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  • il y a 6 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Tout d'abord, tout d'abord, nos invités ce soir, et je les remercie d'être avec nous, Carl Olive.
00:05Bonsoir à vous, député Renaissance des Yvelines.
00:08Bonsoir, c'est-à-dire à vous.
00:09À vos côtés, on est ravis d'accueillir Rocaïa Diallo, bonsoir.
00:12Bonsoir, Seigneur.
00:13Présidente de Politis, éditorialiste aux Guardianes, Anne-Sora Dubois est avec nous, notre éditorialiste politique.
00:19Et nous sommes également avec Guillaume Lacroix, qui est président du Parti Radical de Gauche.
00:23Merci d'être là, M. Lacroix.
00:24Merci à vous.
00:25Dans quelques instants, c'est Charles Laloncle qui va nous rejoindre, député UDR de l'Hérault.
00:29Et tout nouveau porte-parole de la campagne de Marine Le Pen.
00:33C'est aujourd'hui qu'il a été nommé.
00:35On parlera de ce climat, de cette ambiance.
00:37Jusqu'où va aller tel contexte à six mois, moins de six mois de la présidentielle ?
00:43Il y a eu tout à l'heure une minute de silence.
00:45Cet après-midi, bien sûr, à l'Assemblée nationale, en hommage à la victime, Pengo Bossio Wangui,
00:51après l'attentat raciste de Trappes.
00:52Et au-delà de ce moment, ce fut extrêmement tendu dans l'hémicycle.
00:56L'Union nationale est totalement impossible, même après un tel acte.
00:59Force est de le constater.
01:00Au contraire, cet acte épouvantable a, semble-t-il, totalement fait exploser
01:04ce qu'il restait de rationalité dans le débat politique et médiatique.
01:08Le Premier ministre Sébastien Lecornu a appelé chacun à la décence et à la dignité.
01:12Il a dénoncé un recel politicien.
01:15Et une ambiance, justement, nauséabonde.
01:18On l'écoute.
01:20Toussant le recel politicien marque une forme d'indignité.
01:27Et croyant combattre le racisme, précisément, vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite du Rassemblement
01:35national.
01:36Vous devriez, justement, précisément, être présent dans cet hémicycle, ne pas avoir déserté, mener le débat,
01:45défendre l'unité de la République, défendre les valeurs de la République et faire corps, faire bloc et ne rien
01:51lâcher.
01:52Et cette ambiance, particulièrement nauséabonde de ces questions au gouvernement,
01:57laisse présager de rien de bon pour les semaines et les mois qui viennent.
02:01Donc, moi, mesdames et messieurs les députés, quelles que soient vos sensibilités politiques,
02:06j'en appelle au sursaut et j'en appelle à être debout pour la République.
02:12Mais est-ce que vous pouvez nous dire, Carl Olive, que risque vraiment notre pays,
02:15si même dans les moments les plus tragiques, la classe politique n'arrive pas à s'unir ?
02:21Au-delà d'une minute de silence, fort heureusement.
02:23Fort heureusement, la minute a été tenue.
02:25Mais juste après.
02:27C'est exactement ce que je répète sur votre plateau.
02:29et j'ai envie de dire, j'ai mal pour notre pays.
02:32J'ai dit bien pour notre pays et je salue les invités autour de cette table.
02:37Je dis souvent que tant que les partis politiques seront plus importants que le pays, on ne s'en sortira
02:42pas.
02:42Vous vous rendez compte, madame Mabrouk, sur un tel sujet, avec un acte si odieux,
02:47on n'est pas capable, on n'est pas capable,
02:50il ne serait-ce que 72 heures, de montrer un tout petit peu l'exemple
02:54dans ce qui est le moteur de la démocratie française, c'est-à-dire l'Assemblée nationale.
02:57Mais moi, j'ai honte pour mon pays.
03:00J'ai honte pour mon pays.
03:01Parce que s'il fallait réagir comme ça,
03:03alors dimanche, lorsque je suis allé à la marche blanche, à Aubervilliers,
03:07s'il avait fallu avoir des considérations politiques, je n'y serais pas allé.
03:09Et j'y suis allé, je suis très heureux et très fier d'avoir participé
03:12autour de centaines et de centaines de concitoyens à cette marche.
03:16Et je salue d'ailleurs le maire d'Aubervilliers,
03:19qui est quelqu'un de gauche, qui n'est pas de ma sensibilité politique,
03:21qui a eu un discours, mais vraiment très poignant,
03:24et de concorde nationale.
03:25– Mais regardez ces images, simplement ces images où on voit,
03:29en l'occurrence c'est le député Sébastien Cheneux qui pose une question,
03:32et des députés de gauche qui quittent l'hémicycle,
03:36quelles que soient les convictions des uns et des autres,
03:38les sensibilités des uns et des autres, Guillaume Lacroix,
03:40on va interroger Charles Aloncle qui va arriver,
03:43évidemment, Rocaïa Diallo et Anne Soradjouba pour le contexte politique.
03:47Comment on peut espérer avoir une campagne à la hauteur des attentes des Français dans un tel contexte ?
03:54– Là on n'en est plus à l'espoir, on en est au devoir,
03:58parce que ce qu'on vient de voir là, ça n'est pas la France et ça n'est pas
04:02ma France.
04:03Que la représentation parlementaire décide d'humilier ce qu'il reste de République dans le pays,
04:09c'est extrêmement grave.
04:10Mais finalement, j'allais dire, ça ressemble à ce qu'est devenu le débat public.
04:15On ne fait plus commerce d'idées, on fait commerce de religion,
04:18on fait commerce de couleur de peau,
04:20on fait commerce d'a priori et d'essentialisation,
04:24parce qu'on n'a plus rien à dire sur le fond,
04:26parce qu'on ne sait pas affronter les crises,
04:28crise budgétaire, crise financière, crise climatique,
04:30alors on détourne l'attention et on préfère monter les Français les uns contre les autres
04:34en pensant que ceux qui auront le plus de morts seront vainqueurs de l'élection présidentielle.
04:39Moi, à chaque fois qu'un enfant de ce pays tombe de la haine, je pleure,
04:43je ne me pose pas la question de savoir quelle est sa religion, quelle est sa couleur.
04:48Chaque fois qu'un enfant de ce pays tombe de la haine, je pleure.
04:51Qu'il soit journaliste à Charlie Hebdo, qu'il soit Thomas à Crépaule,
04:55qu'il soit évidemment ce qui s'est passé là, qui est horrible,
04:59le racisme tue, l'antisémitisme tue, la haine tue.
05:02Ça a été rappelé d'ailleurs par le Premier ministre, il a rappelé racisme antisémitique.
05:06C'est ce que la République doit absolument combattre.
05:08J'ai noté au passage, je voudrais vous faire réagir, puis on va aller sur le fond,
05:12que le Premier ministre a évoqué également ce qui était arrivé autour du militant Quentin Doran,
05:17qu'Anne Saura Dubois, si je ne m'abuse pas, qui a été lynchée et qui est mort,
05:22véritablement suite au coup qu'il a subi à Lyon.
05:26Et il a dit que les morts se valent, en somme.
05:31Une mort, on en est là aujourd'hui, dans notre pays ?
05:34Ce qui est triste, c'est qu'il est à le rappeler, le Premier ministre,
05:38parce qu'en réalité, oui, il y a eu une polémique autour de la minute de silence
05:41qui avait été effectuée après la mort de Quentin Doran qu'a l'Assemblée.
05:44Là encore, il n'y avait pas eu d'union nationale non plus, ni de concorde,
05:50parce que très rapidement, la gauche avait signalé, ce qui est une vérité,
05:54le fait que c'était un militant d'ultra-droite,
05:56et donc cette minute de silence avait été conspuée par une partie de l'hémicycle.
05:59Mais en réalité, je rejoins ce que vous disiez,
06:02et ce que voulait dire Sébastien Lecornus,
06:04c'est qu'à chaque fois que quelqu'un meurt du fait de la haine,
06:08quel que soit l'endroit d'où vient cette haine,
06:10il y a une forme de faillite de l'État qui nécessiterait en effet
06:15un peu plus que deux heures simplement de silence.
06:18Alors, on va entrer dans le fond du débat, effectivement.
06:20On accueille Charles Aloncle, merci d'être là.
06:21Bonsoir à vous, monsieur le député UDR de l'Hérault.
06:25Et on l'a dit, porte-parole de la campagne de Marine Le Pen,
06:28fraîchement nommée aujourd'hui,
06:31auteure également du livre dont on parlera tout à l'heure,
06:35je jure de dire toute la vérité aux éditions Fayard.
06:38Je voudrais vous écouter à présent, toutes et tous,
06:41sur ce qu'a dit ce matin sur notre antenne le maire de Trappes.
06:45Rocayadjalo.
06:46Le maire de Trappes, invité ce matin sur BFM TV,
06:48il appelle dans le même temps à la Concorde Nationale
06:51et il désigne, désigne de son point de vue,
06:54des politiques qui seraient responsables du contexte autour de l'attentat.
06:57Il pointe notamment Aurore Berger,
07:00Valérie Pécresse qui sera avec nous tout à l'heure
07:02et l'ancien prémisse François Bayrou.
07:04Écoutons-le.
07:06Je demande que l'on soit capable de tenir pied à pied
07:09la digue républicaine face à ceux qui,
07:11à longueur d'antenne,
07:12racontent n'importe quoi,
07:13développent des théories complotistes et mensongères
07:15comme celle du grand remplacement.
07:16Vous savez, ce serait l'honneur d'Auro Berger
07:18ou de François Bayrou qui a parlé de submersion migratoire
07:21ou de Valérie Pécresse qui a dit que le grand remplacement
07:25était une réalité.
07:26Que tous ceux-là disent le regretter tout simplement
07:29et s'engagent à ne plus utiliser ce genre de théorie.
