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  • il y a 15 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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Transcription
00:00Je vais laisser la place à la jeunesse.
00:02À présent, s'il vous plaît, Julien Oudoul, en accueillant Sofia Tizavi, bonsoir.
00:07Merci d'être avec nous, ancienne présidente de l'Union syndicale et sienne.
00:10Très investie, vous êtes l'un des visages de ce mouvement.
00:13Je voudrais en parler parce que Laurent Lunez, le ministre de l'Intérieur, a annoncé...
00:17En tous les cas, là, véritablement, on ne peut pas dire qu'il y a une mauvaise anticipation.
00:21Apparemment, tous les renseignements ont dit « Oh là là, ça va être une journée à très haut risque ».
00:26Imaginez, 70 000 forces de l'ordre.
00:28M. Lacroix, BRI, GIGN, Sentinelle, comme samedi dernier, effectivement.
00:36Même niveau d'alerte.
00:38Il fait de la politique ?
00:38Oui, ça ne m'a pas échappé. Écoutons-le.
00:41Même niveau d'alerte.
00:43Ce sera une doctrine extrêmement réactive.
00:46On ne tolérera aucun débordement. Aucun débordement.
00:49Il y aura des interventions systématiques.
00:51Nous avons, j'ai demandé à l'ensemble des forces de sécurité intérieure,
00:54d'abord à l'ensemble des préfets, et puis ces consignes ont été relayées
00:57par les directeurs généraux et par M. le préfet de police,
00:59des doctrines d'extrême fermeté.
01:01Les troubles à l'ordre public que nous entendons sont importants.
01:04Donc les forces réagiront avec une grande fermeté,
01:07beaucoup de réactivité, beaucoup de mobilité,
01:09pour disperser, puis, le cas échéant, même, interpeller les groupes à risque.
01:14Je voudrais poser une question à tous, vraiment.
01:17Hier, on en a parlé ici même, le président, ou avant-hier,
01:20a convoqué un conseil de défense et de sécurité.
01:23De défense. Défense, on a un ennemi.
01:26Là, on peut entendre qu'il faille, évidemment,
01:28que l'ordre soit maintenu au vu des terribles scènes du 17 octobre,
01:32mais est-ce qu'on a déclaré ?
01:34C'est une manifestation ? Ce sont des attaques tous azimuts
01:37qu'on va avoir samedi 31 octobre ?
01:39On ne peut pas, à la fois, reprocher la dernière fois de ne pas avoir anticipé,
01:43et cette fois-ci, d'essayer d'anticiper les débordements.
01:45C'est différent. Il y a l'anticipation, et il y a un peu l'affichage.
01:48Conseil de défense.
01:49Bien sûr, il fait de la politique, je suis d'accord avec Yves,
01:51et les 70 000 policiers, c'est à peu près la même jauge que samedi dernier,
01:55et entre les deux manifestations, y compris,
02:00même si celle du 24 s'est mieux passée que celle du 17,
02:03le pouvoir a décidé de ne pas baisser la garde.
02:05Alors, parole à ceux qui seront...
02:07Après, on peut considérer que c'est trop,
02:09qu'ils en font des tonnes.
02:11Je suis pour la liberté de travailler,
02:13la liberté de faire du commerce, et la liberté de manifester.
02:15Moi, je crois que c'est plutôt l'idée,
02:17et ce qui est intéressant, c'est surtout de voir
02:18quel est le tracé qui va être retenu,
02:21notamment pour les commerçants.
02:22Sophia Tizé, oui. Votre avis ?
02:24C'est qu'encore une fois, en fait,
02:26ils n'essayent pas d'apaiser les choses.
02:28Et c'est ça qui est fou.
02:29C'est qu'à un moment donné, nous, on demande des réponses politiques.
02:31Et tout ce qu'on nous envoie, c'est la BRI, les militaires,
02:34et tout ce qui s'en suit.
02:35Donc, en fait, quand on dit que...
02:37On ne vous envoie pas la BRI et les militaires.
02:38Ah, pardon, mais ils ont quand même déprimé la BRI
02:40et les militaires la semaine dernière.
02:42C'est pour protéger les bâtiments stratégiques.
02:44Ah oui, mais quel message ça renvoie aussi ?
02:45C'est symbolique.
02:46Qu'est-ce que ça renvoie ?
02:47Un message aux casseurs et aux pires, pas à vous.
02:49Oui, mais quel message vous les renvoyez aussi
02:51à tous les manifestants ?
02:52C'est qu'aujourd'hui, certains manifestants
02:54ont peur d'aller manifester.
