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00:00Europe 1, il est pile, 13h.
00:05Europe 1 Info, 13h, 14h.
00:08Clélie Mathias.
00:09Oui, bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour un nouveau début de semaine ensemble.
00:14On est ensemble pour une heure d'info de débat jusqu'à 14h sur Europe 1.
00:18On commence par le grand journal de la mi-journée en ce lundi 2 novembre.
00:221% des lycées bloquées en cette rentrée des vacances de la Toussaint.
00:25Nous irons à Lille alors que la manifestation de samedi était un petit peu moins fournie.
00:29Oui, pensez-vous que les mobilisations sociales vont s'arrêter ?
00:32C'est la question Europe 1 du jour.
00:33Vous pouvez voter, donner votre avis sur le site et l'appli Europe 1 est pour l'instant.
00:37Vous dites non en grande majorité.
00:39Une bonne nouvelle pour les automobilistes, surtout pour ceux qui sont au diesel.
00:44Les prix ont déjà baissé dans plus de la moitié des stations-service.
00:46Reportage Europe 1 à suivre.
00:48Il a 20 ans, il est italien et il est le plus jeune champion du monde de Formule 1.
00:52Kimi Antonelli a été sacré hier à l'issue du Grand Prix du Mexique.
00:55Et ça faisait 73 ans depuis Ascari qu'un Italien n'avait pas été champion du monde de Formule 1.
01:01Le médicament anti-obésité Végovi arrive en comprimé dans les pharmacies françaises.
01:05Pour qui et qu'est-ce que ça change ?
01:06Réponse avec le docteur Millot dans sa chronique Santé du jour.
01:09C'est dans un quart d'heure.
01:11La tendance météo du jour.
01:12Bonjour Géraldine.
01:13Bonjour Clélie.
01:13Avec un ton contrasté.
01:14Et oui, très nuageux et parfois émis au nord et largement ensoleillé.
01:18Au sud-ouest, les températures, elle, atteignent 9 à 15 degrés en général.
01:2116 à 19 degrés près de la Méditerranée et en Corse.
01:25Météo complète sur Europe 1 à la fin du journal.
01:27Europe 1.
01:29C'est la rentrée scolaire après les vacances de la Toussaint.
01:32Et les blocages ont repris 1% des établissements concernés, soit environ 41 sur 3 700.
01:39C'est ce qu'a indiqué le ministère de l'Éducation.
01:41Des perturbations donc résiduelles, selon le ministre d'Edouard Jeffrey sur France Inter.
01:46À Lille, dans le Nord, le lycée Montebello a été bloqué ce matin.
01:49Reportage pour Europe 1, Maximilien Carlier.
01:51Feu de poubelle et route barrée devant l'établissement.
01:54Plus de moyens pour les lycées, peut-on lire sur une affiche.
01:57200 élèves rassemblés devant les grilles pour cette rentrée scolaire.
02:01Les récentes annonces du gouvernement sont jugées insuffisantes,
02:04selon ces deux adolescents en classe de terminale.
02:07Je pense qu'il faut qu'on continue de se faire entendre tant qu'il n'y a pas de
02:09vraie réforme,
02:10qu'on continue la mobilisation.
02:13Le gouvernement dit qu'ils entendent les élèves, mais qu'ils agissent, qu'ils bougent.
02:18La suppression rapide de Parcoursup, des classes non surchargées, voici ce qu'on réclame, insistent ces deux jeunes.
02:24Mais il y en a certains qui commencent à s'inquiéter de l'accumulation des blocus, des cours annulés.
02:29C'est le cas de cet élève de seconde.
02:31On vient d'arriver, on n'a pas fait énormément de cours, et on commence les blocus et tout,
02:35et je ne sais pas si ça va se terminer.
02:37Ça peut nous mettre en retard pour les prochaines classes.
02:40Moi je trouve qu'il y a des revendications qui ne servent à rien,
02:41genre finir plus tôt, un emploi du temps au moins chargé.
02:44Pour les personnes qui habitent loin, oui, c'est compréhensible, mais pour les autres, non.
02:48Et on espère que le mouvement va s'essouffler, poursuit-il.
02:51Dans la métropole liloise, une poignée d'établissements a été bloqués ce matin.
02:55À Lille, Maximilien Carlier, Europe.
02:57Et Sébastien Lecornu se dit prêt à recevoir de nouveau les lycéens la semaine prochaine.
03:01Après des semaines de mobilisation de la jeunesse, donc,
03:04et de manifestations contre la vie chère le week-end,
03:06les syndicats appellent cette fois les salariés à descendre dans la rue et à faire grève jeudi.
03:11Les autorités s'attendent à ce que le mouvement reprenne de la vigueur,
03:14car samedi dernier, 320 000 personnes ont manifesté partout en France, dont 70 000 à Paris.
03:19C'est 42% de moins qu'il y a 15 jours.
03:22Mais la violence, elle, était encore présente.
03:24Près de lui, sans interpellation,
03:26William Molinier, les incidents se sont multipliés en marge et en dehors des cortèges.
03:30Une image a fait le tour des médias.
03:32Celle de gendarmes mobiles en flamme, cela s'est passé,
03:35porte de Charenton dans le 12e arrondissement parisien.
03:38Une bombe artisanale explose au pied d'une colonne de gendarmes.
03:41Trois d'entre eux sont blessés.
03:43Une enquête est ouverte pour tentative d'homicide.
03:45Autre scène incendiaire à Marseille.
03:47Des barricades et des feux allumés.
03:49Des affrontements autour de la place de la Plaine.
03:51A Grenoble, des heurts avec la police ont éclaté après la dispersion du cortège Lyon-Bordeaux-Toulouse-Rennes-Lille ou
03:59encore Nantes.
04:00Autant de villes ou des groupes radicaux ont tenté de rejoindre les centres-villes pour y commettre des dégradations.
04:06Le bilan national reste lourd.
04:09779 interpellations, 159 policiers et gendarmes blessés, 515 départs de feu, 36 commerces dégradés.
04:16Sachant que la nuit d'Halloween a apporté aussi son lot d'incidents supplémentaires avec 43 membres des forces de
04:23l'ordre blessés au cours de la nuit.
04:25La mobilisation s'affaiblit mais les violences persistent avant un nouveau rendez-vous social fixé à jeudi.
04:33Nouvelle journée de grève et de manifestation.
04:35William Molinier du service Police et Justice d'Europe 1.
04:37Sachez aussi que les syndicats de sapeurs-pompiers professionnels se rassemblent en ce moment devant les casernes partout en France.
04:43En solidarité à leurs collègues grièvement blessés par balle hier lors d'une intervention près de Marseille.
04:48Son état de santé semble s'améliorer ce matin.
04:5113h04 sur Europe 1. Bonne nouvelle à la planque.
04:53Le prix du diesel a commencé à baisser.
04:55Ce sont les premiers effets de ces 10 millions de barils mis sur le marché à prix coûtant par l
04:59'État.
04:59Une opération que les distributeurs doivent répercuter sur leurs tarifs.
05:03Jusqu'à 21 centimes de baisse a été promis.
05:06Charles Huillier, vous êtes en direct d'une station-service à Toulouse où les automobilistes respirent un peu.
05:11Alors ici dans cette station-service de distributeurs, la baisse est encore timide sur le gazole à peu près 10
05:17centimes.
05:18Une ristourne malgré tout bienvenue pour Serge et son gros break diesel même s'il ne peut pas se permettre
05:24de faire un plein complet.
05:25Là, de 16, c'est mieux que de 28 ou de 30.
05:29Là, j'ai mis 18 litres 80 pour 40,68 euros, soit 2,16 euros le litre.
05:35Si je fais un plein, c'est à peu près 80 litres.
05:38Donc 8 euros d'économie sur un plein.
05:39C'est mieux.
05:41C'est mieux que ce qu'on payait il y a une semaine.
05:43Ça peut ne pas durer.
05:45Voilà, Carla.
05:46Grande question ici dans cette station-service est la suivante.
05:49Jusqu'à quand cette bouffée d'air va-t-elle durer ?
