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  • il y a 2 minutes
Ce mardi 3 novembre, Aymeric Renaud, président de Schneider Electric France et Michel Van Den Berghe, président-directeur général de Seclab, se sont penchés sur la façon dont l’IA révolutionne l’énergie et l’industrie, dans l'émission Tech&Co Business présentée par Frédéric Simottel. Tech&Co Business est à voir ou écouter le mardi sur BFM Business.

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Transcription
00:00Tech & Co-Business, les invités.
00:05Voilà, on démarre avec nos invités.
00:07On va évidemment parler d'intelligence artificielle.
00:09C'est quand même le thème récurrent, le fil rouge de toutes nos émissions.
00:12Mais là, on va en parler sous un angle aussi énergie,
00:15sous un angle industriel, sous un angle aussi cybersécurité,
00:18car l'IA est clairement en train de tout transformer.
00:22Mais on va revenir vraiment de façon très forte sur cet élément
00:27parce que Schneider Electric a renforcé son partenariat avec SecLab.
00:30Alors SecLab, vous ne le connaissez peut-être pas,
00:31c'est une de nos pépites qui était un peu enfouie.
00:34Et puis un entrepreneur que nous connaissons bien, Michel Vandenberg,
00:37l'a ressorti des limbes et est en train d'en faire une belle entreprise
00:42dans la cybersécurité industrielle.
00:44On va parler de tout ça justement avec Michel Vandenberg.
00:46Bonjour Michel.
00:47Bonjour.
00:47Merci d'être avec nous, président de SecLab.
00:49Et puis Michel, qu'on a connu avant,
00:51qui avait fondé Athéos dans la cybersécurité,
00:53puis Orange Cyber Défense pendant quelques années.
00:57Et puis le campus cyber.
00:58Je rappelle, tu en es à l'un des promoteurs autour d'experts en cyber.
01:04Et avec nous, Emeric Renaud.
01:05Bonjour Emeric.
01:05Bonjour.
01:06Merci d'être avec nous, président de Schneider Electric France.
01:11Justement, avant d'aborder,
01:13parce qu'on va voir comment l'IA, la cyber, tout ça est un peu mêlé,
01:18nous dire un petit peu comment Schneider Electric aujourd'hui,
01:20et pourquoi c'est important d'avoir ce réflexe cyber aujourd'hui,
01:24comment Schneider Electric prend encore plus d'importance
01:27dans toute cette chaîne de valeur industrielle,
01:29mais dans toute cette chaîne de valeur industrielle et IA aujourd'hui, Emeric ?
01:33Alors, quand on parle de révolution numérique,
01:35notamment avec l'IA,
01:36puisqu'on en voit effectivement plein de cas d'usage,
01:38il faut voir que derrière chaque algorithme,
01:40chaque LLM, on a des infrastructures.
01:43Et donc ces infrastructures,
01:45elles ont besoin de refroidissement,
01:46elles ont besoin d'énergie,
01:48elles ont besoin de capacité de calcul.
01:49Et donc Schneider Electric intervient dans cette chaîne de valeur
01:52pour pouvoir mettre à disposition des équipements
01:55qui permettent de faire le calcul pour faire tourner ces modèles d'IA.
01:59Et ces modèles d'IA, après, nous, on les utilise dans nos offres,
02:02parce qu'aujourd'hui, effectivement, face à l'afflux de données,
02:05il faut pouvoir développer des modèles qui aident à la décision
02:08ou qui même opèrent la décision pour l'opérateur
02:11pour gagner soit en productivité, compétitivité,
02:13notamment dans le secteur industriel.
02:15Et vous avez vu monter cet aspect cyber, justement, dans l'industrie.
02:19Parce que, voilà, on a parlé de la transformation numérique,
02:22alors on a parlé d'industrie 4.0,
02:23mais on avait l'impression que, voilà,
02:26la cyber, ce n'était pas forcément la priorité,
02:28c'était de sortir des datas,
02:29c'était que toutes les machines puissent communiquer entre elles.
02:31Puis c'est vrai que 2017, c'est le virus Notpetya,
02:36enfin voilà, toute cette affaire qui a mis à l'arrêt
02:37des industries, enfin des centres de production.
02:42Et là, on a senti qu'il y avait une prise de conscience.
02:44Mais vous avez vraiment vu, voilà,
02:45et là, c'est en train de s'accélérer sur ce potentiel cyber.
02:48Alors, on voit évidemment une accélération.
