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00:00Europe 1, il est 13h.
00:05Europe 1 Info.
00:0613h, 14h.
00:08Clélie Mathias.
00:09Bonjour à tous et ravie de vous retrouver.
00:11Merci d'écouter Europe 1 Info.
00:12On est ensemble jusqu'à 14h pour de l'info et du débat.
00:16Tout d'abord, le grand journal de la mi-journée.
00:17En ce vendredi 9 octobre, vous avez une voiture diesel.
00:21Tant mieux, vous avez une voiture essence.
00:22Tant pis, vous entendrez la colère des automobilistes
00:25qui s'estiment lésés après les annonces du gouvernement
00:27visant à faire baisser les prix à la pompe pour le gasoil.
00:30Encore des blocages dans les lycées malgré des mesures d'urgence
00:33annoncées par le ministre Edouard Geffray hier.
00:35Notamment l'arrivée de 3000 profs remplaçants dans les jours qui viennent.
00:39Qui sont ces enseignants ?
00:40D'où viennent-ils ? Réponse dans ce journal.
00:42A propos des mobilisations lycéennes et des affrontements et violences
00:45qu'il y a pu y avoir ces derniers jours,
00:47êtes-vous choqué par le manque de soutien d'Emmanuel Macron en force de l'ordre ?
00:50C'est la question européenne du jour.
00:52Vous pouvez voter, donner votre avis sur le site et l'appli Europe 1.
00:55Et pour l'instant, vous dites oui en majorité.
00:58A peine ouverte la primaire socialiste victime d'une cyberattaque,
01:01mais les organisateurs se veulent rassurants sur l'intégrité du scrutin
01:05qui doit départager les 5 candidats d'ici demain soir.
01:07La chronique santé, c'est le pasteur dont jusqu'à dimanche,
01:10vous pouvez donner pour aider la recherche.
01:12A cette occasion, Brigitte Meillot vous parlera du lien entre les vaccins
01:15et votre intestin.
01:17Et oui, rendez-vous dans un quart d'heure.
01:19La tendance météo, bonjour Gérald Dynamo.
01:20Bonjour Kelly.
01:21Et le retour de la pluie au nord.
01:22Pluie qui deviendra plus régulière au nord, note de la Loire,
01:25et qui gagnera les régions proches de la Manche.
01:26Elle va s'intensifier en fin de journée dans les Hauts-de-France.
01:29Il fera 13 à 17 degrés au nord.
01:31Et dans le centre, 15 à 20 degrés ailleurs.
01:33Jusqu'à 23 degrés à Nice.
01:35Météo complète sur Europe 1 à la fin du journal.
01:37Europe 1.
01:39Et moi alors, qui roule au sans-plomb, pourquoi pas d'aide comme pour les diesels ?
01:42C'est ce que pensent de nombreux automobilistes après les annonces de Sébastien Lecornu,
01:46qui va débloquer 10 millions de barils de ses stocks stratégiques
01:49afin de faire baisser les prix du gasoil à la pompe de 12 à 18 centimes.
01:52Mais il n'y a rien pour le sans-plomb 95 ou 98.
01:56Reportage auprès des déçus en région lyonnaise du correspondant européen Jean-Luc Boujon.
02:00Pistolet vert en main, Aurélie est en train de faire le plein de son monospace avec du sans-plomb 95.
02:05Tarif affiché, 2,19 euros le litre.
02:07Un prix qui ne baissera pas prochainement, contrairement à celui du gasoil.
02:11Aurélie ne comprend pas bien pourquoi.
02:12Je ne comprends pas la cohérence.
02:13En fait, les voitures essence, elles font quoi alors qu'on ne roule pas ?
02:16Et seul le diesel qui pollue plus pourra rouler ?
02:18Je pense que tout le monde doit être logé à la même ancienne.
02:20Et ce n'est même pas qu'une question de justice, c'est juste une question de cohérence globale.
02:23Aujourd'hui, j'aimerais comprendre ce qui justifie, qui débloque ce stock sur le diesel et pas sur l'essence.
02:27Où est l'équité dans tout ça, question de marque ?
02:29Ce n'est pas juste du tout.
02:30Ça devrait concerner tous les carburants, qu'il y ait une diminution.
02:33Surtout quand on annonce à l'air moyen, qu'on se déplace pour aller travailler, ça devient difficile.
02:37Charlotte, elle, ne perçoit pas bien la logique de la mesure.
02:40On nous a dit qu'il fallait prendre des voitures essence parce que ça polluait moins.
02:42On a pris des voitures essence qui sont plus chères.
02:45Et après, on ne peut plus mettre de l'essence dedans parce que c'est plus cher.
02:48C'est un cercle vicieux.
02:49Il faudrait que tout le monde soit aidé, en fait, de la même façon.
02:52Donc, je ne dis pas merci au gouvernement.
02:54Mais je pense que je ne suis pas la seule à ne pas dire merci au gouvernement, malheureusement.
02:58Une annonce du Premier ministre qui fait donc beaucoup de mécontents,
03:00sans satisfaire vraiment ceux qui roulent au diesel,
03:03qui trouvent la baisse à venir insuffisante.
03:05Saint-Génie-Laval, Jean-Luc Bougeon, Europe 1.
03:07Et une réunion se tiendra lundi à Matignon avec les distributeurs
03:10pour déterminer les modalités de la baisse du gasoil.
03:12La mobilisation des lycéens se poursuit avant une nouvelle journée de manifestation mardi.
03:17Hier, ce sont 70 000 personnes qui ont manifesté en France.
03:20Ce matin, on dénombre moins de 150 lycées fermés en légère baisse.
03:24Il faut dire qu'entre-temps, Édouard Geffray a fait plusieurs annonces pour calmer la colère.
03:28Le ministre de l'Éducation propose ainsi aux proviseurs de procéder
03:31à des remplacements de courte durée à l'intérieur de leur établissement,
03:35grâce aux heures supplémentaires de professeurs volontaires.
03:38Et puis, il a annoncé l'arrivée de professeurs remplaçants.
03:41On a 3 000 professeurs remplaçants qui, actuellement, ne sont pas devant élèves.
03:44Ils voudraient l'être, mais ils ne sont pas affectés devant élèves.
03:463 000 professeurs, parce que jusqu'à présent, on savait mal les affecter, notamment.
03:50Et donc, dans les prochaines heures, on a 3 000 professeurs qui vont rejoindre ces établissements.
03:54Le deuxième élément, c'est que je vais autoriser les recteurs à recruter plus
04:00que ce qui est normalement autorisé, quelques centaines de professeurs de plus,
04:04là où nous avons des besoins.
04:05Donc, vous garantissez que ces enseignants seront face à des élèves quand ?
04:09Dans les heures qui viennent.
04:11Mais la question se pose, d'où viennent ces 3 000 professeurs ?
04:13Que faisaient-ils avant ?
04:14Bonjour Laurent Legault.
04:15Bonjour Clélie, bonjour à tous.
04:16Dites-nous, qui sont ces 3 000 professeurs ?
04:19Eh bien, ce sont des professeurs titulaires qui ont donc passé les concours
04:22et qui font partie d'une réserve d'enseignants pour les remplacements.
04:25On en compte environ 10 000.
04:27Ils n'ont pas de poste fixe.
04:28Ils sont affectés à une zone géographique
04:30et sont appelés au jour le jour en fonction des besoins.
04:33Selon le ministre de l'Éducation,
04:353 000 d'entre eux sont disponibles pour être mobilisés.
04:38Un chiffre qui étonne Maxime Repère, vice-président du syndicat de professeurs Snalc.
04:41Ce chiffre nous apparaît peu crédible en l'état.