05:52Beaucoup redoutent déjà la fin du dispositif prévu dans deux ou trois mois.
05:57Et donc un réveil très difficile à ce moment-là.
06:00Charles Huillier à Toulouse pour Europe 1.
06:02Et dans la suite du journal sur Europe 1, on parlera de ce nouveau jeune champion italien de F1.
06:07Restez bien avec nous, Clélie Mathias.
06:08Vous informe sur Europe 1.
06:0913h, 14h.
06:12Europe 1 Info.
06:1413h, 14h.
06:15Europe 1 Info.
06:16À 13h07 sur Europe 1, la suite du journal de Clélie Mathias avec la campagne présidentielle et ce nouveau refus,
06:21Clélie.
06:21Non, c'est non.
06:22Edouard Philippe ferme à nouveau la porte à une primaire de la droite et du centre,
06:25malgré les appels en ce sens qui se sont multipliés ces derniers jours.
06:29Alexandre Chauveau, pour Edouard Philippe qui était l'invité hier soir du 20h de TF1,
06:33les choses sont claires.
06:34Cette primaire n'aura pas lieu.
06:36Oui, l'ancien Premier ministre écarte cette hypothèse, dépourvue de sens selon lui,
06:40compte tenu des trop grandes divergences des éventuels participants.
06:43Elle se propose de rassembler des gens qui ne sont pas d'accord,
06:45qui ont d'ailleurs dit à plusieurs reprises qu'ils ne voulaient pas travailler les uns avec les autres.
06:50Je pense que tout ça n'a pas beaucoup de sens.
06:52Edouard Philippe qui se laisse jusqu'en février pour faire campagne seul
06:55et tenter de s'imposer comme le candidat naturel de son camp.
06:58Autrement, le maire du Havre promet qu'il prendra ses responsabilités.
07:02Au mois de février, on verra si les Français ont décidément envie de passer à autre chose.
07:05Eh bien écoutez, j'en tirerai les conséquences.
07:07Et ce matin, Gabriel Attal lui a répondu, le candidat de Renaissance maintient que l'idée d'une primaire s
07:12'impose face à la division de la droite et du centre au premier tour.
07:15La division, ce n'est pas la primaire.
07:17La division, c'est d'arriver à cinq au premier tour de l'élection présidentielle
07:20et donc de précipiter un deuxième tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.
07:24Moi, je crois qu'il y a des candidats qui partagent des grandes valeurs communes.
07:27Je pense à l'Europe, je pense aux valeurs de la République, à l'autorité, à la laïcité, à la
07:31compétitivité de notre économie.
07:33Et malgré ces appels répétés à une primaire, Edouard Philippe dit toujours non, au moins pour un temps,
07:37car la proposition pourrait s'imposer de nouveau dans les prochains mois,
07:40si l'absence de dynamique venait à se confirmer à droite et au centre.
07:44Alexandre Chauveau du service politique d'Europe 1.
07:46Et aux Etats-Unis, nous sommes à la veille des midterms.
07:48Dernier meeting aujourd'hui, au terme d'une campagne tendue, Donald Trump est sous pression.
07:52L'envolée des prix des carburants, une guerre en Iran qui divise et une hausse générale du coût de la
07:56vie
07:57pourrait faire de ces élections un manifeste anti-Trump.
08:00Et ce, malgré une base électorale qui reste fervente et résolument républicaine.
08:04Exemple, en Virginie, vous vous êtes rendu pour Europe 1, Maïlène Trémolet.
08:08Ils sont nombreux aujourd'hui à la brocante de Front Royal en bord de route.
08:11Derrière son stand où il expose une dizaine de guitares rutilantes,
08:14Steve, 70 ans, les cheveux blancs souris sous son chapeau.
08:17Pour ce vétéran, la hausse du coût de la vie est un effort qu'il est prêt à faire.
08:23Ça ne me dérange pas de payer plus maintenant.
08:25C'est juste quelque chose qu'on doit faire pour compenser cette guerre qui a lieu en Iran.
08:30Et le président s'en occupera après l'élection. Il la terminera.
08:35Quelques stands plus loin, les bras chargés de sacs.
08:37Max, cinquantenaire, renchéri.
08:39Pour lui, la véritable menace, ce n'est pas la guerre. Au contraire.
08:43Le problème, c'est que l'islam envahit le pays.
08:47Tout le monde se plaint à propos de nourriture et de l'essence.
08:50Mais si ces gens obtiennent une arme nucléaire, à quoi bon la nourriture et l'essence ?
08:57Pour Elisabeth, Donald Trump est même empêchée par la classe politique d'aller au bout de son programme politique et
09:02économique.
09:03Donald Trump pourrait faire la différence dans notre pays.
09:05En fin de compte, l'Amérique est un business, alors nous avons besoin d'un businessman, pas d'un homme
09:09politique.
09:10Si elle votera pour les Républicains, elle s'attend néanmoins à une vague démocrate le jour du scrutin.
09:15Front Royal, Maïlène Trémolet, Europe 1.
09:17Et le sport à 13h10 sur Europe 1, vous l'avez suivi sur Canal+, et c'est historique.
09:21Kimi Antonelli est devenu le plus jeune champion du monde de l'histoire de la Formule 1.
09:26A seulement 20 ans et 68 jours, l'Italien a remporté le titre suprême du sport automobile.
09:31Bonjour Cyril Delamorinerie.
09:32Bonjour Clélie, bonjour à tous.
09:33Ce jeune homme surdoué a triomphé lors du Grand Prix du Mexique.
09:36Oui, au terme d'une saison qu'il a dominé de la tête et des épaules.
09:39Avec 9 victoires, 7 pôle position et 16 podiums, Kimi Antonelli a réalisé le rêve de sa vie.
09:46En terminant 3ème du Grand Prix du Mexique, l'Italien a remporté la couronne mondiale en Formule 1.
09:51Les commentaires sont signés Julien Fébro sur Canal+.
09:54Il l'a fait, Kimi Antonelli est champion du monde de Formule 1 2026.
10:03Au volant de sa Mercedes sous son casque, vous l'entendez, l'Italien a été submergé par l'émotion des
10:09larmes qui coulent.
10:10Et tout un symbole sur le podium, Kimi Antonelli était entouré par deux autres légendes de la Formule 1.
10:15L'anglais Lewis Hamilton, septuple champion du monde sur Ferrari.
10:18Le néerlandais quadruple champion du monde Max Verstappen sur Red Bull.
10:22Le jeune Italien, félicité par son père, lui-même ancien pilote, avait du mal à réaliser.
10:27On l'a fait, je suis tellement heureux.
10:30C'est un nouveau point de départ sur lequel il faudra s'appuyer afin de m'améliorer.
10:34Parce qu'on veut continuer à gagner, c'est le meilleur sentiment.
10:39Antonelli a débuté en karting à l'âge de 7 ans.
10:42Il a été formé par l'Académie Mercedes.
10:44Il est désormais un héros national.
10:46A seulement 20 ans, il devient le troisième Italien champion du monde.
10:49pays où le sport automobile est roi, ce succès est presque inexplicable.
10:53A vous pour sa part dans le journal L'Équipe.
10:55Alain Prost qui a dû, lui, attendre l'âge de 30 ans pour remporter le premier de ses 4 titres
11:00mondiaux.
11:00Bravo à lui quand même, c'est génial.
11:02Merci beaucoup Cyril de la maurinerie, la bourse avec Claire Lemaitre.
11:05La chronique d'ours avec la Banque Postale, partenaire de la performance des entreprises.
11:10Bonjour Claire.
11:11Bonjour Clélie.
11:11La semaine démarre en hausse.
11:13Oui, c'est une petite hausse.
11:14Le CAC 40 qui gagne 0,2% avant un programme chargé cette semaine.
11:18Et des marchés qui suivront, bien sûr, les élections de mi-mandat aux Etats-Unis.
11:22Avec des questions, entre autres, sur la guerre au Moyen-Orient.
11:26En attendant la chute du jour, elle est pour Alstom qui lance une grosse alerte.
11:30Le fabricant du TGV revoit en baisse ses prévisions financières à cause de difficultés d'industrialisation.
