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00:00Europe 1, il est 13h.
00:05Europe 1 Info.
00:0613h, 14h.
00:08Clélie Mathias.
00:09Bonjour à tous et merci d'écouter Europe 1 Info.
00:12Je suis ravie de vous retrouver.
00:13On est ensemble jusqu'à 14h.
00:14On commence avec le grand journal de la mi-journée en ce mercredi 28 octobre.
00:18Ce drame, en Espagne, deux trains à grande vitesse sont entrés en collision.
00:22Le bilan humain est très lourd.
00:24Les Français vont-ils payer pour la casse du 17 octobre ?
00:27Le gouvernement relance son projet de taxe émeute dans vos assurances auto et habitation.
00:32Qu'en pensez-vous ? Le gouvernement doit-il y renoncer ?
00:34C'est la question européenne du jour.
00:35Vous pouvez donner votre avis et voter sur le site et l'appli Europe 1.
00:38Pour l'instant, vous dites oui à la quasi-unanimité.
00:42Difficile de dire qui a remporté les élections en Israël.
00:44Le dépouillement se poursuit.
00:46La coalition de Benyamin Netanyahou devance le bloc de l'opposition.
00:49Mais aucune majorité gouvernementale ne se dessine.
00:52La chronique santé, le docteur Millau nous dira que la ménopause sort de l'ombre
00:55et qu'il faut s'en féliciter.
00:57Rendez-vous dans un quart d'heure.
00:58La tendance météo avec vous, Géraldine Hamon.
01:00Bonjour.
01:01Bonjour Clémy.
01:01Un temps globalement plus calme.
01:03Exactement, avec un ciel partagé entre soleil et nuages cet après-midi.
01:06Côté température, il fera entre 13 et 16 degrés sur la moitié nord,
01:11de 16 à 19 degrés sur le sud-ouest,
01:1318 à 22 degrés sur les régions méditerranéennes.
01:16Météo complète sur Europe 1 à la fin du journal.
01:18Europe 1.
01:21Ce terrible accident, tout d'abord en Espagne,
01:24au moins 31 morts après la collision de deux trains à grande vitesse ce matin.
01:28L'accident a eu lieu à 150 km au sud de Madrid, dans la région de Tolède.
01:32Bonjour Wilfried de Villers.
01:33Bonjour Clélie, bonjour à tous.
01:35Le choc entre les deux trains a été particulièrement violent.
01:37Oui, on le voit bien sur les images de la gare de civil espagnole
01:40diffusée en boucle depuis l'incident qui a eu lieu un peu avant en 9h ce matin.
01:44Trois wagons au moins, complètement éventrés, sortis déraillés,
01:48qui se sont retournés dans le talus en contrebas.
01:50Et puis il y a cette image forte, celle d'un homme visiblement hébété
01:53qui sort d'une voiture valise à la main avant d'être prise en charge par les secours.
01:57Il y aurait au moins 31 morts, vous le disiez.
01:5980 blessés, dont 50 grièvement.
02:02Concernant les circonstances de la collision,
02:04l'un des trains à grande vitesse était à l'arrêt en pleine voie
02:06lorsque l'autre TGV est arrivé derrière lui à 100 km heure.
02:10On ne sait pas encore s'ils étaient sur la même voie,
02:12mais le gouvernement évoque une erreur humaine
02:15au niveau de l'un des centres de contrôle ferroviaire de la région.
02:19Un accident qui suscite un véritable émoi en Espagne.
02:22Le roi Felipe VI a pris la parole tout à l'heure.
02:26Nous déplorons cette tragédie.
02:28Nous transmettons nos condoléances aux familles,
02:30notre tristesse, notre soutien et notre affection
02:33dans un moment si dur et si difficile.
02:37C'est le deuxième incident ferroviaire mortel en Espagne.
02:39En moins d'un an, mi-janvier, deux TGV sont entrés en collision sur la même ligne.
02:44En Andalousie, causant la mort de 46 personnes.
02:47Deux tragédies qui ravivent la polémique.
02:49Les préoccupations concernant l'état du réseau ferroviaire espagnol.
02:52Merci beaucoup pour toutes ces précisions.
02:54Wilfried de Villers et Emmanuel Macron a également exprimé
02:56la solidarité de la France après ce terrible drame.
02:59Il est 13h03, vous écoutez le journal de Crédit Mathias sur Europe 1.
03:03Vous aimez l'odeur du bois, le feu qui crépite
03:05et les flammes visibles d'une cheminée ouverte ?
03:07Eh bien, c'est bientôt terminé si vous habitez Lille et sa région.
03:10Dès le 1er novembre, les foyers de cheminées sans vitres ni portes seront
03:15interdites dans la métropole lilloise.
03:16L'objectif, c'est d'améliorer la qualité de l'air
03:18car les particules fines présentes dans les cheminées sont nocives pour la santé.
03:22Une décision qui ne plaît pas à tous les habitants de Lille.
03:26Reportage Maximilien Carlier pour Europe 1.
03:27Devant ce magasin de bricolage, Rémi vient se renseigner
03:31pour l'installation d'un insert afin de transformer sa cheminée à foyer ouvert.
03:35Elle émet trop de particules fines, il ne pourra plus l'utiliser à partir du 1er novembre.
03:40Il le regrette.
03:41Je considère qu'il y a des choses qui polluent beaucoup plus que des simples cheminées
03:44donc les priorités devraient être ailleurs.
03:46Alors je suis pour l'écologie mais peut-être pas forcément sur ce genre de combat-là.
03:49Car il faut voir aussi les dépenses d'énergie, ajoute cet habitant.
03:53Gaz, électricité, carburant, tout augmente, déplore-t-il.
03:56On est complètement étranglés, c'est de pire en pire et il n'y a plus personne qui s'en
03:59sort réellement.
03:59Je pense qu'à l'heure actuelle, les Français, ils aimeraient bien pouvoir continuer à garder cette solution de chauffage.
04:03Mais se mettre en conformité est hors de prix, souligne Aziz, juste à côté.
04:076 000 euros en moyenne pour remplacer une cheminée à foyer ouvert par un insert ou un poêle.
04:12C'est vrai que ça coûte cher.
04:13Je suis retraité, je ne peux pas me permettre de refaire des travaux à des prix orbitants.
04:17Le gérant d'un magasin spécialisé en solution de chauffage me confiait qu'il y a deux fois plus de
04:23monde que d'habitude.
04:24Les clients viennent, oui, insiste-t-il, mais à contre-coeur.
04:27Ils rechignent à l'idée de devoir se mettre en règle, conclut ce patron.
04:31À Lille, Maximilien Carlier, Europe 1.
04:34Et on en vient à cette question.
04:35Et si nous devions collectivement payer pour la casse les pillages du 17 octobre dans nos villes ?
04:40Oui, une taxe émeute qui pourrait s'appliquer à partir du 1er janvier prochain sur les contrats d'assurance auto
04:45et habitation.
04:46Un prélèvement de 0,8% sur chaque cotisation afin d'alimenter un fonds
04:50qui serait donc chargé d'indemniser les dégâts les plus importants des émeutes à venir.
04:54Le projet, bien avancé, est actuellement examiné par le Conseil d'État.
04:58Mais il fait déjà beaucoup réagir les Français, comme l'illustre à Lyon ce reportage du correspondant d'Europe 1,
05:03Jean-Luc Boujon.
05:04Taxer les assurés pour indemniser les dégâts des émeutes, l'idée ne plaît pas.
05:08Mais alors pas du tout à Nicole.
05:10Désolée, mais je suis pour faire payer les casseurs, pas pour faire payer les citoyens.
05:14C'est choquant et inadmissible à mon avis.
05:16Je ne vois pas pourquoi les citoyens, on va déjà tout payer dans nos impôts, monsieur.
05:19Je ne sais pas si vous êtes au courant.
05:20Alain, lui aussi, est choqué par la proposition.
05:22Là, c'est absurde et scandaleux, quoi, je veux dire.
05:24C'est toujours le même de payer.
05:25Il faut appauvrir les gens, que tout le monde soit au même niveau, le plus bas possible.
05:29On ne sait faire que ça.
05:30Il faudrait déjà commencer par, s'ils ne peuvent pas payer, supprimer les aides, etc.
05:34Ça ne sera jamais fait. En France, c'est ça.
05:36On est dans un pays de fous.
05:37Et que fait-on du principe casseur-payeur, dont on a tant parlé après les pillages ?
05:41Questionnent Guillaume, Martine et Marcel.
05:43On n'y est pour rien. Moi, je regrette.
05:44Moi, je ne me sens pas responsable de ce qui se passe.
05:46Les casseurs, c'est à eux de payer.
05:47C'est un peu scandaleux, oui, de payer pour les autres.
05:50Toutes les assurances ont déjà bien augmenté.
05:51Donc, repayer encore pour ce qu'on ne fait pas, ce n'est pas très cool, quoi, pour nous.
05:54Non, ce n'est pas juste, ce n'est pas social.
05:56Nous, on n'y est pour rien. On paye déjà quand même à cesser d'impôts, donc.
05:58Un projet qui, s'il est validé par le Conseil d'État, pourrait s'appliquer dès le 1er janvier prochain.
06:03En revanche, il ne concernerait que les éventuels émeutes à venir, pas les dégâts du haut pillage du 17 octobre.
06:08Lyon, Jean-Luc Bougeon, Europe 1.