02:55Est-ce que vous vous rendez compte ?
02:56C'est dissuasif.
02:57Non, je suis désolée, mais quand vous avez aussi
03:00des jeunes qui ont peur d'aller manifester
03:02parce qu'ils voient que des camérates
03:03se font arracher des mains, des yeux...
03:05Mais ça fait, il n'y a pas que des jeunes.
03:06Non, mais ce n'est pas ça la question.
03:07Qu'on soit jeune ou vieux, en fait,
03:08on n'a pas à se faire arracher les mains.
03:09Mais franchement, on n'a plus en plus peur
03:10de manifester les gaz lacrymogènes.
03:12Moi, je lisais tout à l'heure une étude
03:13qui rappelait l'implication,
03:14même en termes de santé, des gaz lacrymogènes.
03:16On ne peut plus faire une manifestation
03:17sans en respirer.
03:19Et on sait que ça a des conséquences,
03:20notamment sur la santé féminine.
03:21Oui, mais on sait que ça a des conséquences,
03:23notamment sur les forces de l'ordre.
03:23Sur la santé féminine,
03:33Je pense que c'est important de le dire.
03:35J'en ai compté que deux, mais pas les quatre.
03:37En fait, ça a des conséquences en termes de santé.
03:39Après les manifestations,
03:40plusieurs femmes qui avaient respiré
03:41des gaz lacrymogènes ont eu des problèmes
03:43utérins, des problèmes...
03:44Je peux souffrir, mais dites-moi.
03:46Des personnes qui sont juste manifestants.
03:47Quand vous recevez un pavé,
03:48si on enlève les gaz lacrymogènes,
03:50le bouclier, le casque, le truc,
03:52qu'est-ce qu'il reste à un policier ?
03:53Il arrive tout nu face à des gaz lacrymogènes.
03:55On n'a jamais demandé d'enlever ça.
03:56En fait, moi, je n'ai jamais envoyé de pavé,
03:57mais j'ai reçu des gaz lacrymogènes.
04:00Le problème, c'est qu'on leur demande
04:03de faire la différence.
04:04Ils ne font pas la différence.
04:06Et après, on vient nous demander
04:07à nous de faire la différence.
04:08Alors, vous êtes bien mignons,
04:09mais comment on fait la différence
04:10quand eux-mêmes ne font pas la différence ?
04:11C'est quand même culotté.
04:12Et en ce qui concerne la répression,
04:14bien sûr qu'aujourd'hui,
04:15il y a certains jeunes
04:16qui ont peur d'aller manifester.
04:17Et moi, ça, ça me rend folle
04:18parce qu'on se bat pour nos droits,
04:19pour des choses très légitimes.
04:20Et pourquoi, dans le pays des droits de l'homme,
04:23on a peur de manifester ?
04:24Est-ce que vous vous rendez compte ?
04:25Mais parce que, qui ont ?
04:26Moi, je ne mélange pas tout en l'occurrence.
04:28Aujourd'hui, c'est le maintien de l'ordre
04:29qui n'est pas bon dans ce pays.
04:30On laisse des armes de guerre
04:32entre les mains d'amateurs.
04:33Ils ne sont pas assez formés.
04:35Et ces armes de guerre,
04:36c'est écrit en droit.
04:36À un moment donné,
04:37vous liriez juste ce qui est écrit en droit français.
04:39C'est le code de la sécurité intérieure
04:40qui les a dit.
04:41Je pense qu'on n'a pas vu les mêmes choses.
04:43On oublie quelque chose quand même.
04:45Sortons de la rhétorique.
04:46On est quand même dans une démocratie.
04:47Il y a eu quand même des scènes le 17 octobre.
04:48Non, non, non.
04:48Il n'y a pas à Mexico en 68,
04:52ni à San Francisco la même année.
04:55Mais ce n'est pas ce qu'on dit, M. Yves.
04:57Non, non, non.
04:57Ce qu'on dit, c'est qu'on est sur une dérive très autoritaire.
05:00Où il y a des manifestations qui sont interdites.
05:02On prive les gens de leur droit le plus fondamental.
05:05Est-ce que vous vous rendez compte ?
05:07Il y a de la vigueur.
05:08Elle est en colère.
05:09Répondez-lui, frère.
05:10Ne le soyez pas aussi.
05:12Il y a qui se passe ici, sur ce plateau.
05:14Mais il faut quand même considérer.
05:15Moi, je prends l'exemple du 17 octobre à la République.
05:19Où ça a commencé très tôt.
