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00:00L'Europa, il est pile 13h.
00:05L'Europa Info, 13h, 14h, Clélie Mathias.
00:09Bonjour à tous et merci d'écouter l'Europa Info, je suis ravie de vous retrouver, on est ensemble pour
00:13une heure.
00:13Et on commence par le grand journal de la mi-journée en ce jeudi 22 octobre, des dizaines de milliers
00:18de contre-manifestants attendus à Orléans
00:20où se tient le congrès du RN ce week-end, le maire appelle à un dispositif de sécurité conséquent, les
00:26commerçants sont inquiets, vous les entendrez.
00:27Plus généralement, l'exécutif s'attend à une journée sous tension samedi.
00:31Manifestation interdite à Lyon, autorisée à Paris entre Bastille et Nation, plus 20% de forces de l'ordre déployées
00:37par rapport à samedi dernier, nous ferons le point.
00:40Et alors que le chef de l'État dénonce la volonté de l'ultra-gauche de faire tomber la République,
00:45a-t-il raison de ne pas instaurer l'état d'urgence ?
00:47C'est la question européen du jour, vous pouvez donner votre avis et voter sur le site europe1.fr ou
00:53sur l'appli Europe 1, pour l'instant vous dites non très largement.
00:56Le Tour de France 2027 a été dévoilé ce matin, il y a quelques surprises et de beaux moments en
01:02perspective, à la fois sportifs et panoramiques, nous vous le détaillerons.
01:06Peut-être êtes-vous hyperchondriaque, mais êtes-vous aussi cyberchondriaque ?
01:10Qui sait ? Pour le savoir, rendez-vous dans un quart d'heure avec le docteur Millau dans sa chronique
01:14santé et puis la tendance météo.
01:15Bonjour Géraldine Hamon.
01:16Bonjour Kali.
01:17Pluie et vent fort au programme.
01:18Et oui, à l'approche de la tempête aussi, le temps reste très très perturbé sur une large moitié ouest
01:22et nord du pays,
01:22avec de la pluie, des rafales soutenus, le vent qui se renforcera en fin d'après-midi et surtout cette
01:28nuit.
01:28Côté température, il fera 12 à 17 degrés sur la moitié nord ainsi que du massif central aux Alpes, 14
01:32à 21 degrés ailleurs jusqu'à 24 degrés encore.
01:35Se mettez au complet sur Europe 1 à la fin du journal.
01:40Il y aura du monde dans les rues samedi et tout particulièrement à Orléans où le maire demande un dispositif
01:45exceptionnel de sécurité.
01:46Car le congrès du Rassemblement national, prévu de longue date, doit s'y tenir ce week-end.
01:51Or, une cinquantaine d'organisations de gauche et ultra-gauche ont appelé à la mobilisation pour protester contre l'ERN.
01:57Plusieurs personnalités y sont attendues, parmi lesquelles le maire, la France Insoumise de Saint-Denis, Bali Bagayoko,
02:02le premier secrétaire du PS Olivier Faure ou encore la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet.
02:08Habitants et commerçants de leur côté redoutent le pire.
02:11Reportage de Laura Legault sur place.
02:13Sur l'avenue commerçante de la République, de nombreuses vitrines de magasins sont recouvertes de planches en bois.
02:19Ici, tous craignent le pire pour ce week-end de manifestations.
02:22On est hyper inquiets, même le mot est faible parce que déjà samedi dernier, on a dû évacuer le magasin
02:28en courant.
02:28Maxence, vendeur dans un magasin de vêtements.
02:30Sur les réseaux sociaux, on voit beaucoup des appels aux habitants des autres villes aux alentours
02:34pour justement empêcher ce congrès du Rennes. C'est inquiétant quand même.
02:38Les commerçants s'organisent. Certains ont déjà annoncé garder le rideau baissé ce samedi.
02:42Noémie, j'ai rentré d'une boutique de bijoux. Il réfléchit de plus en plus.
02:46On se dit qu'il n'y a plus de limites et c'est ça qui nous fait peur.
02:48Si moi, demain, je n'ai plus mon commerce, je n'ai plus rien. On est à deux mois de
02:51Noël. Ce serait catastrophique pour moi.
02:53Parmi les habitants, même son de cloche, tous sont très inquiets.
02:56Moi, je pense qu'il va y avoir des débordements.
02:58J'ai peur que des groupes se rencontrent parce qu'on a des échos que ça viendrait un peu de
03:02toute la France.
03:03Samedi, ils seront donc nombreux à éviter le centre-ville.
03:06J'ai une fille qui a 18 ans. J'ai peur qu'elle sorte à Orléans, qu'elle soit confrontée
03:10à de la violence.
03:11J'ai évité qu'elle vienne sur Orléans.
03:12Et ils espèrent que la préfecture déploiera un dispositif de sécurité à la hauteur des menaces.
03:18Orléans l'aura le go, Europe 1.
03:20Et du nouveau dans l'enquête de l'incendie de la mairie de Limoges.
03:22Après l'arrestation d'un premier suspect, mardi, un second homme vient d'être interpellé ce jeudi matin.
03:27Bonjour Jean-Baptiste Marty.
03:28Bonjour Clélie, bonjour à tous.
03:29Il est suspecté d'avoir joué un rôle direct dans la destruction du bâtiment.
03:32Oui, il a été interpellé ce matin très tôt dans le département de la Creuse par le RAID, l'antenne
03:36de Bordeaux, selon le parquet de Limoges.
03:38Il s'agit d'un homme âgé de 66 ans.
03:41Il a été placé en garde à vue du chef de destruction d'un bien par moyens dangereux et cela
03:45en bande organisée, selon les informations d'Europe 1.
03:48Il est également poursuivi pour tentative de meurtre sur un policier.
03:52Il a donc été placé en garde à vue.
03:53Garde à vue qui peut durer jusqu'à 96 heures.
03:55On ignore à ce stade s'il fait partie de la mouvance d'ultra-gauche.
03:58Mouvance à laquelle appartient le premier mis en cause interpellé mardi.
04:02Pour lui, on l'a appris ce matin, sa garde à vue a été prolongée.
04:05Cet homme de 34 ans, fiché S, est proche de groupuscules anarchistes autonomes et suspecté d'avoir également participé à
04:11l'incendie de la mairie.
04:12L'enquête, elle, se poursuit.
04:13Le parquet national antiterroriste reste pour le moment toujours en observation.
04:18Merci beaucoup Jean-Baptiste Marty du service police-justice d'Europe 1.
04:21Et dans ce contexte, une nouvelle journée de mobilisation est donc prévue ce samedi.
04:25A Lyon, la préfecture du Rhône a préféré interdire purement et simplement toute manifestation.
04:30Ailleurs en France, selon les mots du ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, c'est « vigilance maximum
04:35».
04:35Il y aura 20% de forces de l'ordre en plus par rapport à samedi dernier.
04:39A Paris, le parcours de la manifestation validée par la préfecture de police ira de Bastille à Nation.
04:45Il sera interdit vers Opéra.
04:46Du côté des commerçants, échaudés par la casse et les pillages de samedi dernier,
04:50on se prépare et on renforce les dispositifs de sécurité comme ici à Lille.
04:55Au reportage, Maximilien Carlier pour Europe 1.
04:57Dans le centre-ville, des panneaux en bois sont installés sur les façades de plusieurs boutiques.
05:03Mathéo, responsable d'un magasin de prêt-à-porter pour hommes, a pris toutes les précautions pour samedi.
05:07Nous, on est déjà barricadés.
05:08On va mettre des vigiles alors que d'habitude, toute l'année, on n'en a pas.
05:10Avec la consigne de filtrer tout ce qui est mineur, cagoulé.
05:15Puis dès qu'il y a un mouvement, on ferme la boutique, on sécurise les clients.
05:18Ayant vu le samedi 17, j'ai plus peur pour le 24 que le 17.
05:21Parce que maintenant, je sais ce qu'ils sont capables de faire.
05:23En plus, nous sommes une boutique cible pour les jeunes, ajoute ce patron.
05:27La tentation de fermer est forte chez certains commerçants.
05:30Mais c'est un aveu de faiblesse, estime Hector, cafetier.
05:33J'ai pas envie d'offrir mon restaurant à cette racaille.
05:36C'est leur donner des droits supplémentaires.
05:38C'est-à-dire ?
05:39C'est que je me barricade et j'ai peur de vous.
05:41Non, je veux pas rentrer là-dedans.
05:42Moi, je serai là pour défendre ce que j'ai bâti toute ma vie.
05:44Je me mettrai devant.
05:45S'ils veulent rentrer chez moi, ils me passeront dessus avant.
05:48Mais je veux pas afficher ma peur, tout simplement.
05:50Et hors de question de baisser le rideau un samedi,
05:52pendant les vacances scolaires, souligne ce restaurateur,
05:55il y a moins de touristes et on perd assez d'argent comme ça, conclut-il.
05:59A Lille, Maximilien Carlier, Europe 1.
06:02Et selon un sondage CSA pour CNews Europe 1 et le JDD,
06:0565% des Français sont pour la mise en place de l'état d'urgence
06:07après les violences urbaines lors des manifestations de samedi dernier.
06:12Il est 13h06, la suite du journal de Cali Mathias sur Europe 1 avec la politique
06:15et cette question, comment l'exécutif se prépare-t-il aux événements de ce week-end ?