06:10A propos des manifestations, un Conseil de défense se réunissait ce matin à l'Elysée
06:14pour préparer le maintien de l'ordre lors des prochaines mobilisations, ce samedi 31 octobre, puis le 5 novembre.
06:20Le week-end dernier s'est déroulé sans incident majeur.
06:23Mais la présidence veut maintenir un haut niveau de vigilance.
06:26Les parcours pourront aussi être adaptés pour préserver les commerces des centres-villes à l'approche de Noël.
06:30Arthur Delaborde, l'exécutif reste sous pression.
06:34Oui, Emmanuel Macron le reconnaît.
06:36Le 17 octobre, l'anticipation a fait défaut.
06:39Le président tente désormais de montrer qu'il maîtrise la situation.
06:42En Conseil des ministres, il a donné ses consignes, comme le rapporte la porte-parole du gouvernement, Maude Bréjon.
06:48Il a rappelé qu'il fallait être intraitable.
06:50Face aux factieux et aux délinquants, il a remercié vivement les forces de l'ordre pour leur mobilisation exceptionnelle.
06:58C'est cet ordre qui continuera à prévaloir, avec des risques dans la période qui arrive.
07:06Mais le chef de l'État juge aussi les revendications sociales légitimes.
07:10L'objectif est d'isoler les casseurs sans braquer les manifestants.
07:13Il mise sur les négociations pour faire retomber la colère.
07:17Le gouvernement doit donc réussir sur deux fronts, empêcher les violences et obtenir une sortie de crise.
07:23Les forces de l'ordre ne pourront pas gagner la bataille politique à sa place.
07:27Un retour de la borde du service politique d'Europe 1.
07:29Et lors de ce Conseil des ministres, le gouvernement a annoncé qu'un hommage national serait rendu à Pengo Bossio
07:34Wanji,
07:35tué vendredi dernier lors de l'attentat terroriste raciste de Trappes,
07:39sans préciser le jour ni s'il sera présidé par Emmanuel Macron.
07:43Europe 1, il est 13h08. Les fiches de salaire arrivent en ce moment. Faites l'exercice et regardez la différence
07:48entre le brut et le net.
07:49Et il y a une différence abyssale entre le salaire super brut, qui intègre les cotisations sociales et patronales,
07:54et ce qu'il reste dans la poche des Français au final.
07:57En 50 ans, la part du salaire net dans le super brut est passée de 70 à 52% seulement.
08:03Cela a été rappelé hier sur l'antenne d'Europe 1 par Dominique Schellcher, le patron de Coopérative U.
08:08Le recul est colossal, Barthélémy Philippe.
08:11Oui, le travail ne paye plus, ou en tout cas plus assez.
08:14La moitié des salariés français perçoivent un salaire situé entre le SMIC et 2240 euros nets par mois.
08:21La faute notamment au poids des cotisations patronales et salariales dans le salaire brut,
08:26explique l'économiste Bertrand Martineau.
08:28Dans ces 50 dernières années, on a étendu considérablement la protection sociale,
08:33les retraites qui sont d'un niveau bien meilleur à ce qu'elles étaient il y a 50 ans en
08:37proportion du salaire,
08:38des dépenses d'assurance maladie qui ont évidemment explosé,
08:41une couverture d'assurance chômage meilleure et beaucoup plus de chômeurs qu'il y a 50 ans.
08:44Ce qui fait que les cotisations ont augmenté, c'est que la protection sociale s'est considérablement accrue,
08:49qui plus est dans un contexte démographique qui vient alourdir la note pour les actifs.
08:52En France, les dépenses de protection sociale représentent plus de 900 milliards d'euros,
08:57soit environ 32% du PIB et les cotisations sociales en finances un peu plus de la moitié rapprochées.
09:05Le net du brut suppose donc un effort massif de maîtrise des dépenses de retraite,
09:09d'assurance chômage et de santé,
09:11que la configuration politique issue de la dissolution rend impossible à ce stade.
09:16Barthélémy Philippe du service économie d'Europe 1.
09:18Et la suite du journal Leclery Mathias sur Europe 1 à l'étranger avec les élections législatives en Israël.
09:24Et c'est l'incertitude politique qui règne.
09:26Frédéric Simon, correspondant Europe 1 à Tel Aviv, bonjour.
09:30Bonjour, bonjour à tous.
09:31Benyamin Netanyahou et son parti Le Likoud obtiennent de bien meilleurs résultats que ceux que prévoyaient les sondages,
09:36mais les composantes de la coalition gouvernementale deviennent minoritaires au Parlement, la Knesset.
09:42Oui, 77% des dépouillements des bulletins ont été effectués.
09:46Des ajustements sont probables jusqu'à l'annonce des résultats définitifs qui sera fait demain ou vendredi dans la matinée.
09:52Mais l'essentiel des rapports de force est déjà connu.
09:55Le Likoud reste le premier parti du pays et avec ses alliés des partis ultra-nationalistes ou religieux,
10:01Benyamin Netanyahou contrôlerait jusqu'à 54 députés.
10:04C'est bien mieux que ce qu'annonçaient les derniers sondages.
10:06C'est en dessous toutefois de la majorité absolue des sièges, soit 61 au moins sur les 120 que compte
10:13la Knesset, le Parlement.
10:14L'opposition est donc majoritaire mais morcelée.
10:17Ses principaux dirigeants refusant d'envisager de constituer une coalition avec les partis qui représentent la minorité arabe d'Israël.
10:24Ces formations bénéficient d'une mobilisation sans précédent de leur électorat.
10:28Elles ont considérablement renforcé leur représentation parlementaire,
10:32passant de 10 à 18, voire 19 députés coopérés avec ses partis,
10:37souvent accusés de complaisance envers le terrorisme palestinien
10:41ou envisager un gouvernement d'union avec Benyamin Netanyahou.
10:44C'est le dilemme désormais de l'opposition centriste.
10:46Merci beaucoup Frédéric Simon, le correspondant européen à Tel Aviv.
10:50Toujours dans l'actualité internationale, trois jours après sa défaite à la présidentielle au Brésil,
10:54le sénateur conservateur Flavio Bolsonaro a quitté le pays.
10:57Il est annoncé en fuite vers les Etats-Unis, sans certitude sur la destination.
11:01Mais le président Donald Trump a assuré qu'il lui accorderait un visa s'il souhaitait venir.
11:0713h11 sur Europe 1, l'heure du focus de la rédaction.
11:09La suite de notre série de rendez-vous sur la création d'entreprise.
11:12Envie d'entreprendre ? Avec les chambres de métier de l'artisanat, vous n'êtes pas seul.
11:16Tout de suite, le focus de la rédaction.
11:18Après avoir vu comment consolider son idée de projet et comment trouver le bon modèle économique,
11:23place aujourd'hui aux solutions de financement.
11:25Aurélien Fleureau, comment bien évaluer ses besoins de financement ?
11:29Alors, c'est évidemment une base indispensable.
11:31Combien faut-il pour démarrer et où trouver l'argent ?
11:35D'abord, pour évaluer votre besoin, pensez que cela comprend les investissements,
11:40les dépenses de lancement, le besoin en fonds de roulement et la trésorerie de démarrage.
11:45Ensuite, pour les sources de financement, il y a trois options principales.
11:49L'apport personnel, le prêt bancaire et bien sûr, les aides.
11:53Et c'est d'ailleurs par elles qu'il faut commencer, explique Patricia, l'excellent déléguée générale du réseau Initiative
11:59France.
11:59On va challenger le business plan que le porteur de projet a.
12:03Nous, on va intervenir au moment du lancement, en fait,
12:07pour poser la première brique de financement qui est sous forme d'un prêt d'honneur.
12:13Et surtout, ça va lui permettre de faire un effet de levier auprès des autres financeurs.
12:18Et c'est précisément ce qu'il s'est passé pour Galeur de Moignet avec un premier prêt via Initiative
12:22France
12:22quand il a voulu passer du statut d'auto-entrepreneur à une SAS
12:26pour faire évoluer son activité de débarras de maison dans l'Oise.
12:30J'ai eu un prêt à taux zéro de 7000 euros.
12:32Et grâce à ça, en fait, j'ai pu avoir moins mon prêt à la banque.
12:35Parce que du coup, comme j'étais passé dans le jury et que mon dossier a plu,
12:39du coup, j'ai pu accéder aux deux prêts.
12:41Le montant moyen d'un prêt d'honneur est de 10 000 euros.
12:44L'obtenir va en effet rassurer les banques et permettre de déclencher souvent un prêt BPI France
12:50voire même un prêt d'honneur régional.
12:53Merci beaucoup Aurélien.
12:54Demain, nous verrons comment créer son entreprise sans se tromper le statut, les formalités, la réglementation, entre autres.
12:59C'était le focus de la rédaction avec les chambres de métier et de l'artisanat.
13:04Votre allié incontournable à chaque étape pour créer et développer votre entreprise.
13:09La Bourse avec Arnaud Bivefs.
13:11La chronique d'ours avec la Banque Postale, partenaire de la performance des entreprises.
13:16Arnaud, quelle tendance aujourd'hui à la Bourse de Paris ?
13:18Une tendance mitigée avec un marché hésitant depuis l'ouverture et un CAC 40 quasi stable,
13:22juste sous les 7 900 points.
13:24Une stabilité qui cache en fait pas mal d'écarts sur les valeurs
13:27en raison des nombreuses publications de résultats intervenus ce matin.