04:46Ça semble plus un coup de com' qu'une véritable solution.
04:50On sait depuis des années qu'il manque des personnels enseignants à chaque rentrée.
04:55Pourquoi ne pas avoir mobilisé ces 3 000 enseignants à ce moment-là ?
04:58Alors comment seront-ils affectés ?
05:00Édouard Geffray a annoncé le déploiement d'un nouveau logiciel boosté à l'intelligence artificielle
05:04qui a permis d'identifier plus de 500 lycées où les besoins sont importants.
05:08Ces 3 000 enseignants y seront mobilisés en priorité
05:11mais toujours en restant dans leur zone géographique.
05:14Ils devraient tous avoir reçu leur affectation d'ici le début de la semaine prochaine.
05:18Merci Laura Legault.
05:19Et concernant les dégradations qu'il y a pu y avoir ces derniers jours
05:22en marge de cette mobilisation lycéenne,
05:24sachez que selon un sondage CSAP,
05:26Europe, Insénews et le JDD,
05:2885% des Français sont pour le projet de loi Casseur-Payeur
05:32qui prévoit une responsabilité civile solidaire lors d'attroupements violents.
05:36Une cyberattaque, du culot et un cow-boy,
05:38c'est dans la suite du journal de Kelly Mathias.
05:40Il est 13h06 sur Europe 1.
05:4313h, 14h,
05:44Europe 1 Info.
05:46Bonjour, c'est Sophie Davant.
05:47J'ai un cousin qui a une maison à la campagne,
05:49à laquelle il tient beaucoup.
05:50Et la suite du journal de Kelly Mathias à 13h07 sur Europe 1 avec la politique.
05:54Ça commence mal pour la primaire de la gauche.
05:56Oui, la plateforme de vote est victime depuis ce matin d'une cyberattaque.
05:59Pas de coupure dans le scrutin, mais des ralentissements.
06:02L'intégrité des votes n'est pas compromise.
06:04Ce sont plus de 140 000 électeurs qui sont appelés à départager.
06:095 candidats d'ici demain 20h.
06:11Bonjour Jacques Serret.
06:12Bonjour Clélie, bonjour à tous.
06:13Et au-delà du nom qui sortira des urnes,
06:15le Parti Socialiste joue gros sa ligne,
06:17son leadership et sa place à gauche.
06:19Oui, avec une première inconnue de taille.
06:21Qui va voter ?
06:22Sur les 140 000 inscrits,
06:24près de 80 000 ne sont ni adhérents du PS,
06:28ni adhérents de place publique,
06:29ni adhérents de la gauche républicaine et socialiste.
06:32Autrement dit, une majorité du corps électoral
06:34échappe complètement aux appareils
06:37et peut faire basculer ce scrutin.
06:39Alors si Raphaël Glucksmann l'emporte,
06:41c'est le patron de place publique
06:43et non un membre du PS
06:44qui portera cet espace politique à la présidentielle.
06:47Olivier Faure l'a dit lui-même,
06:49une victoire de son rival pourrait signifier l'effacement du PS.
06:53Enfin reste la fracture sur la France insoumise.
06:56Raphaël Glucksmann et Jérôme Gage
06:57excluent toute nouvelle alliance avec le parti de Jean-Luc Mélenchon.
07:01Olivier Faure, Ségolène Royal et Emmanuel Morel
07:04veulent eux garder cette possibilité ouverte.
07:08Cette primaire doit donc choisir un candidat,
07:10mais elle ne réglera pas forcément la ligne.
07:13Alors que François Hollande, lui, reste à l'écart
07:16sans fermer la porte à sa propre candidature à la présidentielle.
07:20Jacques Seur a des services politiques d'Europe 1.
07:22Et cette question, les entrepreneurs doivent-ils avoir du culot pour réussir ?
07:25Eh bien cette question a été posée hier au grand rendez-vous des décideurs économiques,
07:29la douzième édition du rassemblement BPI France à l'Accor Arena de Paris.
07:32Et plus que jamais, dans un contexte socio-économique compliqué,
07:36les chefs d'entreprise sont invités à oser.
07:39Aurélien Fleureau.
07:39Des conférences, des discussions, peu de centimètres carrés libres à l'Accor Arena
07:43où une grande scène a vu défiler de nombreux dirigeants venus parler du culot,
07:48à l'instar de Franck Gervais, directeur général du groupe Pierre et Vacances Center Park.
07:52Il faut évidemment du culot pour porter une conviction,
07:55tenir des financements et puis après commencer à l'exécuter.
07:58Donc il faut s'entourer de personnes culottées
08:00pour que le culot se traduise en succès.
08:02Oser sans se poser de questions,
08:04c'est la recette de Sixtine Moulet-Berto, cofondatrice du groupe Le Crayon.
08:07La majorité des entrepreneurs ont un point commun, c'est qu'ils n'ont peur de rien.
08:10Ils sont hyper curieux et ils osent en n'ayant rien à faire de ce que vont penser les autres.
08:13Et ils ont bien raison.
08:14Aller là où personne ne nous imagine et se dépasser
08:16résume le parcours du vigneron de Narbonne Gérard Bertrand
08:19à la tête d'un groupe désormais présent dans plus de 150 pays.
08:23Le culot c'est l'histoire de ma vie.
08:24Donc ne jamais se résigner, d'avoir la foi en ce qu'on fait.
08:28Parfois quand il y a des problèmes, il faut les enjamber.
08:31Et avoir le culot de parier sur l'IA Made in France,
08:34c'est ce que fait Inès Besbes avec SIDEXT.
08:36Le culot ne s'arrête jamais dans l'entrepreneuriat.
08:39On a 99 noms pour un oui, mais il suffit d'un oui pour avancer.
08:42Et c'est pareil pour les levées de fonds.
08:44Il faut du culot pour aller chercher des fonds également.
08:46Le goût du risque salué par un intervenant qui n'était pas au programme officiel,
08:50Emmanuel Macron est notamment venu dire qu'investir ne devrait pas être un gros mot.
08:55Voilà, et il y a du culot.
08:57Je pense que je n'ai pas du tout.
08:59Allez, à l'anniversaire ce week-end.
09:0080 ans demain pour Lucky Luke.
09:03La première parution du Poor Lonesome Cowboy, c'était dans Spirou, Sébastien Bordenave.
09:07Rendez-vous compte, Maurice de Bévert, dit Maurice, le papa de Lucky Luke,
09:11crée son cow-boy alors qu'il n'a que 22 ans.
09:14Neuf ans plus tard, sous les bons conseils de son épouse, Francine,
09:18il confie le scénario à René Goscinny.
09:20D'abord parce que Maurice préfère dessiner les décors de Far West et les chevaux,
09:24et surtout parce que son éditeur, Dupuis, lui demande, vu le succès,
09:29de fournir deux à trois albums par an.
09:31La seule condition que Maurice, le dessinateur, demande à Goscinny, le scénariste,
09:36est d'éviter les calembours dont il a horreur.
09:39Goscinny les remplacera sans vergogne dans les aventures d'Isno Good.
09:43Lucky Luke, c'est plus de 300 millions d'albums vendus.
09:46Les plus grands dessinateurs contemporains sortent des albums hommages dessinés à leur façon.
09:51Mais le prochain vrai Lucky Luke, dessiné par HD, adoubé par Maurice lui-même,
09:58sortira le 6 novembre prochain, le titre Saint Lucky Luke.
10:01Il sera question d'une nouvelle religion, le lukisme,
10:04mais on devine qu'à la fin, il partira quand même seul,
10:07au soleil couchant, en chantant I am a poor l'unsome cowboy.
10:10I am a poor l'unsome cowboy.
10:15La tradition est respectée, s'il part comme ça en chantant.