07:31Vous savez, espérer récolter des miettes électorales
07:33en courant derrière le discours et les théories de l'extrême droite,
07:36en courant derrière les constats erronés de l'extrême droite.
07:38Ça ne marche pas.
07:39Ils seront tous à la fin dévorés par ceux qu'ils auront nourris.
07:43De votre point de vue, il a raison, Rokhaya Diaro.
07:45Est-ce qu'on peut à la fois appeler à une concorde nationale
07:47tout en désignant ceux que l'on pense ou que l'on croit être,
07:51ceux qui ont armé idéologiquement ?
07:53Ce n'est pas rien.
07:54L'auteur de l'attentat raciste de Trappes.
07:56En fait, la concorde, ce n'est pas le silence.
07:58Dire que derrière des mots, on installe un climat
08:01et qu'on désigne une partie de la population
08:03comme étant responsable de pillage, par exemple.
08:06Ça a été répété au cours de la semaine à de multiples reprises.
08:09Il semblerait que le terroriste présumé
08:11ait dit vouloir venger les commerçants qui ont été pillés.
08:15Les venger de qui ?
08:16Qui a été désigné par plusieurs personnes
08:18comme étant à l'origine de ces pillages et de ces violences ?
08:20Il faut bien nous dire qu'il semblerait
08:21parce qu'il y a eu tellement d'informations.
08:23Oui, voilà, c'est ça.
08:23Ça n'a pas été confirmé par le procureur.
08:24En tout cas, si la question de la vengeance est avérée,
08:27qu'est-ce qui a pu faire croire à cet homme
08:29que n'importe quel arabe, n'importe quel noir,
08:32n'importe quel musulman ou musulmane dans la rue
08:34pouvait être tué parce que responsable de ces violences ?
08:37Mais par exemple, François Bayrou est visé
08:38parce qu'il a parlé il y a un an de submersion migratoire.
08:40En tout cas, la submersion migratoire,
08:42c'est un propos qui est proche de la théorie du grand remplacement
08:44dans le sens où, effectivement,
08:46elle déshumanise les personnes immigrées
08:49en laissant entendre que c'est une vague comme ça,
08:51informe qu'elles n'ont pas de motivation individuelle.
08:53Et c'est une théorie qui laisse entendre
08:56que la France serait débordée par une immigration
08:58qui submergerait, en fait, la population
09:00en devenant majoritaire.
09:02Donc là, oui, effectivement, non seulement c'est mensonger,
09:03et je trouve que c'est déshumanisant.
09:05Alors, on arrive au cœur du débat.
09:06Ça veut dire, M. Charles Allon,
09:08que tout discours évoquant aussi
09:10l'immigration de manière quantitative,
09:12en parlant d'une submersion,
09:13est donc raciste,
09:14et donc est appelé à être éliminé
09:17du débat politique et public.
09:19Qu'en pensez-vous ?
09:20Mais c'est toute la tentation extrêmement dangereuse
09:23de la française romise et de ses affidés.
09:25C'est à partir du moment
09:26où on ne pense pas exactement la même chose qu'eux,
09:28on est accusé des pires mots,
09:30des pires termes, des pires définitions.
09:32On est nazifié,
09:34on explique qu'on est d'extrême droite,
09:35qu'on est raciste.
09:36Vous voyez, pour prendre ma modeste mesure,
09:39pour avoir simplement enquêté pendant six mois
09:40sur un service public,
09:41l'audiovisuel public,
09:42qui n'a rien à voir avec ce sujet migratoire,
09:45pour avoir simplement voulu ouvrir une porte
09:47de politique publique qui coûte cher aux Français,
09:50on m'a très rapidement accusé de tous les mots
09:52en expliquant que, voilà,
09:54les procès en nazification, en racisme.
09:56Donc, j'entends les propos de Rocaille à Diallo,
09:59mais je constate simplement
10:00la pauvreté de vocabulaire
10:02de ces gens à la France insoumise
10:03qui, à partir du moment
10:05où on est en désaccord avec leur thèse,
10:07parfois qui contreviennent totalement
10:09à ce que le réel nous exprime chaque jour,
10:11on est forcément nazis, racistes, fascistes.
10:13Je crois que les Français en ont marre
10:15et ils veulent qu'on remette
10:16des termes appropriés dans le débat politique,
10:19notamment pour l'échéance de 2026.
10:20Quel terme approprié, c'est ça ?
10:21Parce que moi, je note que le Premier ministre,
10:22aujourd'hui, il a dit
10:23que la violence des mots
10:26peut conduire à la violence des actes,
10:28à armer, donc, idéologiquement,
10:32politiquement, un assaillant.
10:33Donc, est-ce qu'il a acté lui-même de cela ?
10:35Et dans ce cas-là, Rocaille à Diallo,
10:37est-ce que tout le monde doit
10:39balayer devant sa porte,
10:40puisqu'il a parlé à la fois du racisme
10:43et, évidemment, dans la lutte contre le racisme,
10:45également l'antisémitisme,
10:46parce qu'il s'est adressé au banc de gauche ?
10:48Alors, d'une part, je pense qu'il faut préciser
10:50le fait qu'Ali Rabé n'est pas membre de la France Insoumise.
10:53Il fait partie du parti Génération,
10:54donc c'est un parti qui n'est pas nécessairement
10:56aligné complètement avec la France Insoumise.
10:58Mais, du coup, c'est vrai que ça m'amène à une question.
11:00Cette semaine, Nicolas Bec,
11:01qui est député européen du Rassemblement National,
11:04s'est exprimé en désignant
11:06des hordes de racailles d'origine étrangère.
11:08Et il a été rappelé à l'ordre
11:10par la présidente du Parlement européen,
11:11qui lui a dit que c'était...
11:12Enfin, qui a fait un signalement
11:13auprès de la présidence du Parlement européen,
11:16disant que ce sont des propos
11:18dont elle estime qu'ils portaient atteinte
11:22à la dignité humaine.
11:23Si, au Parlement européen, ça fait scandale
11:25et que nous, finalement, en France,
11:26on ne semble plus les entendre tellement c'est récurrent,
11:28peut-être qu'il y a une question à se poser
11:30sur, effectivement, comment...
11:31En fait, un responsable politique peut parler de hordes,
11:33qui est un terme animalisant, de racailles.
11:36Enfin, je veux dire, quand on parle de hordes...
11:37C'était des hordes.
11:38Non, les hordes, ce sont des loups, en fait.
11:40Ce sont des personnes, ce sont des êtres humains.
11:41Ce sont des êtres humains comme vous et moi
11:43qui ne sont pas des hordes et d'origine étrangère.
11:46pour des milliers de commerçants.
11:47Est-ce que ce sont des hordes d'origine étrangère ?
11:49Hordes de racailles et d'origine étrangère ?
11:50C'est au ministère de l'Intérieur de le déterminer ?
11:52Non, mais vous avez une opinion ?
11:53Vous avez une opinion ?
11:53Vous n'avez pas d'opinion ?
11:54C'est au ministère de l'Intérieur
11:55de déterminer le profil des personnes
11:57qui, aujourd'hui, sont traduites en justice.
12:00Ce n'est pas leur origine qui les détermine.
12:02Le réel, ce n'est pas le racisme, en fait.
12:05Il ne faut pas avoir peur d'ouvrir les yeux.
12:07Il ne faut pas avoir peur d'avoir un certain nombre de débats.
12:10Quand j'entends certains expliquer
12:11que François Bayrou serait un horrible raciste ou fasciste
12:14parce qu'il aurait dénoncé, d'une certaine façon,
12:16une forme de submersion migratoire.
12:18Il y a 500 000 personnes
12:20qui arrivent chaque année sur notre territoire.
12:21Oui, parmi elles, il y a des Français.
12:23Parmi elles, il y a des personnes qui repartent.
12:25Des motifs de travail,
12:26je pense que les Français, y compris dans leur chair...
12:28Là, votre débat, si je puis dire, il est passionnant,
12:31mais certains disent qu'il ne faut même pas évoquer certains sujets
12:35et mettre même un cordon sanitaire.
12:37Moi, je pose la question,
12:38à partir d'où doit commencer ce cordon sanitaire ?
12:41Certains disent qu'il ne faudrait pas écouter
12:43certains responsables, notamment du Rassemblement national,
12:45y compris de la droite.
12:47À partir d'où commence...
12:48Est-ce que quelqu'un pourrait identifier le début
12:50et la fin du cordon sanitaire ?
12:51Mais qu'est-ce que ça veut dire, cordon sanitaire ?
12:53C'est-à-dire que certains ne sont plus légitimes...
12:55Non, mais...
12:56Bah, écoutez, c'est M. Bally Bagayoko,
13:00il estime que dans le débat public et politique aujourd'hui,
13:03on ne peut plus donner la parole à certains...
13:04Mais je pense qu'on a une rhétorique qu'il faut respecter.
13:06Et effectivement, que les mots sont importants.
13:09Et quand on dit, d'un côté, que la police tue
13:12et que d'ailleurs, systématiquement,
13:14dès qu'il y a quelque chose, c'est la faute aux arabes,
13:16pour moi, c'est la même chose.
13:17En attendant, qu'est-ce qui se passe sur le terrain ?
13:19Qu'est-ce qui se passe sur le terrain ?
13:20Et moi, je vais vous dire, je connais très bien Elie Rabet,
13:22qui a grandi à Poissy,
13:23qui est un très bon maire de trappe.
13:26Et vous voyez, c'est génération S,
13:27moi, je viens de la droite sociale,
13:28ce n'est pas forcément ma crèmerie.
13:31Mais pour le coup, je trouve que c'est un très bon maire de trappe.
13:33Et il a dit quelque chose de très intéressant
13:35le jour du drame.
13:36C'est qu'il fallait tous qu'on s'interroge
13:37sur, effectivement, la manière dont ce pays,
13:41au-delà de toutes les sensibilités,
13:43devait se conduire au pied de ce qui se passe
13:45et à la réalité de ce qui se passait.