11:36A cause de projets ralentis également.
11:39Sanctions sévères.
11:40L'action s'effondre de 25%.
11:42Du côté des hausses, c'est ST Microelectronics qui domine le palmarès du CAC 40 sur un gain de 1
11:48,7%.
11:50En Europe, c'est du vert.
11:51Plus 0,1 pour Londres.
11:52Plus 0,2 pour Francfort.
11:54Plus 0,2 également à Paris pour le CAC 40.
11:57On est à 7987 points.
11:59Merci Claire, la Bourse Europe 1 avec boursier.com
12:02C'était la chronique Bourse avec la Banque Postale.
12:05La banque pour avoir un temps d'avance sur la performance de votre entreprise.
12:09La Banque Postale Citoyenne.
12:11La météo de Géraldine Hamon.
12:13Retrouvez la météo avec Groupe à main.
12:15L'assureur qui sera toujours un point de repère pour les pros.
12:20Géraldine, aujourd'hui c'est nuage au nord, soleil au sud.
12:22Et oui, de la Bretagne et des pays de la Loire jusqu'à la Picardie, l'Île-de-France et
12:25les Ardennes.
12:26Le ciel restera cet après-midi couvert avec quelques ondes possibles et des éclaircies
12:31qui alterneront avec des averses près des côtes de la Manche.
12:33A cela s'ajoute un vent de nord-est soufflant en rafale de 50 à 70 km heure.
12:38En revanche, le soleil va s'imposer du sud-ouest jusqu'au bassin méditerranéen
12:42et en Corse avec un Mistral et une tramontagne qui souffleront jusqu'à 70 km heure.
12:47Il fera 8 degrés à Saint-Étienne, 11 à Lyon et Strasbourg, 12 à Paris, 12 degrés à Brest, 15
12:52degrés à Bordeaux,
12:5317 à Marseille, 19 degrés à Nice jusqu'à 20 degrés tout de même à Perpignan.
12:58Alors demain, le ciel restera changeant, plus ou moins nuageux selon les régions.
13:02Couvrez-vous puisqu'il fera frais, surtout demain matin.
13:05Les températures minimales varieront entre moins 1 à 3 degrés du sud-ouest à l'Auvergne-Rhône-Alpes
13:10et jusqu'au nord-est et les maximales seront aussi en baisse.
13:14Il fera de 9 à 13 degrés en général jusqu'à 14 à 19 degrés en bord de Méditerranée.
13:19C'est vrai qu'il fait froid.
13:20Oui, c'est bientôt l'hiver.
13:21Merci, merci beaucoup Géraldine.
13:2413h, 14h, Europe 1 Info.
13:27Et c'est le moment d'accueillir le docteur Brigitte Millot sur Europe 1 Clévis.
13:30Bonjour docteur Millot.
13:31Aujourd'hui, le traitement anti-obésité Végovie sera disponible dans les pharmacies françaises sous la forme de comprimés.
13:38Dans quelles conditions Brigitte ?
13:40Alors déjà, on va commencer par saluer la pouesse technologique.
13:44On arrive à faire prendre par la bouche des médicaments qui, au départ, étaient très difficiles à administrer autrement que
13:52par injection.
13:53En plus, il fallait se piquer.
13:54Il faut toujours d'ailleurs, il y en a d'autres qui prennent toujours sur injection.
13:58Se piquer une fois par semaine.
14:00La nouveauté, c'est donc la forme.
14:02Un comprimé à prendre chaque jour.
14:05Mais attention, il y a une contrainte, une contrainte importante.
14:08Il doit être avalé 8 heures après le dernier repas, donc à jeun, avec un peu d'eau.
14:15Et il faut attendre environ 30 minutes avant de manger, avant de boire ou avant de prendre d'autres médicaments.
14:21Le traitement agit comme les injections.
14:23Au niveau cérébral, il diminue l'appétit, augmente la satiété, il ralentit la vidange gastrique et il simule les sécrétions
14:30d'insuline.
14:31Et l'efficacité sur le poids est la même qu'avec les injections.
14:34Les effets secondaires, eux aussi, sont similaires avec des nausées, des vomissements, des troubles du transit.
14:40Et tout comme pour les injections, on augmente progressivement les doses environ toutes les 4 semaines pour arriver à une
14:47dose de 25 mg par jour.
14:49Il est indiqué chez les adultes ayant un indice de masse corporelle supérieur ou égal à 30 ou un indice
14:55de masse corporelle plus bas,
14:56mais avec une complication comme l'hypertension, le diabète ou les apnées du sommeil.
15:01Le traitement n'est pour l'instant pas pris en charge par la sécurité sociale.
15:06Il est de 169 euros par mois au début et en phase de stabilisation, on passe à 235 euros chaque
15:16mois.
15:16Je précise aussi que le 15 octobre, concurrence arrive, un autre médicament a obtenu un avis favorable du comité européen,
15:26mais son autorisation définitive est encore attendue.
15:29Et ce traitement, lui, présente l'avantage pratique de pouvoir être pris à n'importe quel moment de la journée
15:35sans avoir à être à jeun.
15:37D'ailleurs, nous vous en reparlerons dès qu'il sera disponible en France.
15:41Et comme pour les comprimés et comme pour les injections, il faut un suivi médical sérieux, rigoureux et pratiquer une
15:50activité physique régulière,
15:52car on perd du gras, mais on perd aussi du muscle.
15:54Oui, on fait ça sous contrôle d'un médecin, évidemment.
15:56Merci beaucoup, docteur Millon.
15:58On vous retrouve évidemment demain à une heure et quart.
15:59Dans Europe 1 Info, à présent place au débat, 1% des lycées étaient bloqués ce matin, malgré les annonces
16:05du gouvernement.
16:05Il reste donc des irréductibles.
16:07On en parle avec notre duo de chroniqueurs du jour, Yvan Riaufol et Jean-Michel Salvatore.
16:12A tout de suite sur Europe 1.
16:13Europe 1, il est 13h17.
16:21Vous écoutez Clélie Mathias et c'est chroniqueur du jour avec vous.
16:24Aujourd'hui, le journaliste Yvan Riaufol et le chroniqueur politique et communicant Jean-Michel Salvatore.
16:29Bonjour et bienvenue à tous les deux.
16:30Bonjour Clélie.
16:3241 lycées étaient bloqués ce matin.
16:35C'est à peu près 1% des quelques 3 700 établissements que compte la France.
16:39Écoutez la position de Jérôme Gage, le député socialiste de l'Essonne, sur ces blocus.
16:43Il était ce matin l'invité de Laurence Ferrari sur Europe 1.
16:46Un blocus est illégal.
16:48Il fait partie, pardon de le dire, du folklore.
16:51Vous voyez, je suis un député de la République, j'ai fait des blocus en mes jeunes années.
16:54Parce que c'est un élément...
16:55Donc il faut que jeunesse se passe.
16:56Non, je ne dis pas qu'il faut que jeunesse se passe.
16:58Mais il faut que...
16:59Par contre, un blocus symbolique, on ne met pas le feu aux poubelles.
17:02On ne tabasse pas des enseignants, etc.
17:05Et ceux qui veulent pouvoir aller bosser, ils doivent pouvoir aller bosser.
17:08Et le blocus, il a cette dimension de mobilisation.
17:11Et cette mobilisation, elle est fructueuse.
17:13C'est le blocus light, la version socialiste du blocus.
17:18Michel Salvatore, c'est ça que vous comprenez ?
17:20Oui, on sent quand même qu'il a un sacré passé de bloqueur quand même, Jérôme Gage.
17:25Je pense qu'à l'époque de la loi de Vaquet ou du CPE, il a dû être à l
17:31'œuvre.
17:31Non, mais ce qu'on voit là, c'est que le mouvement est en train de se terminer.
17:35C'est quand même ça qui est le plus important.
17:37C'est important pour tous ceux qui veulent travailler, qui vont pouvoir reprendre les cours normalement.
17:42Je crois que c'est aussi important pour le gouvernement, parce que je pense que le gouvernement avait vraiment très
17:45peur de la jonction
17:46entre le mouvement lycéen et l'appel à la grève générale de la CGT, qui est prévue...
