- il y a 10 heures
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00:00Transports en commun.
00:04Bonjour à tous, il est 13h sur Europe 1.
00:08Europe 1 Info.
00:0913h, 14h.
00:12Clélie Mathias.
00:12Je suis ravie de vous retrouver en ce début de semaine pour Europe 1 Info.
00:16On est ensemble jusqu'à 14h pour de l'info et du débat.
00:18On commence bien sûr par le grand journal de la mi-journée.
00:21En ce lundi 5 octobre, doit-on s'attendre à une semaine noire ?
00:25413 lycées bloquées partout en France encore aujourd'hui,
00:28avant une grande journée de mobilisation syndicale.
00:31Demain, nous serons en direct devant un lycée parisien bloqué ce matin.
00:34Les blocages qui ne se font souvent pas, sans casse et sans violence,
00:37faut-il fermer provisoirement tous les lycées pour endiguer l'escalade ?
00:41Qu'en pensez-vous ?
00:42C'est la question Europe 1 du jour.
00:43Vous pouvez voter et donner votre avis sur le site et l'appli Europe 1.
00:46Pour l'instant, vous dites oui, mais c'est partagé.
00:49Face à ce mouvement, comment le gouvernement tente-t-il de reprendre la main ?
00:52Quel est son objectif ?
00:53Nous ferons le point avec le service politique d'Europe 1.
00:56Dans la chronique santé de Brigitte Millon, on parlera d'un virus transmis par les moustiques
01:00et qui a tendance à s'étendre en France.
01:02Pour en savoir plus, rendez-vous dans un quart d'heure.
01:05La tendance météo, bonjour Géraldine Hamon.
01:07Bonjour Clélie.
01:07Avec ses températures encore très douces pour un mois d'octobre.
01:10Et oui, il fera en effet entre 20 et 25 degrés près de la Manche et du nord de la
01:13Seine.
01:13Au Grand Est, 25 à 28 degrés sur le reste du pays,
01:16avec des pointes jusqu'à 30 degrés sur le centre-ouest.
01:19Le temps lui sera luminé au nord, mais gris, très pluvieux et orageux autour du golfe du Lyon,
01:24en région PACA et en Corse.
01:26Mettez au complète sur Europe 1 à la fin du journal.
01:30Le mouvement de contestation dans les lycées a donc repris ce lundi matin.
01:34On dénombre 413 établissements perturbés, avec partout en France des actes de violence aussi.
01:38On prend tout de suite la direction de l'Est parisien, où l'on vous retrouve Alexis Bourdon.
01:42Bonjour Alexis.
01:43Bonjour Clélie, bonjour à tous.
01:45Alexis, vous êtes donc devant le lycée Vauclin, c'est dans le 13e arrondissement de Paris.
01:49Et vous nous dites que l'établissement a été attaqué tôt ce matin, c'est-à-dire ?
01:53Eh bien, dès 7h50 environ, les premiers casseurs sont arrivés devant les portes du lycée Vauclin.
01:58Une première salve de mortier qui a obligé Carole Zerbib, l'approviseur,
02:02à confiner les adolescents et les professeurs présents dans le bâtiment.
02:06Pour la chef d'établissement, ces casseurs n'ont rien à voir avec ses élèves.
02:09On a vu arriver un groupe de jeunes habillés en noir, cagoulés, assez déterminés.
02:15Là, on a compris qu'on n'allait pas pouvoir discuter avec eux.
02:17Il n'y avait pas d'élèves de l'établissement.
02:18C'était des jeunes que je ne connaissais pas.
02:20Et vu la façon aussi dont ils se sont dirigés vers nous, on ne se connaissait pas en fait.
02:24C'était très rapide, très organisé et très violent.
02:28Deux autres attaques ont également été menées jusqu'à 9h30,
02:31alors que des élèves continuaient d'arriver.
02:33Au total, près d'une centaine de personnes ont dû trouver refus jusqu'à l'arrivée des forces de l
02:37'ordre.
02:37Si le calme est revenu, face à moi, les stigmates des assauts répétés gissent encore devant les portes de ce
02:43lycée professionnel.
02:44Les vitres ont été cassées, des poubelles et des vélos ont été brûlés.
02:47Depuis le début de la mobilisation lycéenne, l'établissement n'avait subi aucun blocage ni même dégradation.
02:54Les cours ont été suspendus pour la journée,
02:56même si certains enseignants devraient quand même essayer de faire cours à distance.
03:00Merci beaucoup Alexis Bourdon devant le lycée Vauclin dans le 13e arrondissement de Paris.
03:04Ce mouvement qui s'accompagne donc de dégradation, d'incendies, de violences.
03:08Les images sont parfois choquantes.
03:10Les professeurs et directeurs d'établissements ne sont pas épargnés.
03:13Selon le ministre de l'éducation nationale, Edouard Geffray,
03:1640 proviseurs ont été blessés lors des blocus des lycées.
03:19A Auchel, dans le Pas-de-Calais, un chef d'établissement a reçu un tir de mortier d'artifice.
03:24Reportage Maximilien Carlier pour Europe 1.
03:26C'est devant les gris rouges de l'établissement qu'a eu lieu l'agression du proviseur.
03:30Un acte délibéré pendant le blocus lycéen.
03:33Le chef d'établissement était visé, selon Timothée, un élève.
03:37Au matin, il y a trois jeunes qui étaient devant.
03:40Ils ont allumé des bisons, des gros pétards et ils ont jeté sur le proviseur.
03:43Ils l'ont reçu dans le cou ou dans la tête.
03:44Après, le proviseur est tombé.
03:45Il aurait perdu connaissance avant d'être pris en charge par les pompiers.
03:49Transporté à l'hôpital, il retourne dès le lendemain au lycée.
03:53C'est perturbé et toujours choqué, selon son assistante de direction.
03:57Il se remet doucement et fait face, ajoute un membre du personnel.
04:01Une attaque violente qui choque les habitants.
04:03C'est inadmissible vis-à-vis du proviseur.
04:06Ce qui manifeste, je suis d'accord, pour des raisons bien concrètes.
04:08Mais de là à agresser les gens et à casser tout, je ne suis pas d'accord.
04:12C'était chaud et on aurait dit Chicago.
04:14C'est quand même trisant d'une petite ville comme ça, d'entendre des trucs graves.
04:17On a du mal à comprendre cette jeunesse, ajoute une riveraine.
04:21Le chef d'établissement visé venait d'arriver dans ce lycée.
04:25Une enquête a été ouverte pour violences volontaires sur personnes chargées de missions de service public.
04:30A Auchelle, Maximilien Carlier, Europe 1.
04:33Et à rebours de ce mouvement, certaines familles et élèves n'espèrent qu'une chose,
04:36pouvoir reprendre les cours et étudier dans le calme.
04:39Reportage du correspondant d'Europe 1 en région Auvergne-Rhône-Alpes, Jean-Luc Boujon.
04:42Alors oui, ce n'est pas la majorité, mais il y a des élèves qui ont envie que les cours
04:46reprennent en fin normalement.
04:48Les blocages tous les jours, ça va bien à un moment, estime Maxime, élève de première au lycée Édouard Hériot.
04:52Il faut arrêter, c'est un peu débile.
04:54Parce que si on demande quelque chose par la force, on ne va jamais rien avoir.
04:57Alors que si on demande normalement, on peut peut-être avoir quelque chose.
05:00Surtout le problème, c'est que les gens qui manifestent, hier j'aurais demandé leur cause.
05:02C'était plus pour Gaza et pour les violences policières, alors que ce n'est pas du tout ça qu
05:05'il faut revendiquer.
05:06Aurélien, lui, est lassé de toute cette violence.
05:08Les casseurs qui viennent juste pour mettre des couilles morties, ça je trouve qu'il faut que ça s'arrête,
05:11c'est très dangereux.
05:12Nous c'est notre casse de première, donc on a quand même l'année de bac, il faudrait quand même
05:15le préparer, on est d'accord.
05:16Et que dire de certains parents, à l'évocation du mouvement lycéen, Carole, maman d'un élève de terminale, perd
05:21son calme.
05:22Évidemment, il faut que ça s'arrête, c'est des gamins qui ont 15 et 16 ans, ils ne savent
05:26même pas pourquoi ils font des grèves, ils manifestent.
05:28Mais regardez ce merdier-là, on ne peut plus vivre normalement, c'est juste la débandade en fait.
05:34C'est la France, 2026.
05:36J'ai mon fils qui est en terminale, donc il passe un bac à la fin de l'année, et
05:39là on fait quoi ?
05:40On ferme un lycée en fait, c'est-à-dire qu'il ne va pas en cours pour, je ne
05:44sais pas, 2, 3, 5, 10, 15 manifestants.