06:19Emmanuel Macron a de nouveau pris la parole ce matin.
06:21Il dénonce une volonté de l'ultra-gauche de faire tomber la République.
06:24Et pour éviter le fiasco sécuritaire de la semaine dernière,
06:27Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu enchaînent depuis ce matin les réunions de crise.
06:31Alexis Delafontaine, vous êtes à l'Elysée pour Europe 1
06:33où se tient en ce moment le Conseil des ministres ?
06:36Oui, un Conseil des ministres prévu à la dernière minute
06:39et principalement consacré à la réponse aux violences commises partout en France.
06:43Juste avant, Emmanuel Macron a réuni un Conseil de sécurité et de défense.
06:48C'est dire la menace typèse sur le pays.
06:51Autour de la table étaient présents les patrons des agences de renseignement
06:54avec un objectif, ne pas répéter les mêmes erreurs et prendre des nouvelles mesures.
07:00Écoutez le chef de l'État à l'issue de la réunion.
07:02Partout où il y a une volonté de manifester, de se regrouper,
07:07des demandes qui sont faites par des gens qui n'ont aucune légitimité pour cela,
07:09elles seront interdites par les préfets.
07:11Parce que ce n'est pas le moment, parce que nous voulons le retour au calme.
07:15Partout où des organisations syndicales déposeront ces demandes,
07:18elles seront examinées conformément à notre droit par les préfets,
07:20mais on leur proposera des tracés alternatifs
07:24pour protéger nos centres-villes et en particulier nos commerces et nos bâtiments publics.
07:29Emmanuel Macron annonce qu'un second Conseil de défense aura lieu demain à l'Elysée.
07:34En attendant, Sébastien Lecornu tiendra cet après-midi deux réunions à Matignon,
07:38une première à 14h30 avec les chefs de partis politiques du Rassemblement National à la France Insoumise
07:44pour que chacun prenne ses responsabilités, assure le chef de l'État.
07:49Enfin, à 17h, le Premier ministre recevra les maires de Paris, Lyon et Marseille
07:53pour perfectionner le dispositif de sécurité dans les villes où les émeutes ont été les plus violentes.
07:58En direct de l'Elysée, donc Alexis Delafontaine du service politique d'Europe 1.
08:03Et Alexis l'a précisé, il y a cet autre rendez-vous politique prévu aujourd'hui,
08:07la réunion des partis à Matignon, ce sera dans une heure et demie,
08:09pour aborder donc samedi dernier et samedi prochain.
08:12L'événement divise, plusieurs chefs de partis ont décidé de ne pas s'y rendre
08:15et de s'y faire représenter, c'est le cas du RN ou même d'Edouard Philippe.
08:19Quant à LFI, si Jean-Luc Mélenchon annonçait qu'il allait, je cite,
08:22pourrir la réunion, il sera représenté par Manuel Bompard
08:25qui attend des excuses de la part du gouvernement.
08:27Et les violences de ce week-end ont des conséquences économiques ?
08:30Déjà parce que la fréquentation des magasins est en baisse,
08:32ensuite parce que les marchés eux aussi sont inquiets.
08:35Le taux d'emprunt à 10 ans de la France a franchi hier le cap symbolique des 5%,
08:39un seuil qui n'avait plus été atteint depuis 2002, il y a près de 25 ans.
08:43Barthélémy Philippe, la situation est-elle catastrophique ?
08:46Oui, la défiance des investisseurs atteint des sommets à 5%.
08:50La France est le pays qui emprunte le plus cher de la zone euro.
08:53L'écart de taux avec l'Allemagne, emprunteur le plus sûr d'Europe,
08:57a atteint un sommet inégalé depuis 2011.
09:00Vu la situation politique et budgétaire,
09:03les investisseurs doutent que la France parvienne à remettre de l'ordre dans ses finances publiques.
09:08Et les images des émeutes du week-end dernier n'ont fait que renforcer leurs craintes,
09:12explique Anthony Morley-Lavidali, économiste chez Rexecode.
09:16Cette violence dans la rue, ça signifie que la capacité de la France à se réformer,
09:20elle est extraordinairement faible.
09:22Ça, les marchés le voient et c'est ça qui les inquiète.
09:24La perception que la France peut renvoyer, c'est plutôt qu'elle est en incapacité de réduire son déficit,
09:29parce que pour le faire, il faut adopter des mesures très difficiles et impopulaires.
09:33Interrogé par l'AFP sur la flambée des taux d'intérêt tricolores,
09:36le ministre de l'économie Roland Lescure a rappelé que la consolidation budgétaire
09:40est la seule et l'unique réponse au marché.
09:43Avec son projet de loi de finances actuellement examiné à l'Assemblée,
09:47le gouvernement vise une réduction du déficit public de 5,4 à 5% du PIB fin 2027.
09:54Barthélémy Philippe du service Économie d'Europe 1.
09:56Il est 13h10, vous êtes bien sur Europe 1 et vous écoutez le journal de Clélie Mathias
10:00avec le Puy du Fou maintenant qui dépasse le cap des 3 millions de visiteurs par an.
10:04Le célèbre parc Vendéen a battu son record de fréquentation.
10:07Ce haut lieu touristique fait partie des 5 sites les plus visités en France.
10:11Alors pour 2027, le Puy du Fou va améliorer son offre hôtelière,
10:14proposer un tout nouveau spectacle, le rêve de Louis XIV,
10:17qui sera joué dans un théâtre flambant neuf.
10:19Cyril de la Morinerie, vous avez pu visiter le chantier.
10:23Sur le chantier, c'est un ballet de camions et d'ouvriers.
10:26Un immense bâtiment de 4000 mètres carrés sort de terre.
10:30La future salle de 1800 places rappellera les théâtres du grand siècle chers au roi soleil.
10:35Nous dévoile en avant-première Nicolas Devilliers, président du Puy du Fou.
10:39Tout est peint, tout est mouluré, tout est en bas-relief,
10:42de sorte à vraiment, dès l'entrée, provoquer un choc esthétique pour le spectateur.
10:4740 robots pour déplacer les décors,
10:49800 mètres carrés d'écran LED et 30 acteurs qui incarnent à eux seuls 120 personnages.
10:55Voilà le 21e spectacle du parc.
10:58On y suit Madeleine, invitée à la cour de Louis XIV.
11:01Madeleine, elle a un destin particulier, c'est qu'elle doit aller travailler au palais du roi dans les cuisines.
11:07Mais elle a un don, c'est celui de la danse.
11:09Et ce don va la conduire à rencontrer l'homme qui met en scène les grands spectacles de Louis XIV
11:14et qui s'appelle Molière.
11:16D'une durée de 35 minutes, le rêve de Louis XIV sera présenté au public en juin 2027 et sera
11:21joué 13 fois par jour du jamais vu.
11:23Le Puy du Fou, série de la maurinerie, Europe 1.
11:26Et le parcours du Tour de France de 2027 a été révélé il y a quelques minutes.
11:30Après un départ d'Elimbourg le 2 juillet et trois étapes au Royaume-Uni, le peloton entrera sur le territoire
11:34français par le Cotentin.
11:35Axel May, vous êtes au palais des congrès à Paris où vient de s'achever la présentation officielle.
11:40Il y a moins de hautes montagnes que les années précédentes mais le parcours n'en est pas moins difficile.
11:44Oui, avec seulement trois arrivées en altitude au Grand Colombier dans le Jura, au Saisie dans les Alpes et le
11:49Col du Portet dans les Pyrénées,
11:51le Cru 2027 du Tour de France va un peu moins côtoyer la haute montagne.
11:55Ce qui ne veut pas dire qu'il sera plus facile.
11:58Christian Prudhomme est le directeur de l'épreuve.
11:59La volonté c'est toujours de surprendre.
12:01On allait chercher aujourd'hui ce qui fait la différence, c'était des pentes raides.
12:04Certains pourront dire qu'on est dans les Alpes, ça ne monte pas plus de 2000 mètres.
12:07Oui, mais il y aura dans les huit premiers jours des pentes raides absolument partout, au Pays de Galles, en
12:12Normandie, en Bretagne, dans le Morvan.
12:14Et puis le final, avec deux étapes très très rudes dans les Pyrénées, c'est un terrain pour que tout
12:19change, comme on dit aujourd'hui, pour renverser la table.
12:21Donc tout sera possible jusqu'au bout.
12:23Au total, six étapes de montagne, six dites accidentées et sept de plaine, ainsi que deux contre la montre individuelle
12:29de plus de 30 km chacun.
12:30Parmi les villes étapes, Liverpool, Cardiff, Cherbourg, Vannes, Angers, Chambord, Le Creusot, Annecy, Valence, Montpellier, Toulouse ou encore Libourne, à
12:38la veille de l'arrivée à Paris.
12:39Un parcours que Paul Sexas, la pépite française, n'aura pas manqué de regarder avec une grande attention.
12:45Et le parcours du Tour de France féminin en 2027 a lui aussi été révélé.
12:49Il partira également de Grande-Bretagne et ce sera le 30 juillet pour se terminer huit jours plus tard par
12:53la terrible montée du Puy-de-Dôme.
12:56La montée de la bourse à présent.
12:57La chronique bourse avec la Banque Postale, partenaire de la croissance des professionnels et des entrepreneurs.
13:02Bonjour Claire Lemaitre.
13:03Bonjour Thélie.
