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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Quand il y a ce genre d'image à présent, et je voudrais qu'on en parle et qu'on
00:04s'y arrête quand même,
00:04parce qu'il y a quand même un sentiment de toute puissance, de ceux qui s'attaquent parfois aux forces
00:09de l'ordre.
00:10Cette image, on l'a beaucoup vu, ce qui s'est passé autour de l'attaque du gendarme à l
00:13'engin incendiaire à Paris,
00:15cette tentative d'homicide. C'est bien comme cela que l'enquête a été ouverte lors d'un baligué de
00:20meurtres ?
00:21Tentative d'homicide, il y a trois suspects qui sont activement recherchés.
00:24Ce jour-là, on ne connaît qu'une image parce qu'elle a été filmée, celui-là a été filmé.
00:28Il y en a eu quatre, comme tel Molotov.
00:31Le policier, il a des jours d'ITT, il doit sa survie à une matière qui s'appelle le kermel.
00:44Le kermel, c'est une fibre synthétique inventée par Ron Poulin qui est fabriquée à Colmar en France,
00:50que le monde entier nous envie, parce que c'est une matière qui ne brûle pas.
00:54C'est pour ça que les policiers en sont équipés.
00:56Les policiers en sont équipés justement pour recevoir des objets inflammables
01:00et des matières, les fameux fables mortiers d'artifice.
01:04Ça résiste, cette matière, à 1000 degrés.
01:07Ça résiste instantanément à 1000 degrés et ça permet de ne pas flamber.
01:14Alors, votre collègue a...
01:16C'est heureux.
01:17Hein ?
01:18C'est heureux.
01:19Mais c'est vrai que les policiers sont équipés pour ça, mais ce n'est pas du tout souhaitable, évidemment,
01:25qu'ils reçoivent des cocktails Molotov.
01:27Alors, on doit, pour rajouter aussi, ce n'est pas un bon lieu de dispersion de la manifestation,
01:32parce qu'en fait, il y a des nouveaux cortèges qui sont sur les maréchaux à Paris.
01:37Ça se passe en fin de manifestation dans des petites rues.
01:40On est où, là ?
01:40On est à côté de la porte de Charenton, dans une petite rue, et c'est aussi pour ça que
01:45les trois autres ne sont pas visibles.
01:46C'est qu'en réalité, les cortèges, soit itinéraires de manifestations sur les maréchaux,
01:53il est favorable aux forces de l'ordre dans le cortège,
01:56parce que ce sont des trajets qui sont bien plus faciles à surveiller, il n'y a pas de commerce.
02:00Mais en revanche, ils ne sont pas faits pour la dispersion.
02:03Parce que les dispersions traditionnelles à Nation, à Bastille ou à République, sont dispersions sur des places.
02:09Et la preuve, c'est que dans une dispersion à Nation, l'auteur de ce lancé d'objets incendiaires
02:17aurait certainement été arrêté, alors qu'il n'a pas été arrêté à cet endroit-là.
02:21Je voudrais simplement qu'on l'écoute, parce que c'est vrai qu'on est tous admiratifs quand même du
02:25professionnalisme,
02:26du calme lorsqu'il témoigne, du sang-froid face à la haine, à l'hostilité,
02:30et que ses collègues Redavera, que la ligne est tenue ainsi également.
02:36Et lui, il parle d'une hostilité féroce.
02:38Écoutons-le.
02:40La sensation de brûlure, elle est immédiate.
02:42Elle est intense et elle s'intensifie dans le temps parce qu'elle est durable.
02:46Parce qu'on n'arrive pas à l'arrêter.
02:47Et de par son contenu, elle est compliquée à faire cesser.
02:51Donc la brûlure, on a le temps de la sentir monter.
02:54On a le temps de sentir que l'équipement commence à être atteint
02:57et à sentir que la chair commence à piquer, si ce n'est vraiment brûlée.
03:02Ce que je vois de mes yeux, personne n'est capable d'identifier vraiment
03:06d'où vient précisément chaque projectile.
03:08Mais c'est une hostilité qui est clairement féroce puisqu'on a vraiment face à nous
03:13un boulevard rempli d'individus qui ne sont clairement pas du manifestant pacifique.
03:18Si on prend l'histoire de notre pays, c'est mille ans de jacquerie.
03:21Vous êtes d'accord, il y a eu beaucoup de violence.