05:21Vous êtes d'accord ?
05:21Oui.
05:22Et ça a commencé très tôt.
05:23Pourquoi ?
05:24On a voulu nous faire croire que c'était les policiers qui avaient commencé.
05:29Or, qu'est-ce qui s'est passé ?
05:30Les policiers ont été obligés de dégainer, entre guillemets,
05:34parce qu'au milieu de la manifestation,
05:36et au devant de la manifestation,
05:38vous aviez une bande de provocateurs
05:40qui étaient des black blocs,
05:42et qui ont caillassé les flics comme c'est...
05:48On n'a jamais bu ça.
05:49Jamais bu ça.
05:50Sincèrement, moi, j'ai bu.
05:51C'était incroyable.
05:52Et qu'est-ce qu'ils ont fait, les policiers ?
05:54Ils ont répliqué.
05:55Et du coup, les manifestants,
05:57qui étaient au milieu, notamment, de la place de la République,
05:59se sont retrouvés avec les gaz et tout ça.
06:01Et ils ont eu le sentiment aussi,
06:03et pas injustifié d'ailleurs,
06:04pas injustifié du tout,
06:05d'être dans une nasse.
06:07Mais voilà, mais il faut reprendre les fils des élèves.
06:09Attendez, Sophia, vous allez répondre.
06:11Juste une fois, moi, je veux comprendre quelque chose.
06:14On est dans un pays où, dans les médias,
06:16on est tous devenus spécialistes du maintien de l'ordre.
06:19Non, moi, je prétends.
06:20Non, non, mais si,
06:20tout le monde a un avis sur le maintien de l'ordre.
06:22Les lycéens vont rencontrer le ministre de l'Intérieur,
06:25ils disent, voilà comment c'est le maintien de l'ordre,
06:26et le ministre de l'Intérieur,
06:28il s'est justifié, ça ne vous a pas du tout convaincu,
06:31et vos camarades sur le maintien de l'ordre.
06:33Mais enfin, le vrai sujet, il est politique.
06:36Il est politique.
06:37C'est soit vous apportez une partie de la réponse
06:40et vous faites diminuer la pression,
06:42mais on ne trouvera jamais de solution
06:43à nous tous sur le maintien de l'ordre.
06:45Il y a quand même, le 17 octobre,
06:47il n'y avait pas que des manifestants.
06:49Il y avait quand même une grande partie.
06:50Comme jamais il y a eu,
06:53c'est-à-dire des ultras, des cas de...
06:54Je suis d'accord.
06:56Mais vous ne pensez pas
06:57que si vous répondez à une partie des revendications,
07:00vous écoutez, vous dialoguez, comme ici même ?
07:03Vous avez raison pour une partie d'entre elles.
07:05Effectivement, que ce soit les revendications sociales
07:08qui sont importantes,
07:09notamment sur le coût de la vie
07:11ou sur les revendications sincères des lycéens,
07:14il y a un problème politique.
07:15Mais quand vous avez un ministre,
07:16il y a 48 heures,
07:18qui est M. Lescure,
07:19qui lance un baril d'essence
07:22avec un mépris inouï,
07:24en nous disant que les taxes sur les carburants,
07:26ça ne l'empêche pas de dormir.
07:28Alors vous avez des millions de Français,
07:30notamment dans la ruralité,
07:31qui aujourd'hui font des cauchemars
07:33avec le prix de l'essence,
07:34qui font des arbitrages terribles
07:36entre le plein du réservoir
07:37et le plein du frigo.
07:39Et vous avez un ministre
07:40qui, à quelques jours d'une manifestation,
07:42il dit,
07:42je m'en moque,
07:43moi, les taxes sur les carburants
07:44qui représentent 50% de votre facture,
07:47ça ne m'empêche pas de dormir.
07:48Est-ce que je n'en ai rien à faire ?
07:49Moi, je suis un privilégié.
07:51Imaginez comment c'est ressenti politiquement.
07:53Donc il y a effectivement un problème politique.
07:54C'est pour ça que vous avez fait partie de ça.
07:56Je ne fais pas partie du gouvernement.
07:59C'est même pire que ça.
08:00Vous faites partie de l'Assemblée nationale
08:01qui, à chaque fois,
08:02peut sauver quelques mesures pour les citoyens.
08:04Vous ne le faites pas.
08:05Et vos discours, d'ailleurs,
08:06Si vous regardez l'Assemblée nationale,
08:07vous voyez qu'on ne peut rien faire.
08:09Laisse-moi finir.