13:04Et là c'est une baisse sévère plutôt pour le CAC 40.
13:06Oui, le CAC qui perd encore 1,4%.
13:09Du rouge et pas de répit sur la dette.
13:11La situation inquiète les investisseurs et le taux à 10 ans auquel emprunte la France monte encore.
13:17Il est à 5,12% au plus haut depuis juillet 2002.
13:21Situation qui pèse sur les banques.
13:23BNP Paribas perd 3,7%, moins 3% pour Société Générale.
13:27Et puis ça tanque pour Hermès avec des ventes trimestrielles lourdement sanctionnées.
13:33Le groupe n'est plus épargné par la crise qui touche le secteur du luxe depuis de longs mois.
13:37La croissance s'essouffle et l'action chute de près de 8%.
13:42En Europe, Francfort 708, moins 0,4% pour Londres, moins 1,4% à Paris pour le CAC 40.
13:48On est à 7 810 points.
13:49Merci beaucoup Claire.
13:50La Bourse sera Europe 1 avec Boursier.com
13:53C'était la chronique Bourse avec la Banque Postale.
13:55La banque pour avoir un temps d'avance sur la croissance de votre activité professionnelle.
13:59La Banque Postale Citoyenne.
14:02La météo de Géraldine Hamon.
14:05Retrouvez la météo avec Groupe à main.
14:07L'assureur qui sera toujours un point de repère pour les pros.
14:12Géraldine, le temps se dégrade.
14:13Exactement, en fin d'après-midi, la situation va se dégrader.
14:17A l'approche de la tempête, Austin, une perturbation active va gagner rapidement les régions de l'ouest
14:21apportant de la pluie et beaucoup de vent qui va se renforcer sur l'ouest de la Bretagne
14:24avec des rafales atteignant les 110 km heure dans les terres jusqu'à 130 voire 140 km heure sur les
14:30zones du littoral.
14:31La tempête se poursuit demain aussi.
14:33Les vents forts concerneront des départements plus à l'est et plus au nord.
14:36La Manche sera particulièrement concernée par cet épisode avec des rafales jusqu'à 120 km heure demain dans l'intérieur
14:42des terres.
14:43Alerte orange pour vent pour 10 départements pour le moment allant de Finistère jusqu'à la Seine-Maritime.
14:48La Loire-Atlantique est concernée.
14:50L'Orne et l'Eure seront aussi concernés par cette vigilance orange.
14:53Attention aussi, plusieurs départements seront en alerte jaune pour vagues submersiaux.
14:57A l'inverse, le temps sera nettement plus agréable dans le sud-est et en Corse où de belles éclaircies
15:02vont résister.
15:03Les températures, il fera 15 degrés à Lille cet après-midi, 16 degrés à Brest et Paris, 17 à Strasbourg
15:08et Lyon, 18 à Bordeaux, 19 à Montpellier, 20 degrés à Béaritz, 21 degrés à Nice, 22 à Ajaccio, pardon,
15:15jusqu'à 24 degrés à Bastien.
15:16Merci beaucoup Géraldine.
15:1913h, 14h, Europe 1 Info
15:2213h15 sur Europe 1, c'est le moment d'accueillir le docteur Brigitte Millau.
15:25Bonjour docteur Millau.
15:26Bonjour Clélie, bonjour Géraldine.
15:28Vous nous parlez aujourd'hui de l'hypochondrie et de la cyberchondrie qui ne cessent d'augmenter.
15:32Une douleur dans la poitrine, un mal de tête inhabituel, une petite boule sous la peau, et si c'était
15:38grave ? Et si c'était un cancer ?
15:41Pour certaines personnes, le moindre symptôme devient une source d'angoisse.
15:44C'est ce qu'on appelle communément l'hypochondrie, ou dans le langage médical actuel, l'anxiété liée à la
15:52maladie.
15:53Attention, il ne s'agit pas de personnes qui inventent leurs symptômes ou qui cherchent à attirer l'attention.
15:59Elles souffrent réellement, mais interprètent souvent des sensations banales comme des signes d'une maladie grave.
16:05Et même lorsque les examens médicaux sont normaux, le soulagement est souvent de courte durée.
16:11Le doute revient. Et si le médecin était passé à côté de quelque chose ?
16:15Et avec Internet, ce phénomène a pris une nouvelle dimension, c'est la cyberchondrie.
16:20Le principe est simple. On ressent un symptôme, on le tape sur Google, on commence à explorer les diagnostics possibles.
16:27On clique, on lit des témoignages, on regarde des vidéos, on compare ses symptômes,
16:32et progressivement, la recherche censée rassurer devient une source supplémentaire d'angoisse.
16:38C'est un véritable cercle vicieux.
16:41Plus on s'inquiète, plus on cherche, plus on cherche, plus on trouve des raisons de s'inquiéter.
16:45Et les conséquences peuvent être importantes.
16:47Pour le patient, d'abord, anxiété permanente, trouble du sommeil, difficulté de concentration,
16:53parfois même isolement social.
16:55Certaines personnes organisent toute leur vie autour de leur santé.
16:58Elles vérifient leur pouls, leur température, leurs symptômes, parfois plusieurs fois par jour.
17:03D'autres peuvent même s'automédiquer ou retarder une consultation
17:06parce qu'elles pensent avoir déjà identifié leur maladie sur Internet.
17:10L'entourage est également touché.
17:12Difficile de vivre avec un hypochondriac.
17:14Et pour les professionnels de santé, pas facile non plus de les gérer,
17:17de leur expliquer qu'il est inutile de faire et refaire des examens en permanence.
17:22Alors oui, être attentif à sa santé est indispensable
17:26et rechercher des informations médicales en ligne est tout à fait normal,
17:29mais pas de manière répétitive ni confulsive,
17:33car vivre dans la peur permanente d'être malade n'est pas de la prévention.
17:37Merci.
17:37Et c'est finalement la peur de la maladie qui vous rend malade.
17:40Et oui, c'est vrai, j'en allais.
17:42Amputez votre conclusion, Dr Millon.
17:44On vous retrouve demain à une heure et quart.
17:45Merci en tout cas.
17:46Dans Europe 1, il faut à présent place au débat.
17:48Il y a le congrès du Rassemblement National à Orléans.
17:51Et dans la rue, il y aura Olivier Faure, Sophie Binet, Bali, Bagayoko.
17:54On en parle avec notre duo de chroniqueurs du jour,
17:57Jean-Michel Salvatore, Jules Torres, que je salue.
17:59Bonjour.
18:00Bonjour, madame.
18:01A tout de suite sur Europe 1 et les 13h18.
18:0413h, 14h.
18:06Europe 1, info.
18:0813h, 14h.
18:09Europe 1, info.
18:1013h20 sur Europe 1, Clé.
18:11Et Mathias, on vous retrouve avec vos deux chroniqueurs du jour,
18:14Jules Torres et Jean-Michel Salvatore.
18:15On s'attend un samedi sous tension.
18:17Et à Orléans, ce sera un peu particulier parce qu'il doit y avoir,
18:21c'est prévu depuis longtemps, le congrès du Rassemblement National.
18:24Sauf qu'il y a des contre-manifestants qui ont prévu d'être là, de se mobiliser.
18:29Écoutez, Serge Groir, c'est le maire d'Orléans,
18:31qui estime que maintenir le congrès du RN est une question de démocratie.
18:35Il était sur Europe 1 ce matin.
18:36Si ce congrès était annulé, vous donnez raison à la rue et à la violence.
18:40Donc vous n'aurez plus de campagne présidentielle.
18:42Et finalement, vous n'avez plus quoi ?
18:44Si vous n'avez plus de campagne électorale, vous n'avez plus de démocratie.
18:47C'est aussi simple que ça.
18:49Il y a un moment où il faut dire stop.
18:50Ce n'est pas la rue qui décide dans une démocratie.
18:53Ce sont les électeurs.
18:55C'est le peuple.
18:56Et le peuple, il en a ras-le-bol.
18:57Les gens en ont ras-le-bol.
18:59Écoutez maintenant Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, député de Seine-et-Marne,
19:02qui sera présent à Orléans, cette contre-manifestation.
19:06Mais selon lui, ça ne perturbera pas le congrès.
19:08Il était sur France Info ce matin.
19:10Il ne s'agit pas d'aller perturber le congrès du RN qui se tiendra naturellement.
19:16Vous souhaitez qu'il se déroule dans les bonnes conditions ?
19:18Mais bien sûr.
19:19Moi, je n'ai pas l'intention d'aller perturber, de rentrer dans leur congrès,
19:24de venir faire le coup de force.
19:26Bien entendu que non, vous pourriez Orléans.
19:27Olivier Faure, si vous ne pensez pas le perturber, qu'est-ce que vous pensez faire ?
19:29Il ne s'est pas pensé qu'il y aurait là la volonté d'un coup de force et d
19:33'un affrontement direct
19:33avec les forces de l'extrême droite.
19:36Alors, il va manifester contre la tenue de ce congrès du RN et ne va pas perturber.
19:45Je voulais avoir un petit peu votre analyse quand même.
19:47Jules Torres.
19:48Au vu de la situation du pays, du climat de tension qu'il y a, c'est absolument irresponsable
19:52la position que prend Olivier Faure, le patron du petit parti socialiste.