10:18Rendez-vous le 6 novembre pour le prochain album de Lucky Luke.
10:20Et si vous voulez tout savoir sur Goscinny,
10:22le podcast Europe 1 Destin Extraordinaire de Goscinny est disponible, n'hésitez pas.
10:27La semaine des prix Nobel, le prix Nobel de la paix a été attribué ce matin
10:30à la juriste sud-africaine Navi Pillay pour sa défense des droits humains
10:34et sa lutte contre les atrocités, que cela soit au Rwanda, en Afrique du Sud ou au Proche-Orient.
10:39La bourse avec Claire Lemaitre sur Europe 1.
10:41La bourse avec la banque postale, partenaire de la croissance des professionnels et des entrepreneurs.
10:46Bonjour Claire.
10:46Bonjour Cléby.
10:47Le marché enfin un peu plus optimiste pour terminer la semaine.
10:50Oui, le CAC 40 était en difficulté depuis le début de la semaine, il remonte de 0,7%
10:55et c'est comme souvent grâce à des annonces de Donald Trump.
10:59Le président américain écarte la piste d'une attaque contre l'Iran d'ici les élections de mi-mandat
11:04qui se tiendront début novembre aux Etats-Unis.
11:06C'est une hypothèse qui inquiétait depuis plusieurs jours.
11:10Alors ça se calme un peu du côté du pétrole et des taux
11:13et on a des valeurs qui remontent, les valeurs bancaires, le luxe, l'automobile aussi.
11:18Plus forte hausse sur le CAC 40 pour ArcelorMittal.
11:21L'action gagne 5,5% grâce au soutien d'un analyste.
11:25En Europe, Francfort reprend 0,9% plus 0,8% pour Londres,
11:29plus 0,7% à Paris pour le CAC 40, 7 785 points.
11:33Merci Claire, la bourse sur Europe 1 avec Boursier.com.
11:36C'était la chronique Bourse avec la Banque Postale.
11:39La banque pour avoir un temps d'avance sur la croissance de votre activité professionnelle.
11:43La Banque Postale Citoyenne.
11:45On enchaîne avec la météo de Géraldine Hamon.
11:48Retrouvez la météo avec Grompama.
11:50L'assureur qui sera toujours un point de repère pour les pros.
11:55Géraldine, c'est gris et humide au nord.
11:57Et oui, les puits se renforcent cet après-midi près de la Manche et les Hauts-de-France.
12:00La Manche où le vent sera sensible.
12:01Dans le nord-est, le ciel sera aussi très nuageux.
12:04Les puits seront en revanche moins nombreuses.
12:06Au sud-ouest, jusqu'à l'Occitanie et aux Alpes, les éclaircies alterneront avec quelques passages nuageux.
12:10Alors que dans l'extrême sud-est, le temps sera instable.
12:13Mistral et Tramontane souffrent aussi assez fort jusqu'à 80 km.
12:17Et pour les températures, elles sont fraîches.
12:1913 degrés à Metz, 15 à Carin, 16 à Lille et Paris, 17 à Poitiers, 19 à Bresse, 20 à
12:23Bordeaux, 23 à Nice.
12:25Et ce week-end, le temps sera variable dans l'ensemble avec un mélange d'éclaircies, de nuages, beaucoup de
12:29pluie en demain du sud-ouest au nord-est.
12:31Et les températures, elles, seront stationnaires.
12:34Merci beaucoup Géraldine.
12:3613h, 14h, Europe 1 Info.
12:3913h14, nous accueillons le docteur Brigitte Millot sur Europe 1 pour la rubrique Santé du jour.
12:44Bonjour docteur Millot.
12:45Bonjour Clélie, bonjour Géraldine.
12:46A l'occasion du Pasteur Don, c'est aujourd'hui jusqu'à dimanche, on parle beaucoup de recherche, de prévention.
12:51Et il est aussi question du lien entre microbiote et vaccination, c'est-à-dire ?
12:56Alors revenons à la vaccination.
12:58Le principe est de présenter à nos cellules immunitaires un microbe.
13:02Un morceau de microbe, inoffensif bien sûr, atténué, inactivé ou tué,
13:07qui va éduquer nos défenses et leur permettre de reconnaître un ennemi.
13:12Et surtout, de préparer une armée d'anticorps qui seront déjà prêts, capables de réagir rapidement
13:18lorsque le vrai microbe offensif se présentera afin de ne pas être malade.
13:23Voilà le principe de la vaccination.
13:25Or, les recherches suggèrent que les bactéries qui vivent dans nos intestins
13:29pourraient influencer cette réponse immunitaire.
13:32Pourquoi ? Parce que notre microbiote dialogue en permanence avec notre immunité.
13:38Et oui, c'est comme ça.
13:39Ils papotent ensemble et certaines bactéries de nos intestins produisent des molécules
13:44qui peuvent stimuler ou moduler l'activité de nos cellules immunitaires.
13:49Ce qui pourrait expliquer pourquoi deux personnes ne développent pas exactement
13:53les mêmes réponses après une vaccination.
13:55Ou pourquoi certains font de fortes fièvres, d'autres non.
13:58Donc l'idée est de savoir si un jour, on pourrait agir sur le microbiote
14:03pour améliorer certaines réponses vaccinales.
14:06Peut-être grâce à l'alimentation ou grâce à la prise de certains probiotiques.
14:11Alors attention, nous n'en sommes pas encore là,
14:13mais cette recherche nous rappelle quelque chose d'essentiel.
14:16Notre organisme n'est pas seulement constitué de nos propres cellules.
14:20Nous vivons en permanence avec une immense communauté.
14:23Quand je dis immense, c'est 100 000 milliards de petites bébêtes qui interagissent avec nous.
14:28Et mieux comprendre les mécanismes invisibles de notre santé
14:31pour mieux prévenir et mieux soigner,
14:33c'est la promesse de la recherche soutenue notamment à l'occasion du Pasteur Don.
14:38Merci beaucoup Brigitte Mignot.
14:40Et oui, je vous le rappelle, si vous voulez donner pour la recherche, pour les chercheurs,
14:43eh bien c'est jusqu'à dimanche le Pasteur Don dans Europe 1 Info.
14:46À présent, place au débat.
14:48Ça fait des mois, des années même qu'on cherche des profs remplaçants.
14:51Eh bien, ils ont été trouvés hier par Édouard Geffray.
14:53C'est une bonne nouvelle.
14:54On va quand même en parler avec vous deux.
14:56Gilles William, Golnadel, Raphaël Steinville.
14:57Bonjour et bienvenue.
14:59Bonjour.
14:59A tout de suite sur Europe 1.
15:00Il est 13h16, vous écoutez Clélie Mathias sur Europe 1.
15:0313h, 14h, Europe 1 Info.
15:08Puté du laboratoire MSD pour le vaccin Capvaxiv.
15:12Vous avez 60...
15:13Vous écoutez Clélie Mathias sur Europe 1 et vos deux chroniqueurs aujourd'hui.
15:16Clélie, le directeur adjoint de la rédaction du journal du dimanche,
15:19Raphaël Steinville, et l'avocat essayiste Gilles William Golnadel.
15:22Et on va commencer évidemment par la mobilisation des jeunes lycéens et étudiants
15:26et sur les réponses qu'a apportées hier Édouard Geffray
15:29qui a annoncé 3000 professeurs remplaçants
15:31qui vont être déployés là, dans les tout prochains jours,
15:34dans les établissements qui le nécessitent le plus.
15:36Eh bien, écoutez la réaction du député RN Laurent Jacobéli
15:39qui était l'invité de la grande interview Europe 1S News ce matin.
15:42Pour lui, ça donne raison aux casseurs.