13:47Sauf que là, Elie, avec tout le respect que je lui dois,
13:50je l'appelle Elie, parce que je le connais bien,
13:52il retombe dans des travers.
13:53Là, il retombe dans des travers.
13:55Et on retourne dans la politique politicienne
13:57que les Français...
13:57Nous sommes à six mois d'une campagne présidentielle.
13:59Et puis, il règle ses comptes avec Valérie Pécresse
14:01et avec, vous avez signalé...
14:04Aurore Berger.
14:05Aurore Berger, parce que c'est des adversaires politiques locaux.
14:07C'est juste cette histoire-là.
14:08La question...
14:09Moi, je n'ai pas de comptes à régler avec Aurore Berger,
14:11mais c'est vrai que de savoir qu'on a un ministre
14:12qui est en charge de la lutte contre la discrimination,
14:14qui nous explique que la théorie du remplacement,
14:16qui est une théorie raciste et complotiste,
14:18c'est un débat comme un autre, ça me pose question.
14:20Elle a dit que certains peuvent en parler,
14:21mais il faut les combattre.
14:22Oui, mais en fait, ce n'est pas un débat, c'est faux.
14:24Oui, oui, mais je cite...
14:25De la même manière qu'on ne peut pas débattre
14:27de certains sujets historiques...
14:29Mais est-ce que la phrase, pour reprendre ce que dit Karl-Olive,
14:31la police tue comme ça,
14:32est-ce que vous estimez que ça peut aussi
14:34armer idéologiquement ceux qui s'attaquent ?
14:36La police, c'est une institution.
14:37Il arrive qu'elle tue des gens, oui.
14:38Ça ne veut pas dire que tous les policiers sont problématiques.
14:44Ce n'est pas la même chose de désigner une institution
14:46et son comportement possiblement systémique
14:48que de désigner des personnes,
14:50en parlant de hordes, de racailles, d'origines étrangères.
14:53C'est-à-dire que moi, quand j'entends ça,
14:54je suis chez moi, je suis d'origine étrangère
14:56et je me sens visée.
14:57Parce que je trouve que caractériser des personnes
14:58par rapport à leurs origines,
15:00c'est une insulte que l'on fait.
15:01C'est-à-dire qu'il y a plein de caractéristiques
15:02chez ces personnes.
15:03Déjà, on ne sait pas s'ils sont tous d'origine étrangère
15:05et si c'est le cas, il y a plein d'autres choses
15:07qui les caractérisent.
15:07Et cibler ça, c'est inciter, justement,
15:09c'est allumer le feu de la haine
15:12contre les Français qui sont d'origine étrangère.
15:14Je ne sais pas ce que vous allez réagir
15:16parce qu'il a été beaucoup mis en cause
15:18certains discours,
15:19en particulier du Rassemblement national
15:21et à droite chez Reconquête.
15:23Je pose une question.
15:25Quand le Premier ministre dit,
15:26on le sent sincère,
15:28évidemment dans un tel moment,
15:29il dit qu'il faut combattre le racisme
15:30et l'antisémitisme.
15:32On a vécu aussi dans notre pays
15:35un moment aussi difficile
15:37avec ce qui s'est passé à Crépole
15:39où il y a eu le meurtre de Thomas.
15:42Il y a eu tout un débat
15:43autour du racisme anti-blanc
15:45comme si c'était vraiment le sujet
15:46alors que le sujet était un drame.
15:48Finalement, là, les magistrats,
15:49c'est bien ça,
15:51les suspects vont être jugés,
15:53pour certains,
15:54en fonction de cette qualification.
15:56Est-ce qu'on reconnaît
15:58une partie du racisme seulement
16:00ou est-ce qu'il faut dire,
16:01pour tout point de vue,
16:02il faut dénoncer tous les racismes
16:04et être tous unis derrière un tel combat ?
16:06C'est-à-dire, je crois qu'il faut
16:08combattre toutes les haines, en fait.
16:10Il faut combattre toutes les haines.
16:12Et les haines, elles commencent toujours
16:14quand, contrairement à ce que dit
16:15M. à l'oncle,
16:16on n'affronte pas le réel.
16:17Parce qu'il y a une chose qui est certaine,
16:19c'est que le réel,
16:19ce n'est pas la généralisation.
16:21Ce n'est pas tous les Arabes sont,
16:23ce n'est pas tous les Juifs sont,
16:24ce n'est pas tous les Blancs sont.
16:26Parce que dès qu'on est...
16:35On a voulu faire basculer le peuple
16:38dans l'irrationnel.
16:38On considère que donc,
16:40il y aurait des groupes homogènes
16:41qui seraient parfaitement les mêmes,
16:43toujours les mêmes,
16:44qu'ils penseraient la même chose,
16:45qu'ils voteraient la même chose,
16:46qu'ils agiraient de la même manière.
16:48Ça, M. à l'oncle,
16:49c'est un mensonge.
16:50C'est la fuite du réel.
16:51C'est l'incapacité justement
16:53à affronter le réel.
16:54Parce que le réel,
16:55c'est la nuance.
16:56Le réel, c'est que
16:57vous pouvez parler
16:58de subversion migratoire,
16:59vous pouvez parler
17:00de fermer les frontières,
17:01mais M. à l'oncle,
17:01que vous ne vous posez pas la question
17:02quand vous allez prendre
17:03votre café dans un resto,
17:04de savoir si celui qui vous le sert
17:05a des papiers ou il n'en a pas.
17:07Parce que la réalité,
17:08c'est que vous voulez
17:08que quelqu'un vous serve.
17:09Et que la réalité,
17:10c'est que vous ne vous demandez
17:10même pas comment il va vivre.
17:11On ne peut pas généraliser
17:13l'immigration.
17:13On ne peut pas généraliser
17:14les problèmes du pays.
17:15On doit les traiter tous.
17:17Moi, je n'ai aucun tabou
17:18à parler du problème migratoire.
17:20Aucun.
17:20Vous diriez
17:21subversion migratoire ?
17:22Je suis même le seul
17:23à proposer, je crois.
17:23Vous diriez
17:24subversion migratoire ?
17:25Et comment rappelez-vous
17:26l'arrivée d'un demi-million
17:27de personnes immigrées
17:28sur le territoire français ?
17:30Non, ce n'est pas un demi-million
17:30de personnes immigrées.
17:31Là, on parle de faits,
17:33on parle de chiffres.
17:34C'est très bien
17:34d'essayer d'utiliser
17:35des pays fases.
17:36Mais comment est-ce
17:37que vous l'appelez, monsieur ?
17:39Monsieur Allon,
17:39je suis le seul responsable politique
17:43qui est proposé
17:45que les aides aux pays étrangers
17:46soient conditionnées
17:48à la reprise des OQTF.
17:49C'est vous dire
17:49si je ne fuis pas
17:50le débat migratoire
17:51tout en étant de gauche.
17:53Mais je considère aujourd'hui
17:55véritablement,
17:56monsieur Allon.
17:56Quand on dit
17:57nous avons un demi-million
17:59de gens, d'abord,
18:00chacun sort ses chiffres
18:01parce que la balance
18:02des départs,
18:02la balance des arrivées
18:03n'est jamais la même
18:04pour les uns et pour les autres.
18:05Nous savons aussi
18:05que nous avons besoin
18:06d'une immigration
18:07pour faire fonctionner
18:08l'économie française.
18:09Ça, c'est le débat politique.
18:11Et nous savons...
18:11C'est pas tant le sujet
18:13à un certain indice
18:13qui ne faut...
18:14Submersion par principe
18:15puisque vous avez
18:16des employeurs français
18:16qui vous disent
18:17qu'ils aient besoin d'immigration.
18:19Vous devez parler
18:20d'un sujet...
18:20Ça, c'est le débat politique.
18:22Là, le sujet,
18:23c'est de dire...
18:26C'est argument contre argument.
18:29Moi, ce que j'entends,
18:30ce sont des propos
18:31de certains qui disent
18:31qu'il ne faut plus
18:32que ça se tienne
18:33dans le débat politique.
18:35On est au pays de Voltaire.
18:36Si la France insoumise
18:37qui dit à juste titre
18:38que tous ceux
18:38qui demandent son interdiction
18:40sont en contradiction
18:41avec la loi,
18:42et je le pense,
18:43la France insoumise
18:44et même le maire de Saint-Denis
18:45si ce n'est pas
18:45la France insoumise
18:46ne peut pas demander
18:46qu'un parti d'extrême droite
18:48qui a des parlementaires,
18:49qui a des élus
18:49ne puisse pas s'exprimer.
18:50Somme dans le pays de Voltaire.
18:51Je me passerai jusqu'au bout
18:52pour que vous puissiez dire
18:53ce que vous avez à dire.
18:54La réponse, Charles Lalonde.
18:55Je voudrais simplement
18:55répondre à votre question,
18:57Madame Mabrouk.
18:58Moi, j'ai été stupéfait
18:59par la gravité
19:00des propos tenus
19:01par le président de la République
19:02qui a voulu manifestement aussi
19:04installer une narration
19:07dans cet horrible attentat
19:09qui a été commis.
19:10Ce qu'il a dit au président.
19:11Quand il a expliqué,
19:12notamment,
19:13le soir même,
19:14sur les lieux
19:14de cet attentat terrifiant,
19:17qu'il a expliqué
19:17que c'était la première fois
19:18sur le sol de France
19:19qu'une personne avait été
19:20victime d'un attentat
19:21pour un motif
19:23de couleur de peau
19:23ou de religion.
19:24Quand ça vient
19:25du président de la République,
19:26alors qu'on connaît
19:27l'ensemble des attentats
19:28qui ont frappé
19:29la communauté nationale,
19:30je pense à Hypercachal,
19:32je pense à Mohamed Mera
19:33dans une école juive,
19:34je pense au père Hamel,
19:36je pense à Thomas
19:36dont les motifs du crime
19:39ont été retenus.