02:50Il suffit de regarder l'actualité pour comprendre
02:52qu'il y a un risque que les entreprises soient affectées.
02:56Maintenant, si on regarde l'histoire de Chine Électrique,
02:58nous, justement, en 2017,
02:59on a pris conscience dans notre schéma de production
03:02qu'il fallait mettre, évidemment, du Lean,
03:03de l'excellence opérationnelle, si on voulait être compétitif,
03:06et très vite est arrivé le digital,
03:08qui était finalement un nouveau levier de compétitivité
03:11avec l'automatisation.
03:12Et donc, dès lors qu'on digitalise,
03:14on a l'accès à la donnée,
03:16on a l'accès aux opérations.
03:17Et donc, ça nous a sensibilisés
03:18sur le fait de déployer à grande échelle
03:20sur nos 200 usines à travers le monde,
03:22à la fois le digital,
03:24mais également un référentiel cyber
03:26pour pouvoir pallier, tout simplement,
03:28aux attaques potentielles
03:29et faire évoluer ce modèle au gré des ans.
03:31Donc, ce qui est important de comprendre,
03:33c'est qu'il ne faut pas opposer
03:34la performance et la cybersécurité.
03:36On doit vraiment penser,
03:38quand on va chercher l'implantation digitale,
03:41la capacité à y trouver aussi
03:42le domaine cyber,
03:44savoir défendre, justement,
03:46protéger ses usines face aux menaces extérieures.
03:48Et Michel, et on reparlera dans un instant
03:50de ce partenariat entre Seclab et Schneider,
03:53mais justement,
03:54cette prise de conscience des industriels,
03:58elle est assez récente
03:59autour de la cyber.
04:01Oui, elle est récente.
04:02En fait, tu as trois phénomènes.
04:04Le premier phénomène,
04:04c'est que tu l'as rappelé,
04:06c'est l'hyperconnexion.
04:07Aujourd'hui, on veut tout connecter,
04:08récupérer des informations,
04:09pousser de l'information
04:10à ces environnements industriels.
04:13Le deuxième sujet,
04:14c'est un sujet aujourd'hui
04:15qui touche plutôt à la géopolitique,
04:16c'est-à-dire qu'on voit quand même
04:17que les attaques aujourd'hui
04:19sont portées sur les activités critiques
04:21aujourd'hui,
04:21donc les activités industrielles,
04:22l'eau, l'électricité,
04:25la raffinerie, etc.,
04:26pour pouvoir faire du mal à un pays.
04:28Et le troisième phénomène,
04:30tu l'as cité,
04:31c'est l'intelligence artificielle
04:32aujourd'hui qui lance des agents,
04:33découvre des vulnérabilités
04:35sur tout ce qu'on a construit
04:36et montre que tout le château fort
04:38qu'on avait construit aujourd'hui
04:39est blindé de failles
04:41et qu'aujourd'hui,
04:41les pirates s'en servent
04:42pour pouvoir justement
04:43attaquer ces industries critiques.
04:44Parce que ça va être quoi
04:45le risque cyber justement
04:46pour un industriel comme Schneider ?
04:48Alors, vis-à-vis de Schneider lui-même,
04:51mais vis-à-vis aussi de Schneider
04:52et de ses clients.
04:53Alors, on parle beaucoup
04:54de vol de données
04:55qui est un point connu,
04:57mais il faut voir que dans l'industrie,
04:58on peut aller aussi
04:59à l'arrêt de production.
05:00Et là, l'impact est beaucoup plus important
05:01parce que le cycle de mise à jour,
05:04par exemple, d'Automate
05:05ne se fait pas
05:05comme dans le monde du grand public
05:07quand on est sur une ligne de production.
05:09Donc, la menace cyber,
05:10elle est multiple.
05:11Elle repose sur l'extorsion de données,
05:13mais également,
05:14comme je dis,
05:15sur l'arrêt de production,
05:16ce qui peut derrière
05:17avoir un impact
05:18soit sur le chiffre d'affaires,
05:19la propre livraison de ses clients,
05:21dans ses intérêts vitaux,
05:21et comme disait Michel,
05:23sur des aspects très critiques
05:24qui peuvent être liés
05:24aux infrastructures énergétiques,
05:26aux infrastructures de calcul.
05:28Donc, on vient de se protéger
05:29face finalement à une menace
05:31qui évolue beaucoup
05:31parce que l'intégration de l'IA
05:33va démultiplier la capacité d'analyse
05:36pour trouver ses failles.