15:44C'est Édouard le magicien.
15:46Hier, c'était pas possible.
15:47Aujourd'hui, on a 3000 professeurs qui vont être devant les étudiants.
15:50Donc, ça veut dire quoi ?
15:50Ça veut dire que le prof d'histoire va donner des cours de maths.
15:53Le prof de maths va donner des cours de sport.
15:55C'est-tu casse, tu reçois.
15:56Aujourd'hui, il n'y a que les gens qui vont dans la rue,
15:58qui mettent le feu, qui obtiennent quelque chose d'un État qui, c'est vrai, n'a plus d'argent.
16:03Ça veut dire que les gens qui bossent, les gens qui respectent la loi,
16:06les gens qui ont des demandes légitimes mais qui ne hurlent pas,
16:09eux, n'obtiendront rien de ce gouvernement.
16:10Quand on brûle des voitures, quand on agresse des policiers,
16:13on obtient quelque chose.
16:14C'est la légitimation de la violence.
16:16Et ça, dans un État de droit, c'est inacceptable.
16:18Alors, j'entendais cette semaine, justement, une jeune lycéenne qui disait
16:22« Mais je suis obligée d'aller dans la rue, je suis obligée de faire tout ça »
16:24parce que sinon, on ne m'entend pas, Raphaël Stainville.
16:26Est-ce que ça, effectivement, comme dit Laurent Jacobelli,
16:29est-ce que vous pensez-vous aussi que ça lui donne raison ?
16:31D'une certaine manière, oui.
16:33Parce que le ministre de l'Education nationale consent à finalement déployer
16:39des moyens supplémentaires pour satisfaire les revendications des lycéens
16:44alors même qu'il avait sous la main ce vivier de 3000 professeurs remplaçants
16:50qui n'étaient pas employés.
16:51C'est ça qui est absolument sidérant.
16:53Il a fallu ce mouvement de colère pour que, finalement,
16:55un certain nombre de lycées, 114 qui étaient considérés comme parmi
17:00les plus nécessiteux et souffrant de carences de professeurs
17:04puissent bénéficier des mardis de professeurs qui existaient.
17:07Alors, il peut se réfugier derrière l'excuse d'un logiciel défaillant
17:11dont il aura fallu, finalement, revoir son déploiement
17:16pour que, enfin, ces 3000 professeurs soient disponibles.
17:19Mais c'est quand même sidérant.
17:21C'est dire à quel point l'administration, cette administration,
17:25est mal dirigée, mal employée
17:27pour qu'on en arrive, finalement, à ces scènes absolument désastreuses,
17:31d'abord pour l'éducation nationale,
17:33pour les lycéens qui, finalement, pour certains, manipulés par LFI,
17:39en sont venus jusqu'à casser leur lycée,
17:43agresser leur proviseur,
17:45pour que le ministre de l'éducation nationale, finalement,
17:49fasse un geste nécessaire, par ailleurs, nécessaire.
17:52Oui, oui, on s'en félicite, on est très content de les avoir trouvés,
17:54parce qu'effectivement, c'est quand même bien qu'il y ait des profs
17:56en face des élèves dans les classes, on est bien d'accord là-dessus.
17:59Vous, qu'en pensez-vous, J. William Golnadel ?
18:01Est-ce que ça légitime la casse, la violence, la mobilisation ?
18:04Ah non, mais moi, je vais beaucoup plus loin que ça.
18:06Alors, dites-nous.
18:07Je ne crois pas du tout à la sincérité de revendication.
18:11Je pense qu'au départ,
18:13le petit milieu des lycéens d'extrême-gauche liés à LFI
18:17voulait casser pour casser,
18:22déstabiliser pour déstabiliser.
18:23Après, on peut toujours trouver, évidemment,
18:25des choses qui ne vont pas dans les lycées,
18:28encore que ça n'ait rien à voir avec la situation que j'ai connue personnellement.
18:32Mais, évidemment.
18:32Mais, au départ, je conteste totalement la sincérité
18:38des gens qui ont commencé à casser.
18:40Qu'ensuite, une fois que j'ai dit ça,
18:42effectivement, je constate, comme Raphaël,
18:46que ce sont les casseurs qui obtiennent les choses
18:49et pas les gens, effectivement, disciplinés.
18:52Malheureusement, je n'ai pas attendu ce triste événement
18:55pour le savoir, et notamment en France.
18:59Maintenant, je demande à voir, en plus,
19:02comme si ça ne suffisait pas,
19:03je demande à voir comment les 3000 en question
19:05vont être placés, où est-ce qu'ils vont être placés.
19:08Il y a des endroits où je suis certain
19:09que certains ne voudront pas être placés.
19:11Alors, le ministre de l'Éducation a donné quelques détails
19:14sur cette arrivée, sur ces 3000 profs.
19:16Écoutez-le.
19:16Soit on soutient lorsque leur discipline
19:19ne correspond pas immédiatement à besoin,
19:20soit, et surtout, c'est ça l'objet,
19:21pour remplacer les professeurs qui sont absents,
19:25pour certains, depuis plusieurs semaines,
19:26avec, comme je vous l'ai dit,
19:27un ciblage prioritaire sur les 114 lycées
19:30et en situation rouge.
19:31Puis la deuxième chose, c'est qu'on a donc autorisé
19:32le recrutement de plusieurs centaines
19:34de professeurs supplémentaires par les rectorats.
19:36On puisse en trouver très rapidement
19:37qu'en des prochains jours.
19:38Alors, Raphaël Saint-Ville.
19:39En fait, c'est là où on voit que,
19:41derrière cette annonce et ce chiffre
19:43qui semble très impressionnant,
19:46ou qui consiste justement à vouloir impressionner
19:49notamment les lycéens,
19:51lorsque l'on creuse, on s'aperçoit
19:52à quel point, encore une fois,
19:54on se trouve assez désarmé
19:56parce que ces professeurs
19:59seront alloués à des établissements
20:01pour des matières qui ne sont pas forcément
20:03celles qu'ils enseignent habituellement.
20:05Oui, dans ces cas-là, ils seront en soutien.
20:07C'est ce qu'il dit.
20:07Oui, mais vous voyez à quel point
20:10on est loin de résoudre
20:13une équation qui, aujourd'hui,
20:15est presque impossible
20:16pour le ministre de l'Éducation nationale.
20:18J. William Golnadel.
20:19Non, je suis d'accord avec ça,
20:22mais en réalité,
20:23si on veut voir les choses en profondeur,
20:27la crise des lycées,
20:29ça vient aussi de la crise des professeurs.
20:32Je ne veux pas jeter le propre
20:34sur l'ensemble du corps professoral,
20:36encore qu'il y aurait beaucoup à dire,
20:38mais il y a effectivement des professeurs
20:40soit qui n'ont plus aucune autorité
20:43par rapport à leurs élèves
20:45et qui sont déprimés, voire dépressifs,
20:47ou qu'on en voit dans des endroits
20:49où ils n'ont envie pas d'être.
20:51Et pourtant, ce sont des gens,
20:53en principe, qui sont très progressistes.
20:55Je pense qu'une grande part
20:58de la responsabilité de la crise actuelle
21:01vient du corps professoral.
21:03On va continuer d'en parler avec vous deux.
21:05J. William Golnadel et Raphaël Steinville.
21:07Les liens entre LFI,
21:09vous en parliez, J. William,
21:10et la jeunesse.
21:11On a entendu des manifestants,
21:13notamment Elwine, dire LFI.
21:14Jean-Luc Mélenchon va sauver les jeunes.
21:16Ce sera notre débat,
21:18juste après le journal permanent sur Europe 1.
21:19Europe 1, elle est 13h26.