05:46On va faire quoi ? La prochaine étape, c'est qu'on ferme la France ? C'est très énervant.
05:50Un retour à l'ordre qui n'est vraisemblablement pas pour tout de suite, se désole Carole, qui redoute déjà
05:54la manifestation de demain.
05:56Lyon, Jean-Luc Bouge, en Europe.
05:57Et quelle est la réponse du gouvernement face à ce mouvement de contestation lycéenne ?
06:02On voit ça dans la suite du journal.
06:04Il est 13h06, Clélie Mathias vous informe sur Europe 1.
06:0613h, 14h.
06:08Europe 1, code des assurances.
06:1013h, 14h.
06:11Europe 1, info.
06:12Il est 13h07, bienvenue sur Europe 1, la suite du journal de Clélie Mathias,
06:15avec la réponse du gouvernement face à ce mouvement lycéen.
06:19Sébastien Lecornu qui tente de reprendre la main dans une lettre adressée à 7 de ses ministres.
06:23Le Premier ministre ouvre 5 chantiers et réclame de premières décisions avant la fin du mois, Jacques Serret.
06:28Oui, le gouvernement veut montrer qu'il entend une partie de la colère dans sa lettre.
06:32Sébastien Lecornu cible les difficultés très concrètes remontées par les lycéens,
06:37les professeurs absents, les bâtiments dégradés, les journées à rallonge,
06:40parcoursup ou encore le sentiment de ne pas être suffisamment écouté.
06:44Il demande à ses ministres de prendre des décisions avant la fin du mois.
06:49Édouard Geffray, le ministre de l'éducation nationale, tente de rassurer.
06:53Le dialogue, honnêtement, il existe et les instances de dialogue, elles existent.
06:57Après, la vraie question, c'est de savoir si on est capable de tirer des conséquences de ce qui s
07:00'y dit.
07:01Et ça, je m'y suis engagé et on a commencé à lancer les travaux.
07:03Tout l'enjeu pour le gouvernement est d'écouter les lycéens sans donner le sentiment de céder à la rue.
07:08C'est pourquoi, en parallèle, l'examen au Parlement du projet de loi Casseur-Payeur est accéléré.
07:13Mais politiquement, le mal est fait.
07:16Après plus d'une semaine de crise, l'exécutif ne dicte plus le tempo, mais court derrière ce mouvement.
07:22Jacques Seuré du service politique d'Europe 1, le projet de loi Casseur-Payeur,
07:25qui sera donc examiné en première lecture au Sénat le 27 octobre,
07:28comme l'a annoncé la porte-parole du gouvernement, Maude Bréjean, sur Europe 1 et ses news ce matin.
07:33Le gouvernement qui essaye d'enrayer la crise avant que le mouvement ne s'étende,
07:36alors que demain, les syndicats vont rejoindre les lycéens pour une journée de mobilisation dans la rue.
07:41Pour reprendre le contrôle, le ministère de l'Intérieur a un objectif, William Molinier.
07:45L'objectif de la place Beauvau, c'est de faire le tri entre les lycéens qui manifestent et portent des
07:50revendications légitimes
07:52et les casseurs venus incendier les établissements, parfois originaires d'autres quartiers.
07:57Les forces de l'ordre doivent se régénérer avant la grande journée de manifestation prévue demain.
08:02Le renseignement annonce à nouveau des violences avec la participation de nombreux acteurs extérieurs
08:08au milieu lycéen, black bloc, comité Adama, mouvements anticapitalistes
08:13avec des projectiles de plus en plus dangereux, cocktails Molotov, acides et engins artisanaux.
08:19Le renseignement voit derrière ces émeutes la main de la France insoumise
08:23qui considère ce mouvement comme une sorte de laboratoire, analyse une source policière,
08:27un laboratoire de ce que pourrait être la contestation sociale à l'approche de la présidentielle.
08:34William Molinier du service police-justice d'Europe 1.
08:3613h10 sur Europe 1, ce 1er octobre a marqué le début d'octobre rose,
08:40mois de sensibilisation au dépistage du cancer du sein.
08:43Chaque année, 60 000 nouveaux cas de cancer sont détectés en France,
08:46d'où l'importance de la recherche de trouver des moyens de mieux soigner ces nombreuses patientes.
08:51A l'Institut Curie, des chercheurs travaillent notamment sur des tumeurs sur puces
08:55dans le but de choisir le bon traitement, Yasmina Katou.
08:58Imaginez une petite puce comme un domino dans laquelle on place des cellules cancéreuses
09:02mélangées à différents liquides, dont du collagène.
09:04L'objectif, recréer l'environnement de la tumeur et observer sa réaction face à différents traitements.
09:10Grâce à ce système de tumeurs sur puces, en 4 jours à peine,
09:14les chercheurs sont capables de dire si un traitement est plus efficace qu'un autre.
09:18Et à partir d'un seul prélèvement, jusqu'à 30 puces peuvent être fabriquées
09:22pour tester les différentes chimiothérapies.
09:25Une révolution pour le docteur Claire Rougeul, directrice du centre de recherche de l'Institut Curie.
09:30Cultiver ces modèles tumoraux en laboratoire offre finalement des horizons totalement nouveaux
09:35pour comprendre plus finement la biologie des tumeurs,
09:39quels sont les facteurs qui vont permettre sa croissance ou au contraire la bloquer.
09:43Et surtout, pour pouvoir tester en temps réel l'efficacité des traitements
09:47sur des tumeurs dérivées de chaque patient.
09:49Dans 80% des cas, le traitement qui fonctionne sur la tumeur sur puces
09:53est aussi efficace pour éliminer la tumeur chez les animaux.
09:57Un essai clinique doit être mené l'année prochaine, cette fois-ci sur des patientes.
10:01Yasmine Akatou, spécialiste santé d'Europe.
10:03Et c'est la semaine des prix Nobel.
10:05C'est le prix Nobel de médecine qui a été décerné ce lundi
10:07à un Américain et deux Allemands pour leur découverte
10:10concernant les canaux ioniques activés par la lumière et l'optogénétique.
10:13Pour faire simple, c'est une méthode qui permet de montrer
10:16comment les cellules nerveuses façonnent les souvenirs, les émotions et les comportements dans le cerveau.
10:21On passe à la bourse de Claire Lemaitre.
10:23La chronique bourse avec la Banque Postale, partenaire de la croissance des professionnels et des entrepreneurs.
10:28Bonjour Claire.
10:29Bonjour Pélie.
10:30C'est une semaine qui démarre encore dans le rouge.
10:32Oui, le CAC 40 qui a perdu plus de 2% la semaine dernière,
10:35déprimé notamment par le risque politique et les craintes budgétaires.
10:38Aujourd'hui, il cède encore 0,9% et il est plombé notamment par une valeur,
10:44c'est Schneider Electric.
10:45L'équipementier va racheter PTC, un éditeur américain de logiciels industriels,
10:50pour un montant d'environ 20 milliards de dollars.
10:52C'est la plus importante acquisition de son histoire,
10:55mais l'accueil est glacial en bourse puisque l'action chute de 10%.
11:00L'autre valeur qui bouge, c'est Air Liquide.
11:02Le spécialiste des gaz industriels a dévoilé son nouveau plan stratégique.
11:06Et là, c'est du vert, plus 1,6%.
11:09En Europe, Londres gagne 0,1% mais Francfort 7,02%.
11:12Moins 0,9% à Paris pour le CAC 40.
11:15On est à 7 824 points.
11:17Merci Claire.
11:17La Bourse Europe 1, c'est avec Boursier.com.
11:20C'était la chronique Bourse avec la Banque Postale.
11:23La banque pour avoir un temps d'avance sur la croissance de votre activité professionnelle.
11:27La Banque Postale Citoyenne.
11:29Le temps de votre début de semaine avec Géraldine Hamon.
11:33Retrouvez la météo avec Groupe à main.
11:35L'assureur qui sera toujours un point de repère pour les pros.
11:40Géraldine, c'est doux mais c'est contrasté.
11:42Exactement, puisque dans le centre et l'ouest du pays,
11:45les éclaircies vont s'imposer au fil de l'après-midi
11:48et le soleil va dominer largement sur la moitié nord
11:51et sur une grande partie du sud-ouest et du centre.
11:53Et ce, malgré quelques passages nuageux.
11:56En revanche, autour de la Méditerranée, le temps reste très perturbé.
11:59Les pluies persistent sur le Languedoc-Roussillon,
12:01notamment près du Golfe du Lion,
12:03elles peuvent être très fortes par moment avec de bons cumuls localement.