19:40Non, parce que vous savez,
19:41pour Thomas,
19:41notamment sur l'audiovisuel public,
19:43pendant longtemps,
19:44ont officié
19:45un certain nombre
19:46de journalistes émérites
19:47qui nous expliquaient
19:48que c'était une diversion
19:49et qu'il n'y avait
19:49aucun motif raciste
19:50qui était communique.
19:51C'était, d'une certaine façon,
19:52un bal de village
19:53qui avait dégénéré.
19:54Et pour simplement
19:55avoir opposé la vérité
19:56et la réalité des faits,
19:57certains ont été accablés
19:58de tous les maux.
19:59C'est le cas
20:00d'une chaîne concurrente
20:00qui avait tenu
20:01ce discours-là,
20:02qui a été rappelé
20:03à l'ordre par l'ARCOM,
20:04et de voir le président
20:05de la République
20:06tenir, détourner à ce point
20:08le réel mentir
20:09de façon si officielle,
20:11ça arme les esprits.
20:12Il a corrigé en l'arrivée.
20:14Il a corrigé en l'arrivée.
20:16Il a corrigé en toute petite précision
20:17dans le déroulé
20:19du traitement médiatique
20:20de l'affaire de Crépole,
20:22du drame de Crépole.
20:24Longtemps,
20:25la justice elle-même
20:26et l'enquête elle-même
20:28n'a pas pu déterminer
20:29si oui ou non
20:30il était bien question
20:30d'une volonté
20:32de s'attaquer à une personne
20:33en raison de sa couleur de peau,
20:34de ce qui aujourd'hui ressort.
20:37Il y a eu effectivement
20:38un certain nombre de médias
20:40dont le nôtre
20:41qui ont été le pied sur le frein
20:42en disant
20:43on ne peut pas parler aujourd'hui
20:45d'un crime raciste
20:47tout simplement
20:48parce que la justice
20:49et la police
20:50n'ont pas tranché cette question.
20:51Et pour en revenir
20:52à Emmanuel Macron
20:52je me permets aussi
20:54Les propos d'Emmanuel Macron
20:54sont d'une grande gravité
20:55de gauche comme de droite
20:56on devrait aussi les condamner.
20:58Mais qu'est-ce que vous pensez
20:59des propos d'Emmanuel Macron
21:00qui invisibilisent
21:02des attentats à force
21:02qui ont été connus
21:04dans les dernières années.
21:05Ils ont choqué tout le monde
21:05autour de la table.
21:06Bien sûr qu'ils sont problématiques.
21:07Je suis tout à fait d'accord avec vous
21:09les attentats racistes
21:11islamophobes
21:12antisémites
21:12ont eu lieu
21:13de très longtemps avant.
21:15Islamistes ?
21:16Bien sûr.
21:18Antisémites ?
21:19J'ai dit antisémites.
21:20Vous voulez que je dise quatre fois ?
21:23Avant l'année dernière
21:24il y a aussi un homme
21:25qui a été tué
21:25dans une mosquée
21:26qui a reçu 57 coups de couteau.
21:28Emmanuel Macron
21:28l'avait aussi oublié.
21:29C'est-à-dire qu'il a oublié
21:30l'ensemble des attentats racistes
21:32qui ont été commis
21:33aussi bien contre des musulmans
21:34contre des juifs
21:35ou contre des personnes
21:36qui étaient chrétiennes.
21:36Donc pour moi
21:37vous avez cité simplement...
21:38Je suis d'accord
21:39c'est une faute.
21:40C'est assez clair
21:41que c'est une faute.
21:43Vous vous rendez compte
21:43vraiment la prophétie
21:45de l'ancien ministre
21:45de l'Intérieur
21:46elle est en train
21:46de se réaliser.
21:48Gérard Collomb
21:48quand il a dit
21:49paie à son âme
21:49on va finir face à face
21:51je ne sais pas
21:51s'il pensait que ce serait
21:52aussi rapide
21:53mais comment aujourd'hui
21:54on conjure
21:56une telle...
21:56À Lyon il y a déjà
21:57un écosystème
21:58d'affoncement...
21:59Et puis je vais aller plus loin.
22:00Est-ce qu'on n'est pas
22:01en train de vivre
22:01une véritable crise de régime ?
22:03Qu'est-ce qu'il y a derrière
22:04ce cordon sanitaire ?
22:05C'est une vraie question.
22:07Est-ce que ça veut dire
22:08que dans six mois
22:09si Marine Le Pen
22:11arrive au pouvoir
22:12et vous êtes aujourd'hui
22:13le porte-parole
22:14de sa campagne
22:15il va y avoir
22:16Karl-Olive
22:17une délégitimation
22:18de ce scrutin ?
22:20Est-ce que c'est ce qui est
22:20en train d'être préparé ?
22:22C'est-à-dire
22:22est-ce qu'on va dire
22:23écoutez regardez
22:25vous avez
22:26vous avez
22:27comment dire
22:28installé vos thèses
22:29y compris dans les médias
22:30c'est ce que certains disent
22:31vous avez
22:33vous êtes arrivé au pouvoir
22:34parce que vous avez dit
22:35ceci cela
22:36et que vous avez attisé la haine
22:37alors vous n'êtes pas légitime
22:38à être au pouvoir
22:39parce qu'il y a un risque
22:39pour la France ?
22:41Je pense qu'en 2026
22:42la France souffre
22:43de deux grands mots
22:45M-A-U-X
22:46celui de 1958
22:48avec l'essoufflement
22:49de l'État
22:50et celui de 1968
22:51avec
22:52je dirais
22:53l'essoufflement
22:54de la société
22:55et qu'il nous faut
22:55évidemment
22:57un grand sursaut
22:58mais je dirais
22:58un grand sursaut
22:59national
23:00unité nationale
23:02qui concerne
23:03l'ensemble
23:04des partis
23:05politiques
23:06On a un pouvoir
23:07enfin de règne
23:08on a un président
23:09qui est dans l'État
23:09dans lequel
23:10il est politiquement
23:11C'est bien pour ça
23:11qu'il faut se projeter
23:13Mme Maboc
23:13vous me posez une question
23:14je vous donne la réponse
23:15je pense que
23:16plutôt que tous les samedis
23:18d'aller piller
23:19d'aller bousiller
23:21tous les commerces
23:22en pensant
23:23qu'on va rendre service
23:23à celles et ceux
23:24qui les tiennent
23:25parce qu'aujourd'hui
23:26qu'est-ce qui se passe
23:27au-delà des chiffres
23:28d'affaires
23:28en baisse
23:29certains ont réduit
23:31leur emploi
23:32à néant
23:33et qui va trinquer
23:34c'est les assurances
23:35qui vont augmenter
23:36les taxes d'habitation
23:37les taxes des véhicules
23:39etc
23:40donc à un moment donné
23:41il faut bien
23:42qu'on prenne conscience
23:43qu'il faut qu'on se reprenne
23:44Excusez-moi
23:45vous parlez de haine
23:46Et ce que vous dites
23:48sur feu
23:49M. le ministre
23:50de l'Intérieur
23:51M. Collomb
23:52a tout le respect
23:53qu'on lui doit
23:55il n'y a pas besoin
23:56d'être à Lyon
23:56pour s'apercevoir
23:57qu'aujourd'hui
23:57on a deux France
23:58qui sont dos à dos
24:00qui ne se respectent pas
24:01une France
24:02qui souhaite
24:02une République
24:03à bon gré
24:05et mal gré
24:05et une autre France
24:07qui ne souhaite pas
24:07la République
24:08qui souhaite le chaos
24:09C'est laquelle ?
24:10Excusez-moi
24:11mais moi je vis
24:12dans un territoire
24:13où systématiquement
24:15dès que l'ignorance
24:17gagne
24:17nos concitoyens
24:18notamment par les mensonges
24:20de la France insoumise
24:20rendons à César
24:21ce qui appartient
24:22M. Mélenchon
24:22eh bien l'ignorance
24:24entraîne la peur
24:25la peur
24:26entraîne la haine
24:27et la haine
24:28entraîne la violence
24:29c'est ce qui se passe
24:30tous les samedis
24:31On va écouter
24:32Jean-Luc Mélenchon
24:33je voudrais qu'on écoute
24:33ses propos hier
24:34depuis la Courneuve
24:37il affirme
24:37qu'il ne faut pas pardonner
24:38là je reprends
24:39c'est moi
24:40mais je préfère
24:40qu'on l'écoute
24:40pour que chacun
24:41vous tiriez
24:42les conséquences
24:43en tout cas
24:43l'explication
24:44de ce qu'il a dit
24:45Il faut que cela soit dit
24:47la responsabilité
24:49de notre patrie commune
24:51repose sur chacun
24:52d'entre nous
24:52nous ne devons pas
24:55pardonner
24:56nous ne devons pas
24:58regarder ailleurs
24:59chacun doit être
25:00confronté
25:01à sa responsabilité
25:02et je le dis
25:04avec cette force
25:05parce que
25:05combien de fois
25:06ai-je entendu
25:07que nous étions nous
25:09confrontés
25:09à des responsabilités
25:11pour des événements
25:12beaucoup plus lointains
25:13et sur lesquels
25:14l'avion est là
25:15sauf plus de prise
25:16vous m'avez tous compris
25:18Ne pas pardonner
25:19à qui selon vous ?
25:21Ne pas pardonner
25:22à ceux qui
25:23ne pèsent pas leurs mots
25:24qui sont incapables
25:25dans le débat public
25:26de mettre de la nuance
25:27qui sont incapables
25:28dans le débat public
25:29de retenir
25:29l'injective
25:30Il ne faut jamais
25:32pardonner la haine
25:33jamais
25:33mais d'où qu'elle vienne ?