13:31Comme toujours, il y a les gagnants et les perdants de ces publications.
13:35Côté gagnant, Danone plus 2, Stellantis plus 5, Compagnie des Alpes plus 7.
13:39Le super gagnant s'appelle Worldline.
13:42Le spécialiste du paiement électronique voit son titre s'envoler de 12%
13:46avec un chiffre d'affaires supérieur aux attentes.
13:49Des écarts importants, on en trouve aussi parmi les baisses du jour.
13:52Rémi Cointreau recule fort, moins 5% malgré une publication pourtant plutôt encourageante.
13:59Un mot pour finir avec la réserve fédérale américaine qui débute sa réunion d'octobre aujourd'hui.
14:04Attention, ça pourrait faire bouger les actions à Paris dès cet après-midi.
14:09En attendant, le CAC en très légère baisse, moins 0,1%.
14:12Merci Arnaud Labours sur Europe 1 avec Boursier.com.
14:15C'était la chronique Bourse avec la Banque Postale.
14:18La banque pour avoir un temps d'avance sur la performance de votre entreprise.
14:22La Banque Postale Citoyenne.
14:24La météo de Géraldine Hamon.
14:26Retrouvez la météo avec Groupe à main.
14:29L'assureur qui sera toujours un point de repère pour les pros.
14:33Géraldine, un ciel lumineux sur la plupart des régions.
14:35Et oui, grâce aux conditions anticycloniques qui s'installent sur la France cet après-midi.
14:40C'est au sud de la Loire jusqu'aux plaines du Sud-Ouest et du Roussillon à la Provence que
14:44le soleil fera les plus belles apparitions.
14:46Des nuages barrés existeront tout de même sur le piémont pyrénéen et du sud de l'Alsace aux Alpes du
14:51Nord.
14:51En Corse et sur l'est de la région PACA, au nord de la Loire aussi, le ciel alternera entre
14:56éclaircies et passages nuageux.
14:59Notez tout de même que de faibles averses circuleront des côtes normandes au Nord-Pas-de-Calais.
15:03Il fera 13 degrés à Langres cet après-midi.
15:0515 à Lille, 16 à Brest-Yon et Paris, 17 à Bordeaux, 20 à Marseille, 20 à Nice, 22 à
15:10Montpellier, jusqu'à 23 degrés à Ajaccio et Perpignan.
15:13Alors demain, le temps calme et ensoleillé sera bien présent sur la quasi-totalité du pays.
15:18Le début de journée sera assez frais dans les terres. Il fera entre 2 à 7 degrés avec déjeuner matinal.
15:23Et demain après-midi, il fera entre 14 et 17 degrés en général, 18 à 20 au sud de la
15:28Garonne, jusqu'à 22 degrés sur le pourtour méditerranéen.
15:31Merci Géraldine.
15:3413h, 14h, Europe 1 Info.
15:37Et à 13h15 sur Europe 1, nous accueillons le docteur Brigitte Millot.
15:40Bonjour docteur Millot.
15:41Bonjour Clélie, bonjour Géraldine.
15:43Brigitte, vous nous dites que la ménopause, longtemps passée sous silence, est enfin en train de sortir de l'ombre.
15:47Pour quelle raison ?
15:48Alors j'allais le dire, et je le dis d'ailleurs, il était temps.
15:53Le 15 octobre dernier, lors des assises de la ménopause,
15:56le gouvernement a annoncé 13 mesures pour améliorer l'information, la prévention et l'accompagnement des femmes.
16:04Et une campagne nationale est prévue en janvier 2027.
16:08L'objectif est simple, permettre aux femmes de mieux comprendre les changements qu'elles traversent
16:12et surtout, de ne plus rester seules face à leurs symptômes.
16:17Je vous rappelle qu'un quart de la population est ménopausée.
16:20Bon, j'exagère un peu, mais oui, plus de 17 millions de femmes le sont.
16:25Donc il est temps de les prendre en considération.
16:28Car la ménopause, ce sont bien sûr les symptômes qui se voient, se ressentent, font souffrir,
16:34comme les bouffées de chaleur, les troubles du sommeil, l'irritabilité, les troubles de l'humeur,
16:40une grande fatigue, le vieillissement accéléré.
16:42Mais c'est aussi tout ce qui ne se voit pas,
16:45comme l'océoporose, l'augmentation du risque cardiovasculaire ou la sécheresse vaginale.
16:51Or, il existe des traitements hormonaux substitutifs qui pallient le manque d'hormones.
16:56Mais depuis 2002, des études américaines les avaient faussement accusées de tous les maux.
17:02Risques vasculaires, sur-risques de cancer.
17:06Heureusement, de nouvelles études avec les bonnes hormones, dans les bonnes indications,
17:11ont démontré leur inocuité.
17:13Donc, petit à petit, leur utilisation repart à la hausse en France.
17:18Ils sont très efficaces contre les bouffées de chaleur et beaucoup d'autres symptômes,
17:22même s'ils ne sont pas adaptés à toutes les femmes.
17:25La décision doit se prendre cas par cas avec un professionnel de santé,
17:30en tenant compte des bénéfices et des risques.
17:32La ménopause n'est pas une maladie, mais un moment de la vie.
17:36Et pour mieux le vivre, il est important d'être informé, éclairé,
17:40sur les nombreux traitements qui existent,
17:43et de choisir celui qui vous correspond.
17:45Ou ne pas choisir, c'est aussi un choix.
17:47Car avec ou sans traitement,
17:49il n'y a pas une seule bonne façon de vivre sa ménopause,
17:53il y a la vôtre.
17:54Merci beaucoup, docteur Millot, pour tous ces rappels.
17:56On se retrouve demain à une heure et quart.
17:58Dans Europe 1 Info, à présent, place au débat.
18:00Le gouvernement arrivera-t-il à sortir de la crise lycéenne ?
18:02On en débat.
18:03On en parle avec Sophie Audigé et Georges Fenec.
18:05Bonjour à tous les deux.
18:06Soyez les bienvenus.
18:08Bonjour Clélie.
18:14Et à 13h21 sur Europe 1, on vous retrouve avec vos deux chroniqueurs du jour,
18:21Clélie Mathias, le duo du mercredi, Georges Fenec et Sophie Audigé.
18:24Et après les annonces du gouvernement vis-à-vis des lycéens,
18:27on va commencer avec cette crise qui n'en finit pas,
18:30puisque les lycéens, non satisfaits, ont dit qu'ils allaient poursuivre les mobilisations.
18:34Écoutez Marc Feneau, le chef de file des députés Modem,
18:36qui a réagi lui aussi à ces annonces.
18:38Il était sur Public Sénat, c'était ce matin.
18:41Moi je pense qu'elles vont dans le bon sens et elles vont dans le sens.
18:43Enfin, il faut regarder factuellement les choses.
18:45Là aussi c'est un sujet de dialogue.
18:47Le dialogue, c'est pas donnez-moi tout ce que je demande
18:49et tant que j'ai pas tout ce que je demande, sinon ce n'est pas un dialogue.
18:52Dire aujourd'hui je vais donner 15, 10, 5 milliards
18:55sans avoir la moindre idée de la façon de le financer.
18:58La moindre idée.
18:59C'est prendre son interlocuteur pour un imbécile.
19:02Et moi je prends pas les lycéens et les étudiants pour des imbéciles.
19:04Donc vous les appelez à retourner en cours lundi ?
19:05Non mais moi j'appelle rien.
19:06Je demande à ce qu'on regarde ce qu'était leur revendication.
19:09Leur revendication, elles portaient sur Parcoursup.
19:11Elles portaient sur la question de l'organisation des horaires.
19:15Elles portaient sur l'absence de profs.
19:16Elles portaient sur les conditions matérielles,
19:18en particulier les investissements dans les collèges et les lycées.
19:20Je rappelle que depuis 82, 84,
19:23cette compétence est exclusivement celle des départements et des régions.
19:26Qu'est-ce que vous comprenez ?
19:27Qu'est-ce qu'il nous dit Marc Fénaud, Georges Fenech ?
19:30Écoutez, on a du mal à le suivre.
19:34Franchement, on sent d'exaspération.
19:36Beaucoup d'exaspération.
19:37Que quelque part, moi je partage remarqué.
19:39Je vais vous le dire, franchement,
19:40je pense qu'effectivement,
19:42ce qui a été annoncé, c'est déjà pas mal.
19:44C'est même bien, surtout dans un contexte budgétaire extrêmement contraint.
19:49Parcoursup, vous ne pouvez pas non plus, du jour au lendemain,
19:51enfin, je ne sais pas ce que nous dira Sophie.
19:52Non, vous inquiétez pas, on va venir sur Parcoursup, là, c'est un bon morceau.
19:55Après, c'est vrai que le bâti, c'est la région.
19:58Essentiellement, la région, et les collèges, c'est les départements.
20:01Donc, je crois qu'il y a déjà eu assez de dégâts comme ça.
20:06Beaucoup de destruction de lycées, enfin, c'est épouvantable.
20:10Il faut que ça s'arrête.
20:11Il faut que ça s'arrête, surtout que viennent se greffer,
20:13on l'a vu, des casseurs,
20:15ce ne sont pas forcément les lycéens, bien entendu,
20:16mais je pense qu'à un certain moment, il faut entendre raison.