21:21Excellente après-midi avec Lélie Mathias.
21:2413h, 14h.
21:25Europe 1 Info.
21:26Europe 1.
21:27Bonjour, c'est Nicolas Caro.
21:28La voix est libre.
21:29Dimanche, je...
21:31Europe 1 Info.
21:32Avec Lélie Mathias et vos chroniqueurs,
21:34Clélie, Raphaël Steinville et Gilles William Golnadel.
21:36Parlons de la récupération politique de ces mouvements,
21:39de cette mobilisation lycéenne.
21:41Écoutez, François-Xavier Bellamy,
21:43le vice-président des Républicains et député européen,
21:45qui était l'invité d'RTL ce matin,
21:47il accuse LFI de remplacer un livre
21:48par un cocktail Molotov dans les cartables.
21:51On a l'école la plus inégalitaire de tout l'OCDE.
21:53Et ça n'excuse en rien ni les violences actuelles,
21:56ni l'instrumentalisation scandaleuse de LFI
21:59qui se moquent éperdument de l'avenir de ces jeunes.
22:01Parce que quand on remplace dans leur cartable
22:03un livre par un cocktail Molotov,
22:05c'est qu'on n'a vraiment rien à faire de cette jeunesse.
22:07Quand vous avez un maire LFI
22:08qui commence ses manifestations en disant
22:10que la violence est légitime,
22:11ça consiste en réalité à allumer l'incendie.
22:14Quand vous avez des élus LFI
22:15qui se mettent en première ligne
22:16pour entraîner ces jeunes à charger les policiers,
22:19ça veut dire alimenter la violence.
22:20Et ça, pour le coup,
22:21c'est une instrumentalisation écœurante,
22:24écœurante d'une jeunesse
22:25qui n'a pas besoin de violence,
22:26qui a besoin, au contraire, d'exigence.
22:29Gilles-William Golnadel,
22:30hier à Paris, place de la Bastille,
22:32il y a fait effectivement beaucoup d'afflisses,
22:34de tracts, de slogans, de pins, LFI.
22:37Oui, mais je veux dire,
22:40ce sont les fabricants de cette affaire, LFI.
22:44Sans LFI, il n'y aurait pas eu ce que l'on constate.
22:48Il y a un rapport complet
22:53entre les petits milieux lycéens
22:56qui ont commencé cette affaire
23:00et la France Insoumise.
23:02Ils sont ensemble,
23:04ils font partie de la même équipe.
23:07Il faut comprendre ça.
23:08Il y a cet aspect-là.
23:10Il y a un autre aspect
23:10que je ne veux pas ne pas voir et montrer,
23:14c'est le côté immigration.
23:17Il y a beaucoup, beaucoup
23:19de jeunes issus de l'immigration
23:22dans les rues
23:23et ce ne sont pas toujours,
23:26sans vouloir évidemment généraliser,
23:28les plus calmes.
23:29Ceux qui brandissent
23:30les drapeaux palestiniens
23:32et les drapeaux turcs,
23:36on peut imaginer
23:37que ce ne sont pas des Français
23:39de très vieille origine.
23:40Il faut reconnaître tout ça.
23:43et vous avez effectivement 40%.
23:4640% de la jeunesse française
23:50est insoumise aujourd'hui.
23:53De ce point de vue-là,
23:55ils ont réussi leur pari.
23:56Il faut comprendre aussi,
23:57je voudrais ajouter quelque chose,
23:59le caractère violent
24:03et intolérant de ces gens-là.
24:05La jeune Jeanne,
24:08la révélation...
24:09Louise !
24:12Non, on va l'appeler Louise Montango
24:14de l'Uni.
24:16Vous me cherchez qu'Horel.
24:18Elle s'appelle Louise,
24:19la pauvre.
24:20Louise, qui est pour moi
24:21une révélation
24:22avec un grand R
24:23au niveau du talent
24:24qu'elle a montré réellement.
24:26J'ai été stupéfait.
24:29Eh bien, cette jeune personne,
24:31elle ne peut pas
24:32aller en vérité au lycée.
24:35Alors, elle n'est plus lycéenne,
24:37elle est étudiante.
24:38C'est ce que je dis.
24:40Elle est maintenant étudiante,
24:41mais oui,
24:42puisque c'est l'un des membres
24:45de l'Uni,
24:46qui d'ailleurs maintenant,
24:48si j'ose dire,
24:49explose en popularité,
24:51mais c'est en raison
24:52de l'intolérance,
24:54justement,
24:55de l'environnement.
24:56Il faut voir
24:56dans quel monde nous vivons.
24:58Eh bien, c'est le monde,
24:59le monde des jeunes,
25:00c'est d'une certaine manière
25:01le monde de la France insoumise.
25:02Louise, elle disait justement,
25:03vous, les jeunes
25:05qui manifestez,
25:06qui vous mobilisez,
25:07vous êtes les idiots utiles
25:08de LFI.
25:09Je pense qu'elle a raison,
25:11mais si nous écoutons bien
25:13ce que dit Louise,
25:14et je pense qu'elle a raison,
25:15la première chose,
25:16c'est que ce mouvement
25:17auquel nous assistons
25:18est d'abord
25:19un mouvement minoritaire.
25:21Quand bien même
25:22la jeunesse aujourd'hui,
25:24pour les 18-25 ans,
25:26voterait majoritairement
25:27ou presque LFI,
25:28il se trouve que les blocages,
25:31les lycées qui sont bloqués,
25:32épousent presque
25:34la géographie électorale
25:35de LFI,
25:36en tout cas,
25:37dans ses foyers
25:38les plus importants.
25:42Pour le reste,
25:43il y a une majorité
25:44de lycéens aujourd'hui
25:45qui veulent continuer
25:47à travailler.
25:48Ça ne veut pas dire
25:49qu'ils n'ont pas
25:49des revendications,
25:50ça ne veut pas dire
25:50qu'ils ne sont pas atteints
25:52des mêmes problèmes
25:52que dans d'autres lycées,
25:54notamment l'absence de profs
25:55et la remise en cause
25:56de Parcoursup,
25:57mais pour le reste,
25:58c'est une jeunesse
25:59qui veut travailler.
26:00Donc c'est d'abord
26:00un mouvement minoritaire,
26:02mais qui impose,
26:02de par sa violence,
26:04et je vous rejoins
26:05absolument Gilles William,
26:06qui impose par sa violence,
26:09par ses méthodes,
26:10par la reprise
26:11d'un discours
26:12de la gauche,
26:14de l'extrême gauche,
26:15finalement,
26:17ce blocage
26:18à l'ensemble,
26:18finalement,
26:19de la société.
26:20Mais ils obtiennent
26:21des choses,
26:22mais ils bloquent,
26:23mais on en parle
26:23depuis maintenant
26:24quasiment 15 jours.
26:26Et puis,
26:26surtout,
26:27quand même,
26:27ça veut dire quelque chose
26:28quand on voit ce jeune
26:28qui embrasse Jean-Luc Mélenchon,
26:30comme on voit,
26:30quand on voit aussi
26:32tous ces députés
26:33écharpes tricolores
26:34qui arrivent dans les manifestations,
26:36les blocages,
26:36et qui sont applaudis
26:38et salués,
26:39ça signifie quelque chose.
26:40C'est dit et documenté
26:41par le renseignement
26:42qui a vu
26:43à quel point,
26:44finalement,
26:45ces foyers de contestation
26:47qui se sont étendus
26:48à l'ensemble
26:49de toute la France
26:49ont été accompagnés,
26:51attisés
26:52par LFI
26:53qui a été présent
26:54sur tous les rassemblements
26:55depuis le début
26:57jusqu'à aujourd'hui.