12:07Cette dégradation va progressivement gagner les côtes de la région PACA
12:11avec des averses parfois soutenues et de forts orages.
12:14Des averses localement orageuses vont aussi se déclencher sur l'est des Pyrénées
12:19et le relief Corse.
12:20Les températures restent agréables pour la saison.
12:2319 degrés à Boulogne-sur-Mer, 21 à Caen.
12:25Il fera 22 à Rouen, 23 à Brest, 24 à Strasbourg et Paris,
12:2826 à Rennes, 27 à Lyon, 28 à Bordeaux et à Jaxio
12:32et 29 degrés à La Roche-sur-Yon.
12:34Alors demain, les pluies seront localement orageuses autour de la Méditerranée
12:38et en fin de journée sur l'ouest du pays.
12:41Les maximales seront toujours agréables, un petit peu comme aujourd'hui,
12:4419 à 24 degrés près de la Manche dans le Grand Est
12:46et du Languedoc-Roussillon au sud de l'Auvergne,
12:4925 à 29 degrés sur le reste du pays.
12:52Et une baisse des températures est attendue à partir de mercredi
12:55avec, eh oui, le retour d'un temps beaucoup plus automnel.
12:59Il fallait bien que ça arrive.
13:00Merci Géraldine.
13:02Il est 13h14 sur Europe 1, c'est le docteur Brigitte Millot
13:08que nous accueillons pour la rubrique Santé du jour, Clélie.
13:11Bonjour docteur Millot.
13:12Bonjour tout le monde.
13:13Et vous nous parlez aujourd'hui d'un virus transmis par les moustiques,
13:15il y en a plusieurs, qui est en train de s'étendre en France.
13:19De quoi, de qui s'agit-il ?
13:20Il s'agit du virus West Nile.
13:23Il y a quelques jours, Santé publique France a recensé 145 cas humains autochtones,
13:30c'est-à-dire des personnes contaminées directement sur le territoire français.
13:34Un chiffre record qui dépasse largement les 62 cas enregistrés l'an dernier.
13:40Et derrière ces chiffres, il y a eu malheureusement 3 personnes
13:43qui sont décédées en Ile-de-France des suites de cette infection.
13:48Alors, de quel virus parle-t-on exactement ?
13:50Contrairement à une idée reçue,
13:52le West Nile n'est pas transmis par le moustique tigre,
13:55mais par le moustique commun, celui qui nous embête toutes les nuits en général.
14:00Alors, en fait, ce virus, il est abrité chez les oiseaux.
14:07Leur réservoir, ce sont les oiseaux.
14:09Un moustique, ou une moustique, parce que c'est la femelle qui pique,
14:14pique un oiseau,
14:15et le virus se multiplie dans la moustique,
14:19et ensuite, accidentellement, il vient vous piquer,
14:22et là, vous pouvez attraper la maladie.
14:25En revanche, l'homme ne transmet pas d'homme à homme.
14:29Alors, dans environ 80% des cas,
14:33en fait, on ne sait même pas qu'on a été contaminé.
14:36Ça passe comme ça, sans aucun symptôme.
14:38Mais, dans certains cas,
14:40la maladie peut provoquer de la fièvre,
14:43des maux de tête, une fatigue importante,
14:46des douleurs musculaires,
14:47et dans environ 1% des cas,
14:50des complications neurologiques graves
14:51peuvent survenir, des méningites, des encéphalites,
14:55et ces formes peuvent entraîner des séquelles durables,
14:58et parfois mortelles.
14:59Alors, les personnes âgées sont les plus touchées,
15:03ainsi que les personnes immunodéprimées.
15:07Ce qui inquiète, en fait, aujourd'hui,
15:08les autorités sanitaires,
15:10c'est cette extension géographique de la maladie.
15:13Avant, les moussies qu'il y en avait en Camargue.
15:15Maintenant, il y en a absolument partout,
15:17et surtout, cette transmission de ce virus.
15:20Et face à cette menace,
15:21les gestes de prévention restent essentiels.
15:24Il faut supprimer les eaux stagnantes,
15:26porter des vêtements couvrants,
15:28c'est important d'utiliser des répulsifs,
15:30utiliser des moustiquaires,
15:32car à ce jour,
15:33on n'a aucun traitement antiviral,
15:35et on n'a aucun vaccin contre ce virus.
15:38Alors, surveillance, prévention,
15:40adaptation au changement climatique,
15:42autant de défis
15:43qui devront désormais mobiliser
15:46les autorités sanitaires.
15:47Et en attendant, pas de panique,
15:49mais de la vigilance,
15:50et on se protège des piqûres de moussiques.
15:53On essaye, en tout cas.
15:55On essaye, on fait tout pour.
15:56Exactement.
15:56Merci beaucoup, Brigitte.
15:57On vous retrouve demain à 1h15,
15:58comme d'habitude, dans Europe 1 Info.
16:00Et à présent, place au débat,
16:02des blocages, des violences aussi,
16:05malheureusement,
16:05et encore 400 lycées perturbées ce matin.
16:08On va y revenir avec nos chroniqueurs.
16:09Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir
16:11Thomas Bonnet et Yvan Rioufol sur Europe 1.
16:13Il est 13h17.
16:14Vous écoutez Kelly Mathias sur Europe 1.
16:1513h, 14h.
16:18Europe 1 Info.
16:19Voilà.
16:2013h, 14h.
16:21Europe 1 Info.
16:22Il est 13h20 sur Europe 1.
16:23Vous écoutez, Kelly Mathias.
16:25Et c'est l'heure d'accueillir
16:25vos deux chroniqueurs du jour,
16:27le journaliste Yvan Rioufol
16:29et le journaliste politique AC News,
16:31Thomas Bonnet.
16:31Et bonjour à tous les deux.
16:32Soyez les bienvenus.
16:33Bonjour à tous.
16:34Évidemment, une large partie de cette émission
16:36va être consacrée au mouvement
16:37dans les lycées,
16:38aux violences aussi,
16:39hélas,
16:40qui y réfèrent.
16:41Écoutez tout d'abord ce témoignage.
16:42Bruno Bobievitch,
16:43j'espère que je prononce bien.
16:45Il est proviseur et secrétaire général
16:47du syndicat des personnels
16:49de direction de l'éducation nationale.
16:50Il vous parle de l'état d'esprit
16:52des proviseurs.
16:52Il était ce matin sur Europe 1.
16:54Les collègues sont très choqués
16:56de ce qui se passe
16:56parce que pour la première fois
16:57depuis très longtemps,
16:59de nombreux chefs d'établissement
17:00ont été directement touchés,
17:02blessés, menacés.
17:03Et ça crée un état de choc
17:04assez général du côté de mes collègues.
17:06Certains ont reçu des appels anonymes
17:08pour leur dire qu'on allait
17:09les retrouver lundi matin
17:11et qu'on allait moiler leur logement
17:12au-dessus du lycée.
17:13Donc on atteint une situation
17:16qui est complètement incroyable.
17:17Je pense que ça va laisser
17:18des traces extrêmement importantes.
17:20Et on a demandé d'ailleurs
17:20un accompagnement psychologique sérieux.
17:22Il est probable que certains démissionnent.
17:24Ce n'est pas acceptable de travailler
17:26et de vivre,
17:27parce que la plupart des collègues
17:29vivent dans leur établissement,
17:30donc de vivre dans ces conditions.
17:33Des professeurs, des proviseurs
17:34qui sont agressés,
17:36qui sont violentés.
17:38Je rappelle le nombre
17:38d'établissements bloqués aujourd'hui,
17:40413, ça continue.
17:41Puis demain,
17:42il y a une grande journée
17:43de mobilisation dans la rue
17:44avec les Cédicats aussi.
17:46Le problème de ces violences
17:47dont on parle,
17:47dont on ne cesse de parler
17:48d'ailleurs depuis plusieurs jours,
17:50Thomas Bonnet,
17:51c'est qu'il y a peut-être certes
17:52des revendications légitimes
17:54de la part des lycéens,
17:56notamment dans certains lycées,
17:57mais qu'on ne les entend plus là.
17:59Le mouvement a été bien sûr
18:01instrumentalisé en grande partie
18:03par l'extrême gauche.
18:04D'ailleurs, on voit devant des lycées
18:07des personnes qui n'ont pas l'air
18:08d'être des lycéens,
18:09qui ont plutôt l'air
18:10d'être des militants professionnels,
18:11qui sont habillés
18:12comme des black blocs
18:13dans les manifestations,
18:15et qui instrumentalisent,
18:17en tout cas,
18:17ont l'air de fomenter
18:18un peu ce qui se passe.
18:20Et ils viennent évidemment
18:21s'ajouter sur une colère
18:22qui pouvait être pertinente
18:26et légitime
18:27de la part de certains lycéens.