05:37Donc, il faut développer des modèles
05:38qui sont en apprentissage permanent
05:40pour pouvoir répondre finalement
05:42à cette menace
05:43qui, elle aussi, évolue de jour en jour.
05:44Ça veut dire qu'il y a une équipe cyber
05:46chez des hackers éthiques
05:48chez Schneider aussi
05:49qui testent sans cesse
05:51les équipements Schneider
05:53au sein de Schneider ?
05:54Alors, on travaille évidemment
05:55dans la sécurisation de nos usines.
05:57On apprend tous les jours,
05:58mais ça pose sur plusieurs triptiques.
06:00Il y a déjà une gouvernance
06:01en termes de sensibilisation,
06:02qu'on ait des opérateurs
06:04qui soient conscients
06:05du risque externe
06:06et d'avoir des champions cybersécurité
06:08sur chacun de nos sites de production.
06:10Ensuite, ça passe par des partenariats
06:12puisque derrière, il y a beaucoup de technologies
06:14qui permettent de se prémunir
06:15contre ces risques
06:16et on va construire
06:17plusieurs couches de protection
06:18pour pouvoir effectivement
06:19répondre aux menaces externes.
06:21Et ensuite, c'est une remise
06:22en cause permanente
06:23et de l'apprentissage
06:24face à un monde qui évolue
06:26et pouvoir adapter nos méthodes
06:27tout simplement de protection
06:29de nos infrastructures de production.
06:32Et c'est là qu'intervient donc SecLab.
06:34Alors, juste un mot,
06:35je l'ai dit très rapidement,
06:35SecLab, c'est une pépite technologique
06:38mais un peu enfouie.
06:39C'était chez EDF,
06:41enfin, il y a encore quelques années.
06:42Tout à fait, j'ai racheté le EDF, oui.
06:43Alors, concrètement,
06:44c'est un boîtier physique,
06:46il faut bien le dire,
06:47mais derrière, voilà,
06:48il faut expliquer un peu tout ce qui est.
06:49SecLab, notre promesse,
06:50elle est simple,
06:50elle est dédiée aux éléments
06:52critiques et industriels.
06:54Et en fait, on a deux technologies.
06:55Une technologie de cartographie.
06:57En fait, on vient
06:57et on fait une cartologie passive
06:59et souveraine déjà,
07:00c'est-à-dire qu'on détecte
07:02tout ce qui est installé
07:03sur les réseaux
07:03de l'entreprise et de l'usine.
07:05Et on est capable de donner
07:06une cartographie précise
07:07de tout ce qui est installé
07:08et de tous les flux qui transitent.
07:10Et c'est là où on a parfois
07:10quelques surprises de découvrir.
07:12Et pas parfois,
07:13très souvent, voilà.
07:15Parce qu'effectivement,
07:15il y a la télé maintenance,
07:16parce qu'effectivement,
07:17ça s'est connecté
07:18de façon assez rapide.
07:19On s'aperçoit qu'il y a des choses
07:20qui sont directement connectées
07:21à Internet.
07:22On a eu dans l'actualité
07:23les cas des frigos
07:24dans les supermarchés.
07:24Oui, exactement.
07:25Donc là, c'est le premier cas.
07:27Une fois qu'on a fourni
07:27cette cartographie,
07:28notre promesse est de dire
07:29qu'on va construire
07:30des îlots d'invincibilité.
07:32On va vous dire
07:32qu'on ne peut pas tout protéger
07:33dans l'entreprise.
07:34On va regarder ce qui est
07:35extrêmement critique
07:36et qui doit tout le temps fonctionner
07:37et qui doit permettre
07:38à l'entreprise,
07:39à l'usine de redémarrer.
07:40Et ça, on va les mettre
07:41dans un îlot
07:41qu'on va rendre
07:42de façon complètement invincible.
07:44Notre technologie,
07:45elle est extrêmement simple.
07:46On crée cet îlot,
07:46une petite île.
07:47Et en fait, derrière,
07:48on descend un pont-levis
07:50et on vient voir arriver
07:51le flux qu'il y a eu,
07:52c'est-à-dire le transporteur
07:53et son colis.
07:54On détruit le transporteur,
07:55c'est le fameux
07:56conseil de rupture protocolaire
07:57qu'on a breveté.
07:58Et on prend le colis.