17:53Pour jeudi, mais il y aura certainement des lycéens ou des jeunes, en tout cas, dans le cortège.
17:56Oui, mais on voit que la dynamique...
17:57On verra demain, parce qu'en fait, il y a des appels encore à bloquer demain.
18:01Mais on verra si la dynamique est en train de s'étioler, auquel cas, ça sera un problème de moins
18:08pour le gouvernement,
18:09mais il en reste beaucoup.
18:11Si, en revanche, on est plus dans une phase de répit avant une reprise, évidemment, ça sera très embêtant.
18:17Mais on voit bien que le gouvernement essayait d'utiliser les vacances de la Toussaint pour essayer de régler le
18:24problème des lycéens.
18:26Ils ont lâché énormément, quand même, il faut dire les choses comme elles sont.
18:29Ils ont lâché, ne serait-ce que l'idée même de la sélection, puisqu'on va revoir Parcoursup,
18:35mais avec cette idée, quand même, qu'il ne faut surtout pas sélectionner les étudiants.
18:41En tout cas, il faut tout adoucir. Il y a eu aussi des concessions sur 15 000 places en fac
18:50supplémentaires,
18:51alors qu'on ne voit pas forcément l'utilité que ça pourrait avoir, etc.
18:55Donc, ils ont beaucoup cédé. Des engagements aussi pour 4 milliards de prêts pour rénover les lycées.
19:01Et donc, ils ont fait ça pendant les vacances de la Toussaint, avec l'espoir qu'il n'y ait
19:05pas de jonction importante
19:08entre les lycéens, encore une fois, et les salariés.
19:11Et Sébastien Lecornu a promis de revoir les étudiants et les lycéens, là, d'ici la semaine prochaine, justement.
19:16Il l'avait dit, il avait dit qu'il les recevrait de nouveau, pour faire le point, justement, sur ces
19:19engagements que vous nous avez cités.
19:21Yvan Riaufol.
19:23La colère lycéenne ne manquait pas, malgré tout, de motifs d'insatisfaction, si je puis dire.
19:28Parce que les lycéens payent 50 ans de politique erratique de l'éducation nationale,
19:34et singulièrement, ces dix dernières années, où se sont succédés, au ministère,
19:38huit ministres, avec des politiques qui étaient aussi différentes qu'on a pu le voir,
19:42entre M. Blanquer et, si on n'en m'échappe à l'instant, M. Papendiaï.
19:47M. Papendiaï, pardon.
19:48Mme Belloubet.
19:49Mais on les a tous oubliés.
19:50Donc, on les a déjà oubliés.
19:52Donc, il ne manquait pas, effectivement, c'est un mouvement qui aurait pu porter une colère, malgré tout, légitime.
19:58Mais c'est une colère qui s'est très vite délégitimée, dans la mesure où, dès les premiers instants,
20:03quand le mouvement est parti d'un lycée de Créteil,
20:07on s'est aperçu que ce mouvement avait été cornaqué, avait été récupéré,
20:11à la fois par la France insoumise, par l'extrême gauche,
20:13et à la fois par ce que j'appelle le palestinisme par commodité, pour ne pas dire l'islamisme,
20:17c'est-à-dire également tout ce mouvement qui voulait s'identifier à la cause palestinienne, à la défense de
20:24Gaza, à la critique d'Israël.
20:25Donc, on a bien vu que ça n'avait plus rien à voir, naturellement, avec les motifs très réels qui
20:29étaient portés au départ,
20:30c'est-à-dire manque de profs locaux insalubres, etc.
20:33On pouvait entendre ceci, mais depuis, ça s'est d'abord caricaturé dans cette récupération,
20:38et puis caricaturé surtout dans cette petite terreur urbaine portée par ceux que l'on appelait gentiment des gavroches,
20:43et qui, en fait, se sont révélés comme étant des horribles casseurs.
20:48Oui, mais les revendications ont été entendues par le gouvernement, quand même.
20:52Donc, ces revendications et ce pourquoi ils manifestaient et bloqués ont été...
20:58Hélas, oui, c'est-à-dire que le jeunisme est la marque de la faiblesse de tous les pouvoirs.
21:03Le jeunisme, on l'entend quand Jérôme Gage trouve qu'il est sympathique, malgré tout, de mimer ces genres de
21:08blocages,
21:09et puis le jeunisme a révélé...
21:12Oui, mais vous dites que c'était légitime, il y avait certaines revendications qui étaient légitimes.
21:16Oui, oui.
21:16Vous le dites vous-même en disant...
21:17Bien sûr, bien sûr, bien sûr, bien sûr.
21:18Mais précisément, le gouvernement, en acceptant si vite des mesures aussi faciles que de supprimer la sélection,
21:26ou aussi démagogiques que de dire qu'on va supprimer le parcours sub sans savoir par quoi on va le
21:30représenter,
21:31le gouvernement a signifié sa propre faiblesse.
21:33Ils ont mis à moi, hein ?
21:34Et avec une surenchère sur ce que l'on voit apparaître aujourd'hui, une partie la plus radicale des lycéens,
21:39qui disent que puisque le gouvernement a cédé une première fois, il cédera une deuxième fois.
21:43Jean-Michel Salvatore.
21:44Oui, mais moi, je trouve que malgré tout, on est en train de mentir aux étudiants, mentir aux lycéens.
21:48Leur faire croire qu'on peut faire des études sans sélection, c'est leur mentir.
21:54Leur faire croire que tout le monde peut avoir accès à l'université, c'est leur mentir.
21:58Leur faire croire que tout le monde aura un master, c'est leur mentir.
22:01Évidemment que le monde n'est pas celui-là.
22:04Et moi, j'ai trouvé que le gouvernement, évidemment tellement fragilisé par la situation à la fois politique, économique, sécuritaire,
22:12etc.
22:12Ils ont tout lâché.
22:14Ils ont lâché de vrais symboles, comme par exemple le parcours sup.
22:18Et bon courage pour les suivants, quand il faudra rétablir malgré tout un système de sélection.
22:23Oui, ils ont surtout renvoyé au prochain, en fait.
22:25Au prochain.
22:26On reste ensemble, Jean-Michel Salvatore et Yvan Riaufol.
22:29On parlera de Jean-Luc Mélenchon et de son rapport aux médias.
22:31A tout de suite sur Europe 1.
22:32Il est 13h27, excellent après-midi.
22:34Vous écoutez Clélie Mathias, c'était Chroniqueur sur Europe 1.
22:4213h, 14h.
22:44Europe 1.
22:45Il est 13h32, vous êtes bien sur Europe 1.
22:47Et avec Clélie Mathias, accompagnée de ses Chroniqueurs du jour, Yvan Riaufol et Jean-Michel Salvatore.
22:51Et pour reprendre notre débat, je voudrais vous faire écouter Pascal Praud dans son édito ce matin sur CNews et
22:56Europe 1.
22:57Il vise Jean-Luc Mélenchon et une partie de la gauche à propos de tout ce qu'ils ont pu
23:01le dire sur les médias.
23:02Les journalistes sont la cible depuis des semaines de manifestants, de casseurs, mais aussi d'hommes et de femmes politiques,
23:08de personnalités.
23:10CNews est évidemment la cible privilégiée.
23:12La France Insoumise réclame sa fermeture.
23:14Ali Rabel, le maire de Trappes, expliquait vendredi soir que CNews n'était pas une chaîne d'information.
23:19Toute la gauche est contaminée par cette folle récupération de l'attentat raciste survenu vendredi 24 octobre.
23:27Les mêmes qui criaient à l'instrumentalisation politique après les morts de Thomas, de Lola, de Philippines,
23:34se vautrent aujourd'hui dans une abjecte récupération.
23:39L'enjeu est simple, masquer la vérité, baïonner la liberté d'expression.
23:43Jean-Luc Mélenchon hier.
23:44Anne-Claire Coudray reprend à son compte les calomnies racistes et de l'art Philippe,
23:47lequel déroule son discours dégoûtant sans être interrompu lundi.