18:28Ajouter à cela
18:29ce que j'appellerais
18:30des racailles opportunistes,
18:31c'est-à-dire des individus
18:32qui là non plus
18:33ne sont pas forcément des lycéens,
18:34qui viennent se greffer
18:35au mouvement
18:35et qui sont eux aussi
18:36parfois coupables de violence.
18:38En effet,
18:39le message initial
18:40est complètement perdu.
18:42Donc c'est dommage
18:43pour les lycéens.
18:44Déjà qu'il n'était pas très clair
18:44et que c'était...
18:45Déjà qu'il y a eu
18:46une sorte de gloubi-boulgarde
18:47des revendications.
18:49Après, on ne découvre pas
18:50les mouvements lycéens.
18:51Je veux dire,
18:51on en a connu énormément
18:53au cours des dernières décennies.
18:55Bon, il y a toujours un peu
18:56à boire et à manger
18:57dans ce qui est dit,
18:58mais c'est aussi parfois
18:59l'entrée d'une partie
19:00de la jeunesse
19:01dans un discours politique
19:02qu'on peut dénoncer,
19:04dont on peut se moquer parfois,
19:06mais qui a aussi
19:07pour vocation
19:08de faire exister
19:08un certain nombre
19:09de revendications.
19:10Je prends juste un exemple.
19:11L'état de délabrement
19:12de certains établissements,
19:13c'est un vrai sujet.
19:14On ne peut pas balayer ça
19:15du revers de la main.
19:16Il ne s'agit pas de dire
19:16que tous les établissements
19:17sont concernés.
19:18D'ailleurs,
19:19le lycée Nelson Mandela
19:20à Nantes,
19:21qui a été incendié,
19:21a été flambant neuf.
19:22Donc, ça ne correspond pas
19:23en l'occurrence
19:24à ces revendications.
19:26Mais par ailleurs,
19:27en région parisienne,
19:28et j'en suis un témoin,
19:29mon lycée tombait
19:31en morceaux littéralement.
19:32Et il y a des sujets
19:33d'établissements,
19:34d'infrastructures
19:35qui ont le mérite
19:36d'être posés.
19:36Après, malheureusement,
19:38tout ça est relégué
19:39au second plan
19:39parce qu'il y a des violences.
19:40Et vous disiez justement,
19:42Thomas Bonnet,
19:42qu'on ne découvrait pas
19:43les mouvements lycéens.
19:44Yvan Rayoufol,
19:45on ne les découvre certes pas,
19:46mais vous avez entendu
19:47Bruno Bobkiewicz
19:48qui disait que là,
19:49un cap avait été franchi.
19:50Vous êtes d'accord avec lui ?
19:51Oui, parce que ce ne sont plus
19:53des mouvements lycéens.
19:54Effectivement,
19:54il y avait matière
19:55à peut-être comprendre
19:56des mouvements lycéens.
19:57D'ailleurs, ce mouvement
19:58est parti d'un lycée de Créteil,
19:59du lycée Saint-Exupéry
20:00qui en effet manque de professeurs
20:02et les élèves redoutaient
20:05effectivement ceci.
20:08Mais on voit bien maintenant
20:09que ça a pris une autre envergure.
20:10Ce n'est plus une révolte étudiante.
20:12Ce n'est plus une révolte lycéenne.
20:14Ce n'est plus non plus,
20:15d'ailleurs de mon point de vue,
20:16ce ne sont plus des violences urbaines.
20:18Ce sont des terreurs urbaines.
20:20C'est-à-dire qu'on a passé
20:20à un autre stade.
20:21Quand vous commencez
20:22à tabasser,
20:23parce que c'est vraiment
20:24ce qui se passe,
20:24de tabasser des professeurs,
20:25de tabasser des proviseurs,
20:2740 proviseurs,
20:28jeudi dernier.
20:30Quand vous brûlez des lycées,
20:32près de 30 lycées
20:33ont été saccagés ou brûlés.
20:35Quand vous vous baladez
20:36avec des keffiers
20:38et que vous brandissez
20:39des drapeaux palestiniens.
20:40Quand vous dites
20:42mort à Israël
20:43ou nous sommes tous
20:44des enfants de Gaza,
20:45on voit que non seulement
20:45nous ne sommes plus
20:46dans un mouvement lycéen,
20:47nous ne sommes plus non plus
20:48dans une révolte de la jeunesse,
20:50mais nous sommes dans ce qui
20:51ressemble beaucoup,
20:52de mon point de vue,
20:53à un mimétisme
20:54de ce qui se passe aujourd'hui
20:55en Palestine,
20:56à Gaza précisément,
20:57ou en Cisjordanie.
20:58C'est-à-dire que nous sommes là
20:59devant une intifada des lycées.
21:01Nous sommes là
21:02devant une rupture totale
21:04entre une France française
21:05et la France
21:07qui a été promue
21:09notamment par Mélenchon,
21:10cette nouvelle France,
21:11qui est une France
21:11qui ne se reconnaît plus,
21:12qui ne veut plus se reconnaître
21:13dans la France républicaine,
21:16si je puis dire.
21:16Et c'est ce qui apparaît
21:17aujourd'hui,
21:18c'est effectivement
21:19deux France,
21:20deux jeunesses.
21:20Il y avait une jeunesse
21:21que l'on avait vue
21:21au stade de France,
21:23une jeunesse diversitaire,
21:25la même que celle
21:25qui manifeste au stade de France
21:27qui applaudissait le pape
21:28en l'occurrence,
21:29avec un débordement
21:30de joie et de gentillesse.
21:31Et nous avons cette autre France
21:33diversitaire également
21:34qui, elle, a refusé
21:35de s'assimiler
21:35et qui se revendique
21:37d'un multiculturalisme,
21:38donc d'un islam radical.
21:39Et l'on voit à travers
21:39ces manifestations
21:40qu'elles sont cornaquées
21:42non seulement par l'extrême gauche,
21:43par la France insoumise,
21:44mais aussi, dit-on,
21:45je n'ai pas les éléments
21:46pour le dire,
21:46mais on le voit
21:47à travers les slogans,
21:48par des mouvements islamistes
21:50qui pourraient être
21:50ceux des frères musulmans,
21:52c'est ce que j'entends dire,
21:52en tout cas,
21:53de ceux qui regardent de près
21:55ces mouvements-là.
21:56Donc, vous voyez bien
21:56qu'on a complètement dépassé
21:59un mouvement de jeunesse,
22:01un mouvement, effectivement,
22:02je suis d'accord avec vous
22:03pour dire qu'il aurait pu
22:04être légitime
22:05dans l'état d'élabrement
22:06de certains lycées,
22:07encore, il faudrait voir ça
22:08de plus près.
22:08Et là, nous sommes
22:09dans une rupture civilisationnelle.
22:11Moi, j'y vois les prémices
22:11d'une guerre civile.
22:12Mais est-ce que vous êtes d'accord,
22:13Thomas Bonnet et Yvan-Henri Eiffel,
22:14tous les deux,
22:15pour dire que ce n'est pas...
22:16Parce qu'on aurait pu dire,
22:17voilà, c'est des jeunes,
22:17ils ont envie de casser,
22:18il y a une opportunité,
22:19on y va,
22:20c'est peut-être de la bêtise
22:21ou un mouvement comme ça,
22:29derrière tout cela.
22:30Il y a des éléments politiques
22:31qui sont des représentants
22:33de l'extrême-gauche
22:33et il y a aussi une jeunesse
22:35qui est différente
22:35de celle que nous,
22:36on a connue
22:37ou que moi,
22:37j'ai connue à l'époque
22:38où il y avait déjà
22:39des blocourses dans mon lycée.
22:40Non, c'était il y a
22:41une vingtaine d'années,
22:41mais déjà,
22:42ça a beaucoup changé.
22:43Je pense qu'il y a un rapport
22:43au bien commun
22:44qui est tout à fait différent
22:45et il y a aussi
22:46une forme de nihilisme
22:47qui habite une partie
22:48de ces jeunes
22:49qui, en plus,
22:49font la course aux réseaux sociaux
22:50pour savoir qui va faire
22:51le plus de dégâts
22:52dans son lycée
22:53et donc tout ça,
22:53mis bout à bout,
22:54ça provoque aussi ces images.
22:55On va en parler
22:56des réseaux sociaux
22:56et puis vous entendrez
22:57Ségolène Royal
22:58sur ce mouvement,
22:59ça c'est juste après
22:59le journal permanent
23:01d'une heure et demie
23:01sur Europe 1.
23:02Ravie que ça vous plaise Thomas.