07:59Une fois qu'on a vérifié
08:00que c'était le bon colis
08:00qu'on attendait,
08:01et seulement celui-là,
08:02on le met à l'intérieur
08:03et on remonte le pont-levis
08:05et plus personne ne peut accéder
08:06à cet îlot.
08:07C'est simple,
08:07mais en tous les cas,
08:08ça fonctionne extrêmement bien
08:09et c'est vraiment adapté
08:11au milieu industriel
08:11puisqu'une fois qu'on a installé
08:12une technologie,
08:13qu'on a défini les flux
08:14qui devaient passer,
08:16en entrant comme en sortant,
08:17on ne touche plus à rien
08:18et donc on n'est pas soumis
08:19à ce qu'on voit,
08:20à devoir patcher sans arrêt
08:22les équipements de cybersécurité.
08:24On a vu les firewalls
08:25tous les 10 jours,
08:26qu'il faut intervenir dessus,
08:27non pas pour ajouter des règles,
08:29mais pour les protéger
08:30contre les tentatives d'intrusion.
08:31Oui, et justement,
08:32avec l'IA qui fait découvrir,
08:33on l'a vu encore
08:34avec les fuites PHP,
08:36il y a peu de temps.
08:37Ça veut dire,
08:39on ne ralentit pas les flux,
08:40c'est-à-dire parce qu'on se dit,
08:41j'ai mon pont-levis
08:42qui doit se baisser,
08:43qui doit laisser passer le transporteur,
08:44j'analyse, j'en renvoie.
08:46Il faut bien comprendre,
08:46c'est à la vitesse du numérique,
08:48mais on ne ralentit pas
08:50la chaîne de production.
08:51Absolument pas,
08:51on n'a aucune latence,
08:52c'est fait de façon
08:53complètement électronique.
08:54Mais si je reviens au cas du firewall,
08:56tu as des firewalls dans les usines,
08:57ils ont 4000 règles
08:58à devoir dérouler,
08:59c'est-à-dire que quand le flux arrive,
09:00on descend les 4000 règles
09:02pour dire,
09:02oui, c'est bon,
09:03il peut passer.
09:03Nous, c'est que des chemins électroniques
09:05et bon, il rentre,
09:06il a accepté,
09:07il trouve son chemin électronique
09:08et il rentre directement
09:09de l'autre côté.
09:09Donc, on n'a zéro latence.
09:11Ça veut dire,
09:12pour bien comprendre,
09:13c'est un boîtier par,
09:14mettons,
09:15une usine de production
09:16qui a ses équipements Schneider
09:18pour fournir l'électricité,
09:20pour garantir tout ça.
09:21Ça veut dire qu'il y a un boîtier
09:22pour l'ensemble de l'usine,
09:23on le met sur différents nœuds critiques ?
09:25Non, comme on doit vraiment gérer
09:28l'ensemble des flux
09:29qui rentrent et qui sortent
09:30et de façon extrêmement précise
09:31parce qu'en fait,
09:32au début,
09:32quand on installe le boîtier,
09:33on coupe tout.
09:34On dit,
09:34voilà ce qui est attendu
09:36et voilà ce qui doit sortir.
09:37Et on laisse passer
09:38que ces flux extrêmement nécessaires.
09:40Et donc, ça,
09:41il faut le paramétrer
09:41et le paramétrer de façon précise
09:43d'où l'utilisation
09:44de notre outil de cartographie
09:45des flux en amont.
09:46Et ensuite,
09:47une fois que c'est installé,
09:49en fait,
09:49tu as un guichet
09:49qui est le guichet
09:50de la personne qui dit
09:51je veux t'envoyer
09:52ce flux d'informations,
09:53tu as notre boîtier électronique
09:55avec ce cœur réseau aujourd'hui
09:56qui est complètement électronique
09:57dans lequel il n'y a aucune ligne de code,
09:59donc inattaquable par les IA.
10:00Et de l'autre côté,
10:01tu as le guichet de la personne
10:02qui est la réceptrice
10:02et qui dit,
10:03ok,
10:04je veux bien accepter le flux
10:05qui vient de telle adresse IP
10:06et seulement celui-là.
10:08Et une fois que c'est fait,
10:09la règle est définie,
10:11elle est codée.
10:11D'ailleurs, par exemple,
10:12si on prend l'environnement
10:13de la défense,
10:13une fois qu'ils ont paramétré
10:15le boîtier,
10:15il les résine
10:16pour que plus personne
10:16ne puisse y toucher.
10:17Donc, c'est vraiment
10:18une garantie absolue.