23:50Donc ce soir, je n'irai pas aux 20h de cette chaîne.
23:53C'est ce qu'a écrit sur X Jean-Luc Mélenchon.
23:56Alors au passage, TF1 a contesté d'ailleurs cette version,
23:59puisqu'il a dit que ça avait été annulé, que ce soir, il n'était pas prévu qu'il vienne.
24:04Mais quand même, TF1, JT de France 2, BFM, CNews, tout le monde y passe.
24:09Quelle est la stratégie de Jean-Luc Mélenchon ?
24:10Je pense que là, les masques tombent.
24:13On voit bien que Jean-Luc Mélenchon est contre le pluralisme et contre la liberté de la presse.
24:19Puisqu'en fait, toute sa stratégie, c'est soit de demander l'interdiction de certains médias,
24:24comme CNews ou Europe 1,
24:26soit d'intimider les rédactions pour qu'elles aillent dans son sens.
24:32Et c'est vrai que ce qui s'est passé sur TF1 est tout à fait symptomatique.
24:35Hier, sur TF1, la journaliste qui recevait Edouard Philippe l'interroge sur les manifestations.
24:43Edouard Philippe dit, oui, quand on regardait les images,
24:46on avait le sentiment qu'il y avait beaucoup de casseurs qui étaient issus de l'immigration.
24:50Et en fait, Jean-Luc Mélenchon se met dans une colère noire en disant,
24:53mais comment se fait-il que la rédaction de TF1 n'ait pas contrée plus énergiquement les propos d'Edouard
24:59Philippe ?
24:59Edouard Philippe, il dit ce qu'il veut.
25:02Alors, la journaliste, elle l'a bien contredit, évidemment,
25:04mais elle n'a pas à partir en guerre contre Edouard Philippe, ni même contre quiconque.
25:09Donc là, on voit bien, et moi je trouve que c'est quand même incroyablement inquiétant
25:12de voir un parti politique qui a une trentaine de députés, ou même un peu plus,
25:17qui demande l'interdiction de certains médias
25:20et qui fait vraiment œuvre d'intimidation
25:23pour empêcher le pluralisme dans les médias audiovisuels.
25:28C'est extrêmement grave ce qui se passe.
25:29Très sincèrement, moi je n'avais jamais vu ça.
25:32Et on n'est pas en fin de campagne, il en reste encore six mois.
25:35Qu'en pensez-vous, Yvan Réoufolle ?
25:36Un petit peu la même chose, naturellement.
25:38C'est un véritable processus totalitaire d'intimidation,
25:41un processus sectaire, un processus violent,
25:44mais qui n'est pas simplement celui de la France insoumise.
25:47C'est un processus qui est cautionné,
25:48d'abord qui a été cautionné par une partie des médias
25:51qui n'a jamais voulu s'affoler de l'intolérance de l'extrême-gauche
25:55quand l'extrême-gauche ne désignait que l'extrême-droite.
25:58Et dans l'extrême-droite, il fallait comprendre tous les médias libres.
26:01Mais aujourd'hui, à travers le discours totalement ahurissant
26:04qu'a tenu Ali Rabet, le maire de Trappes, vendredi dernier,
26:08et qui est un discours qui a été applaudi par une autre partie de la gauche,
26:11dont Jérôme Guedj d'ailleurs très récemment,
26:14ce matin même sur votre radio d'ailleurs,
26:17on se rend compte que c'est un discours,
26:18le discours d'Ali Rabet,
26:19qui est un discours qui va encore beaucoup plus loin,
26:21puisqu'ils somme notamment, naturellement,
26:23de fermer ces news, ça, ça devient une entienne,
26:26mais qu'ils somme également d'emprisonner
26:28ceux des commentateurs
26:30qui oseraient prononcer des mots interdits
26:32comme submersion migratoire
26:34ou grand remplacement.
26:35Grand remplacement, il veut interdire l'expression.
26:36Et donc, vous vous rendez bien compte
26:37à quel point on en est aujourd'hui rendu,
26:40et malgré tout, je ne vois personne
26:42au sein même des grands défenseurs
26:44de la liberté d'expression et de la démocratie
26:46de dire qu'Ali Rabet jette de l'huile sur le feu,
26:49lui qui prône la concorde républicaine,
26:51j'ai entendu ce mot prononcé par lui,
26:53plus précisément vendredi dernier,
26:55et qui, en fait, attise des conflits
26:56au point même de considérer
26:58que la France des racisés,
27:01c'est nous, dit-il.
27:02La France, c'est nous.
27:03C'est-à-dire que la France française,
27:04la France des indigènes, des autochtones,
27:07n'aurait plus lieu d'exister.
27:09Donc, c'est ainsi qu'on alimente en plus
27:10des guerres civiles, des guerres de civilisation.
27:13Donc, je trouve ahurissant
27:14cette somnolence générale
27:15et ceux qui ont applaudi
27:17au discours d'Ali Rabet.
27:18Oui, parce que quand on regarde un petit peu
27:20les choses de près,
27:22qu'est-ce que demandent Ali Rabet ou Mélenchon ?
27:24En fait, ils demandent à ce qu'on n'ait plus le droit
27:25de parler d'immigration
27:27dans les médias audiovisuels.
27:29Ils demandent à ce qu'on n'ait plus le droit
27:30de demander une limitation de l'immigration.
27:33Ils demandent, comme le dit Yvan,
27:34qu'on n'ait plus le droit de parler
27:35de grands remplacements,
27:36mais c'est une atteinte manifeste
27:38à la liberté d'expression.
27:39Tous ces sujets sont des sujets
27:41qui sont tout à fait légitimes.
27:43C'est un débat plutôt fécond.
27:45On est en pleine campagne présidentielle.
27:47Il est tout à fait normal
27:47qu'on parle de tous ces sujets-là.
27:50Dans un pays libre,
27:51il n'y a pas de sujet interdit.
27:53Ensuite, on vous explique
27:54que quand on parle d'immigration,
27:56c'est devenir raciste.
27:57C'est totalement faux.
27:58Ça fait partie des sujets
27:59qu'on a le droit d'aborder.
28:02En revanche, moi je dirais que
28:03dans le discours de la France insoumise,
28:05il y a des choses
28:06qui sont vraiment anti-républicaines.
28:08Quand la France insoumise dit
28:09la police tue,
28:10excusez-moi,
28:11mais ça, ça me choque.
28:12Ça me choque beaucoup plus
28:13que d'entendre un débat
28:15sur l'immigration
28:16ou sur le droit d'asile.
28:17Encore une fois,
28:19je veux faire le procès
28:20de la France insoumise.
28:21Elle n'en manque pas
28:22avec sa posture d'antifascisme.
28:25Elle devient elle-même fasciste.
28:26Mais ça, ça a déjà été dit.
28:27C'est une facilité
28:27à la limite rhétorique.
28:29Mais ce que je reproche,
28:30encore une fois,
28:31c'est la passivité
28:32des médias eux-mêmes
28:33qui n'ont pas vu
28:34depuis le départ
28:35quelle était la perversité
28:36de vouloir cautionner
28:38précisément ces discours
28:40qui marginalisaient
28:41ceux qui décrivaient le réel.
28:42Vous dites la passivité,
28:42mais la TF1, par exemple,
28:43a répondu à Jean-Luc Mélenchon.
28:44Ils se sont défendus.
28:45Ils ont donné leur version
28:46en disant
28:47mais d'ailleurs, c'est faux.
28:49Il n'était pas question
28:49qu'ils se sont invités ce soir.
28:50Tous les médias
28:51sont rattrapés
28:52par l'intolérance
28:52qui était celle
28:53de l'extrême-gauche.
28:54Et cette intolérance,
28:55ces médias-là
28:55n'ont pas voulu jusqu'alors
28:57la dénoncer.