26:58C'est une évidence
26:59que ce mouvement
27:01va de pair
27:01avec l'activisme
27:03et le cynisme
27:04de Jean-Luc Mélenchon
27:05qui instrumentalisent
27:06la jeunesse.
27:06Et ce mouvement
27:08est tellement insincère
27:09que Gilles Fickelstein,
27:11dans une émission hier,
27:14c'est quand même,
27:15c'est le responsable
27:17de l'Institut Jean Jaurès,
27:20disait qu'il y avait
27:21un sondage
27:22qui date de l'an dernier,
27:23donc ça n'a pas changé
27:24fondamentalement les choses,
27:26qui montre que 80%
27:28des jeunes
27:29sont satisfaits
27:30de leur lycée.
27:31Alors donc,
27:31parmi ces jeunes,
27:33il y a des jeunes
27:34de la France Insoumise,
27:35vous avez le droit
27:35d'être satisfaits
27:36de votre lycée
27:37et d'être d'extrême-gauche.
27:39Mais c'est pour vous montrer
27:40à quel point
27:41je pense
27:43ne pas me tromper
27:43en vous disant
27:45que ce mouvement
27:45est insincère,
27:46il est purement
27:47et simplement
27:47politique et idéologique.
27:49En pleine campagne présidentielle,
27:50et tiens justement,
27:51on va parler
27:51d'un des candidats,
27:52Edouard Philippe,
27:53vous êtes-il convaincu
27:54hier dans
27:55l'heure de vérité ?
27:56Ce sera notre débat
27:57à suivre entre
27:58Raphaël Steinville
27:59et Gilles William
27:59Golnadel sur Europe 1.
28:01Il est 13h38,
28:01à tout de suite
28:02avec Clélie Mathias
28:02sur Europe 1.
28:0313h, 14h,
28:05Europe 1 Info,
28:07à l'écoute des pros
28:08avec la Poste Pro,
28:10les pigots.
28:11Avec Clélie Mathias
28:12sur Europe 1,
28:13on vous retrouve
28:14avec vos deux chroniqueurs
28:15des jours,
28:15Clélie,
28:15Gilles William
28:16Golnadel
28:16et Raphaël Steinville.
28:17Edouard Philippe était hier
28:18le premier invité
28:19de l'heure de vérité,
28:21nouvelle formule,
28:22et il a égrené
28:26quelques points
28:26de son programme.
28:28Parmi ceux-ci,
28:29il y a l'immigration
28:30et lui,
28:31il propose de diviser
28:32par deux l'immigration légale.
28:33On en parle juste
28:34après l'avoir écouté.
28:35Il faut reconnaître
28:36que notre politique
28:37d'intégration
28:38ne fonctionne pas
28:38et qu'un certain nombre
28:40de nos services publics
28:41sont saturés
28:42par une immigration
28:42qui est aujourd'hui
28:43trop importante
28:45et se fixer des objectifs
28:46pour la maîtriser.
28:48Ce n'est pas du tout scandaleux
28:49qu'un État
28:49maîtrise l'immigration.
28:50Il me paraît
28:51parfaitement légitime
28:52que la France
28:52décide
28:53qui a le droit
28:55ou pas le droit
28:55de résider
28:57régulièrement
28:57sur son territoire.
28:58La première chose,
28:59c'est de réduire
29:00très sensiblement
29:01le nombre
29:02de titres de séjour
29:03délivrés chaque année
29:04pour des étrangers
29:04qui veulent s'installer
29:05en France.
29:06Je pense qu'il faut
29:06qu'on revienne
29:06dans l'épure
29:07de ce qui existait
29:08avant 2010,
29:09c'est-à-dire
29:11largement inférieur
29:11à 200 000.
29:12On doit diviser
29:14par deux
29:14l'immigration légale
29:16aujourd'hui.
29:18Diviser par deux
29:19l'immigration légale
29:20aujourd'hui
29:20et Edouard Philippe
29:21qui a été suivi
29:21par 1,7 million
29:22de téléspectateurs
29:23soit 10,1%
29:24de part d'audience.
29:25Ce n'est pas non plus
29:26un carton d'audience.
29:28Il faut le dire
29:29à Falstinville.
29:30Il faut le dire,
29:30c'est peut-être
29:31le premier constat.
29:31Aujourd'hui,
29:33quand bien même
29:35Edouard Philippe
29:36tente de se montrer
29:37sérieux,
29:37il n'y a pas
29:37une envie
29:39d'Edouard Philippe.
29:40Il n'y a pas
29:41des militants
29:42qui le suivent
29:43et se presseraient
29:45pour le toucher
29:45comme on toucherait
29:47un morceau
29:47de la Sainte-Croix.
29:48Donc,
29:49il y a quelque chose
29:49de sérieux,
29:51Il y a beaucoup de candidats
29:51qui inspirent ça ?
29:52Non,
29:53c'est peut-être aussi
29:54ça le problème.
29:55Mais le fait est
29:56qu'après,
29:57dans ces propositions,
29:59on voit aussi
30:00tout l'embarras
30:00finalement d'Edouard Philippe
30:02qui essaye de faire
30:02une campagne
30:03vaguement à droite.
30:04Mais comment peut-il
30:05convaincre
30:06les Français
30:07quand il a fait
30:08presque l'inverse
30:09lorsqu'il était
30:12prisonnier de son bilan,
30:14prisonnier d'un certain
30:15nombre de prises
30:15de positions
30:16et même
30:17lorsqu'il assure
30:19vouloir réduire
30:20de moitié
30:20l'immigration légale,
30:23peut-on seulement
30:23le croire ?
30:24Parce que
30:26il faut rappeler
30:26que l'année dernière,
30:27c'était presque
30:28400 000
30:29entrées légales
30:30qui ont été
30:30autorisées en France.
30:31Il voudrait le ramener
30:33dit-il
30:33à l'épure,
30:34c'est-à-dire
30:34moins de 200 000
30:35mais avons-nous
30:36les moyens
30:38encore aujourd'hui
30:38d'accueillir
30:39200 000
30:40immigrés
30:40légaux
30:41quand l'immigration
30:42de travail
30:42ne représente
30:43que 13%
30:44de l'immigration
30:45légale ?
30:45Honnêtement,
30:46on a l'impression
30:46qu'il ne comprend
30:47toujours pas le sujet
30:48et qu'il ne comprend pas
30:49que l'immigration
30:51ce n'est pas seulement
30:53un coût,
30:54ce n'est pas seulement,
30:55il n'y a pas seulement
30:56la dimension économique,
30:57mais il y a une dimension
30:58culturelle
30:58qu'il semble
30:59ne toujours pas
31:00prendre en compte.
31:01Je reviens juste
31:02un instant
31:02sur ce que vous disiez,
31:04il a fait 1,7 million
31:06de testé de la théâtre,
31:07c'est-à-dire qu'il n'a pas
31:07déplacé les foules,
31:09est-ce que,
31:10contrairement peut-être
31:10à un Jean-Luc Mélenchon
31:11dont on parlait
31:12juste avant
31:13ou à une Marine Le Pen,
31:14est-ce que l'absence
31:15de radicalité peut-être
31:16est trop sérieux ?
31:17Vous parliez,
31:18vous disiez,
31:18il essaie d'être sérieux,
31:19mais peut-être que c'est ça
31:20le problème.
31:21Est-ce que maintenant,
31:22il y a une prime
31:22à la radicalité
31:23qui fait que
31:24les foules
31:25sont un peu plus
31:27soulevées
31:28par des candidats
31:30plus radicaux ?
31:30Oui,
31:31J'ai oublié à me gonader.