20:20Tout ne peut pas être réglé du jour au lendemain
20:22et que les lycéens doivent retourner au lycée.
20:24Et pourtant, ils ont dit qu'ils ne voulaient pas y retourner,
20:27qu'ils n'avaient pas du tout été convaincus par ces annonces.
20:29Et ce que dit également Marc Fénaud, c'est que c'est quoi ?
20:315, 6 milliards ? C'est beaucoup.
20:335, 6 milliards, alors effectivement, c'est peut-être nécessaire
20:36sur certaines revendications, mais on ne les a pas.
20:39Ça n'engage que ceux qui seront au pouvoir plus tard, en réalité.
20:45Parce que 6 mois, c'est bientôt.
20:47Sophie Audugé, on en vient à Parcoursup,
20:49puisque là, c'est une des grandes revendications
20:52des lycéens et des étudiants aussi, en général.
20:55Ils disent que ça ne va pas.
20:57Alors, le problème, c'est que ça va être ripolliné,
21:01là, pour le prochain, j'allais dire, en 2027.
21:032028, il y aura peut-être des annonces,
21:05mais là aussi, c'est ce que disait Georges Fenech,
21:06que ça tombera entre les mains du futur ou de la future présidente.
21:12Mais Parcoursup, finalement, ce qu'ils reprochent,
21:14c'est quoi ? C'est la sélection ? C'est un symptôme ?
21:17Bien sûr, oui, on en a déjà parlé de nombreuses fois.
21:20Parcoursup est un outil qui permet de gérer énormément de demandes
21:25avec énormément d'offres.
21:28Vous avez une explosion, une massification de l'offre
21:31dans l'enseignement supérieur.
21:33en même temps, vous avez une massification de bacheliers.
21:36Donc, ces gens-là, à un moment, il faut bien mettre en relation
21:39une demande de place en supérieur et une offre de place en supérieur.
21:42Donc, en fait, si Parcoursup, et je veux bien qu'il soit imparfait,
21:45on est d'accord, mais le supprimer, ça ne réglera pas ce problème-là, c'est ça ?
21:49Non, mais d'abord, ça ne réglera pas ce problème-là.
21:52Évidemment, Parcoursup répondait à un écueil qui était fait des mêmes personnes,
21:56si vous voulez, à savoir que la sélection était faite sur les notes
22:00et à la tête du bachelier, ou plus exactement,
22:03en fonction de son niveau social ou culturel.
22:05Donc, en fait, la solution Parcoursup, qui est une machine,
22:09qui est un algorithme, donc un système mathématique
22:11qui fait des mises en corrélation de critères,
22:16si vous voulez, il n'a pas d'intention au Parcoursup.
22:19Il fait ce qu'on lui demande de faire, comme n'importe quel outil informatique.
22:21Ce qui pose question dans ce mouvement,
22:24et je trouve que Georges est fort sympathique avec...
22:29Marc Fédo ?
22:30Oui, qui est intervenu juste avant.
22:34C'est-à-dire que le mouvement est politique,
22:37il est poussé par l'extrême-gauche,
22:39notamment par Eléfi qui prend ses lycéens et ses étudiants
22:44comme de la chair à canon politique,
22:46il faut dire les choses,
22:47et ils ne s'arrêteront pas quoi qu'on leur propose.
22:50Et quand on parle du bâti, je reviens là-dessus aussi,
22:52je veux quand même rappeler que les établissements qui ont été saccagés,
22:56que ce soit les lycées ou les universités,
22:59et ce n'est pas la première fois,
23:00je rappelle que depuis le 7 octobre,
23:02il y a régulièrement des saccages d'universités.
23:06Pour d'autres raisons ?
23:07Pour d'autres raisons, mais à la fin,
23:09c'est un bâti qui avait fait l'objet d'énormément d'investissements,
23:12en millions d'euros, qui est saccagé.
23:15Je parle de la fac de Toulouse,
23:16je parle plus récemment des deux établissements qui ont été saccagés,
23:19notamment dans les semaines précédentes.
23:21Ce sont des établissements tout neufs,
23:23franchement exemplaires,
23:25on a vu des pianos, etc.
23:26Il ne faut pas exagérer non plus.
23:27Mais vous ne trouvez pas quand même qu'il y a certaines de leurs revendications
23:30qui sont légitimes ?
23:30Il y a des améliorations à faire dans le bâti, oui bien sûr,
23:33mais est-ce que ça a un péché d'étudier ?
23:36Je vais vous dire la seule raison,
23:37la seule raison pour laquelle il serait légitime
23:40de manifester aujourd'hui et de demander des comptes à l'État,
23:43c'est l'effondrement massif du niveau d'instruction
23:46qui risque de les rendre.
23:48Mais ça va sans doute avec l'accentéisme des profs aussi.
23:51Non mais le problème n'est pas que l'absentéisme des profs.
23:55Il n'y a plus de profs parce qu'aujourd'hui,
23:57c'est impossible d'enseigner dans l'éducation nationale
24:00parce qu'on vous demande tout sauf d'enseigner.
24:02On vous demande d'éduquer et on vous demande de faire la remise au calme.
24:06Il est là le problème.
24:07Donc il y a un manque d'instruction en France
24:09et les conséquences vont être dramatiques pour ces jeunes
24:11quand ils sont sur le marché de l'emploi.
24:12Ce qu'il faut rappeler aussi, Sophie,
24:14c'est que Parcoursup, ça n'est jamais que l'aboutissement d'un cursus
24:18qui est tronqué au départ.
24:20Absolument.
24:21Parce qu'on a voulu faire que les générations soient toutes bachelières.
24:26Ça n'a pas de sens.
24:27Il y a des enfants, des jeunes qui n'ont pas vocation
24:31à faire des études supérieures
24:33et qui peuvent s'épanouir tout à fait dans d'autres métiers,
24:37dans d'autres filières plus techniques, plus manuelles, etc.
24:40Et donc ces jeunes sont en train de payer les erreurs
24:44de ceux qui ont cru que par souci d'égalité de tous,
24:48on allait faire tous des bacheliers,
24:49on arrive à un embouteillage
24:51et quand ils arrivent sur le marché,
24:53ça ne correspond à rien du tout.
24:55Ce n'est pas l'égalité, c'est l'égalitarisme qui n'a rien à voir.
24:58Et quand on voit la réforme de Parcoursup
25:00ou encore même la réforme du bac,
25:02en fait c'est les 10 ans d'Emmanuel Macron
25:05ou les employés du temps à un trou
25:07qui sont parmi les revendications des lycéens.
25:10C'est les 10 ans finalement,
25:11le bilan des décisions nationales d'Emmanuel Macron.
25:14C'est intéressant ce que vous évoquez
25:15par rapport aux employés du temps à un trou.
25:17Alors vous savez quoi, on le fera juste après.
25:18Non, non, on va poursuivre.
25:20On va poursuivre, Sophie Ediger,
25:21vous savez bien que c'est le jeu.
25:22Et puis on abordera aussi forcément
25:27les dates présidentielles,
25:28le débat autour des dates présidentielles sur Europe 1.
25:30Il est 13h28, vous écoutez Clélie Mathias sur Europe 1.
25:3313h, 14h, Europe 1 Info.
25:3613h, 14h, Europe 1 Info.
25:39Europe 1 Info se poursuit à 13h31 sur Europe 1.
25:42Avec vous Clélie Mathias et vos chroniqueurs,
25:43Sophie Ediger et Georges Fenwick.
25:45On reprend juste notre débat sur la crise
25:47et les revendications des lycéens.
25:50Et j'évoquais les emplois du temps à trous.
25:52Ça fait partie des revendications des lycéens
25:54qui disent que ce n'est pas possible ces journées.
25:55Regardez, c'est un gruyère.
25:56Oui, mais parce qu'ils n'ont pas...
25:57Si vous voulez, un lycéen,
25:58c'est juste l'affront-enseignement supérieur.
26:02Et depuis tout temps,
26:03on a considéré que les deux dernières années,
26:05c'est-à-dire la première et la terminale,
26:07devaient être des années de préparation
26:09à l'enseignement supérieur.
26:10L'enseignement supérieur,
26:11vous avez des cours très restreints
26:12et énormément de travail personnel.
26:14Une heure de cours,
26:15c'est trois heures de travail personnel.
26:18Les emplois du temps à trous, pardon,
26:21sont des emplois du temps
26:22qui ont été pensés dans cette logique-là.
26:24Et c'est comme ça que Jean-Michel Blanquer
26:25l'avait pensé.
26:27Et moi, je pense que c'était pertinent à l'époque
26:28dans cette perspective.
26:30Quand vous vous prétendez
26:31aller étudier dans l'enseignement supérieur,
26:33vous devez être capable,
26:34après un cours d'une heure,
26:35de faire un travail personnel
26:35d'au moins deux ou trois heures.
26:37Donc, il suffit juste d'aller à l'étude
26:38et de travailler.
26:39Et ça, je suis désolée...
26:40C'est pas forcément le cas.
26:41On est tous passés par là.
26:42C'est ce qu'on rappelait avec Georges Fenech.
26:44Non, mais on a tous préféré
26:46aller au café et jouer au baby-foot.
26:47Je veux bien.
26:48Mais il n'empêche qu'il ne nous serait pas venu
26:50à l'idée d'aller manifester
26:51pour demander qu'on nous enlève
26:53ces espaces de trous
26:54qui étaient des espaces de liberté
26:55où on faisait ce qu'on n'ait pas le droit
26:56de faire à la maison.