10:19Et c'est pour ça
10:20que je parle d'îlot d'invincibilité.
10:21Ça permet vraiment
10:23aux entreprises,
10:24et c'est ce qu'on fait
10:24par exemple avec Schneider,
10:25de dire,
10:25on est capable de rendre
10:26votre infrastructure industrielle
10:28résiliente
10:29puisque ce qui ne doit pas tomber
10:30ne tombera pas.
10:31Et alors,
10:32si je comprends bien
10:32le fruit de ce partenariat,
10:35Aymeric Renault
10:36de Schneider Electric,
10:37c'est de proposer ça
10:39ensuite à vos clients,
10:40leur dire,
10:40voilà,
10:40on arrive avec
10:42l'offre classique
10:43des différents métiers
10:45de Schneider
10:46selon les besoins
10:47de l'usine,
10:48du site industriel.
10:49Et derrière,
10:50on vous apporte
10:51ce surplus sécuritaire.
10:53Alors, Schneider Electric,
10:54c'est le partenaire
10:55des technologies de l'énergie.
10:56Donc, on a effectivement
10:57plusieurs équipements,
10:58plusieurs types de logiciels,
10:59mais on a également
11:00des capacités de conseil.
11:01Et donc,
11:02notre rôle
11:02en tant qu'industriel
11:04qui opère aussi
11:05200 usines dans le monde,
11:06c'est au travers
11:07de missions de conseil
11:09aider nos clients
11:09à la fois
11:10à cartographier
11:11les risques
11:12auxquels
11:12ils font face
11:13dans le domaine
11:14de la cyberautie
11:15et les aider ensuite
11:16à intégrer.
11:18C'est des équipes
11:18qu'on a d'abord
11:19constituées
11:19pour nos propres besoins
11:20dans un premier temps.
11:22On a déployé
11:22à l'échelle
11:23le programme
11:23sur l'intégralité
11:25des usines
11:25qu'on opère
11:25dans le monde.
11:26Et ensuite,
11:27on a mis à disposition
11:28ce savoir-faire
11:29pour accompagner
11:30des clients industriels
11:31dans la sécurisation
11:33de leur infrastructure.
11:34Et donc,
11:34de ce fait,
11:35nous,
11:35on arrive avec
11:36finalement un audit
11:37de maturité
11:38qui nous permet
11:38de comprendre
11:39où se situe
11:40le client
11:40d'un point de vue
11:41gouvernance
11:42liée à la cybersécurité
11:43outil,
11:43les solutions
11:43qui ont été mises
11:44en place.
11:45Ensuite,
11:45d'accélérer
11:46le déploiement
11:47à l'échelle
11:47de solutions
11:48sur ces sites
11:49au travers
11:49de partenaires
11:50et de partenariats
11:51et au travers
11:51de ces claves
11:52notamment,
11:53pour s'assurer
11:54que les infrastructures
11:55post-déploiement
11:56soient opérantes
11:57et suivies dans le temps
11:57pour se prévenir
11:58d'une menace
11:59qui, je répète,
11:59n'a de cesse
12:00d'évoluer.
12:01Donc,
12:01qui nécessite évidemment
12:02de monitorer
12:03les intrusions
12:03et de corriger
12:05au fil du temps
12:05ces installations.
12:06Donc,
12:06notre savoir-faire
12:07finalement,
12:07c'est la crédibilité
12:08d'un industriel
12:08qui l'a fait
12:09sur ses installations
12:10qui continue
12:11d'apprendre
12:11tous les jours
12:12face à une menace
12:13qui évolue
12:13et de mettre
12:14cette expertise
12:15finalement
12:15à disposition
12:16d'autres industriels
12:17pour déployer
12:18des solutions
12:18à l'échelle
12:19dans un délai
12:20de temps
12:20relativement court
12:21à travers le monde.
12:22Et j'imagine
12:23que c'est ça aussi
12:23qui intéresse vos clients
12:24parce qu'on a l'impression
12:25que la cyber,
12:26Michel le disait avant,
12:28on découvre une faille,
12:29le temps qu'on met
12:30le patch,
12:30ça pouvait prendre
12:31parfois des mois
12:32et là,
12:35entre guillemets,
12:36n'importe qui
12:37un peu malin
12:37d'exploiter des failles,
12:40de le faire vite.
12:42Vous,
12:42là,
12:43vous répondez aussi
12:44à ces clients
12:44en disant
12:44voilà,
12:45il n'y a plus
12:46à attendre de temps.
