- il y a 4 heures
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Europe 1, il est 13h pile.
00:05Europe 1 Info, 13h, 14h.
00:08Clélie Mathias.
00:09Bonjour à tous et merci d'être à l'écoute d'Europe 1 Info.
00:12On est ensemble pour une heure.
00:13On commence avec le grand journal de la mi-journée.
00:15En ce mercredi 21 octobre, le soleil est globalement revenu dans le sud-est de la France.
00:19Mais les violentes intempéries qui ont balayé le pourtour méditerranéen hier ont fait deux morts.
00:24Nous irons sur place dès le début de ce journal.
00:26Je suis dans mon rôle, je suis à ma tâche, insiste Emmanuel Macron,
00:30qui a de nouveau pris la parole ce matin après les événements de ce week-end pour condamner les violences,
00:34ainsi que les insérences de certains dirigeants étrangers, vous l'entendrez.
00:39Concernant les sanctions judiciaires après les émeutes de samedi,
00:41les comparutions immédiates se poursuivent aujourd'hui.
00:44Les peines prononcées par les tribunaux sont-elles trop faibles ?
00:47C'est la question européenne du jour.
00:49Vous pouvez voter, donner votre avis sur le site El Appui Europe 1.
00:52Et pour l'instant, vous dites oui à la quasi-unanimité.
00:55On reviendra aussi sur cette belle soirée foot que vous avez vécue hier sur Canal+.
00:59Le PSG a infligé au Barça sa première défaite de la saison au terme d'un match spectacle.
01:05La chronique santé du docteur Millot à l'occasion du Bradé.
01:08Eh bien, cette chronique sera consacrée à la reconstruction mammaire après un cancer du sein.
01:13Ce sera dans un quart d'heure.
01:14La tendance météo.
01:15Bonjour Géraldine Hamon.
01:16Bonjour Pili.
01:16Un temps assez agité.
01:17Et oui, les intempéries se poursuivent sur une grande partie du pays aujourd'hui avec des pluies,
01:21un vent soutenu et des averses orageuses, notamment près de la Manche et sur la façade atlantique.
01:26Côté température, le mercure affiche 11 à 17 degrés en général jusqu'à 18 à 23 degrés du sud-est
01:33à la Corse.
01:33Météo complète sur Europe 1 à la fin du journal.
01:36Europe 1
01:38Rue et maison inondée, voitures déplacées par la force des eaux,
01:41l'épisode météo violent qui a balayé le sud-est de la France a laissé des traces sur son passage.
01:46Si les vigilances rouges et oranges sont désormais levées, l'heure est maintenant au bilan et il est lourd de
01:52mort.
01:53Bonjour Frédéric Michel.
01:55Bonjour Clédy, bonjour à tous.
01:56Vous êtes le correspondant européen dans le sud-est.
01:58Un septuagénaire a trouvé la mort hier près de Marseille.
02:01Et on a appris ce matin que l'homme qui était porté disparu en Haute-Corse est décédé.
02:06Effectivement, le corps de cet homme d'une soixantaine d'années a été retrouvé peu après 23h.
02:10Hier, le malheureux avait été dans l'après-midi emporté par les eaux
02:13alors qu'il se trouvait au volant de son 4x4 à proximité d'un fleuve sur la commune de Glyzonatch.
02:19Une deuxième personne qui l'accompagnait a pu s'extraire à temps et se mettre en sécurité.
02:23Quatre adultes et deux enfants ont également été secourus en mer.
02:27Ils se trouvaient en grande difficulté sur leur voilier au large de Propriano.
02:31Routes coupées, ponts effondrés, habitations et terrains inondés,
02:34foyers privés d'électricité, le bilan des dégâts est en cours.
02:37Mais il est important, l'île a fait face à un véritable déluge.
02:41Véronique de Préboudier, la préfète de Haute-Corse.
02:44C'est un épisode pluvieux extrêmement intense, très important, très vif,
02:49qui s'est abattu sur la Haute-Corse.
02:51Il est tombé en 6 heures l'équivalent de 6 mois de pluie en Haute-Corse.
02:55À certains endroits, nous avons eu jusqu'à 1 mètre d'eau sur les routes.
03:00Et vous l'avez dit, Clélie, hier matin, c'est un homme de 75 ans qui a perdu la vie
03:04près de Martigues,
03:05à Saint-Mitre-les-Remparts, emporté par les eaux torrentielles.
03:08Son corps a été retrouvé dans l'étang de Berre.
03:11Deux morts au total, un bilan lourd.
03:12Même si le système FR Alert a bien fonctionné, plusieurs fois dans la journée, hier,
03:16les habitants des zones touchées ont reçu sur leur portable des consignes
03:20pour reporter leur déplacement, s'éloigner des cours d'eau
03:22ou encore ne pas descendre dans les sous-sols, qui peuvent devenir des pièges mortels.
03:27Merci beaucoup Frédéric Michel.
03:29En direct, donc, vous êtes le correspondant européen dans le Sud-Est.
03:33Trois jours après son allocution, fin de week-end dernier,
03:36cette nouvelle prise de parole d'Emmanuel Macron.
03:38Oui, ce matin, depuis Doha, lors d'un point presse,
03:40« Aucune violence n'est légitime, ni verbale, ni physique,
03:43ni contre les biens, ni contre les personnes »,
03:44a répété Emmanuel Macron avant de condamner les responsables politiques
03:48qui ont été ambigus, je cite, sur cette question.
03:51« Pas d'état d'urgence pour autant, car cela ne se justifie pas »,
03:54estime le chef de l'État,
03:55qui a par ailleurs répondu aux commentaires de certains dirigeants étrangers.
03:59Donald Trump et Benyamin Netanyahou sont les nommés.
04:01Pour moi, il n'y a pas d'ingérence étrangère visible
04:04dans les événements qui se sont passés.
04:06Par contre, il y a eu une manipulation étrangère de l'information,
04:10à la suite, ça oui,
04:12qui a donné lieu à des commentaires inacceptables autant que stupides
04:15de la part de beaucoup, y compris de dirigeants étrangers.
04:17Dans ces moments-là, on voit qui aime la France et qui ne l'aime pas.
04:21Tous les gens qui parlent mal de notre pays en ce moment,
04:23ce sont des gens qui n'aiment pas notre pays.
04:25Donc ces gens m'indisposent.
04:27Moi, j'aime mon pays.
04:28Quand je vois des dirigeants qui sont dans des situations de campagne,
04:30dans la région ou de l'autre côté de l'Atlantique,
04:34qui, parfois, avec crédulité, reprennent ce qu'il y a dans l'intelligence artificielle
04:38ou qui relaient ce qu'évidemment des sphères veulent faire croire
04:43de ce qui s'est passé en France,
04:45ils font campagne sur notre dos.
04:47Voilà, Emmanuel Macron à dos à ce matin.
04:49Alors qu'une nouvelle mobilisation est prévue samedi,
04:51le chef de l'État peut-il apaiser les tensions par ces mots ?
04:54Le doute est permis, même dans son propre camp.
04:56Certains le jugent inaudible, Alexis Delafontaine.
04:59Oui, le constat est brutal et il vient de son Premier ministre.
05:02Le Président n'écoute plus personne.
05:05Confiait Sébastien Lecornu à un élu Les Républicains la semaine dernière,
05:08selon le canard enchaîné.
05:10Le Premier ministre n'est pas le seul.
05:12Le candidat à la présidentielle, Édouard Philippe,
05:14critique également sa gestion de crise.
05:17Moi, ce qui me frappe, c'est qu'au moment où il s'exprimait,
05:19il y avait des pillages en cours à Paris.
05:20Que les images les montrent, qu'on annonce finalement pas grand-chose
05:25et qu'on confirme qu'on va partir du territoire.
05:28Je pense que la décision du Président de la République de quitter le territoire
05:30à ce moment-là n'était pas la plus opportune.
05:33Mais c'est dans les rangs de Renaissance, son propre parti avec ses élus,
05:37que les tirs sont les plus fournis.
05:39Elisabeth Borne se dit sidérée de voir à quel point le gouvernement ne tient rien.
05:44Plus cruellement, le député Sébastien Hige s'en prend à l'avis privé du Président.
05:49Lui reprochant d'être allé au concert de Céline Dion la veille des violences,
05:53des critiques qui s'amplifient six mois avant la fin de son mandat.
05:57Alexis De La Fontaine du service politique d'Europe 1.
05:59Et dans la suite du journal Le Clé et Mathias sur Europe 1,
06:02on ira à Marseille où Gérald Darmanin est venu s'entretenir avec des magistrats.
06:07Il est 13h06 sur Europe 1.
06:12La suite du journal Le Clé et Mathias sur Europe 1.
06:18Le ministre de la Justice Gérald Darmanin est en visite à Marseille
06:21au surlendemain de celle du ministre de l'Intérieur Laurent Muniz.
06:24La ville a été très touchée par la casse et les pillages samedi dernier.
06:27Le garde des Sceaux est venu dresser le bilan des suites judiciaires
06:30et notamment des comparutions immédiates.
06:32Bonjour Stéphane Burgatte.
06:34Bonjour, bonjour à tous.