19:56C'est irresponsable la position que prend aussi Balibagayoko, que le maire de Saint-Denis,
20:00qui sera aussi samedi pour cette manifestation, sachant que les services de renseignement
20:05annoncent quasiment 40 000 opposants au RN, donc ça ferait une grande manifestation.
20:10Mais ils disent surtout qu'il pourrait y avoir des milliers de personnalités radicales,
20:14des milliers de militants violents d'ultra-gauche.
20:17Donc, moi, je veux bien qu'Olivier Faure dise que ça n'aura pas d'incidence,
20:21que ça n'aura pas de conséquences et qu'il n'y aura pas de violence.
20:22Mais vu les personnes avec qui il va manifester, il y a quand même un véritable risque.
20:27Et puis, pardonnez-moi, mais le RN a le droit de tenir son 19e congrès.
20:32Il a le droit de le faire à Orléans.
20:34C'est justement le bon fonctionnement démocratique de laisser le congrès du RN se dérouler.
20:39Donc, je ne comprends pas, d'abord, pourquoi Olivier Faure va manifester contre la tenue d'un congrès.
20:45Enfin, qu'il fasse des propositions.
20:47Alors, c'est vrai qu'il a fait à peine quelques milliers de voix à la primaire du Parti Socialiste.
20:52Donc, peut-être que ça le dérange là aussi et qu'il ne sait plus trop où il habite.
20:56Mais c'est-à-dire que c'est non seulement irresponsable, mais ça pourrait avoir des conséquences désastreuses s'il
21:02y a de la violence.
21:03Et avec les personnalités qui sont révélées par les renseignements qui pourraient être là,
21:09il va pouvoir y avoir de la casse.
21:11Et donc, il y aura des conséquences et sans doute des responsables.
21:13Donc, il ne faut certainement pas, pour Olivier Faure, qu'il y ait de la violence.
21:16Vous avez entendu également le maire d'Orléans qui dit, mais il faut maintenir ce congrès.
21:19Il n'y a pas besoin de l'annuler.
21:21C'est une question démocratique.
21:23Jean-Michel Salvatore.
21:24Oui, bien sûr.
21:25Écoutez, on est à six mois d'une élection présidentielle.
21:27Il est tout à fait normal, dans un pays démocratique, qu'un parti politique organise son congrès.
21:33En plus, il s'agit du Rassemblement National qui est le premier parti de France.
21:37Mais dans quel pays est-on ?
21:39Moi, je trouve que, sincèrement, la position d'Olivier Faure n'est pas une position de démocrate.
21:45Il n'est pas démocrate.
21:47Qui conteste le Rassemblement National ?
21:49Bien sûr.
21:50Qui le conteste par les idées ou par le débat ?
21:53Bien sûr.
21:54Mais venir pour essayer...
21:55Mais par le manifestant ?
21:56Oui, parce que, en fait...
21:58Quel est l'intérêt, quoi ?
21:59Si, mais la stratégie, elle est claire, si vous voulez.
22:02Si l'ultra-gauche ou l'extrême-gauche viennent à Orléans, c'est parce qu'en fait, ils veulent créer
22:08du désordre.
22:09Et faire la démonstration que, lorsque le Rassemblement National est quelque part, il y a du désordre.
22:14Avec la démonstration que, si le Rassemblement National arrivait au pouvoir, ce serait un chaos absolument inomable.
22:25C'est ça qu'il y a derrière.
22:27Il y a une volonté, si vous voulez, de discréditer le Rassemblement National en disant, lorsqu'ils se réunissent,
22:31ils sont tellement... ce sont tellement des fachos que, finalement, les réactions sont tellement vives que ça pose un problème
22:38démocratique au pays.
22:39Et donc, et là, on est dans une inversion des valeurs totales.
22:42Et donc, il ne faut pas que le Rassemblement National arrive au pouvoir.
22:44C'est la logique de l'intimidation qui a pris le dessus.
22:46Exactement.
22:47Et puis, d'autant plus qu'ils ont déjà commencé.
22:50Moi, je me souviens du déplacement de Marine Le Pen et de Jordan Bardella à La Flèche, je crois que
22:54c'était le 8 juillet,
22:55au lendemain de la décision de justice qui a permis à Marine Le Pen d'être candidate à l'élection
22:59présidentielle.
23:00Marine Le Pen avait déjà dû écourter son déplacement parce qu'il y avait la CGT, parce qu'il y
23:08avait le concert de casserole,
23:09parce qu'il y avait, là aussi, des éléments radicaux et que c'était extrêmement compliqué.
23:12Donc, on va avoir droit à cela pendant toute la campagne, mais le sujet, c'est est-ce qu'il
23:18y a des condamnations quand il y a ce genre de choses ?
23:19Des condamnations politiques, moi, je constate qu'il n'y en a pas beaucoup.
23:22Parce qu'encore une fois, quel est l'intérêt électoral, il est évidemment cynique, mais pour Olivier Faure, d'aller
23:28à une telle manifestation ?
23:30Est-ce qu'il croit vraiment qu'il y a un électeur du Rassemblement National qui, parce qu'il y
23:34a ce genre de manifestation,
23:36il va retirer son bulletin qu'il contémait pour Marine Le Pen ?
23:39Vous vous placez du côté des électeurs du Rassemblement National, mais du côté des électeurs de gauche, et de LFI
23:46?
23:46Est-ce que là, Olivier Faure, il ne donne pas des gages à la France Insoumise ?
23:50Non, mais le problème, c'est qu'il a tellement donné de gages, il a tellement avalé des couleuvres Olivier
23:54Faure sur la France Insoumise...
23:55Il en a besoin pour être réélu.
23:56Il en a besoin pour être réélu en Seine-Marne, vous avez absolument raison, puisque sinon, il serait battu par
24:01le Rassemblement National,
24:01donc il a besoin des voix de la France Insoumise, mais les électeurs de la France Insoumise considèrent Olivier Faure
24:08comme un social traître.
24:09C'est comme ça qu'il l'appelle dans les manifestations, c'est comme ça qu'il le considère quand
24:14il y a des débats avec la France Insoumise.
24:15Donc de toute manière, il est complètement hors-jeu Olivier Faure, donc c'est la raison pour laquelle il fait
24:20ça,
24:20mais je ne vois pas bien le gain électoral qu'il pourrait avoir, le gain politique qu'il pourrait avoir
24:25avec une telle séquence,
24:26qui plus est, s'il y a de la violence. Et vu le week-end dernier que nous venons de
24:31vivre, c'est extrêmement dangereux et irresponsable.
24:34Jean-Michel Salvatore ?
24:34On l'a bien vu lors de la primaire du Parti Socialiste, Olivier Faure, il est partisan de l'art
24:39image du PS à LFI.
24:41Donc en fait, il est cohérent avec cette logique.
24:45Mais moi, ce que je trouve absolument incroyable, c'est que finalement, personne ne dit rien.
24:50Imaginez que le Rassemblement National fasse la même chose lors de la fête de l'Humanité.
24:55Enfin, ce serait un scandale national, on crierait au fascisme.
24:58Là, c'est le contraire et tout le monde trouve ça normal.
25:01Donc ça pose un vrai problème.
25:02En attendant, l'exécutif se prépare à une journée sous tension ce samedi.
25:06Alors, du côté de l'Elysée et de Matignon, on enchaîne les réunions, réunions de crise,
25:11les conseils de défense, les conseils des ministres aussi,
25:14et la réunion des partis qui n'enchantent personne.
25:16On y reviendra juste après le journal permanent d'une heure et demie sur Europe 1,
25:19avec vous deux, Jules Torres, Jean-Michel Salvatore.
25:2113h27, vous écoutez Kéli Mathias, c'est ses chroniqueurs.
25:23Excellente après-midi sur Europe 1.
25:2613h, 14h, Europe 1 Info.
25:2913h, 14h, Europe 1 Info.
25:3213h31, merci de nous rejoindre sur Europe 1.
25:34Vous écoutez Europe 1, c'est avec Kéli Mathias, c'est ses chroniqueurs.
25:37Le chroniqueur politique et communicant Jean-Michel Salvatore
25:39et le journaliste politique au journal du dimanche,
25:41et rédacteur en chef de l'infiltré, Jules Torres.
25:43Emmanuel Macron a de nouveau pris la parole ce matin à l'issue d'un conseil de défense.
25:48Passionnant.
25:49Non, mais quand même important, puisqu'il dit qu'il dénonce la volonté de l'ultra-gauche
25:53de faire tomber la République.
25:55Donc quand même, vous conviendrez que les mots sont forts, Jules.
25:57C'est très fort.
25:59Oh, je vous sens très ironique.
26:00Qu'est-ce qui n'est pas fort là-dedans ?
26:02Non, mais c'est-à-dire qu'il aurait pu lire ça dimanche dernier,
26:04Emmanuel Macron, lors de son allocution, que les Français n'ont pas suivi
26:07parce qu'il n'y avait rien dans cette allocution.
26:09Mais encore une fois, s'il faut cinq jours à Emmanuel Macron
26:13pour voir ce que tous les Français ont vu il y a cinq jours,
26:15et que lui mette, alors que c'est la personne la mieux informée de la République,
26:18de la France, s'il faut cinq jours pour qu'il s'en rende compte,
26:23je trouve ça extrêmement problématique.
26:24Mais après, peut-être qu'il était davantage occupé par le concert de Céline Dion,
26:28son voyage à Bahreïn ou au Coët.