26:56Mais ça n'empêche que les deux,
26:58trois heures de travail personnel,
26:59si vous aviez envie de passer
27:00à la classe supérieure
27:00d'avoir votre bac,
27:01je peux vous garantir
27:02que quand vous rentriez à la maison
27:03le samedi ou le dimanche,
27:04vous les faisiez.
27:05Georges Fenech ?
27:06Non, moi, je n'ai rien de plus à ajouter.
27:08Je suis entièrement d'accord
27:09avec Sophie.
27:10Donc, je pense que là,
27:12il y a quand même,
27:13comment vous dire,
27:14un manque de responsabilité
27:15de ces jeunes.
27:16S'ils veulent aspirer un jour
27:18à avoir des responsabilités
27:19dans le monde du travail, etc.
27:21Il faut déjà
27:22qu'ils prennent conscience
27:23qu'on leur laisse du temps libre,
27:25c'est qu'il faut
27:26qu'ils sachent l'occuper eux-mêmes.
27:28Ils arrivent à un âge
27:29où ils doivent se prendre en charge aussi.
27:31Bon, on aura l'occasion
27:31d'en reparler.
27:32Je voulais en venir à ce débat
27:34sur les dates
27:34de l'élection présidentielle.
27:36Écoutez Bruno Rotaillot,
27:36le candidat à LR,
27:37qui souhaite l'échanger.
27:39Il était ce matin sur Europe 1.
27:40La grande majorité
27:41ne voulait pas
27:42que le second tour
27:43de l'élection présidentielle
27:44soit le lendemain du 1er mai.
27:45Pourquoi ?
27:46Parce qu'il y a d'abord une règle.
27:48La campagne électorale
27:49s'arrête à minuit vendredi
27:51et donc ça continuera.
27:52Avec le 1er mai,
27:52vous aurez des candidats de gauche
27:54qui s'afficheront.
27:55Donc un,
27:55c'est un problème de l'égalité
27:57et deux,
27:57vous vous rendez compte
27:58si le 1er mai,
27:59il se passe,
28:00ce qui s'est passé le 17 octobre
28:02avec une France,
28:02mais alors,
28:04pillée, saccagée, incendiée
28:05et le lendemain,
28:06on devrait aller aux urnes
28:07calmement.
28:08Ce n'est pas possible.
28:09Il y a un vrai problème.
28:10Pourquoi nous avoir réunis
28:11alors que la majorité
28:12était pour d'autres dates ?
28:13Si vous ne changez pas
28:14cette date d'élection,
28:16j'y verrai en réalité
28:17une arrière-pensée.
28:18Et voici la réponse
28:19de Maude Bréjean,
28:20la porte-parole du gouvernement,
28:21ministre déléguée à l'énergie
28:22à l'issue du Conseil des ministres.
28:24D'abord,
28:25il n'y a pas de raison
28:25de changer ces dates
28:28sauf à poser un genou à terre
28:29face aux délinquants,
28:32aux casseurs,
28:33aux factieux
28:34qui ont semé la terreur
28:36ces derniers jours
28:37et ces dernières semaines
28:38dans le pays.
28:38Aucune raison
28:39de poser un genou
28:40à terre
28:41face à ces gens.
28:42Aucune.
28:42Donc, confirmation
28:43de ces dates ?
28:44Aucune raison.
28:45Et ensuite,
28:46force doit rester
28:48à la loi
28:48et à l'État.
28:49L'État a démontré
28:51la semaine dernière,
28:52le week-end dernier,
28:53qu'il savait,
28:55je reprends les mots,
28:56être fort,
28:56avoir le dessus.
28:58Et donc,
28:59bien sûr,
28:59on continuera à le montrer.
29:01Et moi,
29:02je crois que les élections
29:02se passeront
29:03dans de bonnes conditions.
29:04Georges Fenech,
29:05vous qui connaissez bien
29:06les méandres
29:07dans la vie politique,
29:08ça vous gêne,
29:08vous,
29:08ce second tour,
29:09un 2 mai ?
29:10Moi,
29:10je suis un peu étonné
29:12de l'argumentation
29:13que développe
29:14le mot de Bréjon.
29:16On ne va pas mettre
29:16un genou à terre,
29:17mais en personne,
29:18on imagine
29:19un rapport de force
29:20entre l'État,
29:22la puissance de l'État
29:23et des émeutiers.
29:25Il ne s'agit pas,
29:25encore une fois,
29:26de se soumettre
29:28aux caprices
29:29d'émeutiers
29:30ou aux exactions.
29:31Il s'agit de tenir compte
29:32d'une situation de fait
29:33que le 1er mai,
29:35il y aura
29:35la grande manifestation
29:37du travail
29:37du 1er mai,
29:38la gauche va défiler
29:39en tête,
29:40donc on sait que
29:41ce jour-là,
29:42on ne peut pas faire campagne
29:43puisque c'est le jour
29:44de l'élection,
29:45mais en même temps,
29:45le lendemain d'élection,
29:47mais en même temps,
29:47vous avez des gens
29:49qui vont pouvoir
29:50faire des déclarations
29:51au micro
29:52quand on va leur tendre
29:52des micros.
29:53Donc c'est déjà
29:54une rupture d'égalité.
29:56Et puis,
29:58il y a un risque,
29:59il y a un risque réel
30:00puisque maintenant
30:00toutes les manifestations
30:02font l'objet de troubles,
30:03on le sait,
30:03donc il ne s'agit pas
30:04de mettre un genou à terre,
30:05il s'agit de prendre en compte
30:06ce risque,
30:07cette probabilité
30:08pour faire en sorte
30:09que le scrutin présidentiel
30:11qui n'est pas
30:11n'importe quel scrutin
30:12se déroule
30:13dans de bonnes conditions.
30:14J'ai du mal
30:15à comprendre
30:15cette argumentation.
30:16Il y avait une autre possibilité
30:18qui était le 11
30:19et le 25 avril
30:20mais on est en plein
30:21pendant les vacances
30:22de printemps.
30:23On aurait pu repousser.
30:25Mais est-ce que
30:27constitutionnellement
30:27on a le droit
30:28parce que normalement
30:29selon la constitution,
30:30j'ai regardé,
30:31l'élection du nouveau président,
30:32je cite,
30:33a lieu 20 jours au moins
30:34et 35 jours au plus
30:35avant l'expiration
30:36des pouvoirs
30:37du président en exercice
30:38et là,
30:38on sait que
30:39Emmanuel Macron
30:40doit partir
30:41le 13 mai
30:42à minuit.
30:43Oui,
30:43alors je n'ai pas fait le compte
30:45mais...
30:46Donc il y a quand même
30:47c'est cadré,
30:47je veux dire.
30:48Oui, c'est cadré
30:49mais si on ne pouvait pas
30:49le faire après,
30:50il fallait le faire avant.
30:52Donc anticiper
30:53ce 1er mai
30:54qui risque d'être...
30:55Mais là,
30:56est-ce que ça ne laisse pas ?
30:57Mais admettons par exemple
30:59qu'on le fasse,
31:00que le second tour
31:01ait lieu
31:02un 25 avril,
31:03ce qui était
31:03l'autre possibilité
31:04visiblement.
31:05Qu'est-ce qui se passe
31:06entre le 25 avril
31:07et le 13 mai ?
31:08Ça veut dire quoi ?
31:09Il y a quasiment
31:10trois semaines
31:12de vacances
31:13entre un président sortant
31:14un président élu
31:15qui ne peut pas faire
31:16grand-chose ?
31:17D'abord,
31:18il est à la cérémonie
31:19d'installation
31:19de passation de pouvoir.
31:21Ça prend un peu de temps,
31:22ça prend au moins une semaine
31:23et il n'arrive pas
31:24du jour au lendemain.
31:24Oui, mais trois semaines !
31:25Trois semaines,
31:26ça peut paraître long
31:27mais c'est un temps
31:29suffisamment,
31:30je dirais,
31:32suffisant
31:32pour que le président
31:34puisse prendre ses fonctions.
31:35Moi, il me semble,
31:35on l'a toujours vécu comme ça.
31:37On n'est pas aux Etats-Unis,
31:38le président prend ses fonctions
31:39immédiatement après,
31:41simplement le temps
31:42de préparer la passation
31:43de pouvoir
31:43qui est généralement
31:44d'une semaine,
31:45pas plus.
31:46Sophie Odigé,
31:47où vous situez-vous
31:48dans ce débat ?
31:49Moi, je suis assez étonnée
31:50quand j'entends
31:52M. Retailleau
31:52qui fait mine
31:54d'être surpris
31:55que M. Macron
31:56rassemble
31:56tous les partis
31:58pour leur demander
31:58leur avis
31:59et qu'il n'en tient pas compte.
32:00J'ai envie de lui dire
32:02bienvenue en Macronie
32:02depuis dix ans.
32:03Je veux dire,
32:04ils n'ont jamais tenu compte
32:04de l'avis de personne
32:05et certainement pas
32:07de ceux
32:08un qui savent
32:08et notamment
32:09de la position
32:11exprimée par le peuple.
32:13Donc ça,
32:13c'est la première chose.
32:14Et puis après,
32:14pour Maud Bréjot,
32:15ces éléments de langage,
32:17franchement,
32:18j'en peux plus.
32:18Il n'y a pas de sincérité.