23:0413h27,
23:04à tout de suite
23:04avec Lélie Mathias
23:05et ses chroniqueurs
23:06sur Europe 1.
23:0713h, 14h
23:08Europe 1.
23:1013h, 14h
23:12Europe 1.
23:13Europe 1 se poursuit
23:14sur Europe 1
23:15avec vous,
23:15Lélie Mathias
23:15et vos chroniqueurs
23:16Thomas Bonnet
23:17et Yvan Riouffol.
23:18Le ministre de l'éducation nationale
23:22des Yvelines,
23:22il craint un embrasement national.
23:24On continue de parler
23:25de ce mouvement
23:26des lycéens
23:27et je voudrais vous faire écouter
23:28la réaction de Ségolène Royal
23:29qui est candidate
23:30à la primaire socialiste.
23:31Elle a réagi,
23:32elle était sur France Inter
23:33ce matin.
23:33Regardez ce qui se passe
23:34aujourd'hui avec les lycéens,
23:35c'était parfaitement prévisible
23:36contrairement à ce que j'entends
23:38puisque les lycéens ont bougé
23:39il y a deux ans,
23:40il y a trois ans.
23:41On a eu huit ministres
23:41de l'éducation en dix ans
23:43qui ont tous fait des réformes
23:44allant dans tous les sens.
23:46Donc ce système éducatif
23:47il a été secoué
23:48et on a jamais eu,
23:49on a affaire
23:50à une génération dépossédée,
23:52à une génération anxieuse
23:54qui a envie de travailler.
23:55C'est vraiment formidable
23:56d'avoir envie de travailler.
23:57C'est juste un mot,
23:58moi j'aime la jeunesse
23:59de notre pays.
23:59Il faut aimer les jeunes,
24:01c'est notre avenir
24:02au lieu de les frapper.
24:03Voilà, il faut aimer...
24:05Pourquoi vous rigolez Thomas Bonnet ?
24:06Il faut aimer les jeunes
24:07au lieu de les frapper,
24:08c'est un peu le bon choix.
24:08Je trouve le raisonnement,
24:09si on peut appeler ça
24:10un raisonnement de Ségolène Royal,
24:11un peu simpliste,
24:12il faut aimer les jeunes
24:13plutôt que les frapper.
24:14Pardon, on n'a pas besoin
24:15de ce genre de poncifs.
24:19Ça ne saute pas aux yeux tout de suite
24:20quand on voit les manifestations
24:22et surtout les violences.
24:24Après, là où je pourrais être d'accord
24:26avec Ségolène Royal,
24:27mais ça me paraît une évidence,
24:28c'est qu'il faut miser bien sûr
24:29sur notre jeunesse.
24:30Mais quelle jeunesse ?
24:31Et que va-t-on pouvoir faire
24:33de cette génération
24:33qui aujourd'hui nous donne l'impression...
24:35Alors, pas toutes ces générations
24:36y vont à rappeler au Stade de France.
24:38Il y a aussi un élan,
24:39il y a aussi une jeunesse
24:39qui existe dans ce pays
24:40et qui a envie de faire de grandes choses.
24:42Vous en avez d'autres
24:43qui sont en train
24:44de se sacrifier eux-mêmes
24:45par leur comportement,
24:46par leurs mauvais résultats à l'école.
24:49Ils sont en train de se mettre
24:51une balle dans le pied
24:51pour leur avenir à eux.
24:52Et c'est ça le drame.
24:53C'est pour eux d'abord.
24:54Mais quand on les entend,
24:55ils disent qu'il faut
24:56qu'on en passe par là
24:57et qu'on aille dans ces violences-là
25:00si on veut se faire entendre.
25:01Je pense que c'est ridicule et inexact.
25:04On peut tout à fait se faire entendre
25:06sans verser dans la violence.
25:08Après, à leur décharge,
25:10je crois que le ministre
25:11de l'Éducation nationale
25:12a un peu tardé
25:13avant d'écouter cette colère
25:15et que peut-être,
25:16peut-être qu'on aurait pu éviter
25:17ce débordement.
25:18On va parler de la réponse du gouvernement,
25:19mais je voulais dire
25:19l'avis d'Yvan Riaufol
25:20sur cette déclaration
25:21de Ségolène Royal ce matin.
25:23Je suis toujours désarmé
25:24devant l'angélisme des belles-âmes
25:26dont Mme Royal
25:27en fait naturellement partie.
25:28J'ai entendu également
25:29les socialistes hier soir
25:31nous dire que c'était des enfants.
25:33Ces casseurs sont des enfants.
25:34Or, si on avait à juger
25:36tous les incompétents,
25:37singulièrement les incompétents
25:39en éducation nationale,
25:40c'est bien effectivement
25:41la gauche,
25:42le parti socialiste
25:43qui devrait avoir à répondre
25:45de ces actes
25:46parce que c'est effectivement
25:47et Ségolène Royal d'ailleurs également.
25:48Elle a été ministre
25:49de l'Éducation nationale.
25:50Or, c'est bien la gauche
25:51qui a imposé le collège unique,
25:53qui a imposé
25:53le bac pour tous,
25:55qui a imposé
25:55un égalitarisme
25:56qui maintenant fait en sorte
25:57qu'il y a au moins
25:58trois ou quatre écoles
26:00qui sont parfaitement inégalitaires.
26:02Et donc, c'est bien cette gauche-là
26:03qui se plaint des effets
26:05dont elle chérissait les causes.
26:06Donc, c'est à eux
26:07effectivement de rendre des comptes
26:08et je les trouve,
26:09bien entendu, inaudibles
26:10quand ils déplorent
26:12ce que nous étions quelques-uns
26:14à décrire depuis maintenant
26:14des années et des années,
26:16à savoir qu'on ne peut pas
26:17demander à une éducation nationale
26:19de transmettre une culture commune
26:21quand il n'y a plus de culture commune
26:22à cause d'une immigration de peuplement.
26:24Parce que c'est aussi ça
26:25le vrai problème
26:25qu'une immigration de peuplement
26:27qui ne s'intègre plus
26:28et qui a été applaudie
26:28par cette même gauche.
26:30Donc, c'est une gauche incendiaire
26:31comme sont incendiaires également
26:33naturellement les petits voyous.
26:35Mais l'éducation nationale
26:37dont un essayiste avait dit
26:39que c'était la fabrique du crétin,
26:40c'est maintenant une éducation nationale
26:42qui devient pour partie
26:43la fabrique du casseur nihiliste.
26:46Et ceci, j'en tiens pour responsable
26:49toute cette gauche progressiste
26:51qui, encore une fois,
26:52se regarde le nombril
26:53et ne voit pas les désastres
26:54qu'elle produit
26:54avec ses îles fausses.
26:55Thomas Bonnet.
26:56C'est vrai que c'est assez paradoxal
26:57que ce soit la gauche
26:58qui soit aujourd'hui à la manœuvre
26:59pour protester contre les résultats
27:01d'une politique dont elle est responsable.
27:03D'une part, bien sûr,
27:04sur le refus de l'autorité,
27:06sur la déconstruction de l'ordre
27:08au sens large
27:09et aussi, et à mon avis,
27:10c'est primordial
27:12dans la façon avec laquelle
27:13on doit analyser
27:14ce qui est en train de se passer,
27:15l'absence de volonté
27:16de vouloir faire un récit commun,
27:18un roman national,
27:19de l'assimiler tout le monde
27:21derrière la même histoire,
27:22les mêmes souvenirs,
27:23les mêmes héros.
27:24Tout ça a été déconstruit,
27:25détricoté,
27:26et on en paye aujourd'hui
27:27la facture.
27:28Donc, ils ont beau jeu
27:29de vouloir faire en effet
27:30les belles âmes aujourd'hui
27:31de dire qu'on doit
27:32bien traiter la jeunesse.
27:33C'est précisément
27:34la gauche,
27:35en tout cas les idées de gauche
27:36qui ont façonné
27:38la jeunesse
27:39telle qu'elle existe aujourd'hui
27:40et qui a généré
27:42autant de difficultés,
27:43autant de problèmes.
27:44Et malheureusement,
27:45là aussi,
27:46on les voit chaque jour.
27:47On incrimine aussi beaucoup
27:48les réseaux sociaux.
27:48Je me faisais une réflexion.
27:49Vous parliez de récits communs.
27:51Mais quand on n'a pas
27:51les mêmes récits
27:52sur les réseaux sociaux,
27:53et il y avait un édito
27:54dans Le Parisien
27:54qui en parlait,
27:55et puis j'ai eu moi-même
27:56une expérience
27:56et une discussion
27:57ce week-end à ce sujet-là,
27:59quand sur nos réseaux sociaux
28:01on voit par exemple
28:02des violences
28:02qui sont faites
28:03contre des proviseurs,
28:04des professeurs,
28:05ou même parfois
28:05contre d'autres élèves,
28:07et quand de l'autre côté
28:08les élèves voient eux
28:09des violences dites policières,
28:11forcément,
28:12il n'y a pas le même récit non plus.
