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  • il y a 10 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Il faudrait. Ah bon, déjà, ça commence mal, la phrase. Il faudrait. Non, mais on doit. On débat de tout
00:05ou pas ?
00:06Non.
00:07Ah, donc, il y a un problème.
00:08Non, on n'a que des caricatures partout, Mme Mabrouk.
00:10Mais non !
00:11À longueur de journée, on est dans la caricature.
00:13Mais non, il faut débat de tout.
00:13On oppose un extrémiste de droite, un extrémiste de gauche.
00:15Regardez l'échange.
00:16On ne débat plus.
00:17On prend deux candidats importants.
00:20Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe.
00:21C'est d'accord.
00:22Qu'est-ce qui s'est passé hier ?
00:23Édouard Philippe, au 20h de TF1, il parle de différentes choses
00:27et il pointe un défaut d'intégration dans notre pays.
00:30Il ne dit pas assimilation, il dit intégration.
00:32Et il parle effectivement de Français, Français issus des quartiers
00:38et avec un défaut d'intégration.
00:41M. Mélenchon dit, vous avez ruiné le pays
00:42et maintenant vous divisez le pays en mettant en cause l'éducation des jeunes Français
00:46parce qu'ils sont issus de l'immigration.
00:49Mais le pire avec vous, c'est que vous ne pouvez pas croire ce que vous dites.
00:52Vous le faites par clientélisme racialiste.
00:54Je passe sur l'étiquette raciste qui permet tout simplement d'annuler,
00:58de tuer tout débat, de faire en sorte que l'autre ne puisse plus jamais vous répondre.
01:03Moi, je pose une question.
01:04Jusqu'où va l'extension du racisme ?
01:06Parce que si c'est à la droite de M. Mélenchon, il y a du monde.
01:09Non, mais je note en réalité que ce sont ceux qui prétendent lutter contre le racisme
01:14qui en réalité, renvoyant les gens à leurs origines,
01:18essentialisent ces débats.
01:20Et je dirais que ça a commencé dans les années 80 et ça prend des proportions terribles.
01:25Nous ferions mieux, je dirais, de régler une bonne fois pour toutes
01:28le problème de l'immigration dans ce pays en faisant voter le peuple,
01:32comme Bruno Rotailleau l'avait demandé d'ailleurs,
01:33comme d'autres parties le demandent.
01:35Ayons un vrai débat sur le droit du sol, le recouement familial, etc.
01:38Non, non, non, là, vous ne dites que des mots qui commencent à être censurés.
01:42Non.
01:42Mais moi, je m'en fiche.
01:43Ah bah écoutez, vous voulez qu'on pose des questions qui dérangent dans les émissions,
01:46on y va.
01:47À partir de quand, de quel curseur, un thème ne peut plus être abordé ?
01:51Mais moi, je crois qu'aucun thème ne...
01:53Ça dépend des chaînes.
01:53Défaut d'intégration, M. Mélenchon dit non.
01:56Je crois qu'aucun thème ne doit être interdit.
01:58Je crois que le problème, c'est la capacité de la contradiction.
02:01Vous pouvez parler de tout.
02:02À partir du moment où en face, quelqu'un est capable de vous reprendre
02:04et de vous expliquer que ce que vous dites peut poser problème.
02:07C'est un des sujets du débat public aujourd'hui en France.
02:09Est-ce qu'il y a de moins en moins de contradictions ?
02:11Il y a des postures, il y a des caricatures, de moins en moins de contradictions.
02:15Ensuite, moi, je suis très à l'aise par rapport à ces questions.
02:19Je suis un des rares à gauche qui refuse d'employer le mot islamophobie, par exemple.
02:23En considérant qu'on peut tout à fait critiquer une religion.
02:25Oui, et sur l'attaque de trappe, on dit raciste et anti-musulman.
02:29Je ne nie pas le racisme anti-musulman.
02:31Il existe.
02:32L'islamophobie, c'est autre chose.
02:33C'est, par exemple, l'interdiction qui est faite, le blasphème qui serait fait de ma part
02:37si je critiquais une religion.
02:38Quand je dis ça, toute une partie de la gauche me traite de raciste.
02:42Pour ne pas dire de fasciste.
02:44Ça n'est pas grave.
02:45Parce que nous pouvons le dire, en parler, en débattre.
02:49Tout le sujet aujourd'hui, c'est de sortir des postures et des caricatures.
02:51Et là où j'en veux beaucoup aux extrémistes en général,
02:54et à tous ceux qui, en ce moment, empruntent cette voie de la radicalisation à tout prix,
02:58c'est qu'en fait, il n'y a plus de contradictions possibles.
03:00On ne peut plus expliquer.
03:02Tu dis un mot, tu es fasciste.
03:03Tu dis un autre mot, tu es un extrémiste de gauche.