06:35Vous êtes sur place pour Europe 1.
06:36Vous avez assisté au micro tendu du garde des Sceaux.
06:39Que faut-il retenir ?
06:40Le garde des Sceaux est venu remercier déjà les magistrats
06:43pour leur engagement, leurs résultats sur les poursuites après ces émeutes
06:47avec des comparutions immédiates qui s'enchaînent depuis lundi dans tout le pays
06:51avec donc ce premier bilan livré par le ministre.
06:54Écoutez.
06:54Sur les 2500 gardes à vue, il y a 917 personnes qui sont déférées avec poursuite,
07:00c'est-à-dire qui sont sorties de leur recul de garde à vue,
07:03amenées par les policiers ou par les gendarmes dans les tribunaux
07:06pour être jugées en comparution immédiate.
07:09C'est un chiffre tout à fait impressionnant.
07:11Le taux de poursuite est extrêmement important.
07:14Et les profils des personnes poursuivies sont extrêmement variés,
07:18rapporte le garde des Sceaux.
07:19Des gens qui ont un casier judiciaire et des gens qui n'en ont pas.
07:21Il y a beaucoup de gens qui n'ont aucun casier judiciaire
07:23qui ont été retrouvés à piller ou à revendre des objets sur Internet
07:26avec beaucoup de reconnaissance de culpabilité.
07:28Mais en même temps, ce que m'ont dit les magistrats du siège que j'ai entendu,
07:33oui, ils reconnaissent qu'ils ont des portables, des chaussures, des vêtements,
07:37mais ils ne voient pas le problème.
07:38Alors vient maintenant le temps de l'exécution des peines le plus rapidement possible.
07:43Soit Gérald Darmanin qui annonce la création d'un circuit judiciaire dédié pour ces dossiers.
07:48Merci beaucoup Stéphane Burghardt qui est le correspondant d'Europe 1 sur place.
07:52Et la réponse judiciaire après les dégradations et pillages de samedi dernier.
07:56Alors justement, Emmanuel Macron promettait dimanche soir d'être intraitable envers les casseurs.
07:59Une promesse réitérée par Gérald Darmanin ce matin et hier sur notre antenne
08:03avec des instructions de fermeté de sorte que la réponse pénale soit implacable.
08:08Mais depuis lundi, cela ne se traduit pas forcément dans les premières condamnations prononcées,
08:12Alexandre Chauveau.
08:13Sur la trentaine de condamnations analysées par Europe 1,
08:16huit seulement sont des peines de prison ferme.
08:19Exemple à Rouen, un livreur tunisien, récidiviste,
08:22retrouvé avec 16 000 euros de bijoux sur lui après le pillage d'une boutique de rachat d'or.
08:26Il est depuis lundi incarcéré, mais pour huit mois seulement,
08:30là où le code pénal prévoit 14 ans d'emprisonnement pour ce type de délit.
08:34Pour le reste, les peines de sursis ou les aménagements de peines dominent,
08:38y compris pour les récidivistes comme Sofia, 27 ans,
08:41déjà neuf condamnations à son actif pour vol.
08:44Elle encourait 14 ans de prison pour le pillage d'un magasin de sport à Lyon.
08:48Elle écope finalement de 12 mois,
08:50mais purgera sa peine chez elle avec un bracelet électronique.
08:53A Toulouse, un homme de 18 ans risquait, lui,
08:5610 ans de prison pour un jet de cocktail Molotov sur des policiers.
08:59Il s'en sort avec 12 mois de sursis.
09:02La même peine qu'Adam, un black bloc suisse de 19 ans,
09:05interpellé pour pillage et rébellion,
09:07il risquait 7 ans de prison.
09:09Les cas sont multiples.
09:10La peine maximale n'est jamais prononcée.
09:12Et le sursis la règle, la prison ferme.
09:15L'exception.
09:15Alexandre Chauveau du service politique d'Europe 1.
09:18Un avion de chasse Mirage 2000 s'est écrasé hier soir près de Nancy
09:21au cours d'un vol d'entraînement dans des conditions météo difficiles.
09:25Un des membres de l'équipage est mort.
09:26L'autre est toujours recherché.
09:28Il est 13h10.
09:29Vous êtes bien sur Europe 1.
09:30Vous écoutez le journal de Clélie Mathias.
09:32Le football à présent.
09:33Nouvelle démonstration du PSG hier soir.
09:35Les Parisiens qui ont fait la leçon au FC Barcelone.
09:37Victoire 4 buts à 2.
09:38Même score qu'il y a une semaine à Manchester City.
09:40Le PSG a régalé son public,
09:42mais a laissé quelques plumes durant ce choc Cyril de la Morinerie.
09:4986e minute, le Parc des Princes rugit de plaisir.
09:52Sur un centre d'Achraf Hakimi, Fabien Ruiz scelle la victoire parisienne.
09:564 buts à 2.
09:57Deux fois rejoint au score.
09:58Paris n'a jamais tremblé.
10:00Reda, supporter du PSG, est sur un nuage.
10:03Un match de légende.
10:04Et le mental était là.
10:05Le collectif, vous avez des joueurs qu'on n'attend pas qu'ils marquent.
10:07Ce n'est pas les attaquants qui ont marqué ce soir.
10:09C'est un défenseur comme Hernandez.
10:11Je suis estomaqué année après année.
10:13Ça ne faiblit pas.
10:15C'est magique.
10:15Magique comme l'ouverture du score signé Désiré Doué.
10:18Un tir croisé du pied droit imparable.
10:20Au micro de Canal+, l'attaquant parisien le confirme.
10:23Ses coéquipiers n'ont rien lâché.
10:24Sur le terrain, on donne tout.
10:26Il faut qu'on continue comme ça.
10:26C'est le début de la saison.
10:27Il y aura encore beaucoup de gros matchs.
10:29Donc on reste concentré.
10:30On a faim.
10:31Seul ombre au tableau.
10:32Trois joueurs sortis sur blessure.
10:34Dembélé pour une douleur à la cuisse gauche.
10:36Gwaradiskelia à la cheville droite.
10:37Et le capitaine Marquinhos avec 3 victoires et 14 buts marqués.
10:41Paris domine le classement de la Ligue des Champions.
10:43Et reste pour le moment le maître absolu en Europe.
10:47La bourse avec Claire Lemaitre sur Europe 1.
10:50La chronique bourse avec la Banque Postale.
10:52Partenaire de la croissance des professionnels et des entrepreneurs.
10:54Bonjour Claire.
10:55Bonjour Félie.
10:56Le CAC 40 qui est en hausse malgré la chute de l'action Carrefour.
10:59Oui, le CAC 40 gagne 0,6%.
11:00Il résiste à de nouvelles tensions sur les taux.
11:03Le taux à 10 ans auquel emprunte la France a brièvement franchi la barre des 5% en matinée.
11:08Et c'est une première depuis 2002.
11:11Le plongeon du jour est donc pour Carrefour avec une action qui s'effondre de 14%.
11:16C'est la conséquence des troubles et violences du week-end en France.
11:20Carrefour revoit en baisse ses objectifs financiers pour 2026 à cause des dégâts dans ses magasins.
11:25Des dégâts évalués à des dizaines de millions d'euros.
11:28A l'inverse, Essilor Luxottica s'envole de 14%.
11:32Là, les résultats sont applaudis et c'est grâce au succès de ces lunettes connectées.
11:37En Europe, Londres gagne 0,1%.
11:39Plus 0,7% pour Londres.
11:40Plus 0,6% à Paris pour le CAC 40.
11:43On est à 7887 points.
11:46Merci beaucoup Claire Lemaitre.
11:47La Bourse sur Europe 1 avec Boursier.com
11:50C'était la chronique Bourse avec la Banque Postale.
11:53La banque pour avoir un temps d'avance sur la croissance de votre activité professionnelle.
11:56La Banque Postale Citoyenne.
11:59Essilor Europe 1 poursuit avec la météo de Géraldine Hamon.
12:03Retrouvez la météo avec groupe à main.
12:05L'assureur qui sera toujours un point de repère pour les pros.
12:09Pluies et veau au programme Géraldine aujourd'hui.
12:12Et oui, des pluies qui concernent l'ouest du pays.
12:14Puis progressent vers l'est et le grand est.
12:16La Franche-Comté et les Alpes du Nord cet après-midi.
12:18Les alverses sont fréquentes, parfois orageuses aussi près de la Manche et sur la façade atlantique.
12:23Attention, oui, attention au vent qui va souffler en rafale.
12:27Jusqu'à 100 km heure sur les capes exposées en Normandie.
12:30Ainsi que sur les côtes du Nord-Pas-de-Calais.
12:32Le vent d'ouest aussi souffle cet après-midi.
12:34Jusqu'à 60 km heure.
12:36En montagne, il neige jusqu'à 1800 m dans les Alpes du Nord.
12:39Et en revanche, le soleil, on l'a dit, en revient sur le pourtour méditerranéen.
12:43Malgré quelques averses possibles encore sur la côte d'Azur.
12:46Il fera 10 degrés à Aurillac cet après-midi, 12 degrés à Dijon, 13 à Strasbourg et Brest,
12:5014 à Paris et Lyon, 15 à Nantes et Tours, 16 à Bordeaux et Toulouse.