28:57Quand on voit, par exemple,
28:58que notre consoeur Delfour,
29:01Régine Delfour,
29:03qui est grand reporter
29:05et qui aujourd'hui
29:06est obligé
29:06pour suivre des manifestations
29:07en France,
29:08de porter un casque
29:09et d'avoir des attitudes
29:10qui sont celles
29:11d'un reporter de guerre
29:12pour en plein Paris
29:13et qu'elle se fait insulter
29:15que les médias,
29:16eux-mêmes,
29:17les télévisions
29:17ne viennent pas à sa rescousse
29:18pour être au moins solidaires
29:20de ce qu'elle endure,
29:20vous vous rendez bien compte
29:21de la grande lâcheté
29:22de la confrérie,
29:23entre guillemets,
29:24parce qu'il n'y a rien
29:25de confraternel
29:26à vouloir lâcher
29:27maintenant des journalistes
29:28qui sont pris pour cible
29:29et aujourd'hui,
29:30BFM, LCI, etc.,
29:31de se rendre compte
29:32qu'à leur tour,
29:32ils sont pris pour cible
29:33par ceux-là même
29:35qui jusqu'alors
29:37ne s'intéresser
29:38qu'à ces news.
29:39Vous parliez d'Ali Rabet
29:40et Yvan Riaufal,
29:41lui, il a dit
29:42je ne parle pas
29:42dans cette salle
29:44s'il y a ces news présents.
29:46Les syndicats de l'IC1
29:47l'ont fait aussi.
29:48Oui, mais ça,
29:49je suis d'accord avec Yvan.
29:50Très rapidement.
29:51Ça, c'est vraiment
29:51ce qui a changé
29:52par rapport
29:52à une période ancienne.
29:54Moi, je me souviens
29:55que quand j'ai commencé
29:56dans ce métier,
29:57le Parti communiste
29:58était à 22%
30:01de votes,
30:03Georges Marchais
30:04faisait 22%
30:05à la présidentielle,
30:07l'Humanité était un journal
30:08qui était amplement distribué
30:10et dans toutes les rédactions,
30:11on recevait l'Humanité,
30:12on en pensait
30:13ce qu'on voulait
30:13mais on laissait
30:14l'Humanité circuler
30:15et il n'y avait pas
30:16d'Ukaz,
30:17on ne se disait pas
30:17on ne s'abonnera plus
30:18à l'Humanité,
30:21on ne donnera plus accès
30:22aux journalistes de l'Humanité,
30:23aux conférences de presse,
30:24etc.
30:24Il y avait une vraie confraternité
30:26parce qu'il y avait
30:26un vrai attachement global
30:28au pluralisme.
30:29Et bien ça,
30:29c'est en train de disparaître.
30:31Yvan Riaufal,
30:31Jean-Michel Salvatore
30:32dans le débat
30:32d'Europe 1 Info,
30:34on parlera du pouvoir d'achat
30:36dans un instant sur Europe.
30:37Il est 2h moins 20,
30:38vous écoutez
30:39Clélie Mathias
30:40sur Europe 1.
30:4113h, 14h
30:43Europe 1 Info
30:4513h, 14h
30:46Europe 1 Info
30:47présenté par Clélie Mathias
30:48accompagné de
30:49ces deux chroniqueurs du jour
30:50avec vous aujourd'hui
30:51Jean-Michel Salvatore
30:52et Yvan Riaufal.
30:53Notre pouvoir d'achat,
30:55écoutez Maud Bréjon,
30:55porte-parole
30:56et ministre déléguée
30:57de l'énergie
30:58qui a affirmé
30:59qu'une station sur deux
31:00avait baissé déjà
31:00les prix des carburants,
31:01elle était sur France Info
31:02ce matin.
31:03Aujourd'hui,
31:04à l'heure où on se parle,
31:05ce matin,
31:05une station sur deux
31:06a répercuté la baisse
31:08et ça va augmenter
31:10dans les heures
31:10et dans les jours à venir
31:11en fonction du remplissage
31:13des cuves
31:14et de la livraison
31:14encore une fois
31:15de ces différents barils.
31:16On sera entre 12 et 18 centimes,
31:18c'est une excellente nouvelle
31:19pour les consommateurs.
31:21Ça tiendra à minima 3 mois
31:22parce qu'on libère
31:23pour une durée de 3 mois.
31:24Là, on a eu une action
31:25très concrète
31:26qui porte ses fruits
31:27et qui bénéficie
31:28au fin de mois.
31:29Alors effectivement,
31:30on ne peut que s'en féliciter
31:32mais on a intérêt
31:33à faire vite le plein quand même.
31:34Oui,
31:34alors il ne faut pas faire
31:35la fine bouche.
31:35C'est vrai que
31:3612 à 18 centimes
31:39de baisse
31:39par litre de diesel,
31:42c'est vrai que c'est bon à prendre,
31:43c'est très bien
31:44mais ça ne change pas la vie
31:45malgré tout
31:46parce que d'abord...
31:47ça va durer 3 mois.
31:49Et puis ensuite,
31:51c'est vrai que le problème
31:52du pouvoir d'achat
31:53est un problème
31:54qui est beaucoup plus large
31:55que ça,
31:56qui est notamment dû
31:57à l'augmentation
31:58de la fiscalité
32:01sur l'énergie évidemment,
32:02on a eu l'occasion
32:03de le dire,
32:03sur le fuel,
32:04etc.,
32:05sur le gaz,
32:06sur le tabac
32:07parce qu'il y a aussi
32:08beaucoup de gens
32:09qui fument
32:09et qui voient
32:09que les taxes
32:11sur le tabac augmentent.
32:12Les complémentaires santé,
32:13on n'en parle jamais
32:14mais les complémentaires santé
32:16augmentent énormément.
32:17Enfin,
32:17vous avez tout un tas,
32:18si vous voulez,
32:19de taxes
32:19qui augmentent
32:20d'une façon finalement
32:21quasiment invisible
32:22mais pas du tout invisible
32:24pour les Français
32:25et pour les consommateurs.
32:26Et là,
32:27on aborde une crise,
32:28si vous voulez,
32:29qui est une crise
32:30incroyablement grave.
32:31Vous avez des instituts
32:32qui surveillent un petit peu
32:33l'opinion des Français
32:36sur leur pouvoir d'achat
32:37et qui vous expliquent,
32:37notamment Rex et Code,
32:39vous expliquent
32:39que la conflictualité
32:41en France
32:42est plus importante
32:43aujourd'hui
32:44que lors des Gilets jaunes.
32:46C'est-à-dire que
32:46le mécontentement des Français
32:47est plus important
32:48aujourd'hui
32:49que lors de la crise
32:51des Gilets jaunes.
32:51Donc,
32:51ça donne une petite idée
32:52de ce qui se passe
32:53dans la société française
32:54et on n'a encore rien vu
32:55puisque là commencent
32:56les négociations
32:57dans la grande distribution
32:58pour les prix de 2027
33:00et on voit bien
33:01qu'avec l'augmentation
33:02du prix de l'énergie,
33:03il va y avoir
33:04tout un tas de produits
33:05qui vont augmenter
33:06et donc les produits alimentaires
33:07vont augmenter encore.
33:08Donc,
33:09on est face à un sujet
33:10qui est absolument gigantesque.
33:13C'est vrai que
33:1312 à 18 centimes
33:14de baisse,
33:15c'est bien
33:15mais ça ne change pas
33:17l'équation
33:18de la plupart des Français.
33:20Et il devrait y avoir
33:20du monde dans les rues
33:21jeudi
33:22avec cet appel
33:23des syndicats
33:24à se mobiliser
33:25contre la vie chère.
33:27Remarquons que c'est un mouvement
33:28qui devient européen,
33:29c'est-à-dire que le mouvement
33:30de la vie chère
33:31est également un mouvement
33:32qui suscite des manifestations
33:33d'ailleurs parfois violentes
33:34également,
33:34moins qu'en France,
33:36en Italie,
33:36on a vu ça ailleurs,
33:38en Espagne,
33:39en Allemagne aussi,
33:39en Allemagne,
33:40bref.
33:41Donc,
33:41on voit que c'est un mouvement
33:42qui malgré tout
33:43répond aussi à des mots d'ordre.