03:22Oui.
03:23Je ne justifie pas du tout.
03:24Mais là aussi, désinhibée, décomplexée, gratuite, Laurent Valdigui.
03:30Tout Paris est une histoire d'émeute.
03:33Mais c'est vrai, le faux bourg Saint-Antoine, moi je passe tous les matins devant une borne
03:37où il est écrit qu'ici un député a été tué en 1848.
03:47Les grilles de la rue de Rivoli des Tuileries ont été des grands lieux de manifestation.
03:51Vous savez, moi monsieur, en 28 ans, je n'ai jamais vu ça depuis toute ma carrière.
03:53Et tous mes collègues me diront exactement la même.
03:55Et c'est vrai que l'autre jour, alors non, les cocktails, moi je m'en suis déjà pris un
03:59aussi.
04:00Manifestation de gilets jaunes.
04:01Racontez-nous comment ça se...
04:02On parlait historiquement.
04:03C'est vrai que des policiers de la CRS 60 m'ont dit l'autre jour qu'à Marseille, il
04:08n'y a qu'un jour, ils n'avaient jamais vu ça.
04:11Notre-Dame-des-Landes aussi, il y en a eu des...
04:13Réda Vélade, racontez-moi, racontez au-delà de l'histoire, là c'est ce qu'on vit aujourd'hui.
04:18Moi c'est pour ça que je dis le standard de violence, il est insupportable, il est inacceptable.
04:21Même si les manifestations se passent bien, une telle image, une telle image qui circule à l'étranger,
04:26ça vous donne, même s'il y a, d'ailleurs, par ailleurs dans les autres capitales européennes de très grand
04:31heure,
04:32mais quand même, si vous, au-delà, avec votre expérience, vous n'avez jamais vu ça ?
04:35Oui, alors déjà, je constate, vous, ça ne vous a peut-être pas choqué,
04:39mais moi je constate que maintenant on laisse, et tant mieux,
04:42on laisse les gendarmes et les policiers s'exprimer sur une expérience en service.
04:47Vous avez déjà vu ça, non ?
04:48Jamais.
04:49Ça vous, jamais, oui.
04:49Donc ça, c'est bien, mais ça prouve que l'État, je pense qu'il a très peur,
04:55parce qu'il nous laisse passer des messages qu'avant, on n'avait pas le droit de passer.
04:59Ah oui.
05:00Oui, et au-delà de ces images-là, comme vous l'avez très bien dit, monsieur,
05:04vous avez aussi les collègues de la 32e compagnie et de la 11e compagnie,
05:08des compagnies d'intervention, pardon, qui ont été blessés.
05:10On a plus d'une dizaine de collègues, en plus des gendarmes, qui ont été blessés.
05:13Et en fait, les individus allaient jusqu'à verser de l'essence avant l'arrivée des policiers.
05:20Ce qui fait que quand on arrivait, il suffisait qu'il y ait un tir de mortier, un cocktail Molotov,
05:29pour que justement le but soit de tuer ou peut-être assassiner.
05:33Parce que quand il y a une préméditation aussi importante, on peut peut-être parler d'assassinat.
05:37Donc je pense qu'après, au-delà de ça, par rapport à ce qui était dit tout à l'heure,
05:43moi je vais vous dire une chose, c'est qu'on a rompu le lien déjà,
05:46et beaucoup de politiques, notamment, et les fios, on en repart de responsabilité là-dedans,
05:50le lien avec les jeunes, le lien avec...
05:53Parce que tout à l'heure, vous avez parlé de migration.
05:55Moi, je viens des quartiers, je suis rentré en 98, il y avait la police de proximité.
05:58C'était une très, très, très, très bonne chose.
06:00Ça a été supprimé par M. Sarkozy, qui a donné plus de pouvoir,
06:05parce qu'à un moment, il fallait aussi plus de répression d'un côté,
06:07mais je pense que le constat, il est clair.
06:09Oui, là, vous dites qu'on vous demande l'impossible, et que l'issue, elle est politique.
06:13Moi, j'ai fait des dialogues sur les forums de BFM avec des jeunes,
06:16qui, je voyais dans leur regard quand je leur parlais,
06:19alors que je n'avais rien fait, je n'étais pas ramé, je n'étais pas en tenue.
06:22Il y avait vraiment une haine dans leurs yeux.