26:29Jean-Michel Salvatore.
26:31Il dit-il avec un grand sourire, Jules.
26:33Non, mais écoutez, franchement, Macron se moque des Français.
26:36Ah, merci Jean-Michel.
26:37Il est en train de nous dire que les manifestants de dimanche
26:40voulaient faire tomber la République,
26:42et lui, qu'est-ce qu'il a fait dimanche soir ?
26:44Il a pris un avion et il est parti dans le Golfe.
26:47Mais si la République était en danger,
26:49mais pourquoi est-il parti ?
26:51Là, il y a vraiment quelque chose de totalement incohérent
26:55dans sa communication et dans sa façon de présenter les choses.
26:59Soit ce n'était pas si grave, et il ne faut pas dire que la République était en danger,
27:02soit la République était vraiment en danger,
27:04et auquel cas, il ne fallait surtout pas partir.
27:07Alors, il y a des réunions de crise, donc depuis ce matin,
27:09qui s'enchaînent à l'Élysée et à Matignon.
27:11Mais justement, je me permets de vous poser la question,
27:13est-ce que l'exécutif au sens global,
27:17c'est-à-dire Jean Globe, Élysée et Matignon,
27:19sont-ils encore audibles et sont-ils encore respectés ?
27:23J'en veux pour preuve cette réunion
27:24qui doit se tenir à Matignon avec l'ensemble des partis.
27:27C'était quelque chose d'un exercice plutôt républicain
27:29pour tirer le bilan de ce qui s'est passé samedi
27:32et anticipé samedi prochain.
27:34Écoutez Marine Le Pen, la candidate RN à l'élection présidentielle,
27:38qui a critiqué la tenue de cette réunion.
27:40Elle n'y sera pas d'ailleurs.
27:41Elle ne sera pas elle-même, c'est-à-dire qu'elle se fait représenter,
27:43mais elle ne viendra pas.
27:44Elle était sur France Info hier.
27:46Nous ne sommes pas dupes de ce que souhaite faire le gouvernement.
27:49Chaque fois qu'il est en difficulté, il organise une réunion.
27:52Bon, c'est vrai qu'on commence à se lasser du procédé,
27:55d'autant que cette réunion va probablement se transformer en cirque,
28:00puisque LFI a d'ores et déjà annoncé qu'ils y allaient pour pourrir la réunion.
28:06Je cite les propos de Jean-Luc Mélenchon,
28:10qui en tutoyant le Premier ministre a dit
28:12« on va venir pour te pourrir la réunion ».
28:15On voit où on en est arrivé, à quelles extrémités on en est arrivé,
28:20où la France insoumise congédie tout,
28:24jusqu'à la courtoisie républicaine.
28:26Il n'y a pas justement, elle parle de courtoisie,
28:28mais il n'y a pas un problème justement de simple respect,
28:30de simple politesse républicaine et démocratique ?
28:33Ben oui, c'est là qu'on voit l'affaissement du pouvoir.
28:37Sébastien Lecornu, lorsqu'il a été nommé,
28:39avait dit qu'il était le Premier ministre le plus faible de la Ve République.
28:43C'est bien vu.
28:43Et c'était assez bien vu.
28:45C'était quasiment prophétique.
28:47Là, moi ce que je trouve, si vous voulez,
28:48c'est que les représentants des partis,
28:51non seulement ne respectent pas l'homme,
28:53mais ils ne respectent plus la fonction.
28:55Et moi je trouve que, d'un point de vue du fonctionnement démocratique,
28:59c'est quand même très inquiétant.
29:01Et ce que je trouve aussi scandaleux,
29:03et ce qui prouve la vraie nature de Jean-Luc Mélenchon,
29:06quand il dit « je vais pourrir ta réunion »,
29:09il y a une espèce de violence, si vous voulez,
29:11dans ce propos,
29:12qui est à l'image de cette violence
29:15qu'il pratique au jour le jour,
29:17quand il fait de la politique.
29:18Mais là, il n'y a pas que les filles,
29:19qui ne sera pas représentées quand même.
29:22C'est au-delà du fait que...
29:23Une chose, c'est de ne pas y aller,
29:24ce qui n'est pas terrible.
29:26Et j'observe d'ailleurs que même Edouard Philippe n'y va pas.
29:29Écoutez, franchement.
29:30Oui, il y a des problèmes d'agenda.
29:31Oui, bien sûr.
29:32Quand le Premier ministre vous invite,
29:34en général, vous venez.
29:36C'est vraiment dans l'ordre des choses.
29:39Donc là, il y a vraiment, si vous voulez,
29:41une désacralisation du pouvoir
29:43que moi je trouve vraiment très inquiétante.
29:45Je le te reste.
29:46Je comprends absolument les chefs de parti
29:48qui ont décidé de ne pas y aller
29:49et de se faire représenter
29:50pour la simple et bonne raison
29:51que depuis 2023,
29:53parce que ces genres de réunions,
29:55ça s'appelait à la base les formats Saint-Denis,
29:57et c'était à l'été 2023,
29:58à la fin de l'été 2023,
30:00qu'Emmanuel Macron avait réuni
30:02tous les chefs de parti
30:03pour trouver des solutions aux émeutes.
30:05Il l'avait ensuite reproduit
30:06sur la question de la guerre en Ukraine,
30:08sur tout un tas de choses.
30:09Il l'avait fait il y a deux semaines
30:10sur la question des ingérences intérieures
30:13et extérieures et de la menace russe.
30:15Mais le problème, c'est qu'à chaque fois
30:17que l'État a un problème,
30:18à chaque fois que l'exécutif a un problème,
30:20il recourt à ce genre de réunion.
30:22Sauf que ces réunions,
30:23les membres de l'opposition,
30:25en tout cas les personnes qui étaient là,
30:27n'ont jamais rien obtenu,
30:29n'ont jamais obtenu d'avancée.
30:30Alors sur l'Ukraine, par exemple,
30:31c'était intéressant,
30:32et ça tout le monde le disait,
30:32parce qu'il y avait les directeurs
30:34des services des renseignements,
30:35il y avait le chef d'état-major
30:36de l'armée de terre,
30:37il y avait des personnes
30:38que Jean-Luc Mélenchon,
30:40Jordan Bardella ou Marine Le Pen,
30:41n'ont pas accès tout le temps.
30:43Là, le problème,
30:44c'est qu'on voit mal
30:45ce que le président va dire.
30:47Encore une fois,
30:47on parle d'un président qui,
30:48cinq jours plus tard,
30:49convoque une réunion,
30:50un conseil de sécurité ce matin,
30:54possiblement un conseil de défense,
30:55cinq jours plus tard,
30:56après être allé se dandiner
30:58chez Céline Dion,
31:00et après trois jours de déplacement
31:02qui n'ont servi à pas grand-chose,
31:03à part avec des personnalités stratégiques,
31:05c'est très bien.
31:05Mais si en effet,
31:07l'objectif était de faire tomber la France
31:08et de tomber la République,
31:10on explique assez mal
31:11l'absence du président de la République.
31:13Donc c'est pour ça que Marine Le Pen
31:14enverra Louis Alliot,
31:15c'est pour ça que Gabriel Attal
31:17enverra, je crois,
31:18Franck Riester,
31:19c'est pour ça qu'Édouard Philippe
31:20enverra Christophe Béchut,
31:21parce que, honnêtement,
31:23il vaut mieux que ce soit
31:24les seconds couteaux,
31:25c'est pas leur faire offense,
31:26mais ils n'ont plus de temps à perdre.
31:28Tous ces gens-là
31:29sont dans une campagne présidentielle,
31:30une campagne présidentielle.
31:31Justement, brigue l'Elysée,
31:33brigue...
31:33Oui, mais justement,
31:34ils n'ont pas de temps à perdre
31:35avec un président de la République
31:36qui n'est plus président de la République
31:38que par le titre.
31:38Oui, mais il y a la fonction,
31:39ce que disait Jean-Michel Salvatore.
31:40Moi, je suis peut-être un peu vieux jeu,
31:42c'est peut-être...
31:43Je n'oserais le dire.
31:44Mais je trouve quand même
31:45que c'est le Premier ministre
31:47de la France.
31:48Enfin bon,
31:48c'est pas n'importe...
31:49Mais si, enfin Jules !
31:51Mais en fait,
31:52ça en dit long
31:53sur le discrédit
31:54à la fois du Président
31:56et du Premier ministre
31:58que l'on sent maintenant
31:59dans les conversations.
32:00Plus personne ne croit
32:01au discours du Président de la République
32:03quand le Président de la République
32:04disait dimanche soir
32:05« Nous serons intraitables
32:06avec les casseurs »
32:08au moment où les casseurs
32:09continuaient leur besogne
32:11place de la République.
32:12Évidemment que plus personne
32:13ne le croit.
32:14Et c'est vrai que
32:14puisque plus personne en France
32:16ne croit ni le Président
32:18ni le Premier ministre,
32:19c'est vrai qu'il n'est pas étonnant
32:20que les chefs de parti
32:20ne le croient pas,
32:21ne le croient plus.
32:22Mais honnêtement,
32:23je trouve quand même que
32:25le pouvoir,
32:25ça se respecte d'une certaine façon.
32:27Mais il n'y a plus de pouvoir.
32:28Le pouvoir est complètement à nu.
32:29On a un Président de la République
32:31qui peine à faire entendre
32:33ses consignes.