12:46Enfin,
12:47on est sur la temporalité.
12:48Si une faille est découverte,
12:49on peut,
12:50enfin,
12:50nous en tout cas,
12:51Schneider avec CECLAB,
12:52on garantit tout de suite
12:53cette sécurité.
12:54Il y a une construction
12:55de protection
12:55avec plusieurs couches.
12:56Il y a l'arrivée
12:57effectivement d'une expertise
12:58pour traiter des besoins
12:59très précis.
13:00Par exemple,
13:00dans des industries
13:01de process continu,
13:02on a des équipements
13:03qui tournent
13:04sur des environnements
13:05très critiques.
13:05Sécuriser la communication
13:07entre des équipements,
13:08c'est clé
13:08si on veut garantir
13:09la production d'un site.
13:10Donc nous,
13:11on va intervenir
13:11avec notre expertise
13:12finalement d'industriel
13:14pour dire
13:14voilà les processus critiques,
13:16on va les travailler
13:17évidemment avec le métier
13:17et au travers de solutions
13:19qui permettent
13:19de sécuriser
13:20le bon fonctionnement.
13:22Derrière,
13:22effectivement,
13:23ce qu'il faut bien comprendre,
13:24c'est que ces événements,
13:25ils vivent dans le temps.
13:27Donc,
13:27il nécessite d'avoir aussi
13:28des équipes
13:29qui sont formées
13:30et d'avoir,
13:30nous,
13:31ce qu'on appelle
13:31les champions cyber
13:32sur nos sites,
13:34comprendre finalement
13:34la menace,
13:35avoir les bons réflexes
13:36de réponse
13:37en cas d'attaque
13:38et s'assurer ensuite
13:39de la continuité
13:40de production des sites.
13:41Parce que Michel,
13:42c'est souvent ce qui manque,
13:43c'est cette expertise,
13:45on ne sait pas trop
13:46comment réagir.
13:46En plus,
13:46encore plus
13:47dans le monde industriel,
13:49on disait,
13:49même si ça a quand même
13:50quelques années,
13:50c'est un peu plus récent
13:51tous ces phénomènes
13:52de cyberattaque.
13:53Oui, bien sûr,
13:53et puis même,
13:54il y a une grande différence.
13:55Dans le monde IT,
13:56un seul protocole réseau,
13:57c'était CPIP.
13:58Dans le monde industriel,
13:59les industriels ont développé
14:00leur propre protocole réseau.
14:02Et en fait,
14:02c'est un co-développement
14:03qu'on a fait
14:04avec les équipes
14:04de chez Néeriatique,
14:05c'est-à-dire qu'ils ont
14:06des protocoles industriels
14:07dédiés
14:07qui leur permettent justement
14:08de maintenir
14:09et puis de pouvoir
14:10contrôler les communications
14:11entre leurs systèmes critiques.
14:14Et en fait,
14:14nous,
14:14on a repris ce protocole réseau,
14:17on l'a analysé,
14:18ce qui nous permet
14:18d'aller jusqu'à
14:19des traitements de commandes.
14:20Si je reprends
14:21l'exemple des frigos,
14:21par exemple,
14:22on est capable
14:22avec notre boîtier de dire
14:24jamais par le réseau,
14:25par Internet,
14:26tu ne peux pas dépasser
14:27une commande
14:28de plus de 0 degré.
14:29Les frigos,
14:29je rappelle,
14:30pour ceux qui ont,
14:30enfin,
14:31si vous avez peut-être
14:31montqué ça dans l'actualité,
14:32mais ce sont des frigos
14:33dans des supermarchés
14:34qui ont été piratés
14:35et donc il a fallu,
14:36on a augmenté la température
14:38et donc il a fallu
14:40jeter toute la marchandise
14:41et pour plusieurs centaines
14:42de milliers d'euros
14:42de dégâts.
14:44Et ça,
14:44c'était via un télémateneur.
14:46C'était le site d'un...
14:47C'était tout simplement
14:48que ces réseaux de frigos
14:50étaient directement connectés
14:51à Internet,
14:52donc on pouvait y accéder
14:53sans même s'identifier.
14:55Donc c'était quand même...
14:56D'ailleurs,
14:58l'attaque n'a toujours pas
14:59été revendiquée.
15:00Ça prend bien
15:01quand je parlais aujourd'hui
15:02d'États qui commencent
15:03à attaquer aujourd'hui
15:04les industries.