33:45Alors,
33:45je ne dis pas du tout,
33:46je ne veux pas du tout
33:47minimiser la crise sociale,
33:50enfin cette crise
33:51de la vie chère,
33:52cette crise du pouvoir d'achat,
33:56je cherchais le mot,
33:57excusez-moi,
33:57mais encore une fois,
33:58il y a deux crises
33:59qui se superposent
34:00et qui seront au centre
34:01en tout cas du débat présidentiel.
34:02Il y a cette crise
34:03du pouvoir d'achat indéniable,
34:04mais enfin qui est alimentée
34:05par toute une gauche
34:06qui ne veut voir que
34:06cette crise du pouvoir d'achat
34:07et puis il y a cette
34:08grande grave crise
34:10civilisationnelle
34:10que l'on voit apparaître
34:12et dont on interdit
34:13aujourd'hui
34:14de prononcer les mots
34:15qui fâchent
34:15et qui, elle,
34:16est bien comprise également
34:17par toute une partie
34:18d'une France
34:18qui certes souffre
34:21dans son pouvoir d'achat
34:23mais souffre encore davantage
34:24de cette crise existentielle.
34:25Et donc, voyant
34:26la caricature
34:27qui a été donnée
34:28à cette crise du pouvoir d'achat
34:29par cette extrême gauche violente,
34:31elle décourage,
34:31me semble-t-il,
34:32en tout cas moi,
34:32elle me décourage
34:33alors que je suis sensible
34:34également naturellement
34:35à cette crise sociale,
34:36elle me décourage
34:36d'avoir à suivre
34:37pour l'instant
34:38les mots d'ordre
34:39qui seraient donnés
34:39par exemple jeudi prochain
34:40par la France insoumise
34:42et tout cela
34:43pour protester.
34:44C'est en ça
34:44que vous voyez une différence
34:45avec ce qui s'est passé
34:45avec les gilets jaunes ?
34:47Oui, bien naturellement.
34:48Les gilets jaunes
34:49étaient un mouvement
34:50anti-fiscaliste
34:50comme il y a pu en avoir
34:52naguère jadis
34:53dans les révolutions
34:55qui ont été
34:56celles de la révolution française
34:58notamment en 89
34:59qui était due
34:59à une crise fiscale
35:02mais les gilets jaunes
35:03étaient aussi
35:04une crise de la démocratie.
35:05Les gilets jaunes
35:05réclamaient à travers
35:07leurs gilets jaunes
35:07précisément
35:08leur visibilité
35:09dans un débat démocratique
35:10ils voulaient avoir leur place
35:11à travers des référendums.
35:12Or aujourd'hui
35:13cette question
35:14de la crise de la démocratie
35:16est évacuée aujourd'hui
35:17au profit d'un parti
35:18la France insoumise
35:19qui déteste la démocratie
35:20et qui prétend
35:21au contraire
35:21au nom d'une représentativité
35:24qu'il s'est donnée
35:24sur toutes les souffrances
35:25populaires
35:26n'avoir qu'une seule parole
35:28autorisée
35:28la sienne
35:30en désignant
35:30tous les autres
35:31comme étant fasciste
35:32fascistoïde
35:35et proche du goulag
35:36s'il y avait un goulag.
35:37Jean-Michel Salvatore.
35:38Ce qui est inquiétant
35:39c'est qu'en fait
35:40on sent que les français
35:41ne sont pas au bout
35:42de leur peine
35:43parce que tous les clignotants
35:44économiques
35:44sont en train
35:45de passer au rouge
35:47très très très vif.
35:48On disait que là
35:49on était quasiment
35:50dans une situation
35:51de récession
35:52pas tout à fait
35:53mais presque.
35:53On voit que le chômage
35:55augmente
35:55et donc
35:57on voit également
35:58que les magasins
35:58sont fermés
36:00notamment le samedi
36:00et que donc
36:01il y a cette consommation
36:02qui fonctionne
36:05vraiment au ralenti
36:06et la conséquence
36:08c'est que ça va augmenter
36:11encore un peu plus
36:12la dette
36:13parce que finalement
36:14si la TVA
36:16rentre moins
36:17s'il y a moins
36:18d'impôts sur les sociétés
36:20pour le budget
36:21de l'état de 2027
36:22c'est pas 43 milliards
36:23d'économies
36:24qu'il va falloir faire
36:25mais c'est 12 milliards
36:27de plus
36:27c'est ce qu'a dit
36:28le ministre des comptes
36:29publics
36:30vendredi dernier
36:30donc ça veut dire
36:31que non seulement
36:32on est aujourd'hui
36:33dans une difficulté
36:34très grande
36:35avec un problème
36:35de pouvoir d'achat
36:36qui est dû
36:37notamment à l'augmentation
36:38des impôts
36:38mais qu'avec la crise
36:40qui se surajoute
36:41on va encore
36:42devoir faire
36:43davantage d'efforts
36:44et sans doute
36:44payer davantage d'impôts
36:46donc là
36:46on est dans une situation
36:48absolument catastrophique
36:49c'est un espèce
36:50de nœud coulant
36:50qui est en train
36:52d'étrangler
36:52à la fois les français
36:53et l'économie française
36:55Roland Lescœurs
36:56l'a dit vendredi
36:56on ira dans le mur
36:57s'il n'y a pas
36:58de redressement budgétaire
36:59justement
36:59bah oui
37:01il a raison
37:01sauf que malheureusement
37:02le mur
37:03c'est un peu lui
37:03qui l'a construit
37:04Jean-Michel Sabaton
37:05dans le débat
37:06d'Europe 1 Info
37:07la question de la primaire
37:08de la droite
37:09et du centre
37:10sur Europe 1
37:10on en parlera
37:11vous entendrez
37:11Edouard Philippe
37:12et Gabriel Attal aussi
37:13d'ailleurs
37:14il est 13h48
37:15merci d'avoir choisi Europe 1
37:1713h 14h
37:18Europe 1 Info
37:2113h 14h
37:23Europe 1 Info
37:24Europe 1 Info
37:24se poursuit
37:25sur Europe 1
37:26vous écoutez Clélie Mathias
37:27et ses chroniqueurs du jour
37:28Jean-Michel Salvatore
37:29et Yvan Rioufal
37:30Clélie
37:30la campagne présidentielle
37:32alors écoutez
37:33parce qu'on va parler
37:33de la primaire
37:34de la droite
37:34et du centre
37:34vous savez que cette question
37:35revient sur le devant
37:36de la scène
37:36c'est non pour Edouard Philippe
37:38c'est oui pour Gabriel Attal
37:39ils étaient tous les deux
37:39sur TF1
37:40l'un hier
37:40l'autre ce matin
37:41je ne crois pas que cette primaire
37:42aura lieu
37:43je pense que cette primaire
37:44c'est une primaire
37:45de la division
37:45et une primaire
37:46de la confusion
37:46c'est une primaire
37:47de la division
37:47parce que le principe
37:48même d'une primaire
37:49c'est d'appuyer sur les différences
37:50entre les candidats
37:51et puis c'est une primaire
37:52de la confusion
37:53parce qu'elle rassemble
37:54des gens qui sont
37:55les continuateurs du macronisme
37:57pour monsieur Attal
37:57et d'autres qui tendent la main
37:59à l'union des droites
38:00elle se propose
38:01de rassembler des gens
38:01qui ne sont pas d'accord
38:02qui ont d'ailleurs dit
38:04à plusieurs reprises
38:05qu'ils ne voulaient pas
38:06travailler les uns
38:06avec les autres
38:07je crois qu'on a besoin
38:08de ce rassemblement
38:08parce que comme
38:10des millions de français
38:11je ne me résous pas
38:12à ce que le second tour
38:12de l'élection présidentielle
38:14oppose Marine Le Pen
38:15et Jean-Luc Mélenchon
38:16je pense que notre pays
38:17ne s'en remettrait pas
38:18je pense que ça créerait
38:19encore plus de divisions
38:20dans le pays
38:21plus de problèmes
38:22pour le pays
38:22et évidemment
38:23moi je vais chercher
38:23à continuer à convaincre