32:34On a un Premier ministre
32:35qui en effet
32:35est le Premier ministre
32:36le plus faible
32:37de la Ve République.
32:38Un ministre de l'Indique
32:39C'est extrêmement compliqué.
32:41Il faut garder son calme
32:41quand on parle de notre
32:42ministre actuel de l'Intérieur
32:44qui a été vendu
32:46comme le Mozart de la sécurité,
32:48le Mozart du maintien de l'ordre
32:49comme son Président
32:50était le Mozart de la finance.
32:51C'est ce que j'allais dire.
32:52Une petite référence.
32:53Et qui en réalité a montré
32:54tout l'impéritie de l'État
32:56samedi dernier.
32:57Pardonnez-moi,
32:58mais quand vous n'avez que
32:5838% du parc des unités mobiles
33:01qui est déployée
33:02dans une journée à haut risque,
33:04c'est un véritable scandale
33:06quand vous décidez
33:08de ne pas recourir
33:09aux forces sentinelles
33:10alors que tous les services
33:11vous disent qu'il faut recourir
33:12aux forces sentinelles
33:13et d'ailleurs,
33:13ce sera le cas samedi prochain.
33:16Il y aura les services sentinelles
33:17qui seront dans la rue.
33:19À un moment donné,
33:20il aurait dû démissionner,
33:21Laurent Lunez.
33:22Il a démissionné.
33:23Il a proposé...
33:24Oui, mais si vous voulez
33:25vraiment démissionner,
33:26vous démissionnez.
33:26Vous n'attendez pas
33:27que le Président de la République
33:28l'accepte ou la refuse.
33:29Donc, encore une fois,
33:30c'est un petit jeu,
33:31un petit jeu extrêmement désagréable
33:33et je pense que les Français
33:34en ont ras-le-bol.
33:35Ça va être les six mois
33:36les plus longs de l'histoire,
33:38sincèrement,
33:39parce que les Français
33:40en ont ras-le-bol de ce pouvoir
33:41qui n'est plus un pouvoir.
33:42Moi, sur le ministre de l'Intérieur,
33:43je ne serais pas aussi sévère
33:44parce que franchement,
33:45comment pouvez-vous être
33:46ministre de l'Intérieur
33:47d'un Président
33:49qui vous dit
33:49« Soyez empathique
33:51avec les manifestants ? »
33:53C'est son problème.
33:54Ben oui, mais...
33:56C'est pas moi...
33:57Je suis d'accord,
33:57mais il arrive un moment,
33:58si vous voulez,
33:59où le ministre de l'Intérieur
34:00ne sait plus sur quel pied danser.
34:01Il part !
34:02Jean-Pierre Chevènement,
34:03il est parti.
34:04Oui, mais enfin,
34:05moi je trouve que, bon,
34:05partir maintenant
34:06alors qu'on est en pleine crise,
34:09je ne suis pas sûr
34:10que ce serait le meilleur signal,
34:11mais je suis assez d'accord
34:12avec Jules
34:13sur le fait que
34:14si ça se passe mal
34:15ce week-end,
34:16là, la question
34:17de la présidentielle
34:18anticipée
34:19se posera
34:20avec beaucoup d'acuité.
34:21Et l'état d'urgence,
34:22alors, fallait-il le décréter ?
34:24Eh bien, on en parle
34:25tout de suite sur Europe 1.
34:2613h14,
34:27c'est Europe 1 Info,
34:28c'est avec Kelly Mathias
34:29sur Europe 1.
34:3013h14,
34:32Europe 1 Info.
34:3413h14,
34:36Europe 1 Info.
34:37Et Europe 1 Info
34:38se poursuit à 13h42
34:39sur Europe 1
34:40avec vous, Kelly Mathias
34:41et vos chroniqueurs.
34:41Jules Thorez,
34:42c'est Jean-Michel Salvatore.
34:43Vous avez entendu
34:44le Président de la République
34:45hier qui estime
34:46que la France
34:46n'a pas besoin
34:47d'état d'urgence
34:48et que le droit du pays
34:49permet déjà
34:50au préfet
34:50de prendre un couvre-feu,
34:51par exemple,
34:52ou une interdiction
34:52de regroupement.
34:54Des mesures
34:54qui ont permis,
34:55selon le chef de l'État,
34:56de retrouver le calme
34:57depuis lundi.
34:59Mais si on en a besoin,
35:01la situation l'exige.
35:02C'est ce que dit
35:02l'avocat au Conseil d'État,
35:03François-Henri Briard,
35:05qui était sur Europe 1 hier.
35:06Il y a d'abord
35:07une raison de principe,
35:09c'est que l'État d'urgence
35:11affirmera l'autorité
35:12de l'État.
35:13Ensuite,
35:14l'État d'urgence
35:15permettra de montrer
35:16au monde
35:17que la France
35:18se réveille,
35:19qu'elle ne se laisse
35:20plus humilier.
35:21La troisième raison,
35:22c'est que l'État d'urgence
35:24est destiné
35:24à protéger.
35:25Protéger la nation,
35:26protéger les citoyens,
35:28protéger les forces
35:29de l'ordre,
35:30protéger aussi
35:30les installations
35:31sensibles,
35:32c'est un aspect
35:33important, je crois,
35:35protéger les habitations,
35:36les commerces.
35:36Et je ne comprends pas
35:37pourquoi on nous prie
35:39du bénéfice
35:39de cette protection
35:40qui a déjà été mise en œuvre
35:42à sept reprises
35:43depuis 1955
35:45dans des circonstances
35:46parfois moins graves.
35:48Et il faut simplement
35:48un décret
35:50en Conseil des ministres
35:51et ensuite
35:52une loi
35:53deux jours plus tard.
35:54Et selon un sondage
35:55CSA-Penseigne aux Européens
35:56et au LJDD,
35:5765% des Français
35:58sont pour la mise en place
35:59de l'État d'urgence
35:59après les violences urbaines
36:01lors des manifestations
36:02de samedi dernier.
36:04Fallait-il le décréter,
36:05cet état d'urgence
36:06au vu de ce qu'a redit
36:07d'ailleurs Emmanuel Macron
36:08ce matin
36:09en disant
36:10il a dénoncé
36:11la volonté de l'ultra-gauche
36:12de faire tomber
36:13la République, je cite.
36:14Évidemment, si vous voulez,
36:14à partir du moment
36:15où la République est en danger,
36:16pourquoi ne pas déclencher
36:18l'état d'urgence ?
36:19Et il y a autre chose
36:20que je trouve très inquiétant
36:22et qui prouve
36:22que là, il y a vraiment
36:23une incohérence totale
36:24dans les constats
36:27qui sont faits
36:27par le gouvernement.
36:28Vous avez
36:29le préfet de police de Paris,
36:30le préfet de police de Paris
36:31qui a invité ce matin
36:34les commerçants
36:35de Paris
36:36à recourir
36:38à des agents privés
36:40pour se protéger
36:41des prochaines manifestations.
36:42Ça veut dire
36:43en fait
36:43que le préfet de police
36:45de Paris
36:45est en train de dire
36:46aux commerçants parisiens
36:47je n'ai pas les moyens
36:49de vous protéger.
36:51Bon,
36:51si l'état
36:51n'est plus en capacité
36:53de protéger
36:54les citoyens,
36:54ça veut dire
36:55qu'il n'y a plus d'état.
36:56C'est aussi simple que ça.
36:58Et moi,
36:58je ne comprends pas
36:59cette prise de position
37:01qui est d'une certaine façon
37:02une incitation
37:03à l'autodéfense,
37:04une incitation
37:06à organiser
37:07ce qu'on peut appeler
37:08des milices.
37:09Enfin bon,
37:10et il y a vraiment
37:11quelque chose
37:11de totalement incohérent
37:12et d'extrêmement dangereux.
37:14J'écoutais ce matin
37:15Robert Ménard
37:15sur Europe
37:16qui expliquait
37:17qu'il connaissait
37:18énormément de gens
37:19qui avaient acheté
37:19des armes,
37:20énormément de commerçants
37:21qui avaient acheté des armes.
37:23Et c'est vrai
37:23qu'à Paris,
37:24par exemple,
37:24quand vous voyez
37:25que vous avez
37:26451 boutiques
37:27qui ont été vandalisés,
37:29évidemment que
37:31les commerçants
37:31n'ont pas envie
37:32de revivre ça.
37:33Ils ont la peur au ventre
37:33et ils sont ruinés.
37:35Même chose à Marseille,
37:36même chose à Lyon,
37:37etc.
37:37Donc là,
37:38moi je trouve que là,
37:39ce sont des propos
37:40qui sont extrêmement inquiétants
37:41parce qu'on a vraiment
37:42le sentiment
37:42que l'État
37:43ne peut plus protéger
37:45les Français.
37:45Or,
37:46un État,
37:46c'est fait pour ça.
37:47Mais cela dit,
37:48les couvre-feux
37:48semblent marcher quand même.
37:49C'est calme là,
37:50les nuits.
37:51Oui,
37:51mais enfin,
37:51si le préfet de police
37:53dit,
37:53moi,
37:54armez-vous,
37:54organisez-vous
37:55parce que je ne peux
37:56rien faire pour vous.
37:57Donc déjà,
37:58si vous voulez,
37:59il n'y a plus d'hôpital
37:59depuis le Covid.