31:31Moi, c'est quelqu'un
31:32que je connais
31:32depuis très longtemps.
31:33Qui ça ?
31:34Édouard Philippe ?
31:34Édouard Philippe,
31:35très longtemps.
31:36C'est quelqu'un d'ailleurs
31:37de gentil,
31:38et ce n'est pas péjoratif,
31:40mais c'est quelqu'un
31:41qui est réservé.
31:43Ce n'est pas un exalté.
31:47On ne va pas danser
31:48la chenille
31:49avec Édouard Philippe.
31:50Donc, il a les défauts
31:51de ses qualités
31:52de ce point de vue-là.
31:53Donc, effectivement,
31:55sans être
31:56M. Mélenchon
31:57et être extravagant,
31:59vous avez le droit
32:00d'être un petit peu
32:01plus extraverti
32:03qu'Édouard Philippe.
32:05Donc, c'est vrai
32:05que quand vous avez
32:07une soirée à passer
32:09devant la télévision,
32:10ce n'est pas forcément
32:11le plus exaltant.
32:11Ça, c'est la première
32:13explication,
32:13si j'ose dire.
32:14La deuxième,
32:15c'est que Raphaël
32:16l'a très bien donné,
32:17c'est que,
32:18quels que soient
32:19ses mérites anciens,
32:20son passage
32:21avec M. Macron
32:23n'a pas laissé
32:24des souvenirs
32:25étincelants.
32:26Et on n'a pas vu
32:27à l'époque
32:28qu'il était
32:29autant
32:30persuadé
32:31du caractère
32:32nocif
32:33aujourd'hui
32:34de l'immigration
32:35excessive
32:35et forcée
32:36qu'il ne l'était
32:37lorsqu'il était
32:38à Matignon.
32:38C'est quand même
32:39un handicap terrible
32:41sur ce plan-là.
32:42Et sur le fond,
32:44et je suis aussi
32:45encore d'accord
32:45avec Raphaël Saint-Ville,
32:46moi je n'en excusez pas.
32:48Oui, non, mais voilà.
32:49Il vous a convaincu ?
32:50Mais on me fallait
32:50toujours parler après toi,
32:52question que je te dise.
32:53Mais moi je suis
32:54pour l'immigration zéro,
32:56et si on me forçait
32:58un petit peu,
32:58je ne serais pas
32:59contre une certaine
32:59remigration
33:00des populations
33:01qui posent problème,
33:03à commencer par les OQTF
33:04d'ailleurs.
33:05Donc déjà la moitié
33:08pour autant
33:08qu'ils sachent
33:09comment faire,
33:10ça ne me va pas.
33:11Donc pour toutes
33:12ces raisons,
33:12effectivement,
33:13j'arrive à comprendre
33:14pourquoi
33:17Raphaël Saint-Ville
33:18pour l'instant
33:19ne mettrait pas
33:20une pièce
33:20sur M. Edouard Philippe
33:22et je ne suis pas loin
33:23de penser comme lui.
33:25Mais c'est intéressant
33:26parce que
33:27même ceux
33:28qui dont sont entouragées
33:29et je pense
33:30à Gérald Darmanin
33:31vont plus loin,
33:32notamment en matière
33:33d'immigration
33:34et préconisent
33:35un moratoire.
33:36Je ne sais pas trop
33:36ce que ça signifie
33:38absolument
33:38compte tenu
33:39des contraintes
33:40qui pèsent
33:41notamment
33:41d'un point de vue
33:42constitutionnel
33:43et qui empêchent
33:43finalement de limiter
33:44drastiquement
33:45le recommand familial.
33:46Mais même là,
33:47ils n'arrivent pas
33:48à les rejoindre
33:49dans leur radicalité
33:52et j'y mets
33:52beaucoup de dîmes.
33:53Donc on voit
33:54que c'est un sujet
33:55qu'ils appréhendent
33:56toujours aussi mal
33:57ou en tout cas
33:58toujours aussi timidement
33:59alors que c'est parmi
34:01l'une des préoccupations
34:03principales des Français.
34:03Je veux ajouter deux choses.
34:06D'abord,
34:08j'ai été assez heurté
34:10qu'ils fassent
34:10voter pour un communiste
34:13lors des dernières élections
34:15pour éviter un RN.
34:16Ça n'est pas,
34:17ça n'est pas ma...
34:18En tous les cas,
34:19ma vision des choses
34:20loin s'en faut.
34:21Et par contre,
34:22j'ai vu un passage
34:23où Caroline Roux,
34:24avec beaucoup d'insistance,
34:25aurait voulu
34:26qu'ils disent
34:26qu'il y a un génocide
34:28à Gaza.
34:29Alors il a dit
34:30qu'il n'y avait pas
34:31de génocide à Gaza
34:32mais qu'il y avait
34:33un carnage
34:34et il a renvoyé
34:36d'une certaine manière
34:36dos à dos
34:37le Hamas
34:38et les Israéliens.
34:40Moi, je ne pense pas
34:41qu'il y ait eu un carnage
34:42lorsque les alliés
34:43ont bombardé
34:44la France occupée
34:45et que même les Allemands
34:47n'utilisaient pas
34:48des boucliers civils.
34:49Donc sa manière
34:50d'expliquer
34:51qu'il y a eu un carnage
34:52me gêne quand même un peu.
34:53J. William Golnadel,
34:54Raphaël Staville
34:55dans le débat
34:55d'Europe 1 Info.
34:56Le Parlement européen
34:57a adopté une résolution
34:58contre l'antrisme islamiste.
35:00On en parle juste avant
35:02le journal de 14h.
35:0313h, 14h,
35:04Kelly Mathias
35:04vous accompagne
35:05sur Europe 1.
35:0613h, 14h
35:08Europe 1 Info
35:10Publicité du laboratoire
35:11MSD pour le vaccin
35:12Capvaxiv.
35:13Vous avez 60...
35:15Europe 1 Info
35:15Et Europe 1 Info
35:16se poursuit
35:17à 2h moins 10
35:17sur Europe 1.
35:18Vous écoutez Kelly Mathias
35:19et vos chroniqueurs
35:20Kelly, Raphaël Staville
35:21et Gilles William Golnadel.
35:23Le Parlement européen
35:24a adopté hier
35:24une résolution
35:25consacrée à l'antrisme islamiste
35:27et à l'influence
35:28des réseaux
35:28des frères musulmans.
35:29Céline Imar
35:30qui a porté le texte
35:30salue un vote historique.
35:33Écoutez-la
35:33et puis on en parle après.
35:34Pour la première fois,
35:35l'Europe vote un texte
35:37qui s'attaque
35:37à l'antrisme islamiste
35:38et aux frères musulmans.
35:40Après la publication
35:41à l'initiative
35:41de Bruno Retailleau,
35:43alors ministre de l'Intérieur,
35:44du rapport
35:44sur les frères musulmans
35:45et l'islamisme politique
35:46en France.
35:47Après des positions
35:48très claires
35:49prises par nos parlementaires,
35:50Assemblée Nationale,
35:51Sénat,
35:52contre l'antrisme islamiste
35:53et en faveur
35:54de l'inscription
35:54des frères musulmans
35:55sur la liste
35:56des organisations terroristes.
35:58Après l'Autriche
35:59qui a interdit
36:00l'utilisation
36:01des symboles
36:02liés aux frères musulmans,
36:03il était temps
36:04que l'Europe
36:05à son tour
36:05ouvre les yeux
36:06et agisse.
36:07C'est chose faite,
36:08c'est une victoire historique
36:09et j'en suis extrêmement fière.
36:11Plus personne
36:12ne pourra dire
36:13nous ne savions pas.
36:14J. William Golnadel,
36:16j'imagine que vous saluez
36:18ce vote.