06:24Vous auriez pu rajouter la suppression du service national, qui, à mon avis, n'a pas aidé.
06:28Vous permettez ?
06:29Et je pense aussi, ça, c'est le banlieusard qui le dit, issu de l'immigration,
06:33clairement, les politiques ont complètement abandonné les banlieues.
06:36Et ça, il ne faut pas l'oublier.
06:37Et aujourd'hui, ils payent le prix, parce que le 17,
06:39ceux qui ont débarqué et qui ont tout cassé,
06:42les pauvres jeunes désœuvrés qui ont besoin d'une paire de Air Max à 150 euros pour s'en sortir,
06:47ils ont tout pété, parce qu'en fait, ils fonctionnent comme ça,
06:51et ils ont fait ce qu'ils font dans leur quartier.
06:54Dans leur quartier, c'est la loi du plus fort.
06:56Et aujourd'hui, et le 17, ils ont voulu montrer qu'ils étaient en capacité,
07:00comme ils l'ont fait à la fin du Paris Saint-Germain.
07:01Vous le dites aussi directement comme ça, parce que c'est ce genre de propos qui est incriminé par...
07:05Mais moi, j'assume ce que je dis, je sais d'où je viens.
07:07Voilà, je sais que la vie, elle n'est pas facile.
07:09Vous savez, quand vous appelez Bélage, Kebab, Mabrouk,
07:13la vie, elle est peut-être différente.
07:15Il faut peut-être être meilleur que les autres ou me donner une image des autres.
07:18Parce que moi, j'étais de l'autre côté, j'étais des deux côtés.
07:20Quand j'étais policier, oui, je suis désolé de le dire.
07:23Quand j'arrive dans les quartiers, bah oui, c'est des gens issus de ma communauté
07:27qui me balançaient des projectiles.
07:30C'est comme ça, c'est la vie.
07:31Si les gens ne veulent pas ouvrir les yeux,
07:33alors peut-être que moi, j'ai le droit de le dire ou je ne sais pas, peu importe,
07:35mais en tout cas, c'est le constat que je fais.
07:37Voilà, et je pense que tant qu'il y a des gens comme M. Mélenchon qui existent
07:43et qui disent que la police tue,
07:46qu'aucun refus d'obtempérer ne mérite la mort que ceci, que cela,
07:50et qu'ils diabolisent complètement la police,
07:52ça va être compliqué pour nous.
07:54Surtout si on n'est pas défendu par tous les politiques.
07:57Et là, je remarque que ce n'est plus trop le cas, sauf depuis le 17.
08:00Vous êtes défendu par un avocat qui a l'habitude d'être présenté
08:04comme l'avocat des policiers qui est avec nous,
08:06et qui va participer à notre débat, c'est Maître Laurent-Franc Liénard.
08:09Bonsoir à vous, Maître, avocat des forces de l'ordre.
08:13Et merci d'être avec nous, on vous sollicite souvent en cette période
08:16parce que là, nous sommes face à une gravité extrême
08:19de l'attaque de ce gendarme, il est logique d'attendre aussi de la justice.
08:23Une réponse ferme, une réponse adéquate face à un tel acte,
08:27là, vous n'en doutez pas, compte tenu de ce qu'on a vu,
08:30de ce qui s'est passé, encore faut-il, évidemment,
08:32pouvoir identifier, c'est l'élément de la preuve, l'individu.
08:36Voilà, il faut pouvoir identifier celui qui a lancé cet engin incendiaire,
08:40alors c'est une bombe incendiaire, je ne pense pas que ça relève du cocktail Molotov,
08:45je pense que c'est une bombe incendiaire, c'est-à-dire un objet de guerre,
08:49parce que ces gens qui ont lancé cette bombe,
08:54et tous ceux qui ont lancé des bombes ce jour-là,
08:56sont des gens qui font la guerre, véritablement,
08:58ils font la guerre à la société qui les nourrit.
09:00Et c'est un peu schizophrénique, il va falloir, une fois qu'on les aura interpellés,
09:06et j'espère condamnés, il va falloir les faire psychanalyser aussi,
09:09parce que je pense qu'il y a quelque chose qui ne va pas
09:12quand on lance une bombe incendiaire pour faire brûler un capitaine de gendarmerie,
09:17c'est que quelque part, on ne va pas bien dans sa tête dans la société actuelle.