08:10Et d'ailleurs,
08:10si on va même plus loin,
08:12vos discours à vous n'apaisent rien.
08:14Quand on voit les discours
08:15que vous avez tenus ces derniers temps
08:17sur la République islamiste
08:19de Jordan Bardella
08:20en parlant de trappe,
08:21quand vous parlez...
08:21Oui, mais c'est un discours
08:23qui attise la haine.
08:24Et c'est ça le problème aujourd'hui.
08:25Mais quelle haine ?
08:25Mais pardon, mais vous vous rendez compte ?
08:27Il n'attise pas la haine.
08:28Il y a eu un attentat.
08:29Et vous me parlez de...
08:30Quelle haine ?
08:30Mais est-ce que vous vous rendez compte ?
08:31Et c'est une honte
08:32ce que vous venez de dire.
08:33Et j'espère très bien
08:33que vous avez conscience que...
08:35C'est vous qui me regardez
08:36avec de la haine dans les yeux.
08:37Oui, bien sûr.
08:37C'est vous qui me regardez
08:38avec de la haine.
08:39Et vous savez pourquoi ?
08:40Oui, la jeunesse,
08:41une partie de cette jeunesse-là
08:42est haineuse.
08:43Bien sûr, et vous savez pourquoi ?
08:43Il n'a qu'une envie,
08:44c'est d'en découdre.
08:44Mais oui, j'ai envie d'en découdre
08:45avec le Rassemblement National
08:46parce que j'ai envie
08:47que vous soyez un parti mort.
08:49Voilà, moi je le dis.
08:50Je veux que votre parti...
08:50Attendez, attendez, mort, mort.
08:52Attendez, attendez.
08:53Non, non.
08:53Politiquement.
08:54Symboliquement.
08:55Je ne veux plus que ce parti existe.
08:56Non, non, attendez,
08:57Julien Odo.
08:58Non, non, non.
08:58Non, non, laissez-moi.
08:59Non, non, non.
09:02Non, je ne veux plus que ce parti existe.
09:09Mon fils de 3 ans
09:10a été menacé de mort
09:11pour faire des gens comme ça.
09:13Non, non.
09:13Et moi, je n'ai pas été menacée de mort.
09:14Non, Sophia,
09:15attendez, attendez.
09:17On ne veut pas de vous sur ce plateau.
09:19Eh bien, c'est très bien.
09:19Non, non, non.
09:21Tout le monde doit être représenté
09:22sur tous les plateaux.
09:23On ne peut pas dire un parti mort.
09:25Mais moi, je ne veux pas
09:26qu'aujourd'hui,
09:27les gens qui attisent la haine
09:28et la violence de ce pays
09:29soient représentés sur des plateaux.
09:30Oui, mais madame,
09:31non, non, non, non,
09:32vous n'êtes pas ici.
09:33Non, non, Bruno, je dis,
09:35attendez, non,
09:35c'est moi qui prends la parole.
09:37Vous n'êtes pas rédactrice en chef
09:38ni l'alarmée des élégants
09:40sur un plateau.
09:40Non, bien sûr que non,
09:41mais je parlais de mort politique.
09:42À un moment donné,
09:43ne nous détournez pas
09:43même trop que non plus.
09:45Je suis désolée.
09:46Attendez, on est à cran.
09:47Il y a des personnalités aussi
09:47qui subissent des pressions
09:48sur leur famille,
09:49sur beaucoup de choses
09:50et on en sait quelque chose.
09:51Mais je sais bien,
09:52je ne fais pas de différence.
09:55Je suis obligée de préciser
09:57quand on emploie ce type de mot,
09:58on parle symboliquement
09:59ou politiquement, simplement.
10:02Voilà.
10:03On peut un peu baisser la pression.
10:05Il ne m'en prie plus que moi,
10:07je ne sers pas à la violence.
10:08Mais c'est important
10:08que vous précisez vos propos.
10:09Oui, c'est pour ça
10:10que je l'ai précisé.
10:11On ne peut pas dire
10:11que les mots peuvent tuer
10:13et prendre des mots
10:14même s'ils sont déplacés
10:16pour dire que ce parti
10:17doit être mort.
10:17Si vous voulez, je continue.
10:19Mais c'est pour ça
10:19que je parlais du parti.
10:21En question,
10:21le parti c'est quoi ?
10:22C'est une représentation politique.
10:25Mais bien sûr que non,
10:25mais c'est une représentation politique.
10:26Et dans une démocratie,
10:29on prend tous les partis
10:30représentés à l'Assemblée
10:31ici même ?