15:05Là,
15:06ça crée quand même
15:06un peu de déstabilisation
15:07en disant
15:08les gens,
15:08ils sont capables
15:09à tout moment
15:09d'arrêter l'industrie alimentaire
15:12par exemple.
15:13Il faut se convaincre,
15:16Emmerick Renaud,
15:19où Schneider est devenue
15:21une entreprise aussi logicielle,
15:23vous avez fait des euros rachats
15:24encore très récemment
15:25dans ce domaine,
15:27que la partie mécanique,
15:28la partie physique
15:29encore est encore importante
15:31dans la cyber
15:31parce qu'on a toujours l'impression
15:32que toutes ces fonctions cyber,
15:35on ne les résolvera
15:37que par la partie logicielle.
15:39Oui, effectivement,
15:39et c'est tout le domaine
15:40de la cyberautie.
15:41C'est-à-dire qu'à un moment,
15:41quand on prend une décision
15:43dans un logiciel,
15:44derrière,
15:45il va falloir,
15:46le vrai,
15:46par exemple,
15:46ouvrir une vanne.
15:48Ce n'est pas le logiciel
15:48qui veut le faire.
15:49Derrière,
15:49il y a un automate,
15:50il y a un actionneur.
15:51Et donc,
15:51c'est bien cette chaîne
15:52de commandement
15:53qu'il faut cybersécuriser
15:54de façon très verticale.
15:55Donc,
15:56dans le domaine IT,
15:57ça a été fait depuis plusieurs années
15:58et il y a une vraie maturité.
16:00Dans le domaine OT,
16:01celui des opérations,
16:02il y a encore effectivement
16:03une montée en maturité nécessaire.
16:06Et donc,
16:06cybersécuriser ces installations,
16:08c'est finalement répondre
16:09à une menace nouvelle
16:10et s'assurer
16:11qu'on ait une chaîne
16:11de commandement
16:12qui part des opérations
16:13au plus proche
16:14des équipements techniques
16:15sur site
16:15et ensuite
16:16le manœuvrer
16:17au travers du logiciel.
16:18Tout à l'heure,
16:19Michel a cité
16:20ce terme de souveraineté.
16:21Alors,
16:22c'est que là,
16:23enfin,
16:23français,
16:24aujourd'hui,
16:24européen,
16:26pour vous,
16:27c'est important aussi,
16:29Emmerich,
16:30chez Chine Directric,
16:31d'avoir ce...
16:32ben voilà,
16:32de jouer
16:33le drapeau européen,
16:35le drapeau français.
16:36On parle beaucoup
16:36de souveraineté.
16:37La souveraineté,
16:38c'est la capacité
16:39d'analyser une situation,
16:41de définir une solution
16:42et puis de l'opérer
16:43de façon libre.
16:44Donc,
16:44quand on est sur
16:45des éléments critiques,
16:47c'est d'avoir ces choix-là
16:48et de pouvoir les opérer
16:49dans le temps.
16:50Donc,
16:50de travailler aujourd'hui
16:50avec SecLab,
16:52évidemment,
16:52une entreprise française
16:53qui s'est hautement
16:55internationalisée,
16:55elle ne va pas vivre
16:56en autarcie.
16:57On va travailler
16:58avec des écosystèmes.
16:59Par contre,
16:59dès lors qu'on a
17:00un partenariat technologique
17:01de référence
17:03qui nous permet
17:03d'œuvrer
17:04et de sécuriser,
17:05c'est un facteur
17:06de résilience
17:06parce que derrière,
17:07dans ce choix
17:07qu'on opère ensemble,
17:09on va pouvoir
17:10cybersécuriser
17:11certains sites industriels
17:12critiques.
17:12C'est un choix important,
17:14j'imagine,
17:15pour les industriels
17:15aujourd'hui.
17:16C'est vrai que ce terme
17:17souveraineté,
17:17alors il y a beaucoup
17:17de choses qu'on met
17:18derrière ce terme
17:19souveraineté,
17:20mais quand même
17:20la dépendance technologique,
17:22l'autonomie
17:23que l'on peut avoir
17:23vers cette souveraineté,
17:24c'est un élément
17:25sur lequel joue SecLab,
17:26j'imagine.
17:27Absolument.
17:27On voit qu'il y a
17:28beaucoup de clients
17:28aujourd'hui qui font
17:29confiance à la technologie
17:30de cartographie
17:31parce que justement
17:32les données restent
17:32chez eux
17:33ou chez nous.