12:54Et dans le sud-est, il fera 18 degrés à Avignon, 19 à Marseille et Montpellier.
12:57Et jusqu'à 24 degrés à Nice et 22 degrés en Corse.
13:01Alors demain, pluie et vent sur l'ouest et le nord du pays.
13:04Sur les régions de la moitié nord-ouest, le vent atteindra les 60 km heure jusqu'à 80 km heure
13:09sur les côtes de la Manche.
13:10Un vent qui se renforcera en fin de journée sur la Bretagne
13:13et qui s'accompagnera d'un très net renforcement jusqu'à 110 km heure sur les côtes.
13:19Côté température, c'est un peu comme aujourd'hui.
13:21Demain après-midi, il fera de 12 à 17 degrés sur la moitié nord,
13:2414 à 21 degrés ailleurs jusqu'à 24 degrés en Corse.
13:27Merci beaucoup Géraldine.
13:3013h, 14h.
13:32Europe 1 Info.
13:32Et c'est l'heure d'accueillir le docteur Brigitte Millau à 13h15 sur Europe 1 pour la chronique santé
13:36du jour.
13:37Bonjour docteur Millau.
13:37Bonjour Clélie.
13:38Bonjour Géraldine.
13:39C'est aujourd'hui le bras day pour Breast Reconstruction Awareness Day
13:44qui est une journée consacrée à l'information sur la reconstruction mammaire après un cancer du sein.
13:49Expliquez-nous de quoi il s'agit docteur Millau.
13:51L'idée de cette journée est d'informer les patientes qui ont subi une mastectomie,
13:55c'est-à-dire l'ablation d'un sein, voire des deux,
13:58sur les différentes possibilités de reconstruction mammaire.
14:01Bien sûr, et il est important de le rappeler,
14:04la priorité reste toujours le traitement du cancer.
14:08Mais en France, on manque encore d'informations.
14:10Or, on ne peut faire un choix sans être éclairé.
14:13On ne peut décider d'une option dont on ignore l'existence.
14:16Et quand on regarde les chiffres par rapport aux autres pays,
14:19la France est mauvaise élève.
14:20Chaque année, sur les 60 000 cancers du sein,
14:2320 000 mastectomies sont réalisées.
14:26Et sur ces 20 000 mastectomies,
14:286 000 femmes choisissent une reconstruction.
14:30Il ne faut pas oublier que cela signifie aussi
14:33que 40 000 femmes gardent leur sein.
14:35Ce qui n'était pas le cas auparavant,
14:37où au moindre doute, on les enlevait.
14:39Mais le sujet reste encore tabou.
14:41Or, lorsqu'une femme doit subir une mastectomie,
14:44elle ne traverse pas seulement une épreuve médicale,
14:46elle doit aussi apprivoiser un corps transformé,
14:49une image de soi bouleversée
14:51et parfois le sentiment d'avoir perdu une partie de son identité,
14:56de sa féminité, de sa sexualité.
14:59Pourtant, différentes solutions existent.
15:01La reconstruction mammaire peut être réalisée
15:03au moment de l'ablation du sein
15:05ou à distance de la mastectomie,
15:07voire même des années après.
15:09Il existe trois techniques,
15:11soit la mise en place d'une prothèse,
15:12soit la reconstruction par lambeau,
15:14à partir des propres tissus de la patiente,
15:17ou par l'hypophyling,
15:18en utilisant la graisse de la patiente.
15:20Et ces trois techniques peuvent être panachées,
15:22sans oublier le tatouage 3D,
15:25qui est une avancée majeure
15:27pour retrouver son schéma corporel.
15:29Car un sein sans aréole,
15:31ni même long,
15:32c'est un peu comme un ventre sans nombril.
15:33On est perdu.
15:35Quel que soit le choix,
15:36il est légitime.
15:37Certaines femmes souhaitent retrouver
15:39le volume de leur poitrine,
15:41d'autres préfèrent ne pas reconstruire,
15:43et d'autres ont besoin de temps
15:45avant de prendre leur décision.
15:46En ce mois d'octobre Rose,
15:48il est essentiel de parler du dépistage,
15:50bien sûr,
15:51mais aussi de l'après.
15:53Informer,
15:54écouter,
15:55accompagner,
15:56sans jamais imposer.
15:57C'est aussi cela,
15:58prendre soin.
16:00Merci beaucoup,
16:00Docteur Millot,
16:01d'être venu sur cette journée particulière
16:04et l'importance qu'elle a
16:05pour toutes ces femmes.
16:06On vous retrouve demain,
16:07à une heure et quart,
16:08dans Europe 1 Info à présent.
16:09Place au débat.
16:10On va revenir sur ce qui s'est passé
16:11le 17 octobre,
16:12avec ses comparutions immédiates,
16:14et finalement,
16:14des condamnations très loin,
16:15des peines encourues.
16:17Ce sera avec nos chroniqueurs,
16:18Sophie Audugé,
16:19Georges Fenech.
16:20Bonjour et bienvenue à tous les deux.
16:21Bonjour.
16:22Bonjour Clélie.
16:23A tout de suite sur Europe 1.
16:24Il est 13h17,
16:24de vous écouter Clélie Mathias
16:25sur Europe 1.
16:2713h, 14h.
16:28Europe 1 Info.
16:3213h, 14h.
16:33Europe 1 Info.
16:34Il y a 13h20 sur Europe 1.
16:35Clélie Mathias,
16:35on vous retrouve avec vos deux chroniqueurs,
16:37Sophie Audugé,
16:38experte en politique éducative
16:39et de protection de l'enfance,
16:40et l'ancien juge d'instruction,
16:41Georges Fenech.
16:42Évidemment,
16:43dans ce débat,
16:43on va revenir sur les suites
16:44après ce que nous avons vécu
16:45ce samedi dernier.
16:47Il y a eu bien sûr
16:48les suites judiciaires
16:49avec ses comparutions immédiates
16:51et des condamnations
16:52qui semblent assez loin
16:53des peines encourues.
16:55Je vous laisse écouter déjà
16:56Éric Ciotti,
16:56le président de l'UDR,
16:57député des Alpes-Maritimes,
16:59maire de Nice,
17:00qui a dénoncé une justice
17:01trop laxiste.
17:02Il était l'invité de Laurence Ferrari
17:03ce matin sur Europe 1.
17:04Je crois que la réponse pénale
17:06n'est pas adaptée.
17:07Dans une crise
17:08de cette ampleur,
17:09de cette violence
17:10qui a sidéré le pays,
17:12qui conduit
17:13à un risque d'effondrement
17:14de nos institutions,
17:16on doit avoir
17:17une réponse implacable.
17:18Moi, je crois
17:19à l'exemple,
17:21à la capacité
17:22de dissuasion
17:23de la fermeté.
17:24on a besoin
17:25de retrouver
17:25de l'autorité,
17:26de la fermeté,
17:28de l'ordre
17:28dans ce pays.
17:29C'est tout ce qui a disparu.
17:31Et il faut
17:32qu'il y ait
17:32des instructions pénales
17:34du garde des Sceaux.
17:34Il faut que les parquets
17:35fassent appel
17:37lorsque il y a
17:38des décisions
17:39qui sont aussi légères.
17:40Et puis...
17:40Vous voulez des peines
17:41de présent ferme
17:41pour les émeutiers,
17:42Éric Ciotti ?
17:43Moi, je pense
17:43que ça doit être la règle.
17:44Ça doit être, bien sûr,
17:45il y a l'individualisation
17:46des peines,
17:47mais ça doit être la règle.
17:49Alors, dimanche,
17:50Emmanuel Macron avait dit
17:50que nous serons intraitables.
17:53Je cite,
17:54Gérald Darmanin
17:54l'avait rappelé aussi,
17:55fermeté,
17:57justice implacable.
17:58Et je vais vous citer
17:58quelques exemples
17:59de ce qui s'est passé
18:00de condamnation à Toulouse.
18:02Un jet de cocktail Molotov
18:03vers des policiers,
18:0412 mois de sursis,
18:05140 heures de travaux
18:07d'intérêt général.
18:08La peine encourue
18:09pour ces faits,
18:09c'était 10 ans.
18:10Ali, il est un homme
18:11de 23 ans,
18:12jugé pour des tirs de mortier
18:14vers les forces de l'ordre.
18:15Il a eu 12 mois
18:16sous bracelet
18:16avec 140 heures
18:17de travaux d'intérêt général.
18:19La peine encourue,
18:20c'était 5 ans.
18:21À Reims,
18:22pillage dans un carrefour express.
18:25105 heures
18:26de travaux d'intérêt général,
18:27la peine encourue,
18:28c'était 7 ans de prison.
18:31Comment on explique,
18:32en fait,
18:33ce qui se passe là,
18:34le législateur,
18:35ce qu'il a dit,
18:36les peines encourues
18:37et ces peines
18:39prononcées ?
18:40Georges Venec,
18:40vous êtes un ancien magistrat,
18:41expliquez-nous.