03:05Mais simplement, juste en tant qu'observatrice objective journaliste,
03:11est-ce que ça vous surprend tant que ça ?
03:13C'est-à-dire que ce sont les extrêmes qui font la course en tête.
03:15Donc le débat est extrême.
03:16Ah mais moi, ça ne me surprend pas.
03:18Ça ne me surprend pas.
03:18Non mais donc le débat est extrême.
03:20Les postures sont extrêmes et les rapports.
03:21Oui mais plus qu'entre les extrêmes, on ne fait plus de politique.
03:25Les propos d'Edouard Philippe sont racialistes.
03:27Moi, je demande où sont les discours universalistes ?
03:29Où sont les discours universalistes ?
03:31Vous répétez tous à longueur de plateau que la France est une et indivisible.
03:36Mais parce que dans ce qu'on appelle le camp du bien et de la raison,
03:39dans lequel d'ailleurs je suis assigné par essence, paraît-il,
03:42on ne fait plus de politique.
03:44On ne parle plus de politique.
03:46Alors la politique, elle est faite par les extrêmes et au milieu, on a des discussions.
03:50Vous avez un climat ?
03:51Non, je pense que la question est bien.
03:52Je peux vous poser une question ?
03:53Vous auriez pu aller à l'hommage de Trappes, tranquillement ?
03:57J'aurais eu peur de me faire agresser par les militants de la France insoumise.
04:03De la même manière que je suis solidaire de certaines...
04:06Je suis à la demande des gilets jaunes.
04:08Mais je n'y vais pas d'abord parce qu'ils ne veulent pas voir d'hommes politiques.
04:10Et puis deuxièmement parce que c'est en partie récupéré par des mouvements
04:14qui en profiteraient pour fin de moins d'une tête de turc.
04:16Et donc on n'arrive pas en fait à débattre avec les gens.
04:19Et puis on vous assigne en réalité à des caricatures.
04:21Vous êtes de droite, donc forcément vous êtes pour les grands patrons
04:24et vous êtes contre les salariés.
04:25Et vous êtes pour la répression aveugle, en gros.
04:28Mais moi je crois que le problème de fond, et ce n'est pas justement fin de la politique,
04:31c'est qu'il y a toute une série depuis 40 ans de sujets qui ont été mis sous le
04:34tapis.
04:35L'un étant l'immigration avec aujourd'hui son corollaire qui est le problème d'assimilation,
04:40qui est un problème à la fois identitaire et social,
04:43sur lequel nous n'arrivons pas à avoir les mots.
04:44Parce que dès qu'on commence à avoir un mot, vous voyez bien que racisme anti-musulman,
04:48le racisme ça renvoie à la couleur de peau, à l'ethnie,
04:51anti-musulman ça renvoie à la religion.
04:53Moi ce n'est pas un mot qui me va.
04:54Français issus d'immigration, mais on vous dit qu'il y a des étrangers.
04:57Ça fait des années en réalité qu'on n'a même pas les mots pour désigner le mal.
05:03Ou les mots M-A-U-X.
05:04On est à six mois d'une élection présidentielle qui va décider du destin du pays comme rarement dans notre
05:10histoire.
05:12Parler avec raison, évidemment, et sans mettre de l'huile sur le feu,
05:16de toute façon ce n'est même plus de l'huile, le feu est devenu pour certains un feu de
05:20joie,
05:20mais comment on fait ? Qui est l'arbitre des élégances aujourd'hui ?
05:23M. Mélenchon accuse M. Édouard Philippe.
05:25Édouard Philippe accuse Jean-Luc Mélenchon.
05:28Au passage, la journaliste qui interroge se prend aussi le tir croisé.
05:33Comment on fait ?
05:34Moi aujourd'hui j'ai l'impression qu'il y a quand même...
05:35Vous êtes responsable politique dans la société qui est responsable.
05:38J'ai l'impression qu'à la polarisation politique a succédé aussi une polarisation médiatique.
05:42C'est que désormais vous avez des chaînes de télé où si vous êtes en gros à la droite de
05:47François Bayrou,
05:48vous êtes confié du diable et si vous vous êtes considéré trop à gauche par rapport à Sarah Knafo,
05:52vous n'êtes pas le bienvenu non plus.
05:54Et deuxièmement, je crois que le meilleur service qu'on peut rendre au pays,
05:57c'est d'éviter de faire de la démagogie, de parler lucidement, d'expliquer aux gens...
06:02La vérité.
06:03Oui, d'expliquer aux gens la vérité.
06:04Mais après, les gens réclament des hommes politiques, honnêtes, travailleurs, responsables et lucides.
06:11C'est bien, mais il faut aussi les élire.
06:14Mais Julien Aubert, c'est aussi...