09:20– Je me hasarde à une explication, là c'est une haine de l'État et de la France,
09:26c'est le policier, le gendarme qui prend tout simplement,
09:30parce qu'il est l'incarnation encore de cet État,
09:33tout simplement, je vais dire malheureusement, hélas, tragiquement.
09:36– Absolument, mais le coup humain de tout ça, vous savez,
09:39moi tous les jours en ce moment, j'ai des policiers, des gendarmes qui m'appellent
09:41parce qu'ils sont blessés, ils ont les mains cassées,
09:45ils ont les pieds abîmés, ils ont les tibias péronnés cassés,
09:49ils ont tous reçu des pavés, ils vont tous souffrir dans leur chair
09:53pendant des mois et des mois, vous n'imaginez pas le coup humain,
09:56le coup sociétal et même le coup fiscal de tout ça,
09:59parce que tout ça, ça va engendrer des dépenses faramineuses,
10:04tout ça à cause de quelques abrutis, et je le dis bien,
10:07quelques abrutis qui ont décidé de nous faire la guerre.
10:11J'espère que la justice sera au rendez-vous,
10:13j'espère vraiment que si on les identifie,
10:16l'incrimination, c'est-à-dire la prévention qu'on leur imputera,
10:20sera la bonne, tentative d'homicide volontaire,
10:23tentative d'assassinat, parce que cette bombe, il a bien fallu la faire,
10:26et quand on la fabrique, on imagine la lancer sur quelqu'un,
10:30donc c'est une préméditation.
10:32J'espère bien qu'on les poursuivra pour tentative d'assassinat,
10:36et qu'on les condamnera pour tentative d'assassinat devant une cour d'assises.
10:39Ça, vraiment, je le souhaite, parce que vous savez,
10:41quand on dit « la police tue », la police se défend.
10:45En revanche, de l'autre côté, ça tue, oui, et ça veut tuer.
10:49Mais maître, jusqu'où tout ça va nous mener de samedi en samedi,
10:53en passant par le 5 novembre et d'autres dates ?
10:55Comment tenir dans un contexte aussi explosif ?
10:58Nous avons un policier sur ce plateau,
11:00vous dites être, et vous êtes, le réceptacle des angoisses,
11:04de ceux qui vous appellent, soit pour les représenter en tant que conseil,
11:06soit tout simplement pour discuter et changer.
11:09Qu'est-ce qu'ils vous disent ? Toute la question est de savoir,
11:11parce que là, l'ordre est maintenu, je ne sais pas s'il est rétabli,
11:14mais il est maintenu à un prix sécuritaire qui est conséquent, qui est massif.
11:20Ça peut tenir ?
11:21Oui, et ça peut tenir parce que vous avez, dans ces forces de l'ordre,
11:25les forces républicaines, vous avez une motivation professionnelle incroyable.
11:30Ces gens veulent faire tenir leur pays parce qu'ils aiment leur pays.
11:34Ils veulent maintenir l'ordre parce qu'ils aiment l'ordre,
11:37ils aiment pouvoir aller emmener leurs enfants à l'école sans être agressés,
11:41sans devoir sortir leur arme, que tout se passe bien.
11:44Ils aiment ça.
11:46Ils ont chevillé au corps la République et le respect des lois.
11:51Et donc, ils vont y aller, ils vont continuer à y aller,
11:53quoi qu'il arrive et quoi qu'il en coûte.
11:57Oui ?
11:57Oui, moi je crois que c'est un peu le débat qu'on avait avec les islamistes,
12:00le terrorisme islamiste il y a quelques années.
12:03Il faut arrêter d'essayer de vouloir comprendre, en fait.
12:05C'est-à-dire qu'à un moment donné, c'est d'abord le rétablissement de l'ordre,
12:08peut-être avec une structure spécialisée,
12:10parce que les ultra-gauchistes qui ont mis le feu à Limoges,
12:13moi j'appelle ça en fait une volonté d'anarchie,
12:15et je crois que c'est volontaire de s'attaquer au système économique
12:19pour espérer un effondrement de manière...
12:21Ça peut se traduire, ça, dans le droit ?
12:23Vous avez en réalité un mouvement, ça s'appelle du terrorisme, oui.
12:26Moi j'appelle ça du terrorisme comme type action directe, etc.
12:29Vous vous attaquez aux forces de l'ordre,
12:31vous vous attaquez aux établissements publics...