18:42Moi, je ne suis pas surpris,
18:43évidemment,
18:44de cette justice
18:46trop laxiste
18:46puisqu'elle est permanente
18:48depuis plusieurs décennies.
18:49En réalité,
18:50si on devait faire une comparaison
18:51après l'affaire Naël,
18:53ça a été la même chose.
18:54Dieu sait s'il y avait eu
18:55des dégâts très très importants,
18:57des agressions
18:58et les peines
18:58n'étaient pas à la hauteur.
19:00Malgré tout,
19:00à l'époque,
19:01c'était Éric Dupond-Moretti,
19:02il avait fait lui-même
19:03déjà une circulaire
19:04très ferme
19:05à laquelle les syndicats
19:06de l'administratur
19:06avaient répliqué
19:07par une contre-circulaire
19:09en disant
19:09non,
19:10ce sont les violences policières
19:11qu'il faut condamner.
19:12Et là,
19:13bon,
19:13maintenant,
19:13c'est M. Darmanin,
19:14j'ai lu sa circulaire,
19:15elle est effectivement
19:16parfaite,
19:17il demande de la fermeté,
19:18sauf qu'aujourd'hui,
19:20comme vous le savez,
19:20le garde des Sceaux
19:21n'a plus la possibilité
19:22depuis 2013,
19:24depuis Mme Taubira,
19:25d'adresser
19:26des instructions individuelles
19:27dans des dossiers,
19:28au parquet,
19:30transparentes,
19:31bien entendu.
19:31il doit se contenter,
19:33finalement,
19:33d'adresser des circulaires.
19:35Les circulaires,
19:36les magistrats,
19:36ils en font ce qu'ils en veulent
19:37en réalité.
19:39D'ailleurs,
19:39on voit bien...
19:40Finalement,
19:41ça ne sert à rien
19:41qu'ils les fassent
19:42ou qu'ils ne les fassent pas.
19:42C'est un message
19:43à l'émite politique,
19:45mais après,
19:45dans les faits...
19:46Dans les faits,
19:46d'abord,
19:47les circulaires,
19:47ça s'adresse à qui ?
19:48Uniquement aux procureurs.
19:49Ça ne s'adresse pas
19:50aux juges du siège.
19:51Bien sûr.
19:51Bon,
19:52alors,
19:52les procureurs,
19:53regardez ce qui s'est passé
19:54à Nantes.
19:55À Nantes,
19:55il y a eu notamment
19:56deux dossiers
19:57avec des peines très faibles
19:58par rapport à la gravité
19:59des faits.
20:00Et le garde des Sceaux,
20:01dans sa circulaire,
20:02avait dit,
20:02dès lors que les peines
20:03sont trop faibles,
20:04faites systématiquement appel.
20:06Le procureur de Nantes a dit,
20:07moi,
20:07je ne veux pas faire appel
20:08dans ces deux dossiers.
20:09Il fait ce qu'il veut,
20:10en réalité.
20:10Donc,
20:11on a une justice
20:11qui n'est plus du tout
20:15dirigée.
20:16La politique pénale du pays
20:18échappe aujourd'hui
20:19aux gardes des Sceaux.
20:20C'est pour ça qu'il faut
20:21vraiment réfléchir
20:22à revoir notre dispositif.
20:25Et puis,
20:25alors,
20:25autre explication,
20:26vous la connaissez très bien.
20:27Je mets vertu à chaque fois
20:28de l'expliquer.
20:29On la retrouve
20:30à l'Education nationale,
20:31partout.
20:32C'est l'idéologie
20:33qui a infiltré également
20:34la magistrature.
20:35Donc,
20:35je rappelle que ceux
20:36qui jugent actuellement
20:37une partie non négligeable
20:39de ceux qui sont en train
20:39de juger ces comparutions
20:41immédiates,
20:42ont publié un guide
20:43du manifestant.
20:44C'est-à-dire comment
20:45se comporter
20:46si vous êtes interpellé
20:47par la police.
20:48Donc,
20:48il ne fallait pas
20:49s'attendre à autre chose
20:50que des...
20:51Il y a eu quelques détentions
20:52provisoires,
20:53mais vous allez voir
20:53comment la vie
20:54elles ne vont pas
20:54s'éterniser.
20:55Il y a eu 123 détentions
20:56provisoires,
20:57un peu plus aujourd'hui
20:58sans doute.
20:59Ceux dont se satisfaisaient
21:01hier encore
21:02M. Darmalin
21:03qui était sur CNews,
21:05mais au fond
21:06et en réalité,
21:07les peines
21:08et la justice pénale
21:09française telle qu'elle fonctionne
21:10n'est en aucun cas
21:11dissuasive
21:12par rapport à ces émeutiers,
21:14à ces pilleurs,
21:16à ceux qui agressent
21:17les forces de l'ordre,
21:18qui lancent des pavés...
21:19Et pourtant,
21:19la justice se rend
21:20au nom du peuple français.
21:21Le peuple français,
21:22il a aussi été victime
21:23de ce qui s'est passé samedi.
21:24Enfin, je ne vais pas en revenir
21:24sur le cas
21:25des plus de 3000 commerçants
21:28touchés dans leur outil de travail.
21:29La justice, elle ne se rend plus
21:30au nom du peuple français.
21:32Elle se rend au nom
21:32d'une certaine idéologie.
21:34Vous parliez
21:35de l'aspect dissuasif
21:36de la sanction.
21:37C'est, j'allais dire,
21:38une règle de base,
21:39normalement,
21:40en tout cas,
21:41en termes d'éducation,
21:43même pour les enfants.
21:44On insiste aussi
21:45sur une sanction,
21:46sur le rappel de l'interdit,
21:47de ce qu'il faut faire,
21:48pas faire,
21:49transgression ou pas transgression.
21:51Là,
21:51quel regard,
21:52vous,
21:52vous portez,
21:53Sophie Audugé,
21:54vis-à-vis de ces sanctions
21:56qui ont été données
21:57aux casseurs,
21:58pilleurs et meutiers.
22:00Cette absence de sanctions.
22:01On est bien d'accord.
22:02Ces sanctions,
22:03en tout cas,
22:03celles-là.
22:03Alors,
22:04quand vous êtes sanctionnés
22:08avec un bras électronique
22:09à la maison
22:09sans changer votre cadre de vie,
22:11moi,
22:11je n'appelle pas ça
22:11une sanction,
22:12si vous voulez.
22:13On est dans une loi
22:15qui est totalement virtuelle
22:16depuis très longtemps
22:17et les enfants
22:18le comprennent très bien.
22:19C'est-à-dire qu'ils le comprennent
22:20dès l'école
22:20où ils ne respectent pas
22:21le règlement intérieur,
22:22où il n'y a jamais
22:23de sanctions non plus,
22:24il n'y a jamais
22:24de sanctions immédiates.
22:25C'est-à-dire qu'avant,
22:26vous aviez un surveillant général
22:27qui était là
22:28et qui sanctionnait immédiatement
22:29ou le professeur
22:30pouvait sanctionner.
22:30Mais depuis un certain
22:31nombre d'années,
22:32on a considéré
22:33que même à l'école,
22:34les sanctions
22:35ne devaient pas être faites
22:36sur le moment,
22:37de manière immédiate,
22:38sûre et certaine.
22:39Elles étaient reportées
22:41à une réunion,
22:43à un avis,
22:44etc.
22:44Là,
22:45ce qui s'est passé le 17,
22:46ce sont des délits.
22:47Ces délits doivent être
22:48punis par la loi.
22:49Mais pour ça,
22:50il faudrait qu'on ait
22:51une justice
22:51qui ne soit pas à pénale,
22:52c'est-à-dire sans sanctions,
22:54ce qui est le cas,
22:55et une loi qui ne soit pas virtuelle.
22:56Que risquent ces jeunes ?
22:58Rien.
22:59Et ça,
22:59ce n'est pas normal.
23:00Si vous voulez
23:00qu'une sanction
23:01ait un minimum
23:02de valeur éducative,
23:03il faut qu'elle soit immédiate
23:05et à coup sûr,
23:06donc égalitaire
23:07pour tous.
23:07Ce qui n'est pas le cas
23:08dans tous ces cas-là.
23:09Sophie Odugé,
23:10Georges Fenech,
23:11dans le débat d'Europe 1 Info,
23:12on continue à parler
23:13de ces suites
23:13d'après le 17 octobre.
23:15Qui sont si jeunes ?
23:16Qui pillent ?
23:17Qui cassent ?
23:17Quel est leur visage ?
23:18On en parle juste après
23:19le journal permanent
23:20d'une heure et demie
23:20sur Europe 1.
23:2113h-14h,
23:22vous écoutez Clélie Mathias
23:23sur Europe 1.
23:3113h-14h,
23:33Europe 1 Info.
23:34La suite à 13h-12h
23:35sur Europe 1.
23:35Vous écoutez Clélie Mathias
23:36et ses chroniqueurs
23:37Sophie Odugé
23:37et Georges Fenech.
23:39Après avoir parlé
23:39des sanctions judiciaires,
23:41regardons un peu
23:42qui sont ces jeunes
23:43qui ont pillé,
23:44qui ont cassé
23:45ces émeutiers
23:45qui sont venus en nombre
23:47samedi dans les rues de France.