38:01Il n'y a plus de lycée
38:02depuis les classements PISA
38:04et maintenant,
38:04il n'y a plus de police
38:07avec les manifestations
38:08de l'ultra-gauche.
38:09C'est brillant.
38:10Je le t'en reste.
38:11Là où je trouve
38:12que c'est assez fou,
38:13c'est que,
38:14en fait,
38:14moi je veux bien
38:15qu'on mette
38:16l'état d'urgence
38:16mais il faut que ce soit
38:17cohérent
38:18avec la doctrine
38:19que l'État a décidé.
38:20C'est-à-dire que
38:21Bruno Rotaillot,
38:21moi je comprends
38:22pourquoi il souhaite
38:23l'état d'urgence
38:24parce que Bruno Rotaillot,
38:26ministre de l'Intérieur,
38:26je ne pense pas
38:27qu'on aurait eu
38:27la même doctrine
38:28du maintien de l'ordre.
38:29Je ne pense pas
38:29qu'on aurait eu
38:30le même type de choses.
38:31Tout à l'heure,
38:32je vous parlais
38:32de seulement 38%
38:33du parc des unités
38:34mobiles déployées,
38:36c'est-à-dire
38:36compagnie de CRS
38:37et compagnie de gendarmerie mobile.
38:39Il y en a 180
38:39dans notre pays.
38:40Il n'y en avait que 70
38:41qui étaient déployées
38:42le samedi 17.
38:43Et moi,
38:44j'ai contacté
38:44notamment les entourages
38:45à la fois de Bruno Rotaillot
38:46et Gérald Darmanin,
38:47donc des anciens
38:48ministres de l'Intérieur,
38:49sur certaines manifestations,
38:50sur certaines journées noires
38:52qui étaient bien moindres
38:53que le 17 octobre,
38:55on était à 80 à 90%
38:57du parc qui était mobilisé.
38:59Donc là,
38:59on a vu en effet
39:00que l'État
39:00n'était pas capable
39:01d'anticiper.
39:02Mais c'est parce que
39:03c'est aussi la doctrine
39:04du maintien de l'ordre
39:05qu'on a décidé
39:05depuis trois semaines,
39:06c'est-à-dire qu'on a laissé
39:07des gamins de 16 à 17 ans
39:09de 18 ans
39:10bloquer tout le pays.
39:12On voulait absolument
39:13éviter des images,
39:14ça peut se comprendre,
39:15des images de policiers
39:17qui frappent
39:18ou qui mettent
39:19des coups de matraque
39:20à des étudiants,
39:21éviter l'image
39:22que la France insoumise
39:23pourrait récupérer
39:24comme ils ont essayé
39:24de le faire à Belfort.
39:25Donc le problème étant que
39:26moi,
39:27un État d'urgence
39:28sous Laurent Nunez,
39:29je ne vois pas bien
39:30quel serait l'apport.
39:31Non mais sincèrement,
39:32parce qu'ils ne veulent pas
39:34qu'il y ait des images
39:36gravissimes.
39:37On a un président
39:38de la République
39:38qui vous dit
39:39que les policiers
39:41ont manqué d'empathie,
39:43ont manqué d'humanité.
39:44L'État d'urgence,
39:45on arrive à des choses
39:46bien pires.
39:48Donc c'est pour ça
39:48que je comprends
39:49pourquoi Laurent Nunez
39:49fait ça aujourd'hui.
39:50C'est-à-dire que
39:50le droit commun,
39:53aujourd'hui,
39:53nous autorise
39:54à annuler
39:55un certain nombre
39:55de manifestations.
39:56D'ailleurs,
39:56je crois que
39:59Orléans dimanche,
40:00c'est bizarre
40:01que ce soit dimanche
40:02et pas samedi.
40:03Ça pourrait être
40:04samedi et dimanche.
40:05Mais donc,
40:06le droit commun
40:07nous permet quand même
40:07déjà de faire des choses
40:08par rapport à ce que
40:09l'État voudrait
40:10comme image.
40:11Jean-Michel Salvatore.
40:12Sur l'État d'urgence,
40:13moi je considère
40:14que les Français
40:16avaient besoin
40:16d'un choc psychologique
40:17qui aurait marqué
40:18que l'État
40:20était là
40:21et que l'État
40:23voulait vraiment
40:24défendre
40:24les Français.
40:25Mais malgré tout,
40:26c'est vrai qu'il y a
40:27un argument
40:27qui plaide
40:28contre l'État d'urgence
40:30qui n'est pas
40:31un argument
40:32très glorieux
40:32mais dont il faut
40:34tenir compte.
40:34C'est la question
40:36des marchés financiers.
40:37C'est-à-dire qu'à partir
40:38du moment
40:38où vous déclenchez
40:39l'État d'urgence,
40:40vous créez
40:40une inquiétude
40:41supplémentaire
40:42chez les investisseurs
40:46au sein
40:47des marchés financiers
40:49qui se disent
40:50que finalement
40:50la situation française
40:52est encore plus grave
40:53qu'ils ne l'imaginaient
40:54et donc c'est vrai
40:55que ça peut alimenter
40:57une augmentation
40:58des taux d'intérêt
40:59parce que
41:00évidemment
41:01les marchés financiers
41:02considèrent
41:02que la France
41:03est un risque
41:05très important.
41:06Donc
41:07ça a pu jouer
41:08d'ailleurs
41:08dans la décision
41:09du président de la République
41:10dimanche dernier.
41:11On a dit
41:11que ça faisait partie
41:13des éléments
41:14qui l'ont convaincu
41:15de ne pas décréter
41:16l'état d'urgence
41:17alors que
41:18dimanche dernier
41:18vers 16h
41:19il était résolu
41:20à le faire.
41:21Alors justement
41:21les conséquences économiques
41:22de ces violences
41:23de samedi dernier
41:25et peut-être à venir
41:25on ne l'espère pas
41:26bien sûr
41:26le samedi qui vient
41:27il en va être question
41:29dans le débat
41:30d'Europe 1 Info
41:31avec vous deux
41:32Jules Torres
41:32et Jean-Michel Salvatore.
41:33Europe 1 et des 2h rondes 10
41:34vous écoutez
41:35Clélie Mathias
41:35et ses chroniqueurs.
41:36A tout de suite.
41:3813h, 14h
41:39Europe 1 Info
41:4113h, 14h
41:43Europe 1 Info
41:44Europe 1 Info
41:45du lundi au vendredi
41:45c'est avec Clélie Mathias
41:46et vos chroniqueurs du jour
41:48Clélie Jules Torres
41:48et Jean-Michel Salvatore.
41:49On va revenir évidemment
41:50sur les conséquences économiques
41:52de ces violences
41:54alors évidemment
41:54la France
41:55n'avait pas besoin de ça
41:56en plus
41:57au vu de la situation financière
41:58mais juste avant
41:59Jules Torres
41:59je voudrais revenir
42:00sur un point
42:00on a
42:01le ministère de l'Intérieur
42:03a dévoilé
42:04aujourd'hui
42:04son dispositif
42:05pour samedi prochain
42:06il a dit qu'il y aurait
42:0720% de forces de l'ordre
42:09supplémentaires
42:10sur le terrain
42:11par rapport à samedi dernier
42:12est-ce que ça vous paraît suffisant ?