10:31Si vous voulez combattre
10:32une idée...
10:33C'est problématique
10:34de prendre des partis
10:35qui quand même attisent l'année...
10:36Pardon, madame.
10:36Mais si vous voulez combattre
10:37une idée...
10:38Madame, dans ces cas-là,
10:39il faut voir des deux côtés.
10:41Alors qui, vous voulez
10:41qu'on reçoive ?
10:42Est-ce que vous estimez
10:43que c'est à vous
10:45de faire le trice,
10:46faire un parti ?
10:46Je ne suis pas en train
10:46de dire que c'est à moi
10:47de faire la justice,
10:48mais justement,
10:48la justice a trancé
10:49sur beaucoup de choses.
10:50Notamment Éric Zemmour
10:51qui a été condamné
10:56de la soutenir.
10:57C'est une militante.
10:59Non, mais c'est pas possible.
10:59Non, mais pardon.
10:59C'est une militante.
11:00Elle parle de son idéal.
11:01Dans son idéal politique,
11:02il n'y a pas d'idéal de mort.
11:03Il n'y a pas d'idéal de mort.
11:04Il n'y a pas d'idéal de mort.
11:06Pourquoi vous n'en avez pas
11:06en fait ?
11:07Non, on recréère diallo
11:08sur ce sujet, on ne peut pas.
11:09On ne peut pas dire mort.
11:10Non, ce n'est pas un idéal politique.
11:11Non, mais non.
11:11Je n'ai jamais dit ça.
11:12Mais non, mais pas du tout.
11:13Mais c'est de dire,
11:14elle n'a pas menacé de mort.
11:15Elle estime que son parti
11:16ne devrait pas exister.
11:17Le mot est malheureux,
11:18je suis d'accord avec vous,
11:19mais ce n'est pas une personne
11:22qu'elle visait.
11:23C'est pour ça que je parlais
11:24du rassemblement national.
11:26Sophia Tizahoui s'est expliquée,
11:27elle a parlé d'un combat politique.
11:28Moi, je veux dire,
11:29la situation du pays,
11:30et je ne partage évidemment pas,
11:31tout en partageant le combat
11:32contre le rassemblement national,
11:34je ne partage absolument pas
11:35ce que vous avez dit à l'instant.
11:36Je le dis d'autant plus
11:37que ce que vous avez dit,
11:38on pourrait me le dire
11:39dans d'autres camps
11:39et je n'ai pas envie de l'entendre.
11:41Je n'ai pas envie qu'on me dise
11:42que je dois être mort,
11:46jeunesse de France,
11:47devraient relire Voltaire,
11:48ça peut être utile.
11:49Sur la liberté d'expression
11:50et sur le fait qu'on doit
11:51toujours se battre
11:52pour que la parole soit libre.
11:53Simplement sur la situation
11:55là du week-end
11:55et de ce qui doit se passer.
11:58On a besoin d'une réponse politique
11:59et le gouvernement
12:00a cette obligation.
12:01On a besoin d'une réponse politique.
12:02On ne peut pas considérer
12:04qu'un mouvement social
12:05dans son ensemble,
12:06qu'un mouvement de jeunesse
12:06dans son ensemble
12:07n'est qu'un problème sécuritaire.
12:08Et on a besoin de régalien.
12:11Mais le régalien ne souffre pas
12:12la politique politicienne.
12:14Parce que si l'on veut
12:15que dans ce pays
12:15où on ait confiance
12:16dans la police,
12:17si l'on veut
12:17qu'on ait confiance
12:18dans la justice,
12:19alors il ne doit y avoir
12:21absolument aucun doute
12:23sur le fait
12:23que la police et la justice
12:25sont instruments
12:26à l'hérité politique.
12:26Voilà une conclusion
12:27qui pourrait nous mettre d'accord.
12:28Et pour être totalement
12:30bien carré,
12:31vous avez précisé vos propos,
12:33c'est important aussi
12:34dans un tel contexte.
12:35Vous voyez,
12:35il n'est pas évident
12:36de tenir un débat
12:37sur l'unité,
12:38mais on arrive finalement
12:39à le faire.
12:40Je regrette le départ
12:41de M. Doubs
12:41parce que je pense
12:42que le débat politique
12:43doit se tenir
12:43avec toutes les composantes
12:44évidemment représentées
12:46dans ce pays
12:47et à l'Assemblée nationale
12:48par le choix
12:49et le vote des Français,
12:50c'est le plus important.
12:51Je vous remercie.
12:51de M. Doubs
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