23:48Écoutez Jérôme Fourquet
23:49il est directeur
23:50du département
23:51Opinion et Stratégie
23:52de l'IFOP
23:52sur leur profil.
23:54Il était sur Europe 1
23:55ce matin.
23:55Ce qui est très marquant
23:56c'est de voir
23:57qu'on se met en scène,
23:58on se filme
23:59devant une devanture
24:00fracassée
24:01avec son butin,
24:02on saute
24:03et on danse
24:03autour du feu.
24:04Donc il y a une dimension
24:05un peu de grande fête
24:07tout à fait macabre,
24:09un espèce de carnaval.
24:10Et bien évidemment
24:11si toutes les barrières
24:13morales et psychiques
24:14ont sauté
24:15dans ces groupes
24:16d'individus
24:16qui se livrent à ça,
24:17c'est sans doute aussi
24:19que leur sentiment
24:20d'affiliation
24:21ou d'appartenance
24:22à la collectivité nationale
24:24est peu développé
24:26pour pouvoir se livrer
24:27à ce type d'exaction.
24:28Sophie Eudugé,
24:29est-ce que vous êtes d'accord
24:30avec l'analyse
24:30de Jérôme Fourquet ?
24:31Qui avez-vous vu
24:33dans ces pilleurs,
24:34dans ces casseurs ?
24:36Moi j'ai un petit problème.
24:38Si vous voulez,
24:39on est en train
24:39d'interroger des profils
24:42et de ne pas interroger
24:43les actes.
24:45C'est une dérive
24:46de notre époque.
24:46Quand vous volez,
24:48vous avez une sanction
24:49qui est liée au vol,
24:50vous avez une sanction
24:51qui est prévue par la loi.
24:52Peu importe le profil en fait.
24:54Peu importe le profil,
24:55il peut y avoir
24:56un profil qui va consister
24:59à représenter
25:01une situation aggravante
25:03que la loi a prévue.
25:04Je veux dire,
25:04Georges le dira,
25:05c'est-à-dire la récidive
25:06peut être sanctionnée
25:08plus durement,
25:09évidemment,
25:09mais un acte
25:10qui est de piller,
25:12de voler,
25:12de casser,
25:13de s'attaquer
25:14aux forces de l'ordre,
25:15on doit retrouver
25:16et encore plus
25:17pour les mineurs.
25:18Véritablement,
25:18encore plus pour les mineurs.
25:19La majorité sont majeures.
25:21Ce que disait
25:22selon Gérald Darmanin
25:24sur par exemple
25:25les 557 gardes à vue
25:26après les violences
25:27et les pillages commis
25:28à Paris,
25:29433 sont majeurs.
25:3178% des effectifs
25:33selon les mots
25:33de Gérald Darmanin.
25:34Oui,
25:34mais quand vous les voyez
25:35aller dans les magasins,
25:36vous voyez qu'il y a des mineurs.
25:37Déjà,
25:38les mineurs,
25:38si vous voulez,
25:39il n'y a aucune raison
25:39qu'ils ne fassent pas
25:40au moins une semaine
25:41ou deux semaines de prison,
25:42ce que propose
25:43depuis très longtemps
25:44Maurice Berger.
25:45Il faut qu'on arrête
25:46avec l'excuse de minorité.
25:47Il faut mettre face
25:48à ces actes-là,
25:49il faut poser une butée immédiate
25:51et prendre conscience
25:53des conséquences
25:54de ces actes.
25:54Qu'ils soient mineurs,
25:55alors même les majeurs,
25:56je veux dire,
25:57ils n'ont pas 30 ans,
25:57je suis désolée,
25:58mais quand on les voit,
25:58ils n'ont pas 30 ans.
25:59Donc,
26:00on peut jouer sur les mots,
26:01ils ont peut-être 17 ans,
26:0218 ans,
26:0219 ans,
26:0320 ans.
26:03Le fait est qu'ils volent,
26:05qu'ils n'ont aucune conséquence
26:06de leurs actes
26:07vis-à-vis de ceux
26:07qu'ils volent
26:08et encore moins
26:09quand ils s'attaquent
26:09à des policiers
26:10ou à des pompiers.
26:11Et cette analyse
26:13sur la violence
26:13et l'absence de conscience
26:15des actes
26:15et des conséquences
26:16de leurs actes,
26:17c'est quelque chose
26:17qui est documenté
26:20si vous voulez
26:20depuis de très nombreuses années.
26:22On ne peut pas faire
26:24comme si
26:25on ne savait pas
26:25que ce qui se passe
26:26n'est qu'une accélération,
26:29un accroissement
26:30de ce qui était déjà engagé
26:32et qu'on a déjà vu se réaliser.
26:34Là,
26:34ce qui surprend
26:35ceux qui ne croyaient pas
26:39à cette évolution
26:41qui était déjà expliquée
26:42par des spécialistes
26:44de la violence
26:44et notamment
26:45de la violence
26:45chez les mineurs
26:46et les jeunes adultes.
26:48Si vous voulez,
26:48on savait très bien
26:49que ça pouvait dégénérer
26:50et aller jusque-là.
26:51Là,
26:51maintenant,
26:51on le voit
26:51et tout le monde se dit
26:52ah bah oui,
26:53effectivement,
26:53ils avaient raison,
26:54on est face à des jeunes
26:55qui sont des barbares
26:56qui n'ont aucune...
26:57Alors,
26:57une partie,
26:58et là,
26:58je veux bien aller
26:59sur votre question
26:59sur le profil,
27:01dont une partie
27:01n'a aucune conscience politique.
27:02J'allais vous poser la question.
27:04Vous en pensez quoi,
27:04vous,
27:05Georges Fenech ?
27:05Est-ce qu'ils sont politisés ?
27:07Moi,
27:07je pense qu'il ne faut pas
27:10réduire ce qui s'est passé
27:12de simple volonté
27:13de voler.
27:15Ce n'est pas du tout ça.
27:16On a affaire
27:17à véritablement
27:18une action collective
27:20de type insurrectionnel.
27:22Et d'ailleurs,
27:23il n'y a pas que
27:24des commerces
27:24qui ont été saccagés.
27:26Il y a aussi
27:26des symboles
27:27de la République.
27:28On a incendié
27:29la mairie de Limoges.
27:31On a pénétré
27:33dans la mairie de Marseille.
27:35On a aussi pénétré
27:36au domicile
27:37d'une préfète.
27:38Donc,
27:38on s'est aussi attaqué
27:39à des symboles
27:40de la République.
27:41D'où ce que dit Jérôme.
27:42Fourquet est très juste.
27:43C'est-à-dire que ce sont
27:44des assaillants,
27:46des voyous,
27:47je ne sais pas
27:47comment on pourrait
27:47les appeler,
27:48en tout cas des délinquants,
27:49qui sont motivés aussi
27:53par l'envie
27:54d'en découdre
27:55avec le pays,
27:57finalement,
27:57parce qu'ils n'ont pas,
27:59a-t-il dit,
27:59un sentiment suffisant
28:00d'appartenance
28:01à une nation.
28:02Voyez-vous ?
28:02Donc,
28:03c'est évidemment
28:03l'échec,
28:04donc très grande partie
28:06de notre système,
28:07comment dirais-je,
28:08d'intégration
28:09et d'assimilation
28:10des populations
28:11issues d'immigration.
28:12Donc,
28:12il faut entièrement
28:13remettre sur la table
28:14et revoir.
28:15Et puis,
28:16moi,
28:16je n'appelle pas ça
28:17des vols.
28:18Ce n'est pas des vols,
28:18en réalité.
28:19Ce n'est pas comme
28:20une mère de famille
28:20qui dit,
28:21mais mon fils a pris
28:2114 mois,
28:22il a volé deux pullovers.
28:23Ce n'est pas un vol simple.
28:25Ce sont des vols
28:27en bande organisée
28:28avec des dégradations
28:30très graves.
28:32ça ne peut pas être réduit
28:33à un vol simple.
28:34C'est du pillage.
28:35C'est du pillage
28:36en bande organisée.
28:37Donc,
28:38les peines prévues
28:39sont de 10 ans
28:39d'emprisonnement.
28:40Et ça se traduit,
28:41encore une fois,
28:42malheureusement,
28:42par des peines symboliques
28:44qui n'ont pas de sens.
28:45Voilà les vrais profils.
28:47Sans privation de liberté,
28:48ce qui est quand même
28:49le principe.
28:49qui, évidemment,
28:50aussi sont motivés
28:51par des questions
28:52idéologiques et politiques.
28:53Ce sont les Black Blocs.
28:54On les connaît.
28:55Et tout cela
28:56dans un contexte général
29:00encouragé
29:00par des mouvements politiques
29:02comme LFI
29:03qui considèrent
29:04même couvertement
29:06maintenant
29:06que la violence
29:07peut être légitime.
29:08Avant d'en venir
29:08justement au rôle
29:09de la France insoumise
29:11ou non d'ailleurs,
29:11on va en débattre.