32:21C'est la méthode
32:22de Jean-Écois,
32:23si vous voulez.
32:23Il a parlé
32:24d'arrière-pensée.
32:25Je ne sais pas
32:25quoi on pensait
32:27quand il parlait
32:27d'arrière-pensée.
32:29Mais s'il y a...
32:30Je ne crois pas
32:31que ça profite
32:32effectivement,
32:32disons,
32:33à la mouvance
32:34centriste ou gauche,
32:36s'il y a
32:37des gros désordres
32:38le 1er mai
32:39et qu'on vote le 2 mai,
32:40ça risque d'influencer
32:41vers ceux
32:42qui représentent plus
32:43l'ordre et la sécurité.
32:44Ou en tout cas
32:45vers les extrêmes
32:45parce que c'est les seuls
32:46qui ont tiré profit
32:47le 17 octobre
32:48et le 24.
32:49Le 17 octobre,
32:51en tous les cas,
32:51les deux qui ont monté,
32:53c'est les deux extrêmes.
32:54Absolument, oui.
32:55Sophie Audugé
32:56et Georges Fenech
32:57dans le débat
32:57d'Europe 1 info
32:58puisqu'on part
32:59de la présidentielle.
33:00David Lissnard
33:00plaide pour une primaire
33:01à droite.
33:02Et oui, encore.
33:03Alors, on en parle
33:04sur Europe 1.
33:0513h, 14h,
33:06vous écoutez
33:07Clélie Mathias
33:07sur Europe 1.
33:1413h, 14h,
33:15Europe 1 info.
33:16Et on vous retrouve
33:17Clélie Mathias
33:18avec vos deux chroniqueurs
33:19du jour.
33:19Sophie Audugé,
33:20experte en politique
33:21éducative
33:21et de protection
33:22de l'enfance
33:22et d'ancien juge
33:23d'instruction
33:24Georges Fenech.
33:25David Lissnard
33:26était hier
33:27l'invité d'Europe 1,
33:28candidat à Nouvelle Énergie
33:29à l'élection présidentielle.
33:31Il plaide pour une primaire
33:32à droite, écoutez-le.
33:33Je propose depuis des mois
33:34le moins mauvais des systèmes,
33:36c'est-à-dire une grande
33:38primaire ouverte
33:39pour sélectionner
33:40les candidats
33:40et pour éviter
33:41la division
33:42qui fait perdre
33:42mais aussi la compromission
33:44parce que
33:44quand vous vous battez
33:45pour être président
33:46de la République,
33:47moi j'y mets
33:47toutes mes tripes,
33:48toutes mes convictions,
33:49toute mon âme
33:50pour mon pays,
33:51pour retrouver
33:51cette belle France,
33:52cette grande France.
33:53C'est un combat permanent
33:55qui engage votre entourage,
33:56qui engage tout.
33:57donc on ne peut pas
33:58moi me demander
33:59de céder
34:00pour de mauvaises raisons
34:02à une démarche
34:02qui ne serait pas la mienne.
34:03En revanche,
34:04je veux bien m'incliner
34:04si je perds
34:05dans une compétition.
34:06Donc pas dans les sondages.
34:08Si vous êtes devant
34:08ou derrière dans les sondages,
34:09vous vous en fichez.
34:10Mais si on se référait
34:11aux sondages,
34:11ce n'est pas moi
34:12qui me retirerais aujourd'hui.
34:13Alors, c'est vrai
34:14qu'il n'a pas tout à fait tort.
34:15En ce moment,
34:16les sondages lui donnent
34:17plutôt raison
34:18à 0,5,
34:19à un point
34:20au-dessus de Bruno Retailleau.
34:22Une primaire ouverte,
34:23comme il dit,
34:27mauvais souvenir
34:29des primaires
34:29que j'ai connues
34:31à laquelle moi-même
34:32je me suis soumis.
34:34Les primaires,
34:35d'abord,
34:35ça me paraît déjà
34:36un peu tard.
34:37Déjà,
34:37on est à 6 mois
34:38à l'élection.
34:39Dégager un candidat
34:40maintenant,
34:41c'est déjà un peu tard.
34:42En janvier,
34:42ce serait en janvier ?
34:43Oui.
34:44En plus,
34:45on sait très bien
34:46qu'au lendemain
34:46de la primaire,
34:48vous n'allez pas voir
34:49Olivier Faure,
34:50par exemple,
34:52aller le cœur vaillant
34:53à soutenir
34:53la candidature
34:55de M. Glucksmann.
34:56C'est comme ça.
34:56La primaire,
34:57le lendemain,
34:58c'est très compliqué
34:58de se réconcilier
34:59après s'être tapé dessus
35:00pendant toute la campagne.
35:04Moi,
35:04je pense qu'on aurait
35:05tout intérêt
35:06à ce qu'il y ait
35:07un candidat unique
35:08de la droite,
35:09effectivement,
35:10une bloc droite,
35:11centre droite,
35:12mais qu'il faut
35:12qu'il y ait un moyen
35:13de s'entendre.
35:14C'est-à-dire,
35:15il faut que ce soit décidé
35:16entre gens intelligents,
35:17puis on voit bien
35:18les sondages,
35:19ça dessine quand même
35:20un profil,
35:20ça dessine une primaire,
35:23ce serait,
35:23à mon avis,
35:23meurtrier.
35:23Vous trouvez que ça allait
35:24entre Bruno Rotailleau
35:25David Lissnard,
35:26ça dessine quoi ?
35:26Écoutez,
35:27en tout cas,
35:27ils se parlent.
35:28Oui,
35:29ils ont déjeuné ensemble.
35:30M. Rotailleau a dit
35:31qu'il est ouvert à tout,
35:32donc il sent bien
35:33que c'est important
35:34d'avoir effectivement
35:35un seul,
35:36tout le monde le dit,
35:37qu'il faut qu'un seul candidat.
35:38Donc,
35:39il y a peut-être
35:39d'autres moyens
35:40que la primaire.
35:41Voilà.
35:42Moi,
35:42je remarque que,
35:43par exemple,
35:44ceux qui ont gagné
35:45l'élection présidentielle,
35:46c'est-à-dire M. Macron,
35:48aux deux dernières élections,
35:49sont ceux qui étaient
35:50au deuxième tour,
35:51sont ceux et les seuls
35:52qui n'ont pas fait
35:52de primaire.
35:53Ni Marine Le Pen,
35:54ni M. Macron,
35:55et ils sont finalistes
35:56tous les deux.
35:57Les primaires,
35:58moi,
35:58je me demandais
36:00à mon avis personnel
36:01et de mon expérience politique,
36:03je pense que
36:04si on peut éviter
36:05une primaire,
36:06vous savez,
36:06la primaire,
36:06c'est le premier tour
36:07de l'élection présidentielle,
36:08comme ça a été voulu
36:09par la Constitution de 1958.
36:11Il ne faut pas priver
36:12non plus
36:12les Français
36:13de voter.
36:14Pourquoi finalement ?
36:16En plus,
36:16ce sont des primaires ouvertes.
36:18Ça veut dire quoi
36:19une primaire ouverte ?
36:20Ça veut dire
36:20que même vos adversaires,
36:22viennent se mêler
36:22de votre scrutin
36:23et choisir finalement...
36:25Et ne s'en privent pas d'ailleurs.
36:26Vous voyez,
36:26c'est un peu compliqué.
36:28Non,
36:28moi,
36:28ce que j'espère,
36:29c'est que la raison
36:30l'emporte,
36:30que la discussion ait lieu
36:32autour d'une table
36:33en fonction de critères
36:34objectifs,
36:35des sondages,
36:36de ce que représentent
36:37les uns les autres.
36:38C'est difficile,
36:39j'entends bien,
36:39parce que ça suppose
36:40des sacrifices.
36:42Mais ça paraîtrait
36:43être la meilleure solution.
36:44Et puis,
36:44il faut que la primaire,
36:46c'est ce que disait
36:46Bruno Rotaillot,
36:47c'est que si jamais
36:48c'était juste une primaire
36:49entre David Disnard
36:52qui lui n'en veut pas.
36:53En plus,
36:53vous n'aurez pas
36:54tous les candidats,
36:55effectivement,
36:57comme l'on dit
36:57du bloc central.
36:58Edouard Philippe
36:59n'en veut pas.
37:00Donc,
37:00à quoi bon ?
37:02Sophie Audigé,
37:02vous en pensez quoi ?
37:03Oui,
37:04je suis assez d'accord
37:04avec Georges.
37:05En primaire ouverte,
37:06moi,
37:06je trouve qu'effectivement
37:07ça n'a aucun intérêt
37:08si nous sommes d'accord.
37:10De toute façon,
37:11la situation aujourd'hui
37:12en France
37:12est quand même
37:13assez presque tranchée.
37:15On a d'un côté
37:16une surdomination
37:17du Rassemblement national,
37:19une gauche
37:20qui est dirigeable
37:22aujourd'hui
37:22par l'extrême-gauche.
37:23Donc,
37:23la question pour la droite
37:25est éminemment stratégique.
37:27Et en même temps,
37:29est-ce qu'un Edouard Philippe
37:30a sa place
37:30plus qu'un Reconquête
37:31aux côtés
37:32d'un Retailleau
37:33et d'un Lysnard ?
37:34Ce n'est pas si indiqué
37:36que cela.