38:24ça prend peut-être
38:25un peu plus de temps
38:26pour certains
38:27de se rendre compte
38:28finalement
38:28de ce qui est en train
38:28de se passer
38:29dans le pays
38:29et dans la politique française
38:30mais à la fin
38:31je crois que cette primaire
38:32elle aura lieu
38:33et je crois que c'est inéluctable
38:34Dr Philippe lui dit
38:35qu'il y aura évidemment
38:36l'heure du départage
38:38entre ces nombreux
38:38candidats de la droite
38:39et du centre
38:40mais qu'elle viendra
38:41en février
38:41on ne sait pas trop comment
38:42parce que dans les sondages
38:43en attendant
38:44il baisse
38:45pour les deux
38:45pour tous ces candidats
38:46de la droite
38:47et du centre
38:47Yvan Riaufol
38:48et il devrait se demander
38:49pourquoi il baisse
38:50il baisse parce que
38:51ils ne savent pas
38:52où ils habitent
38:53tout simplement
38:54ils pensent encore
38:55habiter le bloc central
38:56le centre
38:56la Macronie
38:58pour certains d'entre eux
38:59alors que
38:59ce que l'on voit apparaître
39:01et c'est un événement
39:01considérable
39:02c'est l'effondrement
39:03de ce bloc central
39:04l'effondrement du centrisme
39:05et le retour
39:07dans le fond
39:07à l'opposition traditionnelle
39:09entre la droite
39:09et la gauche
39:10une droite maintenant
39:11qui s'est radicalisée
39:12une gauche qui s'est radicalisée
39:13Oui c'est ce que j'allais vous dire
39:13sauf que ce sont
39:15plutôt des droites
39:16et des gauches
39:16beaucoup plus radicales
39:17qu'il y a quelques années
39:18La radicalité
39:19aujourd'hui
39:20elle est dans le discours politique
39:21il faut avoir
39:21un discours clair
39:22et la radicalité
39:23n'est pas un gros mot
39:24quand la radicalité
39:25prise dans sa racine étymologique
39:27radix
39:27c'est-à-dire
39:28aller à la racine
39:29des mots
39:30oblige maintenant
39:31à désigner
39:32effectivement
39:32quels sont les problèmes
39:33qu'ils sont à résoudre
39:34et pour l'instant
39:35je ne vois pas
39:35que ni M. Philippe
39:37ni M. Attal
39:38aient des idées très claires
39:39ne serait-ce que de savoir
39:40dans quel camp ils sont
39:42il faut maintenant savoir
39:42il faut choisir son camp
39:44pour l'instant
39:45Edouard Philippe
39:45est dans un entre-deux
39:46Attal également
39:47notamment
39:48et pour moi
39:49je les vois
39:51poursuivre effectivement
39:51leur chute
39:53dans les sondages
39:53je ne vois pas
39:54d'issue
39:55sinon
39:55à s'avouer
39:56qu'ils se sont trompés
39:57et qu'ils sont maintenant
39:58ou à droite ou à gauche
39:58Vous avez entendu peut-être
40:00d'ailleurs
40:00Edouard Philippe
40:01qui dit
40:01il a dénoncé
40:03les continuateurs
40:04du macronisme
40:05comme Gabriel Attal
40:07Voilà c'est la question
40:08que j'allais vous poser
40:09Jean-Michel Salvatore
40:10C'est vrai que c'était
40:11assez rigolo
40:11de l'entendre dire ça
40:12Moi je trouve que le problème
40:13c'est que ça n'a pas de sens
40:15de faire une primaire
40:15de la droite et du centre
40:16parce que la droite
40:18et le centre
40:18ce n'est pas la même chose
40:19et ils ne pensent pas
40:20la même chose
40:21et qu'une primaire
40:22est absolument impossible
40:23dans la mesure
40:24où finalement
40:24ce sera très difficile
40:25pour celui qui gagnerait
40:28d'entraîner
40:28tout le monde
40:30Oui mais comment ils font alors ?
40:31Je pense que le problème
40:33je pense que le problème
40:34ce n'est pas qu'il y ait
40:35trop de candidats
40:35c'est qu'il n'y en a pas
40:36un seul
40:37qui a un leadership suffisant
40:39parce que finalement
40:40quand vous regardez
40:40ce qui se passe
40:41à l'extrême gauche
40:42ou à gauche
40:43vous avez Mélenchon
40:44il a face à lui
40:45Mme Tondelier
40:46Madame Arthaud
40:47Fabien Roussel
40:48et malgré tout
40:49il est à 15 ou 16%
40:51parce que même s'il y a
40:52une énorme concurrence
40:53à l'extrême gauche
40:54comme il a une personnalité
40:55qui imprime
40:58il arrive à réunir 15%
41:01même chose
41:02à l'extrême droite
41:03vous avez Marine Le Pen
41:04bien sûr
41:04mais elle est concurrencée
41:05par Zemmour
41:06qui va être candidat
41:07par Dupont-Aignan
41:08qui sera candidat
41:09et malgré tout
41:09Marine Le Pen
41:10elle fait 35%
41:11parce qu'elle imprime
41:13et parce que les gens
41:13ont envie de voter pour elle
41:15elle a une candidature
41:15qui est désirable
41:17moi je pense que
41:17le problème du centre
41:19c'est pas le problème
41:20de la dispersion
41:20c'est qu'il n'y en a pas
41:21un seul
41:22qui est désirable
41:23qui donne vraiment envie
41:24qu'on vote pour lui
41:25Yvan Riffoll
41:26Ce qu'il faut comprendre
41:27c'est
41:28quelle est cette révolution
41:30que nous avons sous les yeux
41:31c'est une révolution
41:32que je qualifie moi
41:33de souverainé
41:33c'est-à-dire
41:34c'est un retour
41:34c'est la prise de conscience
41:37qu'ont les peuples
41:39en général
41:39les français en particulier
41:40on le voit par exemple
41:41en Pologne également
41:42actuellement
41:42que les peuples
41:44ont été mis à l'écart
41:45pour l'instant
41:45des grands choix
41:46de leur destinée
41:47et qu'aujourd'hui
41:48les peuples ont envie
41:48de reprendre leur destin en main
41:50que ce soit en s'affrontant
41:51à l'Union Européenne
41:52qui veut imposer ses règles
41:53en Pologne
41:53notamment pour l'instant
41:54avec une sorte de coup d'état
41:56qui est tout à fait suffocant
41:57de violence
41:58ou en France aujourd'hui
42:00avec effectivement
42:00cette montée en puissance
42:02de ce que l'on a appelé
42:03le populisme
42:04qui est en fait
42:04simplement le réveil
42:05des peuples et des nations
42:06face à un monde déraciné
42:08Merci beaucoup Yvan Riouffol
42:10et Jean-Michel Salvatère
42:11d'avoir participé
42:12au débat d'Europe 1 Info
42:13je vous donne rendez-vous
42:13dès demain
42:14de 13h à 14h
42:16pour une nouvelle émission
42:18et votre après-midi
42:18se poursuit sur Europe 1
42:20avec Romain Desarbes
42:21Marie-Estelle Dupont
42:21et si on en parlait
42:22je vous souhaite bien sûr
42:23un très bon après-midi
42:24à tous
42:25et notamment à vous
42:25Géraldine Almond
42:26Merci Clélie
42:27A demain
42:27A demain à 13h
42:28C'était Clélie Mathias
42:29sur Europe 1
42:29et nous sommes le 2 novembre
42:30et novembre
42:31et bien c'est le mois
42:32des orphelins de policiers
42:33et à cette occasion
42:34Europe 1 vous invite
42:36à soutenir Orphéopolis
42:37alors pour faire un don
42:38de 20 euros
42:39envoyé par SMS
42:40dont 20
42:41D-O-N
42:42suivi du nombre 20
42:43comme 20 euros
42:43au 9-22-17
42:46dont 20
42:47au 9-22-17
42:48le coût du SMS
42:49est gratuit
42:50et le montant
42:50sera prélevé
42:51sur votre facture mobile
42:52chez les opérateurs
42:53éligibles en France
42:54métropolitaine
42:55Orange
42:55SFR
42:56Bouygues
42:56Télécom
42:57et Free
42:5713h56
42:58sur Europe 1