36:19Je vois qu'on ne peut rien
36:20vous cacher.
36:21Vous lissez à moi.
36:22Un livre ouvert,
36:23n'est-ce pas ?
36:25Toutefois,
36:25est-il suffisant ?
36:27Non,
36:27mais écoutez,
36:28c'est symboliquement,
36:30et c'est important
36:31les symboles,
36:32symboliquement fort
36:33de voir l'évolution
36:34du Parlement européen,
36:36notamment
36:37en suite
36:38de certaines élections
36:39qui ont changé
36:40les choses.
36:40L'Europe
36:42a été pendant longtemps,
36:44si j'ose dire,
36:45le tremplin
36:46des frères musulmans.
36:48Réellement.
36:49Et on faisait même
36:52l'apologie
36:53du port du voile.
36:54Et d'ailleurs,
36:56la Commission
36:56est largement encore
36:57empreinte
36:58de cette idéologie-là.
37:01C'est loin d'être fini.
37:02Et je ne vous parle pas
37:03de la Cour européenne
37:03des droits de l'homme.
37:04Mais quand même,
37:06que le Parlement européen
37:08prenne cette décision-là,
37:10ça montre quand même
37:11que les rapports de force
37:13à l'intérieur de l'Europe
37:15sont en train de changer.
37:16Il y a eu une bataille
37:17quand même.
37:18Le vote après
37:18c'est si simple.
37:19Je ne dis pas que ça,
37:20mais il fut un temps
37:21où il n'y avait pas
37:22une chance sur 120
37:24que cette loi
37:25puisse passer.
37:26Beaucoup d'eurodéputés
37:27d'ailleurs ont dénoncé
37:28l'amalgame
37:29que ça pouvait faire.
37:30Bien sûr,
37:31mais je pense
37:31qu'en revanche
37:32que ce que soulignait
37:33Gilles William
37:34me paraît extrêmement important.
37:36C'est-à-dire qu'on a vu
37:37en juin dernier
37:38la droite
37:41s'allié avec
37:42des groupes
37:43qui jusqu'à présent
37:44étaient considérés
37:45par le PPE
37:47comme infréquentables
37:49et désormais
37:50les droites,
37:51l'alliance des droites
37:52est en train de se faire
37:53au sein du Parlement européen.
37:54Ça a été le cas
37:55donc de ce texte
37:58sur la loi retour.
38:01C'était porté
38:02par François-Xavier
38:03Bellamy.
38:04Et c'est encore le cas
38:06aujourd'hui
38:07avec ce texte
38:09sur les frères musulmans.
38:11Il y a quelque chose
38:12qui est en train de bouger
38:13probablement sous la pression
38:14d'un certain nombre
38:15de pays
38:15qui voient notamment
38:16des partis
38:17comme le Rassemblement National,
38:19l'AFD en Allemagne,
38:20en Italie,
38:21Georgia Melloni
38:21et ses alliés
38:23pousser de manière
38:24si forte
38:25que ça a des conséquences
38:27désormais.
38:29Le poids de ces partis
38:30dans ces nations
38:32a des poids,
38:32des répercussions
38:33jusqu'au Parlement européen
38:34et je pense que
38:35c'est assez salutaire.
38:36Pour l'instant,
38:37c'est un texte
38:38essentiellement politique
38:39parce que
38:41ça ne crée pas
38:42une nouvelle infraction,
38:43ça n'interdit
38:44aucune association,
38:45ça ne modifie pas
38:46non plus,
38:46il n'y a pas de dérective,
38:48il n'y a pas de règlement
38:48qui est mis en place.
38:50Pour l'instant,
38:50c'est une intention
38:51en tout cas politique.
38:52J'ai voulu à M. Gnadelle.
38:53Pour l'instant,
38:54évidemment,
38:56mais encore fallait-il
38:57qu'il y ait une prise
38:58de conscience.
38:59Cette prise de conscience,
39:01je veux dire,
39:01elle n'existe pas
39:02par exemple
39:03au sein du gouvernement français.
39:05Le gouvernement français,
39:06il sait qu'il est très programmé
39:11sur les ingérences russes,
39:12mais par contre,
39:13les ingérences du Qatar,
39:15qui est l'un des endroits
39:17où les frères musulmans
39:18sont maîtres,
39:20ou d'autres pays,
39:22il n'est pas du tout concerné.
39:25Donc ça,
39:26pardon de penser
39:27que c'est quand même
39:28un texte de loi important
39:30qui peut faire bouger les choses.
39:32D'autant plus important
39:32qu'aujourd'hui,
39:35un certain nombre
39:35de ces organisations,
39:37associations liées
39:38aux frères musulmans
39:39sont allègrement financées
39:41par la Commission européenne.
39:43Donc,
39:43dès lors que
39:45ce genre d'associations,
39:47je pense à Fémiso,
39:49réclameront
39:49des subventions,
39:51leurs subventions annuelles
39:53comme une évidence,
39:54peut-être que tout cela
39:55va finir par changer
39:56et que l'Europe,
39:58sous le coup
39:59de ce genre de texte,
40:01en finira par renoncer
40:02finalement
40:03à financer
40:04des organisations
40:05qui,
40:05de l'intérieur,
40:06vont finir
40:06par finalement
40:08les pourrir
40:09de l'intérieur
40:10l'Union européenne.
40:11C'est quoi la prochaine étape
40:12pour vous ?
40:13Ce serait l'inscription
40:13des frères musulmans
40:14sur la liste
40:14de l'Union européenne
40:15des organisations terroristes ?
40:16Je pense que ce serait
40:17une bonne idée.
40:19D'autant plus que
40:20je me permets
40:21de vous rappeler
40:21que le Hamas,
40:22ce sont les frères musulmans.
40:25Des États
40:26au sein de l'Union européenne
40:27l'ont déjà fait.
40:30Le plus cohérent
40:31serait effectivement
40:32que d'une seule voix
40:33l'Union européenne
40:35déclare
40:35les frères musulmans
40:37sur la liste
40:38des organisations terroristes.
40:39Oui,
40:39ça me semble une évidence.
40:41Merci beaucoup
40:41en tout cas
40:42pour ce débat
40:43Raphaël Steinville
40:43et Gilles William
40:44Golnadel.
40:46C'est la fin de semaine.
40:47J'en profite
40:47pour remercier
40:47tous ceux et celles
40:48qui travaillent
40:49à mes côtés
40:50pour cette émission.
40:51Julien Brigo,
40:52Rémi Duprat,
40:52Jérémy Hébert,
40:53Adrien Baget,
40:54Christopher Filoc,
40:55Mathieu Prior,
40:56Philippe,
40:56Baptiste Eli
40:57et vous Géraldine Hamon.
40:59Et puis là,
41:00l'après-midi continue
41:01et se poursuit
41:01avec Romain Desarbres
41:03et Marie-Estelle Dupont
41:04pour
41:04Et si on en parlait,
41:05il ne me reste plus
41:06qu'à vous souhaiter
41:07bien sûr un excellent week-end
41:09et une très bonne après-midi.
41:10On se retrouve lundi
41:10dès 13h sur Europe 1.
41:12Merci Clélie,
41:13c'était Clélie Mathias
41:14sur Europe 1
41:14et demain matin
41:15vous retrouvez
41:16Philippe De Villiers
41:17qui vous donne rendez-vous
41:18sur Europe 1,
41:21son expertise,
41:21son recul
41:22et son regard frangé
41:23sur l'actualité
41:24de notre pays
41:25face à Philippe De Villiers.
41:26C'est présenté par
41:27Eliott Deval
41:28et c'est demain
41:28de 10h à 11h
41:30sur Europe 1.