37:37Moi,
37:37je vois plus de liens
37:38entre un Lysnard
37:39et une Sarah Knafo
37:41qu'entre un Retailleau
37:42et un Edouard Philippe
37:43aujourd'hui.
37:44la question,
37:45c'est que si jamais
37:45ils ne s'organisent pas
37:46en tous les cas
37:48pour se rassembler
37:49avec un projet commun
37:50sur lequel ils seront d'accord
37:51sur des éléments
37:52qui sont différenciants
37:53des deux grands autres
37:54mouvements aujourd'hui
37:56des extrêmes,
37:57je pense qu'ils n'existeront
37:59pas du tout
37:59dans la campagne
38:00où ils vont être
38:02assez rapidement
38:03à visibiliser
38:03comme c'est le cas
38:04d'ailleurs
38:04de Glucksmann,
38:06socialisme,
38:06etc.
38:07Il monte un peu
38:07dans les sondages
38:08mais David Lysnard
38:09lui n'a pas parlé
38:10de reconquête,
38:11il a parlé d'Éric Ciotti,
38:12il a appelé même
38:12Éric Ciotti
38:13à le rejoindre
38:13et à se séparer
38:14du RN.
38:15Oui, Georges Fenech ?
38:16Je pense que c'est
38:16un vœu un peu irréaliste
38:18aujourd'hui.
38:19Éric Ciotti
38:19est totalement engagé
38:21aux côtés
38:21du Rassemblement National,
38:23il a franchi ce pas,
38:25il a osé effectivement
38:26cette alliance
38:27qui manifestement
38:28lui a profité
38:30puisqu'il a emporté
38:31la mairie de Nice
38:32et qu'il a son groupe
38:33politique aujourd'hui
38:35à l'Assemblée Nationale
38:36mais également
38:37en alliance
38:37avec le RN
38:38au Sénat
38:39et on ne comprendrait pas
38:42qu'il y ait
38:43un retour en arrière
38:44et qu'Éric Ciotti
38:45se désolidarise
38:46de Marine Le Pen.
38:48Donc ça c'est...
38:49Alors je pense
38:50qu'il s'adresse
38:50aux électeurs
38:51plus qu'à Eric Ciotti,
38:52aux électeurs d'Eric Ciotti.
38:54Ce que dit David Lysnard
38:55c'est que
38:57notamment sur la réforme
38:58des retraites
38:58sur l'économie
38:59on va dire
38:59et la réforme des retraites
39:00prônée par Marine Le Pen
39:01elle ne correspond pas
39:02aux idées
39:03défendues par Eric Ciotti.
39:05Et donc David Lysnard
39:06dit bah...
39:07Oui il n'a pas tort
39:07vous n'avez pas tort
39:08mais Eric Ciotti
39:09lui
39:10entend bien
39:11peser justement
39:12dans le projet
39:13et dans la campagne
39:15et il estime
39:16avoir déjà
39:16remporté
39:17quelques succès
39:18pour convaincre
39:19un système
39:20disons un peu plus libéral
39:22que celui
39:23qui est prôné
39:23essentiellement
39:24par Marine Le Pen.
39:26Donc
39:27je pense que
39:28il y a une logique
39:30aujourd'hui
39:30chez Eric Ciotti
39:31on peut le critiquer
39:32vous savez
39:33je suis un ancien LR
39:34je peux le critiquer
39:34effectivement
39:36encore j'ai beaucoup
39:36d'amitié
39:37pour Eric Ciotti
39:38mais la logique politique
39:40veut qu'à un certain moment
39:41vous faites un choix
39:42vous ne variez plus
39:43on ne voit pas bien
39:44comment il pourrait
39:45retrouver sa famille
39:46qu'il a finalement
39:48abandonné
39:48après un examen politique
39:50qu'il a fait
39:51une situation
39:51qui amenait
39:53si on voulait
39:53la victoire
39:54à ce rassemblement
39:55il ne va pas se déjuger
39:56ce n'est pas possible
39:57Vous êtes d'accord ?
39:58Oui d'autant plus
39:59qu'il est plus proche
40:00de la victoire
40:00en étant là où il est
40:01qu'en faisant marche arrière
40:03et en revenant
40:04de là où il vient
40:05je pense que
40:07effectivement
40:08ça va être compliqué
40:08par ce micmac
40:11de droite
40:13à la fois centriste
40:15et un peu plus
40:16un peu plus libéral
40:18je pense qu'il risque
40:20de faire des scores
40:20pas très hauts
40:21il les divise
40:22en n'y allant pas ensemble
40:24ça c'est une évidence
40:25La politique
40:26ce n'est pas que
40:27de l'arithmétique
40:28ce n'est pas
40:28de l'arithmétique
40:30il y a un moment
40:31où il se passe
40:33comme on dit
40:34c'est la rencontre
40:34d'un homme ou d'une femme
40:35avec le peuple
40:35après il y a un moment
40:36il se passe quelque chose
40:37d'assez mystérieux
40:39je dirais
40:40je suis d'accord avec toi
40:41mais c'est vrai
40:41que ça ne pourrait se passer
40:42que si à un moment
40:43ils s'associent un peu
40:44parce que là
40:44ils divisent
40:45les voix
40:46Georges Fenech
40:47et Sophie Eudiget
40:48dans le débat
40:48d'Europe 1 Info
40:49on va parler
40:50de l'attaque de Trappes
40:51qui enflamme
40:52les débats
40:53à l'Assemblée Nationale
40:53je ne sais pas
40:54si vous avez vu
40:54les images
40:55et les séquences
40:55hier
40:56il est 13h49
40:58Europe 1 Info
40:58c'est avec
40:59Lélie Mathias
40:59sur Europe 1
41:0013h-14h
41:01Europe 1 Info
41:03Lélie
41:0413h-14h
41:06Europe 1 Info
41:07Avec Lélie Mathias
41:08et ses chroniqueurs du jour
41:09Sophie Eudiget
41:09Georges Fenech
41:10Si vous n'avez pas vu
41:11les débats
41:12à l'Assemblée Nationale
41:12hier
41:13écoutez cette passe d'armes
41:14entre la vice-présidente
41:15et les filles de l'Assemblée
41:16Nadège Abomangoli
41:17et la ministre
41:18Aurore Berger
41:19l'une accuse
41:19plusieurs groupes politiques
41:20d'entretenir
41:21un climat raciste
41:22et l'autre
41:22dénonce la récupération
41:24politique de la France Insoumise
41:26au sujet de l'attaque
41:27terroriste de Trappes
41:28de vendredi dernier
41:29Un terroriste raciste
41:31a frappé
41:32à la verrière
41:33et attrape
41:33c'est un acte
41:35prémédité
41:36préparé par des années
41:37de matraquage raciste
41:39Ces discours
41:40sont relayés
41:41et normalisés
41:42par le système médiatique
41:43qui leur offre
41:44libre antenne
41:45sans contradiction
41:45matin, midi
41:47et soir
41:47et bien au-delà
41:49dans une grande partie
41:51de la classe politique
41:52et dans votre camp
41:53Face au drame
41:54que notre pays
41:54vient de traverser
41:55il y avait je crois
41:56deux attitudes possibles
41:58c'est-à-dire
41:58celle du recueillement
41:59de la solidarité
42:00et puis il y avait
42:01celle de l'indécence
42:02de la récupération
42:04de l'instrumentalisation
42:06et vous avez fait
42:07votre choix
42:08en quelques heures
42:10Bon ben c'est la faute
42:11aux médias
42:12Jean-Chvenec
42:12Non mais c'est une honteuse
42:15instrumentalisation
42:15de ce crime
42:17cette fusillade
42:19de masse
42:20abjecte
42:21terrible
42:22d'un individu
42:23qui est schizophrène
42:24qui n'a aucun lien
42:25avec aucun parti
42:26d'ailleurs on a même
42:27voulu faire croire
42:28qu'il y avait
42:29des tracts
42:29RN dans le coffre
42:30de sa voiture
42:31au journal Le Monde
42:32qui s'est à peine
42:34excusé
42:34il a simplement
42:35fait un rectificatif
42:36il est évident
42:37que les discours
42:38qui sont tenus
42:39par les courants politiques
42:41et dans les médias
42:42vous avez raison
42:43de le rappeler
42:44ne doivent pas
42:45être pris en otage
42:47ou faire croire
42:48que ces discours
42:49sont à l'origine
42:50ceux qui ont armé
42:52le bras
42:52d'un terroriste
42:53schizophrène
42:54donc on voit bien
42:56qu'il y a une forme
42:56de récupération
42:58qui est odieuse
42:59j'entendais aussi
43:00faire le parallèle
43:01dans la bouche
43:02d'Éric Coquerel
43:03entre la mort
43:04dit-il
43:05de ces innocents
43:07par un terroriste
43:08d'extrême droite
43:09et la mort
43:10d'un néo-nazi
43:10à Lyon
43:11Quentin de Rang
43:12vous vous souvenez
43:12c'est odieux
43:13de dire des choses
43:14pareilles
43:14voyez-vous
43:15donc il n'y a plus
43:16de limite là
43:17vraiment il n'y a plus
43:18de limite
43:18et d'ailleurs
43:19que je sache
43:20les uns les autres
43:21qui a été condamné
43:22pour racisme
43:23que ce soit
43:24sur les chaînes
43:25que nous connaissons
43:26personne
43:27en réalité
43:27et donc
43:28même s'il y avait eu
43:29quelques petites
43:31exploitations
43:32encore une fois
43:32de certains propos
43:34mais pour l'instant
43:35on ne doit pas