17:34Elles ne vont pas
17:35à un moment
17:35être stockées dans un cloud
17:41soit stockées
17:41dans un cloud américain.
17:43Moi, je veux bien,
17:43mais ce n'est pas
17:44tout à fait sécurisé.
17:46On a dit ça comme ça.
17:47Puis le deuxième sujet
17:48aussi dont on peut parler,
17:50c'est que la grande différence
17:51entre l'IT et l'OT,
17:52c'est que dans le monde industriel,
17:54quand on installe un serveur
17:55dans le monde IT,
17:56c'est pour deux ou trois ans.
17:57Dans l'industrie,
17:59on se retrouve avec des serveurs
18:00qui sont installés
18:00depuis 10, 15 ans.
18:02Et à qui on dit
18:03« Ah là là, attention,
18:03il y a une nouvelle faille PHP,
18:04il y a une nouvelle faille
18:05qui a été découverte
18:06par l'intelligence artificielle,
18:07etc. »
18:08Il faut patcher.
18:09Et le gars te dit
18:11« Oui, la machine ne s'arrête pas. »
18:13On se souvient de notre PTIA,
18:14c'était ça en 2017.
18:15Exactement.
18:16Donc nous, on dit
18:16« Ces serveurs-là,
18:18isolez-les avec notre technologie
18:20parce que de toute façon,
18:20on ne pourrait plus y toucher.
18:21Vous êtes garantis
18:22que les seuls contacts
18:24qu'il auraient avec l'extérieur
18:25sont les contacts
18:26que vous avez choisis vous
18:27et pas quelqu'un
18:28qui va essayer justement
18:29de le cryptoloquer
18:30ou de le mettre à jour
18:31de façon inopinée.
18:33Aujourd'hui,
18:34en termes de déploiement,
18:35ça y est, on y est, Emric.
18:37Donc en termes de déploiement,
18:38le niveau de maturité
18:39effectivement des industriels
18:40il est présent,
18:42surtout les grandes multinationales.
18:43Après, derrière,
18:44on est ravis de ce partenariat
18:45sur la dimension technologique
18:47parce que oui,
18:47il est en place,
18:48il est opérant
18:48et maintenant,
18:49il faut passer à l'échelle
18:50dans le cadre de déploiement.
18:52Voilà, dans cette partie échelle.
18:56Comment on facture justement
18:57un boîtier ?
18:58On achète le boîtier
18:59et puis les outils de cartographie,
19:01juste pour comprendre ?
19:02Oui, c'est ça.
19:03Alors l'outil de cartographie,
19:04on fait ce qu'on appelle
19:05beaucoup dans le logiciel
19:06ce qu'on appelle la location,
19:07de l'ARM.
19:08Dans le monde matériel,
19:10on vend le boîtier
19:11et ensuite,
19:12on prend une maintenance
19:12pour pouvoir le garantir
19:13et le faire se remplacer
19:14sous 24 heures
19:16en fonction des contrats
19:17qui sont passés.
19:17Et dernière question,
19:18Michel,
19:18il y a un indicateur
19:19pour dire,
19:20tiens,
19:20là,
19:20on a été hyper efficace.
19:23Comment on sait justement
19:23que le boîtier
19:24a bien joué son rôle
19:25de pont de vie ?
19:25Je ne peux pas citer de nom
19:26mais par exemple,
19:27il y a des grandes entités étatiques
19:29qui ont été touchées aujourd'hui
19:31par des attaques
19:31il y a peu de temps.
19:32Nous,
19:32on protégeait des parties
19:34extrêmement sensibles.
19:35Je peux te garantir
19:36qu'elles n'ont absolument
19:37pas été touchées
19:38et que nous,
19:38on sécurise des gens
19:39comme EDF,
19:41on l'a cité,
19:41la SNCF,
19:43des gens de la Défense,
19:44etc.
19:45Tout ce qui est derrière
19:45nos boîtiers,
19:47vraiment,
19:47en général,
19:48c'est intouchable.
19:49Bien voilà,
19:49merci à tous les deux
19:50d'être venus nous parler
19:51de tout cela.
19:51Émeric Renaud,
19:53président de Schneider Electric France,
19:55avec ce partenariat
19:56avec SecLab,
19:58dont Michel Vandenberg
19:59est le président.
20:00Merci tous les deux
20:01de nous avoir fait l'amitié
20:02d'être sur ce plateau.
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