25:35D'où qu'elle vienne ?
25:35Là on parle de forces politiques
25:37quand même
25:37qui sont amenées
25:38à débattre
25:38dans un hémicycle
25:39Quand la force insoumise
25:40a elle aussi
25:41des émotions
25:42à géométrie variable
25:43Quand le Rassemblement National
25:45pardon
25:45a des émotions
25:47à géométrie variable
25:48parce que
25:48vous avez passé plus de temps
25:50sur l'affaire de Trappes
25:50à expliquer que vous n'étiez pour rien
25:51qu'à vous morfondre
25:52de ce qui s'était produit
25:54Quand on est dans ce monde-là
25:56Quand on est dans un moment
25:57où
25:57pardon
25:58la problématique
25:59c'est pas l'Union Nationale
26:00pour l'Union Nationale
26:01la problématique
26:02c'est de répondre aux crises
26:03Non mais
26:03Monsieur Lacroix
26:04non
26:04la problématique
26:05c'est de continuer
26:06à vivre
26:07L'Union Nationale
26:07c'est vivre ensemble
26:08pour quoi faire ?
26:09Vivre ensemble
26:10mais on en est à se demander
26:12pour aller où ?
26:13Dans une société
26:14On a une présidentielle
26:15qui va trancher
26:15du destin d'un pays
26:16On a des forces politiques
26:18qui sont quasiment
26:18quasiment
26:19je fais attention
26:19des forces politiques
26:21en affrontement
26:22en prémisse
26:23des forces politiques
26:24attention
26:25en prémisse
26:26de guerre civile
26:27chacun en train
26:28de s'envergir
26:29On se demande
26:31si on va finir
26:31dans les mêmes cimetières
26:32à l'aller où vont les choses
26:33et moi je n'en peux plus
26:34de ça
26:34parce que ce qui fait
26:36l'Union Nationale
26:37beaucoup se sont précipités
26:38pour aller
26:40c'est un projet commun
26:41c'est une capacité
26:43à se projeter
26:43dans une société
26:45dans laquelle les gens
26:45pensent que leurs enfants
26:46vivront moins bien qu'eux
26:47ils ne croient plus en rien
26:48et donc il faut
26:49qu'on répète
26:49Qu'est-ce que vous dites
26:50à ceux qui se sont précipités
26:51sans attendre l'effet
26:53sur le profil du suspect
26:54par exemple
26:54quand on a quelque chose
26:55d'aussi sensible
26:56dans le pays
26:57on attend
26:58quand on est responsable politique
26:59on ne prend pas
27:00les informations
27:02on attend
27:02on attend le procureur
27:04J'ai fait partie de ceux
27:05qui dès le départ
27:07ont fait
27:07un message
27:09qui ne se voulait
27:10absolument accusatoire
27:11ni de rien
27:12ni de personne
27:12tant que nous n'avions pas
27:13les informations
27:14Le problème
27:15quand je dis
27:15qu'il faut peser ses mots
27:16c'est qu'il faut aussi
27:17mettre les émotions
27:17au bon endroit
27:18au bon moment
27:19qu'elles soient sincères
27:20tant qu'à faire
27:20et qu'elles répondent
27:22à une réalité
27:22et moi je n'en peux plus
27:23de ceux qui veulent
27:24s'arracher les morts
27:25ou les arracher
27:26les uns aux autres
27:27parce que ça n'est plus
27:28supportable
27:29on ne fera pas campagne
27:30en se demandant
27:31lequel a eu
27:32le plus de morts
27:33C'est ce qui est en train
27:34de se passer
27:35hélas
27:35J'entends l'appel
27:36de monsieur Lacroix
27:37qui nous explique
27:38qu'il faut peser les mots
27:39j'aimerais bien aussi
27:40que la gauche
27:40l'extrême gauche
27:41une partie du bloc central
27:42se précipitant hier
27:44sans aucune forme
27:45de vérification des faits
27:46relaie une fake news
27:47absolument accablante
27:50insupportable aussi
27:51dans un débat démocratique
27:52qui n'a été vérifié
27:54par personne
27:54je vois aussi
27:55que Manon Aubry
27:56a quand même écrit
27:57sur X
27:58Marine Le Pen
27:59a du sang sur les mains
28:00si elle prend le pouvoir
28:00des milieux de concitoyens
28:02seront en danger de mort
28:03relayant la fake news
28:04du monde
28:05sur le fait
28:06que d'éventuels
28:06tracts du RN
28:07auraient été retrouvés
28:08ce qui est totalement faux
28:09l'ensemble
28:10une bonne partie
28:10de l'écosystème médiatique
28:12et politique de gauche
28:13et d'extrême gauche
28:13ont relayé cette fake news
28:15donc quand j'entends
28:16votre appel
28:16que je respecte
28:18que je comprends
28:18à la nuance
28:19à la vérification des faits
28:21j'aimerais aussi
28:21que vous fassiez preuve
28:22de lucidité
28:23et que vous l'adressiez
28:24à des gens
28:24qui ont pour seul
28:25agenda politique
28:26celui de mener une bataille
28:28contre la prétendue
28:29extrême droite
28:29je voudrais simplement aussi
28:30pour finir
28:31répondre à votre première question
28:32moi j'ai été quand même
28:33ahuri de voir
28:34qu'une partie
28:35des syndicats
28:36de la société nationale
28:37des journalistes
28:38chez France Télévisions
28:39admettait totalement
28:40l'idée d'un cordon sanitaire
28:41ils veulent répliquer
28:43ce qui se passe
28:43aujourd'hui en Belgique
28:44c'est-à-dire que les représentants
28:45de partis prétendument
28:46d'extrême droite
28:47n'ont pas voix au chat
28:48ils l'ont dit noir sur blanc
28:49le secrétaire général
28:50le secrétaire général
28:51du syndicat national
28:51des journalistes
28:52que j'ai convié
28:53en audition
28:54devant tout le monde
28:55ça a été capté en vidéo
28:56explique très tranquillement
28:58que c'est une idée intéressante
28:59et que ce cordon sanitaire
29:01pourrait être appliqué
29:02en France
29:02à condition de changer la loi
29:03donc on est sur une tentation
29:05de censure
29:06où même le réel
29:07même les faits
29:08aujourd'hui
29:09ne résistent plus
29:10à cette tentation
29:11de lutter à tout prix
29:12contre un camp politique
29:13et je crois que c'est dangereux
29:14pour la démocratie
29:15Mais si on considère
29:16que ce camp est propagateur
29:17de haine
29:17ça a été le cas
29:18pendant très très longtemps
29:19en France
29:20effectivement il y a
29:20une normalisation
29:21des idées du Rassemblement
29:22National
29:22et de sa présence
29:23dans l'espace politique
29:25mais c'est pas parce
29:25qu'on est majoritaire
29:26qu'on a raison
29:27c'est pas parce que vous avez
29:27un nombre de députés conséquents
29:29que ce que vous dites
29:29n'est pas susceptible
29:30d'inciter à la haine
29:31et encore une fois
29:32j'ai dit des propos
29:32de votre confrère
29:33qui est au Parlement européen
29:34qui ont été analysés
29:35par une députée européenne
29:36comme étant attentatoires
29:38à la dignité humaine
29:38vous n'avez pas souhaité
29:39répondre dessus
29:40mais moi j'estime
29:40qu'ils insuffent la haine
29:42et qu'ils mettent les gens
29:42en danger
29:43c'est-à-dire que
29:43là on parle de France
29:44qui sont côte à côte
29:45mais vendredi prochain
29:46c'est un jour de prière
29:47pour nombre de musulmans
29:48moi j'ai énormément d'amis
29:49qui autour de moi
29:50me disent
29:50mes parents
29:51mes amis
29:52ont peur de se rendre
29:52à la mosquée
29:53donc qu'est-ce que ça veut dire
29:54un pays où des gens
29:55ont peur de vacu
29:56à leurs occupations habituelles
29:58parce que
29:58quelqu'un peut
30:00leur tirer dessus
30:01en estimant
30:02qu'ils ont quelque chose
30:02à voir
30:02vous avez tellement raison
30:04et c'est vrai
30:05pour nos compatriotes musulmans
30:07c'est vrai pour nos compatriotes juifs
30:10c'est vrai dans les églises
30:12avec ce qu'on a subi
30:13et tous les attentats
30:14dont on n'a pas parlé
30:15le président
30:16comme ce qui s'est passé
30:17autour du père Amel
30:18c'est pour ça que je vous dis
30:19je crois que le compte à rebours
30:21malheureusement a commencé
30:22la question
30:22c'est pas qui peut encore l'arrêter
30:24c'est comment
30:25quel sursaut
30:26comment vous imaginez
30:27qu'à 5 mois et demi
30:28d'une présidentielle
30:29Carly vous me parlez de sursaut
30:31vous avez vu aujourd'hui
30:32le climat
30:34des députés qui quittent
30:35quand un autre parle
30:36on est dans le symbole
30:39de la démocratie
30:40on est dans le chaudron
30:41de la démocratie
30:42on est dans ce qui a
30:43le coeur battant
30:44de la démocratie
30:44si on ne s'écoute pas là-bas
30:45comment voulez-vous
30:46que les français s'écoutent eux-mêmes ?
