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  • il y a 7 minutes
Lors d'un meeting à Lyon, Jean-Luc Mélenchon a ironisé sur la prononciation du nom de Jeffrey Epstein en évoquant une consonance russe, ce qui a déclenché une vague d'indignation et des accusations de recourir à des codes ou des insinuations connotées de la part du CRIF et de plusieurs responsables politiques. Jean-Luc Mélenchon réfute fermement toute forme d'antisémitisme, affirmant que son engagement se situe dans la lutte contre toutes les formes de racisme. Il estime que ces accusations sont des instrumentalisations politiques destinées à affaiblir son mouvement.

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Transcription
00:00– Mais moi, qui raconte tout ce qu'il veut sur un programme économique
00:07qu'il aspire de ses voeux, pourquoi pas ?
00:11Mais ce que je lui reproche, c'est les mots qu'il a eus,
00:15qui sont pour moi une expression débridée d'un antisémitisme insupportable.
00:23Epstein, les jeux de mots sur Glucksmann,
00:25quand il y a Elbron Pivet, président de l'Assemblée nationale sur l'Ontario.
00:28– Il avait dit qu'elle passe son temps à camper à Tel Aviv,
00:30il a expliqué qu'il n'y avait pas de référence au camp.
00:33– Mais bien sûr, vous pouvez imaginer que ce type-là ne maîtrise pas les mots
00:39et ne maîtrise pas son expression.
00:41Bon, ils ont importé le conflit israélo-palestinien en France,
00:47on a vu comment les facs se sont embrasées,
00:50et dans les facs, il y a beaucoup de faunées de Jean-Luc Mélenchon,
00:53ça je le lui reproche, parce que ce qui s'est passé,
00:56c'est que les Juifs, la communauté juive,
01:00pas dans son ensemble, mais une grande partie des Juifs de notre pays,
01:04se sentent insultés, bousculés, malmenés,
01:07et sont allés se réfugier chez Mme Le Pen.
01:10Mais ce que l'on a oublié, c'est que Mme Le Pen,
01:12dans une précédente campagne électorale, précédente présidentielle,
01:17demandait aux Juifs, écoutez ça, de ne plus porter la kippa.
01:22– C'était au moment où le Rassemblement national,
01:24ou le FN d'ailleurs, je crois, voulait interdire tous les signes religieux,
01:28y compris la kippa.
01:29– Et vous savez ce qu'elle a dit à l'époque ?
01:30– Elle a changé là-dessus.
01:30– C'était à propos du voile.
01:32– Oui, mais elle a changé sur tout,
01:33et sur le terrain économique, on pourrait en parler aussi,
01:36parce que ce que j'ai vu récemment m'a absolument sidéré.
01:40Mais les Juifs devraient faire un effort,
01:43et la communauté juive, par le truchement de ces organisations représentatives,
01:48lui a dit, mais madame, l'effort on l'a fait en 1942, vous voyez.
01:51Et puis ensuite, elle a demandé aux Français franco-israéliens,
01:54c'est une obsession, la double nationalité chez eux,
01:57de choisir leur nationalité, tout en disant,
01:59mais si vous choisissez Israël, vous pourrez quand même rester dans notre pays.
02:03Bon, alors, vous savez, Mme Le Pen bouclier contre l'antisémitisme,
02:10c'est une vaste plaisanterie.
02:11– Ma question était sur Jean-Luc Mélenchon,
02:13mais votre réponse termine sur Marine Le Pen.
02:15– On part de Jean-Luc Mélenchon, qui a tellement bousculé
02:20certains de nos compatriotes juifs,
02:22que Marine Le Pen, qui n'est pas folle,
02:24a compris qu'il fallait leur ouvrir les bras.
02:27Mais c'est ça la réalité de ce qui se passe.
02:30– Il faut qu'on parle aussi, pardon, du climat social-économique,
02:32Alain Demel, parce que c'est important.
02:33– Oui, mais je veux dire quand même d'un mot,
02:35parce que moi, ce qui me frappe,
02:39alors c'est moins spectaculaire que ce que vous venez de dire,
02:42mais le débat qu'on a, les arguments qui sont échangés
02:47et les propos qui sont tenus, et à l'extrême gauche,
02:52et à l'extrême droite, et aussi simplement dans la vie parlementaire,
03:00quand on s'échauffe, ce sont les années 30 en France.
03:04C'est le même débat.
03:06Et les années 30, on a vu sur quoi ça a débouché.
03:10Ça a débouché sur les lois raciales et antisémites de Vichy.
03:14Et ce sont les mêmes arguments.
03:17Et moi, quand je regarde beaucoup les débats de l'Assemblée, évidemment,
03:22il y a des moments où, quand il y a des interruptions,
03:24quand il y a des invectives,
03:26où je me dis, mais on s'est trompé de siècle, là.
03:29– Voilà, on a un ministre qui a été traité d'assassin.
03:32– Oui, oui, mais…
03:32– Ça venait de chez les fils, hein.
03:35Mais c'est inouï, le niveau de violence verbale.
03:39Mais pardon de le dire ainsi, c'est un linguiste qui le dit,
03:43Bentolila, en l'occurrence, que j'aime beaucoup.
03:45Après les mots, il y a les coups.
03:47Donc on est responsable de ce que l'on dit,
03:49et on est responsable, d'une certaine façon,
03:51de ce que ça peut générer,
03:53et dans les esprits, et dans les faits.
03:54– Sous-titrage ST' 501

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