12:33Vous vous souvenez de Tarnac,
12:34Tarnac c'était un groupe qui a été judiciarisé...
12:37Oui, et puis je me souviens de Gérald Darmanin
12:38qui avait dit éco-terroriste quand il s'agissait...
12:41Moi j'aimerais qu'on sache si c'est coordonné
12:43ou si ce sont des individus, je pense que c'est coordonné,
12:46je pense que c'est une menace, je pense que c'est anarchiste,
12:48et à un moment donné, vous n'essayez pas de les psychanaliser ou de les soigner,
12:51vous essayez d'abord de les arrêter
12:53et de démanteler cette espèce de coalition de gens
12:56qui souhaitent en fait l'effondrement du pays.
13:00Vous savez, nous les policiers on s'est habitués
13:01de faire un gars avec une grosse save de shit comme ça,
13:05ça ne nous choque pas si après sa garde à vue il est libéré,
13:08alors que pour nous ça reste quand même une bonne affaire.
13:10Mais quand ça nous touche nous, c'est plus dur,
13:13c'est beaucoup plus dur, surtout depuis ce qui se passe
13:15depuis plusieurs années, et on voit des circonstances aggravantes,
13:19je vous donne cet exemple du 23 septembre 2023
13:21où il y avait cette manifestation contre les violences,
13:24soi-disant, enfin contre les violences policières,
13:27et vous aviez un black bloc qui a attaqué une voiture de police,
13:30qui a frappé une femme et trois hommes,
13:33et j'ai été au jugement, Sonia Babrouk,
13:35il a pris huit mois ex-sur-ci.
13:37Donc je vais être beaucoup plus pessimiste
13:39que Maître Yenard pour le coup,
13:41parce qu'en fait, quand vous y allez,
13:43vous voyez les résultats et la réponse pénale,
13:46vous êtes vraiment pessimiste,
13:47parce qu'on arrive toujours...
13:48– Il y a des exemples, il n'y en a pas.
13:49– Moi, à chaque fois, je dis, sur la justice,
13:52d'abord, on fait attention, on n'essentialise pas,
13:54et je dis, mais messieurs les parlementaires,
13:56c'est vous qui...
13:56– Je ne parle pas de justice, je parle de réponse pénale.
13:58– Oui, oui, mais là, je prends en compte,
13:59mais c'est vous qui votez des lois.
14:01– Vous créez une juridiction d'exception, monsieur, je vous dise.
14:04– Vous créez une juridiction d'exception par rapport
14:06à un problème d'exception ?
14:07Vous avez des gens qui veulent mettre le feu aux mairies
14:09et tuer des policiers.
14:11– Julien Aubert, je ne sais pas si c'est coordonné.
14:13Ce qui est certain, c'est qu'il faut le regarder,
14:15le problème dans l'ensemble.
14:16Les policiers sont attaqués par une partie de la population.
14:20Les pompiers sont attaqués par une partie de la population.
14:23– Alors que les violences pompiers n'existent pas.
14:24– Oui, c'est bien d'accord.
14:26– À Limoges, on a mis le feu, mais on a dit,
14:30on va vous tuer, je le dis poliment.
14:32Là, en l'occurrence, avec ce qui s'est produit
14:34et qui est visible, on a voulu blesser pour le moins,
14:38tuer, c'est à peu près certain.
14:40On s'en prend à les journalistes.
14:42On attaque des maires, des élus locaux,
14:45de manière extrêmement régulière.
14:46Ce qui se passe dans ce pays, depuis des années,
14:49est un climat pré-insurrectionnel qui est lié au fait que
14:52un, les politiques ne parlent plus aux gens de vérité,
14:55deux, ne parlent plus du réel,
14:57n'assument jamais ce qui se passe au moment des élections,
15:00trouvent toujours des moyens pour essayer de s'en échapper
15:03et on s'étonne après que le pays soit dans cet état-là.
15:06Moi, je ne le pardonne pas, je ne cherche pas à le comprendre
15:08ou à l'excuser, mais il faut se dire que, aussi,
15:11quand on est face à une phase comme ça pré-insurrectionnelle,
15:14d'une part minoritaire de la population,
15:16mais c'est une réalité,
15:17il faut regarder le premier ensemble
15:19et le faire de manière d'un gouvernement de défense républicaine.

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