42:13Je ne sais pas si c'est suffisant
42:15parce que
42:16ce qu'on ne sait pas
42:17c'est combien il y aura
42:19de casseurs
42:19c'est combien il y aura
42:21d'éléments radicaux
42:22c'est combien il y aura
42:23de militants d'ultra-gauche
42:24moi j'ai eu une image
42:25absolument dingue
42:26que j'ai vu
42:26samedi dernier
42:28avec une douzaine
42:29de policiers
42:30rurés au mur
42:31à Paris
42:31qui étaient obligés
42:32de reculer
42:33parce que
42:34vous avez beau
42:35être 12 policiers
42:36quand vous avez
42:37100 pillards
42:38qui foncent sur vous
42:39bon bah évidemment
42:40c'est pas suffisant
42:41donc tout le sujet
42:42c'est de savoir
42:43si on a assez de policiers
42:44pour assurer
42:45la sécurité
42:46de l'état
42:47il y avait 550 000 personnes
42:49samedi dernier
42:50en France
42:51je crois que dans notre pays
42:52il n'y a que 250 000 flics
42:54et gendarmes
42:54donc le sujet
42:55c'est
42:56est-ce qu'on est capable
42:57aujourd'hui
42:58quand on voit par exemple
42:59que le préfet des Bouches-du-Rhône
43:00monsieur Witkowski
43:01vous dit qu'il y avait
43:0230 000 pillards
43:03et 8 000 émeutiers
43:04bon bah moi
43:05je veux bien
43:06qu'on ait une doctrine
43:06du maintien de l'ordre
43:07je veux bien
43:08qu'on essaye
43:09d'être extrêmement ferme
43:10mais comment assurer
43:11la sécurité de l'état
43:12quand vous avez
43:13autant de personnes
43:14qui veulent s'en prendre à vous
43:15quand vous avez
43:15autant de pillards
43:17et quand vous avez aussi
43:19il faut le dire
43:19une réponse judiciaire
43:21qui n'est pas à la hauteur
43:22qui
43:23moi
43:23quand on voit
43:24le nombre d'interpellations
43:25le nombre de comparutions immédiates
43:27le nombre de détentions provisoires
43:28c'est certainement pas suffisant
43:30donc le problème
43:31c'est qu'il faut tout changer
43:32et je crains
43:34que même si vous augmentez
43:35de 20%
43:35les unités
43:37pour ce week-end
43:38je crains
43:38qu'on vive
43:39un nouveau samedi noir
43:41les conséquences économiques
43:42évidemment
43:42elles se font déjà sentir
43:43sur les marchés
43:44il y a ce chiffre
43:45les 5%
43:46Jean-Michel Salvatore
43:47un taux d'emprunt
43:48à 5%
43:49ça n'a été jamais vu
43:49depuis 2002
43:51je sais plus ce qui s'était passé
43:52en 2002
43:52d'ailleurs
43:52pour que ça soit aussi haut
43:53à l'époque
43:54déjà là
43:54c'est financièrement catastrophique
43:57parce que ça veut dire
43:58qu'on va payer
43:59de plus en plus d'intérêts
44:00pour rembourser nos dettes
44:01et il ne faut pas oublier
44:02qu'on va emprunter
44:04en 2027
44:06340 milliards d'euros
44:07c'est-à-dire 1 milliard par jour
44:08et ça
44:09ça ne sont que des intérêts
44:12donc la première conséquence
44:13évidemment
44:14on la voit
44:14c'est les taux d'intérêt
44:16mais il y a des conséquences
44:17qui sont beaucoup plus lourdes
44:18et beaucoup plus immédiates
44:19pour les français
44:20d'abord le tourisme
44:21le tourisme
44:22évidemment
44:23la France
44:24Paris
44:24est une destination
44:25touristique
44:26très importante
44:27on est l'un des premiers
44:28pays touristiques du monde
44:29on se souvient de l'effet JO
44:31et là
44:32ça va être un contre-effet JO
44:33parce que les images
44:34on les a vues partout
44:35et si on a une baisse
44:37du tourisme
44:38de 3, 4, 5, 10%
44:40pendant un an ou deux
44:41je pense que
44:42les commerçants
44:44vont le sentir passer
44:46la deuxième conséquence
44:47c'est pour le commerce lui-même
44:48déjà le commerce a énormément
44:50souffert
44:51parce qu'il y a la concurrence
44:52d'internet
44:53parce qu'il a fait beau
44:54et que donc
44:55les français n'ont pas acheté
44:56beaucoup de vêtements d'hiver
44:58depuis le mois de septembre
44:59là vous avez
45:023000 magasins
45:03qui ont été pillés
45:05qui ont été pillés
45:06à la fois
45:06à Paris
45:07et dans les grandes villes
45:08dans les grandes villes de France
45:09il faut bien voir
45:10que la plupart
45:11des commerçants
45:12sont mal assurés
45:13ils ont une assurance
45:14mais ils sont en général
45:15pas très bien assurés
45:16ils ne sont pas assurés
45:17contre les PIA
45:18par exemple
45:19pas toujours
45:19et contre les pertes
45:21d'exploitation non plus
45:22donc il va y avoir
45:24énormément de commerces
45:25qui vont être dans la difficulté
45:26vous allez avoir
45:27du chômage technique
45:29et au bout du bout
45:30ça veut dire
45:31que la croissance
45:31finalement
45:32elle va mollir
45:33et si la croissance mollit
45:35ça veut dire
45:35que l'économie
45:36marche moins bien
45:37donc les taxes
45:37rentrent moins bien
45:38donc la TVA
45:39rentre moins bien
45:40donc il faudra
45:41emprunter encore plus
45:42et là le nœud coulant
45:43de la dette
45:44et des déficits
45:45se sert de plus en plus
45:46donc franchement
45:47on n'avait pas besoin de ça
45:49et je voudrais vous faire écouter
45:50puisque vous parliez
45:51des commerçants
45:52Jean-Michel Salvatore
45:53Robert Ménard
45:53ce matin
45:54le maire d'Yves-Droite
45:54de Béziers
45:55qui estime que
45:56ces commerçants
45:56seront tentés par
45:57l'autodéfense
45:59il était l'invité
45:59de Laurence Ferrari
46:00ce matin
46:01on n'est pas à la guerre civile
46:03non
46:04on est à la pré-guerre civile
46:06on est dans des guérillas urbaines
46:08avec une différence énorme
46:10c'est que pour l'instant
46:11personne n'a tiré sur personne
46:13ces fois c'est toute la vie
46:14des gens madame
46:15c'est tout
46:16leur boutique
46:17leur commerce
46:18c'est toute leur vie
46:18vous n'excluz pas
46:19un geste d'autodéfense
46:21parce que vous
46:22vous l'excluz
46:22vous savez
46:23je connais des gens
46:24et Dieu sait
46:25que je ne l'aurais jamais imaginé
46:26des gens comme vous
46:27comme moi
46:28raisonnables
46:28qui me disent
46:29moi je vais
46:31j'ai acheté
46:33Jules Torres
46:34il décrit une réalité
46:36Robert Ménard
46:36mais cette réalité
46:37elle ne date pas du 17 octobre
46:39la tentation de l'autodéfense
46:40dans notre pays
46:40elle date d'il y a
46:41quasiment une dizaine d'années
46:42avec une insécurité
46:44qui est de plus en plus
46:45préoccupante
46:46notamment pour les femmes
46:47de notre pays
46:49les bombes lacrymogènes
46:51les gaz moutarde
46:53les clés que vous pouvez tirer
46:56ça fait un bruit strident
46:57pour éviter de vous faire
46:58agresser dans la rue
46:59ça ça existe
46:59dans notre pays
47:01il faut regarder aussi
47:02les ventes dans les armuries
47:05qui ont explosé
47:06depuis samedi
47:07mais qui explosent
47:08depuis 10 ans
47:08les cours dans les arts martiaux
47:10que ce soit le Budaco
47:11que ce soit le Krav Maga
47:13ça a augmenté drastiquement
47:16les clubs de tir
47:17qui sont de plus en plus
47:19et bien
47:20prisés par les français
47:21donc tout ça
47:22est extrêmement inquiétant
47:23mais qu'est-ce que ça dit
47:24ça dit que
47:25le contrat qu'il y a
47:26entre les français
47:27et l'état
47:27c'est que
47:28on se désarme
47:29et l'état doit assurer
47:31notre protection
47:31sauf que ça malheureusement
47:33ça n'existe plus
47:34c'est la raison pour laquelle
47:35aussi on a désarmé
47:36les français
47:37on a fait des grandes collectes
47:39d'armes
47:39il y a quelques années
47:41pour récupérer
47:41la carabine
47:43de mon grand-père
47:43mais je peux vous dire
47:44que des kalachnikovs
47:45dans certains lieux
47:46là il y en a
47:47et que l'état
47:47ne va pas aller les chercher
47:48donc encore une fois
47:50c'est cet état
47:51qui est extrêmement
47:53fort
47:54pour bomber le torse
47:55et pour dire
47:56qu'il est là
47:56que la république
47:57ne va pas tomber
47:58mais en réalité
47:58la république
47:59est en train de tomber
48:00de toutes parts
48:01dans toutes les strates
48:02de la société
48:02Jean-Michel Salvatore
48:04oui parce qu'il faut bien voir
48:05que si des commerçants
48:06à bout s'arment
48:07et c'est vrai que même
48:08si on ne peut pas
48:09les encourager
48:10on peut comprendre
48:12ce qu'on sait très bien aussi
48:13c'est qu'il y a des armes
48:14en banlieue
48:16et évidemment
48:17que ces armes en banlieue
48:18elles peuvent sortir
48:19et si elles sortent
48:20je ne sais pas
48:21si vous imaginez
48:21mais là on ne sera plus
48:22en pré-guerre civile
48:23comme le disait Robert Ménard
48:24mais on sera en guerre civile
48:25donc c'est vrai
48:26que c'est un scénario catastrophe
48:27que personne ne souhaite
48:28voir se réaliser
48:29mais la menace
48:31elle existe
48:32il faut être deux
48:32pour faire une guerre civile
48:34vous êtes bien inquiétant
48:35et c'est sur cette note là
48:36qu'on va terminer
48:38je veux le temps reste
48:40merci à vous deux
48:41d'avoir participé
48:42à ce débat
48:42toutefois quand même
48:44Jules Thorel
48:44Jean-Michel Sabathor
48:46tout de suite
48:47sur Europe 1
48:48vous retrouvez
48:48Romain Desarmes
48:49et Marie-Estelle Dupont
48:50pour Et si on en parlait
48:51moi je vous donne rendez-vous
48:52demain dès 13h
48:53sur Europe 1
48:54merci à vous
48:54Géraldine Amon
48:55de m'accompagner
48:55merci Clélie
48:56c'était Clélie Mathias
48:57sur Europe 1
48:58et je vous rappelle
48:58que c'est un nouveau record
48:59pour Au coeur du crime
49:00la série de podcasts
49:01à succès d'Europe 1
49:02avec déjà plus de 15 millions
49:04d'écoutes
49:04alors continuez de trembler
49:06avec les enquêtes criminelles
49:07racontées par Serge Sauvion
49:08la voix mythique
49:09de l'inspecteur
49:10à l'imperméable
49:11Au coeur du crime
49:12à écouter d'urgence
49:13sur toutes vos plateformes
49:14sur le site
49:14et l'application Europe 1