43:36faiblir
43:37et on ne doit pas
43:38se laisser impressionner
43:40par des actes
43:41qui n'ont rien à voir
43:42avec le débat politique
43:43qui doit rester
43:44libre et ferme
43:45alors je voudrais
43:46vous faire entendre
43:47cette phrase
43:48la chef de l'état
43:49Emmanuel Macron
43:49qui a appelé
43:50à l'unité
43:50et à la dignité
43:51il a
43:52je cite
43:53insisté sur le fait
43:54que la très faible
43:55compassion
43:55qu'il y a eu
43:56dans les heures
43:56qui ont suivi
43:57était de nature
43:58à inquiéter
43:58de même que les tentatives
44:00d'instrumentalisation
44:01qui ont suivi
44:02ces propos ont été
44:02rapportés par la porte-parole
44:04de Maude Bréjean
44:04à l'issue du conseil
44:05des ministres
44:06la faible compassion
44:12je crois que
44:13tout le monde
44:15a soulevé
44:16le caractère
44:17abject
44:18odieux
44:19terrible
44:20de ce qui s'est passé
44:21à Trump
44:23qui peut
44:24ne pas condamner
44:25ce qui s'est passé
44:25à Trump
44:25le manque de compassion
44:27moi je ne le vois pas
44:28je ne le vois pas
44:29il y aura un hommage
44:30national d'ailleurs
44:31qui sera rendu
44:32à la victime
44:34qui a été tuée
44:35lors de la dernière
44:35à Trappelle
44:36à la verrière
44:37Sophie Odugé
44:39c'est absolument
44:41abject
44:42ce qui se passe
44:43en ce moment
44:43et cette instrumentalisation
44:45permanente
44:46de l'extrême gauche
44:48sur tout
44:49et n'importe quoi
44:49jusqu'à effectivement
44:50cette histoire
44:51d'aller prétendre
44:52qu'il y avait des tracts
44:53dans la voiture
44:53d'un terroriste
44:55tracts qui n'ont pas existé
44:57là tous les coups
44:58sont permis
44:58en fait
44:59et bon
45:00Emmanuel Macron
45:02sans intérêt
45:03sa remarque
45:04comme souvent
45:05en ce moment
45:07vous l'avez trouvé
45:08sans intérêt
45:09franchement
45:10il est quand même
45:10un peu mal placé
45:11pour nous donner
45:11le son de compassion
45:12entre nous
45:13je pense que
45:14les français
45:15sont en compassion
45:16immédiate
45:17quand il y a un acte
45:18comme ça
45:18quand une enfant
45:19est entre la vie
45:19et la mort
45:20de 12 ans
45:21je pense qu'on n'a pas
45:22besoin d'Emmanuel Macron
45:23pour qu'il nous rappelle
45:24ce que c'est que la compassion
45:25les uns envers les autres
45:25je pense que
45:26là-dessus
45:27moi j'attends rien de lui
45:29ça c'est clair
45:30est-ce que vous faites aussi référence
45:31à la polémique
45:32qu'il y a eu
45:32après ces propos vendredi
45:33quand il s'est justement
45:34rendu à Trappes
45:36et qu'il a dit
45:36que c'était le premier attentat
45:38lié à la couleur de peau
45:40évidemment
45:40je veux dire
45:41je veux dire
45:41quand vous êtes capable
45:43d'oublier
45:44tous les
45:44tous les
45:45tous les
45:46tous les
45:46tous les
45:46tous les assassinats
45:47le fait qu'on a un professeur
45:48qui s'est fait décapiter
45:49à quelques mètres
45:50de son établissement scolaire
45:51à 17h de l'après-midi
45:52et que vous dites
45:54que
45:55le
45:55l'acte terroriste
45:56de la semaine dernière
45:57c'est le premier acte
45:59pardon
46:01c'est lié à la couleur de peau
46:02ou à la religion
46:03franchement
46:03j'avoue que
46:05fallait quand même être
46:07je ne sais pas
46:08je ne comprends pas
46:08cet homme
46:09j'allais jusqu'à dire
46:10que l'affaire de Trappes
46:12il l'a dit
46:12ce sont ses mots
46:13c'était un basculement
46:16dans l'histoire
46:17de la république
46:18et de la nation
46:19quoi
46:20vous vous rendez compte
46:21c'est à dire vraiment
46:22il a donné
46:23une sorte de connotation politique
46:26à ce crime
46:28qui est un crime
46:29fait divers
46:30par encore une fois
46:30un schizophrène
46:32alors que
46:33la France a été
46:33très meurtrie
46:34très meurtrie
46:35par des attentats
46:36directement
46:37ciblant
46:38des gens
46:39en fonction
46:40de leur appartenance
46:41à une religion
46:42on pense tous
46:43à l'église
46:43à l'école de Toulouse
46:44on pense
46:45au Carrever
46:46on pense
46:48voilà
46:48ça tient de rouvrir
46:51le Parhamel
46:51voilà
46:52et moi j'ajoute aussi
46:53le Bataclan
46:53l'hypercachère
46:54mais bien sûr
46:55tous ceux qui ont été victimes
46:56parce qu'ils représentaient
46:57ou parce que
46:58alors qu'ils sont
46:59non mais cette prise de parole
47:00était absolument
47:02totalement déplacée
47:02et le premier
47:03à instrumentaliser
47:04ce drame
47:06c'est Emmanuel Macron
47:07quand il prononce
47:08ce discours là
47:08ça c'est une évidence
47:10il instrumentalise
47:11un acte dramatique
47:14vraiment à des fins politiques
47:15et c'est monstrueux
47:16moi j'ai trouvé
47:17son intervention
47:17absolument monstrueuse
47:18et Sophie Odige
47:19je voulais aussi
47:19également avoir
47:20votre réaction
47:21sur ce débat
47:22qui se déplace
47:23sur la sphère médiatique
47:24oui mais
47:25je veux dire
47:26là
47:27ce n'est pas nouveau
47:29on a des médias
47:30majoritairement à gauche
47:33qui instrumentalisent
47:33tout ce qui se passe
47:34dans le débat public
47:36pour facholiser
47:37n'importe qui
47:38à partir du moment
47:39où vous dites le réel
47:40vous êtes un facho
47:40moi je me suis fait traiter
47:41tous les noms
47:42alors que je défends
47:43les enfants
47:43l'instruction
47:44et la protection
47:45des enfants
47:47dans les actes
47:48pédocriminels
47:48je veux dire
47:49on m'a traité
47:49tous les noms
47:50j'étais d'extrême droite
47:51parce que je voulais
47:51retour de l'instruction
47:52j'étais facho
47:53parce que je considérais
47:54qu'effectivement
47:55il fallait plutôt mettre
47:56des femmes
47:57tant qu'on n'était pas
47:58capable
47:59avec des enfants
48:00de très bas âge
48:01de s'assurer
48:01qu'on ne mettait pas
48:01des pédocriminels
48:02pour les garder
48:03je veux dire
48:04ces gens là
48:05instrumentalisent tout
48:06et l'influence
48:08et l'influence
48:09des médias
48:09absolument
48:10et j'allais venir
48:10jager absolument
48:11l'influence des médias
48:12sur la politique
48:13n'est pas très nouvelle
48:14là on passe
48:15un seuil différent
48:17parce que ces gens
48:17n'ont pas de limite
48:19ils n'ont pas de honte
48:20non plus
48:20ils ont peu d'éthique
48:21et également
48:23très peu de morale
48:23donc ça nous promet
48:246 mois
48:25très long
48:26et moi je pense
48:27on en parlait justement
48:27avec Georges
48:28avant l'émission
48:29je pense que
48:30tu en parleras mieux
48:32mais effectivement
48:32je pense qu'on risque
48:33on a très peur
48:34d'avoir des drames
48:35et que des gens
48:35qu'on côtoie
48:36qui font leur travail
48:38se retrouvent attaqués
48:39avec des conséquences
48:40très graves
48:40pour leur vie
48:41et les gens
48:42avec qui ils vivent
48:42merci beaucoup
48:43Sophie Audugé
48:44et Georges Fenech
48:45d'avoir participé
48:46à ce débat
48:46d'Europe 1 info
48:47votre après-midi
48:48se poursuit sur Europe 1
48:49avec Romain Desardes
48:50et Marie-Estelle Dupont
48:51pour l'émission
48:51et si on en parlait
48:52moi je vous donne
48:53rendez-vous demain
48:53à 13h
48:54et puis n'oubliez pas
48:55les podcasts
48:56au cœur de l'histoire aussi
48:57j'en profite
48:58merci beaucoup
48:58Gérard Dynamo
48:59justement Clélie
49:01cette semaine
49:01on vous retrouve
49:02en effet dans la collection
49:03de podcasts
49:03au cœur de l'histoire
49:04où vous dressez
49:05le portrait
49:06d'une figure emblématique
49:07de la résistance française
49:08Jean Moulin
49:09c'est un podcast inédit
49:11à écouter de toute urgence
49:12sur toutes les plateformes
49:13sur le site
49:13et l'application Europe
49:15merci Gérard
49:16Sous-titrage Société Radio-Canada
49:18Sous-titrage Société Radio-Canada
49:18Sous-titrage Société Radio-Canada

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