des signes
42:24de non pas
42:24d'acquiescement
42:25mais sans doute
42:26de filiation
42:27de reconnaissance
42:27donc les gens devinent
42:29qu'à travers Lysnard
42:30il pourrait être
42:31peut-être cette figure
42:32dans le fond
42:32un peu courageuse
42:33qui au nom du libéralisme
42:35serait prêt à s'allier
42:36aux souverainistes
42:37parce que vous pouvez
42:38être souverainiste
42:38je suis souverainiste
42:39et je suis libéral
42:40en même temps
42:40donc il peut y avoir
42:41effectivement
42:42des conservateurs libéraux
42:43ça existe en France
42:44mais non
42:45il n'y a rien
42:46c'est pas du tout
42:47contradictoire
42:48et donc il représente
42:49ce courant-là
42:50Merci beaucoup à tous les deux
42:52Yvan Riufol et Jean-Michel Salvatore
42:54votre après-midi
42:54se poursuit sur Europe 1
42:56avec Romain Desarbres
42:57et Marie-Estelle Dupont
42:58et si on en parlait
42:58et moi je vous dis
42:59à demain 13h
43:00merci à vous Jérôme Dine
43:02Merci Clélie
43:02à demain Clélie
43:03c'était Clélie Mathias
43:04sur Europe 1
43:05et je vous rappelle
43:05que ce soir
43:06à l'occasion du mondial de l'auto
43:08qui s'ouvre aujourd'hui
43:08à Paris
43:09Elisabeth Asseillag
43:10reçoit Alain Favet
43:12des G2 Peugeot
43:13c'est dans la France bouge
43:15ce soir
43:16de 20h30
43:16à 21h30
43:17sur Europe 1
43:18à 21h30

Recommandations