30:48à qui le dites-vous
30:49deux semaines après l'élection
30:50en 2022
30:51j'ai fait une lettre
30:51à la présidente
30:52de l'Assemblée nationale
30:52pour lui expliquer
30:53qu'on n'était pas
30:54à Interville sans les vaches
30:55dans l'Assemblée nationale
30:56ça a toujours été comme ça
30:57bah oui
30:58c'est très intéressant
31:02les échanges que nous avons
31:03alors piste de réflexion
31:06monsieur Lacroix
31:07vous voyez
31:07on est capable
31:08de discuter ensemble
31:09parce que
31:10notre pays
31:11celui que nous aimons
31:12et bien
31:13il peut
31:13évidemment
31:14engendrer des sensibilités
31:16différentes
31:16parce que
31:17nous sommes en train
31:18de faire le lit
31:18et nous en sommes responsables
31:19et de l'extrême gauche
31:21et de l'extrême droite
31:22pour laquelle nous combattons
31:23parce que nous sommes
31:25nous-mêmes incapables
31:26dans
31:26je dirais
31:27le bloc central
31:28entre guillemets
31:30mais je vais
31:30du centre-gauche
31:31jusqu'au centre-droit
31:32capable
31:33de ne simplement
31:34échanger
31:35se mettre autour d'une table
31:36et moi je suis ravi
31:37de pouvoir échanger
31:38avec monsieur Lacroix
31:38aujourd'hui
31:39et je vais vous le dire
31:40je ne sais pas de la flagronerie
31:41monsieur Lacroix
31:41mais je vous remercie
31:42sur la sagesse
31:44que vous avez
31:45dans les propos que vous avez
31:46non mais y compris
31:47lorsque des drames
31:48inondent notre pays
31:50c'est important de le dire
31:50et vous voyez
31:52on ne partage pas forcément
31:53oui mais avec tout le respect
31:54que je dois à Guillaume Lacroix
31:55vraiment
31:55combien de divisions
31:56on aimerait que vous soyez
31:57plus nombreux
31:58oui moi aussi
31:58oui
31:59vous-même
31:59vous aimeriez
32:00la question
32:02madame Aboucler
32:02mais vous entendez
32:03s'il vous plaît
32:04imaginons
32:04chaque fois que je dis un truc
32:05vous me dites
32:05s'il vous plaît
32:06mais c'est mon côté
32:07très poli
32:08et éduqué
32:09allez-y
32:09non non
32:10je vous en prie
32:10non
32:11ce que je veux simplement
32:12redire
32:13c'est que
32:13le seul moyen de faire
32:14l'unité républicaine
32:15l'unité nationale
32:16c'est de parler
32:17de l'avenir
32:18de nos gosses
32:19quelle que soit
32:20leur religion
32:20quelle que soit leur couleur de peau
32:22quelle que soit leur origine
32:23tant qu'on ne parlera pas
32:25de ça
32:25au peuple français
32:27vous avez un sondage
32:28tous les sondages
32:29vous disent qu'il y a
32:30Marine Le Pen
32:31et Jean-Luc Mélenchon
32:32vous avez deux destins
32:33deux France
32:34deux avenirs
32:34qui sont antinomiques
32:35la nouvelle France
32:36de l'autre côté
32:37et est-ce que je peux dire
32:38la France éternelle
32:39je ne sais pas comment
32:40il faudrait la symboliser
32:41de l'autre côté
32:42la France
32:42la France
32:42la France qui n'entend pas
32:45disparaître
32:45la France qui aspire
32:46à la renaissance
32:47mais qui désigne
32:48les gens d'origine étrangère
32:50la France qui veut se redresser
32:51non pas du tout
32:52on parle de communauté nationale
32:53d'origine étrangère
32:54non non
32:55vous désignez ça
32:56on accueille avec grand plaisir
32:57des gens qui veulent se fondre
32:59dans l'identité française
33:00dans son destin national
33:02et qui veulent travailler
33:03qui veulent contribuer
33:03non non
33:04vos caricatures
33:05ce sont des caricatures
33:06je cite les propos de votre collègue
33:07honnêtement je trouve
33:08mettre des cibles
33:08vous n'avez pas besoin de moi
33:09pour passer pour des racistes
33:10je pense que
33:11vous ne m'avez pas attendu
33:13avant ma naissance
33:13c'était déjà le cas
33:14c'est particulièrement coupable
33:15c'est aussi pour ça
33:16j'en reviens
33:17la notion de nuance
33:18d'être capable
33:20d'entendre la contradiction
33:21de débattre
33:22sur le terrain des idées
33:23et pour moi
33:24la dimension la plus importante
33:26de cette élection présidentielle
33:27et toute forme d'outrance
33:28y compris verbale
33:29contribuera aussi
33:30à éloigner les français
33:31de cette élection
33:31donc on a tous une responsabilité
33:33de droite comme de gauche
33:34d'entendre
33:35ce qui peut apparaître
33:36comme contradictoire
33:37et de ne pas commencer
33:37à mettre des cibles dans le dos
33:39en utilisant des termes
33:40comme fascistes, nazis
33:41qui sont des termes épouvantables
33:43et qui font peser
33:44des menaces au quotidien
33:45sauf quand les propos
33:46insufflent la haine
33:46je pense qu'il y a des propos
33:47avec lesquels on ne peut pas débattre
33:48quand ils insufflent la haine
33:49comme c'est le cas
33:49de votre collègue
33:50dont vous ne voulez pas
33:51vous désolidariser
33:52et bien ils insufflent la haine
33:55des hordes de racailles
33:56d'origine étrangère
33:57des hordes de racailles
33:58d'origine étrangère
34:00ça insuffle la haine
34:01de sauvages
34:02on est dans le registre colonial
34:04on est dans le registre colonial
34:05les gens qui ont cassé
34:06des vitrines
34:07qui ont mis à ça
34:08des commerçants
34:09mais non
34:09je ne fais aucun rapport
34:11avec les origines
34:11c'est ce que fait votre collègue
34:12il a dit
34:15mais dans votre parti
34:16vous êtes d'accord ou pas
34:17et simplement de parler
34:18de comportement de sauvage
34:19de parler de horde
34:20ce sont des termes
34:21qui semblent totalement appropriés
34:22par rapport à ce qui s'est passé
34:23le 7 octobre
34:24êtes-vous d'accord avec ces propos
34:25ou non ?
34:25c'est ça que je demande en fait
34:26votre collègue a désigné
34:27des origines étrangères
34:28qu'est-ce que vous en pensez ?
34:30est-ce que ça vous va
34:30qu'en fait qu'on désigne
34:31des gens par leur origine ?
34:32c'est ça que je vous demande
34:33simplement
34:33êtes-vous d'accord ou non ?
34:34oui non
34:35je vous ai expliqué
34:36qu'il y avait des faits
34:38qu'il y avait une vérité
34:39que le ministère de l'Intérieur
34:40et le ministère de la Justice
34:42devaient demain aussi
34:43nous donner un certain nombre
34:44d'éléments
34:45sur quel est le profil
34:46des gens
34:46qui sont descendus
34:48dans la rue
34:48et qui ont attaqué
34:49vous n'êtes pas capable
34:49de dire non ?
34:49c'est très clair
34:50je peux aller plus loin
34:51sur un point
34:53imaginons
34:53que la situation
34:55de la France
34:56d'un point de vue médiatique
34:58arrive comme
35:00la situation de la Belgique
35:01c'est-à-dire
35:01qu'il y ait véritablement
35:02le cordon sanitaire
35:04comme certains le demandent
35:05moi je pose une question
35:06si vous avez ce cordon sanitaire
35:08vous pensez que ceux
35:09les millions de français
35:10c'est le cas
35:10en tous les cas
35:11dans les sondages
35:11qui votent Marine Le Pen
35:12ou le RN
35:14ou d'autres parties
35:15si demain il y a d'autres parties
35:16vont se détourner
35:17est-ce que la meilleure manière
35:19de combattre
35:20quelles que soient les idées
35:21de gauche, de droite
35:22à la droite, de la droite
35:23à la gauche, de la gauche
35:24c'est le cordon sanitaire
35:25c'est l'interdiction
35:27c'est la poussière sous le tapis
35:29ou c'est le combat politique
35:30d'ailleurs tel que vous le menez ici
35:31c'est une vraie question
35:32le cordon sanitaire
35:33c'est la porte ouverte au complotisme
35:35si vous interdisez
35:37au complotisme
35:37oui, si vous interdisez
35:38des paroles
35:39sur les plateaux d'information
35:40à ce moment-là
35:41les gens iront les chercher
35:42ailleurs par les réseaux sociaux
35:43et ces paroles
35:44se démultiplieront
35:45parce qu'elles seront
35:45contre le système
35:46et présentées bien différemment
35:47à partir de là
35:48nous savons qu'aller
35:49sur un cordon sanitaire
35:51ça fait toujours plus de mal
35:52que de bien
35:52moi je préfère pouvoir
35:54venir affronter
35:55monsieur Alonclicy
35:56lui dire que
35:56je crois être plus âgé que lui
35:58que la France que j'ai connue
36:00et que je connais
36:00n'a pas tant changé que ça
36:01mais elle a changé
36:02qu'elle est différente
36:03de celle de mes parents
36:04celle de mes grands-parents
36:05celle de mes arrières-grands-parents
36:06pourquoi elle a changé ?
36:07parce que
36:07si vous voulez
36:08ne serait-ce que
36:08mes arrières-grands-parents
36:09ils mettaient les sabots
36:10vous voyez ce que je veux dire
36:11monsieur Lacroix
36:12soyez honnête
36:13vous voulez aller
36:14sur la réalité
36:15je vais vous interroger
36:18bien sûr qu'il y a eu
36:21dans ce pays
36:23une diversité
36:23qui s'est installée
36:24qui s'est accrue
36:25moi j'ai un village
36:26qui s'appelait
36:27Saint-Dédé-sur-Challaronne
36:28j'étais à l'école là-bas
36:29et c'est une chance
36:29vous l'assaluez
36:30dans mon école
36:30il y avait une seule famille
36:31d'origine maghrébine
36:32à l'époque
36:33aujourd'hui il y en a
36:34effectivement un peu plus
36:35est-ce que mon village
36:36est à feu et à sang ?