29:12Le rôle des réseaux sociaux
29:14parce qu'ils sont
29:14pointés du doigt
29:15comme quoi
29:15ils auraient attisé
29:17aussi,
29:18ils auraient
29:19ça jette un peu
29:19de l'huile sur le feu.
29:21Bien sûr,
29:21parce qu'il y a
29:21toutes ces vidéos,
29:23tout est enregistré,
29:24tout est filmé,
29:25on demande à s'abonner,
29:26on demande des likes
29:27et que finalement
29:29ça donne une sorte
29:29de...
29:30Voilà,
29:31on se croit tout
29:32permis d'euphorie collective.
29:34Oui,
29:35je ne pense pas
29:35de nouveau non plus.
29:37Je veux bien tout ça
29:38mais en fait
29:39on ne découvre rien.
29:40La réalité,
29:41c'est que si vous aviez
29:42des sanctions
29:42et une privation
29:44de liberté immédiate
29:45quel que soit l'âge
29:46et même pour les mineurs,
29:47il est évident
29:48qu'ils n'auraient pas
29:49fait ce qu'ils avaient fait,
29:50ils ne se seraient pas
29:50en plus filmés
29:51en train de le faire.
29:52Donc si vous voulez
29:52cette espèce
29:53de tendance permanente
29:55quand on a ce genre
29:56d'événement
29:56de dire
29:56ah oui mais alors
29:57ce n'est pas de notre faute,
29:58c'est vraiment de la faute
29:58des réseaux sociaux
29:59ou de la faute des parents
30:00ou de la faute
30:01de je ne sais pas qui,
30:02me semble un peu facile.
30:03la réalité c'est qu'aujourd'hui
30:05il y a une impunité totale
30:06dans ce pays
30:06quels que soient les âges
30:07alors je suis d'accord
30:08avec Georges
30:09sur une partie
30:10il y a effectivement
30:11deux grandes populations
30:14une jeunesse
30:14qui se croit tout permis
30:16qui pille,
30:17qui tape
30:18sans aucune conséquence
30:19et celle-ci
30:20de toute façon
30:20elle va continuer
30:21parce qu'on ne pose pas
30:22de limites à leurs actes.
30:23Ils n'ont pas de conscience politique
30:24ils n'ont pas de conscience
30:25de ce qu'ils vont faire.
30:26Par contre
30:26il y a aussi les autres
30:27vous disiez Georges
30:29mais ceux-là
30:29il y en a une partie
30:30qui était fichée.
30:33La France Insoumise
30:34était l'ingénieur
30:35du chaos
30:35pour reprendre l'expression
30:37sur la suite
30:37de notre débat
30:38avec vous deux
30:38Sophie Audugé
30:39et Georges Fenech
30:40dans Europe 1 Info
30:4113h39
30:41et c'est l'après-midi
30:42vous écoutez
30:43Clélie Mathias
30:43sur Europe 1
30:4513h, 14h
30:46Europe 1 Info
30:4913h, 14h
30:50Europe 1 Info
30:51et à 2h en avance
30:52sur Europe 1
30:52Europe 1 Info
30:53se poursuit
30:54vous écoutez
30:54Clélie Mathias
30:55et vos chroniqueurs
30:55Clélie, Georges Fenech
30:57et Sophie Audugé
30:57et on débat
30:58de la responsabilité
30:59de LFI
30:59dans ce qui s'est passé
31:00samedi
31:01écoutez l'analyse
31:02de la journaliste
31:02Charlotte Dornelas
31:03qui a vivement critiqué
31:05la France Insoumise
31:05dans ses violences
31:06elle était sur Europe 1
31:07ce matin
31:08il propose quoi
31:09à ces jeunes
31:10qui prétendent défendre
31:11il a
31:12après la mort
31:13de Quentin de Ranck
31:13il y a des
31:14je sais pas combien
31:15de gamins
31:15en tôle
31:16en détention provisoire
31:17qui risquent 30 ans de tôle
31:19parce qu'ils ont tué
31:20un homme
31:20là aujourd'hui
31:21il y a un gamin
31:22qui a perdu sa main
31:23et c'est peut-être
31:24le moindre mal
31:24de ce qui va nous arriver
31:25dans les mois qui arrivent
31:26et ils continuent
31:26à encourager ça
31:27c'est ça leur projet
31:28pour les jeunes
31:29qui prétendent défendre
31:30les coller soit en tôle
31:31soit leur faire perdre des mains
31:32pour une révolution
31:33de je ne sais quoi
31:34et je ne sais pour quel profit
31:35ces gens sont non seulement
31:36dangereux
31:37mais ce sont des traîtres
31:38aux jeunes
31:38qu'ils prétendent défendre
31:39c'est ça qu'il faut dire
31:41aussi à la jeunesse
31:42ils sont en train
31:43de vous envoyer dans le mur
31:44vous êtes la chair à canon
31:45d'une révolution
31:46dont on ne sait pas
31:47où elle va
31:48alors Emmanuel Macron
31:49a pris la parole
31:50ce matin depuis Doha
31:51il a condamné
31:51des responsables politiques
31:52qui ont été je cite
31:54ambiguës
31:55sur la question
31:55des violences
31:56qu'en pensez-vous Georges Fenech ?
31:59moi je pense que
32:00il faut aller plus loin
32:02qu'une condamnation morale
32:03ou verbale
32:04cette fois-ci
32:05c'est trop grave
32:05ce qui vient de se passer
32:06et si on ne veut pas
32:08que ça se renouvelle
32:08malheureusement
32:09il y a des grands risques
32:10que ça se renouvelle
32:11si on ne fait rien de plus
32:13il faut agir
32:14plus efficacement
32:15c'est-à-dire ?
32:15c'est-à-dire que
32:17moi je considère
32:18que
32:19lorsque M. Mélenchon
32:20ou Mme Panot
32:22ou d'autres également
32:24ou Bali Bagayoko
32:25par exemple
32:27légitime
32:27d'une certaine manière
32:28voire même
32:29ouvertement
32:30la violence
32:31c'est un délit
32:33vous savez
32:33c'est un délit
32:34c'est le délit
32:34de provocation
32:35à la violence
32:36c'est puni
32:37de 5 ans
32:38d'emprisonnement
32:38donc je pense
32:40qu'il faut que
32:41quelqu'un ait le courage
32:42peut-être un député
32:43un politique
32:44de faire un article 40
32:46et de saisir la justice
32:47contre ces personnalités
32:48politiques
32:49qui enfreignent
32:50la loi
32:51mais Jean-Luc Mélenchon
32:52a rappelé
32:52qu'il n'était
32:53absolument pas
32:54responsable des pillages
32:55et qu'il les condamnait
32:56mais évidemment
32:57évidemment qu'il les condamne
32:58mais tout ça
32:58c'est du flanc
32:59en réalité
33:00ils attisent
33:01quand vous voyez
33:01ces députés
33:02qui s'interposent
33:03entre des manifestants
33:04et des CRS
33:05c'est quoi ?
33:06c'est quoi cette attitude ?
33:07sinon une attitude
33:09sédicieuse
33:09contre les forces de l'ordre
33:10voyez-vous ?