28:13Et donc pas le dialogue possible.
28:15C'est vraiment primordial
28:17ce que vous venez de dire,
28:19c'est-à-dire qu'il y a
28:21quelqu'un vit un peu dans sa bulle
28:22avec ses idées,
28:23se conforte dans ses pensées,
28:25sans se confronter
28:25à l'altérité,
28:27sans se confronter
28:27à un discours différent.
28:29Donc certains sont enfermés,
28:31persuadés,
28:32vraiment persuadés
28:33qu'on est dans un état policier
28:35et qu'il y a chaque jour
28:36des mutilations devant les lycées.
28:38Ça c'est ce qu'ils pensent
28:39parce qu'ils voient des images.
28:40Parce qu'ils voient des images.
28:40Qui sont parfois d'ailleurs
28:41des vraies ou des fausses images,
28:42peu importe.
28:43Et donc ils n'ont pas de prise
28:44avec une réalité.
28:45Et on pourrait imaginer
28:46qu'à l'inverse,
28:47certains vivent dans la réalité
28:48d'un chaos permanent
28:49devant les lycées,
28:49là où la situation
28:50est peut-être un peu plus nuancée.
28:52C'est un vrai sujet
28:53et c'est un sujet
28:54sur cette question
28:54mais ce sera un sujet
28:55sur toutes les thématiques
28:56de l'actualité.
28:57Comment on arrive
28:57à être au moins d'accord
28:58sur les faits ?
29:00Bon ben là,
29:00on n'arrive même pas à l'être.
29:01Non, on n'arrive pas à l'être
29:02et on ne le sera pas
29:03parce que ce n'est pas simplement
29:04les réseaux sociaux
29:05qu'il faut accabler.
29:06C'est qu'il y a
29:06une véritable fracture
29:08civilisationnelle.
29:08J'entendais ce matin
29:09Rotaillot sur votre antenne,
29:11je crois me souvenir,
29:12dire que cette jeunesse
29:18simplement il y a deux France,
29:19il y a deux jeunesses,
29:20il y a deux France,
29:20il y a deux civilisations,
29:22il y a deux cultures
29:22et c'est des cultures
29:23qui ne se parlent plus.
29:24C'est des cultures
29:25qui s'affrontent
29:25et c'est en cela
29:26que même si les réseaux sociaux
29:29font paraître cette dissonance,
29:31la dissonance est beaucoup plus profonde,
29:32beaucoup plus grave
29:33et elle ne pourra pas se réduire
29:34simplement par des mots.
29:36Je pense qu'il y a,
29:37nous arrivons vers
29:38une ou deux générations perdues,
29:40je ne vois pas d'autres mots
29:42que ceci
29:43pour essayer,
29:43afin de tenter de réparer ensuite
29:45effectivement une cohésion nationale
29:46qui a été mise à mal
29:47par des aveuglements
29:49et des idées folles
29:50laissant croire
29:51que l'on pouvait
29:52faire venir
29:54indifféremment
29:55des peuples
29:56avec des cultures
29:57si différentes,
29:57notamment
29:58ce qui est une des causes
29:59de cette fracture sociale
30:00et identitaire
30:01et culturelle.
30:02Yvan Réffold,
30:03Thomas Bonnet
30:03dans le débat d'Europe 1 Info,
30:04continue de parler
30:05des lycées
30:06et de ce mouvement
30:07en contestation
30:07de la jeunesse.
30:09Quelle réponse du gouvernement
30:10et je dis ça
30:10alors qu'Edouard Geffray
30:12est justement
30:12dans un lycée
30:13des Yvelines
30:14pour faire quelques annonces
30:15et des déclarations
30:16à ce sujet.
30:16A tout de suite.
30:17Il est 13h39
30:18sur Europe 1.
30:2013h, 14h
30:21Europe 1 Info
30:2313h, 14h
30:24Europe 1 Info
30:25Merci de nous rejoindre
30:26à 13h42
30:27sur Europe 1.
30:28Vous écoutez Clélie Mathias
30:29et ses deux chroniquaires
30:30de ce lundi 5 octobre.
30:31Avec vous Clélie,
30:32les deux journalistes
30:32Thomas Bonnet
30:33et Yvan Réffold.
30:34La suite de notre débat
30:35sur les violences
30:36dans les lycées,
30:37la réponse du gouvernement
30:38alors qu'Edouard Geffray,
30:40le ministre de l'éducation nationale,
30:42se rend en ce moment même
30:43dans un lycée
30:43dans les Yvelines.
30:45Écoutez Maud Bréjean,
30:46la porte-parole du gouvernement
30:47et ministre déléguée à l'énergie
30:48qui était ce matin
30:49l'invité de Laurence Ferrari
30:50sur Europe 1.
30:51Elle a annoncé un projet
30:52de loi casseur-payeur
30:53dont la discussion a été avancée.
30:55Le Premier ministre Sébastien Lucornu
30:57a présenté un projet de loi
30:58en Conseil des ministres,
31:00un projet de loi
31:00qui s'appelle casseur-payeur
31:01qui vise notamment
31:03à garantir que les amendes
31:06soient dans la totalité
31:07des cas payées
31:08et donc ce projet de loi
31:09sera présenté
31:09le 27 octobre prochain au Sénat.
31:13Il permettra deux choses.
31:15D'une part,
31:15d'aller prélever
31:16dans les prestations familiales
31:18lorsque c'est nécessaire
31:19et du coup,
31:19on irait utiliser une part
31:21des allocations des parents
31:23et puis ensuite,
31:24ça permet d'engager
31:25une forme de responsabilité collective.
31:27Si vous êtes participante
31:29à un mouvement violent
31:31qu'après sommation de la police
31:33vous restez dans ce mouvement violent
31:35alors pourra-t-être engagée
31:37une co-responsabilité.
31:38Alors on a vu bien sûr
31:39les incendies,
31:40on a vu les dégradations.
31:41A titre d'exemple,
31:42en Ile-de-France,
31:43c'est la région
31:43qui évidemment
31:45va devoir payer.
31:46D'ailleurs,
31:47Valérie Pécresse a annoncé
31:48qu'elle allait porter partie civile
31:49dans chaque procès de casseur
31:50et elle a rappelé
31:51que les dégâts dans la région
31:52étaient estimés,
31:53c'était en fin de semaine dernière,
31:55à 7 millions d'euros.
31:56Vous y croyez vraiment
31:57à ce projet de loi
31:59casseur-payeur
32:00que Baud Bréjean
32:01vient de détailler ?
32:02Yvan Ruffol.
32:03Oui, je trouve que c'est une bonne idée
32:04simplement je déplore
32:06qu'il ait fallu 50 ans
32:07ou quasiment
32:07pour se rendre compte
32:08que la loi anticasseur
32:09qui avait été supprimée
32:10par la gauche en 1981
32:11qui portait en fait
32:13cette philosophie
32:15de dire qu'il fallait
32:15collectivement
32:16à défaut de pouvoir
32:17identifier les responsabilités
32:19que collectivement
32:20il fallait sanctionner
32:21tous ceux qui participaient
32:23localement
32:24à un désordre.
32:25Cette loi-là
32:26avait été retoquée
32:28à l'élection
32:29de François Mitterrand
32:30et on revient
32:30plus ou moins
32:31si j'ai bien compris
32:32à cette philosophie
32:33qui est de dire
32:34que malgré tout
32:35et indifféremment
32:36on fait payer chacun
32:37enfin tous ceux
32:38qui sont sur un lieu
32:39et puis ensuite
32:39en faisant responsabiliser
32:41également les familles
32:42elles-mêmes
32:43en allant directement
32:44puiser
32:44dans leurs allocations
32:46familiales
32:47ou les prestations sociales
32:49et donc moi
32:50cela ne me choque pas
32:51parce que ça va faire hurler
32:52naturellement.
32:53Mais est-ce que juridiquement
32:54un, ça passe ?
32:55Ça peut passer ?
32:56Juridiquement, c'est contestant.
32:57Et deuxièmement
32:58est-ce que dans les faits
32:59on va vraiment...
33:00Je n'en sais rien.
33:01Là, je vous parle du principe.