36:37Non
36:37et donc ce que je dis
36:38simplement c'est que
36:39la France a évidemment changé
36:41elle a évidemment évolué
36:42je rappelle que moi
36:43je viens d'un département
36:44l'un
36:45qui il y a 400 ans
36:46n'était pas français
36:46tant vous dire
36:47monsieur à l'oncle
36:48qu'on peut se faire
36:49des procès sur les origines
36:51de la France
36:51et la France éternelle
36:52mais enfin c'est la réalité
36:52je n'en fais aucun
36:53ce que je veux dire par là
36:55ne m'attribuez pas les procès
36:55que je ne tiens pas monsieur
36:56c'est toujours les caricatures
36:58qu'on fait de notre programme
36:59et notre camp
37:00ce qui est insupportable
37:01écoutez-nous
37:02avant de commettre
37:03ce type de procès
37:04je vous écoute beaucoup
37:05ce qui serait bien
37:06c'est que vous ne me demandiez pas
37:07à moi qui n'ai jamais été
37:08avec LFI
37:08de passer des messages
37:09à LFI
37:10ce qui voudrait dire
37:10que vous m'écoutez
37:11donc vous avez été allié
37:12je crois
37:13lors de la dernière élection
37:14législative
37:14tous les partis de gauche
37:15ont été alliés
37:16et le bloc central aussi
37:17c'est allié
37:18monsieur allons réviser vos fiches
37:19le seul parti politique de gauche
37:21qui n'était dit dans la NUPES
37:22ni dans le NFP
37:23et qui n'a appelé
37:24qu'au front républicain
37:24contre vous
37:25c'est le parti radical de gauche
37:27ah oui
37:27c'est une alliance
37:29je vais continuer
37:29ça s'appelle une alliance
37:30non non
37:30la république
37:31c'est pas une alliance
37:32c'est un devoir
37:32donc vous êtes aujourd'hui
37:34dans un discours
37:35et une posture politique
37:36qui ne sert pas la république
37:37je vous rappelle d'ailleurs
37:38que vous vous êtes construit
37:39contre la gueuse
37:41laïcité
37:41c'est ça l'histoire
37:42de la rassemblement
37:43je peux planter le
37:44on est hors du champ républicain
37:45quand vous voulez
37:45on ne sert pas la république
37:48c'est exactement la même chose
37:49vous voyez
37:49cette accusation est grave
37:51amour sur le cordon sanitaire
37:52parce que je pense que nous autres
37:54dans le bloc central
37:54on a fait une grosse erreur
37:56vous autres
37:57on ne voit plus où vous êtes
37:58entre nous
37:59là on ne voit que deux blocs
38:00je ne suis pas plus ensemble
38:00pour la république
38:01oui mais enfin
38:01vous êtes lost in translation
38:03comme on dirait
38:04je ne sais pas
38:04as you want
38:06il y a une voix forte là
38:07les élections de 2024
38:08vous la voyez la voix forte
38:10qui est en train de dire
38:10je dis souvent
38:11madame Abou
38:12que je suis moi
38:12les autres sont pris
38:13donc si vous me permettez
38:14ce qui est déjà pas mal
38:15je veux simplement dire
38:16que nous avons fait une erreur
38:18qui a largement profité
38:19à l'insu de leur plein gré
38:20au rassemblement national
38:21en 2024
38:22et je vais vous dire
38:22ce qui s'est passé
38:23moi je combats
38:25je combats encore une fois
38:26les idées de la France insoumise
38:28parce que je ne supporte pas
38:29les mensonges éhontés
38:31dont la concrétisation sur le terrain
38:34et notamment dans les quartiers populaires
38:35est parfois catastrophique
38:37et je ne fais aucune stigmatisation
38:38je viens des quartiers populaires
38:40mais législative de 2024
38:43le rassemblement national
38:44a obtenu des millions de voix
38:46décision du bloc central
38:48aucune place pour
38:50les vice-présidents
38:51du rassemblement national
38:52au perchoir
38:53je me suis battu
38:54pour que évidemment
38:55la France insoumise
38:56et c'est normal
38:57et ce sont mes adversaires politiques
38:58puissent bénéficier
39:00de la même chose
39:01donc on a interdit
39:03dans un premier temps
39:04au rassemblement national
39:05à l'arrivée
39:07le rassemblement national
39:08s'est frotté les mains
39:09et maintenant compte les points
39:10donc le cordon sanitaire
39:11dont vous parlez à juste titre
39:12il a été entre guillemets
39:14tenté inconsciemment
39:16et c'est catastrophique
39:17c'est catastrophique
39:18reprenons la parole de Voltaire
39:21évidemment qu'on peut combattre
39:23mais combattons les idées
39:24soyons projet contre projet
39:26et arrêtons systématiquement
39:27de vouloir combattre
39:28en interdisant
39:29alors parfois c'est même
39:30au niveau médiatique etc
39:31ça ne fonctionne pas
39:33dans ce cas là
39:34allons-y
39:35faisons une liste
39:36de tout ce qui peut être dit
39:38ou pas sur un plateau
39:39donc la théorie du grand remplacement
39:42c'est le contraire
39:43de ce que je viens de dire
39:43non non mais
39:44je caricature
39:47à souhait
39:47comme ça
39:48on voit vraiment
39:49la police tue
39:51on est d'accord
39:51que non
39:52on ne peut pas le dire
39:53parce que ça peut aussi
39:54entraîner la haine
39:55sauf si on le prouve
39:56le problème
39:57c'est pas de dire les choses
39:58c'est de ne jamais les prouver
39:59c'est de dire des banalités
40:00des généralités
40:01comme des slogans
40:02mais c'est des responsables politiques
40:03vous êtes des enquêteurs
40:04sur le terrain
40:05si la France insoumise dit
40:06la police tue
40:07qu'elle vienne ici le prouver
40:08qu'elle vienne ici le démontrer
40:10que c'est général
40:11mais elle l'a dit après des meurtres
40:13qu'on était commis lors des policiers
40:14non elle fait des slogans madame
40:14elle fait des slogans
40:15et elle fait des slogans
40:16qui permettent ensuite
40:17d'affaiblir l'état
40:18c'est ça le problème
40:19on peut venir dire des choses
40:20sur un plateau télévision
40:21mais quand on est un responsable politique
40:23on vient les étayer
40:24et les prouver
40:25on ne vient pas jeter des slogans
40:26qui jettent l'opprobre
40:28sur l'état
40:28sur les institutions
40:29et ensuite
40:30sur des citoyens
40:31selon leur catégorie
40:32ou leurs origines
40:32c'est insupportable
40:33pour moi ça ne relève pas
40:34de la même chose
40:35de critiquer une institution
40:36que de jeter la haine
40:37sur un groupe de personnes
40:38qui ne sont pas pourvues
40:39de la même capacité
40:40à se protéger qu'un état
40:41ce qui protège les personnes
40:41madame Diallo
40:42c'est l'institution
40:42bien sûr
40:43mais l'institution
40:43il faut l'améliorer
40:44vous affaiblissez l'institution
40:46vous affaiblissez
40:47la police française
40:49elle est critiquable
40:50pour la seule et simple raison
40:52que la France
40:53a été condamnée
40:54pour des raisons
40:55de pratiques policières
40:56donc c'est pas une institution
40:58qui est partagée
40:58il y a des policiers
40:58qui sont condamnables
40:59dans ce pays
41:01est-ce que ce que l'on voit
41:03alors là je viens
41:04un peu plus en amont
41:05est-ce que ce qui s'est joué
41:06dans les rues
41:07et qu'on a tous condamné
41:09là je parle vraiment
41:09des pillages
41:10de la casse
41:11de ce qu'a dit le gouvernement
41:13en parlant de l'ultra-gauche
41:14est-ce que c'est le troisième tour
41:16électoral
41:16est-ce que c'est le galop d'essai
41:19en cas où
41:20c'est le pédrideau
41:20oui en cas où
41:22la question se pose
41:23si on estime
41:24qu'il faut un cordon sanitaire
41:25si on estime
41:26certains estiment
41:27qu'une candidate
41:28pourrait être illégitime
41:29cette même candidate
41:30qui aujourd'hui
41:31fait des scores
41:31qu'elle n'a jamais fait
41:32à ce niveau-là
41:34Anne-Sora Dubois
41:35dans les sondages
41:36est-ce que ça veut dire
41:37qu'on est déjà en phase
41:38d'une crise de régime
41:39et de se dire
41:40voilà ce qui va se passer
41:41dans 5-6 mois
41:42on va mieux le dire dès maintenant
41:43pour éviter une catastrophe
41:44au pays
41:45d'une certaine façon
41:46il y a une part
41:49sous toute réserve
41:50mais il y a des choses positives
41:53à tirer de ce qui est en train
41:53de se passer
41:54je ne parle pas de trappe
41:55évidemment
41:55je parle des manifestations
41:58je parle du chaos
41:59qu'il y a eu dans le pays
42:00je ne parle pas des blessés
42:01que j'exclue totalement
42:02de ce diagnostic
42:03mais dans ce qu'est en train
42:04de faire la classe politique
42:05aujourd'hui
42:05il y a une forme de
42:08ça devrait être une réflexion
42:09en fait
42:10c'est un rapport de force
42:11mais sur les conditions
42:12dans lesquelles vont se tenir
42:13cette élection présidentielle
42:14d'ailleurs il y a un débat
42:16vous parliez de
42:16de front républicain
42:19il y a un débat
42:20qui a commencé à émerger
42:21entre les deux extrêmes
42:22de l'hémicycle
42:23les deux disant
42:24si c'est vous
42:25qui arrivez au pouvoir
42:25lors de la prochaine
42:26élection présidentielle
42:27on contestera
42:28votre exercice du pouvoir
42:30la France Insoumise
42:31disant
42:31ça sera