33:11on les a vues
33:11toutes les images
33:12parlent d'elles-mêmes
33:13donc je pense
33:14qu'il faut arrêter
33:15de condamner moralement
33:16et de faire les gros bras
33:18en réalité
33:19c'est des petits points
33:20qui s'agitent
33:21sans faire peur à personne
33:23il faut saisir la justice
33:25aller jusqu'au bout
33:26j'ai vu que
33:26madame Rima Hassan
33:27vient d'être condamnée
33:28pour la première fois
33:30aussi une peine d'inéligibilité
33:31une peine avec sursis
33:32c'est un début
33:33mais il faut arrêter
33:35ces politiques
33:37qui attisent le feu
33:38qui encouragent
33:39et qui de fait
33:40se rendent complices
33:41mais est-ce que
33:42ce n'est pas aussi
33:42un peu
33:43entre guillemets
33:44facile
33:44de se dédouaner
33:46sur la France insoumise
33:46je vais vous citer
33:47François Hollande
33:48ce matin
33:48ce n'est pas un parti politique
33:49ou un personnage
33:50qui a mis l'huile sur le feu
33:51ce qu'on peut reprocher
33:52à la France insoumise
33:53c'est de mettre en équivalence
33:54la violence des émeutiers
33:55et la violence policière
33:56mais il ne faut pas faire
33:57une fixation sur LFI
33:59pour ne pas voir
33:59ce qu'il se passe
34:00dans le pays
34:02on le voit très bien
34:03je ne sais pas
34:04si François Hollande
34:05le voit ou pas
34:06mais nous voyons tous
34:07et nous commentons
34:08tous les jours
34:08ce qui se passe dans le pays
34:09le pays est aujourd'hui
34:11un bateau ivre
34:12il n'y a plus
34:13il n'y a plus de dirigeants
34:14il n'y a plus de pouvoir
34:15le président de l'applic
34:16n'a plus de pouvoir
34:17depuis 2024
34:18depuis cette dissolution ratée
34:20monsieur Lecornu
34:21il tient comme ça
34:22par miracle
34:23en cédant sur les retraites
34:25sur ceci
34:25sur cela
34:26le pouvoir n'est nulle part
34:27c'est pour ça
34:28d'ailleurs que les juges
34:28aujourd'hui jouent un rôle
34:29mais le problème
34:30c'est qu'il y a
34:31de connivence
34:32entre une certaine mouvance
34:33et une certaine classe politique
34:35donc moi je crois
34:37qu'aujourd'hui
34:37le pays va très très mal
34:38on le voit bien
34:40LFI a une lourde part
34:41de responsabilité
34:42mais il faut aller chercher
34:43aussi les responsabilités
34:44au plus haut niveau de l'état
34:45il est certain
34:46que le président de la république
34:47endosse une responsabilité
34:49écrasante
34:50écrasante
34:50et qu'en termes de sécurité
34:51je ne parle même pas
34:52de l'économie
34:53mais en termes de sécurité
34:54il a totalement échoué
34:56Sophie Audugé
34:57Oui je suis absolument d'accord
34:58avec ce que vient de dire Georges
35:00il y a une responsabilité évidente
35:02dans l'appel à la révolution
35:04dans l'appel à la violence
35:05qu'il considère légitime
35:09mais la vraie responsabilité
35:11est celle d'un président
35:12qui est là depuis 10 ans
35:13et qui a mis le pays
35:14dans l'état
35:14où il est aujourd'hui
35:15et effectivement
35:16on voit bien
35:16qu'il y a une partie
35:17de la population
35:18qui considère
35:19qu'une partie
35:19des revendications
35:20de cette jeunesse
35:21est légitime
35:22même si tout le monde
35:23est extrêmement choqué
35:25et s'offusque
35:25du fait qu'il se soit
35:26attaqué à ceux
35:27qui travaillent
35:28à ceux qui ont besoin
35:29de travailler
35:29alors que finalement
35:30ils n'y sont pour rien
35:31tous ces commerçants
35:32qui aujourd'hui
35:33sont sans travail
35:33tous ces salariés
35:34qui auront peur
35:36de revenir
35:36de peur de se faire agresser
35:38tout ça
35:39ce sont des gens
35:40qui sont normalement
35:41les gens
35:42qu'ils devraient soutenir
35:44et qui se trouvent
35:44les premières victimes
35:45et ça c'est vrai
35:47que ça pose
35:48une question importante
35:50et c'est le soulèvement
35:51du peuple
35:52qu'on est en train
35:53de voir
35:54et eux
35:54ils ne voudront pas payer
35:55parce qu'ils payent déjà
35:56ils payent déjà
35:57par leurs impôts
35:57depuis des années
35:58ils travaillent
35:59ils se lèvent le matin
36:00pour travailler
36:01et en fait
36:01voilà
36:01ils se font
36:03piller leurs magasins
36:04pour les propriétaires
36:05et pour les salariés
36:05ils se retrouvent
36:06dans des situations
36:07d'agression
36:08de traumatisme
36:09et c'est totalement injuste
36:11et nous ne vous faites
36:11aucune allusion
36:12c'est nous qui paierons
36:13les dégâts
36:14on avait dit
36:15la même chose déjà
36:16après les nuits des meutes
36:17sur le consécutif
36:18à l'affaire Naël
36:20et je me souviens encore
36:21j'entends
36:21M. Attal dire
36:22tu casses
36:23tu payes
36:24mais qui a payé
36:25et qui a payé
36:26et d'abord
36:26ce sont des gens
36:27qui sont insolvables
36:28j'entends dire
36:29on va les mettre
36:30on va les exclure
36:31des logements
36:31on va voir
36:32on va voir
36:32tout ça
36:33ce sont des bonnes déclarations
36:35des bonnes intentions
36:36mais ça n'est pas suivi des faits
36:38on peut s'interroger aussi
36:39pourquoi
36:39est-ce que la France Insoumise
36:40pour en revenir
36:41à la question initiale
36:43capte ainsi aussi
36:45les colères de la jeunesse
36:47oui
36:48on peut s'interroger
36:49quand on voit
36:49en tout cas
36:49une certaine partie de la jeunesse
36:51des sondages
36:51qui sont parus
36:52aujourd'hui même
36:54on voit effectivement
36:55que Marine Le Pen
36:56fait encore une progression
36:57très sensible
36:59elle se détache
37:00vraiment maintenant
37:01mais celui qui arrive derrière
37:03c'est Jean-Luc Mélenchon
37:05manifestement
37:05il ne pâtit pas
37:06de ses mouvements
37:07et de ses propres attitudes
37:09par rapport
37:10à ce qui est en train
37:11de se passer
37:11c'est ça qui est quand même
37:12inquiétant
37:13ça correspond
37:14à une
37:15vraiment
37:15une profonde
37:17un mal-être
37:18je dirais plus que colère
37:19un mal-être
37:19d'une jeunesse française
37:22et au milieu
37:23il y a Emmanuel Macron
37:24et son gouvernement
37:25il est macroniste
37:26pas facile
37:26d'être macroniste
37:27en ce moment
37:27on en parle sur Europe 1
37:28avec vous deux
37:29Georges Fenech
37:29Sophie Audugé
37:30il est 13h48
37:31sur Europe 1
37:3413h14
37:35Europe 1 Info
37:3813h14
37:39Europe 1 Info
37:40il est 2h10
37:41sur Europe 1
37:42merci de nous rejoindre
37:43vous écoutez Clélie Mathias
37:44et ses chroniqueurs du jour
37:45Georges Fenech
37:45et Sophie Audugé
37:46vous savez qu'après ces émeutes
37:47il y a une réunion
37:48qui est prévue
37:48normalement demain
37:50autour de Sébastien Lecornu
37:51avec tous les partis
37:52les syndicats
37:53les partis visiblement
37:55ne voient pas l'intérêt
37:56de venir à cette réunion
37:58Jean-Luc Mélenchon
37:59lui a dit
38:00qu'il se rendrait
38:01à cette réunion
38:02mais en fait
38:02qu'il ne sera pas lui
38:03en personne
38:04et surtout
38:05que sa formation
38:06allait pourrir
38:07je cite
38:07le rendez-vous
38:08quant à Marine Le Pen
38:09écoutez ce qu'elle a dit
38:10elle était sur France Info
38:10ce matin
38:11nous ne sommes pas dupes
38:13de ce que souhaite faire
38:14le gouvernement
38:15à chaque fois qu'il est en difficulté
38:16il organise une réunion
38:17bon
38:18c'est vrai qu'on commence
38:19à se lasser du procédé
38:20d'autant que cette réunion
38:22va probablement
38:22se transformer en cirque
38:25puisque
38:26LFI a d'ores et déjà
38:27annoncé
38:28qu'ils y allaient
38:29pour pourrir
38:30la réunion
38:31je cite les propos
38:32de Jean-Luc Mélenchon
38:35qui en tutoyant
38:36le Premier ministre
38:37a dit
38:38on va venir
38:39pour te pourrir
38:40la réunion
38:40bon
38:41on voit
38:41où on en est arrivé
38:42à quelles extrémités
38:43on en est arrivé
38:46où la France
38:47insoumise
38:48congédie tout
38:49jusqu'à la courtoisie républicaine
38:51oui la courtoisie républicaine
38:53c'est à dire que là
38:53il y a même
38:54il y a les partis
38:54qui sont conviés
38:55pour faire le point
38:55finalement
38:56et voir ce qu'on peut faire
38:57après ce qui s'est passé
38:58les événements graves
38:59de samedi
39:01il n'y aura presque
39:02presque personne
39:03sur place
39:04Georges Fenech
39:05encore une fois
39:05il risque de me répéter
39:07monsieur Lecornu
39:08n'a plus du tout
39:10les cartes en main
39:11il ne les a jamais eues
39:12au fond
39:12d'ailleurs
39:12mais bon
39:13on faisait semblant
39:14on attendait
39:15on gagnait du temps
39:16parce que le but
39:17c'est quand même
39:17de permettre à monsieur
39:18Emmanuel Macron
39:19de rester à l'Elysée
39:21jusqu'à la fin
39:21de son mandat
39:22et le pays
39:23est en train
39:23de brûler
39:24tandis que