33:03Juridiquement,
33:03ça peut être contestable
33:04en effet
33:05parce que les peines
33:05sont individualisées
33:06et là, on parle
33:07de peines collectives
33:08et puis peut-être
33:09effectivement
33:09la gauche trouvera
33:10à redire
33:10et elle aura toujours
33:11à redire
33:11du fait que l'on va
33:12bien sûr
33:13à nouveau demander
33:14aux familles
33:15qui sont souvent
33:15des familles
33:16en effet
33:16qui ne sont pas
33:17les plus aisées
33:18à payer
33:20pour la non-surveillance
33:21de leurs enfants
33:22mais la non-surveillance
33:23d'un enfant
33:23c'est quand même sanctionné
33:24également dans les codes
33:25dans le code pénal
33:26ou dans le code civil
33:28mais enfin, donc
33:28il faut responsabiliser
33:30les familles
33:30autant que les enfants.
33:32Thomas Bonnet.
33:33Je suis d'accord.
33:34C'est pour moi
33:34une très bonne idée.
33:35Après, est-ce que
33:36ce sera appliqué
33:37par les juges ?
33:38Quand je vois
33:38la tonalité
33:39du communiqué
33:40du syndicat
33:40de la magistrature
33:41par exemple
33:41qui a été publié
33:42ce week-end,
33:43j'en doute.
33:43Donc, que la loi évolue
33:45c'est une très bonne chose.
33:46Alors, elle évolue
33:46en fait pour en effet
33:47revenir à ce qui était
33:48plus ou moins le cas
33:48déjà avant les années 80.
33:50Il paraît aujourd'hui
33:51indispensable
33:52que ce soit
33:53les casseurs qui payent.
33:53Il n'y a aucune raison
33:54que ce soit vous
33:55que ce soit moi
33:55que ce soit nous
33:56qui payons pour les actes
33:57d'une poignée de délinquants.
33:59Alors, ça reste
34:00ça va se heurter
34:00en effet
34:01à la décision des juges
34:03aux limites
34:04des capacités financières
34:06des familles.
34:07En plus, on parle
34:07d'un montant maximum
34:09de 10 000 euros
34:10par délinquant
34:11qui aurait été condamné
34:12donc ça limite quand même
34:13les recouvrements possibles
34:15des dégradations
34:16mais c'est quand même
34:17déjà une bonne avancée.
34:19Ce qui m'ennuie
34:20pour tout vous dire
34:20c'est qu'on soit encore
34:21un peu à corriger
34:23les conséquences
34:24d'arriver en bout de chaîne.
34:25Moi, j'aimerais
34:26dans un monde idéal
34:26qu'on s'attaque
34:27à la racine du problème.
34:28Comment se fait-il
34:29que notre pays
34:29soit à ce point
34:30touché par des émeutes ?
34:31C'est lors des manifestations
34:33lycéennes ?
34:33C'est après la finale
34:34de l'église champion
34:35du Paris Saint-Germain ?
34:36C'est après la mort de Naël ?
34:38En fait, on vit
34:39sous la menace permanente
34:40d'émeutes.
34:41J'aimerais qu'on s'attaque
34:41à ce problème-là
34:42que l'État reprenne
34:44le contrôle et l'autorité
34:45dans certains quartiers
34:46et qu'on arrête
34:47d'être exposé à ce point
34:48à des actes de violence.
34:49Pour moi, c'est ça l'enjeu.
34:50Et ça rejoint aussi
34:51ce qu'on disait tout à l'heure,
34:52à savoir relancer
34:53un roman national,
34:54refaire un récit commun
34:56et ramener tout le monde
34:58autour de valeurs communes,
35:00ce qui est malheureusement
35:00loin d'être le cas.
35:01Yvan Riffolle ?
35:02Oui, mais je suis d'accord
35:03bien sûr avec votre raisonnement,
35:04mais si on doit aller
35:05à la racine,
35:06il faut concevoir,
35:07il faut admettre
35:07que ce qui se passe aujourd'hui,
35:08tous ces désordres,
35:10toutes ces terreurs de rue
35:11aujourd'hui,
35:12sont le fruit
35:12d'une société diversitaire,
35:14d'une société ouverte,
35:15d'une société ouverte
35:16à l'immigration de peuplement,
35:17qui a été cautionnée
35:18par la gauche
35:19et par la droite réunie.
35:21C'est-à-dire que c'est
35:21tout un système
35:22qui a cautionné
35:23ce qui arrive aujourd'hui.
35:24Depuis maintenant 50 ans,
35:26tout a été mis en ordre
35:27et nous étions quelques-uns
35:28depuis maintenant 30 ans
35:29en ce qui me concerne
35:30à dire que ceci
35:31était une folie
35:32de fermer les yeux
35:33sur des incompatibilités
35:34de cohabitation,
35:36que tout ceci
35:37allait faire s'effondrer
35:38et l'école
35:39et maintenant la société.
35:40Et donc,
35:40c'est la société diversitaire
35:42qui a été promue
35:43d'une manière aveugle
35:44par tout un environnement
35:48prétendument antiraciste
35:49et humaniste
35:50qui aujourd'hui
35:51est en train de créer
35:51ces enfers.
35:53Alors,
35:53ce n'est peut-être pas forcément
35:54cette société diversitaire
35:57qui le crée,
35:58comme vous dites.
36:00Pardon,
36:00mais j'essaie
36:01d'être assez brutale
36:03dans ma description
36:05parce qu'il faut maintenant
36:06montrer les choses,
36:07il faut montrer,
36:08comme aurait dit
36:08Michel Maffesoli,
36:09et en monstrant les choses,
36:11il faut regarder
36:12le monstre
36:12qui a été créé
36:13par cette société ouverte,
36:15cette société diversitaire.
36:16Je ne dis pas
36:16que toute la diversité,
36:17j'en ai fait la démonstration
36:18tout à l'heure,
36:19la diversité qui était
36:20auprès du pape,
36:21qui était diversitaire,
36:22était tout à fait exemplaire,
36:23mais il y en a une autre
36:24qui ne l'est plus.
36:24J'en reviens juste
36:25sur la réponse du gouvernement,
36:27Thomas Bonnet,
36:27parce qu'il y a aussi
36:28ces cinq chantiers prioritaires
36:29qui ont été lancés
36:30par Sébastien Lecornu,
36:31qui a mandaté,
36:32on va dire,
36:32sept de ses ministres
36:33sur ces chantiers prioritaires.
36:35Juste d'un mot,
36:35quand même,
36:36la réponse du gouvernement
36:37face à ce mouvement lycéen,
36:39il semble courir
36:40après les casseurs.
36:42Le problème,
36:42en effet,
36:43c'est que le gouvernement
36:44a attendu
36:45que la situation dégénère
36:46pour vraiment
36:47s'emparer de cette question.
36:48Sébastien Lecornu
36:49a repris la main.
36:50Je trouve que
36:51les orientations prises
36:51sont plutôt bonnes,
36:52même si je ne suis pas certain
36:53qu'elles permettent
36:54de revenir au calme
36:55dans l'immédiat.
36:57Après,
36:57on verra.
36:58En tout cas,
36:58je note aussi
36:59une forme de fermeté
36:59de la part de Laurent Nunez,
37:01qui parfois nous a habitués
37:02un peu à aller
37:03à zigzaguer.
37:04Là,
37:04je le trouve,
37:05pour le coup,
37:06résolument ferme
37:06en disant
37:07que la doctrine
37:07est ce qu'elle est.
37:09Les policiers
37:09ont toutes les armes
37:10à leur disposition
37:11pour faire face aux violences.
37:12Pour l'instant,
37:13je ne le sens pas.
37:13C'est d'enjeu
37:14de la rappeler aussi.
37:15Il y aura
37:15à chaque acte de violence
37:17une plainte.
37:18On reste ensemble.
37:19On n'a pas fini notre débat.
37:21On va changer
37:22un petit peu de sujet.
37:23Le bilan de fin de campagne
37:24avant la primaire de la gauche
37:25à l'heure à Lyon
37:26de 9 et 10.
37:27C'est ce soir la deadline
37:28pour vous inscrire
37:29si vous le souhaitez.
37:30A tout de suite.
37:3013h, 14h.
37:31Votre après-midi
37:32se poursuit avec
37:32Lélie Mathias
37:33sur Europe 1.
37:38Voituré.
37:4013h, 14h.
37:41Europe 1 Info.
37:42Europe 1 Info.
37:43C'est avec vous
37:43Lélie Mathias
37:44et vos deux chroniqueurs
37:45de ce lundi 5 octobre.
37:46Yvan Rioufol et Thomas Bonnet.
37:47On va quand même parler
37:48un peu de la primaire de la gauche.
37:49Il y a eu un troisième
37:50et dernier débat hier.