42:31la désobéissance civile
42:33le Rassemblement National
42:34disant de Jean-Luc Mélenchon
42:35que ce n'est pas un vrai républicain
42:36d'une certaine façon
42:37ce qui est en train
42:38de se passer là
42:38il y a des choses positives
42:40qui pourraient
42:41en émerger
42:43sur les conditions
42:44dans lesquelles
42:45enfin on va rentrer
42:46dans cette élection présidentielle
42:47en se disant
42:48c'est exactement
42:49ce que vous disiez
42:50on va une liste
42:51ça, ça, ça
42:52c'est non
42:53instrumentaliser les attentats
42:54c'est non
42:55la casse
42:56c'est non
42:56les manifestations
42:57c'est oui
42:58les pillages
42:58c'est non
42:59bref
42:59sous les pires
43:01de la pire des manières
43:03une espèce de
43:04une espèce de
43:06note to do list
43:07pour cette élection présidentielle
43:08mais pour cela
43:08il faudrait encore
43:09que certains responsables
43:10en tout cas au pouvoir
43:11aient de l'autorité
43:12parce que ça ne se discute pas
43:13comme ça
43:14dans un coin de table
43:15et pour mettre d'accord
43:16des forces politiques
43:18vraiment aussi opposées
43:20antinomiques
43:21antagonistes
43:21M. Alloncle
43:22la question qu'on pose
43:24quel que soit
43:24le gagnant ou la gagnante
43:26c'est est-ce qu'il peut y avoir
43:27quand même
43:27et c'est une crise de régime
43:29dans ces cas-là
43:30certains ont beaucoup parlé
43:31d'un acte de désobéissance
43:32jusqu'où ça peut aller
43:33est-ce que vous-même
43:34vous en parlez
43:35au sein du RN
43:35au sein du parti UDR
43:37est-ce qu'il y a un risque
43:38que dans quelques mois
43:39si Marine Le Pen
43:41est élue
43:42et ici même
43:42Rocaille Diallo
43:43vous nous avez dit
43:43que les actes désobéissants
43:45sont des actes
43:46pour vous
43:46c'est pour reprendre votre mot
43:48vous aviez dit de résistance
43:49je disais qu'on a obtenu
43:50de nombreux droits
43:51en désobéissant aux lois
43:52quand elles étaient injustes
43:54ce type de discours
43:55est profondément dangereux
43:56on les voit
43:57ils sont de plus en plus courants
43:59c'est ce qui nous inquiète aussi
44:00qu'ils soient légitimés
44:02qu'ils soient portés
44:02de façon politique
44:03qu'ils soient défendus
44:04dans les rues
44:05dans les manifestations
44:05qu'ils soient aussi
44:06le ferment et la raison
44:08d'un certain nombre de cas
44:08c'est de violences
44:09qui sont en dehors
44:10de tout cadre légal
44:11quand j'entends
44:12monsieur Balibakayoko
44:13expliquer que la violence
44:14peut être légitime
44:15quand j'entends aussi
44:17Jean-Luc Mélenchon
44:17à côté d'Assad Poiré
44:19je ne vous ai pas interrompu
44:19s'il vous plaît
44:20ne m'interrompez pas
44:21quand j'entends
44:22madame Traoré expliqué
44:23on va répondre par la violence
44:25on va se défendre ensemble
44:27organisés en ordre
44:28c'était il y a quelques heures
44:29quand j'entends
44:30David Guiraud
44:31qui je crois
44:32est le maire LFI de Roubaix
44:34qui expliquait
44:34après les émeutes de Naël
44:36je n'appelle pas au calme
44:37j'appelle à la justice
44:38quand on entend
44:39monsieur Delogu
44:39qui est un député
44:40des Bouches-du-Rhône
44:41de la France Insoumise
44:42expliquer sur ma mère
44:43si vous vous organisez
44:44vous faites sauter la mairie
44:45donc il appelait aussi
44:46un certain nombre de jeunes
44:47à saccager
44:49peut-être à incendier
44:50en tout cas à détruire
44:51un symbole républicain
44:52quand on voit
44:53que monsieur Raphaël Arnaud
44:54qui est député
44:55triple fiché S
44:56a ses collaborateurs parlementaires
44:58qui sont en détention
44:58provisoire
44:59probablement pour tentative
45:01d'assassinat
45:01ou de crime
45:02quand on voit
45:03cette légitimation
45:04mais si madame
45:05quel est le but
45:06de votre démonstration
45:08monsieur Arnaud
45:09est à la tête
45:09de la jeune garde
45:10qui est un mouvement
45:11ultra violent
45:11qui est triple fiché S
45:13qu'une personne comme ça
45:14puisse armer aussi
45:15idéologiquement
45:16il aurait dû
45:18rompre leur contrat
45:19il aurait dû les dénoncer
45:21il aurait dû aussi
45:22d'une certaine façon
45:22être mis à pied
45:23par la présidente
45:24de l'Assemblée nationale
45:25mais simplement
45:26sur la banalisation
45:28de la violence
45:29madame
45:29sur la banalisation
45:31de la violence
45:31quand j'entends
45:32ce type de discours
45:33de plus en plus fréquent
45:34qui appelle à la violence
45:36dans un cadre
45:36en plus démocratique
45:37moi je suis désolé
45:38je crois qu'il faut
45:39le condamner collectivement
45:40et qu'on soit de gauche
45:42d'extrême gauche
45:42de droite
45:43ou ce que vous appelez
45:44d'extrême droite
45:44je crois qu'il y a un cadre
45:47démocratique républicain
45:47qu'il faut à tout prix
45:48préserver
45:49et débattre aussi
45:52sur le terrain des idées
45:53donc voilà
45:54quand je vois
45:55la multiplication
45:55de ce type d'appel
45:56à la haine
45:56et d'appel à la violence
45:58je m'en inquiète
45:59et je crois que le terrain
46:00de 2027 doit être
46:00le terrain des idées
46:01et pas le terrain
46:02de la rue
46:02et le terrain de la violence
46:03la rue c'est ce qui nous a fait
46:05c'est ce qui a fondé
46:05la démocratie
46:06on est vraiment
46:07nés d'une révolution
46:08donc dire que la rue
46:09ne forge pas
46:10l'espace démocratique
46:11en France
46:11c'est quand même
46:12un contresens historique
46:14en dehors de la loi
46:14les féministes ont obtenu
46:16des droits
46:16en bravant la loi
46:17en faisant des IVG clandestins
46:18contre la loi
46:19au risque
46:20quand elle est injuste
46:21oui il faut la braver
46:21donc là il faut la braver
46:22il faut aller piller
46:24les commerçants
46:24il faut aller attaquer
46:25les maires
46:25vous m'interromptez
46:26on est d'accord
46:26non mais c'est intéressant
46:28jusqu'où peut-on braver la loi
46:29est-ce que vous êtes contre
46:31il faut piller
46:32il faut incendier
46:33la mairie limogne
46:34on n'a pas entendu
46:35Jean-Luc Mélenchon
46:36sur la mairie limogne
46:37qui est incendie
46:37je vous remercie
46:39vous êtes en boucle
46:40vous n'écoutez pas
46:40quand on vous interrompt
46:45est-ce que les violences d'Etat
46:45sont légitimes
46:47vous expliquez
46:48qu'on a le droit
46:48de contrevenir à la loi
46:49je vous explique
46:50que je fais partie
46:50d'un héritage féministe
46:51où les femmes ont bravé la loi
46:52pour obtenir des droits
46:53et je trouve que c'est très bien
46:54est-ce que vous êtes contre
46:55vous êtes contre
46:56le fait qu'elles s'est fait
46:56des violences d'Etat
46:57les violences qu'on constate
46:58aujourd'hui peuvent être légitimées
46:59ce que je dis
47:00c'est qu'on peut braver la loi
47:02si elle est illégitime
47:03c'est l'héritage
47:04la révolution elle vient de l'art
47:05merci d'avoir permis ce débat
47:06attaquer des mairies
47:07c'est acceptable
47:08merci d'avoir permis ce débat
47:09malgré un contexte
47:10c'était assez clair
47:11inflammable
47:12merci merci d'avoir
47:14accepté ce débat
47:15je rappelle votre livre
47:16Charles à l'oncle
47:17je jure de dire
47:18toute la vérité
47:19aux éditions Fayard
47:19et c'est le résumé
47:21de ce que vous
47:22vous avez vécu
47:23ce sont six mois
47:24de tempête
47:24véritablement
47:25autour de la commission
47:27d'enquête
47:27sur l'audiovisuel public
47:28vous en avez été
47:29le rapporteur
47:30et vous racontez
47:31par le menu
47:32tout ce qui a été dit
47:33tout ce qui s'est passé
47:35également
47:35au passage
47:36puisqu'on parle
47:37d'audiovisuel
47:37puisqu'on parle
47:38de médias privés
47:39évidemment
47:39faut-il le rappeler
47:40soutien à tous nos confrères
47:41quels que soient
47:42les médias
47:43quels que soient
47:43ce qu'on pense être
47:44de leur positionnement
47:45ou pas
47:46qui sont sur le terrain
47:47qui font un travail formidable
47:48et qui justement
47:49sont les
47:50pardonnez-moi
47:51mais les victimes
47:52entre guillemets
47:52de ce climat-là
47:53donc voilà
47:54une pensée évidemment
47:54pour vous partagez tous
47:55il y a quand même
47:56des sièges
47:57de médias
47:58de chaînes d'information
47:59qui ont été attaquées
48:00il y a un silence politique
48:01et médiatique
48:02qui est assez généralisé
48:03sur ce sujet
48:03donc merci aussi
48:05de faire part de solidarité
48:07je veux juste dire une chose
48:08il y a un journaliste de politique
48:09qui s'appelle William Jean
48:10qui a été agressé
48:11au congrès du RN
48:11il a été agressé
48:12il se trouve aussi
48:13qu'il est noir
48:13je pense que ça a un lien
48:14voilà
48:15c'est tout ce que je voulais dire
48:15vive la liberté de la presse
48:16voilà
48:17il y a un lien

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