39:25le président de la République
39:26est protégé
39:27dans son palais
39:28donc moi
39:29il n'est pas là même
39:30d'ailleurs
39:30oui enfin
39:31quand il reviendra
39:31de son voyage international
39:33dans le golfe
39:34paraît-il
39:34il a obtenu
39:35quelques bons petits résultats
39:37tant mieux
39:37de ce point de vue là
39:38mais sa place est ici
39:40au moment où la France brûle
39:41parce qu'elle brûle vraiment
39:42on l'a vu
39:43je pense que sa place est ici
39:45et je pense que
39:46cette réaction
39:47qui n'est pas démocratique
39:49ça n'est pas dans l'esprit
39:50de la démocratie
39:51que des partis
39:51refusent d'aller voir
39:52le Premier ministre
39:53refusent d'aller voir
39:54le président de la République
39:54ça montre bien
39:55qu'il n'y a plus personne
39:56aux commandes
39:57et donc
39:58qu'il serait tant
39:59que les parlementaires
40:00eux-mêmes
40:01en tirent les conséquences
40:02peut-être
40:03peut-être
40:04moi c'est ce que je crois
40:05au moment du vote du budget
40:06alors il y aura des représentants
40:07si les
40:08on va dire
40:09les têtes de prou
40:09des partis ne viendront pas
40:10il y aura quand même
40:11des représentants
40:11mais bon
40:12le symbole est là aussi
40:14vous l'avez dit
40:14et écoutez quand même
40:15François Hollande
40:16qui lui aussi a connu
40:17une fin de mandat
40:17pour le moins difficile
40:18l'ancien président
40:19et député PS de Corrèze
40:21était sur France Inter
40:22ce matin
40:23et il a évoqué
40:23cette fin de mandat
40:24d'Emmanuel Macron
40:25sur les fins de mandat
40:27elles sont toujours difficiles
40:28quel est le rôle
40:29d'un président
40:30en fin de mandat
40:30j'ai été dans cette situation
40:31dans des moments
40:32extrêmement graves
40:33pour le pays
40:33c'était déjà
40:35la suite du terrorisme
40:36et puis des conflits
40:37qui pouvaient exister
40:38c'est d'assurer
40:39la cohésion
40:40et l'union
40:41quitte à se sacrifier
40:42de laisser une trace
40:43qui est de dire
40:43je vais terminer mon mandat
40:45pour rendre le pays
40:47aussi bien que possible
40:48en bon ordre
40:49c'est ça son rôle
40:50ça c'est le rôle
40:51le dernier geste
40:53du président
40:53qui part
40:54c'est celui
40:55de donner
40:56un pays
40:56en bon ordre
40:57et le premier geste
41:00du futur président
41:01c'est de contribuer
41:03à ce que le pays
41:04aujourd'hui
41:04soit en bon ordre
41:06au moment
41:06où il prendra
41:07la responsabilité
41:08alors pour le bon ordre
41:09c'est rapé
41:10je suis obligée
41:11la case n'est pas cochée
41:14non
41:15mais comment vous analysez
41:17vous cette situation
41:18de fin de mandat
41:19d'Emmanuel Macron
41:20dramatique
41:21je pense qu'il n'y a pas
41:22d'autres mots
41:22je vais poursuivre ma question
41:23mais est-ce que vous pensez
41:24comme Georges Fenech
41:27qu'il faudrait aller
41:28jusqu'à ce qu'il se retire
41:31est-ce qu'il faut
41:32envisager ses démissions
41:33je pense que oui
41:34aujourd'hui la question
41:35se pose de manière
41:36assez cruciale
41:37puisque de toute manière
41:37il ne maîtrise plus rien
41:39et c'est pareil
41:40cette réunion
41:41je comprends
41:41que certains partis
41:43ne veuillent pas
41:44y aller
41:44parce qu'en fait
41:45on n'est pas dans des réunions
41:47où il s'agit
41:47de penser l'avenir
41:48de la France
41:49c'est-à-dire
41:49ce que disait François Hollande
41:50c'est-à-dire laisser le pays
41:51dans la moins mauvaise situation
41:53si ce n'est la meilleure
41:54pour engager la suite
41:56je veux dire
41:56Emmanuel Macron
41:57a son grand désespoir
41:58sans doute
41:59mais après lui
41:59la France
42:00elle va devoir se relever
42:01je veux dire
42:02il y aura un après Emmanuel Macron
42:03on espère qu'il sera meilleur
42:04que celui du pendant Emmanuel Macron
42:06mais la situation
42:08qu'ils ont à gérer
42:09est une situation
42:10dramatiquement opérationnelle
42:11il n'y a pas de
42:12il n'y a pas de vision
42:13il n'y a pas de réflexion
42:14il s'agit aujourd'hui
42:15de traiter des situations
42:17qui relèvent de la sécurité
42:18de la loi
42:19comme le disait Georges
42:21c'est-à-dire des instructions précises
42:22données
42:23pour que la loi soit appliquée
42:24pour que les sanctions soient données
42:25pour que ce qui vient de se passer
42:26ne se reproduise pas
42:27je ne vois pas en quoi
42:29réunir les parties
42:30si ce n'est de faire
42:31de la réunionnite aiguë
42:32dans une bureaucratisation
42:34totalement bordélique
42:35aujourd'hui
42:35va permettre
42:36d'être plus efficace
42:38la semaine prochaine
42:39vous voyez ce que je veux dire
42:40le vrai enjeu
42:41aujourd'hui
42:42il est là
42:42Georges Fenech
42:43je reviens sur la question
42:44de la démission
42:44est-ce que ça ne rajouterait pas
42:46du désordre au désordre
42:47est-ce que ça ne créerait pas
42:48une faille
42:48c'est-à-dire
42:49est-ce que ça ne serait pas
42:50scellé la victoire de la rue
42:52qui peut penser
42:55je dirais honnêtement
42:57que monsieur Macron
42:58peut encore
43:00redresser quelque peu la barre
43:02et ramener de l'ordre dans le pays
43:03qui peut se convaincre de cela
43:05personne
43:06tout le monde a compris
43:08que monsieur Macron
43:08est devenu totalement
43:10impuissant
43:11et inaudible
43:12et d'ailleurs aussi
43:13sur la scène internationale
43:15donc la meilleure manière
43:16c'est ma façon
43:18de poser la question
43:19à moi
43:19donc je vous réponds
43:20tel que je vois les choses
43:22qu'il permettrait
43:23de sortir
43:24par le haut
43:25en se grandissant
43:26c'est de constater
43:27qu'effectivement
43:28la France ne peut plus
43:29être gouvernée
43:30comme l'avait constaté
43:31le général de Gaulle
43:32à son époque
43:33et il s'était retiré
43:34il fait ce constat
43:35et il dit
43:36le 1er janvier
43:38je présenterai
43:39pour la dernière fois
43:40les voeux aux français
43:41et j'annonce
43:42que le 2 janvier
43:43je me retire
43:44pour que la démocratie
43:46retrouve ses droits
43:47il avait été désavoué
43:48en 2024
43:50voilà
43:50ce qui laisserait le temps
43:51à partir de maintenant
43:52d'engager une campagne
43:54présidentielle
43:55et de gagner
43:56vous disiez tout à l'heure
43:57mais c'est dans 6 mois
43:58mais 6 mois
43:59c'est un temps
43:59c'est une éternité
44:00pour un pays
44:01qui vient de voir
44:02les taux d'intérêt
44:03monter à 5 points
44:04oui parce qu'il y a
44:05les marchés aussi
44:05les gens n'auront plus
44:06de quoi faire
44:07leur course bientôt
44:08donc 6 mois
44:10c'est trop long
44:11on voit bien
44:12qu'on ne pourra pas
44:12attendre 6 mois
44:13et surtout
44:14à quoi va ressembler
44:15la campagne
44:15vous avez vu
44:16que certains partis
44:18que ça va de place publique
44:19au RN
44:20prennent des mesures
44:21ou même Gabriel Attal
44:22ce que je lisais
44:23prennent des mesures
44:24pour sécuriser
44:25leur meeting
44:25ou leur déplacement
44:26il y a une crainte
44:27de violence aussi
44:28envers les candidats
44:29en plus il y a
44:29un climat
44:30qui va empêcher
44:31la campagne
44:32de se dérouler
44:33normalement
44:34c'est pour ça
44:35que le seul verrou
44:35à faire sauter
44:36c'est l'Elysée
44:37aujourd'hui
44:37à faire sauter
44:38entendons-nous
44:38alors attention
44:39à vos mots
44:40je dis institutionnellement
44:42vous m'avez compris
44:43mais c'est bien de le préciser
44:44quand même
44:46soyons clairs en ce moment
44:47l'idée d'un putsch
44:48ou quoi que ce soit
44:49ça serait terrible
44:50il faut que le président
44:52tire les conséquences
44:53du désaveu
44:53et d'ailleurs je vous rappelle
44:54qu'en 2017
44:55il avait dit
44:56lors d'une conférence
44:56il avait dit
44:57la seule chose
44:59qui m'obligerait
45:00à quitter le pouvoir
45:01si je suis élu
45:02c'est de perdre
45:03la confiance du pays
45:04la confiance
45:05il ne l'a plus
45:06merci beaucoup
45:07d'avoir participé
45:08à ce débat
45:09Georges Schwenek
45:09et Sophie
45:10Duget
45:11votre après-midi
45:12se poursuit à l'écoute
45:13d'Europe 1
45:13Marie-Estelle Dupont
45:14Romain Desarbes
45:14pour et si on s'en parlait
45:15aussi on en parlait
45:16et si on se parlait aussi
45:17c'est une bonne idée
45:19Gérardine on se parle demain
45:21à 13h
45:22très bon après-midi
45:23à tous
45:24c'était Clélie Mathias
45:25sur Europe 1
45:26il n'y a que demain matin
45:27Laurence Ferrari
45:27reçoit Robert Ménard
45:29maire d'hiver droite
45:30de Béziers
45:31dans la grande interview
45:32la grande interview
45:33c'est chaque matin
45:34à 8h10
45:35sur CNews
45:36et Europe 1
45:37et Europe 1
45:40et Europe 1