37:51Écoutez,
37:51Olivier Forge,
37:52secrétaire national du PS
37:53et candidat à cette primaire.
37:54C'était donc hier soir
37:56pour ce dernier débat.
37:56Je n'ai jamais parlé d'alliance
37:58avec Jean-Luc Mélenchon
38:00mais c'est en permanence
38:01le débat qui s'installe
38:02débat après débat
38:03comme si c'était en fait
38:05le seul sujet.
38:07Comme si le débat de fond
38:08devait tourner autour de cela.
38:09Vous avez réussi
38:10à faire tourner
38:11une primaire socialiste
38:12autour de Jean-Luc Mélenchon.
38:14C'est absurde.
38:15C'est le moment
38:16de l'affirmation.
38:16de parler de lui.
38:18Je finis juste d'un mot
38:19pour dire que oui,
38:21effectivement,
38:22je pense qu'il faut éviter
38:23toute forme de brutalisation
38:24de la vie publique.
38:25Et ce que je ne comprends pas,
38:27c'est que dans les débats,
38:29vous êtes en permanence
38:30à chercher
38:31à rendre irréconciliables
38:32y compris les socialistes
38:34entre eux.
38:34C'est vrai que les discussions
38:36ont beaucoup tourné
38:37autour de LFI
38:37et de Jean-Luc Mélenchon
38:39mais j'imagine que vous avez
38:40regardé les trois débats.
38:41Qu'est-ce que vous en retenez ?
38:43Qu'est-ce qui en ressort ?
38:43J'ai l'impression
38:44que le seul clivage
38:45entre les candidats
38:46c'est leur positionnement
38:47par rapport à Jean-Luc Mélenchon
38:48et la France Insoumise
38:49donc c'est un peu court.
38:50Sur le reste,
38:51ils sont globalement d'accord.
38:53Il n'y a pas vraiment
38:53de divergences profondes
38:56sur l'appréciation
38:57des différents sujets.
38:58Alors on pourrait me dire
38:59Jérôme Gage
38:59peut-être un peu plus ancré
39:01dans une forme de gauche
39:02comme on la connaît
39:03dans d'autres pays en Europe.
39:05Malgré tout,
39:06sur les cinq candidats
39:08à cette primaire socialiste,
39:10je ne vois pas d'idées nouvelles
39:12de la part d'une gauche
39:13qui peine à se réinventer.
39:14Je m'explique,
39:15c'est-à-dire que vous avez
39:16au Danemark,
39:17en Angleterre,
39:17en Allemagne,
39:19en Suède,
39:20dans énormément de pays en Europe,
39:21une gauche qui s'est réinventée,
39:23qui a embrassé les sujets
39:24de l'immigration,
39:25de l'insécurité.
39:26En France,
39:27cette gauche en est incapable.
39:28Il y a un homme en France
39:29qui est en train
39:30de mûrir cette réflexion
39:31et qui, à mon avis,
39:32se frotte les mains
39:33en regardant ces trois débats,
39:34c'est François Hollande.
39:34Parce que lui, justement,
39:35a bien compris
39:36que c'est là-dessus
39:36que ça pouvait se jouer
39:37et qu'il est en train
39:38de faire évoluer son discours.
39:39Alors pour l'instant,
39:40c'est prudent,
39:41c'est timide.
39:42Je pense que François Hollande,
39:43s'il est candidat,
39:44et ça ne m'étonnerait
39:45qu'il ne le soit pas,
39:46aura un discours
39:47qui sera différent
39:47sur les questions
39:48qui intéressent
39:49et les électeurs de droite,
39:51mais aussi les électeurs de gauche
39:52qui sont parmi les Français
39:54les plus modestes parfois,
39:55ceux qui sont très directement
39:56et très concrètement
39:58concernés par l'insécurité
39:59et l'immigration.
40:00Mais si les candidats,
40:00il reste de diviser
40:01encore plus cette gauche.
40:03À moins qu'ils remplacent
40:03le candidat
40:04qui pourra gagner cette primaire.
40:05Vous savez,
40:05l'EPS a le secret
40:07des zigzags en politique.
40:09Yvan Riaufol.
40:10Oui, s'il fallait illustrer
40:11la déconnexion
40:12de la classe politique
40:13des réalités
40:13et la prestation d'hier soir
40:15que j'ai regardée un peu,
40:16mais pas jusqu'au bout.
40:17Après, j'ai décroché.
40:18Vous n'avez pas tenu ?
40:19Non, j'ai décroché
40:20quand j'ai entendu
40:21M. Faure dire
40:22que, parlant des lycées,
40:23il fallait que les lycées
40:24aient des papiers toilettes.
40:25Je me suis dit,
40:26en effet,
40:26là, cela a illustré
40:28la grande vacuité
40:29de la pensée socialiste
40:31depuis maintenant
40:31quelque temps.
40:32Mais bon,
40:33ce que l'on voit,
40:34c'est qu'effectivement,
40:34on a vu ces ponts de socialistes
40:37d'abord se houspiller
40:39et régler des affaires de famille
40:40qui n'avaient pas
40:41beaucoup d'intérêt,
40:42alors même qu'autour d'eux,
40:44s'effondrent d'abord
40:44le budget de l'État
40:47et un endettement fou
40:48que la France maintenant
40:50est partiellement
40:51dans la rue,
40:51en tout cas à travers
40:53une jeunesse
40:53qui devient de plus en plus
40:54une jeunesse violente
40:55et vous aviez
40:56toutes ces personnalités
40:58qui parlaient, en fait,
40:59du sexe des anges
41:00ou quasiment.
41:01Et donc,
41:02encore une fois,
41:03on comprend d'abord
41:03pourquoi le Parti Socialiste
41:05a fait 1,75%
41:06lors de la dernière présidentielle
41:08et on voit
41:08qu'il y a maintenant
41:09non seulement une pénurie d'idées,
41:11rien n'est sorti,
41:12mais ça a été dit,
41:12rien n'est sorti
41:15de cette prestation-là.
41:17Mais également,
41:18il y a une pénurie de caractère,
41:20une pénurie de profils politiques.
41:21Moi, je suis vraiment surpris
41:23de voir effectivement
41:24la transparence,
41:26le peu d'intérêt
41:29que font porter
41:31ces personnalités
41:32dans le débat public.
41:33Sinon, effectivement,
41:34Ségolène Royal,
41:35qui est la plus amusante
41:36si on regarde ça
41:36comme un spectacle,
41:37parce qu'elle règle ses comptes
41:38un peu à la Madalton,
41:39si je puis dire,
41:40mais en fait,
41:41on voit ça
41:41comme une sorte
41:43de spectacle de boxe
41:44ou de catch,
41:45ce qui n'est quand même
41:45pas très valorisant
41:46pour la politique.
41:47Thomas Bonnet,
41:48est-ce que Raphaël Glucksmann,
41:49à l'issue de ces trois débats,
41:50reste le favori,
41:50comme on a pu le dire,
41:51et voir dans les sondages ?
41:52C'est le favori
41:53par rapport au mode du scrutin
41:54avec ses 15 euros d'entrée
41:56qui vont limiter
41:56le nombre d'électeurs.
41:59Méfiance quand même,
41:59Olivier Faure,
42:00premier secrétaire
42:00du Parti Socialiste.
42:01Il ne faut jamais enterrer
42:02le premier secrétaire
42:02du Parti Socialiste
42:03dans une campagne interne.
42:05Après, on verra.
42:06Et surtout,
42:06moi, la question que je le pose,
42:07c'est celui ou celle
42:08qui est vainqueur
42:09de cette primaire,
42:10que va-t-il peser ensuite
42:12dans les sondages ?
42:13Ça, c'est une autre question,
42:13à mon avis, pas beaucoup.
42:14Et on en reparlera.
42:15Merci beaucoup à tous les deux,
42:16Yvan Riaufol, Thomas Bonnet,
42:18d'avoir participé
42:18au débat d'Europe 1.
42:19On se retrouve demain
42:20dès 13h.
42:21Merci à vous, Géraldine Hamon.
42:22Tout de suite sur Europe 1,
42:23vous retrouvez Marie-Estelle Dupont
42:25et Romain Desarmes.
42:25Et si on en parlait
42:26sur Europe 1,
42:27bon après-midi.
42:27Merci à vous,
42:28qu'il y a demain dès 13h
42:29et demain matin,
42:308h moins le quart
42:31et 9h moins le quart
42:32dans Europe 1 matin.
42:33Olivier Delagarde
42:34analyse et commande
42:34ce qui fait la une de la presse.
42:36C'est dans la revue de presse
42:37que vous pouvez aussi écouter maintenant
42:40quand vous voulez en replay
42:40sur le site
42:41et l'application Europe 1.