06:14Parce qu'à force élire des danseurs de claquettes, au bout de 40 ans, on finit par se retrouver...
06:18Danseurs de claquettes.
06:19Oui, il y a 10 ans...
06:21Écoutez, on va se dire entre nous, Emmanuel Macron a fait deux mandats de trop.
06:25À deux ?
06:26Deux mandats de trop.
06:28Là-dessus, quand même, je pense qu'il faut aussi reconnaître les choses, Julien Aubert.
06:31Moi, je suis désolé, ça fait des années que j'observe le débat politique se muer en débat de segment
06:37marketing.
06:38Chaque famille politique a décidé de faire sonder quel était son électorat.
06:42Faut se dire les choses, vous voulez qu'on les dise aux Français ce soir ?
06:43Comment fonctionnent les grands partis politiques ?
06:45Par le mien, on n'a pas les moyens.
06:47Mais vous, vous vous faites faire des sondages, vous vous faites faire des qualis.
06:50Vous vous demandez ce que votre électorat pense, et vous lui dites ce qu'il a envie d'entendre.
06:56Et donc, chacun a son segment marketing.
06:58C'est ce qui a amené la droite à dire, moi, je suis le client du Parti de l'Ordre
07:04et des patrons.
07:04Parce que c'est eux qui ont le monopole et d'autres...
07:06Non, mais je n'ai pas dit un parti.
07:09Je pense que vous n'avez dit un parti.
07:10Alors, ça peut m'arriver quand on est dans le plus vieux parti de France.
07:13Je pense que je crois que c'est assez moderne malgré tout.
07:16Vous qui pouvez résider le plus ancien parti de France.
07:18Mais je pense qu'effectivement, ça a été le cas, notamment sous Nicolas Sarkozy.
07:23Il y a une dérive, comme celle-ci.
07:25Je pense que, de manière générale, l'un des problèmes que nous avons,
07:28c'est que les partis politiques s'identifient effectivement trop à des intérêts catégoriels,
07:32ce qui les empêche de les dépasser.
07:34Mais, je pense sincèrement que, pour les Républicains, Bruno Retailleau...
07:39Monsieur...
07:39Non, non, dit et défend...
07:42Il faut arrêter la poudre de parlin-pin-pin, là, justement, en parlant de claquettes.
07:45Non, mais...
07:46Non, non, on pense vraiment...
07:47On est dans une situation...
07:48Vraiment, et d'expérience, vous le savez, le climat politique, à ce point, n'a jamais été aussi détaillé.
07:54À six mois d'une présidentielle, qui peut encore siffler la partie ?
07:57Où est le courage pour mettre de côté les lâches et les pleutres qui se cachent ?
08:01Il est où le courage ?
08:02Courage de dire la vérité.
08:03Ce sont les Français qui siffleront la fin de la partie.
08:05Oui, mais c'est aussi...
08:06Et moi, ce que je leur dis, c'est que c'est notre pays.
08:08Ce n'est pas seulement une affaire de responsabilité des hommes et des femmes politiques,
08:12c'est aussi une responsabilité de chaque citoyen.
08:14C'est aussi une histoire...
08:14Je veux dire, à un moment donné...
08:16Non, mais je veux dire, quand on prend des risques ou des dangers...
08:18Moi, vous savez, j'ai organisé des universités d'été à Avignon.
08:21Je me suis fait interdire par des collectifs d'extrême-gauche.
08:23J'ai dû délocaliser.
08:24On avait quasiment un cortège de CRS pour protéger un débat démocratique
08:27qui allait de l'extrême-gauche à l'extrême-droite.
08:29Bon.
08:30Eh bien, quand vous avez quelque chose comme ça,
08:31vous avez des gens avec des tambours, etc.,
08:35qui vous défend ?
08:36Eh bien...
08:37Voilà, je vais vous dire.
08:38Il y avait les policiers, quelques élus,
08:40et beaucoup de gens qui se sont tus.
08:41Et tous les collègues, ils défendront aussi bien un congrès du RN
08:44qu'un congrès à la fille ?
08:45Oui, oui.
08:46Ce n'est pas eux que je mets en cause.
08:47Non, pas du tout.
08:47Mais je précise au passage.
08:49Même si, si on veut être totalement honnête,
08:52il y a des images aussi qui circulent sur le maintien de l'ordre,
08:54où il y a des questions à poser.
08:56Quand je vois des manifestants de l'ultra-droite
08:58qui viennent s'en prendre en traversant des cortèges de police,
09:01j'ai vu des images.
09:02Je pense qu'il y a des enquêtes à faire,
09:04dans certains cas, sur des actes qui n'ont rien à faire.
09:07Je crois que les policiers et les gendarmes sont les premiers
09:10à demander quand il y a des brebis galeuses.
09:11Merci d'avoir regardé cette vidéo !

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